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Izure Shinwa no Ragnarok Volume 01 Cover

Izure Shinwa no Ragnarok – Tome 1

Table des matières

***

Prologue

Tard dans la nuit, dans une école.
Des chaises et des pupitres cassés étaient dispersés tout autour.
Les lattes du plancher étaient enfoncées et brisées.
Les murs étaient détruits.
Les fenêtres brisées avaient laissé des éclats de verre pointus.
La salle de classe avait subi une dévastation.

Une fille portant une armure de chevalier occupait le centre de celle-ci.

Une armure voyante dans une école à minuit... c’était une vue irréaliste.
Mais étrangement, cela correspondait bien à la fille.
Identique à ses beaux traits et son expression emplie de dignité.
Dans cette froide ambiance, elle était en train de se déplacer.
Alors que son armure d’argent reflétait le clair de lune, la jeune fille s’était transformée telle une existence sacrée.

Et moi — Raika Shinzen allait être tué par elle.

« Toi, comment oses-tu me poser tant de problèmes ? » (jeune fille)

La fille murmura, le coin de ses yeux tremblant d’irritation.
Tenant une épée divine et tueuse de dragons dans sa main, elle la dirigea vers mon cou.
Les dégâts dans la salle de classe étaient dus à ses actions.
Cela dit, tout ce qu’elle faisait était de frapper avec son épée en visant mon cou... En évitant les attaques, les fenêtres avaient été coupées en plusieurs morceaux. Simplement en raison de la pression exercée par ses frappes, les pupitres et les chaises avaient été brisés en morceaux et le mur avait été éventré.
Bien sûr, ce n’était pas une aptitude du niveau d’un humain.
Par conséquent, la fille qui avait accompli cela n’était pas une humaine.
Dieu.
Une déesse.
Une telle existence était communément appelée comme telle.
Elle était hors de la portée du bon sens.
Le destructeur de monde.
L’incarnation du massacre.
Les dieux tenaient leur pouvoir bien au-delà de la connaissance humaine, et avaient tué avec facilité de nombreux humains.
Il était trop facile pour eux de tuer.
Ceci n’avait aucun sens à leur résister.
Tout comme une fourmi ne pouvait pas gagner face à un éléphant.
Les humains ne pouvaient pas gagner face aux dieux.
Absolument pas.
C’était sûr.
Ce fait n’aurait pas pu être renversé, peu importe comment.
En d’autres termes, si elle avait vraiment l’intention de me tuer.
Alors j’allais mourir ici.

— Autrement dit, si le pouvoir demeurant dans cet œil était un faux.

« Meurs. » (jeune fille)

Une peine de mort claire et simple était sortie de la bouche de la fille et la lame d’argent arriva.

*

Ceci commença ainsi.
L’histoire de ma rébellion, de quelqu’un qui avait toujours eu des objets qui lui avaient été dérobés. Tout ceci commençait, ici et maintenant.

*

Ce fut le mythe de la rébellion.
Le drame de la vengeance, et d’une brebis galeuse diabolique, alors que nous utilisions toutes les astuces pour riposter contre les dieux.

*

Maintenant, je vais avoir tout le monde s’agenouillant devant moi.
Pour retrouver tout ce qui était important pour moi.

***

Chapitre 1 : Rencontre Fortuite Nocturne

Partie 1

C’est ce jour-là que la fin était arrivée.

À midi, le monde fut brûlé. La terre brisée. Et le ciel devint intégralement rouge.

« Haa, haa ! » (Raika)

Je courais désespérément pour échapper à la ville qui venait d’être transformée en ruines.

Mon père n’était plus là. Ma mère aussi n’y était plus. Ma maison s’était volatilisée devant mes yeux. Mon école aussi avait disparu. La ville elle-même n’était plus qu’un lointain souvenir.

Il n’y avait plus personne sur qui je pouvais compter, et aucun endroit avec lequel j’avais encore des liens. Donc, pour l’instant, je devais partir le plus loin d’ici pour ainsi pouvoir survivre. Bien sûr, j’avais terriblement peur de mourir.

Mais, plus encore que cela, j’avais peur de perdre la seule personne de ma famille qu’il me restait — ma petite sœur.

« — ! Par là ! » (Raika)

Je me retournai et j’appelai le nom de ma petite sœur. Un nom si important... dont maintenant, je ne pouvais plus me souvenir.

Même si je pouvais me souvenir de la sensation de nos mains jointes, non seulement, je ne pouvais plus me souvenir de son nom, mais son visage qui se reflétait dans mes yeux paraissait brumeux comme sur une photo délavée —.

C’était alors que je compris que tout cela n’était qu’un rêve. C’était à la fois un rêve et un souvenir. Un rêve de ce que j’avais vécu il y a dix ans. C’est pourquoi je savais déjà ce qui se passerait après cela.

*Crack* !! *Boom*

Un bâtiment s’effondra à la suite d’un formidable impact.

Les décombres d’un bâtiment nous bloquèrent alors notre voie d’accès.

« !? » (Raika)

Comme j’avais cessé inconsciemment de me déplacer, une vue incroyable se refléta alors sous mes yeux.

Il y avait là, un peu plus loin, un garçon dont la poitrine venait d’été percé par une main et celle qui l’avait transpercé était une jeune fille.

Les deux se tenaient sur le sommet d’une montagne de décombres et leur bataille avait l’air d’être sur sa fin.

Le garçon cracha, par sa bouche, une importante quantité de sang, puis il s’effondra, tombant directement dans les décombres.

« Comment oses-tu m’avoir donné tant de problèmes ? » (jeune fille)

Ayant reçu du sang sur elle, la jeune fille soupira comme si elle trouvait cela fatigant.

À en juger par son attitude, elle n’avait ressenti aucun regret pour l’avoir froidement assassiné.

« — Hmm ? » (jeune fille)

Puis la fille regarda dans notre direction.

« Ha, toi... » (jeune fille)

Malgré la grande distance entre nous, je fus paralysé alors qu’elle me fixait de son regard.

Je me disais à moi-même « Fuis loin d’ici ».

Et mon "moi actuel" lui criais « prends ta sœur avec toi, et cours. »

Mais comme il s’agissait d’un événement du passé, il n’y avait aucun intérêt dans cet acte.

De toute façon, le passé ne pouvait pas être changé.

Ainsi. Même si ma voix était bien arrivée là-bas, cela n’aurait pas d’utilité.

« He ! Humain. » (jeune fille)

En me regardant d’un air étrangement décontracté, la jeune fille me parla alors qu’elle sortait des décombres.

Sur la base de son apparence, la fille avait 15 ou 16 ans —, mais juste en la voyant, je savais qu’elle n’était pas une personne normale.

Les personnes normales ne tombaient pas du ciel et ne s’écrasaient pas dans les bâtiments.

Les personnes normales ne pouvaient pas transpercer le torse d’un humain à main nue.

Les personnes normales ne pouvaient pas transformer une ville en un tel brasier en si peu de temps.

« Hm 〜 mm. » (jeune fille)

Cette fille si inhumaine à l’apparence humaine nous regardait comme pour nous évaluer.

« ... » (Raika)

Pendant ce temps, je me sentais mal à l’aise par ce regard.

Après environ vingt secondes, la jeune fille hocha soudainement la tête.

« Ça a l’air intéressant, alors donne-la-moi. » (jeune fille)

« ...! » (Raika)

Ce que la fille pointait, c’était ma petite sœur.

« Hiiih...! » (petite sœur)

Un cri silencieux sortit alors de la bouche de ma petite sœur.

« A-ah, » (Raika)

Je tremblais tout en tenant la main de ma petite sœur. Je savais que je ne pouvais pas refuser la demande de la fille. J’avais vu par hasard à travers la fenêtre de ma maison les événements précédents.

Comme le fait que cette fille et ce garçon, qui avait été tué plus tôt, étaient apparus depuis le ciel. Après avoir atterri dans notre ville, ils avaient commencé à se battre.

Et j’avais aussi vu l’instant où un flash avait été émis par les mains de la fille quand elles avaient touché le sol. Tout le paysage s’était alors transformé en ruines en une fraction de seconde.

Maintenant, je sais. Je comprends ce qui s’était passé ce jour-là dans ma ville et partout dans le monde. Et bien sûr, je connais les coupables derrière ce désastre.

— Les Dieux Mythiques.

La mythologie Maya-Aztèque.

La mythologie japonaise.

La mythologie hindoue.

La mythologie égyptienne

La mythologie grecque.

La mythologie nordique.

La mythologie celtique.

Les sept Mythologies transmises dans le monde entier.

Les dieux de ces mythologies étaient devenus réalité et descendent du monde des dieux dans le monde humain, ils avaient commencé une guerre.

Une guerre entre dieux, une guerre entre les mythologies.

Il y a dix ans, la catastrophe qui avait dévasté le monde entier n’avait duré que trois jours.

Et en seulement trois jours, un tiers du continent eurasien avait disparu et cinq milliards de personnes étaient mortes.

La Guerre des Mythes. C’était ainsi qu’on appelait maintenant.

« Hii, ngh... » (Raika)

Bien sûr, l’enfant que j’étais à ce moment-là n’avait aucune idée du fait que la fille devant lui était une déesse.

Mais mon corps savait combien elle était terrifiante.

Et pourtant —

« U-uwaaahhhh ! » (Raika)

— Je m’étais quand même battu contre elle.

J’avais frappé celle qui essayait de m’enlever ma petite sœur.

« Oh. » (jeune fille)

Probablement surprise par mon action, la jeune fille encaissa mon poing sans se protéger. Mais le poing d’un enfant de six ans était trop impuissant, *Pan*. Tout ce qu’il était capable de faire, c’était d’émettre un faible son.

« Uwa-aaaahh! » (Raika)

Pourtant, j’avais continué désespérément à la frapper.

Non, je l’avais combattue.

Mais compte tenu de la différence de puissance entre elle et moi, c’était très impudent et de plus, on ne pouvait guère appeler cela "combattre", mais j’essayai quand même de résister de toutes mes forces, afin de protéger ma petite sœur.

« Haha ! » (jeune fille)

La jeune fille piétina alors ma résistance tout en riant de moi.

Pour elle, cela devait être comme d’écraser une fourmi, mais pour moi, mon corps fut éjecté sur plusieurs mètres avant d’atterrir la tête la première, dans une montagne de décombres.

« Gyaaaahhh! » (Raika)

Mon œil droit était devenu chaud à la suite de cela, comme s’il avait subi une brûlure, et je retenais le flot de sang qui jaillissait de là avec mes deux mains.

« — ! Pars de là ! » (Raika)

Je criais de toutes mes forces, en direction de l’autre côté de mon champ de vision. Mon champ de vision était taché de sang et de larmes.

« Onii... cha... » (petite sœur)

À la fin, j’entendis ma sœur m’appeler d’une faible voix.

... peut-être parce que ma mémoire de ce qui s’était passé après cela était brumeuse depuis. Car la scène devint de plus en plus floue.

Après que la jeune fille ait fait quelque chose à ma petite sœur, elle s’approcha de nouveau de moi.

« ... — —...—. » (jeune fille)

Et elle me parla à ce moment-là.

Mais je ne me souviens plus de ce qu’elle m’avait dit.

Alors la jeune fille tendit la main vers moi.

Et c’est alors que je perdis connaissance.

*

Quand je me réveillai enfin, tout ce qui restait autour de moi était une ville totalement en ruine.

De plus, il n’y avait plus aucune trace de ma petite sœur.

Pas de sang.

Pas de corps.

Il n’y avait rien qui indiquait que ma petite sœur ait été tuée.

Peut-être qu’elle avait été kidnappée...

Mais il n’y avait aucune trace laissée derrière m’indiquant où elle pourrait être maintenant.

Ou peut-être... que quelque chose de plus horrible lui avait été fait.

La quantité d’indices que j’avais était de zéro.

Mais au moins... la possibilité qu’elle soit encore en vie n’était pas nulle.

« ... Je vous tuerais... » (Raika)

J’étais emplie d’une profonde et énorme envie de tuer.

Une émotion noire et épaisse, tel le magma, coulait en moi.

Comme si cela grandissait depuis l’intérieur de mon ventre, je serrai le poing si fortement que le sang se mit à couler.

Je vais tuer les dieux qui ont tué mes parents.

Je vais tuer les dieux qui ont tué mes amis.

Je vais tuer les dieux qui par leurs actes, ont ainsi séparé un frère et une sœur.

Une fois que j’aurais massacré tous ces dieux. Je trouverai celle qui avait pris ma petite sœur et pourrait enfin la récupérer.

*

Ce jour-là, mon mode de vie fut décidé pour le restant de ma vie.

***

Partie 2

« ...-san. Raika-san. »

« ...!! » (Raika)

Je me réveillai en sursaut en me faisant secouer l’épaule.

Dans le même temps, ma chaise créa un important bruit.

« Ah... » (Raika)

Je me trouvai alors dans une salle de classe.

Je n’étais plus au milieu des décombres.

Je n’étais plus un enfant blessé, mais un lycéen affichant un regard douloureux.

« Raika Shinzen. Êtes-vous enfin réveillé ? » (Hakonogi)

Notre professeur, Hakonogi Ryuuto, un homme avec une barbe désordonnée me demanda cela tout en affichant un sourire.

« Oui... Je suis désolé. » (Raika)

« Non, c’est correct, vraiment. Ceci ne me dérange pas. » (Hakonogi)

Souriant avec frivolité, Hakonogi reprit son cours comme si rien ne s’était produit.

Les regards qui s’étaient rassemblés sur moi retournèrent alors vers le tableau. Me sentant mal à l’aise, je m’assis à nouveau sur mon siège.

« Raika-san, est-ce que tout va bien ? Tu as l’air d’avoir fait un cauchemar. » (Maria)

Maria Mint qui était assise sur le siège à côté du mien me demanda avec inquiétude.

Il semblerait que ce soit elle qui m’avait réveillé.

« Oui, je vais bien. » (Raika)

Je lui avais répondu cela, mais je n’allais pas bien du tout.

J’essayais désespérément de calmer mon rythme cardiaque désordonné, ainsi que ma respiration qui était devenue rauque.

Une douleur parcourait ma tête et une sueur froide et désagréable coulait dans mon dos.

Et surtout, mon œil gauche m’élançait horriblement.

Je tentai de réprimer la douleur de mon globe oculaire qui palpitait au-dessous de ma paupière.

Encore et toujours ce rêve, hein... pensai-je tout en comprimant mon œil avec une de mes mains.

Il y a dix ans, j’avais perdu mon œil droit pendant la guerre et j’avais subi une opération de transplantation.

C’était pourquoi mon œil gauche et mon œil droit étaient de couleurs différentes.

Celui qui palpitait était l’œil gauche, celui que j’avais depuis ma naissance.

Le globe oculaire qui avait aperçu ce jour-là, pour la dernière fois ma sœur.

Ceci n’était pas gênant dans la vie quotidienne, mais chaque fois que je faisais ce rêve, il devenait toujours douloureux.

J’avais vu ce rêve des centaines, non, des milliers de fois jusqu’à présent.

À chaque fois que je l’avais vu, je me remémorais de ce qui s’était passé ce jour-là.

– Il y a dix ans, la Guerre des Mythes avait duré trois jours et elle avait laissé une énorme cicatrice dans le monde.

Et après les trois jours que dura cette Guerre des Mythes, les dieux disparurent soudainement.

Depuis ce jour, il n’y avait pas eu de retour des Dieux sur ce monde.

Par conséquent, beaucoup de personnes disaient que ces trois jours étaient en réalité comme issus d’un "cauchemar".

S’ils pensaient que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve et qu’ils oubliaient ce qui s’était produit ce jour-là, alors ils ne devraient plus s’en souvenir, comme si tout cela ne s’était jamais produit.

Cependant pour moi, tant que je continuais à voir en boucle ce rêve, je ne pourrais jamais oublier ce jour-là.

Même maintenant, après dix ans.

« ... rggg. » (Raika)

Alors que je serrais fermement mes dents... un mouchoir me fut offert, provenant d’à côté de moi.

« Voilà pour toi. » (Maria)

C’était Maria.

Je pris sans réfléchir le mouchoir.

« ... Merci beaucoup. » (Raika)

« C’est correct, tu n’as pas besoin de trop te forcer. » (Maria)

Souriante, Maria recommença à prendre des notes sur le cours.

J’étais comme perdu en ce moment, mais j’avais beaucoup apprécié le fait de recevoir ce mouchoir.

La sensation douce que j’avais ressentie alors que je l’avais placé contre mon front avait réussi, pour le moment, à calmer mes états d’âme.

« Yo, Raika. Pas assez de sommeil ? » (Kunisaki)

C’est alors qu’une voix m’appela depuis derrière moi.

Kunisaki Kojiro qui était assis derrière moi et qui semblait vouloir me parler.

« Ouais, un peu. » (Raika)

« Quoi~ ? Est-ce que tu fais quelque chose au cours de chacune des nuits qui fait que tu manques de sommeil ? » (Kunisaki)

« ... Arrête de dire des choses stupides et recommence à écouter le cours. » (Raika)

J’avais légèrement riposté à un Kunisaki qui me poussait depuis derrière et je recommençais également à suivre le cours.

Grâce à ces deux-là, j’avais pu considérablement me calmer et je pouvais donc suivre normalement la leçon.

Le temps s’écoula rapidement et c’est ainsi que nous approchâmes rapidement de la fin des cours.

« Bien ! Pour le moment, le cours est terminé. Mais maintenant, vous allez avoir droit à un "examen". » (Hakonogi)

Soudain, Hakonogi annonça cela tout en posant sa craie.

À ce moment-là, certaines tensions traversèrent la classe.

En voyant cela, le professeur qui devait ne plus s’être rasé depuis quelques jours sourit légèrement.

« Ahh ! C’est la première fois que vous passez un "examen" depuis votre entrée dans l’école, n’est-ce pas ? Alors, permettez-moi de vous donner une courte explication. » (Hakonogi)

Hakonogi posa ses mains sur le bureau et regarda la classe.

« Umm, avant cela, lors d’un examen général, nous avons décelé qu’il y avait quelque chose en vous, qui indique que vous avez le Facteur du Septième Sens et c’est pourquoi vous avez tous été rassemblés dans cette école. » (Hakonogi)

Examen général. Facteur du Septième Sens

Ces deux termes que je n’avais pas l’habitude d’entendre dans la vie quotidienne avaient un sens important pour les étudiants de cette école.

– Après que l’humanité fut presque détruite durant la Guerre des Mythes, le monde avait subi diverses modifications.

En laissant les détails sans importance de côté, l’un des principaux changements fut l’inauguration d’Eucharistia – Le Mécanisme de Contrôle Sacré.

Malheureusement, Eucharistia était une organisation qui avait pour but de tout nettoyer après la Guerre des Mythes.

Les champs de bataille des dieux avaient laissé derrière eux des phénomènes résiduels divins qui allaient au-delà de la sagesse humaine.

La gestion de ces choses faisait partie du travail d’Eucharistia.

L’examen avait été effectué pour voir s’il y avait une indication de possession d’un septième sens.

Le septième sens était également appelé le septième facteur, en parlant de choses clichées, c’était une capacité surnaturelle que les garçons et les filles pouvaient utiliser.

C’était une malédiction qui s’était répandue partout au cours des batailles des dieux —, on disait que c’était dû à l’influence des facteurs, mais aucune information détaillée n’était connue.

Bien que cela soit inconnu, on disait que c’était potentiellement dangereux.

C’est pourquoi les adultes avaient décidé de gérer les enfants possédant ces facteurs.

Le résultat de cette volonté avait été cette école. Ou plutôt, cette île artificielle contenant une école.

Le nom de l’île était l’île de Laurasia.

L’île de Laurasia était une île sur la mer de Laurasia qui s’était formée lorsque le continent eurasien avait été brisé il y a dix ans. L’école fut construite au centre de l’île de Laurosia.

J’avais quinze ans et je vivais sur cette île avec d’autres enfants en qui l’on avait découvert le facteur, ainsi que le personnel d’Eucharistia.

Eh bien, c’était une installation d’isolement pour ainsi dire.

Les adultes surveillaient les enfants pour nous empêcher de nous échapper d’ici. Nous n’étions pas en mesure de quitter l’île jusqu’à ce que nos facteurs disparaissent naturellement, ce qui était supposé se produire au plus tôt quand nous avions dix-huit ans.

L’école — étant donné qu’il n’y avait pas d’autres établissements d’enseignement sur l’île, on l’appelait tout simplement "l’école" — était ce genre d’établissement. Et l’"Examen" faisait référence à la recherche d’un facteur qui était effectué une fois par mois.

Si un facteur devenait positif, alors cela serait considéré comme une affaire sérieuse.

Le monde entier voulait entièrement oublier la Guerre des Mythes.

Si l’on savait qu’il y avait des gens qui abritaient la malédiction des Dieux dans leur corps, ils ne seraient pas en mesure de mener une vie décente.

La classe entière était tendue, mais Hakonogi rigola avec frivolité comme à son habitude.

« Eh bien, il y a beaucoup de rumeurs sur le Septième Sens à l’extérieur, mais vous ne devez pas trop vous inquiéter. En fait, la probabilité d’un positif est inférieure à 0,001 %. Vous avez peut-être entendu des rumeurs selon lesquelles des personnes ayant de super pouvoirs avaient tué des gens, mais c’est également une erreur. Le fait est que ces personnes qui détenaient de super pouvoirs ont perdu le contrôle de leur pouvoir et se sont tuées elles-mêmes. Et à propos de cela, il n’y a eu que cinq cas au cours des dix dernières années. Le fait de tuer des personnes est une absurdité sans fondement. » (Hakonogi)

En entendant son explication polie, plusieurs personnes poussèrent des soupirs de soulagement.

Cela ne signifiait pas que l’atmosphère s’était complètement détendue, mais les mots de Hakonogi semblaient avoir assoupli la tension.

Comme je connaissais déjà ces chiffres dès le début, mon humeur ne changea pas du tout, mais je pouvais entendre le soupir de Kunisaki provenant de derrière moi.

C’est alors que, avec un minutage parfait, la cloche sonna.

« Okay. Maintenant, que tout le monde y aille. » (Hakonogi)

Tout le monde se leva à la suite de l’ordre de Hakonogi et nous nous déplaçâmes jusqu’au gymnase où l’examen devait être effectué.

***

Partie 3

L’"examen" put être terminé en toute sécurité.

Le nouvel arrivage de cette année n’avait finalement eu aucun positif.

À son retour, notre professeur annonça cette information à tous ses étudiants.

« Aa-aah, et moi qui pensais que je serais capable d’utiliser un super-pouvoir à partir d’aujourd’hui.〜 » (Kunisaki)

Nous entendîmes tous Kunisaki lâcher une lamentation exagérée, mais il était clair pour tout le monde qu’il s’agissait juste d’une blague.

Avant même que le cours ne soit terminé, les étudiants avaient perdu toute leur anxiété accumulée ces derniers jours, pour la première fois depuis leur arrivée ici. Et c’est ainsi qu’à la fin des cours, ils quittèrent la salle de classe les uns après les autres, affichant tous des regards radieux.

Un temps paisible juste après l’école.

C’était un paysage qui méritait d’être appelé ainsi.

« Yoo ! Raika. Qu’est-ce que tu fais ? Hein ? À nouveau des mots croisés ? » (Kunisaki)

Kunisaki soupira en voyant la collection de problèmes de mots croisés se trouvant là.

« C’est mon hobby, est-ce que ce n’est pas une bonne chose ? » (Raika)

« Je peux t’aider avec les versions japonaises, mais ce que tu as là est dans une langue étrangère. » (Kunisaki)

« Oui, pour être précis, c’est du français. » (Raika)

« "Bonjour !" voilà le seul mot que je connaisse en français. » (Kunisaki)

Comme fatigué, Kunisaki s’assit lourdement sur son siège.

Maria qui était assise à côté de moi, toujours souriante, regardait notre échange.

« Raika-san, tu es très compétent en langues, n’est-ce pas. Incroyable. » (Maria)

« Uniquement pour lire et écrire. Mon professeur m’a toujours dit que ma prononciation était plutôt médiocre. » (Raika)

« Par professeur, tu parles de Hakonogi-sensei ? » Demanda Kunisaki depuis à côté de moi.

« Non. Un professeur qui était dans l’établissement où j’étais avant... » (Raika)

« Raika-san a été dans le même refuge de l’église que celui où j’étais. Nous avons également étudié à cet endroit. » (Maria)

« Hee. Vraiment ? » (Kunisaki)

« Oui. » (Maria)

La même croix pendait au cou de Maria et au mien.

C’était la preuve que nous étions tous deux du même établissement.

« Mais Maria-chan, tu es britannique, n’est-ce pas ? » (Kunisaki)

« ... beaucoup de choses se sont déroulées... il y a dix ans. » (Maria)

« Ha, je vois. » (Kunisaki)

Comme Maria avait répondu d’une manière très ambiguë, Kunisaki cessa d’en demander plus.

Pour tout le monde, ce qui s’était passé il y a dix ans était un sujet sur lequel nous ne voulions pas trop en parler.

Kunisaki retourna donc au sujet initial.

« Pourtant, Raika doit avoir été un excellent étudiant dans cet établissement, n’est-ce pas ? » (Kunisaki)

« Oui ! » (Maria)

L’expression de Maria changea et elle lui répondit très clairement.

« Le professeur qui a aidé et élevé Raika-san pour qu’il devienne l’excellent étudiant qu’il est maintenant doit avoir été très fier de lui. » (Kunisaki)

« Ne parle plus de cela, Maria. » (Raika)

Alors que Maria me louait tellement que je serais déjà arrivé au ciel, je ne me souvenais plus du tout du "professeur" en question qui me complimentait à l’époque.

Eh bien, ce que j’avais appris de ce professeur n’était pas une langue, mais...

Là, d’une manière ou d’une autre, le sujet avait pris fin, et donc, Kunisaki commença à discuter d’autres sujets avec Maria.

Revenons à la résolution des casse-tête, pensais-je, c’est à ce moment-là.

« Ra-i-ka. » (Ruirui)

« Hm ? » (Raika)

Après avoir été appelé par-derrière, je me retournai pour faire face à la personne qui venait de me parler.

Là, je vis une étudiante seule. — Ruirui Shishigane se tenait là, joignant ses mains derrière son dos.

Elle était petite, mais avait des membres très élancés.

Ses cheveux s’étendant jusqu’aux épaules ne possédaient qu’une faible pigmentation et son sourire était aussi adorable qu’un chiot.

Son uniforme était déboutonné de manière légèrement négligée, et de là, ses lignes féminines se laissaient entrevoir avec joie.

« Ruirui, as-tu terminé tes affaires ? » (Raika)

« Oui. Mort instantanée. » (Ruirui)

Ruirui hocha la tête avec un léger sourire.

« Mort instantanément, tu dis. Ce n’était pas celui qui t’avait demandé de venir... Ne t’a-t-il pas déclaré sa flamme ? » (Raika)

« Oui. C’est pourquoi, mort instantanée. » (Ruirui)

« Ahahaha. » (Raika)

Incapable de même bouger, Kunisaki se mit grandement à rire.

« Il était trop bruyant à mon goût. En particulier, les types faibles sont directs avec un 'non' définitif. » (Ruirui)

En disant cela, Ruirui regarda entre mes mains.

« Hé ! Raika, qu’est-ce que tu fais là ? » (Ruirui)

« Des mots croisés. » (Raika)

« Hee, montre-moiiiii ! » (Ruirui)

Afin de mieux voir, Ruirui bougea son visage jusqu’à ce qu’elle touche presque ma joue avec sa propre joue.

Elle déposait tout son poids contre mon épaule.

... Il était difficile de bouger.

« Ruirui-san ! » (Maria)

Maria haussa doucement la voix.

« Hm ? Qu’est-ce qu’il y a ? » (Ruirui)

« Tu restes trop près de Raika-san ! Les jeunes hommes et les femmes doivent connaître la modération, alors éloigne-toi de lui tout de suite ! » (Maria)

« Eeeh, c’est correct Mariacchi〜. Cela ne me dérange pas. » (Ruirui)

« Non — c’est — non ! » (Maria)

Maria tira alors brusquement Ruirui, la séparant de moi.

« Écoute, Ruirui-san. Tu es une Japonaise, alors tu devrais viser à devenir une yamato nadeshiko [1] qui connaît la modération. » (Maria)

Et ainsi de suite.

Pour une raison quelconque, Maria, une véritable Britannique enseignait à Ruirui qui était purement japonaise, sur comment être une yamato nadeshiko.

C’était étrangement surréaliste.

« Alors, comment étaient-ils ? » (Kunisaki)

« De quoi parles-tu ? » (Raika)

Kunisaki murmura dans mes oreilles depuis derrière moi.

« Les seins de Ruirui-chan, bien sûr. Comment étaient-ils ? Doux ? » (Kunisaki)

« ... aucune idée. » (Raika)

« Quoiiiii !? Tu veux te les monopoliser ? Alors que les siens ne sont pas aussi formidables que les, aux combien adorables D de Maria-chan. Il n’y a aucune chance qu’ils soient inférieurs quand il s’agit d’élasticité et de toiiiiiii ! » (Kunisaki)

Il cria comme si son âme était en train de fuir hors de son corps.

Je me mis à reculer en voyant l’attitude dangereuse qu’il avait.

« Kunisakiii〜. » (Ruirui)

Extrêmement fâchée, Ruirui se tenait derrière Kunisaki.

« Ah, quoiiiiii-ghbhohh ! » (Kunisaki)

C’était sa faute, donc je ne pouvais même pas faire des commentaires.

« C’est quoi ces "adorables D" dont vous parlez avant ? » Demanda Maria tout en penchant simplement la tête, très perplexe.

« Ah ! En parlant de cela, où est Tenka ? Encore une fois dans la salle du personnel ? » (Kunisaki)

« C’est quelques choses liées aux impressions et au passage d’informations. Je pense qu’elle devrait déjà être de retour... » Juste au moment où je répondis cela.

*

*grincement* *grincement* *grincement*

*

Avec une synchronisation parfaite, la porte de la classe s’ouvrit.

« Yahhoo! Désolée de vous faire attendre. » (Tenka)

Celle qui était entrée à l’instant était une fille encore plus petite que Ruirui.

Au moment où elle changea de direction, ses couettes jumelles noires se balancèrent sur le côté.

Son apparence était enfantine, mais elle pouvait parler sept langues et seulement cinq jours après son entrée dans cette école, elle avait reçu la charge de déléguée de notre classe.

« Haa, voyez-vous. Les impressions si précieuses de Ryuuto-sensei avaient disparu quelque part. Nous les avons recherchés ensemble et avant de m’en rendre compte, c’était trop tard. » (Tenka)

« Oh mon Dieu ! Ça doit être difficile ! » (Maria)

« Je suis déjà chaud bouillante à l’intérieur ! Vous devez nettoyer correctement le dessus de vos bureaux, n’est-ce pas ? » (Tenka)

Tenka se mit à rire joyeusement.

Après cela, elle prit son propre sac d’école dans ses mains.

« Maintenant, allons jouer. Aujourd’hui, je veux manger des crêpes. » (Tenka)

« N’y en a-t-il pas dans le District Sud ? » (Maria)

« Ah, oui, j’ai déjà vu auparavant cette crêperie ! » (Kunisaki)

« Alors dans ce cas, Kunisaki-san nous guidera là-bas. » (Maria)

Suivant Tenka, tout le monde se leva les uns après les autres.

Bien sûr, je ramassai mon sac et je me levai aussi.

Depuis notre admission, nous cinq avions commencé rapidement à agir de concert.

C’était un groupe de quelques Japonais et adorateurs du Japon. Mais c’était étonnamment accueillant.

Cela aussi, c’était grâce à l’attitude de Tenka qui avait réussi à réunir ce groupe. À l’origine, je pensais que je ne serais pas capable de me faire d’amis sur cette île, et j’étais toujours perplexe encore maintenant.

Je ne pensais pas qu’un jour viendrait où j’irais encore jouer avec des amis comme ceux-là.

J’étais perplexe, mais mon humeur n’était pas trop mauvaise.

Cependant — —

*

« —Nghh. »

*

Feignant de jouer avec ma frange, je maintenais enfoncé mon œil gauche.

*battement du cœur*... *battement du cœur*

Mon œil derrière la paupière me faisait mal.

Je pouvais sentir sa chaleur sur ma paume.

« Hm ? Raika-kun, que se passe-t-il ? » (Tenka)

Soudain, Tenka se retourna et demanda.

« Ce n’est rien. C’est juste un peu de poussière qui est rentrée dans mon œil. » Mentis-je.

Tenka fit un "Hmm", avant de hocher la tête et de revenir à sa conversation qu’elle avait avant avec Ruirui qui était à côté d’elle.

...*battement du cœur*

Encore.

Ceci arrivait quelquefois.

Pas toujours, mais... quand je regardai Tenka, mon œil gauche commençait parfois à me faire mal.

Tout comme après avoir fait ce rêve.

Je ne savais pas pourquoi.

Rien que je puisse imaginer.

Je l’avais rencontrée pour la première fois après son arrivée sur cette île.

Bien sûr, il n’y a rien qui m’amenait à penser que je la connaissais d’il y a dix ans.

« ... » (Raika)

La douleur diminuait toujours après une vingtaine de secondes.

Ce n’était pas grave, mais cette pensée restait dans le coin de ma tête.

C’était peut-être la raison pour laquelle je ne rentrais pas entièrement dans ce cercle d’amis.

En attendant, j’entrai dans l’ascenseur.

Tout le monde changea de chaussures et nous pûmes ainsi aller jusqu’à la porte sud de l’école, qui nous conduirait jusqu’au District Sud.

Au fur et à mesure que le picotement dans mon œil gauche disparaissait, je bavardai brièvement avec Kunisaki alors que nous marchions.

*

*pam* — —

*

Une fille seule vint de l’autre côté.

Elle possédait de longs cheveux de couleur platine et en peau blanche. Elle marchait en baissant timidement les yeux. Les traits de son visage étaient très harmonieux.

C’était une fille qui affichait une beauté fugace tout comme celle d’une fée.

« Ohh ! N’est-ce pas Charlotte-senpai ? Une vue des plus douloureuse pour les yeux. » (Kunisaki)

Apparemment, Kunisaki la connaissait.

Quand je regardai de plus près, il semblait que les personnes à côté de qui elle passait devenaient toutes bruyantes.

Était-elle une célébrité dans cette école ?

« Kunisaki, connais-tu cette personne ? » (Raika)

Quand je lui demandai cela sans intention particulière derrière, Kunisaki mordit le sujet comme il concernait une fille.

« Ohh !! Raika, es-tu intéressé par elle ? De façon inattendue, tu es peut-être un homme à femmes ! » (Kunisaki)

« Non, ce n’est pas le cas. » (Raika)

« Pas besoin d’être aussi embarrassé. Haaa, c’est vrai ! En tant que traitement spécial, je vais te raconter des informations que j’ai pu glaner aux aînés. » (Kunisaki)

Ceci ne faisait que cinq jours que nous nous étions inscrits ici, mais Kunisaki avait déjà commencé à établir des liens.

Consterné par son énergie, je fus obligé de l’écouter.

Elle s’appelait Charlotte Lovepain, âgée de dix-sept ans.

Alors que sa personnalité était douce, elle était mauvaise en face du sexe opposé, elle avait peu d’amis et aucune expérience romantique.

Son hobby était la lecture. Elle sortait à peine du dortoir pendant les vacances.

Plutôt que d’être solitaire, elle était une fille qui préférait être seule.

Comme elle était très souvent à la bibliothèque, elle était appelée "La Fée d’Argent de la Bibliothèque".

Bien qu’il y avait déjà eu des garçons qui l’avaient désirée en secret, chaque fois qu’ils essayaient de lui parler, elle s’enfuyait immédiatement, alors elle n’avait jamais échangé plus de trois mots avec l’un d’entre eux depuis qu’elle était là.

« Et ses trois tailles du haut sont... » (Kunisaki)

« Je n’ai pas besoin de cette information. » (Raika)

La personne elle-même était juste ici, qu’est-ce que vous faites à sortir ce genre d’histoire à brûle-pourpoint ?

« Qu’y a-t-il avec toi, elles ont été mesurées avec précision par les yeux d’un expert, tu ne me crois pas ? » (Kunisaki)

« C’est correct, tais-toi donc. » (Raika)

« Hbghh ! » (Kunisaki)

J’utilisai alors mon sac pour bloquer sa bouche.

Heureusement, il semblerait qu’elle n’avait pas entendu notre conversation, elle marchait directement dans notre direction.

« ... »

Elle allait passer à côté de nous.

Et juste en face de nous, elle perdit l’équilibre.

« Woah ! » (Charlotte)

 

 

Immédiatement, j’étendis mes mains, soutenant son corps.

Sa taille était plus mince que je ne l’avais imaginé.

À l’instant, a-t-elle chuté sans rien en particulier sur son passage... ?

C’est ce que j’avais ressenti, mais je n’allais pas le dire, car ce serait grossier si j’avais tort.

« Ah !! Eeeh!! » (Charlotte)

Tout comme si elle était enlacée par moi, la fille se mit à rougir de surprise. Je la libérai de mon étreinte dès qu’elle put se tenir debout.

Elle semblait vouloir me dire quelque chose, mais elle était tout à fait incapable de le faire.

C’est alors que, soudainement, je constatai qu’un livre était de tomber sur le sol.

Il était tombé de son dos quand elle avait trébuché plus tôt.

Je me penchai vers lui et je ramassai le livre.

Le titre était "Le Prince des Étoiles et La Princesse".

À en juger par la couverture, il s’agissait d’une histoire romantique et fantastique.

« Voilà pour vous. » (Raika)

Je lui redonnai le livre que je m’étais empressé de ramasser au sol.

« M-Merci beaucoup ! » (Charlotte)

Elle l’accepta.

Elle était rouge telle une tomate, ses joues étaient entièrement empourprées.

« ... Est-ce que vous allez bien ? » (Raika)

Elle avait l’air tellement étrange, alors je décidai de le lui demander.

« J-je vais bien ! » (Charlotte)

En me répondant, elle secoua la tête sur les côtés.

Il était difficile de dire si elle affirmait ou niait, mais... eh bien, je suppose qu’elle devait aller bien.

Pourtant, elle semblait avoir encore quelque chose à me dire, me lançant sans arrêt des coups d’œil avant de rebaisser la tête, gênée.

Je me serais senti coupable si je l’avais ignorée et que j’étais tout simplement parti, alors je décidai de continuer un peu plus longtemps la conversation.

« ... Alors, aimez-vous les livres ? » (Raika)

« He ! Ha, oui... Je les aime. » Me répondit-elle tout en s’agitant.

Alors, elle leva les yeux et jeta un coup d’œil à nouveau sur mon visage.

« Heu... quel est votre nom ? » (Charlotte)

« Mon nom ? Je m’appelle Raika Shinzen. » (Raika)

« Raika-kun... c’est donc cela. Hum, je suis en deuxième année, je m’appelle Charlotte Lovepain. » (Charlotte)

Après que Charlotte se soit présentée elle-même.

« Heu... est-ce que vous lisez aussi des livres, Raika-kun ? » Demanda-t-elle.

« Oui. Je ne déteste pas lire. » (Raika)

« Dans ce cas, je suis membre du comité de la bibliothèque... alors quand vous viendrez à la bibliothèque, je peux vous guider... Hum, ha oui, merci. » Prononça Charlotte, visiblement très agitée.

Alors que ce qu’elle avait dit était légèrement incertain, il était probable qu’elle voulait dire que la prochaine fois que je viendrai à la bibliothèque, elle me remercierait ?

Est-ce que c’était ce qu’elle voulait dire plus tôt ?

J’étais convaincu par son attitude.

« Compris. Je vous rendrais visite bientôt. » (Raika)

« D-D’accord ! » Charlotte hocha la tête avec joie.

« Eh bien ! Mes amis m’attendent. Alors à plus tard. » (Raika)

« Oui. Alors... je vous attendrais à la bibliothèque. » Après avoir rajouté cela à la fin, Charlotte partit rapidement.

Quand elle eut disparu de notre vue, Kunisaki s’approcha alors d’une façon discrète de moi et me tapota sur l’épaule.

« Je l’ai vuuu〜 Raikaa〜, c’est une excellente prouesse. » (Kunisaki)

« Prouesse ? » (Raika)

« Oh toi〜. Tu es aussi un mec, n’est-ce pas, Raikaa〜. Rappelle-toi simplement de la sensation d’être dans un contact aussi étroit avec une si superbe Senpai. » (Kunisaki)

« Encore une fois, tu devrais vraiment te taire. » (Raika)

Cette fois, je le frappai avec le sac encore plus fort que la dernière fois.

« Oww, tu as pu longuement parlé avec cette Senpai qui était sensément être mauvaise pour interagir avec les hommes, selon ce qu’indiquent les rumeurs. » (Kunisaki)

Même en ayant son nez enfoncé, Kunisaki continua quand même à parler.

« Pas vraiment. Elle n’a fait que me remercier. » (Raika)

« Quel genre de remerciements était-ce ? » (Kunisaki)

« Apparemment, elle me guidera la prochaine fois pour une visite de la bibliothèque. » (Raika)

Quand je répondis cela à Kunisaki, il s’est mis à faire un "aahhh" puis à lever les yeux vers le ciel.

« Ne penses-tu pas que cela signifie que cette Senpai s’est intéressée à toi ? » (Kunisaki)

« Ha bon ? » (Raika)

« Sinon, elle ne te promettrait pas de te retrouver une autre fois. Ahh, si bien pour toi. Si j’avais aussi eu d’aussi bons réflexes que toi, j’aurais pu aider Senpai et ainsi, j’aurais pu ressentir ces deux sœurs voluptueuses à la suite d’un heureux accident. » (Kunisaki)

« ... » (Raika)

Cette fois, je le frappai avec le coin du sac sans dire quoi que ce soit.

« Ghh〜〜〜 ! » (Kunisaki)

J’ignorai alors l’agonie de Kunisaki et baissai légèrement ma tête face aux filles.

« Désolé, Kunisaki est de nouveau stupide. » (Raika)

« Eh bien, il est Kunisaki après tout. » (Ruirui)

« Ruirui-chan, c’est si horrible ce que tu dis ! » (Maria)

En parlant les uns avec les autres, nous descendîmes alors la pente douce devant l’école et que nous nous dirigeâmes vers le District Sud.

Notes

  • 1  Yamato nadeshiko : La yamato nadeshiko est la personnification de la femme parfaite chez les Japonais. Aussi bien en beauté, pureté, comportements...

***

Partie 4

Le District Sud de l’île était le quartier des achats, il y avait principalement des installations de divertissement nécessaires aux étudiants.

Après tout, les seuls qui venaient dans les magasins étaient des étudiants, donc il n’y avait pas d’endroits où vous pouviez acheter des choses comme, par exemple, des costumes.

Il s’agissait donc uniquement d’installations où les élèves pouvaient jouer après l’école et pendant les vacances.

Étant donné que cette île était artificielle, le rôle de chaque quartier était assez bien organisé.

L’école était au centre de l’île.

Concentrés dans le District Est, nous trouvions toutes les installations de l’île telles que les centrales électriques.

Le District Sud était le quartier commerçant.

Dans le District Ouest, il y avait un port.

Le District Nord contenait des endroits tels des parcs.

Tout était bien divisé entre les districts, mais le seul exclusif aux étudiants était le District Sud et ils n’entraient normalement jamais dans les autres districts.

Par conséquent, le District Sud était inondé d’étudiants.

Que vous regardiez à gauche ou à droite, il y avait plein d’uniformes.

C’était en passant à travers cette inondation d’uniformes que nous allions vers la crêperie dont Kunisaki avait parlé plus tôt.

Nous continuâmes ainsi, puis, après environ une demi-heure, nous arrivâmes enfin à notre destination.

« Que veux-tu, Tenka ? » (Ruirui)

« Je suppose que... de la crème fouettée au chocolat et à la fraise. » (Tenka)

« Ohh, ça sonne délicieusement bon. Et toi, Mariacchi ? » (Ruirui)

« Moi, peut-être... une crêpe à la banane. » (Maria)

« Hm ? Que dirais-tu de prendre de la banane au chocolat ? » (Ruirui)

« Je préfère la banane avec de la crème fouettée. » (Maria)

« Je vois. Alors... pour moi, je vais avoir un sundae aux fruits. Essayons de goûter ceux des autres aussi. » (Ruirui)

Les trois filles avaient ainsi choisi leurs crêpes.

« Haaaaa! La conversation des filles est tellement mignonne. » (Kunisaki)

« C’est vrai ! » (Raika)

Comme Kunisaki hochait la tête à maintes reprises, j’annonçai que j’étais d’accord avec lui.

« Soit dit en passant, Raika, qu’est-ce que tu vas prendre ? » (Kunisaki)

« Je n’aime pas trop les choses douces, alors si possible, un café. » (Raika)

« Il n’y a aucune chance qu’une crêperie ait du café. Alors que penses-tu d’un jus ? » (Kunisaki)

« Hee ! Moi qui pensais demander à Raika de me laisser goûter au sien ! » (Ruirui)

« Heuu ? » (Raika)

En entendant cela, Ruirui commença à se plaindre.

« Viens ici, et commande-toi un sundae au yaourt. » (Ruirui)

« Même si tu me demandes de... » (Raika)

« Si tu commandes cela, alors tu pourras même me donner à manger, d’accord ? » (Ruirui)

Ruirui commença alors à supplier comme l’aurait fait un chat, imitant même son ronronnement.

En entendant cela, Kunisaki parla. « Dans ce cas, je vais l’acheter, moi ! » (Kunisaki)

« Toi, tu ne comptes pas, Kunisaki. » (Ruirui)

« Mais... mais pourquoi ? » (Kunisaki)

« Haa, c’est d’accord ! Je vais commander ça. Mais je vais juste te donner une bouchée, d’accord ? » (Raika)

Ce n’était pas une grosse dépense, c’était donc normal d’agir comme tout le monde présent ici.

Une fois les commandes décidées, tout le monde reçut ses crêpes après avoir attendu quelques minutes et nous nous assîmes tous les cinq à une table.

« Aww, dans tous les cas, c’est génial qu’aucun d’entre nous n’ait été pris au piège par l’"examen", n’est-ce pas ? » (Kunisaki)

Alors que nous bavardions tout en mangeant nos crêpes, soudain, Kunisaki murmura cela de bon cœur.

« Certes, si Kunisaki réveillait des super-pouvoirs, alors il les utiliserait pour faire des choses perverses. » (Ruirui)

« Ruirui-chan, n’es-tu pas horrible envers moi ces derniers temps ? » (Kunisaki)

« Il n’y a aucune chance que Kunisaki-san fasse une telle chose, n’est-ce pas ? » (Maria)

« Ehh, euhh... » (Kunisaki)

« Kunisaki, ne bégaye pas dans un moment comme celui-ci. » (Raika)

Mon Dieu ! C’était mes amis !

Eh bien, observé par le regard innocent de Maria, il était difficile de mentir.

En parlant de cela.

C’est alors que Tenka, qui avait continué à grignoter sa crêpe à la fraise au chocolat les interrompit.

« J’ai entendu une rumeur étrange plus tôt. » (Tenka)

« Une rumeur étrange ? » (Ruirui)

« Ouais ! » (Tenka)

« Qu’est-ce que c’est ? Quel genre de rumeur ? » (Ruirui)

Alors que Ruirui s’était précipitée sur le sujet, tout le monde concentra son attention sur Tenka.

« Il y a une rumeur selon laquelle quelqu’un a été pris par "l’examen". » (Tenka)

« Hein !? » (Ruirui)

En entendant cette histoire inattendue, tout le monde fut stupéfait.

« Mais ils ont déclaré que "l’examen" de cette année n’avait aucun positif. » (Ruirui)

« Ah, désolé pour ça. Ce n’est pas à propos de cette année. » (Tenka)

Tenka s’excusa de s’être trompée dans sa déclaration puis continua.

« Vous savez, Ryuuto-sensei a déclaré que la probabilité était inférieure à 0,01 % en d’autres termes, cela signifie qu’une personne sur dix mille était positive, n’est-ce pas ? » (Tenka)

« Tu as raison. » (Raika)

Répondis-je.

« Et, il y a une rumeur selon laquelle il y a une fille qui a obtenu un résultat positif. Et vous voyez, elle a été envoyée dans un véritable établissement de recherches pour enquêter sur ses super-pouvoirs et elle n’est jamais revenue ici. » (Tenka)

« ... D’où as-tu entendu cette rumeur ? » (Raika)

« D’un élève plus âgé qui est aussi délégué de sa classe. » (Tenka)

Répondit-elle simplement.

« C’est effrayant ! Alors, si nous avions échoué, nous serions envoyés dans cet établissement de recherches ? » (Kunisaki)

Cria Kunisaki.

« Calme-toi, Kunisaki. Il s’agit juste d’une rumeur. » (Tenka)

« V-Vraiment ? » (Maria)

La voix de Maria tremblait aussi, il semblait qu’elle avait un peu peur.

Tenka n’avait pas de mauvaises intentions, mais... alors, donner lui un coup de main.

« C’est certainement qu’une simple rumeur. » (Raika)

Cette fois, les regards de tous se rassemblèrent sur moi.

« Le nombre moyen d’étudiants d’une année est de 200 à 300. Comme l’école a été fondée l’année suivant la Guerre des Mythes, cela fait neuf ans depuis son ouverture. » (Raika)

Cette école avait un système de trois classes.

Par conséquent, il y avait au maximum 900 personnes inscrites la première année et augmentées de 200 à 300 par an.

« En calculant, y compris tous les diplômés, il y avait environ 3300 étudiants —, ce n’est qu’un tiers de dix mille requis pour un positif. Je ne pense pas qu’il ait tant de personne qui représente cette personne sur 10’000. » (Raika)

« Mmmil y a tellement de chiffres dans ce que Raika-kun dit que je me suis tout emmêlée. » (Tenka)

Tenka bougea brusquement la tête.

Je haussai les épaules.

« Eh bien, cela signifie simplement que la chance que l’aîné dont tu parles ait réellement vu la fille qui a été amenée dans l’institut de recherche est faible. » (Raika)

« En d’autres termes, cela signifie que la rumeur n’est pas crédible, n’est-ce pas ? » (Ruirui)

Maria poussa un soupir de soulagement.

« Oh mon Dieu ! Je vous ai dit que c’est une rumeur au début. Quelque chose comme une légende urbaine. » (Tenka)

À la fin, il semblait que Tenka essayait simplement de fournir un sujet de discussion et était maintenant mécontente de voir nos réactions.

« Plutôt que "légende urbaine", il s’agirait plutôt de "légende d’îles". » (Ruirui)

« Uhhpas aussi toi, Ruirui. » (Tenka)

« Hahha, désolée, désolée. Allez, goûte donc à ma crêpe. » (Ruirui)

Tout en riant, Ruirui tendit sa crêpe à Tenka.

« Mmmm » (Tenka)

Tenka prit alors un petit morceau de la crêpe.

« 〜♪ » (Tenka)

Son humeur semblait se rétablir vraiment facilement.

Bougeant sa tête, cette fois c’était Ruirui qui commença à parler.

« En parlant d’"îles" et de "légendes urbaines", connaissez-vous celle-là ? » (Ruirui)

« Une autre rumeur ? » (Tenka)

« Écoutez juste. » (Ruirui)

Ruirui commença à parler avec un sourire clairement visible sur son visage.

« Vous savez tous que cette île à la base a été artificiellement créée, n’est-ce pas ? Mais personne ne sait comment cette île a été créée. » (Ruirui)

« Hein !? Qu’est-ce que ça veut dire ? » (Kunisaki)

Demanda Kunisaki, perplexe.

« Tout comme je viens de le dire. Apparemment, on ne sait rien sur la façon dont cette île a été créée, par rapport aux pays qui l’a faite ou aux compagnies impliquées, aucun document n’est connu à ce sujet. » (Ruirui)

« Au fait, où as-tu entendu tout ça ? » (Kunisaki)

« Je l’ai dit avant. C’est une simple rumeur. » (Ruirui)

Ruirui évita de répondre à ma question.

Une rumeur, hein ?

« Eh bien, qui se soucie de qui a fait l’île ! » (Kunisaki)

En disant cela, Kunisaki essayait de changer de sujet.

« Ce qui importe maintenant, c’est que nous avons beaucoup d’endroits pour jouer. Je veux aller au karaoké avec tout le monde ! » (Kunisaki)

« Un karaoké, hein ? Je ne suis jamais allé dans un karaoké, donc j’attends cela avec impatience. » (Ruirui)

« Eh, c’est la première fois que Ruirui-chan va au karaoké ? Comme c’est inattendu ! » (Kunisaki)

Kunisaki et Ruirui avaient donc changé le thème de la discussion vers le karaoké.

« ... »

Cette île était très grande.

Cinq jours après notre inscription, il y avait encore beaucoup d’endroits où nous n’étions jamais allés.

Et il était amusant de jouer ici dans ce groupe de cinq.

Voilà ce que je pensais.

« Il est bon qu’il y ait beaucoup d’endroits où nous pouvons jouer, mais il est troublant qu’il n’y ait pas d’églises. » (Maria)

Maria soupira tout en jouant avec sa croix.

« Hee, donc il n’y a pas d’églises sur cette île. Hee, comment le sais-tu, Mariacchi ? » (Ruirui)

« J’ai enquêté à l’avance. Et, pour une raison quelconque, il semble qu’il n’y ait pas d’églises situées ici, vous ne pouvez pas trouver même un prêtre de la Sainte Église. » (Maria)

« Vraiment ? » (Ruirui)

« En raison de cela, il n’y a pas de messes du dimanche et je ne peux faire mes prières que dans ma chambre. » (Maria)

« Eh bien, ce n’est pas une question de vie et de mort pour toi, Mariacchi, n’est-ce pas, hein, mais je suppose que tu ne mourras pas sans cela. » (Ruirui)

Comme Ruirui n’était pas une croyante, il lui semblait difficile de sympathiser avec Maria, alors sa réponse était légèrement non sérieuse.

« Oui. Je ne mourrai pas, mais ça me dérange quand même. » (Maria)

Pas offensée du tout, Maria mit la main sur sa joue et hocha la tête.

« Mais savez-vous pourquoi il n’y a pas d’églises sur cette île ? » (Kunisaki)

Kunisaki demanda pour en quelque sorte continuer la conversation.

« ... Eh bien, il y a une discorde entre la Sainte Église et Eucharistia, donc il n’est pas étonnant que l’église n’ait pas d’installations sur l’île. » (Raika)

« Hein !? » (Kunisaki)

Apparemment, personne ne s’attendait à ce qu’il y ait une réponse, Kunisaki regarda vers moi alors que je venais de lui répondre.

« Ces deux ont une sorte d’animosité entre eux ? » (Ruirui)

Il semblait que Ruirui était également intéressée et demanda donc.

J’avais eu l’impression de dire quelque chose d’inutile, mais bon, il n’y avait pas de problème de leur dire cela.

Abaissant ma voix et supprimant mes émotions, je commençai à parler.

« À l’origine, l’ancienne église avait le monopole concernant les mystères et le savoir-faire concernant les hérétiques. Je veux dire, c’était quand même les prêtres qui faisaient des exorcismes depuis des temps immémoriaux, n’est-ce pas ? » (Raika)

Après la Guerre des Mythes et l’apparition des dieux, à la suite de subir une haine tellement augmentée provenant du monde entier, l’ancienne église se transforma alors en la Sainte Église connue actuellement.

Pour parler simplement, le mot "dieu" avait été éliminé de la religion.

Le mot "Dieu" dans la Bible a été changé en "Seigneur" et appeler des prêtres mon "père" était devenu interdit.

D’autre part, tous les dieux qui avaient provoqué la Guerre des Mythes avaient été nommés les "Dieux Hérétiques".

Et, lorsque la Guerre des Mythes se termina après seulement trois jours, ils répandirent des informations selon lesquelles le Seigneur avait détruit les Dieux Hérétiques.

En plus de cela, il y avait eu une réforme majeure dans la doctrine qui avait modifié la définition du paradis.

Eh bien ! Puisque cela n’était pas pertinent aujourd’hui, revenons au sujet principal.

Le traitement des effets secondaires causé par la Guerre des Mythes devait être fait sous l’égide de l’Église. Après tout, la Guerre des Mythes avait été faite par les Dieux Hérétiques. Ils avaient donc dit qu’au nom du Seigneur, l’église devait nettoyer, restaurer et corriger ce monde.

La spéculation sur cela était que, en déclarant les Dieux Hérétiques comme étant "le mal" et en éliminant les phénomènes divins, l’église avait "juste" restauré leur autorité déchue.

Cependant, j’avais commencé une autre partie de l’histoire.

« Ensuite, Eucharistia est apparu et a pris toute l’autorité concernant la Guerre des Mythes. » (Raika)

« Bref, ils ont volé le travail de l’église ? » (Kunisaki)

« Eh bien, en parlant franchement, oui. » (Raika)

Je confirmai après avoir entendu la question de Kunisaki.

Dans le passé, ce type d’information n’aurait pas été divulgué à l’extérieur.

Cependant, maintenant, l’existence des dieux était largement connue et les phénomènes divins restaient présents dans le monde entier.

En même temps, pour traiter tous ces mystères, les humains utilisaient des mécanismes développés par l’Eucharistia qui avaient prouvés leur efficacité pour avoir déjà agi partout dans le monde.

D’autre part, en compétition avec Eucharistia sur les choses du quotidien, la Sainte Église avait fait appel au public pour montrer qu’ils avaient aussi le savoir-faire nécessaire. C’est pourquoi ce n’était pas un gros problème d’en parler maintenant.

Bien que, compte tenu de la réaction de Kunisaki, il semblerait que leur appel ne soit pas si réussi.

Là, il semblerait que mon explication n’était pas suffisante, car Kunisaki se tordait le cou, perplexe.

« Je ne les comprends vraiment pas. Ne devraient-ils pas agir en étant heureux, contents d’avoir quelqu’un pour faire leur travail ? » (Kunisaki)

« Eh bien, il y a beaucoup de circonstances à cet égard quand on regarde le monde des adultes. » (Raika)

Comme il n’y avait pas besoin d’exposer les vraies intentions de l’église, je dissimulais cela avec un sourire.

« Eh bien, c’est ainsi que l’église et le mécanisme de gestion Eucharistia entrent en collision chaque jour. Les deux côtés en constante discorde. » (Raika)

Je terminai ainsi le sujet.

« Raika-kun est très bien informé. » (Tenka)

Tenka hocha la tête, impressionnée.

Mais alors, elle leva les sourcils et regarda Maria.

« Pourtant, si c’est le cas, il est normal qu’il ne fasse pas d’églises sur l’île, Maria-chan. » (Tenka)

« C’est vrai. » (Maria)

Maria hocha la tête résignée.

« Raika-kun, n’est-ce pas incommode pour toi aussi ? » (Tenka)

En regardant la croix présente à mon cou, Tenka me demanda cela.

« Je n’ai jamais prié en premier lieu, je ne suis pas vraiment croyant. » (Raika)

Je répondis ainsi.

Après cela, nous continuâmes à discuter pendant un moment.

{ Nous sommes presque la nuit. Tous les étudiants doivent retourner dans les dortoirs. } (personnel de sécurité)

Un personnel de sécurité venait d’apparaître, tenant un mégaphone, et il commença à faire des annonces.

Ohh, c’était presque le coucher de soleil.

Le couvre-feu de cette école était strict, mais en fait, tout ce qui était écrit dans les règles du dortoir était "Vous devez revenir dans votre chambre avant le coucher du soleil".

En d’autres termes, le temps n’était pas clairement déterminé.

Mais si c’était ainsi, comment les étudiants savent-ils quand vient le coucher du soleil ? L’école examinait donc quand le coucher de soleil allait venir tous les jours et il commença à l’annoncer partout dans l’île une heure avant.

Le temps après le coucher du soleil était appelé la nuit et toute sortie était strictement interdite.

Après avoir violé ces règles, les étudiants devaient écrire de longues excuses et étaient mis en résidence surveillée pendant longtemps.

Il y avait aussi d’autres pénalités.

Hakonogi-sensei nous avait également prévenus de tout cela en détail.

Parce que c’était une île pleine d’étudiants, nous devions avoir une discipline très stricte, et ainsi de suite.

Personnellement, je n’avais pas la personnalité qui me ferait me faufiler dehors pour aller jouer la nuit, alors le couvre-feu n’était pas un problème pour moi, mais...

« Ahh, c’est déjà la nuit ? » (Kunisaki)

« Je n’ai pas joué assez longtemps. » (Ruirui)

Kunisaki et Ruirui étaient de ce genre, donc ils étaient insatisfaits.

« Calmez-vous, nous pouvons jouer demain, alors, obéissons et rentrons chez nous. » (Tenka)

Tenka tenta de pacifier les deux.

En tout les cas, comme les magasins étaient fermés quand la nuit arrivait, il n’y avait pas beaucoup de sens d’aller à l’encontre des règles.

Kunisaki et Ruirui se déplacèrent à contrecœur.

Et nous sommes ainsi rentrés aux dortoirs comme tous les autres étudiants le faisaient.

Les dortoirs préparés par l’école avaient été construits dans plusieurs endroits et étaient situés dans toutes les directions, l’Est, l’Ouest, le Sud et le Nord.

Kunisaki, Maria et moi étions dans le dortoir du Sud, Tenka à l’Est et à Ruirui dans celui de l’Ouest.

« Eh bien, à bientôt. »

« On se voit demain ! »

Au milieu du carrefour, nous nous séparâmes de Ruirui et de Tenka.

Et tous les trois, nous allâmes au dortoir du Sud.

« En tout cas, c’était une chance que nous sommes tous trois dans le dortoir du Sud. » (Kunisaki)

« C’est vrai. » (Maria)

« Effectivement. » (Raika)

Étant donné que les élèves fréquentaient souvent le District du Sud après l’école, le dortoir du Sud était le plus proche. Et le Nord était le moins convenable.

Parlant de cela, nous arrivâmes finalement dans notre dortoir.

Tous les dortoirs étudiants avaient essentiellement la même structure de quatre étages.

Les dortoirs des garçons et des filles se trouvaient dans un bâtiment unique plutôt que dans des bâtiments distincts, mais les chambres étaient complètement séparées entre les deux côtés de l’immeuble et aller de l’un à l’autre était impossible.

Bien sûr, l’entrée de la partie des garçons et des filles était séparée et le personnel du dortoir surveillait tous les étudiants aux entrées.

« Eh bien, Maria-chan, à demain ! » (Kunisaki)

« Rendez-vous demain. » (Maria)

« Oui. Rendez-vous demain. » (Raika)

Après que nous avons dit nos au revoir avec Maria à son entrée, je poussai Kunisaki qui avait continué à lui faire des signes de la main et nous entrâmes dans l’entrée des garçons.

« Eh bien, je vais monter dans ma chambre. » (Raika)

« OK. Ah, quand comptes-tu manger, Raika ? » (Kunisaki)

Kunisaki m’arrêta alors que j’essayais de monter les escaliers et me demanda cela.

La cafétéria du dortoir était ouverte entre 17 h et 20 h. Pendant ce temps-là, nous pouvions dîner n’importe quand.

« Il y a un livre que je veux lire le plus tôt possible. Je ne sais pas quand je vais finir de le lire. » (Raika)

« Quoi ? Alors, qu’est-ce qui est plus important pour toi, moi ou le livre ? » (Kunisaki)

Il me parla, mécontent.

Il semblait qu’il voulait aller au même moment que moi pour aller dîner.

Voyant ça, je me sentis mal de le laisser ainsi tomber.

« Désolé. » (Raika)

« Raika, tu es méchhhhh. » (Kunisaki)

« Cela semble dégoûtant, alors, arrête ça. » (Raika)

« Hahaha, alors à demain, Raika. » (Kunisaki)

Souriant, je lui fis un signe, puis je me retournai avant d’aller dans ma chambre.

En d’autres termes, vers la chambre la plus éloignée des portes avant.

Alors qu’il y avait un ascenseur, la coutume était que seulement les deuxièmes et les troisièmes années pouvaient l’utiliser.

Étant donné que l’affectation de la chambre avait été déterminée au hasard lors de l’inscription, j’étais vu comme un garçon malchanceux par Kunisaki, qui avait eu droit à une chambre au premier étage.

« Pffff... » (Raika)

En arrivant enfin devant ma chambre, je l’ouvris avec ma clé électronique.

Les lumières de la pièce s’allumèrent et je posai mon sac sur le sol.

Eh bien ! Tout comme Kunisaki l’avait dit, c’était la loterie qui avait décidé des chambres.

Mais en fait, j’avais réellement pensé avoir eu de la chance.

Non, c’était une bonne chance pour nous.

Vraiment ?

*

*Frappe* *Frappe* !!

*

C’est à ce moment-là que j’entendis quelqu’un frapper sur la véranda.

J’ouvris alors les rideaux pas particulièrement surpris.

Là, présente devant moi, était celle dont je venais de me séparer un peu plus tôt, Maria.

« Désolé de t’avoir fait attendre. » (Raika)

« Je n’ai pas vraiment attendu, donc tout va bien. J’entre. » (Maria)

Bien sûr, c’était contre les règles pour les filles d’entrer dans la chambre d’un garçon.

Mais je n’étais pas trop inquiet concernant cette entorse au règlement.

Je ne répondrai pas non plus sur la raison pour laquelle elle était apparue dans ma véranda.

Et je n’avais pas été surpris, car je savais déjà qu’elle viendrait dans ma chambre dès le départ.

Ce que j’avais mentionné plus tôt concernant le fait d’avoir de la chance était parce qu’il était facile de passer par le toit depuis le quatrième étage à l’aide d’une simple corde.

*

Pourquoi Maria se faufilait-elle comme ça pour nous rencontrer en secret ?

Parce que c’était lié au véritable but qui nous avait fait venir sur cette île.

***

Partie 5

Il y a dix ans, après avoir tout perdu, je devins un orphelin.

Ceux qui s’occupèrent alors de moi se trouvaient dans un certain orphelinat.

Non, pour être plus précis, c’était un peu différent de cela.

J’avais alors cherché un orphelinat approprié et j’y étais entré.

Il s’agissait d’une institution de la Sainte Église qui, à l’époque, s’appelait encore l’Ancienne Église.

Pourtant, cette église avait également exploité d’autres orphelinats.

Il y avait une raison pour laquelle j’avais choisi celle-là entre tous.

Cette installation était — le centre de formation de la branche japonaise des exterminateurs d’hérétiques.

« Enseignez-moi comment tuer ces sales dieux. » (Raika)

Après avoir dit cela, je fus accepté par l’établissement.

Ceci faisait dix ans que depuis ce jour.

Chaque jour, je finissais par vomir du sang.

Avec ma chair étant tourmentée comme s’il s’agissait d’une routine quotidienne, j’eus ensuite des cours martelées dans ma tête, y compris l’apprentissage des langues.

Je ne me souviens même plus combien de fois j’avais appelé l’instructeur qui gardait toujours son sang-froid : "inhumain".

Et puis, l’autre jour, je fus enfin reconnu comme un membre à part entière de la Sainte Église.

En même temps, je reçus la mission de m’infiltrer dans cette île.

Il n’y avait qu’un seul ordre que j’avais reçu de l’église.

*

« Révélez à tous ce que fait réellement Eucharistia sur l’île de Laurasia. » (église)

*

Il y avait trop de mystères sur cette île de Laurasia.

Par exemple, comme Ruirui l’avait dit en mentionnant les légendes urbaines et les rumeurs, il était vrai que personne ne savait comment avait été construite cette île.

Bien que la quantité de croyants de l’église partout dans le monde ait diminué de manière significative avec l’influence de la Guerre des Mythes, le réseau d’information de l’église s’était répandu dans le monde entier.

Néanmoins, personne ne savait quand, par qui, et comment avait été construite cette grande île ?

De plus, cette île artificielle n’était pas faite sur des méga-flotteurs, mais avait une fondation construite à partir du fond marin.

C’était aussi complètement différent de repousser l’eau depuis une terre proche comme cela se faisait fréquemment avant.

Le continent eurasien qui existait autrefois ici, avait vu l’affrontement en plein milieu de cette terre de Thor de la mythologie nordique et Takemikadzuchi de la mythologie japonaise... tous deux des dieux du tonnerre.

Les piliers représentant les arts militaires des deux mythologies qui avaient combattu avec toutes leurs forces et ce conflit avaient entraîné la rupture d’un tiers du plus grand continent du monde.

Et l’île de Laurasia avait été construite exactement au milieu de la zone centrale, dite « terre zéro ».

Nous n’avions aucune idée de la profondeur du trou qui avait été créé ici.

Alors, comment avaient-ils pu construire cette île dans un tel endroit en seulement un an ?

Est-ce possible même avec la technologie moderne ?

L’île était pleine de mystères.

Enveloppé encore plus loin dans ces mystères, se trouvait l’Eucharistia.

L’organisation connue sous le nom d’Eucharistia était née à peu près au même moment où l’île de Laurasia avait été finalisée.

En plus de cela, ils s’étaient mis à agir au moment même où l’église était encore en pleine confusion et ils avaient commencé l’examen général ainsi que le nettoyage des phénomènes divins, empêchant ainsi toute initiative venant de l’Église.

Même si cela avait créé une grande agitation, l’Église avait toujours une grande influence.

En y pensant, il était impossible pour une force émergente de faire de telles choses... S’il s’agissait d’une force normale.

Cependant, il suffisait de regarder la façon dont les choses étaient actuellement.

L’Eucharistia gérait tout ce qu’il y avait à propos de la Guerre des Mythes et ne permettait aucune ingérence de la part de l’Église.

La façon dont ils avaient surpassé l’influence de l’église et la façon dont ils s’étaient ainsi établis partout demeurait encore inconnue.

C’était trop déroutant.

C’était trop tragique.

Est-ce qu’il y avait quelque chose d’anormal derrière eux ?

Ce que les plus hauts gradés de l’église voulaient — et je voulais aussi le savoir — était l’identité de ceux qui se tenaient derrière l’Eucharistia.

Les dieux qui étaient apparus sur la terre étaient repartis il y a dix ans.

Cette île et l’Eucharistia apparurent un an après.

Dans ce cas, cette différence d’une année n’était-elle pas pertinente ?

Ou peut-être que quelque chose d’anormal, lié aux dieux s’était produit pendant ce temps ?

Au cours de nombreuses années d’enquêtes, l’église avait finalement découvert qu’Eucharistia cachait quelque chose sur cette île.

C’est alors que l’église m’avait envoyé ici, car j’avais pu remplir les conditions d’admission.

Afin d’enquêter sur ce qui se cachait derrière l’Eucharistia et sur ce qu’ils faisaient sur l’île.

« ... »

J’avais déjà compris que cela faisait partie d’une lutte de pouvoir entre l’église et l’Eucharistia.

Cependant, la raison pour laquelle je voulais aller dans cette mission était parce que je pensais pouvoir obtenir des indices qui me conduiraient jusqu’aux dieux.

Ma petite sœur avait disparu il y a dix ans.

Pour savoir où je devais aller, je n’avais d’autre choix que de chercher le dieu qui nous avait agressés.

Bien sûr, on ignore si ceux qui sont derrière l’Eucharistia étaient liés aux dieux qui étaient venus il y a dix ans.

Cependant, peu importe les chances que cela soit possible, si c’était pour trouver ma petite sœur, alors je m’accrocherais au moindre indice avec toute la force que je possède.

Voici donc mon vrai objectif qui m’avait fait venir sur cette île.

Je voulais commencer à me déplacer ce soir pour atteindre cet objectif.

En d’autres termes... c’était ce que j’avais prévu à la base...

« Maria, il est temps que tu partes. » (Raika)

« Aucune chance que j’accepte cela, Raika-senpai. » (Maria)

En disant cela, Maria continua à me faire un câlin dans ma propre pièce depuis longtemps. Dès qu’elle était rentrée dans la pièce, elle était venue me prendre dans ses bras.

Pour votre information, Maria et moi sommes bien des camarades de classe.

Et pourtant, chaque fois que nous étions seuls, elle se référait toujours à moi en tant que son "senpai".

Pendant la journée, lorsque nous parlions avec Kunisaki, nous avions dit qu’elle venait de la même institution que moi.

C’était en effet tellement... vrai, mais dans tous les sens du terme. Tout comme moi, elle était quelqu’un qui avait reçu une formation d’exterminateur d’hérétiques.

La façon dont elle m’appelait "senpai" était ce qui restait de l’époque où nous étions dans l’établissement.

Maria, qui avait aussi satisfait les conditions requises pour être admise dans cette école, était venue avec moi sur cette île comme une aide pour cette mission d’infiltration, ou elle était censée être cela, mais...

« Maria. » (Raika)

« Senpai. Ruirui-san s’est accrochée à toi dans la salle de classe, n’est-ce pas ? C’est pourquoi je m’accroche aussi à toi maintenant. » (Maria)

« N’as-tu pas prêché qu’elle ne devait pas se coller ainsi aux autres ? » (Raika)

« Oui, mais moi, je suis autorisée à le faire. » (Maria)

Répondant sans équivoque, Maria a continué à me faire un câlin en me serrant fortement dans ses bras.

« ... » (Raika)

Puisque je ne pouvais pas faire autrement, je renonçai finalement à résister.

Dix minutes passèrent ainsi.

Il était maintenant une minute après six heures.

L’extérieur était complètement sombre et c’était le moment où les gardes finissent leurs patrouilles.

Il était temps de passer à travers leur surveillance.

« Maria. » (Raika)

« Oui. » (Maria)

Cette fois, Marie répondit avec obéissance.

Bien que parfois elle agissait étrangement, en général, elle était une fille sérieuse.

« Alors ? As-tu fini d’analyser la magie appliquée sur le dortoir étudiant ? » (Raika)

« Oui. » (Maria)

Maria hocha la tête.

Le cinquième jour depuis l’admission, la raison pour laquelle nous n’avions pas commencé à agir jusqu’à aujourd’hui, était parce que nous avions réalisé qu’il y avait une magie appliquée dans tout le bâtiment.

« La magie appliquée à ce bâtiment est à l’opposée d’une barrière qui empêcherait les personnes de rentrer dans la zone. En d’autres termes, il s’agit d’une magie qui prive l’envie aux étudiants de quitter le bâtiment. » (Maria)

Elle expliqua la magie appliquée à ce bâtiment, qu’elle avait examiné au cours de ces cinq derniers jours.

Étant donné que son aptitude était plus élevée que la mienne en matière de magie, je pouvais lui faire confiance vis-à-vis des résultats de ses analyses.

« Hein, c’est donc juste un petit tour pour mettre en détention les personnes se trouvant dans le bâtiment. » (Raika)

« C’est vrai. Mais Raika-senpai et moi, nous ne sommes pas affectés par cette magie basique grâce à nos croix. » (Maria)

En disant cela, Maria releva légèrement sa croix.

Cette croix était l’un des équipements de base des exterminateurs d’hérétiques, elle avait pour effet de repousser les malédictions et la magie nuisant à notre corps et à notre esprit.

En fait, en portant cette croix, Maria était allée sur toit qui se trouvait à l’extérieur du bâtiment et elle était ensuite descendue dans ma chambre à l’aide d’une ficelle extrêmement solide.

Mais les étudiants normaux n’avaient, quant à eux, probablement même pas l’envie de quitter le bâtiment.

« En outre, ce mécanisme semble s’activer seulement durant la nuit. » (Maria)

« Il semblerait que... c’est quand même de gros moyens pour s’assurer que les règles soient respectées. » (Raika)

Ce niveau de magie était dans le domaine de ce que les humains pouvaient faire.

Par conséquent, il était fort possible pour Eucharistia d’appliquer ce genre de mécanisme magique.

En supposant qu’Eucharistia soit bien le coupable,

« Est-ce qu’ils font quelque chose la nuit qu’ils ne peuvent pas montrer aux étudiants ? » (Raika)

Il était raisonnable de le penser.

Maria aussi était d’accord avec moi, elle hocha donc la tête en silence.

On ne pouvait pas dire que nous avions pu vraiment nous rapprocher de l’autre côté, mais...

« Comme je l’avais déjà imaginé, il va être nécessaire d’enquêter sur l’île au cours de la nuit. » (Raika)

Dans tous les cas, l’action suivante venait d’été décidé.

« Tout comme il avait été prévu, j’ai décidé d’agir en solo pour enquêter sur l’île. » (Raika)

« Compris. Quelle arme mobile prenez-vous avec vous ? » (Maria)

« Pas besoin d’en avoir. » (Raika)

Ma mission était simplement une mission d’infiltration.

En d’autres termes, la chose la plus importante était de ne pas être découvert, si je me retrouvais dans une situation où je devais utiliser une arme, alors cela signifierait que j’avais déjà échoué.

Et si j’échouai, la seule façon de m’échapper de l’île était par voie maritime.

En pensant à s’échapper, il n’y avait pas d’autre choix que de prendre illégalement un navire, mais si cela devenait ainsi, je savais déjà que l’église ne me couvrirait pas.

C’est pourquoi il valait mieux pour moi, de ne pas y aller avec une arme.

« Maria retourne dans ta chambre. Si quelque chose arrive et je ne reviens pas, contacte l’église. » (Raika)

« Compris. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de s’inquiéter si c’est toi, mais sois quand même prudent. » (Maria)

Je me déplaçai alors vers la balustrade sur laquelle Maria avait préparé le fil.

Et tout comme elle l’avait fait avant, j’utilisai le fil pour descendre tranquillement jusqu’au niveau du sol.

« ... » (Raika)

Ensuite, je m’éloignai du dortoir avec prudence pour ne pas être vu par le personnel du dortoir.

***

Partie 6

D’abord, je décidai d’aller à l’école.

Honnêtement parlant, ce n’était pas comme si j’étais certain qu’il y avait quelque chose là-bas.

Mais si cette île elle-même avait été faite par Eucharistia avec un certain plan en tête, je pensais juste que quelque chose devait exister dans l’école qui avait été construite au centre de celle-ci.

En premier lieu, je n’avais aucun indice qui m’indiquerait où commencer à chercher.

Pour l’instant, je décidai de suivre mon intuition et je me déplaçai donc avec soins sur la route habituelle qui me conduisait jusqu’à l’école.

... Cependant, même après que se fut écoulé trois fois le temps que cela me prendrait normalement pour m’y rendre, je ne pouvais toujours pas voir l’école.

Après avoir analysé les sentiments présents en moi, je me rendis compte de la raison de tout cela.

Les environs étaient bien trop silencieux.

Pour cette raison, je devenais étrangement nerveux concernant le fait de masquer le son de mes pas et c’est pourquoi ma vitesse de déplacement s’en trouva encore plus réduite.

« ... »

Ce silence me faisait mal aux oreilles.

Le vent traversant la ville vide était empli d’un intense froid.

La Nuit.

Quand j’avais entendu parler de cela, je pensais que c’était simplement un simple nom, mais l’expérience de ce moment était très étrange.

Le jour et la nuit.

Je n’étais pas très conscient de cela jusqu’à maintenant, mais la journée et la nuit étaient deux mondes différents.

Les êtres vivants diminuaient leur respiration, l’air se refroidissait et les sons disparaissaient.

Le silence et l’immobilité avaient suffi pour me permettre d’entendre le bruit du sang qui coulait dans mes oreilles.

Le bourdonnement dans mon cœur n’était pas la peur, mais la terreur.

Dans cet espace, avec la disparition de tous les bruits, je réalisais finalement ma petitesse et l’ampleur du monde.

Face à quelque chose de bien supérieur à ce que j’étais, à la place d’avoir peur, j’avais du respect mêlé à de la crainte.

C’était l’émotion que les gens éprouvaient autrefois envers les dieux et la nature.

Cette ville, cette île rappelaient aux personnes de telles choses.

*

« ————ii. »

*

... Hmm ?

Juste à l’instant, il y avait bel et bien une voix qui avait retenti.

Me cachant dans l’ombre, je regardais alors mes alentours, mais il n’y avait aucun signe indiquant la présence d’une personne.

Les environs étaient les mêmes que d’habitude... Toujours totalement silencieux.

... est-ce mon imagination ?

Il me semblait assez clair que c’était bien cela.

Bon, il n’y avait plus de temps à perdre dans un endroit comme celui-ci.

Je repris donc mon mouvement et m’en allai jusqu’à l’école.

Après avoir grimpé la douce pente se trouvant de moi, je pourrais enfin voir le bâtiment de l’école.

Passant par la porte principale extérieure de l’école tout en me méfiant des alentours, je tentai alors d’approcher tranquillement l’entrée du bâtiment.

Et c’est alors que...

« ————Ah. » (Raika)

En regardant soudainement le sommet du bâtiment, je vis alors que quelqu’un se trouvait sur le toit du bâtiment scolaire.

À en juger par la longueur de ses cheveux, il s’agissait probablement d’une fille.

La fille qui semblait porter le clair de lune dans son dos était équipée d’une armure de chevalier en argent.

Il y avait, semble-t-il, une cravate attachée à son cou, et l’ourlet de son armure s’étendait comme s’il s’agissait d’une jupe.

Son apparence me donnait l’impression d’être la combinaison d’un uniforme scolaire et d’une armure.

Bien que cela soit une combinaison bizarre, étrangement, ce genre d’apparence sur elle était vraiment magnifique.

Dans cette nuit silencieuse, presque comme si elle chevauchait en ce moment le clair de lune, debout là-haut, elle m’apparaissait comme très mystique.

« ———— »

Le regard de la jeune fille se déplaça alors vers le bas.

Nos yeux se rencontrèrent à ce moment-là.

« Charlotte-senpai ? » (Raika)

Il était difficile de bien voir dans cette noirceur, mais ses traits du visage me semblaient familiers.

Il s’agissait bien de la fille de deuxième année que j’avais croisée aujourd’hui, alors que nous passions les portes de l’école pour quitter l’école.

Charlotte Lovepain.

Son apparence pendant le jour et la nuit me donnait une impression légèrement différente.

Quand je l’avais vue pour la première fois, l’atmosphère qui l’entourait était fugace, mais maintenant elle était forte et froide comme une lame dégainée...

Soudain, elle sauta du toit.

« Quoi !!? » (Raika)

Était-elle sur le point de se suicider — non.

Elle me visait clairement alors qu’elle tomba, non, alors qu’elle sauta du toit.

« Viens à moi, Nothung ! » (Charlotte)

Charlotte se mit à crier.

Une lumière convergeait dans sa main en prenant la forme d’une épée.

Ce n’était pas un Katana japonaise. Il s’agissait d’une épée de chevalier légèrement plus large.

Possédant des décorations en argent sur la poignée ainsi qu’une gemme rouge.

La lame en elle-même n’avait pas même une ombre sur elle.

Et, la trajectoire que la lame prenait arrivait très clairement vers moi — !

« Khh ! » (Raika)

Je me projetai donc vers l’avant pour échapper à la lame tout en me penchant.

*crshshshh* !!

Je pouvais entendre le bruit du béton qui venait d’être découpé par la lame.

Alors que je roulais sur le sol après mon esquive, je vis l’épée de chevalier diviser le trottoir en deux, produisant ainsi une énorme fissure dans le sol.

« Quoi !? » (Raika)

Quel que soit le Katana ou l’épée, ce genre de chose était impossible.

Ce n’était pas un marteau ou une boule de fer, il n’y avait donc aucune chance de pouvoir ainsi découper le sol.

Et en y pensant, déjà avant cela, il n’était pas normal pour un humain de pouvoir ainsi sauter du toit de l’immeuble et de pouvoir se réceptionner plusieurs dizaines de mètres plus bas sur ses deux jambes, sans qu’elles subissent le moindre dommage.

Je me relevai dans un seul mouvement, et avec le bâtiment derrière mon dos je décidai d’affronter la fille qui ne pouvait pas être une personne normale.

En se retournant, la jeune fille me regarda avec un regard tranchant.

Je pouvais sentir une soif de sang ainsi qu’une forte volonté dans ses yeux. C’était complètement différent de l’impression que j’avais eux quand elle m’avait parlé durant la journée.

C’était comme... celle que j’avais vue une fois sur le sommet de la montagne de décombres.

– C’était comme si un dieu revenu sous la forme d’une fille était tombé du ciel devant moi.

« Ghh...! » (Raika)

Mon œil gauche se mit alors à me faire très mal.

Pendant que je me bloquais mon œil par une main, Charlotte se retourna.

Izure Shinwa no Ragnarok Volume 01 011

« Toi, tu es bien compatible avec les Divinités, n’est-ce pas ? » (Charlotte)

Elle releva le point de son épée alors qu’elle me demandait cela.

« Compatibles avec les Divinités ? » (Raika)

En compressant toujours mon œil gauche, je lui répondis tout en subissant une sueur froide dans tout mon corps.

Elle semblait paralysée, mais je ne pouvais pas comprendre ce qu’elle voulait me dire.

Bien sûr, je lui avais répondu sincèrement, mais il semblerait qu’elle pensait que je jouais l’idiot.

Les yeux de Charlotte étaient teints de colère.

« Maintenant, qu’est-ce que vous essayez de faire, alors que vous vous promenez pendant la nuit... ? » (Charlotte)

La nuit ?

Certes, il s’agissait d’une violation des règles du dortoir, mais qu’en est-il de tout cela ?

Mais avant que je puisse demander.

« Ceci est la troisième guerre à laquelle je participe. Devenir le premier à orner mon épée est quelque chose qui devrait te rendre heureux... Mais si l’adversaire est un faible qui s’enfuit, ceci représente quand même un certain honneur. » (Charlotte)

La troisième... guerre ?

Depuis la précédente Guerre des Mythes, il n’y avait même pas eu un conflit à grande échelle qu’on pourrait appeler une « guerre ».

*frisson*

Un froid mystérieux parcourut le long de ma colonne vertébrale.

« Au moins, bats-toi pour ne pas te ridiculiser lorsque tu mourras. » (Charlotte)

« Attendez ! De quoi parlez-vous... » (Raika)

« Tch. » (Charlotte)

Charlotte fit alors claquer sa langue de colère.

« Si tu ne souhaites pas te battre... alors, quitte immédiatement la surface de cette terre. » (Charlotte)

Elle souleva alors son épée de chevalier.

Sans aucun doute, l’intention de me tuer qui pouvait être perçue dans la pointe de cette lame était réelle.

Ses mouvements antérieurs et ceux de la journée étaient complètement différents.

Je ne savais pas pourquoi, mais j’étais maintenant attaqué par une étudiante alors que j’étais venu enquêter sur les agissements d’Eucharistia.

Mais maintenant, ce n’était pas le moment de penser à cela.

... J’estimai rapidement que l’affrontement direct était impossible.

Les mouvements de Charlotte étaient bien meilleurs que les miens.

Face à elle, qui tenait une épée, combattre à mains nues était téméraire.

Le retrait loin de cet endroit était devenu ma priorité absolue.

Alors que je réfléchissais à une voie d’évacuation possible, une petite lumière apparut soudainement sur l’armure de Charlotte, au niveau de son cou.

Ceci venait de l’écart entre sa cravate et son collier.

Un tatouage... non. Il s’agissait d’un motif dessiné avec des lignes simples qui, pour une raison quelconque, émettent de faibles lumières phosphorescentes.

De plus, ce modèle, non, ces caractères...

*

« – – s mien ? »

*

... encore cette voix ?

De ce que j’avais entendu plus tôt, je pensais tout d’abord qu’il s’agissait de la voix de Charlotte, mais sa bouche ne bougeait pas. Aussi, après l’avoir entendu de nouveau, je constatai que le ton de la voix était complètement différent.

Alors, à qui appartient cette voix ?

Il était difficile de l’entendre, mais d’après ce que je pouvais dire, il s’agissait de la voix d’un homme.

Y a-t-il quelqu’un d’autre ici — quand je pris le temps de regarder les environs pendant un court instant. La jeune fille se mit à me charger.

« !!? »

Me laissant tomber au sol par réflexe, je pus ainsi sauter sur le côté.

L’épée passa juste au-dessus de ma tête inclinée.

*grashhh* !!

Le mur de l’école fut éventré — !

De plus, il s’agissait d’une ligne bien droite et nette.

Le verre épais se trouvant sur dans la porte double fut brisé à la suite de cet impact. Du gravier fut éjecté partout, frappant un peu partout mon corps

« Ghh ! »

Je serrai alors les dents en réponse à la douleur que je ressentais, puis j’entrai dans le bâtiment par les portes brisées.

Tout en courant dans le couloir, je continuai à avoir des sueurs froides.

Qu’en est-il de cette puissance destructrice anormale ?

Ainsi que le froid pénétrant quand je fais face à cette épée.

Tout cela n’est pas bon du tout.

C’est comme quelque chose provenant d’en dehors de ce monde.

Mon instinct humain m’avait immédiatement averti de cette menace.

Alors, comment survivre dans cette situation ?

J’escaladai les escaliers tout en pensant à cela.

S’échapper quand il n’y avait aucun moyen de fuir était un plan stupide, il n’y avait pas d’obstacles dans les couloirs rectilignes de l’école. Le risque qu’elle me rattrape à l’aide de ses formidables capacités physiques était bien trop élevé.

Pour l’instant, je décidai d’aller me cacher pendant un moment avant de pouvoir finalement tenter de m’échapper vers l’extérieur de l’école.

C’étaient des mesures totalement passives, mais c’était tout ce que je pouvais faire.

Peu importe comment je tournais la situation dans ma tête, je me trouvais dans une situation désespérée.

Et le pire dans cette affaire était de ne rien savoir de ce qui se passait réellement. Oui, c’était vraiment la pire des choses.

Si je savais au moins l’identité de cette épée.

Si je ne me trompais pas. Elle l’appelait Nothung, n’est-ce pas ?

« !? »

Une fois après être monté au troisième étage, je cessai alors totalement de bouger.

C’était parce que je venais de remarquer un fait. Non, dire que je venais de me rappeler de quelque chose serait plus correct.

Je connaissais cette épée.

C’était alors qu’une ombre apparut à l’extérieur, bien visible par la fenêtre devant moi.

Ce qui était apparu fut un héroïque cheval ailé.

Dans le ciel !?

Sur son dos se trouvait Charlotte qui tenait son épée de chevalier.

« Vas-y, Grani ! » La voix percutante de la jeune fille retentit par les fenêtres.

Grani.

Nothung.

Cette armure et ces personnages.

Comme je le pensais ?

J’avais acquis assez de confiance quant à son identité.

Au même instant, le cheval volant frappa les murs du bâtiment scolaire.

*brshhnggg* !!

« Khh !! »

Évitant les décombres, je roulai jusqu’à arriver dans le couloir.

Le cheval avait traversé le ciel tout en détruisant le bâtiment lors de son attaque.

En témoignant de ce spectacle si irrationnel, beaucoup de personnes seraient saisies par l’étonnement.

Mais j’étais loin d’être dans cet état.

*Boum boum*

La colère.

*Boum boum* *Boum boum* *Boum boum*

Parce qu’il semblerait que des sentiments violents éclateraient de mon cœur, tout ce que je pouvais faire actuellement était de me contrôler afin de garder ma santé mentale.

« Ne t’enfuis pas, toi le lâche. » Déclara Charlotte depuis quelque part plus loin.

Mais, je ne m’en souciais pas le moins du monde.

Puisque, lui faisant face depuis le bas, je levai la tête.

« Je t’ai finalement trouvé. » Après l’avoir dit tout en contrôlant la voix se trouvant au plus profond de mon cœur.

« ———— ! »

Surpris par mon état anormal, Charlotte fit avancer son cheval d’un pas hésitant.

Je n’allais pas laisser échapper cette chance.

J’attrapai alors l’extincteur se trouvant contre le mur.

« Mmgh !? »

Charlotte devait penser que j’allais lancer ce lourd extincteur sur elle, et donc, elle leva son épée afin de le dévier en plein air.

Pendant ce temps, j’arrachai le verrou de l’extincteur puis j’appuyai sur le levier d’activation. J’éjectai ainsi le jet en plein dans son visage.

« Wahphh!! »

Aspergée par la poudre de l’extincteur, la chevalière poussa un cri silencieux.

Après avoir réussi à l’aveugler, je pus ainsi me faufiler du côté du cheval volant afin de partir loin de cet endroit.

***

Partie 7

J’entrai dans une salle de classe au troisième étage, puis appuyai mon dos contre le mur par la fenêtre avant de reprendre mon souffle.

La raison pour laquelle je n’étais pas allé au premier étage était parce que je n’avais pas confiance sur le fait que je puisse me déplacer plus rapidement que le cheval volant si je me trouvais à l’extérieur.

Et encore moins vu qu’il pouvait voler dans le ciel.

J’avais déjà imaginé la possibilité de m’enfuir jusqu’au dortoir où d’autres pourraient me voir, mais comme le but de l’adversaire n’était pas clair, il était impossible de savoir si d’être vu par d’autres la dérangerait.

Et si tel était le cas, je pourrais finir par impliquer d’autres personnes.

Comme ceux avec qui j’étais devenu ami depuis mon arrivée ici, Kunisaki, Ruirui et Tenka.

En plus de ceux qui n’étaient pas encore mes amis, mais qui étaient souvent proches de moi, mes camarades de classe.

Toutes ces choses devaient être évitées, peu importe comment.

En outre, il me fallait demander à Charlotte, non, la questionner à propos de cette chose.

— Ce motif lumineux était gravé sur son cou.

Il s’agissait d’un symbole runique.

Il s’agissait sûrement de l’alphabet utilisé par les tribus germaniques du nord, également profondément impliqué dans certains systèmes mythologiques.

Chaque rune avait un sens bien spécifique.

La signification des symboles sur son cou était de —

{ ... uhihihi, tu as l’impression que tu es sur le point de mourir, Milenian*. }

« !? » (Raika)

Je criai presque de surprise, mais je réussis quand même à désespérément empêcher ma voix de se faire entendre.

Il s’agissait cette fois-ci d’une voix d’homme semblable, mais en même temps très différente de celle de Charlotte.

Il s’agissait, j’en étais sûr, de la voix que j’avais déjà entendue à plusieurs reprises avant cela.

{ – Woah, il semblerait que ma voix t’ait finalement atteint. On dirait que cette croix me barre la route, m’empêchant ainsi de m’entendre, quel insolent que tu es pour ainsi ignorer mon grand appel alors que je l’ai effectué tant de fois. }

Je regardai alors attentivement autour de moi, mais il n’y avait personne d’autre que moi dans la salle de classe.

Et donc... suis-je le seul à entendre cette voix ?

Qui êtes-vous ?

{– Je ne suis guère intéressé à me présenter maintenant, car l’ennemi est en train d’arriver. Et après cela, est-ce que tu pourrais encore me demander mon nom avec ta tête tranchée ? }

La voix répondit en riant avec mépris. Sa manière de parler était horrible. Mais la situation était exactement comme l’avait décrit la voix.

Ennemi, tu as dit. Tu parles de Charlotte ? Sais-tu pourquoi elle m’attaque ?

{ – Oui, je le sais. Nous sommes en guerre depuis toujours. Tu as été choisi, car tu es compatible avec moi. Cependant, j’étais celui qui t’a choisi. }

Compatible. Juste avant, Charlotte avait aussi utilisé un mot du genre en disant "Compatibilité Divine".

Et aussi de guerre. Elle avait dit que nous étions au cours de la troisième guerre.

Plusieurs choses se sont comme connectées entre elles dans ma tête, mais mettons de côté ces informations, du moins pour le moment.

{ – Hihihi, tu as raison. Ce dont tu as besoin maintenant est le pouvoir de te battre. Je peux te donner mes capacités. Acceptez-le avec gratitude, prosterne-toi et embrasse le sol avec ton front. }

Qui es-tu... avant que je puisse demander cela —, soudainement, une énorme quantité d’informations apparut alors dans ma tête.

La capacité qui m’avait été donnée. La manière de l’utiliser. Ainsi que ces caractéristiques.

La capacité de traitement de mon cerveau fut accélérée par la force à mesure que d’innombrables savoirs arrivaient à l’intérieur.

Il y avait là une si grande quantité de connaissances que je me retrouvais étourdi et me fis avoir un horrible mal de tête, ainsi que des douleurs intenses dans mon œil gauche.

« GAAAHHhhh! » (Raika)

Tenant ma tête entre mes deux mains, je laissai échapper un cri, ne pouvant pas endurer toute cette douleur.

Et en même temps, le mur de la classe fut littéralement déchiqueté.

« – Je vous ai trouvé ! » (Charlotte)

Charlotte apparut alors, tenant son épée de chevalier dans la main.

Peut-être parce que le plafond du couloir était trop bas, elle ne chevauchait pas Grani.

Mais encore plus gênant que ce cheval volant était cette épée.

Il n’y avait pas assez d’espace dans la salle de classe pour pouvoir l’éviter.

« Khhh ! » (Raika)

J’étais encore en plein milieu de l’assimilation de la capacité de mon œil gauche.

« C’est fini. » (Charlotte)

Elle fonça sur moi tout en tenant son épée.

Ses pas écrasèrent les planches du plancher sous elle alors qu’elle commençait sa charge.

Si j’étais, ne serait-ce qu’effleuré par elle dans cette armure et avec cet élan, j’allais assurément mourir.

« Prenez ça... !! » (Raika)

Je lançai alors une chaise sur elle.

Mais elle fut simplement coupée par son épée de chevalier.

« !! » (Raika)

Charlotte était déjà en mouvement pour effectuer la prochaine attaque — en d’autres termes, le mouvement final afin de me tuer.

Je n’avais aucun moyen de l’éviter.

La pointe de l’épée bougea. Millimètre après millimètre. La mort s’approchait.

Est-ce que je vais mourir ici ? Est-ce que je vais vraiment être tué ?

Il y a dix ans, mes parents ont été tués, la ville a été incendiée.

Ma petite sœur a été emmenée.

Est-ce que je vais mourir. Sans les rembourser ?

...

...

Ne te fous pas de moi.

Sérieusement, ne te moque pas de moi.

Je ne vais jamais accepter cela !

Si je meurs ici, à quoi bon ces dix années ?

Ce qui traversa alors mon esprit fut la montagne de décombres de ce jour-là et ce dieu ridicule ayant une apparence de jeune fille.

Jusqu’à ce que je l’ai retrouvée et qu’elle ait craché le morceau concernant ce qui est arrivé à ma petite sœur à l’époque, je...

Comme si j’allais laisser cette foutue mort arriver.

{ – Bonne résolution. }

En entendant la voix, je fus ramené à l’instant présent.

*wshhoo* !!

Il y eut alors le bruit de l’air coupé au-dessus de ma tête.

Apparemment, j’avais inconsciemment évité l’épée et ce faisant, j’étais tombé sur les fesses. L’épée semblait avoir frappé juste au-dessus de moi.

La frappe qui devait couper ma tête avait coupé les fenêtres de part en part.

La moitié inférieure du verre des fenêtres tomba alors à l’extérieur.

En outre, la pression provenant de la frappe de l’épée souffla tous les pupitres et les chaises qui s’écrasèrent contre le mur.

{ – N’es-tu pas chanceux ? }

La voix me ridiculisa comme s’il avait vu une terrible comédie.

Ferme-là, Dieux de merde.

Je crachai des malédictions.

Tout cela se trouvait parmi les connaissances qui étaient rentrées plus tôt en moi.

Cette voix était celle d’un dieu.

Dieux.

Pour les humains, ils représentaient la peur et le désespoir.

Les humains ne pouvaient rien faire face à eux.

Par exemple, il y a dix ans, un milliard et demi de personnes était mort en étant impliqué dans une bataille entre les dieux.

Et par exemple, maintenant, nous étions pris entre la guerre des dieux avec Charlotte qui était sur le point de me tuer.

Les humains ne peuvent pas s’opposer aux dieux.

Pour les humains, les dieux étaient des existences absolues.

« Saleté d’ordure » (Charlotte)

Face à cette vérité, je tremblais de colère.

{ – Tu as une bouche vraiment fétide. }

« Tch. » (Raika)

« Tch. » (Charlotte)

C’est alors que deux bruits de langue se chevauchèrent. L’un était de moi, et l’autre était de Charlotte.

Non, c’était faux.

Pour être précis, ce n’était pas Charlotte.

Ce soir, celui qui m’avait agressé était du même genre que ce mec à l’intérieur de moi, un dieu.

« Vous, comment osez-vous me donner tant de problèmes. » (Charlotte)

La déesse grogna puis leva l’épée jusqu’à mon cou.

« Meurs ! » (Charlotte)

Avec l’annonce de ma mort, elle retira légèrement l’épée de ma gorge.

À ce moment-là, j’éloignai la main qui couvrait mon œil gauche.

Et.

« Je me nomme Shinzen Raika et je te commande. Brünnhilde, soit mon esclave. » (Raika)

Le pouvoir de mon œil gauche l’engloutit.

Et au même instant, le mouvement de son épée s’arrêta complètement.

« Quo... i !? » (Charlotte/Brünnhilde)

Mon adversaire devint confus, incapable de déplacer son corps.

« ... pfff. » (Charlotte/Brünnhilde)

Je me levai en faisant attention à ce que la lame ne me coupe pas l’artère carotide, puis frappai mon uniforme afin de me débarrasser de la poussière.

En me voyant affiché tant de sang-froid, elle me fusilla du regard.

« Bâtard... que m’avez-vous fait !? » (Charlotte/Brünnhilde)

Je me sentis mal à l’aise en entendant ses actions si hautaines, puis détournai le regard.

« ... Je vous ai dominé avec mes yeux du mal. Il est inutile d’essayer de bouger. Pas seulement vos bras, vos jambes et vos doigts, même votre âme elle-même sont désormais à moi après que je vous ai asservit. » (Raika)

« Me dominer, m’asservir, vous dites... ! Mais comment savez-vous mon nom ? » (Charlotte/Brünnhilde)

En entendant cette question, je me suis mis à rire.

« L’épée tueuse de dragons, Nothung. Le cheval qui peut voler dans le ciel, Grani. Votre allure de chevalier. Avez-vous pensé que votre identité ne sera pas exposée avec ces nombreux indices révélés ? Ce qui a fini par tout confirmer fut la rune se trouvant sur votre cou. — » (Raika)

Je déplaçai la cravate placée autour de son cou et la rune se trouvant dessous fut exposée à l’air.

« –– Il s’agit-là de la rune qui veut dire la victoire. C’est le vôtre, le symbole de Brünnhilde. » (Raika)

« ...!! » (Charlotte/Brünnhilde)

Il semblait qu’elle était frustrée d’avoir tout la concernant ainsi exposé alors qu’elle se mordait les lèvres.

Il y a une minute, elle avait l’avantage absolu.

Et maintenant, la situation avait été inversée et j’étais le seul à tenir le pouvoir de la vie et de la mort face à mon adversaire.

« Votre... votre nom ? » (Charlotte/Brünnhilde)

À la fin, Brünnhilde semblait vouloir connaître le nom de celui qui l’avait battu alors qu’elle me posait cette question.

Encore une fois, cette situation me rendit d’une humeur massacrante.

« Je vous ai déjà donné mon nom. Ou le nom humain n’est-il pas assez bon pour vous ? » (Raika)

Lui crachai-je alors au visage.

« Dans ce cas, je vais dès lors utiliser un nom un peu plus facile à comprendre pour vous, les dieux — je suis le "Roi de l’Œil Maléfique", Balor. » (Raika/Balor)

***

Chapitre 2 : S’Éloigner de la Vie Normale

Partie 1

J’avais alors amené dans ma chambre du dortoir Brünnhilde que j’avais pu totalement dominé plus tôt à l’aide de mon Œil Maléfique.

Tout comme quand j’étais sorti avant, j’avais utilisé la fenêtre de ma chambre pour rentrer à l’intérieur.

J’utilisai le fil. Mais quand à elle, Brünnhilde arriva en haut simplement à l’aide d’un saut.

Il n’y avait personne à l’intérieur. En réponse à mon ordre, il semblerait que Maria soit déjà retournée dans sa chambre.

Après avoir ordonné à Brünnhilde de fermer la porte, j’avais allumé les lumières de la pièce.

« Prenez un siège là-bas... Maintenant, dites-moi tout ce que vous savez. » (Raika)

Alors que je m’étais moi aussi assis sur une chaise, j’avais ordonné ça à Brünnhilde qui était actuellement debout.

Ceci ne serait pas du tout une bonne chose si elle causait beaucoup de bruits alors que nous étions au voisinage des dortoirs. C’était pourquoi, plus tôt, je lui avais ordonné de fermer la bouche.

« Tch... Je te tuerai. » (Brünnhilde)

Sur mon corps mort, Brünnhilde aimerait dire ça.

C’était ce que je n’arrêtais pas d’entendre avant que nous soyons arrivés ici.

« Non. Il y a plein de choses que je voudrais d’abord obtenir de vous. » (Raika)

{ ... Vas-tu commencer par la torture ? Laisse-moi faire, car je suis bon avec ce genre de chose.}

Balor réclamait joyeusement ça à l’intérieur de ma tête.

Toi aussi, Balor, tu me dois une excellente explication.

J’essayai aussi de l’intimider.

{Hoo ? Tu veux aussi me torturer ? Tu sais, je réside dans ton corps. As-tu aussi l’intention de torturer ton propre corps ? Quel masochiste tu fais ! Mais en passant, je resterais avec toi pour le restant de ta vie.}

Il s’était mis à rire, et ceci m’avait rendu encore plus irrité par ma propre impuissance.

Sur la base de notre conversation précédente, j’avais déjà conclu qu’il était le type de Dieu que je détestais le plus.

Je devais donc le mettre de côté pour le moment, car là, je devais me concentrer sur Brünnhilde.

« ... »

Brünnhilde s’était alors assise tranquillement devant moi.

« ... »

Mais j’étais aussi resté silencieux.

Plus tôt, je lui avais déjà ordonné de dématérialiser ses armes.

Son armure et son épée de chevalier avaient disparu en particules de lumière, et maintenant, elle ne portait que son uniforme scolaire tout à fait normal.

Devant moi se tenait une écolière normale comme je pouvais voir partout, mais je ne pouvais pas me permettre d’être négligent face à elle.

Même si j’avais déjà mentionné plus tôt qu’elle était désormais sous mon contrôle, mon anxiété demeurait.

En premier lieu, mon Œil Maléfique avait-il la puissance afin d’effectuer une domination complète ?

Du moins pour le moment, elle avait suivi tous mes ordres sans rechigner.

Cependant, ses actes pouvaient faire partie d’une comédie. Comment pourrais-je le confirmer ?

Ou peut-être, n’agissait-elle pas parce qu’elle était incapable d’annuler la puissance de mon Œil ?

En y pensant, cette capacité était juste quelque chose que j’avais emprunté. Il n’y avait donc aucune chance que je puisse lui faire confiance.

Balor. Y a-t-il une possibilité pour Brünnhilde de se libérer du pouvoir de l’Œil Maléfique ?

{Ha !?}

Quand j’avais tenté de confirmer ce fait avec le propriétaire de la capacité, il m’avait répondu avec un mépris.

{Bien qu’il existe de nombreuses conditions avant de pouvoir utiliser l’Œil Maléfique de la Domination, une fois que vous l’avez acquise, il s’agit là de la meilleure capacité qui est parmi les plus puissantes existante. Toute personne sous son contrôle sera sous l’effet d’une obéissance absolue. En conclusion, il n’y a aucune chance de pouvoir briser cela.}

... Je vois. Merci pour l’information.

Comme il était tellement fier de lui-même, j’étais sûr qu’il ne mentirait pas sur sa capacité.

{ ... Attends, qu’est-ce que c’est, bâtard ? Si tu te plains, alors...}

Soudainement, Balor parla d’une voix colérique, puis il continua.

{Non, comme tu l’as dit comme ça, je vais devoir te prouver que la domination de l’Œil Maléfique est parfaite.}

Après quelques secondes, il l’avait reformulé d’une telle manière.

Comme il n’y avait que sa voix, je ne pouvais pas dire quand il cessera de me parler.

Peut-être que c’était la meilleure des choses de ne pas continuer à lui répondre...

Mais, puisqu’il avait dit qu’il me prouverait le pouvoir de l’Œil Maléfique, alors il me montrera qu’il peut imposer son propre désir à quelqu’un.

Et bien. Fais-le.

{Ooh, laisse-moi faire.}

Sa réponse fut remplie de joie et de plaisir.

J’avais alors eu un mauvais pressentiment. Comme prévu, je ne devais pas le laisser le faire, mais avant que je puisse réussir à l’arrêter, il avait déjà...

Mon œil gauche qui contenait l’Œil Maléfique était en train de palpiter...

{Au nom de Balor, le Roi de Tous les Maux, je te l’ordonne. Brünnhilde, retire tous tes vêtements et expose-toi pleinement devant moi. Prouve-nous que tu ne nous caches plus rien.}

Qu’est-ce que c’est !?

Même si sa voix ne se répercutait que dans mon cerveau, c’était évidemment un ordre dirigé directement vers Brünnhilde.

En outre, son ordre était exagéré.

« D’accord. » (Brünnhilde)

« Ah ! » (Raika)

Brünnhilde se leva puis commença à déboutonner son uniforme.

Contrairement à son attitude obéissante, son visage était rouge comme une betterave, sûrement dû à la honte.

Il était clair que l’acte d’enlever ses vêtements était fait contre sa volonté.

Hé, à quoi pensez-vous là !?

{Je veux juste te prouver la Domination Absolue de l’Œil Maléfique. Il suffit de regarder cette attitude timide, irrésistible, n’est-ce pas ? Wahahahah!}

Cessez immédiatement cette blague. Je pensais que ce corps m’appartenait. Alors pourquoi pouvez-vous utiliser l’Œil Maléfique ?

{Il est vrai que le corps t’appartient, mais en premier lieu, je suis le propriétaire légitime de l’Œil Maléfique. Ainsi, il n’est pas déraisonnable que je puisse aussi l’utiliser, n’est-ce pas ?}

... Pfff !

Certes, mon œil gauche qui avait été changé en un Œil Magique ne pourrait déjà plus faire partie de mon corps.

J’avais alors regretté de ne pas avoir réfléchi à l’avance à ce qui pourrait arriver.

Non, en ce moment je devrais uniquement réfléchir afin de gérer la situation se trouvant devant moi.

... En mettant de côté ma frustration, Balor donnant des ordres était en soi un problème.

Pour le chevalier céleste Brünnhilde, le fait d’enlever tous ses vêtements devant son ennemi devait être une extrême humiliation.

Mais le fait qu’elle fasse quelque chose de si humiliant, et cela devant moi, montrait clairement la puissance absolue de l’Œil Maléfique de la Domination. Cette méthode était bien trop simple.

Toujours... J’étais sûr que cette affaire deviendrait extrêmement gênante si je n’arrivais pas bientôt à annuler l’ordre de Balor.

C’est aussi parce que j’avais l’intention de continuer à l’interroger après ça. Bien que j’avais accès à l’Œil Maléfique de la Domination, je voulais autant que possible garder l’avantage au niveau du mental.

« Bon sang. » (Raika)

On pouvait entendre un faible bruit de langue, et maintenant je regardais silencieusement Brünnhilde dont les attaches de sa jupe avaient été défaites et qui maintenant était en train de l’abaisser vis-à-vis de sa chemise.

***

Partie 2

J’avais pensé des centaines de fois que j’arriverais à le tuer.

Mais finalement, je m’étais fait dominer par l’Oeil Maléfique... Et donc moi, Brünnhilde, j’avais perdu la liberté de faire le moindre mouvement.

À la suite des ordres de Raika Shinzen, j’avais enlevé mes vêtements pièces après pièces.

La jupe qui possédait une fermeture à glissière chuta sur le sol avec un bruissement.

En poursuivant mes actions, j’avais ensuite décroché mon soutien-gorge.

Ma poitrine qui avait été enveloppée dedans plus tôt s’était finalement retrouvée comme libéré. *Pyon*. Cela m’avait donné une telle impression quand ils étaient sortis de là.

Mes seins avaient une belle forme. Dans le futur, ils étaient susceptibles de produire du lait de qualité.

Ma peau blanche et soyeuse possédait une excellente texture sans une seule tache sur elle.

Maintenant, tout le haut de mon corps pouvait clairement être vu, y compris mes membres en bonne santé. Ce corps avait l’aspect parfait d’une magnifique jeune femme.

Même si je n’étais qu’une femme de guerre, c’était suffisant pour me rendre jalouse.

Ces seins ne m’appartiennent même pas...!

Je ne savais pas combien de fois je m’étais souvenue de ça dans mon esprit.

Ce corps appartient à mon hôte humain appelé Charlotte. Je n’étais qu’un esprit qui possédait ce corps.

C’est pourquoi cela n’était pas équivalent à l’exposition de mon propre corps.

Pourtant, peu importe combien de fois je me disais ça...

« ... Hic. » (Brünnhilde)

Un petit cri put être entendu lorsque ma main se déplaça pour desserrer l’élastique de ma culotte.

Une voix inconnue s’échappa hors de moi...

Chaque fois qu’un morceau de tissu était retiré de son corps, il semblait que sa dignité aussi tombait sur le sol, morceau après morceau.

C’était comme si son ego qu’elle gardait en toute sécurité sous une coquille de fer était maintenant mis à nu devant tout le monde.

C’était comme si son existence était si fragile que maintenant elle s’effondrait lentement.

« J’ai tout enlevé. » (Brünnhilde)

Ma bouche lui rapporta cette information tout doucement, comme si s’agissait d’une obligation que je devais faire.

M’arrêtant désormais de bouger, j’étais actuellement debout. Mes mains étaient tendues derrière moi, et maintenant, rien ne couvrait encore mon corps.

J’étais entièrement vue...

« ... » (Raika)

Raika Shinzen, qui avait placé ses deux coudes sur le bureau avec son menton soutenu par une main, me regardait en silence.

Ses yeux avaient l’air froids, ils pouvaient même être comparables à ceux des insectes.

Dans ma direction, il jeta un regard de dédain qui me fit mal, mais si l’on m’avait demandé de choisir entre ça ou un sourire, je n’aurais jamais pu me décider

Quoi qu’il en soit, le moi en ce moment était tout simplement pathétique.

Mes propres intentions étaient complètement ignorées.

J’étais traitée comme valant moins qu’un insecte.

Le sommet de mes seins avait fleuri, affichant la couleur d’une pêche, et mon jardin épanoui était aussi observé par cette personne méchante.

Ceci ne pourra jamais être pardonné, car j’étais moi-même une chevalière qui m’était épanouie sur le champ de bataille.

« Haa ... haa ... » (Brünnhilde)

Mon souffle devint de plus en plus difficile à cause de la honte et de l’humiliation.

En pensant qu’il n’y avait rien que je puisse faire face à ça, mes jambes tremblèrent d’impuissance.

Mon corps semblait brûler à cause du bouleversement émotionnel. Ma peau blanche semblable à de la neige brillante était maintenant entachée par une tache de couleur de pêche.

De la sueur commençait à se former sur ma peau jusqu’à ce qu’elle devienne des gouttes, puis ces gouttes traversèrent la vallée de mes seins et ainsi que celles de mes cuisses.

C’était tellement gênant que j’avais envie de mourir.

Mais, ce n’était pas encore la fin.

Mes pieds approchèrent tranquillement de mon ennemi.

Je devais m’exposer entièrement, dans les moindres détails.

Après m’être arrêtée devant Raika Shinzen, ma poitrine se mit à trembler avec force.

Mon ennemi ne bougea même pas un sourcil, mais il continuait à regarder les protubérances roses qui étaient maintenant dressées.

Ne me regarde pas ainsi... tsk.

Mon corps, qui était entièrement dominé par lui, se déplaça par lui même, en totale contradiction avec mes pensées.

J’ai pris mes cheveux dans mes mains et lentement, je les avais alors répartis des deux côtés de mes épaules.

Ensuite, comme si je devais rendre saillantes mes fesses, j’avais plié mon corps au niveau de la taille.

« ... sk ! » (Brünnhilde)

Consciente que mon corps était complètement exposé, ma température corporelle augmenta à cause de la honte.

Tout mon corps était bouillant.

C’était brûlant parce que même mon jardin secret était pleinement exposé à lui.

Ah... ce n’est pas bon...

Utilisant le restant de ma fierté, je ne laisserai jamais couler cette dernière larme qui la représentait.

J’avais fermé avec forces mes paupières.

En même temps que je faisais ça, mes deux mains se placèrent à gauche et à droite de mon jardin secret, prouvant que je n’avais plus rien à cacher.

« S’il vous plaît, contemplez cette belle vue. » (Brünnhilde)

Maintenant, seule ma bouche pouvait doucement se déplacer.

J’avais été totalement... exposée, il m’avait entièrement vue.

Mes pensées devinrent entravées.

Tout en mordant le goût de la défaite écrasante, une voix impliquant de me tuer fit écho dans ma gorge.

***

Partie 3

« Guuh ... uguu ... » (Brünnhilde)

... en regardant Brünnhilde remettre ses vêtements tout en ayant les yeux rouges, j’avais ressenti un sentiment de culpabilité insondable. J’avais alors pressé mes doigts sur mes tempes.

Je refusai de penser que j’avais fait quelque chose de mal à Brünnhilde.

Mais, s’il était plus facile de la briser en l’humiliant, alors je n’hésiterais pas à le faire.

Bien que je sois quelqu’un de l’église, j’étais loin de ces personnes décrites comme étant un saint.

Pour faire face à des Dieux qui nous traitaient telles des ordures, j’étais également qualifié pour faire la même chose envers ces mêmes Dieux.

C’était juste que dans ce cas, ce corps appartenait à Charlotte.

Même pendant la Guerre Mythique d’il y a 10 ans, il avait déjà été prouvé que les Dieux volaient des corps humains et qu’après ça, ils se battaient en utilisant ces mêmes corps.

Même le Dieu qui m’avait attaqué moi et ma sœur était dans cette situation.

Très probablement qu’actuellement, Charlotte hébergeait Brünnhilde dans son propre corps.

Et c’était sûrement la raison pour laquelle j’avais une impression d’elle complètement différente par rapport à celle que j’avais vue cet après-midi.

Cependant, même si celle qui contrôlait ce corps en ce moment était différente, à la fin, le corps appartenait à Charlotte.

J’avais pu voir chaque centimètre de son corps... même le plus infime détail de son anatomie.

Et tout ça en raison de l’ordre égoïste de Balor.

Désormais, je devais accorder une attention particulière envers Balor.

Je regardai en direction de Brünnhilde.

Après quelques instants, elle avait finalement revêtu son uniforme.

« ... » (Brünnhilde)

Brünnhilde s’était de nouveau assise sur le sol, mal à l’aise.

En affichant une douce expression, sa prouesse effectuée il y a quelques minutes n’était désormais nullement visible.

... Je vois. L’Œil Maléfique est vraiment un horrible pouvoir, l’un des plus puissants qui existe en ce monde.

– À l’origine, l’Œil Maléfique était l’annonciateur d’un extraordinaire pouvoir et ses histoires avaient été transmises à la fois par les Orientaux et les Occidentaux.

En premier lieu, l’Œil avait toujours été considéré comme la source de toutes les malédictions.

Tout comme le vieux dicton japonais disait, « un œil pourrait aussi bien parler qu’une bouche ».

Envie. Jalousie. Fureur. Il s’agissait des émotions le plus souvent trouvées à l’intérieur des yeux de l’homme.

Ces sentiments négatifs étaient eux-mêmes une malédiction.

Les Yeux du Diable (regroupant tous les Yeux aux pouvoirs démoniaques) étaient alimentés par ce tourbillon de sombres émotions.

Hallucination. Hypnose. Pétrification. Paralysie. Fascination. Mort, etc.

La diversité des capacités de l’Œil Maléfique montrait simplement combien était complexe la peur des êtres humains.

Et l’Œil Maléfique de Balor était à la hauteur des capacités décrites de tous les Yeux du Diable décrits à l’est et à l’ouest du monde.

C’était pourquoi il répondait au nom du "Roi de l’Œil Maléfique".

Sa capacité était vraiment spectaculaire. Elle pouvait même dépouiller un guerrier légendaire de sa force et de sa dignité.

Après avoir découvert ça, j’avais eu une forte envie de me débarrasser de ce pouvoir.

Car après tout, ce pouvoir appartenait aussi à un Dieu.

Selon moi, il s’agissait de la chose la plus dégoûtante au monde.

Mais pour le moment, gardons ces pensées de côtés.

Ce pouvoir avait perdu son inutilité en raison de la farce effectuée par Balor.

« D’accord. Avant de commencer l’interrogatoire, il y a quelque chose que je veux d’abord vérifier. » Déclarai-je doucement à Brünnhilde. « Il y a 10 ans, êtes-vous le Dieu qui m’avait attaqué ainsi que ma sœur ? »

« Vous avez tort. » La réponse vint immédiatement.

Encore sous un contrôle total, il n’y avait aucune chance qu’elle soit capable de me conter un mensonge. Donc on dirait bien que Brünnhilde est vraiment un dieu différent de cette fois-ci.

« Alors maintenant, parlez-moi de la guerre dans laquelle vous et les autres êtes impliquées. » Lui demandai-je.

« Compris. » (Brünnhilde)

Avec obéissance, mais avec un visage brûlant de rage, Brünnhilde hocha la tête.

« Tout d’abord, qu’est ce qu’est l’Apothéose Divine ? » (Raika)

« Une Apothéose Divine est celle qui accueille un Dieu, puis lutte dans cette Guerre des Représentants. » (Brünnhilde)

« La Guerre des Représentants... ? » (Raika)

Au cours de notre rencontre, j’avais déjà entendu parler de la 3e guerre.

Comme pendant la journée, à l’école, tout semblait paisible... Est-ce que cette guerre est effectuée pendant la nuit, donc juste après les heures d’école ?

« ... Vous, donnez-moi un résumé concernant cette guerre dont vous m’avez parlé un peu plus tôt. » (Raika)

Bien que le mot de mauvais augure ait créé un frisson dans ma colonne vertébrale, je lui demandai quand même.

« La 3e Guerre des Mythes est la dernière des trois Guerres des Représentants. Les dieux de chaque mythologie se battent sur cette île. » (Brünnhilde)

« Quand vous dites de chaque mythologie, voulez-vous parler des sept mythologies impliquées dans la Guerre des Mythes qui s’est déroulée il y a 10 ans ? » (Raika)

« Oui, c’est ça.

La mythologie aztèque.

La Mythologie japonaise.

La Mythologie indienne

La Mythologie égyptienne

La Mythologie grecque

La Mythologie celtique

Et la mienne, la mythologie nordique

Chaque mythologie choisit un représentant afin qu’il participe à la guerre. » (Brünnhilde)

« ... Tch. » (Raika)

J’avais déjà vaguement imaginé ça avant aujourd’hui, mais je ne pus pas m’empêcher de faire claquer ma langue en entendant ces mots.

Mais juste pour être sûr, je devais avoir une confirmation.

« Mais, l’Organisation de Contrôle Sacré n’a-t-elle pas annoncé il y a dix ans qu’il n’y avait plus de dieux dans le monde ? » (Raika)

« Il s’agissait là d’un mensonge qui est né d’un traité entre les humains et les Dieux. » (Brünnhilde)

La réponse attendue était arrivée, ce qui m’avait donné encore plus envie de faire claquer ma langue due à ma frustration.

Il s’agissait donc de la vérité qui avait été cachée depuis dix ans.

Trois jours après le début de la guerre, les dieux réalisèrent que leurs combats détruisaient la planète elle-même.

Et ainsi, la guerre fut mise en attente, et les dieux discutèrent avec un petit nombre d’humains.

Les Dieux et ces humains firent un marché, et au lieu d’avoir des dieux qui se répandaient dans l’intégralité du monde de manière chaotique, les humains acceptèrent de préparer tout ce qui était nécessaire afin que les Dieux puissent poursuivre leur guerre.

La nouvelle étape fut la préparation de ce lieu qui n’est nul autre que cette île, Laurasia.

L’étape suivante fut une discussion entre les Dieux.

C’est-à-dire qu’afin de ne pas détruire le monde en ayant une guerre sans limites, de nouvelles règles pour cette Guerre des Représentants furent promulguées.

« Les nouvelles règles sont ce qu’on pourrait tout à fait appeler des restrictions. Il s’agit là d’une série de convention absolument inviolable établie par le Dieu du plus haut rang de chaque mythologie. Il contient aussi le pouvoir divin du Dieu Tout-Puissant, et ainsi, même s’il s’agit d’un Dieu du plus haut rang possible, il ne possède pas de possibilités qui lui permettraient de briser par la force le pouvoir de cette loi.

  1. La Guerre des Représentants se fera tous les trois ans.

  2. Chaque mythologie élira un candidat unique pour aller sur Terre afin de choisir une Apothéose Divine. La guerre durera seulement un an, ou alors jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un Représentant.

  3. Le combat n’est autorisé que pendant la nuit.

  4. Le dortoir étudiant et la salle du corps enseignant peuvent être considérés comme des zones sécurisées et la destruction de ces zones est strictement interdite.

  5. Le dimanche est un jour sûr, et le combat est strictement prohibé.

  6. Le camp du vainqueur sélectionnera le Vrai Dieu Unique.

Ce sont là les 6 règles de cette convention. » (Brünnhilde)

« ... ce sont des règles assez simples. » (Raika)

Dans les faits, les règles elles-mêmes présentaient beaucoup de failles.

« Vous avez dit que le dortoir est une zone sûre, mais vu la puissance utilisée par les Dieux, ne sera-t-il pas facilement détruit ? » (Raika)

« Les dortoirs sont semblables à un sanctuaire sur cette île. Ils ne seront jamais détruits. » (Brünnhilde)

« Hmm, si vous tuez quelqu’un en détruisant un autre bâtiment depuis l’extérieur, alors les élèves ne le découvriraient-ils pas ? » (Raika)

« Personne n’utilisera une telle méthode sournoise ! » (Brünnhilde)

« ... » (Raika)

Puisqu’il s’agissait de la propre opinion de Brünnhilde, elle pouvait être ignorée.

« Il y a-t-il d’autres ententes en dehors de ces règles ? » (Raika)

« En plus de la règle existante, il existe un accord afin de cacher aux humains l’existence de la guerre. » (Brünnhilde)

« Comment pouvez-vous cacher la guerre si vous détruisez le bâtiment de l’école en le mettant dans un tel état ? » (Raika)

« La nuit, c’est-à-dire du coucher du soleil jusqu’au lever du soleil, toute l’île, à l’exception du dortoir étudiant et des dortoirs du personnel, se trouve sur un plan différent. Les êtres humains dans le dortoir ne peuvent pas remarquer le chaos extérieur. Au cours de la matinée, après la fin des combats, tout est restauré. » (Brünnhilde)

« Ho ! C’est très pratique. » (Raika)

Je voulais soupirer... mais je devais me retenir pour l’instant, j’avais alors serré mon poing.

Calme-toi. C’est ce que je me disais.

Encore une fois. Calme-toi. Sinon, je vais devenir fou.

Les Dieux étaient en guerre depuis 10 ans.

À l’heure actuelle, le cauchemar se reproduisait sur cette île.

La haine dans mon cœur brûlait à nouveau avec violence.

Hé, Balor. Demandai-je dans ma tête.

{Quoi ?}

Donc, vous choisissez un hôte parmi les étudiants qui sont rassemblés dans cette académie ?

{Oui, c’est bien ça.}

En d’autres termes... l’Organisation de Contrôle Sacré qui gère cette école est un traître à l’humanité qui a fait un accord avec les dieux, afin de vous préparer pour vous, bâtard, le prochain stade afin que vous puissiez faire votre guerre ?

{Oui, c’est une bonne réponse.}

Balor se mit à rire avec force dans ma tête.

{Cette académie est un système créé afin de collecter des personnes en provenance du monde entier possédant la capacité de nous accueillir, ce qui rend plus facile pour les Dieux de choisir leur Apothéose Divine pour la guerre.}

L’inspection de toutes les personnes menée par l’Organisation de Contrôle Sacré

On nous avait dit qu’il s’agissait d’un examen visant à trouver les Facteurs du Septième Sens.

Peut-être était-il vrai qu’il y avait bien un certain Facteur dans le corps humain.

Mais, le Facteur du Septième Sens était tout simplement un gros mensonge. En vérité, le Facteur qu’ils cherchent est la compatibilité pour devenir une Apothéose Divine.

Collecter des personnes de partout dans le monde en déguisant ça sous la forme d’une fausse inspection.

Ainsi, chaque dieu pouvait facilement choisir celui avec qui il était compatible pour en faire son Apothéose Divine.

Après ça, ils les utiliseraient comme hôte dans cette Guerre des Représentants.

En bref, il s’agissait là d’une intrigue ourdie par ceux qui connaissaient la vérité.

Qu’est-ce que c’était ?

C’était tout simplement une conspiration à l’échelle mondiale.

L’Organisation de Contrôle Sacré, ainsi que toutes les organisations qui les avaient soutenues à travers le monde.

Et c’est pourquoi ils avaient eu une influence supérieure à l’église en un laps de temps si court. Ceci expliquait aussi pourquoi chaque pays présentait une attitude si soumise vis-à-vis d’eux.

Les dieux n’étaient pas les seules derrière tout ça.

Derrière les Dieux, l’Organisation de Contrôle Sacré était directement impliquée.

Pour les humains, les dieux étaient absolus.

Il n’y avait aucune raison de s’y opposer.

Mais...

En d’autres mots... !

La colère pour nous avoir ainsi sacrifiés ne diminuait pas.

Je m’étais alors rappelé le moment où notre professeur, Hakonogi, avait ri de manière frivole à l’intérieur de la classe.

Tout en souriant et en riant, cette personne nous avait en vérité amenés en enfer !

Non, cette personne n’était pas la seule à l’avoir fait.

Tous les adultes de cette île...

« Ils sont tous des ordures. » (Raika)

Un flot de haine sortit de ma bouche.

« ! » (Brünnhilde)

Brünnhilde qui m’écoutait se mit à frémir.

Ah, maintenant que je pensais à ce sujet.

... En ce moment, le sort de cette ordure de Dieu est dans ma main. Je suis celui qui détermine sa vie ou sa mort.

Je pouvais décider de la tuer ou de la laisser en vie en fonction de mon humeur.

L’ordre émis par cet Œil Maléfique était absolu.

Avec un seul ordre, je pouvais même lui ordonner de s’étrangler elle-même.

Non, si je voulais vraiment le faire, il fallait mieux lui donner une mort encore plus humiliante.

Des dizaines d’idées sadiques étaient en train de tourbillonner dans mon cerveau.

{Quoi ? Après tout, tu vas vraiment la tuer ?}

Balor fit un rire irritant.

{Mais dans ce cas, tu ne devrais pas la tuer tout de suite. Tu devrais avant ça pleinement profiter de son corps. Car peu importe ce que tu lui feras, elle ne pourra jamais crier afin de s’opposer à toi. Tu peux vraiment lui faire tout ce que tu désires.}

Je restai silencieux.

J’avais essayé de faire fermer la bouche de Balor, mais en retour, il me sortit une réplique ridicule.

{Quoi ? Ne ressens-tu pas quelque chose quand tu la regardes ainsi ? Es-tu toujours vierge ?}

Ce n’est pas le problème.

{D’accord. C’est décidé. Je vais moi-même te prêter assistance pour te montrer l’exemple.}

Tais-toi. Est-ce la seule chose qui t’intéresse ?

{Oui, c’est normal vu que je suis un Dieu Démonique. Le plaisir, la corruption et la ruine sont mes mets préférés.}

... Alors, arrête de me sortir tes idioties provenant d’un tel stupide cerveau.

Juste en parlant avec cette personne, je me sentais encore plus stupide.

Cependant, grâce à ça, ma colère avait un peu diminué.

Serrant mes poings, j’avais alors continué à parler à Brünnhilde.

« Juste pour être sûre, vous participez à cette 3e Guerre des Représentants en tant que représentante de la mythologie nordique ? » (Raika)

« Bien sûr. » Brünnhilde avait répondu comme si c’était la chose la plus logique au monde.

« Est-ce vrai... » (Raika)

« ? » (Brünnhilde)

J’avais encore des doutes, mais il n’y avait aucune chance qu’elle puisse me mentir vu qu’elle se trouvait toujours sous les influences de l’Œil Maléfique.

« Bon, voici la prochaine question. Qui est le Vrai Dieu Unique ? » (Raika)

« Le Vrai Dieu Unique est l’existence absolue dans ce monde. » (Brünnhilde)

« L’existence absolue dans ce monde ? » (Raika)

« Le pilier de ce monde. Les règles. Les théorèmes. Seul le Vrai Dieu Unique peut définir tout et n’importe quoi d’une manière absolue. » (Brünnhilde)

« ... » (Raika)

Donc, c’était celui qui était capable d’écraser tout le monde.

Ceci voulait aussi dire que, quoi qu’il en soit, il pouvait changer le monde comme il le souhaitait.

Bien adapté à la définition de Dieu Tout-Puissant.

« Le Vrai Dieu Unique est le Dieu le plus élevé parmi les autres dieux. À l’origine, personne ne pouvait se rapprocher de l’existence qu’est le Dieu Tout-Puissant. Cependant, le Vrai Dieu Unique est la seule exception. Les dieux (chacun de nous) se trouvant dans chaque mythologie sont venus en ce lieu, et nous nous sont battu depuis dix ans. » (Brünnhilde)

« Quelle histoire ennuyeuse ! » (Raika)

« ... » (Brünnhilde)

« Maintenant, voici la dernière question. » (Raika)

J’avais plissé les yeux et j’avais alors posé la question à Brünnhilde et à Balor.

« Y a-t-il un moyen d’éjecter le dieu se trouvant dans le corps de Charlotte ? » (Raika)

« C’est impossible. » (Brünnhilde)

{C’est impossible.}

La même réponse vint des deux dieux.

« Les Dieux sont généralement dans le monde divin isolé de l’espace normal. Nous existons dans un état telle une âme dans le monde divin, mais quand nous descendons sur terre, nous devons avoir un corps en tant qu’hôte. » (Brünnhilde)

{C’est pourquoi nous sommes obligés de nous faire chier à trouver le bon moment avant de nous battre.}

En entrant dans les hôtes, comme s’il s’incarnait dedans. C’était seulement de cette façon que les Dieux pouvaient marcher sur Terre pour la première fois.

« Pendant l’incarnation, l’esprit du Dieu entre dans l’humain. Mais l’esprit de l’homme ne peut pas supporter l’énergie qui accompagne l’esprit du Dieu. En conséquence, l’esprit de l’homme sera consommé par l’esprit du Dieu et sa personnalité sera écrasée. » (Brünnhilde)

La personnalité écrasée par le dieu.

En d’autres termes, l’extinction de l’être humain en lui-même.

« ... En outre, la personne n’a pas le droit de refuser d’accepter l’esprit du Dieu en lui. » (Brünnhilde)

Les dieux forçaient l’homme à faire quelque chose de déraisonnable.

Dans mon cas, grâce à cette croix, mon corps n’avait pas été totalement dominé par Balor.

Mais, dans le cas de Charlotte...

Je ne savais pas encore beaucoup de choses sur cette personne plus âgée que moi.

Son nom complet était Charlotte Lovepain.

Elle était âgée de 17 ans.

La lecture était le passe-temps favori de cette personne. Pour cette raison, elle n’était jamais sortie du dortoir même pendant les vacances.

Mais même ainsi, elle devrait avoir des amis.

Il semblerait qu’elle était mauvaise en face du sexe opposé, et il semblerait qu’elle soit peut-être tombée amoureuse de moi.

Tout cela lui avait été dépouillé en un instant.

À cause de l’égoïsme d’un dieu.

Elle et moi-même avions eu notre chose la plus importante volée par un Dieu.

Mon œil gauche commença à palpiter.

Tous ceux vivant en ce monde avaient leurs objets importants plus ou moins volés par eux.

En raison de la bataille dégoûtante entre les dieux.

Je jouais en ce moment avec ma frange.

« Voici la suite de la question. » (Raika)

J’avais alors ouvert la bouche.

Et cela, juste pour faire une demande impossible.

« Quand avez-vous pris le corps de Charlotte ? » (Raika)

« Juste avant ce soir. » (Brünnhilde)

Ce Soir.

Après l’école.

... À ce moment-là, j’avais encore réussi à parler un peu avec Charlotte.

À ce moment-là, je pense qu’elle n’était pas encore entièrement consommée par Brünnhilde.

Si c’est le cas.

Je me demandais s’il y avait encore une chance de la sauver.

Ce n’était peut-être qu’un sentiment inutile.

Il n’était pas nécessaire de penser à ce qui s’était déjà produit.

Alors, devais-je abandonner ?

L’opportunité se présenterait-elle la prochaine fois ?

Non.

Je m’étais alors souvenu des dernières conversations que j’avais eues avec elle.

« Je t’attends à la bibliothèque. » (Charlotte)

Pour être honnête, il s’agissait juste d’une inoffensive promesse.

Elle ne contenait sûrement aucune valeur significative.

Mais en raison de la situation, aussi bien pour elle que pour moi, il s’agissait d’une promesse qui ne sera jamais remplie.

... Qui s’amuse avec ça ?

J’avais alors arrêté de tripoter mes franges.

« Je te l’ordonne au nom de Shinzen Raika. » (Raika)

En me levant de ma chaise, j’avais alors activé l’Œil Maléfique.

{Attends, qu’est-ce que tu fais là ?}

Balor se mit à parler d’une manière frénétique. Sa voix était comme d’habitude si irritante. Cependant, pour l’instant, je l’avais ignoré.

« ... Vas-tu enfin me tuer ? » (Brünnhilde)

J’avais aussi ignoré la voix de Brünnhilde.

« ... Pfff » (Raika)

J’avais ouvert à son maximum mon Œil Maléfique.

Je l’avais ouvert si grand, comme si j’essayais d’engloutir l’existence même de Brünnhilde.

Voici l’ordre.

« Esprit de Brünnhilde, refaites venir la personnalité de Charlotte Lovepain pour qu’elle redevienne normale et redonnez-lui son corps. » (Raika)

L’Œil Maléfique s’activa.

Balor avait mentionné avant ça qu’il s’agissait d’une tâche impossible.

Brünnhilde avait répondu de la même façon.

Il n’y avait aucun moyen que je connaissais afin de pouvoir réaliser ça.

Mais les dieux auraient aussi pu collaborer entre eux pour me faire croire ça.

Après tout, l’homme n’était-il pas juste l’esclave des Dieux ?

Ne me fais pas chier avec vos histoires.

Je suis moi-même.

Et elle est elle-même.

À l’heure actuelle, nous sommes tous souillés par eux.

Et aussi, nos droits nous sont arrachés.

Ma colère incontrôlable devint ma force motrice, et cette puissance fut transmise à mon œil.

Soudain, la moitié de ma vision fut tachée par du rouge vermillon.

Il semblerait que les veines capillaires de l’œil gauche aient explosé et que du sang se soit mis à couler.

Mais cela n’avait aucune importance.

Il n’y avait aucun moyen d’arrêter l’activation de mon Œil Maléfique.

L’Œil Maléfique commença à briller.

Il répondait à ma volonté qui était d’aller à l’encontre de l’injustice commise par les Dieux pour ainsi faire revenir ce dont nous avions été privés.

{N’es-tu pas un type intéressant ?} Déclara Balor.

Et tout à coup, la transfiguration s’activa.

Du sang se mit à jaillir directement en provenance de mon globe oculaire.

Naturellement, il était rouge-vermillon.

Le sang fonctionnait en tant que catalyseur magique.

« ... Urgh! » (Raika)

Brünnhilde se mit à convulser avec violence.

« Arg ! » (Raika)

Je l’avais alors attrapée dans mes bras, car elle avait perdu tout équilibre corporel.

Mon œil qui brillait intensément juste avant ne brillait plus puisque ma concentration avait été brisée.

Quelques secondes après ça, elle ouvrit les yeux.

« Ha, heu... ? » (Charlotte)

Aucune trace de Brünnhilde n’était visible sur son visage.

Elle ouvrit les yeux comme si elle se réveillait d’un rêve.

« ... Kyaaaaaaa! » (Charlotte)

Après avoir émis ce cri, elle me gifla.

***

Partie 4

« D-Désolée. » (Charlotte)

Charlotte se serrait elle-même avec ses bras puis elle commença à s’excuser.

« Non, ce... n’est après tout, qu’une réaction tout à fait naturelle. » (Raika)

Tout en tenant ma joue qui était maintenant aussi rouge que les feuilles d’automne, je lui avais fait un signe de la main pour lui indiquer que tout allait bien.

C’était quelque chose que je n’avais pas du tout prévu. Il semblerait que Charlotte ait conservé sa conscience pendant la période de temps où Brünnhilde avait pris le contrôle de son corps.

J’avais été giflé parce que je l’avais vue nue — ce qui était le résultat de la farce de Balor.

À l’instant, je lui avais expliqué que ce n’était pas mon intention, et d’une manière ou d’une autre, le malentendu semblait être résolu.

Mais Charlotte semblait inquiète.

Comme il n’y a qu’une seule chaise dans cette pièce, je lui avais demandé de s’asseoir sur mon lit. Elle regardait tranquillement le sol se trouvant devant moi.

On dirait qu’elle avait quelque chose à dire...

« Allez-vous bien ? » (Raika)

« Eh, err, um, hiya ... hiyah! » (Charlotte)

Elle s’était sans doute mordu la langue...

Selon l’information obtenue de Kunisaki, il semblerait que Charlotte ait beaucoup de problèmes pour interagir avec les personnes de sexe opposé.

Donc ce problème pourrait être en raison d’un stress formidable du fait qu’elle se trouvait maintenant dans une chambre d’homme.

« Je suis désolé. Demain matin, je vais veiller à vous laisser tranquillement passer par la porte dérobée. » (Raika)

« N-non ! Ça va ! » (Charlotte)

Cette fille avait dit que ça ne lui dérange pas, mais pourquoi son sourire semblait si inconfortable ?

Si possible, j’aurais voulu tout de suite la renvoyer dans sa chambre, mais je ne pouvais pas le faire.

La raison était qu’il était difficile d’assurer sa sécurité dans le dortoir.

Certes, le dortoir était inclus dans l’accord de cessez-le-feu.

Cependant, par exemple, la règle n’interdisait pas l’acte de se faufiler dans le dortoir et d’assassiner le dieu.

Bien sûr, en faisant ça, il y avait un risque de riposte, ce qui en faisait un moyen inefficace.

Cependant, rien ne garantissait que personne ne le mette en pratique.

Avec cette pensée en tête, pour sa propre sécurité, je devais la laisser rester dans ma chambre au moins jusqu’à ce que cette nuit soit terminée.

Heureusement, sa chambre se trouvait dans le même bâtiment que moi.

Demain matin, il me sera facile de l’envoyer secrètement dans sa chambre.

« ... » (Charlotte)

Charlotte continuait d’agir timidement.

{Grrr ! Tous les deux, pendant combien de temps pensez-vous rester inactifs ? Si tu veux, je peux t’aider afin que tu puisses le faire maintenant.}

Le pervers Dieu Diabolique me criait à nouveau des inepties.

Eh bien ! Tant qu’il ne faisait rien de stupide, tout allait bien.

« ... aimeriez-vous prendre un café ? Je n’en ai qu’une sorte. » (Raika)

« Ah... certainement. » (Charlotte)

Elle hocha la tête alors que je prenais deux canettes de café de mon mini frigo privé.

« Je vous en prie. » (Raika)

« Merci... aaah. » (Charlotte)

Nos doigts s’étaient touchés, et le visage de Charlotte était de nouveau devenu rouge.

{La fille originale est vraiment une jeune fille étonnamment innocente.}

C’était sûrement le cas.

J’avais senti que son doigt était très mince et délicat quand nous nous étions touchés.

Peut-être que cette main n’avait auparavant jamais touché un homme.

Tout en pensant à cela, j’avais ouvert la languette avant de boire de mon café.

Et puis, je m’étais alors rendu compte d’une chose.

« Senpai, il s’agit d’un café noir, alors est-ce que... » (Raika)

*toux* « !? Kehook... ! Trop amer ! » (Charlotte)

... Il semblerait que ce n’était pas quelque chose qu’elle buvait ainsi normalement.

J’avais alors pris une serviette supplémentaire depuis le casier prévu à cet effet.

« Je suis désolé. J’aurais dû le mentionner dès le départ. » (Raika)

« N-non, ça va. Je suis désolée de l’avoir répandu sur le sol... » (Charlotte)

« Tenez, voici une serviette. » (Raika)

Je lui avais donné la serviette puis j’avais essuyé le sol avec des mouchoirs.

« ... E-excusez moi ! » (Charlotte)

« Oui ? » (Raika)

J’avais alors jeté les mouchoirs sales à l’intérieur de la poubelle, et maintenant la regardais.

« Me-Merci beaucoup ! » (Charlotte)

Je vis que Charlotte serrait la serviette contre sa poitrine. Elle me déclarait cela avant de baisser la tête.

Peut-être, qu’elle voulait simplement exprimer sa gratitude, mais son visage devient d’un coup trop proche. En outre, l’élan qu’elle avait fait quand elle avait incliné sa tête avait un peu trop d’énergie dedans.

Et le résultat fut...

*Collision entre les têtes*

« Aie ! » (Charlotte)

Charlotte se frotta la tête en se tordant de douleur.

« ~~~~~~ Uuu. »

Comme prévu, cela aurait dû être pénible.

« Auu ... tsu ... Je suis désolée. » (Charlotte)

« C’est correct. Est-ce que vous allez bien ? » (Raika)

« Ah, oui » (Charlotte)

Charlotte se tenait encore la tête avec les deux mains. Son visage était rouge comme une betterave et elle hocha la tête.

Mignonne.

Voilà ma pensée sincère.

Est-ce parce que le contraste entre les personnalités était bien trop important que je ressentais ça ?

« S’il vous plaît, veuillez aller dans la douche et allez vous nettoyer. Et pour les habits de rechange, je n’ai qu’une chemise. » (Raika)

« ... ! » (Charlotte)

Le visage de Charlotte se remit rapidement à rougir.

« Est-ce qu’il y a un problème avec ma chemise ? » (Raika)

« N-noon ! Pas de problème ! » (Charlotte)

Comme si elle était en pleine panique, elle se leva soudainement.

« Alors je vais utiliser votre douche. » (Charlotte)

« D’accord. Et utilisez cette serviette afin de vous sécher. » (Raika)

J’avais alors sorti une autre serviette de bain de la boîte précédente et je l’avais donnée à la jeune fille.

Elle l’avait alors prise avant de rapidement disparaître dans la salle de bain.

*Soupir*

Pour l’instant, je pouvais respirer un peu.

D’une façon ou d’une autre, j’étais moi aussi étrangement nerveux.

Alors que je finissais de nettoyer le café, j’avais alors entendu une voix dans ma tête. {Ne comptes-tu pas aller la regarder ?}

« Vous, vous devriez tomber raide mort. » (Raika)

***

Partie 5

L’eau chaude provenant de la pomme de douche coulait sur la surface de mon corps.

« Haa... » (Charlotte)

J’avais fermé les yeux en raison de cette agréable sensation.

Parce que je m’étais sentie très nerveuse jusqu’à maintenant, je pouvais ressentir clairement que la douche s’écoulait sur mes épaules raides.

Il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle j’étais si nerveuse.

C’était à prévoir.

« Cela doit être à cause de Raika... n’est-ce pas ? » (Charlotte)

Il m’a sauvée.

Il est mon cadet d’une année.

Un garçon aux cheveux noirs qui dégageait une grande intelligence.

« Son œil gauche, je me demande s’il va bien. » (Charlotte)

Des larmes de sang avaient coulé à flots de son œil gauche quand il m’avait sauvée.

Il m’avait dit qu’il allait bien, mais je me demandais encore si c’était vraiment le cas.

... et bien ! Après avoir pleinement repris connaissance, il s’agissait de la première pensée qui m’était venue à l’esprit.

« Haa... » Un soupir était alors sorti hors de ma bouche.

Je me demande ce qui m’arrive...

En outre, avoir fait ça contre le bienfaiteur qui avait sauvé ma vie.

J’étais déprimée.

Je me sentais comme si ma bonne humeur avait totalement disparu de mon être. À cause de la honte que je ressentais, j’avais alors pris ma tête avec les mains.

Ma poitrine continuait à palpiter avec violence.

Je me souvenais encore de la sensation de lorsque Brünnhilde était entrée en moi.

Il s’agissait d’une sensation étrange, comme si mon âme avait été enveloppée dans un tissu empli de chaleur.

Je caressai alors doucement mon propre estomac.

C’était là que résidait actuellement l’âme de Brünnhilde.

Après avoir été piratée par l’âme d’un Dieu, j’avais alors ressenti un étrange sentiment d’euphorie, me faisant quasi saturer mon sens du plaisir ainsi que ressentir un bonheur inhabituel.

Et cela même si je savais déjà que mon existence elle-même allait être effacée de la surface de la Terre.

J’avais eu l’impression de ressentir une extrême béatitude.

C’est pourquoi j’avais maintenant peur.

« ... ! » (Charlotte)

Juste en me rappelant de ça, mon corps se mit à violemment trembler.

Mais...

J’avais été sauvée par Raika.

Alors que ma conscience flottait toujours, je me souvenais très bien de la façon dont il avait regardé avec sérieux, profondément dans mes yeux.

Quand je me souvins de ce regard, mon estomac se serra brusquement.

Et mon cœur commençait à nouveau à battre la chamade.

« Haa... » (Charlotte)

À ce moment-là, une bouffée de chaleur s’échappa.

En tenant compte de cette fois-ci, il m’avait déjà sauvée deux fois.

La première fois, il m’avait aidée devant les portes de l’école.

À ce moment-là, j’étais sur le chemin pour aller à la bibliothèque pour rapporter le livre que j’avais déjà fini de lire.

Le contenu du livre que j’allais rapporter concernait une belle histoire d’amour entre le prince des étoiles et la princesse.

Il s’agissait de l’un de mes livres préférés. C’est pourquoi je l’avais lu, encore et encore.

Chaque fois que je lisais ce livre, il y avait toujours une pensée persistante qui flottait dans mon esprit.

Je voudrais moi aussi faire l’expérience d’une rencontre amoureuse si merveilleuse.

Et tout en pensant à une telle chose, j’avais rencontré Raika.

J’étais allée de l’avant avec lui, et la scène qui s’était déroulée après ça m’avait semblé comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.

Cependant, cette fois-ci avec Raika, le minutage était vraiment trop parfait.

Si j’appelais ça le Destin, alors ce serait peut-être trop exagéré. Mais au moment où il était apparu devant moi, ceci avait été pour moi comme si j’avais été poignardée au plus profond de mon cœur.

C’est pourquoi lors de notre rencontre, j’avais agi différemment de mes habitudes et j’avais parlé à ce garçon.

Et après ça, j’avais ressenti un profond regret lorsque nous nous étions séparés.

Mais à la fin de cette rencontre, j’avais réussi à faire une promesse avec lui...

C’était pour moi l’aventure la plus merveilleuse que j’avais ressentie dans toute ma vie.

Je me demandai après ça ce qui allait arriver une fois qu’il viendrait à la bibliothèque.

Je me demandai aussi quand sera la prochaine fois que nous nous reverrons.

Il s’agissait de la seule chose qui avait traversé mon esprit dès l’instant où nous nous étions séparés.

Mais, c’était peut-être que mon désir non partagé qui ne se trouvait que de mon côté.

Peut-être, oubliera-t-il notre promesse d’ici demain, et qu’il n’apparaîtrait plus jamais devant moi.

Alors je pensais à ce sujet, je devins très triste.

Mais ce n’était finalement qu’une peur injustifiée.

Car bien plus vite que ce que je n’aurais pus l’imaginer, une réunion dramatique était venue.

Mon cœur n’avait pas cessé de palpiter violemment dès que j’avais vu Raika.

Au moment où je me remémorais cet événement, la zone autour de ma poitrine me donna immédiatement l’impression d’être encore plus serrée.

« ... »

Je n’avais jamais connu ce genre de sentiment avant aujourd’hui.

C’était pourquoi je voulais chérir au maximum ce sentiment.

Je voulais en savoir plus sur lui.

Mais, je ne savais pas comment me rapprocher d’un garçon.

Ou plutôt, j’étais bien trop embarrassée.

Divers sentiments tourbillonnaient à l’intérieur de moi et mon cœur était un désordre des plus total. Je ne pouvais toujours pas lui faire face.

Et donc, je continuais à me doucher comme si cela n’allait jamais s’arrêter...

« ! »

Mais, soudainement, je m’étais rappelé de quelque chose dit précédemment.

Juste avant, Raika m’avait dit que je devrais retourner dans ma chambre juste demain matin.

Juste demain matin.

En d’autres termes, ce soir... nous serons tous les deux seuls dans sa chambre.

« Senpai. » (Raika)

« Wawawa! » (Charlotte)

Soudainement, après m’être fait appeler depuis le vestiaire, je fis par mégarde un hurlement.

« ... Est-ce que vous allez bien ? » (Raika)

La voix inquiète de Raika pouvait être entendue depuis la pièce d’à côté.

« Je... je vais bien ! Qu’est-ce qu’il y a ? » (Charlotte)

« Rien, je voulais juste vous dire que j’avais mis les vêtements de rechange ici. » (Raika)

« Compris. Je vous remercie. » Répondis-je.

Ma voix était totalement à l’envers. Pas une once de confiance ne pouvait être perçue dedans.

Mes jambes n’arrivaient pas à rester fermes.

M-Mais, je suis la plus vieille ici, alors...

« Juste pour être sûr, je vais encore me laver une fois le corps. » (Charlotte)

J’avais alors pris le savon et pour la deuxième fois, j’avais nettoyé mon corps afin d’avoir tout mon corps aussi propre que possible.

***

Partie 6

« Quoi ? » dis-je.

{ ... Ce n’est pas bon. Je ne peux plus rien voir maintenant.}

« Donc, je vois que ta vision est connectée avec mon œil gauche, » dis-je.

{ ... cela semble être le cas.}

Afin de savoir les limites de ma cohabitation, j’étais en train de tester ce qui était connecté avec Balor.

Pour commencer... mes sens.

Sa vision était uniquement connectée avec la vision de mon œil gauche. Était-ce parce que l’Oeil Maléfique s’était manifesté là ?

Les sens de l’ouïe et du toucher étaient totalement synchronisés entre nous deux.

Cependant, le sens du goût et de l’odorat ne l’étaient pas. Ils n’étaient donc pas partagés.

« Vraiment... si c’est seulement mon œil gauche qui est lié entre nous, ne serait-ce pas mieux que je le ferme tout le temps ? » demandai-je.

Je m’étais souvenu de ce qu’il avait fait à Brünnhilde avant ça.

{ ... Hihihi, un tel festin.}

Balor avait ri comme si c’était très amusant.

Ce putain de Dieu Maléfique, pensai-je.

« ... »

{ ... Hein !? Qu’est-ce qui ne va pas ?}

Ce putain de Dieu Maléfique. Pensai-je à nouveau.

{ ... comme d’habitude, tu es vraiment un gars si effronté.}

Apparemment, mes pensées n’atteindraient pas Balor si je ne le voulais pas.

Notre ouïe était partagée. Par conséquent, il était acceptable de communiquer juste en parlant. J’étais sûr que cela sera utile en fonction de la situation.

« Je ne sens rien d’extraordinaire. Possèdes-tu des pouvoirs magiques dont je ne suis pas au courant ? » demandai-je.

Balor était célèbre pour son Oeil Maléfique, mais ce n’était pas toute l’étendue de ses capacités. Il était également très versé dans la magie.

Tout comme le Dragon Maléfique Cromm Crúaich, qui avait brutalement massacré la tribu divine de Danna.

Avec Balor qui avait été convoqué, j’étais sûr qu’il pouvait devenir l’un de mes points forts si je parvenais à l’utiliser avec sagesse.

{ ... non, pas bon du tout. Il est plus juste de dire qu’il n’y a rien de plus puisque je suis moi-même lié à l’intérieur de ton corps. En plus de ton Œil du Démon (amplifié), il n’y a pas d’autre magie qui puisse être utilisée.}

« Je vois, » dis-je.

{ ... Mais si tu abandonnes ton corps à moi, alors tu pourrais accéder à toutes les magies que tu désires.}

« Ne compte pas sur moi pour ça, » répondis-je.

Abandonner mon propre corps, cela ne se qualifie même pas comme une blague, pensai-je.

{ ... Vraiment ? Dommage !}

Je ne savais pas si Balor était sérieux ou pas, mais son « Dommage » sonnait d’une manière bien trop insouciante selon moi.

Je ne pouvais vraiment pas supporter son attitude.

{Mais ? Y a-t-il autre chose que tu aimerais vérifier ?}

« Bien sûr qu’il y en a. Les informations que tu as déversées dans ma tête lorsque tu es arrivé sont tout simplement en trop grosse quantité, et maintenant tout devient encombré dans ma tête, » dis-je.

La sensation était semblable au fait d’être obligé de lire soudainement de longues instructions à un rythme effréné.

Tant que la table des matières était lisible, il faudrait un certain temps pour lire les détails sur la capacité.

« Premièrement, il semble y avoir quelques “conditions d’utilisation” pour ma capacité de “contrôle”. Aussi, dis-moi s’il y a d’autres points importants que je dois connaître, » dis-je.

{Ce n’est nullement l’attitude appropriée quand tu me demandes ce genre de chose... Mais bon...}

Balor continua à parler vis-à-vis de l’Œil Maléfique.

{Avant tout, ma capacité de contrôle peut seulement affecter quelqu’un qui est d’un rang inférieur à moi. Dans ce cas, c’est vis-à-vis du rang de divinité. Bref, tu ne peux pas « dominer » un Dieu d’un rang plus haut que moi.}

« N’es-tu pas un Dieu du Mal ? Ton classement parmi les divinités ne devrait-il pas être l’un des plus élevés ? » demandai-je.

{Allons, allons ! Rappelle-toi de ce que je t’ai dit avant. Il s’agit d’une Guerre Divine où ils décident de qui sera le Vrai Dieu Unique. Naturellement, seuls les meilleurs parmi les meilleurs seront envoyés ici. Tu dois savoir que tu as eu de la chance de dominer Brünnhilde si facilement.}

Cela pourrait juste être ma bonne étoile.

« Donc cette capacité est beaucoup plus limitée que ce que je le pensais initialement, » dis-je.

{Quoi, as-tu des plaintes à me faire ? Tu sais, c’est mon puissant Régalia.}

« Régalia ? » Demandai-je.

{Le Régalia est le symbole d’un Dieu. Il s’agit de la capacité et de l’instrument que l’on peut dire comme étant le Dieu lui-même. Dans mon cas, il s’agit de l’Œil Maléfique.}

Le symbole qui représentait Dieu.

Ou le phénomène qui incarne la nature même du Dieu.

Cela pourrait être pour un Dieu Militaire, Dieu de la Fertilité, ou Dieu de la Forge.

Même le Dieu avait une raison d’exister, comme jouer un rôle ou être une chose avec certaines caractéristiques.

Fondamentalement, aucun Dieu n’était né par hasard. Ils n’existent qu’afin de refléter les humains et leurs désirs.

Tout comme pour Balor, son Régalia était une chose qui était une existence égale à lui-même.

{Bien sûr, il y a beaucoup de restrictions et de conditions qui doivent être remplies et suivies à la lettre afin d’activer la capacité, cependant, tu es pratiquement invincible une fois que tu l’as maîtrisé. Il s’agit du sommet de mon Régalia !}

« ... hum ! Peu importe ! Y a-t-il autre chose à signaler ? » demandai-je.

{Ha oui, c’est vrai. Il y a une limite vis-à-vis du nombre d’utilisations par jour de l’Œil Maléfique. Dans le cas où tu dépasses ça, tu vas recevoir un fort contrecoup. Pour une personne comme toi, trois utilisations sont ton maximum.}

« Trois fois, hum ! » dis-je.

Il s’agissait d’une information très importante. Je l’avais appris très tôt.

{Mais toi... n’es-tu pas trop enthousiaste à propos de cette guerre ?}

« ... enthousiaste ? » demandai-je.

{Tu as hâte de connaître mon Œil Maléfique. Et aussi, tout à l’heure, quand tu as interrogé la femme. La meilleure explication à tout ça est que tu es très enthousiaste.}

« ... »

{Habituellement, les personnes vont paniquer. Mais toi, tu es trop calme. Tu es là à calmement préparer des stratégies de combat. Y a-t-il une motivation qui soutient ta cause ? Es-tu également intéressé par le Vrai Dieu Unique ?}

« Je ne suis pas intéressé par de telles choses, » dis-je.

{Alors, qu’est-ce que c’est qui t’intéresses tant ?}

Il n’y avait aucune raison pour moi de lui en parler... mais si je gardais le silence, il pourrait continuer à me harceler sans arrêt.

« C’est pour retrouver ma sœur, » dis-je.

{Sœur ?}

« C’est ça. Il y a 10 ans, nous avons tous deux été attaqués par un Dieu. À ce moment-là, ma sœur a disparu, » dis-je.

Je ne savais toujours pas ce qui lui était arrivé.

Afin de connaître la vérité, je devais trouver le dieu qui avait attaqué ma sœur.

Mais, ce Dieu... non, tous les dieux impliqués dans l’événement d’il y a 10 ans pourraient être coupables.

Donc pour moi, la situation actuelle où tous les dieux de Sept Mythologies étaient réunis sur cette île était vraiment idéale.

Car cela voulait dire que ce Dieu (Ordure) pourrait être également sur cette île.

« ... s’impliquer dans cette guerre de Mythologie est plutôt pratique, » dis-je. « De cette façon, je peux trouver le Dieu qui nous a attaqués la dernière fois. Et si je continue à me battre, alors je serai en mesure d’entrer en contact avec ce Dieu, quelle que soit la Mythologie à laquelle il appartient... »

{Hahaha~. Eh bien, c’est compréhensible.}

Balor avait répondu avec une certaine paresse dans sa voix.

Ce gars... il est celui qui m’a en premier demandé ça... quel connard égoïste..., pensai-je. Très bien, si tu gardes cette attitude, alors...

« Ra-Raika-kun... »

« Ah, Charlotte-senpai... ! »

J’avais immédiatement fermé mon œil gauche avant de me tourner vers elle.

{ ... Ha ! Enfoiré !}

Charlotte était rapidement devenue nerveuse dans le vestiaire.

{Enfoiré ! Tu es le seul à en profiter ! Comme prévu, les humains sont vraiment motivés par leurs sales désirs !}

« Personne ne profite de ça, » dis-je.

J’avais poussé un soupir, puis m’étais pincé le front.

Le simple fait de penser que cette chose sera désormais dans ma tête me donnait mal à la tête.

« D-Désolée. Je vous ai montré mon apparence si disgracieuse..., » dit-elle.

Charlotte, qui portait maintenant sa jupe, était revenue dans la pièce avec ses joues légèrement rouges.

« ... »

« ... ? Q-Qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-elle.

« Rien, » répondis-je.

Pendant un moment, j’étais en train de réfléchir.

Et après ça...

« Senpai ! J’ai une proposition à vous faire, » dis-je.

« ? »

Je regardais droit dans ces yeux et commençai à parler. « À partir de demain, voudriez-vous joindre votre force avec la mienne ? »

« Hein !? » demanda-t-elle.

Charlotte regardait mon visage.

« Parlons-en en détail demain. Car aujourd’hui, je dois déjà aller me coucher, » dis-je.

« Ehh! Ahh ! C’est vrai ! » dit-elle.

D’une certaine manière, sa réaction était maintenant plus importante que la précédente.

« Eh bien, senpai, s’il vous plaît, utilisez le lit, » dis-je.

« Hein... Mais Raika-kun, où allez-vous dormir ? » demanda-t-elle.

« Je vais simplement me coucher sur le sol, » répondis-je.

Je m’étais déjà entraîné à le faire à de nombreuses reprises avant aujourd’hui, donc ce n’était nullement un problème.

« Vraiment..., » dit-elle.

« ? »

D’une façon ou d’une autre, elle avait l’air découragée alors qu’elle allait sur mon lit. En n’y réfléchissant pas plus loin, j’avais étiré mon doigt afin d’éteindre la lampe.

« Je vais vous réveiller une fois que ce sera le matin. Bonne nuit, » dis-je.

« Bonne nuit, » répondit-elle.

Après avoir éteint la lumière, je m’étais allongé sur le sol.

C’était alors que j’avais commencé à lentement m’assoupir.

Balor.

{...Hum ? Quoi ?}

Nous allons continuer d’où nous nous sommes arrêtés la dernière fois. Tout à l’heure, tu as dit que ta capacité ne fonctionne que sur quelqu’un qui est inférieur à toi.

{Ha oui. C’est bien ce que j’ai dit.}

Alors, parle-moi à propos de « l’exception ».

La voie pour « Dominé » un Dieu supérieur.

C’est-à-dire, même si cela n’était peut-être pas nécessaire dans l’immédiat, cela pourrait être bénéfique à mes fins personnelles.

{ ... Hihihi. Tu l’as donc remarqué. Quel mec scandaleux !}

Je suis déjà en train de m’assoupir. Alors, vire-moi tout ce blabla inutile.

{Si tel est le cas alors, dépêche-toi et dors. Notre ouïe et sens du toucher sont partagés entre nous, et je préférerais ne pas avoir l’expérience de ce genre de chose.}

Va te faire voir !

Tout en luttant avec l’adversaire qui se trouvait dans ma tête, ma conscience avait disparu.

***

Partie 7

Le jour suivant.

À l’heure du déjeuner.

J’avais laissé Maria et je m’étais dirigé vers la bibliothèque où devait m’attendre Charlotte.

La bibliothèque de l’école se situait dans un bâtiment séparé de celui où se trouvaient les salles de classe normales.

Elle était construite dans un bâtiment à 2 étages, ce qui faisait que la bibliothèque était très grande avec de nombreuses collections de livres se trouvant à l’intérieur.

« Ah, Raika-kun, » déclara Charlotte.

Charlotte, l’une des membres du comité de la bibliothèque, me remarqua immédiatement et agita la main alors qu’elle se trouvait au guichet pour les prêts.

« Alors, allons parler là-bas, » déclara Charlotte.

« N’êtes-vous pas de service ? » demandai-je.

« Je ne suis pas de service aujourd’hui, » dit-elle. « Je m’étais simplement assise au comptoir pendant que je vous attendais. »

« Est-ce vrai ? » demandai-je.

Convaincu, j’avais suivi Charlotte.

Elle m’avait guidé à travers les nombreuses étagères.

Les livres qui remplissaient les étagères semblaient maintenant de moins en moins lisibles, et l’odeur de la vieille encre et du papier chatouillait mes cavités nasales.

« Les personnes ne viennent pas souvent ici, c’est pourquoi je pensais que ce serait un bon endroit pour avoir une conversation qui resterait secrète, » dit-elle.

« Je suis d’accord. C’est une bonne chose, » acquiesçai-je.

Charlotte et moi-même avions alors pris une chaise et nous nous étions assis l’un en face de l’autre.

« N’est-ce pas un peu trop poussiéreux ici ? » demanda-t-elle.

« Non, ça ne me dérange pas, » répondis-je.

J’ouvris alors mon sac et retirai le pain que j’avais acheté plus tôt.

On dirait que Charlotte avait apporté sa propre boîte à lunch.

Après avoir ouvert sa boîte à lunch, je voyais de nombreux plats faits à la main.

« Les avez-vous faits après que vous êtes parti de chez moi ce matin ? » demandai-je.

« Hum, oui, » répondit-elle.

« Comme c’est impressionnant, » dis-je.

Elle n’était certainement pas une personne ordinaire.

Il fallait beaucoup de courage pour être capable de continuer à vivre normalement après avoir vécu ce genre d’événement extraordinaire.

Je suis impressionné, cette fille est vraiment... pensai-je.

« Vous le croyez vraiment ? Ra-Raika-kun, est-ce que vous ne mangez pas vous aussi ? » demanda-t-elle.

Elle disait ça, en montrant apparemment sa propre boîte à lunch.

« Est-ce d’accord ? » demandai-je.

« Oui ! » répondit-elle.

« D’accord, alors, je vais juste en prendre une bouchée, » dis-je.

J’avais pris un morceau d’œuf et l’avais amené jusqu’à ma bouche.

L’œuf était très bien grillé. Alors que je mordais dedans, je pouvais sentir qu’il fondait dans ma gorge.

« C’est délicieux ! » dis-je.

« V-Vraiment ? » demanda-t-elle.

Le visage de Charlotte devient rouge après avoir entendu ce que j’avais dit. Elle aussi prit un morceau d’œuf.

D’une certaine manière, j’avais l’impression que ses joues se détendirent.

Même elle sentait que sa propre cuisine était délicieuse.

... alors maintenant, devrions-nous aller de l’avant vers l’affaire en question ? pensai-je.

« Senpai. Continuons la discussion d’hier, » dis-je.

« Argg!? *Toux* ! » dit Charlotte.

En m’entendant soudainement parler, Charlotte avait été surprise et avait commencé à tousser.

Je lui avais rapidement remis ma bouteille en plastique.

« Tenez ! » dis-je.

« *Toux* *toux*... »

Après avoir pris une gorge de thé, elle poussa un soupir de soulagement.

« Merci beaucoup, Raika-kun, » dit-elle.

« Ce n’est pas nécessaire, c’est moi qui suis désolé de vous avoir surprise, » dis-je.

Je m’étais excusé alors qu’elle se déplaçait afin de me redonner ma bouteille de thé.

Après ça, j’allais recommencer à parler de la question principale de ce rendez-vous.

« Alors, c’est à propos de notre prochaine bataille, » dis-je.

« ... » elle resta silencieuse.

« ? »

La façon dont elle me redonna ma bouteille en plastique n’était-elle pas un peu bizarre ?

« Voudriez-vous en avoir un peu plus ? » demandai-je.

« Hein !? Non ! » répondit-elle.

Charlotte secoua violemment la tête.

J’avais l’impression que ce comportement était suspect d’une façon ou d’une autre... Eh bien, peu importe.

C’est vraiment un peu bizarre, pensai-je.

J’avais alors continué à manger mon pain et à boire de mon thé.

« Ah ! » s’exclama-t-elle.

« ... Il y a-t-il un problème ? », demandai-je.

« Nonnnnn ! Il n’y a rien du tout ! » répondit-elle.

Charlotte secoua la tête avec encore plus de force qu’auparavant.

Eh bien ! Si vous me dites par vous-même qu’il n’y a rien, alors c’est correct, pensai-je.

« Donc, c’est à propos des prochaines batailles, » dis-je.

« D’accord. C’est dur de le faire seule..., alors, Raika-kun et moi devrions travailler ensemble, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

« C’est exact, » dis-je en hochant la tête.

« La durée de la Guerre des Mythes est exactement d’une année, » dis-je. « Pendant ce temps, Charlotte-senpai, je vous protégerai. Pour cette raison que je voudrais que vous, Charlotte-senpai, vous m’aidiez à atteindre mon but. »

« Votre but ? » demanda-t-elle.

Charlotte pencha la tête de côté.

Ainsi, j’avais baissé le volume de ma voix en un murmure.

« ... il y a 10 ans, quand je fuyais avec ma sœur, nous avons été attaqués par un Dieu, » dis-je. « J’ai essayé de protéger ma sœur, mais j’ai été vaincu puis je me suis évanoui. À mon réveil, ma sœur avait disparu et je ne l’ai plus jamais revue. »

Après que les mots furent sortis un par un, je pris une profonde inspiration.

« Mon but principal est de trouver ma sœur disparue... en profitant de cette Guerre des Mythes, » annonçai-je.

« ... » Charlotte resta silencieuse.

Elle essaya de dire quelque chose, mais à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, elle la refermait immédiatement.

Puis, après quelques secondes, elle réussit à parler. « Alors... heu ! Pour notre coopération, que voulez-vous que je fasse ? »

« Premièrement, cette alliance doit augmenter notre chance de survie, » dis-je. « Deuxièmement, je voudrais que vous agissiez en tant qu’espionne. »

« Espionne ? » demanda-t-elle.

« La Brünnhilde de Senpai vient de la Mythologie Celtique, » expliquai-je. « Alors maintenant je veux que vous vérifiiez si un dieu de la Mythologie Celtique est impliqué ou non dans l’incident qui est survenu il y a 10 ans. »

J’avais regardé directement dans les yeux de Charlotte.

« Je sais ce que ce que je demande est dangereux, » continuai-je. « Je sais que fondamentalement, je vous implique par la même occasion dans mes affaires privées. Cependant, si un événement improbable devait survenir, je promets de vous protéger en misant ma propre vie. C’est pourquoi... »

« D’accord. Je comprends parfaitement, » dit-elle.

Quand j’avais essayé d’ajouter plus de mots afin de la persuader, Charlotte avait immédiatement répondu.

C’était sûrement une réponse positive... mais elle secouait bien trop la tête. Alors j’étais quelque peu confus quant à ces actes contradictoires.

« ... est-ce vraiment d’accord ? » demandai-je. « Ceci pourrait être différent de ce que vous imaginez en ce moment. »

« Je suis consciente des risques..., » dit-elle. « Mais en plus, il n’y a aucune chance que je puisse survivre à cette guerre par moi-même. »

« ... ? »

Après avoir dit ça, son visage semblait selon moi s’adoucir.

J’attendais ses prochaines paroles.

Après quelques secondes, elle ouvrit à nouveau sa bouche.

« Je suis heureuse que je puisse vous être utile, Raika-kun, » continua-t-elle. « Après tout, vous m’avez déjà sauvée deux fois maintenant. »

« Deux fois ? » demandai-je.

La seule fois que je me souvienne est ce qui s’est passé la nuit dernière. Y en a-t-il une autre situation que je ne connais pas ? pensai-je.

« Vous m’avez aidé une fois à la porte de l’école quand je tombais, est-ce que vous vous en souvenez ? » demanda-t-elle.

« Oui, mais ce n’était vraiment pas grand-chose, » dis-je.

« Hors de question ! De plus, j’étais vraiment heureuse à ce moment-là ! » déclara-t-elle. Elle avait utilisé un ton de voix inhabituellement fort alors qu’elle disait ça. « En tout cas, tant que cela me permet de rester avec vous, Raika-kun, ça ne me dérange pas... »

« Merci beaucoup, » dis-je afin de la remercier.

Quoi qu’il en soit, pour l’instant tout allait bien.

Si Charlotte agissait activement avec moi, alors sa sécurité était assurée.

Comme je lui avais expliqué déjà avant, cette proposition de l’alliance était là afin d’augmenter le taux de survie de l’autre.

{Ce sont des choses intéressantes auxquelles tu songes en ce moment.} Balor avait fait une remarque tout à fait inattendue.

... sur quoi ?

{Concernant l’alliance de deux Apothéoses Divines. Au cours des trois dernières guerres qui ont eu lieu avant, tu es le premier à arriver avec une telle idée, Raika.}

La seule chose qu’un Dieu recherchait était d’être l’être absolu.

En ayant la mentalité d’un être qui était toujours en compétition les uns contre les autres, il n’était pas choquant qu’ils ne voient pas l’intérêt de partager ou de faire naître l’idée de créer une alliance.

{En exploitant le Contrôle pour avancer dans la domination de cette guerre, tu n’as également pas lâché tes propres intérêts. Non seulement ça, mais en plus, tu prépares un espion afin d’assouvir tes propres désirs. Le Dieu Maléfique que je suis possède un sentiment mitigé quant à tout ça.}

Alors, as-tu un autre plan en tête ?

{Je n’ai jamais dit que j’étais contre ce plan. En vérité, je suis assez amusé par ça.}

Hihihihi ! Balor avait alors ri dans ma tête.

{Utilise donc mon œil comme bon te semble. Et fais un carnage autour de toi ! Je veux vraiment voir combien de destruction un humain peut causer dans cette guerre.}

Je refuse, il n’y a aucune chance que je gagne au cours de cette guerre pour ton propre bien.

{Ça me convient. Je ne peux même pas gagner dans cette guerre contre Lú, et d’ailleurs, je veux seulement pouvoir regarder tout ça à tes côtés.}

...

―Le dieu du soleil, Lú. Un Dieu Excellent dans une Centaine d’Artisanats. Aussi connu sous le nom de « Lú au Long Bras ».

Il était le Dieu Suprême de la Mythologie Celtique, également connu sous le nom du roi de Danann, « Tuatha Dé Danann ».

Pendant ce temps, Balor est le roi des Fomoriens, qui avait longtemps tourmenté Danann.

Peu de temps après, ils s’étaient tous deux affrontés. Lú revendiquant la victoire après avoir tué Balor en utilisant la lance tueuse de Dieu, Brionac, menant finalement le clan Danann à la victoire.

En d’autres termes, Balor et Lú étaient le Némésis de l’autre.

En passant, le Vrai Dieu Unique n’est pas le Dieu victorieux, mais il doit être élu par la Mythologie gagnante. Dans ce cas, si la Mythologie Celtique gagne, alors celui élu ne sera-t-il pas Lú ? pensai-je.

{ ... Et bien ! Oui, je suppose !}

Si tu n’aimes pas tellement Lú, alors pourquoi as-tu participé à cette guerre ? pensai-je.

{À l’origine, je ne voulais pas participer à cette guerre. J’ai été forcé. La Guerre des Représentants est pour tous les dieux, c’est pourquoi j’ai dû y participer.}

Tu n’es pas le dieu de la tribu Danann, donc si tu mourais, personne ne se fâchera vis-à-vis de ça. Mais dans le cas où tu gagnerais, quel serait ton profit ? demandai-je.

Bref, c’était inutile pour lui, quel que soit le résultat.

{Ho ! Pff, tu n’as vraiment aucune pitié pour moi.}

Qui va vous plaindre, bâtard ? dis-je.

Je lui avais craché ces pensées et Balor avait été réduit au silence à cause de ces mêmes pensées.

... ne me dites pas qu’il va agir de manière rebelle maintenant ?

Était-il étonnamment faible à l’intérieur ?

Quoi qu’il en soit, ce n’était nullement mon travail de le réconforter.

« Hum... Raika-kun ? » demanda Charlotte.

« Heu, désolé. Y a-t-il autre chose ? » demandai-je.

On dirait que j’avais été trop absorbé par l’histoire de Balor.

J’avais placé toute mon attention vers Charlotte.

« Ah, eh bien, il semblerait que Brünnhilde-san soit en colère contre moi pour avoir pris la décision de tout à l’heure, » déclara-t-elle.

« Brünnhilde ? » demandai-je.

Apparemment, Charlotte et Brünnhilde semblaient être capables de communiquer sans paroles tout comme moi.

« C’est le moment parfait que vous avez obtenu afin de me parler de ça, senpai, » dis-je. « J’ai quelque chose dont j’aimerais lui parler. Pouvez-vous lui basculer le contrôle pendant un moment ? Je vais la réveiller. »

« Heu !? L-la réveiller ? » demanda-t-elle.

« Oui. Je vais la réveiller en utilisant mon Oeil Maléfique. S’il vous plaît, regardez ici, » dis-je.

« D-D’accord, » dit-elle.

Je regardai droit dans les yeux de Charlotte.

« A-awawawa. » Un son agité était alors sorti de sa bouche.

« Tout va bien aller. Je ne laisserai pas Brünnhilde prendre le contrôle de votre corps, » dis-je.

« Pour ainsi prendre la décision de tout à l’heure, » grogna-t-elle, répétant ce qui devait lui dire Brünnhilde.

« Brünnhilde ? » demandai-je.

« V-Votre visage, il est bien trop près... » dit-elle.

« ... ? »

Je n’avais pas bien entendu ce qu’elle avait dit.

En ce moment, je n’avais pas l’impression qu’elle refusait ma demande, alors j’activai la puissance de mon œil gauche.

L’âme d’une Brünnhilde Dominée résidait à l’intérieur de ce corps... j’avais besoin de la faire se réveiller.

« Réveillez-vous, Brünnhilde, » dis-je.

« ... »

À ce moment-là, le cou de Charlotte devient comme soudainement mou.

« ... et maintenant ? » demandai-je.

Elle leva alors la tête, déjà remplacée par le visage d’une Brünnhilde grincheuse.

« Vous savez probablement déjà l’essentiel comme vous êtes à l’intérieur de Senpai. Mais je veux que vous agissiez comme mon espionne, » dis-je.

« Ne te fous pas de moi. Pourquoi un chevalier tel que moi ferait-il..., » dit-elle.

« Pensez-vous franchement que vous avez le droit de prendre une telle décision ? » demandai-je.

« Kuhh...! » dit-elle.

Je ne voulais pas avoir une autre session d’interrogatoires inutiles, je devrais donc régler cela rapidement.

« En plus d’agir comme mon espionne, vous travaillerez également en tant que garde du corps pour senpai, » ordonnai-je. « Dans le cas où elle fait soudainement face à une situation dangereuse qui pourrait menacer sa vie, vous devez immédiatement vous manifester. Ceci est un ordre. »

« J’ai compris, » elle avait accepté docilement mes ordres.

Puis-je dire que pour l’instant que c’est un succès ? pensai-je.

« ... Heu !? »

Dès que Brünnhilde avait accepté mon ordre, son cou redevient comme moi, et Charlotte revient à elle.

Parce qu’elle ne se trouvait pas dans une situation d’urgence, Brünnhilde s’était à nouveau placée en mode veille.

Ceci concluait parfaitement le rôle de Brünnhilde.

Et ainsi, le carillon de l’école se mit à sonner.

« À partir de maintenant, soyons ensemble autant que nous le pouvons après la pause déjeuner ainsi qu’après l’école, » dis-je. « Je dois m’assurer que vous restiez en sécurité. »

Ayant entendu mes paroles, le visage de Charlotte redevient rouge telle une tomate.

« Hein !? » s’exclama-t-elle. « Mais la guerre ne se produira-t-elle pas que pendant la nuit ? »

« Il reste quand même la possibilité qu’un ennemi décide d’enfreindre les règles..., » dis-je.

Je sortis alors une clé de ma poche d’uniforme.

« Ceci est la clé principale du dortoir, » dis-je. « Tous les soirs sauf le dimanche où la guerre n’a pas lieu, veuillez utiliser cette clé afin de venir dans ma chambre. Si vous utilisez le toit, alors vous devriez être en mesure de venir dans le côté du dortoir pour les hommes, et cela même depuis le côté du dortoir pour les filles. »

Je venais d’avoir ce matin la clé principale pour les dortoirs.

Bien sûr, puisque j’avais utilisé mon Œil Maléfique, le superviseur du dortoir ne pourrait jamais le remarquer.

« Moimoimoimoimoi, dans la chambre de Raika-kun... heu... chaque jour ? » dit-elle, paniquée.

J’avais hoché la tête en signe de confirmation envers cette fille qui exagérait quant à ses réactions vis-à-vis de mon annonce.

« Ma chambre est dans le coin du 4e étage, » dis-je. « Je sais que Senpai ne peut pas sauter dans ma chambre comme peut le faire Brünnhilde, alors s’il vous plaît. Soyez prudente et ne vous faites pas attraper. »

« M-Mais... ? » s’exclama-t-elle.

« C’est pour pouvoir vous protéger, Senpai, » dis-je.

Je ne pouvais pas la protéger à moins qu’elle ne soit à mes côtés 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Charlotte avait l’air d’avoir beaucoup de choses en tête, mais finalement elle avait pris la clé de ma main après qu’elle se soit convaincue de ma décision.

« Maintenant, revenons à la salle de classe, » dis-je. « Pouvons-nous nous rencontrer à la porte après que l’école sera terminée ? »

« B-Bien sûr, » dit-elle.

Après avoir fait cette promesse avec Charlotte, nous avions quitté ensemble la bibliothèque.

« Eh bien ! On se retrouve après l’école, » dis-je.

« Oui. À plus tard, » dit-elle.

Puisque j’étais dans une année différente de Charlotte, nous nous étions séparés dans les escaliers menant aux salles de classe.

À ce moment, je pouvais sentir que quelqu’un était dans mon dos.

« Raika-senpai, » déclara une voix féminine que je connaissais.

Et juste avec cette salutation, je savais déjà qui c’était.

« Maria ? » dis-je.

En regardant en arrière, je vis son visage.

En regardant dans ses yeux, je vis que c’étaient ceux qu’elle avait quand c’était lié à notre mission.

« As-tu entendu ce dont je parlais tout à l’heure ? » dis-je.

« Je n’ai pas entendu ce dont vous parliez, mais..., » dit-elle.

« Mais ? » demandai-je.

Puis, ses yeux s’écarquillèrent.

« Dans une pièce fermée ! » s’exclama-t-elle. « Avec juste vous deux dedans ! De quoi parliez-vous entre vous !? De plus, cela a duré très longtemps... J’étais tellement inquiète, que je n’ai même pas pu dormir la nuit dernière ! »

Elle avait attrapé mon bras et l’avait secoué avec force tout en me criant dessus.

À cause de cette soudaine vision, les étudiants qui avaient passé à côté de nous avaient tous d’étranges regards.

« Maria, calme-toi, » dis-je.

J’avais enlevé mes mains qu’elle tenait avant de lui tenir fermement les épaules.

« ... »

Pour le moment, Maria semblait avoir retrouvé sa santé mentale. Pourtant, elle avait un visage rancunier qui semblait être sur le point de pleurer.

Nous nous étions déplacés afin de nous placer dans l’ombre présente sous les escaliers, devenant insaisissables vis-à-vis de la foule d’étudiants.

« Alors... as-tu reçu une réponse de l’Église ? » demandai-je.

« Oui, » Maria avait répondu avec un visage stupéfait.

Elle pouvait communiquer avec notre chef de l’Église en utilisant la magie. C’était un gros avantage. Le problème était que cela prenait une éternité avant de recevoir la réponse.

« En ce qui concerne le fait que toi, Raika-kun participe à la Guerre des Représentants, le Vatican a dit “Continuez votre mission”, » annonça-t-elle.

« Eh bien ! C’était ce à quoi je m’attendais, » dis-je.

Même si la communication magique était possible, cette île était fondamentalement isolée du reste du monde.

La seule façon d’y entrer était de prendre un bateau. C’était pourquoi il n’était pas facile d’envoyer du personnel.

Même si nous devions utiliser un transport, il était douteux que nous puissions arriver sur cette île où les dieux erraient librement.

Balor à l’intérieur de moi en était la preuve, et je doutais que moi seul sois suffisant pour détruire l’Organisation de Contrôle Sacré.

En premier lieu, celui qui était derrière eux était un Dieu provenant des Sept Mythologies.

Si nous avancions d’une manière incorrecte, alors même l’Eucharistia de l’Église pourrait facilement être éliminée.

Alors il valait mieux pour Maria et moi de continuer ainsi vis-à-vis de notre enquête. Nous devions juste attendre le bon moment afin de tous les vaincre.

« Changement de situation, » dis-je. « Il y a une forte possibilité que cette mission implique une bataille. Assure-toi simplement que tu sois toujours prête pour le pire. »

« J’ai compris, » répondit Maria tout en hochant la tête.

Alors.

« ... alors, de quoi parlais-tu exactement avec Charlotte ? » demanda-t-elle.

Immédiatement, après nous ayons fini avec l’affaire urgente, elle recommença avec sa demande persistante.

« Ne t’ai-je pas déjà parlé de la manière dont Charlotte-senpai était impliquée dans cette guerre ? » Demandai-je. « Je lui ai juste demandé de former une alliance. »

« Alliance ? » demanda-t-elle.

« Ah, c’est parce qu’on ne peut pas survivre l’un sans l’autre. C’est tout, » dis-je.

« C’est tout... cependant, tu devrais m’en parler en avance avant de le faire, » dit-elle.

« Puisque Charlotte-senpai a accepté, il n’y a pas de problèmes... et si elle avait refusé, l’aurais-tu tuée ? » demandai-je.

« C’est..., » Maria détourna les yeux alors qu’elle commença à parler.

Si elle avait refusé mon invitation, alors Charlotte aurait été fondamentalement mon ennemie... du moins, c’était la conclusion à laquelle Maria était arrivée.

Maria avait tendance à être un peu extrême quand il s’agissait d’éliminer les dangers potentiels qui m’entouraient.

Même quand nous étions dans les installations d’entraînement, elle se méfiait toujours des personnes qui faisaient équipe avec moi.

Surtout quand il s’agissait de me défendre, quelques fois, elle me donnait la priorité sans même se préoccuper des autres alliés se trouvant à nos côtés.

C’était l’un de ses traits dangereux. À cause de cela, je m’étais abstenu de lui parler de l’alliance avant de la faire.

« Même sans l’alliance, elle resterait quand même la victime d’un Dieu hérétique, » dis-je. « N’oublie pas qu’elle est l’une des personnes à protéger. »

« ... Je comprends, » répondit Maria.

Avec le visage baissé vers le sol, elle me fit un petit hochement positif de sa tête. « Si c’est ce que Raika-senpai a décidé, alors je vais le suivre. »

« Parfait, » dis-je tout en poussant un petit soupir de soulagement.

{Hohoho, es-tu sûr que c’est suffisant ? Juste au cas où, ne veux-tu pas utiliser l’Œil Maléfique sur elle ?}

Ta gueule !!

Ignorant les conseils de Balor, j’avais remercié Maria. « Maria, merci beaucoup pour ton soutien. »

« Ce n’est pas nécessaire. C’est parce que je suis ton partenaire, Raika-senpai. » Après avoir dit cela, elle avait tiré sur l’ourlet de mon uniforme. « C’est pourquoi, il s’agit d’un fait acquis que je soutiendrai toujours senpai, n’est-ce pas ? Et si quelque chose se produisait, n’hésite pas à me demander mon aide. »

Alors qu’elle me disait ça, son attitude alors qu’elle insistait sur ça était si mignonne. À cause de ça, je ne pouvais pas résister face à ça et donc, je me mis à lui tapoter la tête.

« Ah, je compte sur toi, Maria, » dis-je.

« D’accord, » répondit-elle avec enthousiasme.

***

Partie 8

Après l’école. Devant la porte de l’école.

Moi... Charlotte Lovepain me tenait debout à cet endroit, nerveuse.

Que faire ? Que faire ? Que faire ? pensai-je en boucle.

Pour certaines raisons, j’avais fait une promesse de retrouver ici Raika.

Je n’avais pas vraiment entendu les détails, mais il avait dit. « Soyons ensemble. »

En d’autres termes, nous allions passer du temps en tant que « deux personnes ensemble, sans personne d’autre avec nous » après l’école.

C’est... exactement comme un rendez-vous, n’est-ce pas ? pensai-je. Je ne peux pas me tromper maintenant, le pourrais-je ?

*boum**boum**boum*

Je pouvais entendre le son de mon cœur qui battait avec force.

Il était susceptible de se rompre à tout moment.

{ ... *soupir*, je ne comprends toujours pas ce que tu trouves de si bien chez cet homme.}

À ce moment-là, j’entendis une voix qui résonnait à l’intérieur de ma tête.

Ce n’était ni ma deuxième personnalité ni mon deuxième visage.

En ce moment, celle qui me parlait était le Dieu qui résidait actuellement en moi, Brünnhilde.

Cet homme, voulez-vous parler de Raika-kun ? pensai-je.

{ ... Contrairement à cet homme, toi et moi sommes dans un état où nos âmes sont complètement connectées. Il y a quelque temps, ce... sentiment impudique coulait en moi et je ne pouvais pas supporter ça.}

Qu... qu... qu’est-ce qui est impudique !? Je n’ai jamais pensé à de telles choses ! pensai-je.

{Ne me mens pas !! Chaque fois que tu te sens étrange, je me sens également étrange !}

Je ne me sens nullement étrange ! pensai-je.

C’était quelque chose de dangereux.

C’était une violation claire des droits de l’homme.

Je n’avais jamais pensé que ce sentiment serait transmis à une autre personne sans ma permission.

C’était comme si je n’avais plus du tout d’intimité.

En premier lieu, je n’avais jamais pensé à des choses étranges.

« Désolé de vous avoir fait attendre, Charlotte-senpai, » déclara Raika.

« Hiyaah !? » criai-je.

Alors que j’avais été appelée d’une manière inattendue, j’avais laissé échapper un cri.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » me demanda-t-il.

« Rien. Rien. Rien n’est mauvais ! » répondis-je.

Je secouai la tête, essayant de le convaincre que rien n’allait pas bien.

Peut-être convaincu, Raika avait légèrement ri.

« Alors, allons-nous maintenant au Quartier Sud ? » me demanda-t-il.

« D-D’accord ! » dis-je.

Alors que j’étais excitée, j’avais commencé à marcher derrière Raika tout en restant proche de lui.

Dès qu’il était apparu, Brünnhilde était devenue silencieuse.

J’étais maintenant devenue nerveuse.

Je m’abstenais de dire quoi que ce soit parce que j’avais bien trop peur que tout ce que je dirais sorte d’une manière bizarre.

Je pensais que je n’avais pas l’air trop nerveuse ou trop l’air étrange. Maintenant, est-ce que je... ?

Je lui avais alors jeté un coup d’œil.

« ... Hum ? Y a-t-il quelque chose qui ne va pas ? » demanda-t-il.

« Heu !? N-non ! Il n’y a rien ! » répondis-je.

Je détournai immédiatement mon visage après qu’il ait remarqué mon regard.

Mon visage devient alors encore plus rouge.

C’était bien la première fois que je marchais comme ça avec un garçon.

P-Puis-je le faire correctement... ? Je n’avais encore rien fait d’étrange, n’est-ce pas ? pensai-je.

Comme je manquais d’expérience, je ne savais pas comment je devais me comporter maintenant.

Mais au moins pour l’instant, mon uniforme avait l’air correct.

Mais dans tous les cas, je ne pouvais pas changer de vêtements. Et même si je le pouvais, je serais bien trop inquiète pour décider quoi porter. Après tout, je ne savais pas comment bien coordonner des vêtements décontractés.

J’étais contente de porter actuellement mon uniforme.

Les uniformes étaient si merveilleux.

Que Dieu bénisse l’uniforme !

« Charlotte-senpai ? » demanda-t-il.

« Ouiiii ! » répondis-je.

Une autre voix étrange était alors sortie de ma bouche.

« Y a-t-il quelque chose qui ne va pas, Charlotte-senpai ? » demanda-t-il.

Raika avait dit ça avec un visage inquiet.

« Eh bien... heu ~ » dis-je.

Je pensais que j’aurais dû dire quelque chose.

« Eet-bien, quand nous ne sommes que les deux, appelez-moi Charo... » dis-je.

De façon inattendue, je parvenais à transmettre mon souhait égoïste.

Et comme prévu, j’avais recommencé à rougir.

Qu’est-ce que je fais maintenant, par moi-même !? Pourquoi lui as-tu soudainement demandé de t’appeler avec ton surnom... ?

Mais c’était ce que je souhaitais du fond du cœur.

Pour l’instant, je pouvais toujours dire que tout ça était une blague. Oui, c’était ce que j’allais faire.

Décidée, je m’étais tournée pour faire face à Raika.

Et puis, mes yeux rencontrèrent les siens.

« Charo-senpai, » dit-il.

« !? »

« Est-ce que ça va ? » demanda-t-il.

Je ne pouvais rien faire d’autre que de faire un signe de la tête.

C’était tellement embarrassant.

Mais c’était également incroyable.

Mon cœur battait bien plus vite qu’auparavant.

En ce moment, il n’y avait aucune chance que je puisse regarder le visage de Raika.

« Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez faire ? Un magasin que vous aimeriez aller voir ? »

Il demandait ça avec un ton légèrement troublé.

Ah, est-il troublé parce que j’agis de façon suspecte... ?

« Awawa...um..., » dis-je.

Maintenant, je viens de le faire.

Cette fois-ci, je l’avais rendu apparent.

J’espère qu’il ne pense pas que je suis bizarre ~, pensai-je.

Juste en y pensant, j’avais envie de pleurer.

En tout cas, je devais rapidement répondre à sa question.

Mais je ne pouvais rien faire sortir sur un ton normal. De plus, je ne connaissais pas les magasins dans cette zone. En fait, je ne savais même pas où était cet endroit.

Que dois-je faire maintenant... en tant que senior, je devrais être celle qui va de l’avant avec Raika.

Mais j’étais trop troublée en ce moment pour prendre une décision calme.

« A-Alors, cette boutique ! » dis-je.

Tout en ayant gardé la tête baissée, j’avais gardé les yeux fermés avant de rapidement pointer du doigt un magasin qui était dans le coin.

« ... alors, une boutique, n’est-ce pas ? C’est correct pour moi, » dit-il.

« Hein !? » m’écriai-je.

La réponse inattendue de Raika m’avait fait lentement ouvrir les yeux.

Certainement, mon doigt pointait vers un magasin à la mode.

« Uuu...hic... » Un bruit de type hoquet sortit.

Je regardais le magasin et mon doigt, mais la réalité ne changea pas même après avoir fait tant de fois.

Bien que je ne sortais pas habituellement du dortoir, j’étais quand même quelques fois sortie pour faire des achats... surtout pour des sous-vêtements.

Cependant, je n’avais aucune expérience quant à l’achat de vêtements de fille.

Parce qu’il s’agissait d’une île académique, je pouvais donc porter mon uniforme n’importe où et n’importe quand, sans me sentir étrange ou mal à l’aise.

C’était pourquoi l’idée d’acheter des vêtements élégants ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Je gardais un peu de rancune envers l’uniforme que j’avais tant vénéré jusqu’à maintenant.

La commodité était un poison déguisé. Ceci avait totalement entravé mon esprit créatif.

Et cela quand bien même c’était moi qui avais amorcé cette auto-destruction.

« Charo-senpai ? » demanda-t-il.

« Ah, uwawa, entrons alors..., » j’avais rapidement répondu après m’avoir appelé par mon petit nom.

Peut-être que c’était maintenant que j’avais perdu la dernière chance de dire que je voulais aller dans un autre magasin.

Je suis stupide, stupide, stupide..., pensai-je.

Mais il était déjà trop tard pour regretter.

Alors que j’étais totalement découragée, j’entrai dans le magasin avec Raika à mes côtés.

La première chose que je remarquai après être entrée dans le magasin était l’odeur du bois et des vêtements.

L’odeur était beaucoup plus saturée que celle habituellement trouvée dans les magasins de masse.

L’odeur était comme celle de ce qui avait été artificiellement nettoyé.

Même si ça ne sentait pas mauvais, je me sentais un peu gênée puisque je ne l’aimais pas beaucoup.

« Bienvenue, » déclara une voix féminine.

« Ha, bonjour, » dis-je.

Je m’étais arrêtée quand une dame me salua avec une voix nette.

« Cherchez-vous quelque chose de particulier ? » demanda-t-elle.

« Heu, hum..., » dis-je.

Même si vous me demandiez cela...

La vendeuse et Raika me regardaient tous les deux en ce moment. S-s’il vous plaît, ne me faites pas ça...

En ce moment, j’étais dans une situation similaire à être jetée soudainement dans un champ de bataille sans équipement approprié.

Awawawawa.

Tout en me sentant désespérée, j’essayais de trouver quelque chose de familier auquel je pouvais me rattacher.

Et c’est alors que...

« S-Sous vêtement, » murmurai-je.

C’était les mots qui avaient réussi à quitter ma bouche

« ... ! » Raika, qui était à côté de moi, s’écarquilla les yeux en entendant ma réponse.

« Si vous cherchez de la lingerie, alors c’est à l’arrière, » déclara la vendeuse. « Monsieur, veuillez attendre ici. »

« ... !? »

Mon cœur se sentit soulagé après avoir entendu ces mots.

Cependant, aujourd’hui j’étais venue avec Raika... !

J’avais choisi les sous-vêtements parce que c’était une habitude que j’avais. Mais maintenant, j’allais devoir en choisir un en étant avec lui.

C’était devenu tellement embarrassant que mon visage était devenu assez chaud pour avoir l’impression d’être brûlé par le feu.

Mais je n’étais pas vraiment habituée à les choisir par moi-même alors je ne voulais pas être vue comme ayant des goûts bizarres...

Alors que mon cœur me donnait l’impression qu’il y avait une grande turbulence à l’intérieur, j’avais quand même suivi la vendeuse.

Blanc, noir, rouge, violet.

Il y avait là, des soutiens-gorge et des culottes, ainsi que bien d’autres choses que je ne connaissais pas du tout.

« S’il vous plaît, prenez votre temps, » après l’avoir dit, la vendeuse était partie ailleurs.

J’avais maintenant été laissée seule avec seulement moi-même face à tout ça. Raika n’était pas très loin de moi.

« ... » j’étais restée sans voix en pensant à quoi faire.

Même Raika ne savait pas quoi faire dans la section des sous-vêtements féminins, alors il jouait silencieusement avec son poing.

Je me sentais mal de l’avoir amené dans ce genre d’endroit.

Cependant, c’était en fait moi qui ne supportais pas ce genre d’environnement.

Que faire, que faire ?

Une petite fille brillante qui semblait dégager une aura d’innocence apparut dans le magasin. Ses queues noires se balançaient en fonction de ses mouvements.

« Tenka. »

Raika semblait surpris de voir cette fille.

Se connaissent-ils ? Me demandai-je.

« Senpai. Il s’agit de l’une de mes amies, Tenka, » déclara-t-il. « Tenka, je te présente une senior de deuxième année... »

« Charlotte-senpai, n’est-ce pas ? Je l’ai vue hier, » déclara Tenka.

« Hein !? Hier ? » demandai-je.

« Vous savez, cette fois-là, quand Raika-kun a aidé Senpai alors que vous tombiez, » expliqua Tenka. « À ce moment-là, j’étais également là. »

« Ah, cette fois-là ! » dis-je.

Je venais de me souvenir de ce fait.

Mais ce jour-là, j’avais été bien trop concentrée sur Raika pour avoir remarqué autre chose.

À cet endroit.

« Tenka ~ maintenant, où vas-tu si soudainement..., » déclara une autre voix féminine.

Une nouvelle fille venait d’apparaître, à la recherche de Tenka.

Même cette fille avait l’air aussi mignonne que Tenka.

Deux des boutons de sa chemise avaient été défaits et cela révélait une profonde vallée.

« Je suis désolée, ~ Ruirui, » déclara Tenka.

« Quoi, mais, n’est-ce pas Raika ? » Demanda Ruirui.

La fille nommée Ruirui, après avoir remarqué Raika, avait levé la main.

« Salut, Ruirui. Ça fait un moment, » déclara Raika.

« *Rebondir*~ comment vas-tu depuis le temps ? » demanda Ruirui.

« Bon ! Senpai, je vous présente Ruirui Shishigane. Elle est également l’une de mes amies, » dit-il.

« B-Bonjour, » répondis-je.

« Ravie de vous rencontrer~, » déclara Ruirui avec un léger signe de la tête.

Je parlais rarement à quelqu’un de plus jeune que moi, mais je supposais que je pouvais agir ainsi.

Alors que je m’inquiétais à propos de ça, Tenka avait relié son bras avec celui de Raika.

« Quoi qu’il en soit, bien joué, Raika-kun, » déclara Tenka. « Je me demandais ce qui s’était exactement passé quand tu as dit que tu avais des affaires urgentes à faire. Je n’aurais jamais pensé que l’affaire était d’aller choisir des sous-vêtements avec ta petite amie. »

« S’il te plaît, arrête-toi là, » déclara-t-il.

Étant pressé par Tenka-san, Raika-kun l’avait fermement nié.

...!? Hein !? Quoi ? Tout à l’heure, je pense avoir entendu quelque chose de suspect... pensai-je.

« Ha... Hum, excusez-moi..., » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, Charlotte-senpai ? » Tenka pencha légèrement la tête alors qu’elle répondait ça.

« Pourriez-vous me dire... à propos de la petite amie dont vous avez parlé juste avant ? » demandai-je.

« Heu !? Ai-je tort ? » demanda-t-elle.

« Plutôt que de dire que c’est faux, qu’est-ce qui vous fait penser ça ? » Agacée, j’essayais toujours de clarifier la situation.

« De plus, » continua Tenka. « Si vous n’êtes pas ensemble, alors il n’y a pas besoin que vous alliez tous deux ensemble afin d’acheter des sous-vêtements. »

« ... !? » j’étais sans voix par sa réponse si correcte.

Elle avait totalement raison. À moins qu’ils soient dans une relation très intime, les hommes et les femmes ne viendraient jamais ensemble dans ce genre de lieu.

Peut-être la vendeuse avait-elle eu le même malentendu quand elle nous avait vues ?

M-Moi, la pet-petite amie de Raika-kun... !? pensai-je.

« Hein... !? Heuuuu !!?? » ce fut les seuls mots qui sortirent de ma gorge.

Cette révélation m’avait rendu la tête surchargée par les émotions.

Mon cerveau semblait exploser et ma vision s’assombrit d’un coup.

***

Partie 9

« ... »

Après je me suis réveillée, je... remarquais que c’était Brünnhilde qui était mise en avant.

Pourquoi... nos consciences ont-elles si soudainement changé... ?

La conscience de Charlotte s’était profondément rétractée, et par conséquent j’étais sorti à sa place.

Il était vrai que chaque fois que Charlotte faisait face à des problèmes, je devais apparaître afin de la protéger...

Mais jamais je ne m’attendais à être invoqué à cause de la honte...

En ce moment, elle était certainement dans une situation à problèmes...

« Charo-senpai ? » déclara Raika.

« !? »

Raika Shinzen approcha rapidement son visage du mien et ceci avait presque fait cesser les battements de mon cœur.

Cependant, j’étais heureuse, car il semblerait qu’il s’inquiétait réellement pour Charlotte.

« Allez-vous bien !? » demanda Tenka.

« Tenka, c’est parce que tu l’as trop taquinée, » dit-il. « Senpai était tout simplement reconnaissante pour ce qui s’est passé hier, c’est pourquoi nous sommes sorties aujourd’hui. »

« Euh... mais pourquoi des sous-vêtements ? » demanda Tenka.

Raika Shinzen continua de discuter avec la fille nommée Tenka.

Est-ce une occasion de faire mon retour ?

Non, agir maintenant serait une méthode assez lâche...

Le conflit dans mon cœur me laissait incapable de décider.

Pour l’instant, je voudrais voir comment la situation se révélera...

« ... ! »

... Ma vue rencontra celle de Raika Shinzen.

« ... Vous, » dit-il.

Ses yeux s’affinèrent alors qu’ils regardèrent directement dans les miens.

Il semblerait qu’il avait remarqué le changement.

Son œil gauche... l’Œil Maléfique luisait légèrement, et un motif était apparu dessus.

Ceci suffit à me rendre impossible le fait de résister de quelque manière que ce soit.

L’Œil Maléfique de la Domination.

Avec un seul coup d’œil, je serai dépouillée de ma propre volonté.

Quelle capacité désagréable !

C’était un pouvoir parfaitement adapté aux lâches qui n’avaient pas une once d’esprit chevaleresque.

« Charlotte-senpai, est-ce que ça va ? » Tenka avait demandé ça avec une expression inquiète.

« On dirait qu’elle est juste un peu étourdie. Il n’y a donc rien à craindre. » Raika Shinzen répondit pour moi.

« Vraiment ? ~ ah, c’est correct alors. Pour montrer à quel point je suis désolée de ce que j’ai fait, je vais vous aider à choisir vos sous-vêtements, » suggéra Tenka.

« Ohh, c’est une bonne idée. Ainsi, quand Raika et Senpai auront progressé jusqu’à ce niveau-là, il verra les sous-vêtements que nous aurons aidé à choisir. » La fille nommée Ruirui Shishigane montra également son soutien.

Et ce n’était pas du tout une blague.

Mais même si nous étions toutes des filles, montrer ma peau pour la première fois était quand même très embarrassant.

« Non, je suis..., » j’essayais de refuser leur proposition.

Puis Raika Shinzen tourna la tête, et donc également son œil gauche, vers ma direction,

« ... c’est une bonne suggestion. Je ne suis pas bon avec ce genre de choses, alors c’est bien qu’elles nous aident à choisir, » dit-il.

De mon point de vue, un ordre avait été ainsi donné.

« J’ai compris, » dis-je.

Même s’il l’avait dit poliment, un ordre reste un ordre.

J’avais hoché la tête sous l’influence de l’Œil Maléfique, incapable de résister.

*

« Wôw ~ Senpai est une telle beauté, alors celui-ci serait un très bon choix, » déclara Tenka.

« Je me demande si je ne devrais pas également en acheter pour moi, vous en pensez quoi ? » déclara Ruirui.

Tenka et Ruirui Shishigane semblaient s’amuser en choisissant des sous-vêtements. Elles me tirèrent par la main, me conduisant ainsi dans le vestiaire.

« S’il vous plaît, prenez votre temps, » annonça la vendeuse avant de fermer le rideau.

La cabine d’essayage se trouvant à l’intérieur du magasin était très grande. Elle était assez grande pour nous trois. Nous pouvions nous tenir à l’aise dedans.

Il n’y avait aucun moyen pour moi de m’échapper de là. Je pouvais juste rester immobile à l’intérieur.

Pff... Mais pourquoi suis-je là..., hé !? Réveille-toi, Charlotte ! pensai-je.

J’avais essayé d’appeler la conscience qui se trouvait à l’intérieur de moi, mais il n’y avait pas eu la moindre réponse. On dirait qu’elle était encore évanouie.

« Eh bien ! Charlotte-senpai, quelle couleur voulez-vous essayer en premier ? » demanda Tenka.

« Oh, euh... vous avez juste à choisir ce que vous trouvez bien, » répondis-je.

Le sourire innocent de Tenka me fit également légèrement sourire.

Au fond de moi, je voudrais leur montrer à quel point je détestais ça.

« OK, alors ça devrait être blanc ? Où devrait-il être noir ? Hé ! Ruirui ~ lequel penses-tu qui serait le mieux ? » demanda Tenka.

« Eh bien, nous avons encore beaucoup de temps avant la tombée de la nuit, » répondit Ruirui. « Pourquoi n’essayions-nous pas tout ? »

« C’est vrai. Je suppose que nous devons juste faire ça, » répondit Tenka.

Sans tenir compte de l’opinion de la personne qui se tenait devant elles, elles continuèrent à discuter.

Le blanc fut la couleur qu’elles décidèrent de choisir comme premier test.

« Bon, Charlotte-senpai, s’il vous plaît, enlevez vos vêtements, » déclara Tenka.

« Compris, » répondis-je tout en hochant la tête.

En raison de la présence de l’ordre donné juste avant, je devais totalement coopérer vis-à-vis du choix des sous-vêtements.

Après avoir docilement enlevé mon uniforme, je l’avais accroché sur un crochet.

Quoi... encore ?

Ceci me fit me souvenir de ce qui s’était passé hier.

J’avais été complètement exposé à sa vue et cela, contre ma volonté.

Bien que je n’étais pas en train de me déshabiller devant un homme, faire quelque chose d’aussi embarrassant resterait toujours embarrassant.

« Oups ! Maintenant, Charlotte-senpai a joliment enlevé ses vêtements ! » s’exclama Tenka.

« Quoi ? Ça a l’air bien plus impressionnant maintenant que vous les avez enlevés, » déclara Ruirui.

Sans demander mon consentement, les deux filles me déshabillèrent totalement.

Ma poitrine fit *boing boing* après avoir été libérée du tissu qui la tenait à l’étroit.

« « Wôw. » » S’exclamèrent les deux filles.

« S-s’il-vous-plaît, ne regardez pas trop là ! » dis-je.

Ne pouvant supporter d’être regardé, je cachai ma poitrine avec mes bras.

On dirait qu’il y avait encore un certain degré de liberté permis tant que je ne désobéissais pas à l’ordre donné. C’était toujours inconfortable, bien que...

« Dacodac. Alors, nous allons commencer par le haut ! » déclara Tenka.

« Laissez tout ça à Tenka. Je vais en essayer également, » dit Ruirui.

« Laissez moi m’occuper de ça, » déclara Tenka.

Tenka allait donc m’aider à mettre le soutien-gorge.

« Charlotte-senpai, veuillez vous pencher un peu plus ~, » demanda Tenka.

« Comme ça ? » demandai-je tout en me penchant vers l’avant.

« Exact. Maintenant, s’il vous plaît mettez-le, » dit-elle.

Je plaçai mes bras à travers les emmanchures avant de fermer le crochet qui se trouvait à l’arrière.

Bien que ce soit embarrassant, ceci se termine enfin... ou alors... c’était ce que je pensais.

« Oh hé ! Il est bien trop petit... Qu’est-ce que vous avez... !? » Demandai-je.

« Wôw ~ ! Ces choses sont vraiment à un tout autre niveau, » déclara Tenka avec un sourire extatique.

Elle enfonça sa main sous le bonnet de mon soutien-gorge depuis le côté.

« Ouah, c’est vraiment super doux et moelleux, » déclara-t-elle.

« Non, arrêtez ça... ! », criai-je.

« Sérieusement, ces choses sont énormes. Ruirui perd complètement face à ça, » déclara Tenka.

« Mumumu, ce n’est pas vrai ! » déclara Ruirui avant de se placer devant moi et d’enlever elle aussi son soutien-gorge.

Les seins enveloppés dans un soutien-gorge noir avaient été secoués d’une manière très voyante, faisant savoir aux autres qu’ils étaient présents.

Ses seins s’étaient relevés devant nous, affichant une très belle forme.

Sur le plan de la beauté, elle était clairement à égalité avec Charlotte.

Mais il y avait une différence majeure dans les conceptions du soutien-gorge. Elle en portait un qui me ferait certainement avoir honte de ça.

Cela mis à part, l’atmosphère ici était quelque peu envoûtante...

... Cette présence, où l’ai-je déjà sentie ? pensai-je.

Je sentais vraiment que cette sensation était quelque peu familière.

Non... peut-être que j’étais juste en train de trop y penser.

Il n’y a aucune chance qu’une Valkyrie telle que moi ait de telles connaissances humaines.

Ruirui Shishigane, qui ne semblait pas être dérangée par ma présence, continua à parler avec Tenka.

« Je ne veux pas être jugée par une planche à repasser telle que toi, Tenka ! » déclara Ruirui.

« C’est dur ça !! » cria Tenka avant de poursuivre sur un autre registre. « Mais maintenant que cela arrive, je vais comparer sous tous les angles chacun de vos seins à vous deux. »

« Hein !? » m’écriai-je.

Elle avait attrapé mes seins avec plus de force qu’auparavant.

De plus, elle allait de plus en plus loin.

Munyumunyumunyu

« La peau de Charlotte-senpai est si douce ~, » déclara Tenka.

« Ah, ah, ar-arrêtez-vous, a ~ h » criai-je.

« Ruirui, viens et essaie aussi, » dit-elle.

« Eh ~ ici et ici, » dit Ruirui.

Ruirui Shishigane s’était jointe à elle afin de me taquiner encore plus.

Elle caressait ma poitrine, ainsi que sur les côtés et également mes cuisses, le tout avec une grande douceur.

Quel est ce sentiment chatouilleux... ? me demandai-je.

Ses mains étaient vraiment bonnes afin de procurer du plaisir à la personne en face d’elle. Elles touchaient avec brio les zones les plus agréables, me procurant ainsi beaucoup de plaisir.

« Kuhh...! » Je laissai échapper un cri de plaisir.

Ce corps, hum, il est trop sensible... ! pensai-je.

J’étais perplexe, tellement perplexe devant ce sentiment si inhabituel pour moi.

Maintenant que je pensais à ça, c’était la première fois que mon corps ressentait quelque chose comme ça.

Un stimulus totalement inconnu qui rampait le long de ma colonne vertébrale.

« Huh, unn, fuu, un... ! » continuai-je à faire sortir de mignons petits sons.

« Charlotte-senpai, si mignonne ~ » murmura Tenka.

Chaque fois que j’étais caressée avec douceur par ces petites mains, d’étranges sons sortaient immanquablement de ma bouche.

« Ah... arrêtez-vous..., » murmurai-je.

« Hé, Senpai. Tout à l’heure, j’ai entendu Raika vous appeler Charo, n’est-ce pas ? Puis-je vous appeler également ainsi ? » demanda Tenka.

« C-c’est correct, si vous arr..., » dis-je.

« Super. Ravi de vous rencontrer, Charo-senpai. » Tenka déclara cela. Son comportement était tel qu’elle n’avait plus aucune réserve.

Étonnamment, cette fille était une perverse dans l’âme.

Si seulement en ce moment je pouvais invoquer mon épée... !

Mais dans l’état actuel des choses, en étant dominée par l’Œil Maléfique, j’étais incapable de faire quoi que ce soit.

« Au fait, senpai, » Ruirui se rapprocha de moi et me demanda ça. « En vérité, sortez-vous avec Raika ? Où n’êtes-vous pas en couple avec lui ? »

« Moi et l-lui, aucune chance ! Nous n’avons pas une telle relation ! » répondis-je.

« Vraiment ~ !? » demanda Tenka.

Ruirui avait fait un sourire soulagé en entendant ma réponse.

« Je suis contente ~, car j’ai pris goût à lui, » déclara Ruirui.

« Héé ! Et donc Ruirui, tu ressens ça en ce moment ? » demanda Tenka.

« Et qu’en est-il de toi, Tenka ? » demanda Ruirui.

Alors qu’elles parlent de Raika Shinzen, je fus pressée de toute part.

« Hiyaanh! »

N-non, pas mes mam... ! pensai-je.

Des sensations agréables percèrent ma moelle cérébrale, et ma respiration fut totalement perturbée.

« Charo-senpai est une vraiment mignonne. Ça me donne envie de vous taquiner encore plus, » déclara Tenka.

Les mains de Tenka deviennent plus vigoureuses quant à leurs caresses.

« Pas plus... arrêtez-vous..., » murmurai-je entre les bruits étranges qui sortaient de ma bouche.

Rendue incapable d’y résister, je m’étais agenouillée sur place.

Pourtant, cette fille n’avait nullement retiré ses mains baladeuses.

Au lieu de cela, elle avait maintenant utilisé ses deux mains afin de frotter mes seins avec bien plus de force.

P-pour moi, d’être humilié à ce point... pensai-je. Est-ce que je viens ici depuis le Royaume des Dieux pour être humilié par les humains ?

Je ne m’y serais jamais attendu, c’était bien au-delà de mon imagination.

De plus, j’avais totalement perdu face à Raika Shinzen...

Depuis que j’avais perdu contre cet homme, j’avais été totalement dominée. En ce moment, j’étais totalement devenue sa possession.

Pour lui, et pour ces filles, j’étais simplement devenue un jouet qui ne pouvait nullement leur résister

C’était tellement misérable...

Les larmes non pas causées par du plaisir, mais à cause de la honte apparurent sans aucun doute aux coins de mes yeux.

En premier lieu, c’était Charlotte qui était venue ici. Pourquoi étais-je la seule à subir ça... à chercher à acquérir de nouveaux sous-vêtements... hein ?

J’avais soudainement remarqué un fait.

L’ordre que j’avais reçu était d’obtenir de l’aide de ces deux filles afin de sélectionner des sous-vêtements.

Alors peut-être...

« Yaah ! »

« Waah! »

À ce moment-là, quand je poussais le corps de Tenka avec mes fesses, elle fut si surprise qu’elle en perdit l’équilibre et tomba en arrière, produisant ainsi un grand bruit.

Comme prévu, il était possible de résister.

Si seulement je l’avais remarqué plus tôt... non. Ceci ne servait à rien de le regretter maintenant.

« Haa, haa... »

Alors que j’étais incapable de rester debout, je m’étais tout de suite agenouillée. Puis je m’étais affalée sur le sol.

Je m’étais ensuite mise à quatre pattes, la taille basse et sans aucune force dans mes membres.

« Que faites-vous les filles... ? » demanda une voix masculine.

« ... Ha !? » m’écriai-je.

Je regardai à ce moment-là en arrière et d’une manière surprenante, je pus voir Raika Shinzen qui me regardait.

Le rideau s’était déchiré et à ses pieds se trouvait Tenka sur le dos.

Quand j’avais entendu un bruit de déchirure, j’avais pensé... que quelque chose s’était bien produit.

Mes seins étaient exposés à lui.

Ma culotte était totalement mouillée en raison du fait d’avoir été autant taquiné par les deux autres filles.

J’étais à quatre pattes, avec mes fesses qui étaient pointées vers la sortie de la cabine d’essayage où se trouvait Raika qui m’observait en ce moment.

« Hi... hi !! » Criai-je.

J’étais à nouveau vue par lui.

J’étais à nouveau vue par lui.

J’étais à nouveau vue par lui.

La quantité de larmes qui s’était accumulée dans mes yeux augmenta brusquement.

« Haaaaaaaaaa! » Un cri aigu retentit à ce moment-là en provenance de la cabine d’essayage.

***

Partie 10

Après cela, Brünnhilde et moi nous nous étions séparés de Tenka et de son groupe et nous étions allés dans un restaurant.

« Allez-vous bien ? » demandai-je.

« ... » Brünnhilde qui était assise du côté opposé n’avait pas fait la moindre réponse.

Elle était toujours restée les mains posées sur la table et n’avait même pas levé son visage.

De l’autre côté, elle avait le sac en papier contenant le logo de la boutique précédente.

Bien sûr, à l’intérieur de ce sac se trouvait le sous-vêtement qu’elle avait essayé.

Bien qu’après tout ce brouhaha, elle ait essayé de rester stoïque quant à la situation alors qu’elle allait jusqu’à la caisse enregistreuse comme si de rien était, son visage était quand même resté pendant ce temps d’un rouge vif et cela même après être entré dans le restaurant.

Je sais que c’est très embarrassant, mais n’est-ce pas qu’elle se sent également un peu trop déprimée ? pensai-je.

« Être vue deux fois est choquant, n’est-ce pas ? » demandai-je.

{Pour moi, c’était un spectacle qui était quand même très intéressant à voir, hihi}

Tu as comme toujours un rire si sombre, pensai-je.

Néanmoins, les opinions de Balor pourraient être valables.

Car après tout, pour elle, j’étais son plus grand ennemi.

Mais d’après ce que je pouvais voir, les dieux étaient les pires ennemis des humains.

Nous avions déjà atteint cette conclusion, mais à la fin, rien n’avait vraiment changé.

Brünnhilde. La Valkyrie ayant la rune de la victoire

Les Valkyries étaient des déesses apparues dans la Mythologie Nordique qui transportaient les âmes des guerriers morts au combat. Et parmi elles, Brünnhilde était la plus populaire.

En plus d’avoir l’armure qui lui faisait dépasser la noblesse, elle avait également beaucoup d’anecdotes qui lui étaient liées.

En dehors de notre compatibilité, il n’y avait aucun doute qu’elle serait capable de dépasser son propre potentiel.

Par conséquent, il serait gênant si elle ne devenait pas mon épée.

« Brünnhilde, levez votre visage, » ordonnai-je.

« ... »

Comme je le pensais, toujours pas de réponse.

« ... Voulez-vous vous déshabiller ici ? » demandai-je.

« Pfff ! » dit-elle.

Il semblerait que la menace fasse effet, car en un instant, elle leva son visage.

« E-Enfoiré! » cria-t-elle.

« Restez tranquille. Car après tout, nous sommes dans un restaurant, » dis-je.

« Kuh... »

Brünnhilde me regarda avec des yeux emplis de haine.

À ce moment-là, la serveuse était venue prendre notre commande. « Avez-vous décidé de votre commande ? »

« Je voudrais de l’hydromel, » déclara Brünnhilde.

« Pardon !? » s’exclama la serveuse.

« Deux cafés bien chauds, s’il vous plaît, » dis-je.

« Bien sûr, Monsieur, » confirma la serveuse.

La vendeuse s’inclina légèrement après avoir entendu ma commande avant de quitter les lieux.

« Vous êtes actuellement une étudiante. Le fait de boire de l’alcool vous est interdit, » dis-je.

« ... »

Brünnhilde avait fait une expression de déception avant de redevenir avec son visage d’avant.

« Pour vouloir aller boire du vin afin d’oublier vos ennuis, est-ce qu’il s’est produit quelque chose ? » demandai-je.

« Je ne veux pas entendre ça venant de toi, » dit-elle.

« Bien sûr, je plaisantais, » dis-je.

Je haussai les épaules et passai à la question suivante. « Charlotte-senpai, est-elle toujours inconsciente ? »

« Oui. Elle dort toujours en moi, » dit-elle.

« Êtes-vous sûre de ne pas mentir là ? » demandai-je.

« Si tu as des doutes, pourquoi n’utilises-tu pas ton Œil Maléfique ? Tu le verras par toi-même, » demanda-t-elle.

Tout en croisant les bras, Brünnhilde m’avait sermonné en raison de sa frustration.

« En premier lieu, le corps appartient à l’origine à Charlotte. Je suis sortie de force ce qui est par nature impossible, » dit-elle.

« Je vois, » répondis-je.

« Désolée pour l’attente, » déclara la servante avant d’apporter les cafés chauds et de les placer devant nous.

Nous avions tous deux arrêté notre conversation exactement à ce moment-là et nous avions tous deux pris notre tasse.

On dirait qu’il avait été fait des grains de café broyés, mais il n’avait par le parfum frais d’un café.

Il semblerait que sa fumée était imparfaite.

Même les fidèles du café pouvaient au moins différencier le goût.

« C’est la négligence de l’Organisation de Contrôle Sacré, Eucharistia, » dis-je.

Je parie que ce restaurant servant du café était comme l’administration de l’Organisation de Contrôle Sacré.

Ils ne s’attendaient pas à ce que leurs clients soient des étudiants. Peut-être que c’était la raison qui faisait qu’ils n’avaient pas assez de personnel en service.

C’est l’évaluation que j’avais faite de ce restaurant.

« ... »

« Qu’est-ce qui ne va pas ? À rester assise là et à ne rien dire, » demandai-je.

« ... Il n’y a rien, » tout en répondant, Brünnhilde avait fait un visage aigre.

... en aucune façon que ce ne pouvait être le cas, pensai-je.

« Si vous vous posez des questions quant au lait et au sucre, ils sont tous deux dans ce panier, » dis-je.

J’avais pris mon café et j’avais pointé du doigt le panier que la serveuse avait apporté.

« Tu aurais dû le dire plus tôt ! » déclara Brünnhilde avec colère avant de commencer à verser une grande quantité de sucre et de lait.

Juste avant, elle avait essayé de commander de l’hydromel, alors elle avait probablement une dent sucrée.

Mais j’avais l’impression que là, elle mettait bien trop de sucre.

Pour l’instant, attendons ainsi jusqu’à ce qu’elle se calme, pensai-je. Ce serait gênant si un autre problème particulier se produisait.

« ... »

« ... ? »

Brünnhilde me regardait bizarrement ainsi que le dessus de la table.

Tout en suivant son regard qui pointait sur la table, le menu des desserts de la boutique avait attiré mon regard.

Un parfait de saison, un dessert disponible pendant une durée limitée.

Ces mots devenaient comme plus gros et ils avaient l’air de danser.

Il semblerait qu’elle était complètement immergée dans cette image de ce parfait.

« Voulez-vous manger ça ? » demandai-je.

« Quoi !? Ne dis pas des idioties ! » dit-elle.

On dirait que sa salive dégoulinait alors qu’elle continuait à regarder le menu.

« ... »

Bien que ce n’était pas comme si j’avais la décence de lui offrir un festin.

« Excusez-moi, je voudrais avoir le parfait qui est avec la durée limitée, » dis-je à une serveuse qui se trouvait un peu plus loin de moi.

La serveuse avait alors fait un petit signe d’acquiescement avant d’aller immédiatement donner l’ordre à la cuisine.

Après un moment, le parfait de saison fut apporté à notre table.

« Oooooo...!! », s’exclama Brünnhilde

Alors que le parfait avait été placé devant Brünnhilde, pour une raison inconnue, elle laissa s’échapper un horrible son.

« Voulez-vous tellement en manger que c’est ce qui vous fait trembler ? » demandai-je.

Et, cette fille jeta un coup d’œil sur la coupe avant de regarder fixement dans ma direction.

« Qu... Qu’as-tu prévu de faire ? » demanda-t-elle.

Elle semblait être prudente, telle une adolescente.

« C’est déprimant pour moi de regarder quelqu’un qui a l’air d’un chien battu. Alors, dépêchez-vous et mangez, » dis-je.

« Quoi !? Quand ai-je fait une telle expression de chien ? » cria-t-elle.

« Taisez-vous ! Je n’ai nullement l’envie que vous gaspilliez mon argent. Ou peut-être que vous aimeriez être obligé de je vous le fasse manger ? » dis-je.

« C’est injuste, salaud !! » répliqua-t-elle.

Brünnhilde allait crier, alors j’activai tranquillement mon œil gauche.

Et il avait été décidé que ce serait mieux si elle pouvait le manger toute seule. Après ça, elle avait pris une cuillère à la main et porta timidement le parfait jusqu’à sa bouche.

« Hmmm ! » dit-elle.

« Franchement. C’est un soulagement, » dis-je.

« *Bouchée* ! Non, ce n’est pas particulièrement bon ! Ce n’est pas bon ! Vraiment pas bon ! » dit-elle.

Quel genre d’obstination était-ce ? Brünnhilde était en plein dans le déni en rejetant mes paroles.

Tout en le disant, elle essayait continuellement de manger de son parfait par grosses bouchées.

Franchement, cela semblait être son mets préféré.

... Sa manière de manger était hors de contrôle.

Imaginer que cette fille était l’un des dieux qui avaient détruit le monde il y a dix ans.

Cela étant dit... elle avait bien plus l’air là d’une fille tout à fait ordinaire...

« ... pfff, » j’avais fait doucement claquer ma langue pour qu’elle ne l’entende pas et avait pris une autre gorge de ce café amer.

***

Partie 11

« La nuit va bientôt tomber, » j’avais murmuré ça en regardant le crépuscule de couleur orange depuis l’intérieur du café.

On nous avait annoncé depuis un petit moment qu’il était temps de retourner dans nos dortoirs.

Mais comme la conscience de Charlotte n’était pas encore revenue, j’avais fait savoir à l’employée du restaurant que Charlotte ne se sentait pas bien en tant qu’excuse pour pouvoir rester ici. Ceci nous permettait de nous reposer un peu plus longtemps.

« Argh... c’est douloureux, » murmura Brünnhilde.

Mais honnêtement, Brünnhilde avait mangé bien trop de crème glacée, et maintenant elle souffrait d’un mal de ventre. Techniquement, elle était vraiment malade, donc je n’avais pas menti en disant ça.

Cette fille était étonnamment une idiote.

« Ho ! Senpai, est-elle maintenant réveillée ? » demandai-je.

« *Grognement*... non, pas encore, » répondit-elle.

J’avais laissé échapper un petit soupir.

Notre dortoir étant dans le sud, et la vendeuse nous l’avait déjà rappelé à plusieurs reprises...

Il y avait une raison pour laquelle j’étais réticent à revenir là-bas.

Dans de tels cas, Brünnhilde pourrait garder plus longtemps active sa conscience, mais notre séparation était inévitable une fois que nous atteindrons le dortoir.

Bien sûr, je pouvais simplement lui ordonner de venir directement dans ma chambre en utilisant mon Œil Maléfique... Cependant, il existait quand même des moments où elle pouvait se déplacer librement à mon insu.

Je voulais éviter cela autant que possible.

À mon avis, elle peut sauter sur la véranda... mais il y a quand même des chances que des élèves reviennent pendant le couvre-feu, pensai-je. Ceci ne serait donc qu’un risque inutile si nous agissions ainsi.

{Jusqu’à maintenant, qu’est-ce qui te fait autant réfléchir ?}

Tais-toi ! pensai-je. Si tu oses parler de toute façon, alors contribue au moins en me donnant de bonnes solutions.

{Quelle demande déraisonnable ! Pourquoi parler des habitudes des humains !?} Balor s’était plaint.

Eh bien, le problème ne serait pas résolu même s’il y en avait huit comme lui réunit autour de moi.

On ne pouvait pas faire grand-chose avec lui.

Si c’était ainsi, alors nous devions abandonner la sécurité et nous nous rentrerons la nuit.

Les personnes qui étaient dans le dortoir la nuit n’étaient pas du tout au courant des anomalies extraordinaires qui se déroulaient dehors.

Mais même si elle entrait par la fenêtre, personne ne trouverait cela vraiment étrange.

« OK ! Rentrons au dortoir, » dis-je.

{Quoi !? Ne faisons-nous pas le truc avec la guerre aujourd’hui ?} Avant que Brünnhilde ait réussi à répondre, Balor avait dit ça avec un ton qui semblait indiqué qu’il était ennuyé par ma décision.

La cérémonie de purification de Maria sera achevée demain, pensai-je. Jusqu’à ce que cela soit fait, je ne ferai pas le premier pas.

Après avoir répondu à Balor, je marchai vers Brünnhilde qui était toujours assise à la table et lui avait secoué l’épaule.

« Hé ! Levez-vous, » ordonnai-je.

« Ne me secouez pas ainsi, salaud..., » répliqua-t-elle.

Après que j’eus essayé de la déplacer de force, elle avait émis une plainte.

*(Bruit métallique)* *Ding*

La sonnette du café fit un bruit.

« ? »

Qu’est-ce qui était venu dans un tel moment ?

Me regardant avec méfiance, les deux hommes, qui venaient d’entrer dans le café avec des apparences proches de celle de garde, se déplacèrent jusqu’à nous.

Était-ce parce que nous étions toujours dans le café ? Était-ce considéré comme un acte enfreignant les règles de l’île ?

« Je suis désolé, » déclarai-je. « Nous retournons bientôt à notre dortoir, alors... »

« ... » Les hommes qui avaient l’air de garde ne répondirent rien.

« ... »

J’avais la sensation que quelque chose n’était pas du tout normale, et cette sensation ne voulait nullement disparaître.

*(Bruit métallique)**(Bruit métallique)*

Après les deux premiers, d’autres hommes entrèrent dans le café.

Un employé d’un café était apparu en provenance de l’arrière de l’édifice.

« ... »

« ... »

« ... »

Tout le monde était silencieux.

Nous sommes ici afin de vous informer qu’il est déjà très tard et que vous devez retourner immédiatement dans le dortoir... ce n’est nullement la sensation que j’avais en ce moment.

« Que puis-je faire pour vous ? » Mais juste pour être sûr, je l’avais poliment demandé.

« ... »

*sifflement dans l’air* !!

La réponse que je reçus fut un coup de poing effectué sans faire le moindre bruit.

J’avais pu esquiver l’attaque en reculant un peu.

« Qu’est-ce que ça signifie, salaud !? » Brünnhilde, qui avait également dû esquiver une attaque, leur avait crié dessus.

Il semblerait que les maux d’estomac qu’elle avait eu jusqu’à maintenant avaient complètement disparu. Et ainsi, elle avait l’air assez énergique.

« Si tu veux te battre, alors dis-le-moi ! » dit-elle.

Je voulais courir au loin, alors je...,

« Stop, » ordonnai-je afin de l’arrêter.

« Uuuwahh!! » cria-t-elle.

Alors qu’elle courait avec un important élan, Brünnhilde tomba quand elle avait soudainement été arrêtée.

Sa jupe se souleva à la suite de cet événement. Pendant que Balor semblait beaucoup apprécier cette scène, tout ce que j’avais fait était de faire claquer ma langue.

« Pourquoi diable faites-vous ça afin de m’empêcher d’agir, salaud !? » cria-t-elle.

« Vous ne semblez pas bien comprendre notre situation, » dis-je.

Si, par hasard, elle tuait des personnes de l’Organisation de Contrôle Sacré, ce serait un gros problème.

« Vous êtes tellement inutile, regardez plutôt par là-bas, » dis-je.

« Arrête de déconner, aaahh ! » cria-t-elle.

Bien qu’elle criait sa désapprobation, elle était quand même forcée de ramper sur le sol et d’obéir à mes ordres.

Je l’avais donc dès lors ignorée et je m’étais concentré sur mes ennemis.

En y regardant de plus près, tous les adultes qui nous entouraient étaient des personnes que je connaissais.

Je me souvenais de l’employé du café aux côtés de l’employé de la boutique d’habits. Et il en était de même de ces gardes.

En bref, elles étaient toutes les personnes avec qui j’avais été en contact aujourd’hui dans ce district.

« Êtes-vous les personnes ayant en ce moment un ordre de nous entraver ? » demandai-je.

« ... »

Donc, ils ne répondront pas.

Quoi qu’il en soit, je ne m’attendais pas à une réponse de leur part.

En ce moment, nous étions entourés par six personnes.

Attitude, silence, hostilité

J’avais posé des questions et avais cherché une voie pour la négociation, mais je n’avais obtenu aucune réponse.

En vue de la façon dont cela progressait, la probabilité qu’ils soient entraînés était extrêmement faible.

L’un d’eux, l’homme qui travaillait à l’intérieur du café, était armé d’un couteau.

« Je vais les neutraliser en moins de dix secondes. Vous, ne me gênez pas, » après avoir averti Brünnhilde, je me plaçai de manière à cibler les deux hommes se trouvant devant moi.

Me rapprochant d’eux en un pas, je balançais un gros coup de poing vers le premier.

Il s’agissait d’une frappe unique ciblant son ventre, mais ne causant pas trop de dommages sur le long terme.

Le suivant...

L’autre gardien de sécurité vint vers moi, me fournissant ainsi l’opportunité de lui infliger également une attaque.

J’avais légèrement reculé avant de le frapper à l’aide d’un coup de pied.

Puis, j’enchaînais avec un coup décisif visant son cou.

Cela faisait deux personnes KO.

Encore quatre autres à neutraliser.

Je m’étais alors concentré sur le cuisinier armé d’un couteau de cuisine, car il était selon moi la plus grande menace parmi les quatre personnes restantes.

« ... »

J’avais alors évité le couteau qui arrivait sur moi et j’avais contre attaqué en lui donnant un coup de pied dans le visage.

Le cuisinier tomba sur le dos et son couteau de cuisine glissa au loin avant de s’arrêter sous une table.

Les trois restantes étaient toutes des femmes.

{D’accord ! On va le faire selon le principe d’autodéfense, gagagaga, miam miam.}

« ... »

{Quoi ? N’aimes-tu pas participer à des orgies ?}

« Arrête de déconner, foutu démon pervers, » murmurai-je.

C’était toujours ainsi qu’il agissait quand il voyait des femmes.

Peu importe, je devais également m’occuper de ces trois dernières personnes.

Alors, c’était ainsi qu’il me fallut un peu moins de dix secondes pour tout finir.

Bon, que faire maintenant... ? pensai-je.

« Hé !! Combien de temps dois-je rester comme ça !? » La voix emplie de rage de Brünnhilde pouvait être entendue.

Eh oui ! Elle était ainsi depuis le début.

« Vous êtes maintenant autorisée à bouger, » ordonnai-je.

« Pour que je reçoive l’ordre de rester dans une posture si embarrassante..., » certaines plaintes furent marmonnées, mais je les avais tout simplement ignorées.

Elle nettoya la poussière de ses vêtements et de sa jupe avant de se diriger vers les personnes évanouies.

Mais...

La vendeuse qui aurait dû être évanouie était maintenant debout.

« Esquivez ! » criai-je.

« Quoi ? Hum, uwaaah ! » s’exclama Brünnhilde.

Surprise, on dirait que Brünnhilde serait abattue par un coup de poing.

Son équilibre était détruit.

À ce rythme, elle allait tomber.

« Bon sang ! » dis-je.

Je concentrai instantanément mon énergie sur mes deux jambes.

Les chaînes qui retiennent mon corps.

Elles furent supprimées.

*Bam* !!

Je frappai le bas du corps de l’homme avec ma paume, et attrapai Brünnhilde avec mon autre main.

« Grrrr, toi, me protégeant..., » grogna-t-elle.

« Ressaisissez-vous. Vous êtes censée protéger le corps de Senpai, » dis-je.

En même temps que je lui avais dit ça, j’avais concentré mon attention sur notre entourage.

Quelque chose d’étrange se passait en ce moment.

« ... »

« ... »

« ... »

Les personnes qui auraient dû s’évanouir se tenaient toutes debout.

C’était comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.

Mais des blessures avaient été causées.

Par exemple, l’homme qui avait encaissé un coup dans le ventre se leva avec de la mousse qui sortait de sa bouche.

{Uhihihihihi. Donc, après tout ça, ne s’étaient-ils pas évanouis ?}

Dans une situation où j’étais comme entouré par des zombies, Balor riait malgré que c’était totalement injustifié.

Il doit y avoir une raison, pensai-je.

Le premier avait vu son afflux d’air dans ses poumons interrompu et il s’était donc évanoui.

Je l’avais moi-même confirmé que les cinq autres personnes avaient également été neutralisées.

Mais parce que je le faisais seul, il y avait la possibilité que j’eusse commis une erreur.

Mais il n’y avait aucune chance que je fasse preuve d’assez d’amateurisme pour ainsi échouer dans mon évaluation cinq fois consécutivement.

J’avais participé à assez de formations pour diminuer de manière drastique les chances que cela se produit.

Si je ne pouvais pas faire ça, je ne serais pas là.

Alors, que se passe-t-il là ? Je commençais à penser à ça. Il y a une erreur dans mon hypothèse.

Ils pourraient être des mandataires d’une autre personne, et qu’ils nous attaquaient à sa place.

Ce genre de chose était tout à fait possible.

Si c’était le cas, alors, que devais-je faire ?

« Ce sont les actes d’un Dieu ennemi, » dis-je.

« Quoi !? » s’écria Brünnhilde, choquée par mon annonce.

« C’est probablement une technique ou un sort afin de manipuler l’esprit ou le corps, » dis-je.

Ceci expliquerait la raison pour laquelle ils étaient contraints de se battre contre nous.

Ils n’avaient pas du tout l’air motivés, et leurs mouvements de poupée confirmaient totalement mes soupçons.

« C’est lâche d’impliquer des spectateurs dans sa propre bataille, » déclara Brünnhilde.

Brünnhilde serra ses poings après avoir entendu mon raisonnement. Ses poings étaient en train de trembler en raison de sa colère.

« ... cette personne, » murmurai-je.

{Qu’est-ce qui ne va pas ?}

Rien.

Quatre ennemis se trouvaient devant moi et deux derrière moi.

Je jetai un œil vers Brünnhilde.

« La situation a changé, » dis-je. « J’ai besoin de votre aide. Mais n’utilisez pas votre épée ou Tianma. »

« Je le sais déjà. C’est une chose évidente, » dit-elle.

Nous nous étions regardés à ce moment-là. Puis, nous avions fait correspondre nos respirations.

« Allons-y, » dis-je.

Je serrai le poing avec plus de force qu’auparavant avant de sauter sur ceux qui se trouvaient devant moi.

Mais j’étais alors étonné par le fait que Brünnhilde restait immobile et donc, je m’étais arrêté

« ...boeuuuuuu. » Elle porta ses mains à sa bouche tout en affichant une expression d’agonie.

Quoi !? Merde ! Quelle idiote !! pensai-je.

Pourquoi devait-elle le faire justement maintenant !?

{Gyahhahahahahahahahaha!!!} Balor riait de bon cœur.

Certainement, il s’agissait d’une scène comique où les spectateurs devraient en rire.

Deux gardes se rapprochèrent de derrière une Brünnhilde actuellement handicapée.

« Tch !! »

Une fois de plus, je retirais mon limiteur...

*clack*

« ... !? »

Était-ce trop lourd d’enlever mon limiteur deux fois de suite ?

Une douleur qui coulait entre mes genoux retarda mes actions de quelques secondes. Ces quelques secondes me furent fatales.

Je ne pouvais plus me défendre face à la moindre attaque.

Mais si c’était le cas,

« Vous tous, devenez mon esclave ! » criai-je tout en activant mon Œil Maléfique.

Et tous les six assaillants furent affectés par ce pouvoir.

« ... »

Ils arrêtèrent d’attaquer et étaient désormais totalement silencieux et immobiles.

« Pfff... » Je laissai échapper un soupir de soulagement, et tout en vérifiant l’état de mes genoux, je m’approchai de Brünnhilde.

« T-Toi... !! » cria Brünnhilde.

« Inutile, » dis-je en la regardant.

« kuhh... »

Même Brünnhilde avait reconnu ce fait. C’était pourquoi elle n’avait fait aucune réplique et elle était restée silencieuse avec un visage insatisfait.

Mais oublions ça pour l’instant.

Il s’agissait d’une attaque inattendue, mais jusqu’à présent, nous avions survécu.

Cependant...

Je fermai les yeux avant d’aller jeter un œil à l’extérieur du restaurant.

Le soleil était déjà proche de sa disparition totale, et les rues teintées dans l’écarlate de Minami-ku avaient également disparu.

Le crépuscule se terminait. Et la nuit allait dès lors arriver.

***

Chapitre 3 : Prélude à l’après l’école

Partie 1

La nuit.

Il s’agissait d’une période de temps différente de celle de l’après-midi calme, une période de lutte.

L’île était étonnamment calme pendant que les Dieux s’entretuaient.

Mais ici, dans le quartier Minami, la vigueur animée de la journée était enveloppée un silence comme s’il s’agissait d’un mensonge.

« ... »

Je jetai un coup d’œil au coin du bâtiment et vérifiai la sécurité de mon environnement.

« Suivez-moi, » ordonnai-je.

« ... Haa, » répliqua Brünnhilde.

Brünnhilde se déplaçait tout en restant derrière moi. Nous nous déplacions depuis le coin de bâtiment jusqu’au suivant.

En fin de compte, même après que la nuit fut tombée, Charlotte n’avait toujours pas repris connaissance. Voilà pourquoi c’était encore maintenant Brünnhilde qui était la personnalité émergente.

Pour couronner le tout, nous n’avions pas réussi à obtenir la moindre information sur les adultes qui avaient été contrôlés dans le café.

Apparemment, même leurs mémoires avaient été altérées.

Sans autre choix possible, j’avais décidé de retourner pour l’instant aux dortoirs.

Nous avions continué à avancer prudemment afin d’atteindre en toute sécurité le dortoir des étudiants.

« ... Pff, combien de temps allons-nous nous faufiler comme ça ? » Brünnhilde se plainait de ce que nous faisions en ce moment.

Je ne pouvais pas cacher mon étonnement devant son attitude. « Agir comme un homme juste dans ce genre de situation est encore plus étrange. »

Cependant...

« Stupide !! » dis-je alors qu’elle fronçait les sourcils devant ma réponse.

« Jouer à cache-cache dans un tel moment... c’est ce que ferait un lâche, » répliqua-t-elle.

« Soyez prudente, » répondis-je à une Brünnhilde insatisfaite de la situation.

« Pff~ »

Sans mon contrôle fourni par mon Œil Maléfique, il semblerait qu’elle échapperait à tout contrôle.

Je parie qu’elle pense en ce moment à vaincre toutes les forces ennemies, pensai-je. Elle est vraiment le genre de personne qu’on appelle au Japon un Inoshishimusha [1].

Jusqu’à présent, je ne comprenais pas comment quelqu’un aurait le courage de se précipiter sur un champ de bataille où il y a de fortes chances que des ennemis se cachent partout, attendant l’occasion de vous tendre une embuscade au meilleur instant.

En y pensant, quand je l’avais rencontrée pour la première fois, elle attendait tout simplement en évidence sur le toit de l’école.

Brünnhilde dans le mythe avait été considérée comme une Valkyrie courageuse, mais il semblerait que la vraie personne ne fait pas de cas avec le mythe de la justice.

« Vous êtes mon esclave. Alors, taisez-vous et suivez mon ordre, » dis-je.

« Je suis une chevalière, » répliqua-t-elle.

Je lui avais ordonné avec force d’arrêter de parler après qu’elle fut intervenue si bruyamment.

« De toute façon, signalez-moi quand vous voyez quelque chose de suspect. Je m’en fiche même si ça ne vous semble pas être un piège, » je lui avais dit ça sans avoir trop d’attentes quant aux résultats avant de chercher rapidement le prochain endroit où nous pourrions nous cacher.

Nous étions à mi-chemin du dortoir du sud.

J’espérais que plus rien ne sortirait après ça...

*halètement* « Hé, Raika Shinzen ! » Brünnhilde cria à ce moment-là.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

Elle me regardait avec un visage sérieux,

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » Elle demanda ça, en me montrant une direction.

Ce qu’elle montrait était un mur appartenant à un certain restaurant.

L’obturateur du magasin était déjà baissé, mais le menu du restaurant avait été imprimé directement sur le mur avec des photos à la clef.

« La crêperie ? » murmurai-je.

C’était la crêperie où nous étions tous allés hier.

Pour autant que je puisse voir, il n’y avait pas eu de changements par rapport à hier.

« Quelque chose ne va pas avec cet endroit ? » demandai-je.

« C’est juste... que je demande quel est donc cet endroit !? » répliqua Brünnhilde.

« ... c’est juste la photo d’une crêpe, » répondis-je.

« Ooh! Donc cette délicieuse chose s’appelle une crêpe, » Brünnhilde était totalement submergée par l’excitation.

Son regard ainsi que ses pensées étaient complètement focalisés par la crêpe.

« ... »

La dernière fois, c’était un parfait dans un café. Est-ce que cette fille aimait les choses douces ?

« N’avez-vous jamais pu profiter d’une crêpe alors que vous résidiez encore dans le Royaume des Dieux ? » demandai-je.

« Ces mets délicats en provenance du Monde des Humains sont seulement accessibles à ceux qui sont des Dieux supérieurs. Un humble Dieu tel que moi ne peut que très rarement en profiter, » dit-elle.

« Ainsi... vous n’êtes qu’un sous-fifre, » dis-je.

« Quoi !? » s’écria-t-elle après avoir entendu mon constat. « Qu’est-ce que tu essaies de dire avec tes sous-entendus, salaud! Je parie que tu vas te moquer de moi, n’est-ce pas !? »

« Je n’avais pas du tout pensé de cette manière, » dis-je.

C’était juste que je ne m’étais jamais rendu compte d’une telle chose.

Mais, c’était très bien ainsi.

« Bon, allons-y. Quittons rapidement ces lieux, » dis-je.

« Pff... » répliqua-t-elle. Brünnhilde regardait la crêperie, déçue.

« Le restaurant est ouvert uniquement le jour. Vous feriez donc mieux d’abandonner cette idée, » dis-je.

« A-Alors, tu ferais mieux de me ramener ici demain après-midi ! » répliqua-t-elle.

« Pourquoi, devrais-je..., » commençai-je.

Je poussai un profond soupir devant ce Dieu qui décidait soudainement de quelque chose sans d’abord m’avoir consulté.

« Hé ! Tu sais, c’est un marché équitable ! C’est la moindre des choses si nous devons coopérer ! » déclara-t-elle.

« Vous coopérez parce que vous avez perdu lors d’un combat face à moi, » dis-je.

« Je n’ai pas perdu ! C’est juste que tu as utilisé une méthode aussi lâche que l’Œil Maléfique..., » dit-elle.

« Vous êtes juste une mauvaise perdante qui jacasse encore. Au moins, trouvez une meilleure excuse, » dis-je.

« Kuhhh!! » dit-elle, frustrée de ma réplique.

Cette fille, cela ne lui faisait pas se sentir un peu bête quand elle parlait comme ça ?

Ou était-ce juste sa manière de se plaindre vis-à-vis de ses sentiments ?

...

...

« Franchement, vous êtes une personne à l’humeur changeante, » dis-je.

« ? »

« Allons-y. »Je l’avais ignorée et avais continué à me déplacer.

« Hé, attends ! » dit-elle alors qu’elle me suivait en toute hâte.

Encore une fois, nous passions d’une construction jusqu’à l’autre construction avant de nous arrêter pendant un moment.

Nous étions déjà près du centre-ville de ce district.

Après cela, la route s’élargira et notre visibilité augmentera par la même occasion.

Puisque les obstacles auront ainsi disparu, il nous sera plus facile de remarquer une embuscade avant qu’elle nous arrive dessus.

À partir de maintenant, nous devions avoir parfaitement conscience de notre environnement.

Peut-être que je devrais lui demander à propos de cette chose.

« Brünnhilde, » dis-je.

« Quoi ? » Brünnhilde répondit d’une manière un peu irritée.

« Que pensez-vous du Dieu qui nous a attaqués en utilisant des humains ? » demandai-je.

« C’est impardonnable ! » répliqua-t-elle.

« Si tel est le cas, à qui pensez-vous en tant qu’ennemi qui utiliserait ce genre de stratégie d’attaque ? » J’avais reformulé poliment ma question.

Mais après avoir entendu ma question, elle inclina la tête.

« Bien sûr, il y aura des personnes qui essaieront d’avoir l’avantage sur nous, » dis-je.

« Alors, perdras-tu contre les personnes normales dont l’esprit a été dominé ? » demanda-t-elle.

« Il n’y a aucune chance qu’une telle chose arrive ! » dis-je.

« Bien sûr. C’était à prévoir, » dit-elle.

« ... ? »

« Il n’y aura plus d’espoir pour nous si vous ne voulez pas attaquer des humains normaux qui ont été endoctrinés par un Dieu, » dit-elle.

Dans ce cas, je devais préparer une contre-mesure.

Dans tous les cas, je ne pouvais pas les combattre de front et gagner.

Même Brünnhilde avait compris ça.

« Si l’ennemi savait que nous étions des Apothéoses Divines, il éviterait une attaque aussi inutile, » dis-je.

« Alors la raison pour laquelle il nous a attaqués était parce qu’il ne le savait pas ? » demanda-t-elle.

« ... »

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-elle.

« Non, je suis juste surpris que vous soyez capable de fournir un bon jugement, » dis-je.

« Tu laisses sous-entendre que je suis une idiote, n’est-ce pas, bâtard !? » cria-t-elle.

Brünnhilde s’était fâchée.

« Que vous soyez une idiote ou non, il n’y a pas vraiment de raison d’y réfléchir en ce moment, » dis-je.

« Ne mettes pas ça de côté si facilement, » dit-elle.

Je l’avais tout simplement ignorée.

« Pour l’instant, l’ennemi n’est toujours pas sûr si nous sommes des Apothéoses Divines ou non. Mais il a probablement commencé à douter de ce fait, » dis-je.

« ... quoi !? » s’exclama-t-elle.

Peut-être que le changement de sujet était trop drastique ou qu’elle n’était qu’une personne à l’esprit lent, mais Brünnhilde n’avait pas réussi à saisir le changement de sujet.

« En bref, l’attaque précédente était une tentative afin de déterminer si nous étions ou non des Apothéoses Divines, » dis-je.

Ces personnes avaient été manipulées par l’ennemi. Elles avaient agi tels des zombies.

Elles ne peuvent pas faire grand-chose en tant que simples civils.

Mais si la personne en question était une Apothéose Divine, alors il n’y aurait aucun problème à la tuer.

« ... hein !? Alors, n’est-ce pas une mauvaise chose que tu aies utilisé ton Œil Maléfique ? » demanda-t-elle.

« C’est exact, » dis-je. « J’aurais préféré ne pas l’utiliser si cela avait été possible. Si seulement une certaine personne n’avait pas été si inutile. »

« ... »

Si l’ennemi regardait cette bataille, mes capacités seraient déjà découvertes pour elle.

« Mais il y a d’autres problèmes, » dis-je.

« D’autres problèmes ? » demanda-t-elle.

« La question est maintenant de savoir pourquoi l’ennemi pensait que nous pourrions être des Apothéoses Divines, » dis-je.

« Que veux-tu dire par là ? » demanda-t-elle.

« C’était juste hier que vous et moi sommes devenus des Apothéoses Divines. Et aujourd’hui, ils nous attaquent déjà. Il nous a remarqués bien trop rapidement, » dis-je.

Comparée à hier, ma routine quotidienne n’avait pas vraiment beaucoup changé.

C’était probablement la même chose du côté de Charlotte.

Qu’est-ce qui rendait l’ennemi méfiant à notre égard ?

« Pour être sûr, avez-vous rencontré et combattu d’autres Dieux que moi ? » lui demandai-je.

« Non. Tu étais le premier, » dit-elle.

« D’accord, » répondis-je.

Elle avait dit hier soir que j’allais être la première proie de son épée.

Je ne pensais pas qu’elle mentirait en disant ses mots dans un tel moment. De plus, il n’y avait aucune raison pour elle de le faire.

« ... mais, il y a toujours une possibilité que ce Dieu nous ait regardés depuis quelque part au loin pendant notre combat d’hier, n’est-ce pas ? » dit-elle.

« Dans un tel cas, l’ennemi sera certain que nous sommes des Apothéoses Divines, » répondis-je.

Il était en plein doute. Il nous soupçonnait de l’être sans être vraiment sûrs.

S’il avait vraiment regardé notre combat, alors il ne serait pas dans une telle situation.

« Alors dans ce cas, pourquoi l’ennemi doute-t-il de nous ? En outre, pourquoi a-t-il mystérieusement cessé de nous soupçonner ? » demandai-je.

« C’est trop confus, » Brünnhilde se tordait la tête avec un visage étrange.

« C’est vrai. Cependant, c’est une bonne occasion pour nous d’en apprendre plus sur l’ennemi, » dis-je.

C’était un mystère très compliqué. Cependant, si je parvenais à le résoudre, j’étais sûr que nous pourrions connaître l’identité de l’assaillant.

« Vraiment ? As-tu déjà réussi à résoudre ce mystère ? » demanda-t-elle.

« ... Dans tous les cas, allons-y, » dis-je.

« Hé, » répondit-elle.

« Taisez-vous et suivez-moi, » dis-je.

« Hé, » répondit-elle.

« Taisez-vous, » dis-je.

Je continuai à avancer, laissant une Brünnhilde qui demandait avec insistance.

Alors...

*

Un humain tomba du ciel, nous prenant totalement au dépourvu.

*

« !? »

« ... »

L’ombre avait atterri sur la route avec grâce .

De la même manière que Brünnhilde avait fait hier soir, la personne ne s’était pas écrasée sur le sol tout en le faisant.

Ceci signifie que vous pouvez voler dans le ciel, pensai-je.

{Eh bien, je suppose que oui. Il y a quelque chose comme la magie et la jigsy qui permet de voler dans le ciel.}

Si vous êtes capables de voler, alors en premier lieu il n’y avait pas besoin d’équipement magique, n’est-ce pas ?

{Dès le départ, les Dieux peuvent voler, mais en ce moment je réside simplement dans ton corps. L’humain ne peut pas voler, non ?}

Puisque c’était la capacité originelle du Dieu lui-même, pourquoi ne serait-elle pas transférée à ceux qui sont des Apothéoses Divines ?

Il semblerait que cela soit une exception si le corps lui-même était un « Regalia » comme l’Œil Maléfique de Balor.

« Venez à moi, Nothung, » Brünnhilde avait invoqué son Armure de Dieu ainsi que son Épée Tueuse de Dragons.

Elle pourrait bien avoir son épée, mais l’ennemi avait déjà pris ça en compte.

« ... »

L’ennemi portait une robe qui recouvrait tout son corps, et la seule partie visible était celle sous le capuchon.

De plus, je semblais déjà connaître le sexe de l’assaillant... ce qui était quelque chose que je ne comprenais pas trop bien.

Je pouvais en quelque sorte le voir, mais en même temps je ne pouvais pas vraiment le voir. C’était un sentiment étrange que j’avais en ce moment.

C’était comme quand j’essayais de concentrer mes yeux et que ce que je regardais changeait tout le temps.

{Oh, c’est probablement un genre d’équipement qui cache l’identité du porteur. Sauf si cette chose est neutralisée, tu ne pourras pas connaître son identité.}

Même si des personnes essaient de jeter un coup d’œil depuis en bas, il n’y avait aucune chance de « reconnaître » l’utilisateur.

Ceci semblait être ce genre d’objet utilitaire.

Il était tout à fait normal que l’ennemi tente de cacher son identité, mais les choses devenaient gênantes à cause de cela.

Je ne peux pas utiliser mon Œil Maléfique dans une telle situation, pensai-je.

Naturellement, je voulais utiliser la capacité de mon œil.

Mais pour le faire, je devais d’abord connaître l’identité de ma cible.

Connaître la cible, prendre le contrôle et activer la capacité.

C’était le principe de base de mon Œil Maléfique.

C’était pourquoi, si je ne franchissais pas la phase de reconnaissance, mon Œil Maléfique était totalement inutile.

Juste pour être sûr, est-elle la personne qui est derrière l’agression précédente ? demandai-je.

{Je me le demande également. Il s’agit d’une tactique de base afin de cacher sa propre identité. Il n’y a aucun moyen que ce soit fait involontairement.}

Tu as raison, dis-je.

C’était une tactique où vous cachiez toute information vous concernant.

« Hé, qu’est-ce qu’on va faire ? » demanda Brünnhilde.

« Il n’y a aucune raison de le laisser s’échapper. Cependant, soyez prudente. Si possible, attrapons le vivant, » dis-je.

« Argh ! C’est vraiment un ordre difficile ! » déclara Brünnhilde.

« Quel mec bon marché ! » me sortit Brünnhilde après que je jetai un coup d’œil sur elle.

« Haaaaa! » Elle leva son épée et essaya de l’abattre sur l’ennemi en utilisant une courbe depuis le haut.

*crack* !!

Les dalles explosèrent.

L’ennemi fit mouvoir sa robe et évita ainsi la frappe tranchante de l’épée.

Brünnhilde sauta ensuite, poursuivant l’ennemi qui s’envolait.

Bien que jusqu’à présent, l’autre ne fasse qu’éviter l’attaque, tous les deux montraient un exploit inhumain dans leurs actes.

Maintenant que j’y pense, si leur capacité est conforme à celle du corps d’un être humain normal, quelle est donc cette vitesse ? pensai-je.

{Leurs vitesses sont amplifiées par la Puissance Magique.}

Comme c’est pratique.

{Tu n’es pas capable de le faire.}

Je n’en ai pas besoin.

Leurs mouvements étaient vraiment extraordinaires. Cependant, ce n’était pas comme si je manquais d’expériences et d’entraînements pour ne pas pouvoir les suivre.

J’avais alors marché sur les dalles et je poursuis les deux qui volaient actuellement sur les toits.

Finalement, nous nous étions déplacés avant ça depuis le centre commercial jusqu’au centre du quartier Minami, et maintenant, nous allions vers l’ouest où se trouvent les installations de divertissement de grande taille.

« Prends ça ! » cria Brünnhilde.

« ... !? »

L’attaque de Brünnhilde avait réussi à déchirer le capuchon de l’ennemi qui était imprégné de Pouvoir Magique.

Elle avait également réussi à détruire le mur des installations se trouvant derrière eux.

Franchement, c’était vraiment l’Épée Tueuse de Dragon.

Le tranchant qui pouvait même découper une écaille de dragon prouvait qu’il est assez important pour franchir la barrière magique défensive de l’ennemi.

{Franchement, elle peut être inutile, mais je suis content qu’elle ait au moins quelque cas où elle est utile. Uhihihi,} Balor avait ri après avoir dit ça.

Mon opinion était identique à la sienne. Ceci serait la première fois que nous étions tous les deux d’accord sur la même chose.

L’ennemi à capuchon se précipita à l’intérieur des installations en passant à travers le mur détruit.

« Arrête-toi ! » cria Brünnhilde avant de poursuivre son ennemi.

Quant à moi, j’avais couru après eux afin de les suivre.

Notes

  • 1 Signifie « guerrier téméraire »

***

Partie 2

L’installation où ils se trouvaient un bâtiment comprenant une source chaude. L’eau dans la piscine ondulait, comme si elle réagissait contre l’intrusion d’invités indésirables.

L’ennemi flottait proche du plafond de la piscine.

Brünnhilde se tenait debout au bord de la piscine, regardant l’ennemi, en affichant un air déterminé.

Puis, juste à ce moment...

L’ennemi avait effectué un mouvement. Non, il serait plus précis de dire que des changements s’étaient produits près de l’ennemi. Une lumière très brillante était apparue de nulle part. L’identité du rayonnement était...

« Lingots d’Or... ? »

Il existait une technique magique appelée l’alchimie qui permettait fondamentalement de changer un vil métal en or.

Après ça, cela avait légèrement vacillé.

Produire de l’or à partir du néant...

« Quel genre de monstre es-tu !? » m’écriai-je.

Il n’avait rien répondu.

Le lingot d’or créé par l’ennemi avait alors changé de forme. D’une simple masse informe, cela s’était transformé en plusieurs épées avec un unique tranchant.

Des épées en or, et il y en avait en tout cinq. Elles étaient toutes pointées sur moi. Ce qui allait ensuite se passer était une évidence, il allait les lancer contre nous deux.

« Protégez-moi ! » ordonnai-je.

« Pfff ! » Brünnhilde fit claquer sa langue en raison de son dégoût, mais elle se déplaça quand même devant moi avant afin de me protéger contre les épées qui allaient bientôt nous être envoyées dessus.

L’ennemi déplaça son doigt comme s’il frappait quelque chose se tenant dans notre direction.

À ce moment, les épées d’or vinrent vers nous. Les épées arrivèrent vers nous en volant d’une manière irrégulière.

Mais...

« Ahhhh ! Prends ça ! » Brünnhilde s’était mise à se déplacer devant moi.

C’est magnifique, c’est comme si elle est en train de danser, pensai-je.

Elle avait frappé la première l’épée dorée verticalement avec un mouvement fluide, puis elle avait tourné son corps, et toutes les autres épées avaient été interceptées, les détruisant toutes.

*crack* *splouff*

Les fragments d’épées brisées avaient alors coulé au fond de la piscine. L’eau était projetée un peu partout et quelques gouttelettes nous touchèrent également. J’en avais reçu quelques-unes sur ma joue.

« ... »

L’ennemi avait alors créé une nouvelle série d’épées dorées. Mais cette fois, il y en avait le double.

« ... »

Quel était donc ce sentiment étrange !?

Il était devenu évident que l’ennemi n’agissait pas à sa pleine puissance. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait eu aucune possibilité pour lui d’augmenter ainsi la quantité d’épées dorées.

Que sont donc vos objectifs ? pensai-je.

{ ... est-ce le moment de penser à ça ?} Balor m’avait comme d’habitude sermonné quant à ce que je pensais.

Je sais déjà que tu plaisantes en disant ça, pensai-je.

« Brünnhilde, attaquez-le depuis en bas, » ordonnai-je.

« Quoi... !? » s’exclama Brünnhilde alors qu’elle voulait me dire quelque chose, mais elle fut interrompu par un déluge d’épées qui nous tombait dessus avant même d’avoir pu finir sa phrase.

En revanche, elle était bel et bien passée en mode interception.

C’était normal, car il s’agissait de mon ordre et donc, cela avait la plus grande priorité pour elle en ce moment.

Pendant ce temps, je m’étais concentré sur l’esquive des épées qui nous tombaient dessus.

Zugagagagan !!

Le bord de la piscine avait vraiment été dévasté.

Les débris provenant de la piscine s’étaient dispersés et de la poussière était présente un peu partout dans les lieux.

Et puis elle avait traversé le nuage de poussière.

Brünnhilde, après avoir esquivé les attaques ennemies, avait chargé son adversaire. Elle avait atterri sur un débris plat et elle l’avait utilisé afin d’augmenter l’élan de son saut. Avec cet élan acquis, elle avait sauté dans la direction de l’ennemi.

Mais...

L’ennemi avait encore plus d’épées autour de lui. Cette fois-ci, il lui avait suffi d’un instant afin de produire toutes ses épées.

« Quoi !? » s’exclama-t-elle.

Brünnhilde, qui n’était pas capable d’effectuer une esquive en l’air, avait été obligée de défendre face à ce barrage d’attaques en utilisant Nothung en tant que bouclier.

Même si elle avait réussi à éviter un coup fatal, il ne faisait aucun doute qu’elle avait reçu un certain nombre de blessures.

Brünnhilde était retombée après l’attaque et avait atterri dans la piscine, produisant un important jet d’eau.

Alors que je regardais leur combat, j’avais préparé ma propre action.

J’avais couru avant de donner un coup de pied dans le cadre d’une fenêtre afin de me propulser dans les airs.

En venant d’en haut, j’avais attaqué l’ennemi.

« ... »

L’ennemi qui regardait vers le bas était finalement pile devant moi.

« Tch ! »

J’avais effectué un coup de poing en direction du centre du visage ennemi.

Cependant, mon coup de poing avait bloqué par un bouclier qui semblait être apparu subitement devant lui. Le bouclier semblait être une barrière invisible qui apparaissait quand c’était nécessaire.

« ... Merde ! » criai-je.

J’avais l’impression que l’ennemi souriait en me voyant agir ainsi. Je ne pouvais pas avoir un aperçu de son visage en raison de la capacité de son équipement, mais je le savais de la façon dont sa respiration sortait de lui.

Peux-tu toujours te permettre de sourire face à moi ? pensai-je.

Et alors...

J’allais utiliser mon Œil Maléfique même si j’étais incapable d’identifier mon ennemi. Je pouvais au moins obtenir la robe qui cachait cette personne.

*crack*

Un son violent avait alors pu être entendu, et la robe qu’il portait s’était pétrifiée au niveau de son torse.

L’Œil Maléfique de Balor, deuxième mode, la pétrification.

La puissance de l’Œil Maléfique était assez flexible. La possibilité de transformer quelque chose en pierre comme un basilic et une Gorgone étaient également réalisables avec l’Œil Maléfique.

À moins que la robe n’ait la capacité de repousser les malédictions lancées par ses ennemis, ou que l’ennemi ait accès à l’arbre sacré qui pouvait neutraliser une malédiction, une malédiction de la pétrification causée par l’Œil Maléfique de Balor était inévitable.

Dès que la robe s’était transformée en pierre, elle avait perdu une partie de son pouvoir. Même si c’était moi qui l’avais déchaînée, la pétrification fonctionnait bien mieux que je ne le pensais.

« Oops. »

L’ennemi s’était rendu compte que sa robe se transformait en pierre, et donc, elle avait rapidement désactivé son bouclier avant de reculer.

« Tch »

Après ça, j’avais perdu mon soutien et j’étais donc tombé dans la piscine.

« Mugugu, l’eau entre dans ma bouche... wah ! » Brünnhilde qui venait juste de se mettre à nager se fit balayer par la vague causée par ma chute.

« Puhaa! »

Je m’étais immédiatement rendu à la surface de l’eau avant de chercher du regard mon adversaire.

Mais en vérité, je n’avais pas besoin de faire ça.

L’ennemi dont la robe avait été partiellement détruite était lentement descendu jusqu’au bord de la piscine puis il nous avait applaudis.

« Fantastique ! Je suis vraiment surpris, » déclara-t-il.

Je pouvais entendre sa voix, mais c’était comme flou. Apparemment, l’effet de la robe entravait même la reconnaissance de la voix.

L’ennemi avait grandement altéré le ton de sa voix. Et d’une manière ou d’une autre, il était impossible de distinguer si la voix venait d’un homme ou d’une femme.

« J’ai remarqué qu’il y avait plus de poussière que prévu, mais je ne m’étais pas rendu compte que vous aviez aussi transformé mes épées en pierre, » déclara son ennemi. « Je suppose qu’elles sont tombées après ça et ont dû s’écraser sur le bord de la piscine. »

L’ennemi avait l’air impressionné, même si ses seuls astuces et avantages lui avaient été retirés.

« Vous avez attiré mon attention, » j’avais été félicité. « Eh bien, je vais devoir partir pour l’instant. Cette robe est sur le point de se désagréger. »

Après cela, cette personne allait se retirer.

Quel est le problème avec ce type ?

Quel est le but de cette attaque ?

C’est suspect.

L’ennemi était sur le point de partir.

L’ambiance de combat avait disparu au moment où la lumière du soleil était sur le point d’être visible.

*plouf* !!

Brünnhilde avait rapidement bondi hors de l’eau, produisant un énorme bruit d’éclaboussures.

L’endroit qu’elle visait était le bord de la piscine où l’ennemi se tenait. Après avoir été engloutie par la vague que j’avais faite plus tôt, elle avait dû aller jusqu’au fond en plongeant pour pouvoir faire cette attaque.

« !? »

Si l’ennemi avait été négligent ou ne l’avait pas remarquée, ce type pouvait ne pas réagir à temps face à l’assaut de Brünnhilde.

« Prends ça !! » cria Brünnhilde.

« Kuuh!! »

Pourtant, le bouclier avait réussi à être érigé au dernier moment, pile devant le tranchant de l’épée. L’épée avait été bloquée de peu au moment où elle était sur le point de frapper le corps de leur ennemi.

Mais...

*crack*

La pointe de l’épée s’était déplacée sur le côté et elle avait réussi à frapper l’endroit où j’avais pétrifié la robe plus tôt et elle l’avait écrasée.

Un gros trou avait été produit à cet endroit rendu fragile, brisant même les sous-vêtements présents sous la robe.

En conséquence, une paire de seins massifs avait été révélée sous la robe.

{ ... Ohh, que de jolis seins que nous avons là !!} Comme d’habitude, Balor avait fait un commentaire stupide alors même qu’il s’agissait d’un moment important.

J’étais étonné de voir comment ce dieu démoniaque peut être ainsi à tout moment.

Et alors...

*cling*

Un collier en or était visible sur la poitrine de la femme en robe. En regardant ce collier, on avait l’impression qu’il produisait une sensation étrange qui indiquait qu’il pouvait voler l’esprit d’un humain. C’était probablement quelque chose qui n’avait pas été créé par un humain.

Et il s’agissait d’un instrument. Je pouvais le savoir intuitivement que c’était ainsi.

« Vous ! » La femme en robe avait crié ça d’une voix agacée.

« Recule ! » Instinctivement, j’avais ordonné ça à Brünnhilde.

« Quoi !? » s’écria Brünnhilde.

Au moment où elle avait finalement atteint l’ennemi, elle devait se retirer de là contre sa volonté.

Mais au même moment où elle avait obéi à mon ordre, des épées dorées vinrent poignarder à l’endroit où elle se tenait tout à l’heure.

« ... ! »

On dirait que si elle était sérieuse, elle pouvait nous détruire quand elle le voulait.

Donc, elle nous regardait de haut pendant tout ce temps... !

« Waahh *plouff*! » Brünnhilde était tombée sur le dos dans l’eau, et ses bras s’agitaient.

Elle n’avait pas sauté alors que c’était sa propre intention, c’était pourquoi elle ne pouvait pas atterrir aussi bien qu’avant, et cela faisait qu’elle avait l’air encore plus frustrée que d’habitude.

La femme en robe soupira d’une manière quelque peu exagérée. « Hmmph. »

Après cela, elle s’était élevée dans les airs, et elle était sortie par le trou présent dans le toit du bâtiment.

À ce moment-là, le combat avait vraiment été terminé.

« Arg !! Où est le haut !? » Brünnhilde était toujours en train de se noyer.

En dehors de la bataille, il semblerait qu’elle était faible pour faire face aux situations inattendues.

« Ici. Attrape ma main, » déclarai-je.

Je n’avais pas d’autre choix que de la laisser saisir ma main, et elle vient vers le bord de la piscine.

« Ugugugu, Shinzen Raika, enfoiré..., » déclara-t-elle.

Alors qu’elle était assise au bord de la piscine, elle avait affiché un regard de protestation, insatisfaite quant à la situation.

« Où est le problème !? Si à ce moment-là, je n’avais pas interféré dans le combat, alors tu serais morte depuis longtemps, » dis-je.

« Mais, il y avait sûrement une meilleure façon de le faire..., » me répondit-elle.

« Ça ne fait rien ! Tu devrais porter ma veste pour le moment, » dis-je.

« Euh, uwawawa ! »

Ses vêtements avaient absorbé beaucoup d’eau, et maintenant, ils étaient littéralement collés à son corps. Un magnifique soutien-gorge blanc semblait briller lascivement à travers le tissu devenu transparent.

Brünnhilde avait alors pris ma veste tout en cachant sa poitrine avec l’un de ses bras, et à voix haute, elle s’était excusée.

« S’il vous plaît, vous devriez changer de vêtements dès que nous serons arrivés chez nous. Je ne voudrais pas que Senpai attrape un rhume, compris ? » déclarai-je.

« Oui. Changer de vêtements. J’ai compris... ! » Brünnhilde avait répondu, mais soudainement son visage était devenu rouge comme une betterave. « N-Ne me dit pas que tu veux que je porte les sous-vêtements que j’ai achetés plus tôt aujourd’hui !? Comment peux-tu être sans vergogne, toi !? » Et ainsi, elle m’avait crié dessus.

« Qui veut faire une telle chose..., » j’avais commencé à avancer tout en soupirant.

« A-Attends ! » Brünnhilde avait couru après moi en toute hâte afin de me rattraper.

Elle était venue pour se placer à côté de moi avec désinvolture.

« Hmm ? ... toi, que s’est-il passé avec ton œil gauche ? » demanda-t-elle.

« Mon œil gauche ? » demandai-je en retour.

« Le motif étrange a disparu, » me répondit-elle en pointant du doigt mon œil.

« Un motif... !? » demandai-je, surpris.

En le remarquant, j’avais couvert mon œil gauche avec ma main.

Hé Balor ! Qu’est-ce que cela veut dire !?

{Hmm ? Ah, je ne te l’ai donc jamais dit, n’est-ce pas ? Après avoir utilisé l’Œil Maléfique pour la troisième fois, le motif apparu dans ton globe oculaire disparaîtra.}

Tu aurais dû me dire quelque chose d’important comme ça plus tôt !

{Ah, désolé.}

Balor semblait avoir légèrement haussé les épaules.

Bien que je savais qu’il y avait un nombre limité d’utilisations pendant une certaine période, je ne savais pas que le motif allait disparaître.

Si je l’avais su plus tôt, je l’aurais gardée plus tôt pour pouvoir l’utiliser quand je ferais face au chef.

« Oh, qu’est-ce qui ne va pas ? Vas-tu bien ? » demanda Brünnhilde.

« ... »

Que faire maintenant, la tromper ?

Mais, c’est bien, je pouvais continuer à agir comme d’habitude. Elle avait déjà vu mon Œil Maléfique disparaître plusieurs fois avant maintenant.

Mais si je continuais comme ça, alors il n’y avait aucun doute qu’elle le remarquerait un jour.

Si j’avais essayé de la distraire en faisant une excuse maintenant, alors sa méfiance ne cesserait de grandir.

Si je continuais à afficher cette façade d’une manière ou d’une autre, il pourrait y avoir un moment où je ne pourrais pas utiliser l’Œil Maléfique pendant une période de temps plus importante. Il fallait donc qu’elle le sache.

Par exemple, quand j’avais utilisé l’Œil Maléfique et que je voulais me retirer, j’allais avoir de gros ennuis si elle était encore dans le combat et qu’elle ne voulait pas partir.

Et j’avais aussi l’impression qu’il y avait la possibilité élevée qu’elle agisse dans son mode chevalier téméraire.

« Je ne peux utiliser l’Œil Maléfique que jusqu’à 3 fois par jour, » avouai-je. « Quand le motif disparaît, c’est le signe que je l’ai déjà utilisé. »

« Que dis-tu... !? » Brünnhilde était surprise, et elle semblait réfléchir à quelque chose. Et même, elle semblait penser à quelque chose de drôle.

« À genoux !! » ordonnai-je.

« Quoi !? Qu’essayes-tu de faire !? » s’écria-t-elle.

« C’est inutile si tu penses que tu peux me trahir maintenant. Même si de nouvelles capacités ne peuvent pas être utilisées, l’effet du contrôle exercé avant ça durera pour toujours, » dis-je.

« Mugugugu! » rugit-elle.

Brünnhilde avait fait un visage déçu tandis que sa tête était tournée vers le sol. Cette posture était vraiment très ridicule.

{Tu es vraiment un gros pervers !!}

S’il te plaît, arrête de dire une telle chose chaque fois que tu en as l’occasion !

Après une minute, j’avais annulé l’ordre que j’avais donné à Brünnhilde. Sur le chemin du retour, j’avais récupéré nos bagages dans le distributeur automatique où nous avions tout déposé plus tôt. Après cela, nous étions retournés dans le dortoir.

***

Partie 3

Nous nous trouvions le jour suivant, juste après les cours.

Je m’étais ainsi retrouvé dans un établissement pour du karaoké, dans une salle privée qui était réservée à mon groupe.

« Bien... ! Je vais commencer à chanter... ! » Kunisaki avait soudainement crié dans le micro qu’il tenait en ce moment.

Le karaoké d’aujourd’hui était évidemment son idée. Non, plutôt que de dire qu’il s’agissait d’une idée, il serait plus approprié de dire qu’il s’agissait d’un plaidoyer, voire d’une imploration...

***

Pour mieux comprendre, retournons à ce matin... directement à l’intérieur de la salle de classe...

« Raikaaa! As-tu vraiment eu un rendez-vous amoureux avec Charlotte-senpai !? Comme c’est méchant de ta part ! Qu’arrive-t-il à notre amitié pour que tu me fasses cette horrible chose derrière mon dos !? » Voilà donc ce qu’avait crié Kunisaki alors même que les cours allaient commencer et que nous nous trouvions ainsi tôt le matin.

Tout comme je l’avais fait hier avec Tenka, j’avais résolu le malentendu en lui disant que Charlotte et moi, nous nous entendions bien.

« Alors, invitons Senpai afin qu’elle vienne jouer avec nous ~. Je veux aussi être plus proche de Senpai. Du karaoké ! Oui, allons au karaoké tous ensemble ! » Après cela, Kunisaki avait continué à parler du plan qu’il avait en tête, et avant même que je m’en rende compte, tout le monde était arrivé et je m’étais retrouvé dans une telle situation.

***

Bon, revenons à la situation actuelle...

Les personnes qui étaient venues au karaoké avec moi étaient : Charlotte, Maria, Tenka, Ruirui et Kunisaki, donc, un total de six personnes.

En dehors de Kunisaki qui passait en premier, tout le monde était en train de choisir sa première chanson.

« Écoutez tous ma chanson !! » cria Kunisaki.

Peu importe le nombre de fois où Kunisaki nous appelait, personne ne l’écoutait, car tout le monde était trop concentré sur le choix de leur chanson.

« Hé ~ ! Comment peut-on choisir notre chanson avec ce truc ? » demanda Ruirui en montrant la machine qu’elle avait en main.

« Hmm~ ? Laisse-moi voir ça ~ Ruirui, » répondit Tenka.

Il semblait qu’il s’agissait de la première fois que Ruirui allait dans un karaoké, car elle avait demandé à Tenka comment faire fonctionner la machine.

En ce moment, Kunisaki était placé à l’avant, mais c’était bizarre que Ruirui qui avait toujours une attitude enjouée ne soit jamais allée au karaoké avant aujourd’hui.

Quant à moi, j’étais allé une fois quand j’étais encore jeune, mais mes souvenirs quant à ça étaient plutôt vagues. Maria ressentait la même chose que moi.

Alors que je regardais ailleurs, ma manche avait été doucement tirée à plusieurs reprises.

« Quel est le problème, Charo-senpai ? » demandai-je.

Charlotte était assise à côté de moi, et son visage semblait indiqué qu’elle était sur le point de se mettre à pleurer à tout moment.

« Ra-Raika-kun, cette chose semble avoir cessé de fonctionner, » m’expliqua Charo, les larmes aux yeux.

« Hein !? » m’exclamai-je.

Quand j’avais jeté un coup d’œil vers la main de Charlotte, je vis que la machine affichait comme quoi il y avait une erreur.

Je lui avais alors emprunté la machine pendant un moment en essayant de le réparer, mais l’erreur ne disparaissait pas.

« Je pense que nous ferions mieux d’un prendre un nouveau, » dis-je.

« J-Je suis désolée, » murmura Charlotte.

« Non, vous n’avez pas besoin de vous préoccuper de ça, » dis-je.

J’avais appelé le comptoir en utilisant le téléphone de la pièce puis j’avais demandé une nouvelle machine.

Un peu après ça, un membre du personnel nous avait apporté la nouvelle machine.

« C’est le vôtre, senpai, » déclarai-je en lui tendant la machine.

« Hmm, voyez-vous, je ne suis pas habituée à tout ce qui est électronique, » répondit Charlotte. « Et même avant d’aller dans cette île, je n’avais pas de téléphone cellulaire... »

« Je n’en avais pas non plus, » répondis-je.

Je m’étais tout le temps entraîné dans l’église, donc je n’avais jamais eu une telle chose entre les mains avant ça.

Cependant, comme il n’y a pas de station émettrice sur cette île, les téléphones mobiles ne pouvaient pas être utilisés. Donc, il n’y avait pas de problème particulier même si je n’en avais jamais eu.

Plusieurs fois par jour, Kunisaki jouait à « Élever ton idole » ou un truc du genre, mais dans tous les cas, cela n’avait aucun sens, même si je ne savais pas ce qu’il avait exactement sur son appareil semblable à un téléphone.

« Si vous ne savez pas bien l’utilises, pourquoi ne vous aiderais-je pas à le faire ? Y a-t-il une chanson que vous aimeriez chanter ? » lui demandai-je.

« Euh, Hmm ! Raika-kun, pourquoi ne choisissez-vous pas celle qui vous plairait ? » Afin d’avoir une vue plus précise sur son écran, je m’étais penché pour le voir et Charlotte avait demandé ça en étant agitée.

Pour dire la vérité, je ne connaissais pas beaucoup de chansons qui soient adaptées pour un karaoké...

Pour l’instant, j’allais juste essayer de choisir correctement une première chanson.

« Eh bien ! Cette fois, c’est à votre tour senpai de regarder pour une chanson, » dis-je.

« D-D’accord, » répondit Charlotte.

D’une certaine manière, Charlotte avait l’air figée sur son siège. Il y avait une bonne odeur qui émanait de ses cheveux moelleux.

« ... »

La sensation que j’avais ressentie lorsque nos épaules s’étaient touchées était extrêmement douce.

Dans l’ensemble, elle affichait toujours une aura de grâce. Même ses actions quand elle replaçait sa frange avec le bout de ses doigts étaient extrêmement belles et délicates.

Une fée d’argent.

Voilà comment elle était secrètement appelée parmi les élèves de deuxième année. Maintenant, j’avais parfaitement compris pourquoi elle avait reçu ce surnom.

« ... ? Quelque chose ne va pas ? » demanda Charlotte, intriguée que je l’observe.

« Rien du tout. Avez-vous décidé de votre chanson ? » demandai-je.

« Hmm, pas encore..., » répondit Charlotte.

Après ça, je lui avais dit de ne pas s’inquiéter, et prendre son temps pour choisir la chanson.

Finalement, Kunisaki avait fini de chanter. La suivante fut alors Tenka.

Chacun d’entre eux avait affiché son talent devant les autres, et certains avaient vraiment de très belles voix. Quant à moi, j’avais essayé de chanter une chanson d’un animé vieux d’une dizaine d’années et j’avais eu droit à beaucoup de rires. De cette manière, le temps s’était tranquillement écoulé.

« Je suis désolée. Je dois aller aux toilettes..., » déclara Charlotte.

« Ah, moi aussi~, » déclara Ruirui.

Charlotte et Ruirui s’étaient levées en même temps.

« Allons-y ensemble, Senpai, » déclara Ruirui.

« D-D’accord, » Charlotte avait répondu avec un sourire plutôt maladroit, car elle était toujours nerveuse.

Les deux filles étaient donc sorties de la pièce, et il restait quatre personnes dedans.

J’étais devenu un peu fatigué de chanter.

« Je vais vous chercher quelque chose à boire, » dis-je.

« Ho, pas mal, Raika ! » répondit Kunisaki.

« Merci beaucoup~, » déclara Tenka.

Kunisaki et Tenka avaient agité leurs mains en cherchant la chanson suivante.

Bien que les deux avaient chanté un grand nombre de fois, apparemment, ils n’en avaient toujours pas assez.

De façon inattendue, j’étais le type de personne qui allait rapidement se fatiguer après avoir chanté.

« ... Euh ! » Au moment où j’avais quitté la pièce avec les verres vides et le plateau dans les mains.

Juste après avoir quitté la pièce, j’avais inconsciemment ressenti comme si un poids venait d’être retiré de mes épaules.

Peut-être, je deviens nerveux comme les personnes plus âgées ?

Le fait d’aller dans un endroit comme celui-ci avec des amis était une sensation que j’avais perdue depuis un bon bout de temps.

« ... »

Personne ne savait qu’une bataille sanglante se déroulait sur cette île. Et ils n’avaient pas besoin de le savoir. Je ne voulais surtout pas que toutes ces personnes s’impliquent dans ce combat. Je le croyais du fond de mon cœur.

{ ... de quoi t’inquiètes-tu, Raika ?} Balor m’avait soudainement parlé.

... où veux-tu en venir ?

{Hoho, il n’y a pas besoin de jouer à l’idiot comme ça. Je ne peux pas lire dans ton esprit, mais je peux sentir la fluctuation de ton âme.}

C’est dangereux.

{Ne le dis pas comme ça. Si mon partenaire est en difficulté, alors je vais aussi avoir des ennuis.}

En vérité, ce n’est pas une mauvaise chose.

Je me sentais tout simplement un peu anxieux.

... Je devrais retourner maintenant dans la pièce.

J’avais mis les boissons sur le plateau puis j’étais retourné d’où je venais.

À ce moment, je m’étais demandé si mon attention était plus distraite que d’habitude. Je ne l’avais même pas remarqué jusqu’à ce que mon coude soit saisi par une main venant de côté.

« !? »

Après cela, je m’étais fait tirer jusqu’à arriver dans une pièce privée qui était actuellement sombre.

Contre-attaque...

« Raika. »

Ma main avait alors été lâchée. La voix qui venait de me parler m’était familière.

« Shishigane ? » demandai-je.

« C’est exact ~, » répondit Ruirui d’un ton enjoué.

Je m’étais rapidement distancé d’elle.

« S’il te plaît, ne le prends pas mal, mais les boissons ont presque été renversées quand tu as fait ça, » dis-je.

« Hahaha. Je suis désolée~. Mais quand même, tu ne les as jamais renversés. Comme prévu de toi, Raika, » répondit Ruirui en riant chaleureusement.

Apparemment, la pièce privée ne semblait pas être occupée en ce moment.

Il faisait très sombre à l’intérieur puisque la lumière n’était pas allumée, mais je pouvais quand même discerner son visage, car mes yeux étaient habitués à voir pendant la nuit.

{À ce propos, qu’a-t-elle l’intention de faire avec toi dans cette pièce sombre, je me demande ~ ? Hihihihi...,} Comme à son habitude, Balor avait laissé fuir son rire indécent.

Je ne suis pas comme toi. Je vais juste parler avec Shishigane.

« Alors, qu’est-ce que tu veux ? » demandai-je.

« Pour l’instant, tu devrais en premier poser le plateau, » déclara Ruirui en esquivant ma question.

Y avait-il une intention mauvaise derrière tout ça ? J’avais tranquillement posé le plateau sur la table.

Et maintenant ? Je lui avais alors montré que mes mains étaient libres puis j’avais fait un signe afin de demander à Ruirui de continuer.

***

Partie 4

« Raika, » dit-elle.

« ... ? »

Ruirui s’était alors plaquée contre ma poitrine puis elle avait amené son visage très près du mien.

Puis, elle avait enroulé ses mains autour de mon cou et j’avais été emmené vers le bas en raison du poids de son corps.

« ... Ahh ! »

J’avais rapidement essayé de l’attraper et nous étions tombés sur le canapé. Il semblerait qu’elle avait tout calculé puisqu’elle ne semblait pas du tout s’inquiéter.

En conséquence, j’étais dans une posture où cela donnait l’impression que je la poussais et qu’elle me tenait la tête.

Il serait facile d’être mal compris si quelqu’un devait nous voir ainsi.

« ... vas-tu bien ? » demandai-je.

« Raika, m’as-tu protégée ? Je suis si heureuse ~, » déclara Ruirui.

Il semblerait que notre conversation n’allait nulle part.

« Eh bien, tu t’es réellement effondrée, » déclarai-je.

« Allais-tu par toi-même me pousser au sol ? » demanda Ruirui.

« ... !? » Je ne comprenais pas ses intentions.

« Qu’est-ce que les personnes disent habituellement pour ce genre de situation ? Netorare [1] ? Ah, est-ce moi qui fais le NTR ? On dirait que tu es le seul à subir ce NTR, même si c’est moi qui ai initié ce NTR, n’est-ce pas ? » déclara Ruirui.

« Qu’est-ce que tu dis ? » demandai-je.

« En d’autres termes ~ ce genre de choses, » déclara-t-elle, et après ça...

Ruirui s’était soudainement approchée de moi puis elle avait pressé avec force ses lèvres contre les miennes.

« ... ! »

Sa langue était entrée dans ma bouche et elle semblait vouloir y explorer les moindres recoins.

Franchement, cet acte m’avait vraiment tellement surprise que j’en étais paralysé.

{ ... Ohh, qu’est-ce que tu es populaire !}

Ta gueule, Balor !!

J’avais fait arrêter les paroles du Dieu-Démon, mais la situation n’avait pas le moins du monde changé entre-temps.

Un son langoureux pouvait être entendu venant de Ruirui alors qu’elle emmêlait sa propre langue avec la mienne et qu’elle semblait vouloir m’aspirer.

J’avais des connaissances quant à la façon de réagir quand des ennemis m’avaient pris au dépourvu, mais je n’avais pas la moindre idée sur la façon de gérer ce genre de situation.

Mon maudit professeur m’avait appris qu’une femme devrait être étudiée par son cœur.

Après nous être embrassés pendant longtemps, Ruirui avait finalement libéré mes lèvres.

« Moi, j’aime un garçon fort, » déclara Ruirui.

« ... ? »

« J’ai toujours pensé que je m’intéressais à toi depuis la première fois où nous nous sommes rencontrés, mais maintenant, je suis venue à t’aimer, Raika, et cela de plus en plus, » Shishigane parlait comme si elle essayait de me persuader.

« Je te veux, Raika, » annonça-t-elle en me regardant droit dans les yeux.

Ses joues s’empourprèrent et elle fit un bruit avec ses lèvres d’une façon perverse.

{C’est sûr que ceci est le visage d’une bête féminine.} Balor déclara ça d’un coup. {Mais c’est aussi le visage d’une prédatrice. Tu vas être mangé, Raika. Je vais vraiment pouvoir en profiter.}

J’avais alors fermé un œil.

C’est vrai. En ce moment, Balor partage son sens du toucher avec moi.

Si Ruirui faisait quelque chose, alors il n’y avait pas de doute que ce démon allait également profiter de tout ça.

Avant cela, il y avait différents problèmes et doutes, mais surtout, elle n’était pas consciente d’être humiliée de cette façon. Ceci était le plus gros problème.

« Shishigane. Je t’en supplie, s’il te plaît, laisse moi, » dis-je.

« Le laisser ? Comme prévu, tu n’as d’yeux que pour Senpai, n’est-ce pas ? » demanda Ruirui.

« Ce n’est pas ça. Ce ne serait pas vraiment gentilhomme pour moi si nous devions le faire dans un endroit comme celui-ci ? » demandai-je.

« Cela ne me dérange pas du tout. En fait, j’aime ça encore plus si c’est fait de cette manière, » répondit Ruirui.

Tout comme Balor l’avait dit, son raisonnement semblait être perdu, et ma persuasion ne fonctionnait pas du tout.

Qu’est-ce que je devrais faire maintenant ? J’étais devenu confus.

Quant à Ruirui, cette fois-ci, elle avait commencé à défaire les boutons de ma chemise.

« Senpai ressemble à une personne innocente. Je suis sûre qu’elle n’a jamais fait quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? » demanda Ruirui avec un petit sourire diabolique.

Elle affichait une expression qui pouvait facilement enchanter une autre personne.

Ses mains s’étaient ensuite collées à mon dos. Ses cuisses s’étaient placées pour être dans un étroit contact.

Nos pieds s’entrelaçaient.

« S’il te plaît, arrête avec ça, » puisque je ne savais pas quoi dire d’autre, je lui avais franchement dit ça.

« Je ne veux pas~, » répondit Ruirui.

Mais mon plaidoyer avait immédiatement été rejeté.

Que faire maintenant ?

Je devais trouver un second plan, mais rien ne me venait à l’esprit.

Non, il y en avait un. Il me serait assez facile de vaincre la fille devant moi et de quitter la pièce.

Mais je ne pouvais pas le faire.

Pourquoi ?

Était-ce parce que je ne pouvais pas devenir violent envers mon amie ?

Ou...

Était-ce parce que j’étais incapable de résister au charme de la fille portant le nom de Ruirui Shishigane ?

« Viens, touche-moi ici, » murmura Ruirui.

Ruirui m’invita à toucher ses seins. C’était évident quant à ce qu’elle voulait que je le fasse.

Mon esprit me disait non, mais mon corps me disait oui. Les émotions contradictoires s’entremêlaient en moi.

Cependant, contrairement à ma volonté, mon regard s’était dirigé vers la partie inférieure de son corps. Les boutons avaient été tous défaits et sa vallée était complètement visible à mes yeux.

{Hmmm !?} De manière inattendue, Balor laissa échapper une voix étrange.

Puis, il y avait eu un rire sarcastique.

{Qu’est-ce que c’est que ça ? Je pense être capable de ressentir une sorte de magie, mais quel est donc ce charme d’attirance ? Quoi qu’il en soit, cela semble bien être le cas.}

Quoi ? À propos de quoi es-tu en train de parler... ?

{Raika ! Regarde par toi même ce qui est devant toi !}

Ne me donne pas d’ordre !

{Fais-le tout de suite.}

Je refuse.

Je ne pouvais pas m’empêcher de me plaindre puisque Balor devenait une nuisance. Mais...

{Cette fille est la femme en robe qui nous a attaqués hier.}

« !? »

J’avais été choqué par cette annonce. Le malaise se propagea dans mon esprit.

Avant que je le sache, le moment où j’avais réalisé qu’elle était l’ennemie, mon corps avait bougé de son propre chef. Je me tenais avec mon menton vers le haut, et mon visage se trouvait au même niveau que Ruirui.

Mon œil gauche, l’Œil Maléfique venait d’être activé sans que je le veuille.

« ... »

« Shi... ne la tue pas ! » J’avais crié par réflexe, puis j’avais couvert mon œil.

{ ... Aah ?} Balor avait fait entendre une voix étrange, et il avait arrêté l’activation de l’Œil Maléfique.

Et ainsi, j’étais passé outre cette opportunité.

« Hein... !? » La voix de Ruirui devint soudainement froide. « Qu’est-ce qui ne va pas, Raika ? Pourquoi as-tu soudainement ce visage effrayant ? »

« ... » Pour ma part, j’étais resté silencieux et je m’étais séparé d’elle.

J’avais également retiré ses mains et j’avais pris une certaine distance entre elle et moi.

« Ne me le dis pas, as-tu vu mes seins ? Hmm~ Raika, c’est érotique, » déclara Ruirui.

« Que se passe-t-il... ? » murmurai-je.

{Ce qu’elle disait, c’est que tu devrais avoir réalisé qu’elle est la coupable d’hier en raison de ses seins.}

Je me demandais si je devrais être étonné par Balor qu’il avait été capable de le remarquer en une fraction de seconde.

J’étais encore en plein dans un dilemme quant à savoir si ce gars essayait de me sauver ou non.

J’avais alors secoué la tête afin d’arrêter d’y penser, puis j’avais regardé Ruirui qui avait sa chemise défaite.

La croix que je portais toujours était maintenant dans sa main. Elle l’avait volée quand elle entrelaçait ses mains derrière mon dos plus tôt, et cela pourrait être la raison derrière le fait que l’effet du charme avait fonctionné.

« ... Redonne-moi ma croix, » ordonnai-je.

« Hm ? Oh, celle-là ? D’accord, » déclara-t-elle.

Ruirui me lança la croix.

Elle affichait un sourire. Il ne semblerait pas qu’elle avait changé pour devenir une autre personne. Comme toujours... c’était ce sourire familier que je connaissais bien. C’était celui qu’elle faisait toujours.

Mais quant à elle, elle agissait d’une manière différente que d’habitude. Ruirui me regardait fixement.

Même s’il faisait sombre dans la pièce, je pouvais voir que nos yeux se rencontraient, puisque ma vision était très bonne même de nuit.

Elle ne portait pas la robe qui pouvait gêner la reconnaissance de son être. Donc, l’Œil Maléfique pouvait maintenant fonctionner.

« Ah, s’il te plaît ! N’utilise pas ton Œil Maléfique, » Ruirui m’avait dit cela comme si elle était capable de lire dans mes pensées.

Je n’avais aucune raison de l’écouter,

« Parce que si tu le fais, alors je tuerai Charlotte-senpai, » continua Ruirui.

Après qu’elle eut dit une telle chose, je ne pouvais pas continuer.

{Je ne veux pas m’arrêter.} Mais Balor semblait ne pas vouloir s’arrêter là.

Je m’étais donc précipité pour fermer les paupières de mon œil gauche. Si je ne faisais pas ça, alors il pourrait activer l’Œil Maléfique de lui-même. Même plus tôt, si je ne l’avais pas arrêté, alors il aurait tué Ruirui.

Elle pourrait maintenant être un Dieu, mais on ne savait pas encore si son âme humaine avait disparu

{Pourquoi s’arrêter ? Brünnhilde est juste une pièce que tu utilises pour ton but, non ? De toute façon, tu allais la jeter tôt ou tard.}

Silence. Tu n’as qu’à suivre mes instructions.

{Ou ne veux-tu pas la tuer parce qu’elle est une fille ?}

Ce n’est pas le problème.

{Tu es vraiment trop doux et mignon quand tu agis ainsi.} Balor riait en se moquant de moi.

Comme prévu, ce type était un dieu démoniaque dans tout ce qu’il faisait. Il s’agissait d’un être froid. Il était capable de tuer des humains tout en riant. Voilà le genre de monstre qu’il était.

Pour la première fois, j’avais ressenti en frisson à cause de Balor alors même que je le savais dès le départ. Après tout, tous les Dieux étaient ce genre de personnes.

« Raika ~ ? » Ruirui m’avait alors parlé. « Qu’est-ce qui se passe ? Parles-tu peut-être à un dieu démon, avec Balor ? »

« ... !? »

Comment peut-elle connaître le Dieu qui réside dans mon corps ?

L’avait-elle entendu de la part de Charo-senpai ?

Ne me dis pas.

« Toi, qu’as-tu fait à Senpai ? » demandai-je.

« Hmm ? De la torture... ou quelque chose d’autre ? » répondit-elle.

« Tch. »

« Je rigole, » déclara-t-elle finalement. « Il n’y a aucune chance que je puisse avoir le temps de faire une telle chose. »

Bien sûr, juste après que les deux filles soient parties pour aller aux toilettes, j’étais rapidement sorti. Je n’avais pas pris beaucoup de temps au stand de boisson.

Même si Ruirui avait attrapé Charlotte juste après qu’elles soient sorties, il n’y avait pas assez de temps pour qu’elle puisse la torturer. Mais c’était seulement si nous suivions les standards humains.

« Où est senpai ? » demandai-je.

« Je ne peux pas te dire ça ~, » Ruirui avait ri malicieusement. Elle semblait jouer avec moi.

À l’intérieur de ma tête, je pouvais entendre mon raisonnement commencer à reprendre le dessus.

« Libère Senpai dès maintenant, » déclarai-je.

« Je ne veux pas ~, » répondit-elle.

Shishigane replaça ses habits désordonnés puis elle se leva du canapé.

« Si tu veux que je te redonne Senpai, alors viens demain soir dans la cour de l’école, » annonça Ruirui.

« Penses-tu que j’obéirai à ce que tu me dis là ? » demandai-je.

« Tu le feras, » Ruirui me déclara ça avec confiance. « Puis Raika, tu es un gentleman qui adore les femmes. »

« ... »

Puis, elle était sortie en passant devant moi.

« Alors, à demain. Oh, s’il te plaît, joue à celui qui ne sait rien devant Tenka et les autres, d’accord ? » Après m’avoir dit ça, elle était partie.

Je m’étais tenu dans la pièce sombre pendant un moment, puis j’étais retourné lentement dans la pièce avec les verres.

« Oh, tu es en retard, Raika, » déclara Kunisaki.

« Je sais..., » répondis-je.

« Qu’est-il arrivé ? » Kunisaki m’avait demandé ça en inclinant la tête, et je lui avais simplement dit que tout allait bien.

Il n’y en avait plus que trois personnes dans la pièce en plus de moi. Kunisaki, Maria et Tenka.

Fuuh... c’est donc ainsi.

Ne te décourage pas maintenant.

C’est juste un faible espoir.

Shishigane est une ennemie.

Charo-senpai a été kidnappée.

Cela, c’était quelque chose de sûr sur quoi je dois me concentrer.

Il n’y a rien d’autre.

Notes

  • 1 Netorare (NTR) : Catégorie de visual novel/manga/animé/novel dans lequel l’héroïne se détourne volontairement ou contre son gré du protagoniste, ce qui a tendance à révolter le lecteur.
    L’héroïne qui s’éloigne du protagoniste peut le faire contre son gré (viol, le plus souvent) ou non (tromperie volontaire). Le NTR n’a pas nécessairement un caractère sexuel, mais le lecteur est plus atteint si c’est le cas (surtout si l’héroïne est violée sous les yeux du personnage principal) ; l’important est que l’héroïne en question soit assez proche du protagoniste auquel s’identifie le lecteur (lien affectif, comme une amie d’enfance, ou lien de parenté, comme une petite sœur), de sorte que l’immixtion d’un tiers entre ces deux-là révolte le lecteur.

***

Chapitre 4 : La Sorcière Dorée et le Roi du Mal

Partie 1

Au cours de la nuit dernière, j’avais attendu dans ma chambre comme si le temps était au ralenti. Je n’avais rien fait. J’étais là, à réfléchir sur diverses choses.

Pour commencer, à propos de l’ennemi, à propos de Shishigane, à propos du Dieu qui résidait actuellement en elle.

Il y avait sept mythologies qui participaient à cette guerre représentative mythique.

Mythologie Maya-Aztèque.

Mythologie Japonaise.

Mythologie Indienne.

Mythologie Égyptienne.

Mythologie Grecque.

Mythologie Nordique.

Mythologie Celtique.

Balor était issu de la Mythologie Celtique, tandis que Brünnhilde provenait de la Mythologie Nordique.

En d’autres termes, Shishigane se trouvait parmi les cinq autres mythologies.

Cependant, si nous prenions la maîtrise de la magie comme facteur, alors il y avait d’innombrables dieux qui pouvaient le faire, et il en était de même du contrôle du cœur humain. Nous n’avions pas assez d’indices.

En me basant sur la magie dorée et le collier, c’était approprié de supposer que sa mythologie était quelque chose liée à l’or. Ceci était donc une information utile. Cependant, même si j’essayais de chercher avec ça, le plus grand mystère restait présent.

Il était étrange qu’elle ait été capable de repérer si tôt, à la fois Charlotte et moi, en tant qu’Apothéose Divine.

Si ce mystère pouvait être résolu, alors peut-être je pourrais aller au cœur du problème.

En tant que personne qui poursuivait les hérétiques comme travail, dans le cadre de mes formations, j’avais lu tous les types de livres concernant les mythologies que j’avais pu trouver. Pourtant, je ne pouvais pas obtenir une réponse appropriée.

Même si je voulais relire certains documents, il n’y a aucune chance de trouver ce genre d’ouvrage dans la librairie de cette île ou dans la bibliothèque de l’école. De plus, je n’avais pas pu en transporter avec moi quand j’étais entré dans l’île, car j’avais eu peur qu’ils soient découverts pendant l’inspection.

En fin de compte, même si j’avais essayé de lire les quelques documents que j’avais avec moi jusqu’au matin, mes efforts restèrent vains. Ce soir, il s’agissait du moment où j’allais affronter Shishigane.

J’avais déjà suivi un entraînement afin de pouvoir neutraliser le sommeil, mais il était risqué de combattre un être non humain sans force. J’avais réussi à sauter les cours grâce à Kunisaki qui avait répondu à ma place pour les présences. En fin de compte, j’avais dormi pendant 8 heures.

Je m’étais levé vers 16 h. Maintenant, j’étais dans un état optimum, mais mon humeur était maussade.

À ce moment-là...

*toc* *toc*

J’avais entendu quelqu’un frapper à ma porte. Peut-être que quelqu’un était là afin de me voir.

« Yahhoo ~ Raika-kun. »

Les personnes qui étaient venues étaient Tenka, Kunisaki et Maria.

« Salut, qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Nous sommes venus te rendre visite ! » rendit Tenka en riant.

« Quoi, tu n’es pas pas énergique ? Es-tu malade ? » Kunisaki avait affiché un sourire amer.

« Tiens, les cours d’aujourd’hui, » Maria m’avait remis plusieurs feuilles imprimées.

« Merci beaucoup, » dis-je.

« Je suis contente de voir que tu vas bien, » déclara Maria.

Je lui avais déjà dit la véritable raison derrière mon congé maladie, et qu’elle ne devait pas le laisser savoir à Tenka et aux autres afin de ne pas les inquiéter.

« Ne feins-tu pas ta maladie, Raika-kun ? Tu sais, ce n’est vraiment pas bien ! » Tenka m’avait fait un regard furieux.

« ... Ainsi, je suis découvert. Eh bien, veuillez entrer ! Je vais vous servir un peu de thé, » déclarai-je.

« Super ! Désolée pour l’intrusion ! » déclara Tenka.

« Désolé pour l’intrusion ~, » déclara Kunisaki.

« Excusez-moi pour le dérangement, » déclara Maria.

Je les avais alors menés tous trois à l’intérieur de ma chambre.

« J’aurais voulu inviter tout le monde pour venir ici, mais d’une manière ou d’une autre, Ruirui et Charo-senpai sont absentes aujourd’hui. Je suis allée voir sa chambre tout à l’heure, mais il semblerait qu’elle ne soit pas là ~, » déclara Tenka en se promenant dans ma chambre.

« ... » Je m’étais raidi une fois que j’avais entendu les deux noms.

« ... Vraiment ? » il s’agissait de la seule chose que j’avais pu demander.

« C’est vrai. Tiens, cadeau, » Tenka m’avait offert deux confiseries pliées dans un sac en papier.

« L’autre était pour Ruirui, mais comme elle n’est pas là, j’ai pensé à prendre les deux avec moi, » déclara-t-elle.

« Ah, désolé de vous déranger..., » j’allais le prendre, mais elle avait soudainement attrapé ma main.

« Cependant, je ne peux pas le donner à Raika-kun puisqu’il est malade. Voilà pourquoi nous les finirons tous les trois, » déclara Tenka en souriant.

En regardant ce sourire innocent, je me sentais léger.

Spontanément, j’avais baissé la tête.

« Oh, ça veut dire... Donne-m’en aussi, » demandai-je.

« Donnez-moi un thé au lait et je t’en donnerai aussi, » répondit Tenka.

J’avais ri en entendant sa réponse exagérée.

« Comme vous le souhaitez, Votre Altesse Tenka-sama, » répondis-je.

« Bien. Je veux que vous ajoutiez beaucoup de sucre et de lait à l’intérieur de mon thé, » annonça Tenka.

*Hohohohoho* Tenka s’était mise à rire comme des gens de classe supérieure avec la main devant la bouche.

« J’aimerais bien avoir du café, » Kunisaki avait levé la main et demandé du café.

« D’accord. Et toi, Maria ? » demandai-je.

« Je veux la même chose que Tenka, » répondit Maria.

Compris, c’est le thé au lait.

Après cela, j’avais sorti une petite boîte de café pour moi et Kunisaki et j’avais pris une petite table et je l’avais placée au centre de la pièce.

« Désolé pour l’attente, » dis-je.

« Pas de problème, » déclara Tenka.

« Pas de problème. » Kunisaki l’avait dit sur le même ton que Tenka.

« Pas besoin de te soucier de ça, s’il te plaît, » Maria avait été un peu en retard en imitant les deux.

Pour l’instant, nous étions tous les quatre rentrés dans une discussion. C’était tout simplement quelque chose d’habituel sans rien d’intéressant.

Que se passe-t-il dans la classe aujourd’hui ?

Où allons-nous faire une excursion le week-end ?

Qu’allons-nous faire demain ?

Ce genre de choses.

« Eh~ ? Je ne sais pas comment faire celui-là. » Soudain, Tenka avait cela alors qu’elle était allongée par terre.

Elle avait emprunté mes mots croisés et avait essayé de les résoudre seule. Apparemment, il y a une question dont elle ne connaissait pas la réponse.

« Où ça ? » demandai-je.

« Ici, ici, ici, » dit-elle en pointant du doigt.

J’avais vu l’endroit où Tenka pointait.

... si je m’en souviens bien, le mot qui devrait s’appliquer ici est celui-ci.

J’avais essayé de voir à la question qui y était lié.

« Quoi !? Donc il y a un problème avec cette question ? Je ne sais pas comment le résoudre, » déclara Tenka.

« Eh, ah, c’est vrai ! » dis-je.

« Peut-être que celui que j’ai résolu tout à l’heure est faux. Il y a peut-être beaucoup d’erreurs dans ceux que j’ai déjà résolus, » déclara Tenka.

« Eh, est-ce vrai ? » demanda Kunisaki.

« Kojiro-kun n’a jamais fait ses devoirs, c’est pour ça qu’il ne peut pas comprendre. » Inclinant la tête face à Kunisaki, elle l’avait dit avec le sourire.

Argh, Kunisaki était tombé sur son dos. Puis les deux s’étaient mis à rire.

Quant à moi... la réponse que j’avais trouvée plus tôt était fausse...

Ce que Tenka avait dit résonne étrangement dans mon esprit.

La conclusion que j’avais eue plus tôt...

{ … Raika ?}

... j’ai compris.

{ … Quoi ?}

J’avais compris l’identité de Shishigane.

C’était un malentendu.

La réponse que j’avais donnée au départ était fausse.

C’est pour ça que je n’arrivais pas à la conclusion.

« Raika-kun ? » Voyant que je me taisais soudainement, Tenka se pencha vers moi et me demanda.

« Je me sentais tout à l’heure un peu étourdi. Ne faites pas attention à ça, » dis-je.

« Fu~n » Tenka avait fait un petit tour sur elle même et elle regarda l’horloge.

Actuellement, il était presque 5 heures.

« Alors, je vais y retourner maintenant. L’heure est déjà proche. Et vous deux ? » demanda Tenka.

« Moi aussi. Si Tenka-chan y retourne, autant que j’y retourne, » déclara Maria.

« Alors, moi aussi, » annonça Kunisaki.

Tous les trois se lèvent puis ils prirent leur sac.

« Merci de votre visite, les gars, » dis-je.

Je m’étais levé avec l’intention de les conduire à la porte... mais Maria s’approcha silencieusement de moi.

« Je reviendrai plus tard. Dès que je peux, » elle l’avait dit avec un volume sonore réduit qui ne pouvait être entendu que par moi seul.

Puis Maria était sortie en silence.

« Alors, au revoir, Raika. On se voit demain, » déclara Tenka.

« Bye-bye. On se revoit demain, » déclara Kunisaki.

« On se voit demain à l’école, » annonça Maria.

« À demain, les gars, » répondis-je au trois.

*clack*

J’avais fermé la porte.

« ... »

Je m’étais retourné dans ma chambre après les avoir vus partir. J’avais ouvert le tiroir de mon bureau et j’avais sorti une boîte carrée du bas du deuxième étage. J’avais ouvert la boîte de la taille d’une confiserie après l’avoir mise sur la table. L’intérieur contient deux armes de poing démontées.

{ ... Quoi !? C’est quoi ça ? Mes yeux sont désagréables.}

« C’est l’appareil pour tuer Dieu hérétique tel que toi. C’est juste dans le cas où tu serais désagréable, » déclarai-je.

J’avais assemblé les deux pistolets avec des mouvements précis.

Il s’agissait d’un GIGSAUER P336 fait sur mesure qui était typiquement utilisé par les forces spéciales d’un certain pays.

Et l’autre était mon pistolet personnel, le GIGSARIEL P666.

Le nombre de balles était de 12 + 1. Le chargeur pouvait être remplacé par un nouveau au niveau du poignet en moins d’une seconde.

La balle de 10 mm était faite d’argent sacré.

En théorie, c’était une arme fabriquée par l’homme qui était capable de tuer le Dieu hérétique.

*clack*

Puis, Maria était apparue sur la véranda.

Cependant, aujourd’hui, elle ne portait pas l’uniforme habituel.

Elle portait des vêtements fins et blancs qui s’adaptaient parfaitement à son corps.

« Désolée de t’avoir fait attendre, » déclara-t-elle.

« Je n’ai pas du tout attendu, » dis-je.

Après avoir échangé les salutations, je l’avais laissée entrer.

« Comment est la purification ? » demandai-je.

« C’est fait, » annonça-t-elle.

La cérémonie de purification était utilisée pour renforcer le caractère sacré de l’utilisateur.

Il s’agissait d’un rituel qui ne pouvait être exécuté que par une jeune fille pure. Dans ce rituel, la jeune fille pouvait partager sa Sainteté avec les autres sous une forme d’une Bénédiction.

Avec cette grande sainteté, c’était assez fort pour tuer les hérétiques si elle était utilisée comme attaque.

Elle devenait un bouclier sacré qui repoussait le pouvoir des hérétiques si elle était utilisée pour la défense.

En recevant cette Bénédiction, la capacité du combattant augmenterait de façon spectaculaire.

En premier lieu, Maria avait été choisie comme partenaire parce que les personnes pouvant faire une Sainte Bénédiction étaient rares dans notre église.

« Euh... Raika-senpai, » commença Maria.

« Quoi ? » demandai-je.

Maria me fit timidement signe de la main.

« Puisque c’est embarrassant, peux-tu éteindre la lumière ? » demanda-t-elle.

« C’est de ma faute. Je m’excuse pour l’avoir oublié. »

Je m’étais excusé auprès d’elle et j’avais été éteindre les lumières dans la pièce.

« Alors, s’il te plaît, agenouille-toi ici, » demanda Maria.

« Hmm. »

Je m’étais agenouillé devant elle avec ma tête penchée.

Après ça, j’avais fermé les yeux. Un bruit de tissu froissé avait été entendu et du tissu était tombé sur le sol à proximité.

 

 

{...Ois, arrête de baisser la tête ! Je ne vois rien !}

J’avais reçu une plainte de Balor, mais je l’avais simplement ignorée.

À ce moment-là, les bras de Maria m’avaient enveloppé la tête.

Je pouvais parfaitement sentir sa chaleur corporelle. Il y avait aussi une douce odeur qui chatouillait ma cavité nasale. J’entendais même les battements de son cœur. Et ce n’est pas tout.

De l’endroit où nous nous touchions, je pouvais sentir une mystérieuse chaleur s’infiltrant à l’intérieur de mon corps. La Bénédiction sainte était partagée à travers sa peau.

« S’il te plaît, lève la tête, » soudain, Maria la libéra de son étreinte et me déclara ça à voix haute.

J’avais levé la tête comme on me l’avait dit.

Je n’avais ouvert que mon œil droit et je l’avais regardé.

Son corps brillait devant moi, illuminé par le clair de lune qui traversait l’ouverture de la fenêtre.

« Au nom de notre Seigneur, je vais bénir notre camarade Raika Shinzen. Puissiez-vous faire pleuvoir le Jugement Divin sur le Dieu hérétique au nom de notre Seigneur, » déclara Maria.

Le Jugement Divin était ce que nous, de l’Ancienne Église, appelons l’Hérésie.

Cependant, il avait maintenant une signification différente.

De la part d’un peuple connu pour punir au nom de Dieu.

Vers [les personnes qui vont punir les Dieux hérétiques].

« Il sera fait selon vos ordres, » je l’avais dit à Maria de façon formelle.

Puis, ses lèvres touchèrent mon front.

La cérémonie de bénédiction était maintenant terminée.

J’avais retiré mon dispositif de sécurité et je l’avais mis dans l’étui.

Je suis prêt.

« Raika-senpai. » Maria m’avait appelé alors qu’elle enfilait les manches des vêtements qu’elle avait enlevés avant ça.

Sa voix avait d’une manière inhabituelle un soupçon de malaise à l’intérieur.

« Maria, » répondis-je.

Je lui avais donc répondu pour la soulager de son anxiété.

« Je crois en toi, Raika-senpai, » au contraire, elle avait exprimé sa foi en moi.

J’avais demandé à ce que mon arme soit prête. Donc, elle devait savoir que j’allais participer à la guerre représentative. Et ainsi, il y avait aussi le risque que je me fasse tuer.

« Personne ne peut te vaincre, Raika-senpai. C’est pour ça que je crois en toi, » continua Maria.

Et ainsi, Maria afficha un sourire audacieux. Cependant, je savais aussi qu’elle avait caché ses mains tremblantes dans son dos.

Je supposais qu’elle s’inquiétait beaucoup maintenant que j’allais me battre. Mais tout ça, c’était assez pour me donner du courage.

« Je vais revenir, c’est sûr, » lui avais-je tout en lui caressant la tête.

C’était comme quand je l’avais rencontrée pour la première fois il y a 10 ans. C’était comme les nombreuses fois où la réconfortaient quand elle pleurait après nos entraînements.

Ainsi, je l’avais laissé dans ma chambre et j’avais utilisé le fil pour descendre.

{...Ohh, attends un peu.} À ce moment-là, Balor m’avait crié dessus. { … Raika, es-tu sûr de vouloir y aller ? C’est clairement un piège.}

« C’est bien le cas, » répondis-je.

Je savais bien que l’invitation de Shishigane avait clairement quelque chose de pas clair.

{ … si c’est le cas, alors oublie cette femme. Ne perds pas ton temps.}

« Tu as mal compris, Balor, » j’avais réfuté son avis. « Je ne vais pas tomber dans un piège. Je vais l’écraser. »

Je disais ça, car j’avais déjà trouvé une solution.

***

Partie 2

Juste avant 11 heures.

J’étais actuellement en train de respirer silencieusement après être sorti du dortoir.

{ ... Raika, je pensais que tu étais déjà déterminé. Combien de temps as-tu prévu de rôder dehors comme ça ?} demanda Balor.

Je dois m’assurer qu’aucun élément inconnu n’est encore présent dans la zone, je lui avais répondu en regardant à travers une jumelle à vision nocturne.

En ce moment, j’étais au sommet d’un immeuble relativement haut dans le quartier Minami. Et d’ici, j’observais la cour de l’école et ses alentours. J’étais inquiet quant au fait qu’il y ait d’autres personnes que Shishigane qui se joindrait à ce combat.

Mais, même si je continuais à surveiller jusqu’à la fin, j’avais compris que ces inquiétudes étaient injustifiées. Mon opposant était déjà là, et elle avait déjà planifié comment cela se déroulerait.

Balor, une dernière confirmation. Pour contrôler l’ennemi, je dois capturer leur Régalia, n’est-ce pas ? avais-je demandé à Balor.

Je voulais reconfirmer la règle du contrôle d’un Dieu supérieur que j’avais entendu plus tôt de sa bouche.

{ ... Tout à fait. Le Régalia est un outil sacré qui symbolise le Dieu en lui-même. Après l’avoir brisé, tu peux dire que tu as dépassé ce Dieu.}

D’accord.

C’est suffisant.

J’avais rangé les jumelles et j’avais commencé à me déplacer. En gros, j’étais directement allé vers l’école. Cependant, si un autre Dieu était soudainement apparu sur cette scène, alors tout serait ruiné.

Avec de multiples précautions, et sans me faire découvrir, j’avais marché le long de la pente douce menant à l’école. Juste pour être sûr, une fois que j’avais atteint la porte de l’école, j’avais inspecté l’état de la cour de l’école une fois de plus.

... bien, il n’y a pas de changement depuis ma dernière inspection.

Seules Shishigane et Brünnhilde étaient là pour le moment.

J’étais alors passé par la porte et j’étais entrée dans les locaux de l’école.

« Raika, tu es en retard, » Shishigane, qui était au centre de la cour, m’avait immédiatement remarqué et s’était plaint de mon retard.

Charlotte était figée à côté d’elle.

« ... »

Charlotte n’avait pas la moindre émotion. Mais sa conscience semblait surgir, car je pouvais voir que ses épaules tremblaient légèrement.

« Qu’avez-vous fait au corps de Senpai ? » demandai-je.

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » Shishigane s’était mise à rire.

« S’il vous plaît, rendez-moi Senpai, » demandai-je. J’avais fixé mon regard sur Shishigane.

« Dans ce cas, il y a un prix à payer, » répondit-elle alors que son sourire était encore présent.

« Un prix ? » demandai-je.

« Voyons voir~, que dirais-tu de devenir mien, Raika-kun ? » demanda Shishigane.

« Arrêtez de déconner, » répondis-je.

« Je ne me moque pas de toi. Comme je l’ai dit, je te veux, Raika, » répondit Shishigane.

Même si elle avait dit que ce n’est pas une blague, je ne savais pas trop quoi en penser.

« Bon. Si tu veux sauver Charo-senpai, jette ton arme bruyante, » Shishigane avait ordonné ça d’une voix monotone.

« Après ça, tu vas te déshabiller. Kyaa~. Je suis si excitée de voir un garçon nu, » continua Shishigane.

« ... »

J’avais pressé ma tempe alors qu’elle me sortait ça.

Qu’est-ce que c’est que cette farce à moitié pourrit ?

« Brünnhilde, lève la tête, » ordonna Shishigane.

« !? »

À la suite de cet ordre, Charlotte... non, Brünnhilde avait levé la tête.

« Alors, tu es vraiment venu, » déclara Brünnhilde à ce moment-là.

Peut-être que Charlotte avait été endormie par magie. C’est pourquoi, pour la protéger, la personnalité de Brünnhilde s’était automatiquement éveillée. C’était comme ça que je lui avais ordonné de faire.

« Shishigane. Si vous voulez prendre quelqu’un en otage, Charo-senpai n’est-elle pas plus appropriée que Brünnhilde ? Mais vous devriez pouvoir faire dormir Brünnhilde à l’intérieur, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« ... » Les yeux de Shishigane s’étaient plissés.

« ... alors ? » demandai-je.

Elle avait souri avant de me répondre. « De toute façon, ça ne change rien au fait que cette fille est prise en otage. »

« Arrêtez votre farce, » dis-je.

« Farce ? » demanda-t-elle.

« Parce que c’est, non ? » répondis-je.

J’avais dit ça à Shishigane, non...

« ... Vous êtes la déesse de la Mythologie Nordique, la reine des Valkyries, Freyja, » annonçai-je.

« ... »

Freyja et Brünnhilde avaient écarquillé leurs yeux en état de choc.

Les mots que j’avais prononcés allaient à l’encontre de la règle de cette guerre représentative. Ceux qui participaient à cette guerre étaient le sommet de leur mythologie.

Freyja.

Brünnhilde.

C’était donc assez drôle de savoir qu’il y avait deux déesses de la même mythologie se trouvant en même temps sur l’île.

Mais, c’était l’angle mort.

« En premier lieu, Brünnhilde ne pourrait en aucun cas être choisie comme représentante de la Mythologie Nordique. Le fait m’a rendu curieux pendant un bon moment, » annonçai-je.

Nous parlions quand même littéralement du trône du « seul vrai Dieu ». Cela ne servait à rien de mettre une pièce faible dans une bataille royale en compétition afin de l’obtenir. Une telle folie, c’était comme abandonner le jeu dès le départ pour la mythologie en question.

Mais.

« Il n’y en a qu’un seul dieu de chacune des mythologies en même temps, et s’il y a des raisons de le faire autrement, alors c’est comme un leurre. Il n’y a pas d’autre explication, » déclarai-je.

Brünnhilde elle-même croyait qu’elle était la représentante de la Mythologie Nordique.

Peut-être que sa mémoire avait été altérée.

C’était sûrement pour l’empêcher de divulguer l’information au cas où elle serait capturée par un gars comme moi.

« Si Brünnhilde est un leurre, ça explique pourquoi vous me soupçonnez d’être une Apothéose Divine aussi vite, » continuai-je.

Cette attaque qui était survenue au coucher du soleil.

« N’est-ce pas ça ? Brünnhilde, qui est censée agir comme leurre, se promène soudain avec un garçon dans la ville. C’est naturel que vous pensiez que quelque chose ne va pas, » continuai-je.

Brünnhilde était une idiote, mais elle restait une femme sérieuse. Elle n’était pas du genre à être détendue lors d’une bataille importante. De plus, j’avais utilisé le pouvoir d’Œil Démoniaque pour ramener la personnalité de Charlotte qui était censée être déjà disparue. Selon toute probabilité, elle se rendrait compte que j’avais fait quelque chose.

Mais elle n’avait pas assez d’informations. Et c’était donc ça la raison du raid qu’elle avait fait après ça.

« Qui est donc le cerveau qui utilise Brünnhilde comme leurre ? Bien sûr, il est naturel de penser que la personne responsable est le Dieu supérieur qui est issu de la Mythologie Nordique. Après cela, je n’avais plus qu’à chercher Dieu en me basant sur ma propre connaissance. »

Le plomb est la magie qui peut contrôler le cœur des gens. Il y a une anecdote qui décrit le fameux instrument appelé collier des fées. Et il a un lien profond avec l’or.

Brünnhilde, et finalement la déesse... qui supervise les Valkyries. La déesse nommée Freyja. Il s’agissait donc de l’identité de la déesse qui résidait à l’intérieur de Shishigane.

Et puis...

« Le seul Dieu qui correspondait à toutes ces descriptions n’était autre que vous, Freyja, » annonçai-je.

***

Partie 3

Hier. Karaoke. Avant d’aller aux toilettes.

« ...!? »

Elle avait pris l’initiative une fois que moi, Brünnhilde n’avait plus le contrôle du corps principal.

« Mnn. Réveille-toi. » En me regardant, cette personne... Shishigane avait marmonné cela.

Il n’y a aucune hostilité à l’intérieur de cette voix, si insouciante.

Elle avait alors soudainement bloqué la bouche de Charlotte depuis derrière elle, et elle avait pris sa conscience avec de la magie. Je ne pouvais que simplement les regarder de l’intérieur jusqu’à ce que cela soit moi qui reprenne le contrôle.

« Qui es-tu, salope ? » demandai-je.

« Quoi ? ... Ah, c’est vrai. Je viens de réaliser que j’ai effacé ta mémoire. » Shishigane s’était gratté la tête alors qu’elle me répondait.

Je ne comprenais pas ce qu’elle essayait de faire...

Charlotte, tu vas bien ?

J’avais essayé de parler à sa conscience, mais il n’y avait pas de réponse.

Apparemment, à moins que ce ne soit elle qui ait annulé la magie, la conscience de Charlotte ne reviendrait pas.

« ... »

C’était favorable pour moi maintenant qu’elle avait neutralisé Charlotte.

Cette personne et moi, nous étions la même chose.

Dois-je la protéger ?

« Sors, Nothung ! » J’avais alors invoqué l’Épée divine Tueuse de Démons.

« Haaaa ! » Puis je m’étais précipitée vers elle avec un pas rapide.

L’ennemi n’avait rien dans les mains. Donc, mon épée était censée facilement transpercer ce corps si mince.

Mais.

« Arrête-toi, Brünnhilde. » Avec ces seuls mots, mon mouvement s’était arrêté.

Je ne savais même pas pourquoi je lui avais obéi.

C’était la même chose qu’au moment où j’avais reçu des ordres sous l’influence de l’Œil Démoniaque de Shinzen Raika.

« Comment connais-tu mon nom… ? » demandai-je.

« N’est-ce pas une évidence ? » répondit-elle.

Shishigane avait mis sa main dans ses cheveux avant de dépendre. « C’est parce que je suis ta maîtresse, Freyja. »

Alors, elle disait ça, j’avais rapidement retiré mon épée en raison de ma surprise extrême. « Frey-Freyja-sama !? »

C’était à ce moment-là que mon déplacement rapide fut interrompu et que ma posture fut brisée.

Pourquoi la personne du plus haut rang parmi les Valkyries, Freyja, est-elle ici... !?

« Tu es enfin consciente de ta position. Comme d’habitude, quelle enfant stupide ! » s’exclama Shishigane.

« ... alors, pourquoi êtes-vous descendue dans le monde humain ? » demandai-je.

Son comportement, son discours. Tout cela débordait de son Aura divin.

Il n’y avait aucun doute à avoir, c’était la seule et unique Freyja.

Quand j’avais vu Shishigane Ruirui pour la première fois, j’avais été frappée par un sentiment familier qui ressemblait à du Déjà-vu. C’était peut-être à cause de Freyja.

En entendant ma question, Freyja avait lâché un soupir. « C’est ainsi qu’il a été décidé pour cette Guerre des Représentants. »

Et après qu’elle eut dit ça, j’étais devenue perplexe.

« Mais pour cette guerre, n’aviez-vous pas prévu de la laisser à moi, Brünnhilde ? » demandai-je.

« ... Eh bien, voyons voir. D’après ce que j’ai compris, tu n’es pas exactement dans une position favorable, » répliqua-t-elle.

« ... Arg. »

Tout ce qui me concernait, y compris le fait que j’avais été vaincue par Shinzen Raika et forcée de lui obéir, avait été vu par celle se trouvant devant moi.

J’avais alors frémi en pensant à la punition qui me serait infligée pour mon échec.

« S’il te plaît, ne tremble pas autant. Quant à moi, je viens ici pour te soutenir, » annonça-t-elle.

« Hein ? » m’exclamai-je.

« Je vais te laisser gagner, Brünnhilde, » déclara-t-elle. « Tu dois juste attirer Raika dans la cour de l’école après le couvre-feu. Après ça, je vais... »

« Freyja-sama ! » J’avais haussé la voix, mais maintenant j’étais devenue terrifiée par le regard de ma maîtresse.

« ... quoi ? Brünnhilde, » elle avait mis une grande pression, ce qui m’avait laissée incapable de lever la tête.

J’avais avalé ma salive et ma respiration était devenue désordonnée.

« Si Freyja-sama le veut, elle peut gagner n’importe quand. Mais c’est juste que cette méthode est trop lâche. En tant que chevalière, je veux me battre équitablement... si vous voulez m’aider, je vous serais reconnaissante si vous pouviez vous débarrasser de la malédiction de contrôle qui a été mise sur moi, » demandai-je.

Freyja n’avait dit rien et elle m’avait écoutée en restant silencieuse.

Je savais que mon cou pouvait voler d’un moment à l’autre. Ainsi, j’avais arrêté de respirer, et j’avais attendu la réaction de ma maîtresse.

Peut-être…,

« D’accord, » puis elle avait simplement répondu ça.

Surprise, j’avais levé la tête.

« Êtes-vous sûre que cela vous convient !? » demandai-je afin de m’en assurer.

« Ne m’oblige pas à le répéter. Si c’est vraiment ton souhait, alors je t’aiderais à le réaliser, » répondit Freyja.

« Ah... je suis vraiment honorée ! » J’avais rapidement incliné la tête vers Freyja, et j’avais exprimé ma gratitude.

Après ça, Freyja m’avait dit qu’il était nécessaire de tout lui dire afin de pouvoir annuler l’Œil du Diable, alors je lui avais tout dit ce que je savais.

De plus, elle avait dit qu’il fallait faire une certaine scène pour annuler le contrôle, et c’est pourquoi je devais agir comme otage.

 

☆☆☆

Mais...

« Ce que vous m’avez dit, ce n’est pas la vérité... n’est-ce pas, Freyja-sama ? » J’avais interrogé ma maîtresse d’une voix tremblante.

Tout à l’heure, la vérité sur le mystère avait été dévoilée par Shinzen Raika.

« Freyja, vous êtes le vrai Dieu qui avait été choisi pour cette guerre ? Je ne suis donc qu’un leurre ? » demandai-je.

Freyja soupira.

Puis elle avait continué, sans même me regarder. « Raika en sait plus sur moi que toi. Je n’ai jamais pensé que j’allais me faire découvrir si facilement. » Quand Freyja avait dit ça, j’avais compris que ce n’était pas à moi, mais plutôt à Shinzen Raika.

Cet acte confirmait simplement que je n’étais même pas digne d’être prise en compte.

En même temps, elle avait aussi deviné juste.

« En tant que Reine des Valkyries, cette Brünnhilde est certainement un pion que j’ai invoqué. J’ai pensé à attraper l’autre Dieu en utilisant cette enfant comme appât, » déclara Freyja, alors qu’elle marchait lentement jusqu’à se mettre à mes côtés. « Mais finalement, tu es moins utile que je ne le pensais. Tu as peut-être perdu, mais je ne m’attendais pas à ce que tu tombes sous le contrôle de quelqu’un ».

« Votre mise en scène a maintenant été dévoilée. Alors, laissez l’otage et libérez-la. »

Shinzen Raika avait demandé à Freyja de me remettre à lui.

Et la réponse qui était venue de Freyja, « D’accord. »

Elle l’avait dit avec un sourire, puis une épée dorée avait été créée à partir de rien, et se tenait au-dessus de ma tête.

***

Partie 4

Une épée dorée avait coupé verticalement le corps de Brünnhilde.

Ses beaux membres étaient divisés en parts égales et des fleurs écarlates fleurissaient sur le sol.

Macabre.

Tragédie.

À mes yeux, seuls ces deux mots me venaient à l’esprit.

Mais...

*craquement*

Une fissure s’était produite dans l’espace lui-même, et un son comme celui d’un verre qui se brisait pouvait être entendu.

Finalement, tout cela ressemblait à une illusion.

Un autre bruit de craquement s’était produit et cela s’était finalement brisé.

« Oh, mon Dieu ? » En regardant l’illusion écrasée, Freyja avait incliné sa tête.

Ses yeux s’étaient rapidement tournés vers moi... elle regardait attentivement Brünnhilde se trouvant dans mes bras.

« Hein ? »

Brünnhilde avait accepté mon étreinte et elle avait mis ses bras autour de moi sans hésitation, ce qui m’avait étonné.

Nous nous tenions actuellement à vingt mètres de Freyja. Il s’agissait d’un endroit sûr où la magie ennemie n’était pas censée entrer en contact avec moi.

Pourtant, le corps de Brünnhilde s’était raidi à cause de ce qu’elle lui avait fait voir.

Je parle de la scène où son propre corps avait été tranché en morceau. Sa propre mort. Un simple pion sacrifié pour pouvoir obtenir la victoire, et cela après avoir été trahie par son propre seigneur.

« Fre...yja... sama... » Brünnhilde l’avait alors appelé, se sentant impuissante quant à ce qui se passait là.

La personne à qui elle s’était adressée m’avait simplement regardé, et elle ne lui avait même pas fait de réponse.

« Hein !? Des hallucinations. Comme on peut s’y attendre du Roi de l’Œil Maléfique, tes méthodes de divertissement sont vraiment vastes, » déclara Freyja.

C’est foutu. Eh bien, c’était à prévoir.

... Il s’agissait de la troisième capacité de l’Œil Maléfique de Balor, ce pouvoir était connu sous le non d’« Illusion ».

C’était un sort qui vous permettait de créer une illusion pendant une durée limitée à une minute.

Mais c’était également un sort d’illusion ultime avec un effet limité, mais possédant une immense puissance qui lui permettait d’avoir la capacité de réécriture le monde réel en lui-même.

Ceux qui s’étaient fait prendre par cet Œil Maléfique ne se rendraient jamais compte qu’ils avaient été piégés par ce sort.

{ ... Uhyaaa ~, comme attendu de cette renarde femelle.} En regardant Freyja agir avec insouciance, Balor avait fortement ri dans ma tête.

Mais...

« ... Fufufufu. » Un sourire était apparu sur le visage de Freyja. « Il s’agit là d’une capacité merveilleuse. Mais... »

Elle avait levé un doigt.

« ... ainsi, tu l’as déjà utilisé une fois, » déclara-t-elle.

« Je vois..., ce genre de choses…, » murmurai-je.

J’avais immédiatement compris la raison derrière le comte de Freyja. D’après ce qu’elle me disait là, la restriction placée sur moi comme quoi je ne pouvais utiliser l’Œil Maléfique que 3 fois par jour avait déjà été découverte.

C’était la raison pour laquelle elle avait fait apparaître son épée pour me forcer à utiliser les pouvoirs de mon œil.

Et je pouvais même dire que c’était la principale raison pour laquelle cette farce avait été faite par elle.

« Fre-Freyja sama ! » avait crié Brünnhilde, interrompant ma conversation avec Freyja.

« Quoi ? » Freyja avait demandé en retour en affichant un visage apathique.

Bien sûr, Brünnhilde était toujours dans l’état de choc après ce qu’elle avait subit.

« Tout à l’heure, c’était une illusion... n’est-ce pas ? Raika Shinzen, non, elle est créée par Balor. En réalité, il n’y a rien de tel qui m’a vraiment tranché le corps, n’est-ce pas ? » demanda Brünnhilde.

Je savais déjà que la trahison de Freyja était ce à quoi je m’attendais depuis le départ.

Mais...

« Tu es vraiment une enfant ennuyeuse, Brünnhilde, » avait répliqué Freyja.

« Freyja-sama…, » déclara Brünnhilde.

« À mes yeux, tu vaux la même chose qu’une utilisation de l’Œil Maléfique. Je peux appeler une autre Valkyrie. Et il y a beaucoup d’autres alternatives, » déclara Freyja.

« ... ! » Brünnhilde avait été sans voix face à ces paroles.

« De plus, quoi ? Veux-tu un combat loyal ? Es-tu donc une idiote ? » demanda Freyja.

La voix de Brünnhilde s’était totalement bloquée dans sa gorge après avoir entendu des mots durs provenant de sa maîtresse.

À l’heure actuelle, elle avait réalisé que Freyja allait avant ça vraiment la tuer. Si je n’avais pas utilisé mon Œil Maléfique, alors son corps aurait été vraiment divisé en deux, tout comme ce qui s’était produit dans mon illusion.

En réalisant ça, elle avait ses bras autour de son corps et s’était mise à trembler. Puis, mes épaules… elle les avait saisis avec une force modérée, comme si elle essayait de trouver un réconfort pour pouvoir retenir ses tremblements.

« Shinzen... Rai... ka, » balbutia-t-elle.

« …, » je n’avais rien dit à ce moment-là.

Elle est dans un état mental instable à cause de cette révélation, dois-je la réconforter ?

N’est-elle pas aussi l’un de ces abominables Dieu ?

« Chi~tsu... »

J’avais relevé mon visage, j’avais fait un pas en avant et j’avais fait face à Freyja.

« Je vais protéger cette fille, » déclarai-je.

« Comment le saurais-je ? Mais..., je ne vais être qu’une gêne, » déclara Brünnhilde.

« Hahahahahahaha, ne me dis pas que tu es amoureux ? Peut-être es-tu tombé amoureux de Brünnhilde ? Ou est-ce de cette Charlotte ? » demanda Freyja.

« Arrête donc avec cette question inutile, » déclarai-je. Le fait de regarder Freyja qui souriait ainsi me rendait malade.

J’avais alors déclaré avec force. « Je vais te mettre sous mon contrôle. Viens donc vers moi. »

« Wôw, si confiant. Comme je m’y attendais, tu correspondes vraiment à mes goûts, » répondis Freyja, puis elle caressa ses lèvres avec sa langue. « Très bien. Dans ce cas, je vais commencer ton épreuve, et en arrivant à la surmonter, tu me montreras ta valeur en tant qu’homme. Selon les résultats, je pourrais ajouter l’homme appelé Shinzen Raika à mes collections très prisées. »

« On dirait que tu aimerais bien ça, » avais-je répliqué.

Je tenais dans mes mains ma paire de pistolets.

À ce moment-là, le ciel avait soudainement clignoté, et devant mes yeux, le ciel s’était recouvert d’or.

« Quoi !?? » m’étais-je écrié.

« Maintenant, la première épreuve…, » déclara Freyja.

Je n’avais pas eu le temps de comprendre les propos de Freyja. Cette couleur dorée provenait des nombreuses lames qui tapissaient le ciel.

Et toutes ces lames qui étaient suffisantes pour remplir tout le ciel étaient en ce moment pointées vers nous.

« ... Magie d’Or, » déclara Freyja.

« Tsk !! »

Cet exploit n’était pas inhabituel pour un Dieu, et encore plus pour être un Dieu de rang supérieur tel que Freyja.

Après tout, elle était connue sous le nom de Dieu qui régnait sur la magie. De plus, nous savions déjà qu’elle était fortement associée à l’or. Il était dit dans les légendes que tout l’or qui existait dans ce monde était en vérité ses larmes.

Et en combinant ces deux éléments, nous avions obtenu cette Magie d’Or.

Si toutes ces épées d’or tombaient sur nous, nos corps mortels seraient à coup sûr réduits en pièces.

Mais, quand même...

Je ne pouvais pas me permettre d’utiliser mon Œil Maléfique dans cette situation.

Afin de pouvoir mettre Freyja sous mon contrôle, il était nécessaire que je capture son Regalia avec une utilisation de mon pouvoir.

Et cette magie d’or n’était probablement pas son vrai être.

Parce que, autant que je le sache, elle était connue comme étant la Déesse avec « l’armure la plus solide de toute la mythologie nordique », qui dépassait même celle du Dieu suprême, Odin et le Dieu du Tonnerre, Thor.

Cette fille ne l’avait pas encore montré. Voilà pourquoi je devais attendre.

Jusqu’à ce qu’elle utilise ses véritables pouvoirs, je m’abstiendrai d’activer mon Œil Maléfique !

{ ... Tu savais donc ! Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? Comment vas-tu surmonter cette situation avec ton propre pouvoir ?} quand j’avais renforcé ma détermination, Balor s’en était mêlé.

{ ... n’est-ce pas une bonne chose si tu l’utilisais la Pétrification comme la dernière fois ?}

Certes, les choses seraient beaucoup plus faciles si je transformais toutes les épées en une pierre.

Mais...

Je dois faire face à ça par ma propre force.

C’était un combat où je devais forcer Freyja à utiliser sa véritable forme.

Par conséquent, pendant ce moment de vie et de mort, je devais m’en sortir par mon seul pouvoir.

{ … est-ce que cela va vraiment aller pour toi ?}

J’avais soupiré en entendant Balor murmurer tout ça.

Il s’agissait clairement d’un discours qui indiquait qu’il avait peur du danger qui affecterait sa propre vie.

À ce moment-là, j’avais entendu la voix de Freyja. « Alors, s’il te plaît, fais de ton mieux pour faire face à ça. »

Et ainsi, la pluie dorée s’était déversée sur Terre.

De mon côté, il n’y avait que peu de mots que je pouvais dire dans une telle situation. « Je suis un humain qui ne se soumettra jamais à un Dieu... ! »

*Boom !*

Mon corps avait répondu à ma volonté, et mes battements de cœur avaient immédiatement augmenté en rythme et en intensité.

Tous les muscles de mon corps s’étaient contractés d’un coup. Tout cela était concentré en un seul point.

Escroc.

Ouvre bien grand les yeux et regarde, Balor !

Un humain n’est pas né pour être frappé par les Dieux.

Pendant que les Dieux tombent dans la corruption, les individus développent la sagesse et finissent par surpasser les Dieux.

Et la fin de tous les mythes d’Est et Ouest a été quand les Dieux ont brûlé tous les humains dans le monde.

Je me lèverais face à eux, et j’avancerais vers eux, pas après pas.

J’ouvre le bal quant à la destruction des Dieux.

Ma conscience s’était dissipée à ce moment-là.

La pluie dorée était tombée vers nous, une pluie sous la forme d’épées acérées.

Cela descendait de plus en plus bas.

Tout cela n’était nullement une bénédiction divine, non, c’était le signe avant-coureur de la mort.

Une seconde...

Deux secondes...

Trois secondes...

Quatre secondes...

La symphonie de la pluie du Dieu de la Mort s’était terminée en cinq secondes.

La pluie avait sculpté une marque de grandeur dans le sol. Maintenant, une cour d’école était pleine d’épées d’or qui poignardait le sol.

Cela ressemblait à un champ de riz doré, un paysage où ils seraient mûrs et prêts pour la récolte.

Était-ce un champ de bataille digne d’une déesse de la fertilité ?

« ... Haha. » Freyja s’était mise à rire.

Naturellement, les épées qui avaient plu sur la zone et qui la remplissaient ne pouvaient pas être vues autour d’elle.

Un cercle sans une épée avait été créé au milieu de ce champ de bataille.

Et puis...

En plus de l’endroit où elle s’était tenue debout, il y avait aussi un autre endroit où il n’y avait rien.

« ... Hahaha, Hahaha ! » avait-elle continué de rire.

J’avais arrêté de respirer. Au même moment, le cœur arrêté avait repris son rythme.

Mes capillaires s’étaient déchirés lorsque le flux sanguin était soudainement revenu en eux, et le sang s’était mis à coule du bout de mes doigts.

Je ne pouvais pas sentir l’arme que je tenais actuellement dans ma main.

J’avais jeté un coup d’œil pour vérifier si elle était bien encore là.

Ce n’est pas grave. Je ne l’ai pas fait tomber.

Mais la balle avait bien été tirée.

Je veux changer le magasin, mais pour cela, je dois attendre quelques secondes de plus pour récupérer assez afin de le faire fonctionner correctement...

Avant que je puisse le faire, nous avions entendu un bruit d’applaudissements, comme si l’on me complimentait.

« Incroyable, Raika. Cette fois-ci, je n’ai pas l’intention de laisser une ouverture dont tu pourras profiter pour éviter que les épées ne tombent sur toi, » Freyja semblait très heureuse pour une raison ou pour une autre.

C’était une indication qu’elle était très confiante quant à la différence de force entre nous deux.

Je m’enfiche que la Magie d’Or ait été surpassée par les êtres humains.

C’est bien à cela que servent tous les instants où j’ai tant travaillé.

Et j’ai encore un autre atout.

« Pas de problème, » déclarai-je simplement.

J’avais jeté l’ancien chargeur dans le ciel et j’avais placé un autre chargeur qui était caché avant ça dans ma manche.

Bien que cela ne prenait qu’un instant, au lieu de faire la moindre action, Freyja était restée immobile sans briser son sourire.

« Mais, tu sais…, » Freyja avait déclaré ça en pointant du doigt vers mon dos. « Si tu ne protèges pas cette fille, penses-tu qu’elle peut survivre à cet assaut ? »

Elle avait pointé du doigt Brünnhilde qui était au sein de ce champ de riz doré.

C’était certain... que pour la protéger, j’avais été forcé de créer une plus grande zone de sécurité.

Et comme prix à payer pour ça, j’avais dû faire voir exploser des veines importantes dans mon bras droit et dans ma cuisse gauche.

Une personne ordinaire serait déjà morte depuis longtemps à cause de cette perte de sang, mais c’était moi, et je n’avais aucun problème à supporter ce genre de chose.

Au centre de formation, la capacité de manipuler le corps humain m’avait été enseignée dès le départ.

***

Partie 5

Tout à l’heure, afin de créer un espace sans qui ne serait pas affecté par la chute des épées d’or, telle une machine, j’avais cessé d’être moi-même et cela même au niveau de ma respiration et des battements de mon cœur. J’avais ainsi atteint un état d’hémostase en contractant mes propres vaisseaux sanguins.

Cependant, contrairement à moi qui le faisais de mon propre chef, Brünnhilde, qui avait été protégée, était contrariée.

« Shinzen Raika, toi... pourquoi m’as-tu encore une fois protégée ? » demanda-t-elle.

« … ne te prend pas la tête maintenant pour ça, » en me tournant vers l’avant, je lui avais doucement répondu après avoir poussé un profond soupir. « La seule raison pour laquelle je te sauve, c’est à cause de Senpai. »

« Qu-Quoi !? » s’écria Brünnhilde.

« C’est une évidence. Si tu n’étais pas liée à l’intérieur du corps de Senpai, alors il n’y a aucune raison pour moi de t’aider, » répondis-je.

« Qu-Qu-Qu-Qu-Qu’est-ce que c’est que ça !? » Peut-être à cause de son orgueil blessé, Brünnhilde avait poussé un cri.

{ ... Raika, c’est un mensonge. Tu voulais vraiment sauver cette fille. Es-tu sûr d’avoir fait tout ça que pour le bien de cette Charo ?} demanda Balor.

C’est ennuyeux quand tout ce que je peux faire, c’est simplement regarder ce qui se déroule devant moi. Cela l’est assez pour me mettre en colère.

{ ... Et tu choisis cette fille au lieu de ce Dieu maléfique le plus amical de ce monde ?} demanda Balor.

Je n’ai pas d’autre arrière-pensée.

On pouvait dire que j’avais souvent abandonné des choses dans le passé.

Dès le départ, pourquoi ce Dieu maléfique avait-il obtenu ce titre ?

Le fait de parler avec Balor pendant que je me battais était une mauvaise chose, car cela me distrait.

*Soupir*

{ ... oh, qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure ?} demanda-t-il après mon soupir.

« Cette fois-ci, c’est un soupir…, » s’écria Brünnhilde.

Balor et Brünnhilde s’étaient plaints à l’unisson.

S’il vous plaît, laissez-moi soupirer en paix.

Je parle toujours de ceci et de cela à propos de Dieu, mais franchement, je veux pouvoir me plaindre du fait que je n’ai pas le choix quant à mon partenaire.

« Concentrez-vous tous, » déclarai-je.

« Kukukuku, » Freyja s’amusait en écoutant notre conversation. « Tu as beaucoup de problèmes de ton côté, n’est-ce pas, Raika ? »

« Merci de t’inquiéter de ça, » répondis-je.

« Quoi qu’il en soit, FÉLICITATION…, » Freyja avait dit cela en tapant dans ses deux mains, ce qui m’avait mis mal à l’aise.

« Pourquoi me félicites-tu ? » demandai-je.

« Tu as réussi mon premier test. C’est pourquoi je t’applaudis, » m’avait répondu Freyja.

Alors qu’elle m’avait dit cela, cela m’avait fait me souvenir de ce qu’elle m’avait dit avant ça.

« Arrête avec ces conneries, » déclarai-je.

« Eh ~ ! Je te complimente vraiment en ce moment, tu sais ? Le seul humain qui a survécu à la chute des épées, c’est toi, Raika. Tu es le premier, » déclara Freyja.

Elle s’était arrêtée de bouger après avoir été se positionner contre le bâtiment de l’école, et avait à nouveau souri.

« À tous les âges, l’être humain est tout simplement adorable. Parmi les masses, il y aura un héros qui suscite souvent de l’intérêt dans mon cœur, » Freyja avait serré son corps avec ses mains et elle s’était mise à trembler.

Une expression euphorique avait émergé sur son visage. « Raika. Moi, je veux vraiment te posséder. »

{ ... Quant à moi, faire ça ne me dérangerait pas du tout,} déclara Balor.

Ferme-la, Balor.

« Je préfère me mordre la langue plutôt que de devenir ta propriété, » en coupant la parole à ce Dieu maléfique qui ne faisait que dire des choses irresponsables sans se soucier du reste, j’avais répondu à Freyja avec froideur.

« Hahaha », cependant, le comportement de Freyja n’avait pas changé avec ma réponse.

Depuis le début, elle n’écoutait pas le moins du monde mes paroles.

Voilà le véritable caractère de cette Déesse...

Freyja était une Déesse aux multiples attributs, mais pour la décrire vraiment, elle était une Déesse de l’Amour et de la Beauté.

Dans la mythologie nordique, elle était une déesse sauvage et sans retenue envers sa passion sexuelle, à tel point qu’on l’appelle « celle qui s’est liée à tous les autres dieux ».

Il avait été dit dans les mythes et légendes qu’elle avait obtenu le collier rouge après avoir passé une nuit avec quatre Dvergrs.

D’autre part, elle dépeint également sous la facette d’une mère, demandant à toutes les créatures vivantes dans le monde d’être son enfant bien-aimé.

Freyja ressentait un large éventail d’amours, et en même temps, ils étaient tous très profonds.

En d’autres termes, la vraie nature de Freyja était... celle d’une « femme » en elle-même.

Cela expliquait également son obsession me concernant. Elle faisait tout pour obtenir ce qu’elle désirait.

Et si elle se voyait refuser cette chose, alors elle le prendrait par la force. Et cela concernait tout, sans aucune exception, et tout cela était la racine de cette personne, c’était à dire Freyja elle-même.

La raison pour laquelle elle ne m’avait pas combattu sérieusement hier soir, c’était pour évaluer ma valeur. Finalement, elle ne me considérait pas comme un véritable adversaire digne de la vaincre, elle était devant moi pour d’autres raisons.

Si elle me regardait m’échapper si je décidais de le faire, j’étais déjà sûr que Freyja ne ferait simplement que sourire.

« Raika, ton attitude inébranlable est agréable et j’adore ça, mais pourras-tu encore maintenir cette attitude après avoir vu cela ? » demanda Freyja.

Cette voix était le signe avant-coureur de ce qui allait arriver.

Zun~tsu !!

Je ne savais pas ce que c’était, qu’il s’agisse d’un choc ou d’un son, mais quelque chose de lourd avait frappé mon estomac.

Puis, le monde avait changé autour de moi...

Le sol était désormais rempli de pavés d’or.

Le bâtiment de l’école s’était transformé en un palais merveilleux à l’allure dorée.

En dehors des locaux de l’école, la frontière était devenue ambiguë. Même le ciel étoilé avait disparu dans cette nouvelle scène.

Cela me donnait une sensation comme si le monde lui-même s’était converti.

{ ... une convocation de substitution. C’est une grande magie d’appel où le magicien échange un terrain spécifique ou un bâtiment entier, et les remplace par un autre monde. C’est anormal !}

Je me demande si c’était à cause de l’exaltation de Balor, mais mon œil gauche était devenu brûlant.

Même la terre visible s’était changée en prenant une couleur dorée.

« Bienvenue dans mon manoir... au Palais des Morts, Fólkvangr, » déclara Freyja.

Freyja se tenait sur un petit escalier au bout du trottoir de pierre dorée. En d’autres termes, elle était devant la porte du bâtiment.

Elle avait tendu ses bras vers la bâtisse tout en me regardant d’un endroit plus élevé, se vantant de sa maison.

Voici donc l’attitude qu’elle m’affichait en ce moment, mais c’était également son atout, son Regalia, sa véritable nature.

{ ... Alors ? Sur la base de tes connaissances, connaissais-tu la véritable identité de cet endroit qui est connu sous le nom de Folk ?} demanda Balor.

« Bien sûr, » avais-je murmuré.

... le Palais des Morts, Fólkvangr.

Il s’agissait de l’endroit où Freyja supervisait le Valhalla, là où la moitié de ceux qui venaient allait après ça jusqu’à Odin, l’autre moitié était choisie par Freyja.

Dans ce cas, « faire la paire » ne représentait pas un lieu de résidence pour une femme et son mari.

Tout d’abord, qu’est-ce que le Valhalla ?

Pour les Valkyries qui avaient été tuées sur les champs de bataille... c’était le nom de la zone où les esprits habitaient.

Les esprits dominés par Odin, les Valkyries participeraient en tant qu’éclaireurs des dieux se préparant à la dernière guerre du Ragnarök.

Les esprits de la mort étaient l’un des corps d’armée, une force importante pour les Dieux.

Cependant, la vérité était qu’Odin ne prenait pas le contrôle de tous les esprits qui arrivait en ce monde.

En vérité, la quantité d’esprits que le plus haut rang dans la mythologie nordique gérait me représentait que la moitié des esprits.

Et qui gérait l’autre moitié ?

Il s’agissait de la Reine des Valkyries, Freyja.

De plus, elle avait le droit de choisir un esprit « plus tôt » qu’Odin.

En d’autres termes, parmi les esprits choisis comme éclaireurs des Dieux, les guerriers les plus vaillants devenaient ses propres subordonnés.

Ce qui voulait dire...

Que si nous pensions à la puissance d’une armée plutôt qu’à une force individuelle, Freyja avait la faction militaire la plus forte de la mythologie nordique.

« Fólkvangr, le lieu où Freyja invite les esprits déchus à devenir ses subordonnés. En l’invoquant sur les champs de bataille, elle est plus susceptible de l’utiliser pour…, » commençai-je à déclaré.

Il n’y avait plus besoin d’y penser trop longtemps.

Juste à ce moment-là, les trois portes de Fólkvangr s’étaient ouverte en même temps.

Les esprits qui en étaient sortis ressemblent tous à des guerriers robustes et forts.

Il s’agissait sûrement de héros qui avait été invité du royaume humain au royaume des Dieux.

C’était leur destin.

En d’autres termes, il s’agissait réellement de leur épanouissement.

Ils avaient été convoqués par les Dieux sur la terre d’en haut.

Voilà donc la capacité suprême de Freyja, son Regalia.

« Ma victoire est assurée dès que je te fais venir sur ce terrain, Raika. Tu ne peux plus t’échapper, » déclara Freyja.

Freyja était sûre de gagner maintenant.

Sa farce, y compris celle avec Brünnhilde et la pluie d’épées d’or, n’était que de simple amusement pour elle.

Sa vraie force était une grande armée d’esprits qui remplissait le ciel jusqu’à l’horizon.

Alors même l’espace lui-même avait été déformé par sa capacité de réécriture du monde, le nombre de ses esprits ne pouvait pas être pris à la légère, alors qu’il dépasse les dizaines de milliers.

Comme il n’y a pas d’endroit pour s’échapper, peut-être que son sort était parfait. Si elle s’était trop bien préparée avant de nous aspirer ici, elle n’aurait pas trouvé cela amusant de ne pas pouvoir jouer un peu avec nous avant, vu qu’après, c’était fini.

Si vous regardez objectivement les circonstances actuelles, il ne faisait quand même aucun doute que sa victoire était garantie.

« C’est la fin... » Brünnhilde avait haussé la voix en raison de son désespoir.

Elle était probablement l’une des cibles de Freyja. On ne pouvait pas lui reprocher d’être ainsi dans ce genre de situation.

... en plus, j’ai déjà aidé Brünnhilde deux fois.

Bien sûr, bien que ce soit pour Charlotte, puisque j’avais fait apparaître le Regalia de mon ennemi, je ne pouvais pas me permettre d’aller du côté de mes sentiments.

Le côté rationnel de mon esprit me demandait de l’abandonner dès maintenant, car je ne pouvais pas me permettre de mourir avant d’avoir trouvé ma sœur.

Si on le pense ainsi, elle ne serait qu’une gêne pour moi, réduisant mes forces.

D’un point de vue rationnel, dans cette situation, il valait mieux que je la laisse tomber maintenant.

Tout comme Freyja l’avait fait à Brünnhilde, je devrais l’abandonner sans la moindre hésitation...

« He, Brünnhilde. » J’avais ouvert la bouche.

« ... Quoi ? » demanda-t-elle.

« Ce que j’ai dit la dernière fois, permets-moi de faire une correction, » avais-je déclaré.

Alors que je regardais les esprits qui continuaient de jaillir de la porte, j’avais parlé à Brünnhilde qui se tenait derrière moi.

« Tu es déjà ma possession. C’est pourquoi je ne te permets pas de mourir seule, » déclarai-je.

« ... Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda Brünnhilde.

« C’est un ordre. Je ne tolérerai pas le moindre compromis et je n’accepte pas de voir abandonner ceux qui sont déjà mes esclaves. Ne baisse donc pas ton épée. Ne renonce pas non plus à ta fierté. Tu te dois de combattre jusqu’à la fin, » déclarai-je.

Je lui avais donné cet ordre avec mon pouvoir de Contrôle. Tout refus n’était donc pas autorisé.

« Réponds-moi. Qu’est-ce que tu es ? Un leurre ? Un déchet ? Ou bien es-tu une esclave ? » lui avais-je demandé.

Et de l’autre côté,

« Je suis... une chevalière ! » répondit Brünnhilde en prenant son épée et en se tenant debout.

Elle était retournée à son côté égoïste par rapport au moment où elle boudait.

{ ... Raika, tu es une personne vraiment tordue.}

J’avais ignoré la tentative de Balor qui essayait de se moquer de moi.

Pour être franc, même lui ne savait pas pourquoi il se préoccupait autant de Brünnhilde.

Non, ce n’était pas quelque chose sur quoi je devrais me concentrer maintenant.

Freyja était déjà en train d’arranger ses soldats en ligne et elle se préparait pour la bataille.

***

Partie 6

Elle s’était avancée vers l’armée d’esprits qui s’étaient alignés et les avait présentés de ses mains, ce qu’elle avait fait avec allégresse.

« À partir de maintenant, c’est le deuxième test. Ce serait bien que tu meures. Car ainsi, je pourrais récupérer ton âme. Mais si tu as réussi à survivre après ça, je ferai de toi mon nouvel amant, » déclara Freyja.

« Je refuse, » avais-je répondu.

« Hahahah. Alors, commençons maintenant, » Freyja avait déclaré ça puis elle avait baissé ses mains d’un coup.

Conformément au signal de leur maîtresse, les esprits avaient commencé à venir à nous.

{ ... il est temps d’y aller.}

« Ouais, » répondis-je dans un murmure à Balor.

Sans attendre l’appel de Balor, je m’étais déjà préparé à ce qui allait arriver.

À partir de maintenant, nous nous trouvions dans l’instant critique de cette lutte à mort.

Je devais prendre le contrôle de ce lieu, de son Régalia afin de rendre Freyja vulnérable.

Et après ça, je devais éliminer Freyja, qui était actuellement en train de sourire en flottant haut dans les airs.

J’avais alors lâché les armes et j’avais recoiffé ma mèche baladeuse, puis j’avais exposé mon œil gauche.

J’avais activé la deuxième capacité de l’Oeil Maléfique.

... La grande armée faite d’esprits qui, avant ça, faisaient un bruit de tonnerre rugissant s’était transformée en poussière en un seul instant.

« ... » L’expression Freyja s’était figée à cet instant-là.

« Tenter de submerger par le nombre ne marchera pas contre moi, » lui avais-je dit en lui montrant mon Œil Maléfique.

... L’Oeil Maléfique de Balor, la quatrième forme, la Mort.

Il s’agissait de la capacité la plus célèbre parmi les utilisateurs d’Œil magique, mais en même temps, c’était celle que les dirigeants craignaient le plus.

Il s’agissait d’une capacité désastreuse qui était capable de répandre la mort à travers un simple regard.

 

 

C’était semblable à ce qui était arrivé lorsque Balor le roi des Fomoriens avait apporté la mort à la famille Danna qui était dirigée par Lugh.

Devant cet Oeil Maléfique, même les grosses troupes ne pouvaient pas éviter leur transformation en poussière.

Les résultats auraient été identiques même s’il y avait des millions d’esprits face à moi. Dès maintenant, il n’y avait plus aucun guerrier qui se précipitait vers moi.

« Mon Oeil Maléfique et ton Regalia sont incompatibles l’un avec l’autre, » déclarai-je.

« ... »

Les yeux de Freyja étaient devenus plus vifs quand elle avait commencé à mettre ses bras ensemble.

C’était évident ce qui était arrivé à ses propres subordonnés.

Les esprits, qui étaient sa carte maîtresse, avaient tous été massacrés en un instant. Je me demandais bien ce qu’elle ressentit en ce moment ?

Je m’étais concentré méticuleusement sur ce qu’elle allait dire ensuite.

« ... Ku. »

Je l’avais alors entendue, un rire qui semblait venir du fond de sa gorge.

« Kukukukukukukukukukukukuku, » Freyja était en train de résister à ses propres désirs, mais c’était comme si elle pouvait encore le refréner pendant un petit moment.

Alors,

« Ne me dis pas que tu pensais avoir gagné ? » m’avait-elle demandé en affichant un air de bonheur. Elle avait alors continué à rire tout en me regardant.

Ce sourire, c’était un sourire de quelqu’un qui prenait plaisir en voyant le désespoir de l’autre.

Et en même temps que Freyja jubilait avec ce sourire... depuis le nuage de poussière, des silhouettes humaines avaient émergé...

Il s’agissait des esprits qui étaient tombés au sol quand j’avais activé mon pouvoir.

Mais leur quantité n’était plus qu’une centaine.

Cependant, il était probable qu’ils soient immunisés contre la Mort de l’Oeil Maléfique.

Avant de demander pourquoi, Freyja avait répondu à ma pensée. « Pourquoi crois-tu que j’ai choisi ce terrain pour invoquer les esprits ? Tout simplement parce que cet endroit possède une surface vraiment très spacieuse. »

Une surface spacieuse. En entendant cette explication, tout s’était emboîté dans mon esprit.

Bien qu’un espace dégagé semble une bonne chose à première vue, lorsque le nombre d’ennemis dépassait des dizaines de milliers de personnes, il était possible de créer un angle mort.

Ils s’étaient placés à l’arrière de la ligne de bataille. Même si le terrain était large, il était impossible pour toute l’armée de marcher côte à côte.

Cela allait toujours former une masse. Ainsi, les groupes de la face avant deviendraient un mur, tandis que ceux de derrière pourraient se cacher dans leur ombre, ce qui créait l’angle mort pour le genre de pouvoir que j’avais.

Freyja avait continué les pourparlers avec moi. « L’Oeil Maléfique possède des capacités très connues. Il est donc facile de les anticiper et de préparer des contre-mesures contre tout ça. »

« ... Tch, » j’avais fait claquer ma langue et j’avais pris le pistolet que j’avais jeté plus tôt.

Simultanément, les esprits m’avaient chargé.

« Allez-y ! Il n’y a plus besoin d’être prudent à l’égard de son Oeil Maléfique, » déclara Freyja.

L’armée des esprits avait chargé comme un seul homme.

Bien que ma faiblesse avait été révélée, il n’y avait aucun moyen d’échapper à la mort une fois présentée devant l’Oeil Maléfique.

Cependant, alors que c’étaient ainsi les esprits présents devant moi n’étaient rien de plus que des marionnettes Freyja.

Tout le monde avait plongé vers moi sans avoir peur de la mort.

« Shinzen Raika ! » Brünnhilde était allée vers l’avant et avait frappé avec son épée sur les esprits.

*clang**clang*

Elle avait coupé l’un des esprits puis elle était passée au suivant.

Est-ce que ce visage est celui d’une Valkyrie qui montre de l’excitation ?

Cependant, ce n’était pas suffisant pour renverser la situation.

Quoi qu’il en soit, la différence entre le nombre de personnes de chaque coté était trop grande.

Je me battais aussi avec mes deux pistolets, mais nous étions loin de la victoire.

Chaque fois que le combat se prolongeait d’une seconde, nous étions de plus en plus éloignés de la victoire.

Pendant ce temps, Freyja nous regardait avec délectation, alors que nous luttions chèrement pour nos vies.

« C’est bien, Raika. Tue autant que tu le veux. La valeur de ton âme augmente proportionnellement au nombre des morts que tu auras causés, » elle avait l’attitude d’une gagnante.

Selon elle, c’était comme si elle avait déjà gagné.

Mais c’était une certitude. Car peu importe comment vous voyez les choses, ma situation était désespérée.

Je ne pouvais utiliser la capacité de l’Oeil Maléfique qu’une seule fois.

Mais il était encore trop tôt pour appeler cela une victoire,

« Kya ! »

Devant moi, les deux épées de Brünnhilde avaient été détruites.

Plusieurs esprits s’étaient rapidement rapprochés d’elle. Sa situation devenait vraiment désespérée.

En regardant ça, je...

« Merde ! »

J’avais activé une nouvelle fois l’Oeil Maléfique.

Le pouvoir de la Mort avait dévoré les esprits qui tentaient de tuer Brünnhilde et cela les avait instantanément transformés en poussière.

Pendant ce temps, bien que j’avais essayé de viser tous les esprits environnants... il n’y avait aucune chance que je puisse tous les annihiler.

« Viens par ici ! » criai-je à Brünnhilde.

« Ahn ! » cria-t-elle en réponse.

J’avais tiré la main de Brünnhilde afin que nous puissions battre en retraite.

Nos chances de gagner étaient maintenant devenues nulles.

Il ne restait plus qu’à courir pendant toute la nuit jusqu’au matin.

Il s’agissait de la dernière option que j’avais actuellement.

Mais... les ennemis n’étaient pas assez gentils pour nous le permettre.

En un clin d’œil, nous avions tous les deux été mis à terre sur les pavées d’or.

L’un des esprits avait rapidement levé son épée et avait tenté de me décapiter.

Mais à ce moment-là.

« Högni. C’est assez. »

L’esprit ayant pour nom Högni avait soudainement cessé de bouger.

Celle qui l’avait arrêté était bien entendu Freyja.

Avant que je ne le remarque, elle était descendue du haut de son escalier.

Les esprits avaient immédiatement ouvert le chemin à leur reine.

Freyja s’approchait calmement de moi. Elle avait l’air fragile quand elle s’était arrêtée devant moi.

« Tu as perdu, Raika, » déclara Freyja.

« ... Alors, dépêche-toi de me tuer, » je l’avais exhortée à le faire d’une voix forte.

En entendant mes dernières paroles, Freyja avait laissé sortir un sourire plein de compassion.

« C’est exact. Je vais te tuer. Mais il reste encore beaucoup de temps avant que la nuit ne soit terminée, » déclara Freyja.

« ... Qu’est-ce que tu veux ? » demandai-je.

« Hé, Raika. Pourquoi ne pas s’amuser avant cette fin ? » déclara-t-elle en se léchant les lèvres.

Je savais très bien quel genre de déesse elle était et donc, j’avais bien compris ce qu’elle voulait dire.

« ~~~~ »

Brünnhilde semblait être devenue embarrassée et elle était devenue rouge en un instant.

« Je n’aime pas ce genre de choses. Freyja, n’approche pas plus ton visage, » lui avais-je demandé.

« Tu sais, j’adore les garçons forts. Comme ce Högni... et toi, Raika. » Avait répliqué Freyja.

Freyja avait déclaré cela en caressant les muscles abdominaux de l’esprit qui avait essayé de me décapiter plus tôt.

« Ce Högni est l’un de mes préférés. Le connais-tu, Raika ? » demanda Freyja.

« ... Je le connais, » avais-je répondu.

Högni était le nom d’un roi qui avait été assassiné par ses amis proches et aussi une personne malveillante sous l’influence de Freyja.

Freyja avait caressé affectueusement cet homme, qui avait rencontré une fin misérable.

Puis, elle avait enlevé sa main d’Högni, et cette fois elle avait caressé ses propres seins.

Non...

Ce n’est pas les siens.

« C’est la première fois que je vais le faire avec ce corps. On dirait que ce corps est encore vierge, je me demande si c’est une grosse affaire si je te donne sa virginité. Comme ça, ne seras-tu pas plus heureux ? » Freyja avait pris la liberté de jouer avec les seins de Shishigane Ruirui alors qu’elle me disait ça.

« ... ! »

Le sang était probablement sorti à travers mes blessures à cause de ma colère intense.

Jusqu’à quand...

« Veux-tu te moquer de l’humain jusqu’à ce que tu sois satisfaite... ? » avais-je demandé.

« Quoi ? Es-tu en colère ? » m’avait-elle demandé en retour.

« ... »

« Tu ne peux plus t’en sortir en utilisant l’œil. Je sais que tu l’as déjà utilisé trois fois. Raika, tu n’as pas d’autre méthode pour gagner contre moi, » Freyja avait déboutonné son uniforme tout en me disant ça.

Sa peau douce sous une lingerie érotique qu’elle avait due achetée la dernière fois avait été exposée à mes yeux.

« Viens, on va s’amuser ensemble, » après qu’elle eut dit ça, Freyja était vite venue m’enlacer...

J’avais alors regardé le toit du palais des esprits.

*Pisshiri... !*

Une fissure avait semblé parcourir cette zone.

Puis les esprits avaient été bloqués sur place.

Et également Brünnhilde.

Et il en était de même les esprits qui s’étaient transformés en poussière avant ça.

Sans aucune exception, tout cela avait surgi comme si tout ce qui s’était produit avant n’avait été qu’un rêve.

« Quoi !? » Freyja avait crié de surprise alors qu’elle était à moitié nue devant moi.

Les esprits qui l’entouraient s’étaient figés alors qu’elle était témoin de ça, stupéfaite.

Il n’y avait plus aucun esprit qui sortait des portes du palais en ce moment.

En d’autres termes, l’intégralité de ses forces était présente sur le champ de bataille. Elle n’avait plus aucune réserve.

« Freyja !! » avais-je crié en m’étant placé avant ça sur le toit.

« !? »

Freyja était toujours en train d’osciller devant ce qui se passait devant elle.

Comme s’ils étaient accrochés par mon cri, tous les autres esprits avaient tourné la tête pour me voir.

Comme un guerrier qui avait perdu de vue ses ennemis, chacun avait regardé l’origine de la voix.

c’est le bon moment.

En un instant.

*Zap*

Après ça, tous les esprits s’étaient transformés en poussière.

Il n’en restait plus aucun de présent.

« Hein ? » Freyja avait haussé une voix abasourdie.

Elle avait regardé autour d’elle, mais aucun des esprits n’était resté présent.

C’était une évidence.

Ça me dérangeait que je doive monter sur un toit, mais cela me permettait de ne pas ignorer certains ennemis depuis cette altitude.

Quand il s’agissait d’une grande armée où un tel point aveugle était présent, il n’y avait qu’une seule solution.

Si vous regardiez en bas depuis une haute altitude, vous pouviez saisir toute la zone sans aucun angle mort.

Ça voulait dire que je pouvais tuer tout le monde avec l’Oeil Maléfique, la Mort.

Même si je ne le lui expliquais pas, une personne comme Freyja pouvait sûrement comprendre.

« ... Qu’est-ce que c’était au juste ? » Cependant, Freyja était toujours emplie de doute. « Pourquoi, comment es-tu capable d’utiliser l’Oeil Maléfique quand tu as atteint tes limites ? »

« ... »

« Tu aurais déjà dû atteindre tes limites en l’utilisant trois fois... alors, pourquoi ? » demanda Freyja.

« La réponse est simple, » je lui avais répondu sans énergie. « La deuxième forme de l’Oeil Maléfique... tu as peut-être vu que j’ai utilisé l’œil de la mort sur ton armée d’esprits, mais en fait, j’ai utilisé l’Oeil Maléfique de l’Illusion sur toi pour te faire voir que je l’ai utilisé deux fois. »

« ... !? »

Les yeux de Freyja s’étaient écarquillé.

La raison pour laquelle je lui avais montré cette vision, c’était bien sûr afin de la faire descendre de sa position surélevée à cause de son insouciance.

C’était une astuce simple une fois que vous l’avez révélée.

Freyja s’était mise à genoux alors qu’elle était couverte de sueur. « Une telle chose..., comme si tu voyais déjà à travers tous les trucs et actions que j’avais préparés !? Brünnhilde devrait ne plus avoir de souvenirs ! Il n’y a aucun moyen d’obtenir l’information... »

« Même sans l’information, j’ai mon cerveau, qui a été infusé avec toutes les informations concernant les Dieux. Avec ces deux armes seules, cela suffit pour qu’un homme tue un Dieu, » répliquai-je.

Freyja avait dit que l’Oeil Maléfique était une capacité connue, il était donc plus facile de préparer une contre-mesure.

Il en allait de même pour moi. Les caractéristiques du nom de la déesse Freyja étaient connues. Ses traits étaient connus tels qu’elles étaient racontées dans les légendes. Je parlais de son Regalia et ses capacités.

Alors, en passant en revue toutes ces connaissances et mes prévisions, il était facile à développer une contre-mesure.

C’est ainsi que la plupart des personnes se battent.

D’après mes recherches concernant le Régalia de Freyja, il était facile de prédire que le sien serait lié à des choses utilisées pour invoquer les esprits.

Comme contre-mesure pour cela, mon plan initial était de monter à la place la plus haute possible avant de libérer mon Oeil Maléfique.

Même si le Régalia de Freyja ne s’était pas avéré être le Palais des Morts, Fólkvangr, je croyais que cette déesse de la mythologie nordique aurait alors une sorte de mur.

Les Traditions, les anecdotes, c’était son Régalia.

Tout cela était suffisant pour confirmer ses compétences et ses capacités.

« Dans tous les âges, d’est en ouest, il y a Dieu avec une grande sagesse... mais, parmi eux, y avait-il un maître stratège tel que Sun Tzu et Hannibal ? »

Il y avait une légende où Dieu utilisait la sagesse pour vaincre certains monstres, mais la plupart d’entre eux dépendaient d’une capacité ou d’un équipement ou d’une sorte d’outils.

Inversement, le Dieu lui-même suffisait pour ce genre de chose.

Ils avaient un grand pouvoir, parce qu’ils avaient en eux-mêmes les outils qui rendraient inutiles ce que je les humains avaient besoin.

Par conséquent, il n’était pas nécessaire qu’ils se remettent en question quant à leur limite comme devraient le faire les faibles... l’occasion... ils n’en avaient jamais eu l’occasion depuis leur création.

« Il est encore un million d’années plus tôt pour comparer une sagesse divine à celle d’un humain. »

« ... kuh ! »

C’était alors que l’expression de Freyja avait été déformée.

*Crack*

Et, avec ce son, le Palais des Morts, Fólkvangr, avait commencé à se briser.

Ce n’était pas seulement le bâtiment. Le pavé d’or et les pierres avaient été arrachés du sol sous la forme de particules d’or.

Finalement, il ne restait plus que la poussière accumulée sous la nuit et le bâtiment de l’école.

{ ... cette renarde a finalement admis sa défaite dans ses cœurs. Son Régalia est complètement brisé,} Balor riait de tout son cœur.

La situation pour le Contrôle avait été mise en place.

« Tch ! »

Freyja était sous pression face à chaque pas que je faisais vers elle.

Elle pensait peut-être à s’échapper, mais il était déjà trop tard.

Elle était complètement dépassée par ma volonté.

De derrière, Brünnhilde, qui était couverte de poussière, sauta à côté d’elle.

« Quoi !? Brünnhilde ! Éloigne-le de moi ! » ordonna Freyja.

« Je ne veux pas ! » répliqua Brünnhilde.

« Toi ! Comment oses-tu désobéir aux ordres de ta maîtresse ? » s’écria Freyja.

« ... ku ! Je suis... ! » Brünnhilde avait parlé en réponse à ce que lui disait Freyja. « Pour l’instant, mon maître n’est plus toi ! »

« ... ! »

Après avoir entendu le rejet de Brünnhilde, la résistance de Freyja s’était affaiblie.

J’étais descendu du toit avant d’arriver au sol.

« C’est presque l’heure, » annonçai-je en regardant le ciel. L’horloge sur le mur était maintenant sur le zéro, cela indiquait que le jour suivant avait commencé.

J’étais maintenant capable d’utiliser à nouveau la capacité de l’Oeil Maléfique.

« J’y vais, » j’avais marché vers le centre de la zone, afin de fermer le grand rideau pour la grande bataille de ce soir.

***

Épilogue

Le lendemain.

J’étais venu à l’école tôt le matin.

J’avais mis mon sac dans la salle de classe vide et j’étais allé sur le toit. Il y avait deux filles qui m’attendaient là-bas. Il s’agissait bien entendu de Charlotte, mais aussi de Freyja.

« Tu es en retard, » Freyja avait fait la moue pendant qu’elle se plaignait. « Ce n’est pas bon de faire attendre une femme. »

« Même après avoir appliqué le Controle sur toi, tu peux toujours agir de manière tyrannique, » répliquai-je.

« ... Hmm ? Est-ce que cela signifie que Raika-kun aime les femmes obéissantes ? » demanda Freyja.

« Tais-toi, » avais-je ordonné.

« ... » Freyja avait arrêté de parler après avoir entendu mon ordre.

Le Controle semblait bien fonctionner.

« Freyja, avant de commencer notre conversation, je veux que tu répondes d’abord à plusieurs questions, » avais-je dit.

« D’accord, » avait-elle répondu.

« Il y a dix ans, es-tu le Dieu qui nous a attaqués, ma sœur et moi ? » demandai-je.

« Non. » Elle avait immédiatement répondu à ma question.

On dirait qu’elle n’était pas non plus celle qui avait fait ça.

Je m’étais posé la question vu la manière dont elle était corrompue du côté de sa sexualité, mais c’était encore un échec.

« Si c’est le cas, je veux que tu mettes tes mains et tes pieds au travail pour moi à l’avenir. Que la racaille qui a enlevé ma sœur soit liée ou non à la mythologie nordique, je veux que toi et Brünnhilde le découvriez, » ordonnai-je.

« D’accord. Maintenant, je vais suivre tes ordres, Raika, » dès que j’avais fini de parler, elle s’était gratté la tête et elle avait répliqué ça en riant.

{ ... Ne vont-elles pas te trahir ? Juste au cas où, n’est-il pas mieux de les ordonnées fermement ?} Balor m’avait donné un conseil.

Mais de mon côté, je ne voulais pas les gêner avec la possibilité d’entraver leur comportement.

Par exemple, si un jour ma défaite devait survenir, je ne voudrais pas qu’elles me « trahissent », car c’était Brünnhilde et Freyja qui voulaient le faire afin de reprendre leur envol, mais je voulais qu’elles le fassent, car elles se devaient de protéger Charlotte et Shishigane.

Shishigane...

« Dommage que je ne puisse pas restaurer l’âme de Shishigane qui a été consumée par ton âme, » déclarai-je en poussant un soupir.

« Brünnhilde est une guerrière qui m’a servi, sa reine. Quand elle est arrivée ici, je l’ai forcée à l’intérieur du corps de Charlotte. C’est pourquoi la fusion de leur âme était incomplète, » avait expliqué Freyja.

« ... »

Après avoir entendu la raison de Freyja, Charlotte avait serré son corps.

La chance était de son côté... au contraire, pour l’affaire Shishigane, son âme était complètement consumée par Freyja. C’était donc impossible de la refaire venir à la surface même si j’avais utilisé l’Oeil Maléfique de Balor.

Y a-t-il un moyen d’expulser l’âme de Freyja ?

Ou bien restera-t-elle en tant qu’Apothéose Divine qu’au cours de cette guerre ?

Quoi qu’il en soit, Shishigane ne serait pas libérée de la présence de Freyja à moins que quelque chose se produise.

« Mais il y a encore Tenka, Maria et le groupe. Alors je continuerai à t’appeler Shishigane à l’avenir, » déclarai-je.

« Comme tu veux, » Freyja, non, Shishigane avait souri avec douceur.

Bien qu’elle soit dominée par mon Oeil Maléfique, elle avait toujours ce genre d’attitude.

À l’origine, Freyja était un Dieu Vanr qui était dans une relation hostile avec l’Ásgarðr dirigé par le Dieu suprême, Odin. Comme preuve de la réconciliation entre les deux dieux, il lui avait permis de venir en Ásgarðr, avec son frère Freyr, qui avait été pris en otage.

Elle avait l’habitude de vivre chez l’ennemi.

C’est pourquoi elle était une plus grande menace que Brünnhilde.

« Eh bien, » j’avais soupiré en mettant de côté le problème pour le moment. « Quoi qu’il en soit, continuez à vous comporter comme d’habitude devant Maria et l’autre. »

« Oui~, » Shishigane avait hoché la tête. « Alors, où veux-tu aller t’amuser après l’école ? »

« Toi…, » répliquai-je.

J’étais étonné de voir à quelle vitesse elle changeait d’humeur.

« Pourquoi devrais-je aller m’amuser avec toi ? » demandai-je.

« Oh ? Je ne te l’avais pas dit ? Si tu survis à mon épreuve, je ferai de toi mon amant, » déclara Shishigane.

« ... »

Elle l’avait dit avec nonchalance. J’étais stupéfait et incapable de dire quoi que ce soit en retour.

« J’ai aimé le karaoké que nous avons visité précédemment. Il y a encore beaucoup d’endroits où je veux aller jouer. Je suis sûre que ça doublera le plaisir si je suis avec Raika, » Shishigane avait ri joyeusement après avoir dit ça.

C’était le même sourire qu’avant.

C’était la Shishigane Ruirui que j’avais connue auparavant.

Non, depuis que je l’avais connue, n’était-elle pas déjà Freyja à ce moment-là... ?

Si c’était bien le cas, la Shishigane que je traitais comme une amie avant ça était déjà...

« ... » J’avais secoué la tête face à ces pensées.

Ne t’attarde pas sur des pensées inutiles.

« H-Hum ! » À ce moment-là, Charlotte s’était fait entendre. Son visage avait l’air d’indiqué qu’elle fût soucieuse, ou gênée de quelque chose.

Après quelques secondes, elle avait continué à parler. « Je veux… aussi... aller quelque part, avec toi, Raika-kun... »

« Ah, ainsi, pourquoi Senpai ne se joindrait-elle pas à nous ? Nous pourriez tous les trois sortirent ensemble ? » demanda Shishigane.

« Est-ce d’accord  ? » avait demandé Charlotte.

« C’est bon, c’est bon. Alors, voudriez-vous sortir en étant nous trois ? » redemanda Shishigane.

« Euh ? » murmurai-je.

Shishigane avait dit que ce serait amusant et Charlotte avait répondu comme si elle venait d’être réprimandée.

Si je laisse les choses aller avec Shishigane, cela allait dans tous les cas partir dans une direction dangereuse. J’avais alors soupiré.

« Pour l’instant, c’est nous trois, non, tout le monde. Cela sera comme d’habitude, » avais-je annoncé.

Décision sans appel.

« Dommage que je ne puisse pas être seule avec Raika. » Avait déclaré Shishigane en affichant un large sourire.

« C’est très bien ainsi. Alors, où allons-nous après l’école ? » Shishigane qui ne semblait pas trop approuver une sortie en groupe avait encore une fois demandé.

En plus, je voulais rester tranquille.

« Le magasin de crêpes fera un super endroit, » avais-je finalement proposé.

« Eeeh~ ? J’y suis déjà allée. Pourquoi ? » Shishigane avait demandé la raison.

J’avais jeté un coup d’œil au visage de Charlotte... en la comparant avec les personnalités à l’intérieur, elle était comme une femme Bouddha.

« Il y a une personne qui voulait y aller, » avais-je simplement répondu, et ainsi notre conversation s’était terminée.

☆☆☆

Et ainsi, nous nous étions tous séparés et nous étions retournés dans le bâtiment de l’école.

Il semblerait qu’entre temps, les autres élèves étaient arrivés à l’école. J’avais rapidement marché dans le couloir qui était devenu légèrement bruyant.

Le chemin que je voulais prendre était adéquat. Je n’avais pas envie de retourner directement en classe. Je voulais tuer un peu de temps avant que la cloche ne sonne.

La bibliothèque aurait été un très bon lieu, mais il n’y avait aucune chance qu’elles soient ouvertes tôt le matin.

Je n’avais donc pas le choix, et j’avais simplement traîné dans le bâtiment de l’école.

Avant que je ne le remarque, je m’étais dirigé vers la salle du personnel au deuxième étage.

« Excuse-moi~ ! » À ce moment-là, la porte de la salle des professeurs s’était ouverte et quelqu’un était sorti de là. « Oh, mon Dieu, n’est-ce pas Raika-kun. »

Cette personne était Tenka.

Elle était déjà là si tôt le matin. Elle devait sûrement être allée travailler pour le comité de classe.

« Quoi de neuf…, » demanda-t-elle.

Quand j’avais voulu lui répondre, j’en avais été incapable. J’avais ressenti une douleur aiguë au fond de mes yeux.

« ... kuh ! »

Quel choix du moment désagréable... !

Cela arriverait parfois quand je voyais Tenka, mais c’était problématique si nous étions seuls.

« Raika-kun, qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Tenka.

« R-Rien…, » déclarai-je en gémissant.

La douleur aiguë m’avait fait transpirer en abondance, et mon front en était luisant.

La cause était inconnue.

Mais, faire en sorte que Tenka s’inquiète pour moi, c’est... non, c’est déjà fini, quoi que ce soit, ça doit être une erreur...

« Ah, maintenant que j’y pense, » commença Tenka.

Soudain, Tenka avait affiché un large sourire. « Tout d’abord, je tiens à te féliciter d’avoir gagné ta première guerre représentative. Félicitations, Raika-kun. »

« !? »

Pourquoi... Tenka a dit ça...

Je m’étais rapidement éloigné d’elle.

« S’il te plaît, ne t’enfuis pas, » Tenka avait fait claquer ses doigts.

Puis, après un bruit étrange, toutes les personnes autres que nous avaient disparu du couloir.

{ ... la phase a été instantanément changée. Cela a été fait sans aucune préparation... c’est donc un utilisateur de magie très puissant. Il n’y a aucune chance de s’échapper d’ici, Raika.} Balor parlait d’une voix tendue, comme si cela l’intéressait.

« ... qui êtes-vous ? » j’avais tenté de maîtriser mon cœur tremblant et j’avais posé cette question à Tenka.

Elle avait déjà scellé toutes mes issues de secours, mais je ne ressentais aucune intention meurtrière de sa part.

D’ailleurs, si elle était vraiment une Apothéose Divine, elle m’aurait tué sans hésitation.

Je n’arrivais pas du tout à trouver son mobile.

« Je suis Zeus. Je suis le superviseur de cette guerre des représentants mythiques, » elle m’avait regardé sans aucun changement dans son attitude, puis Tenka avait révélé sa véritable identité.

« ... !? »

... Zeus.

Le Dieu le plus haut placé de la mythologie grecque, également un Dieu du ciel.

Le roi des Dieux qui régnait sur l’Olympe.

Bien qu’il soit un pilier du polythéisme, c’était le Dieu qui avait le pouvoir absolu de sorte qu’il portait presque la seule propriété la plus proche d’un vrai Dieu. On disait que son Éclair tenu dans sa main avait le pouvoir destructeur d’écraser tout.

Alors qui est Tenka... !

« Tch... ! »

« A~ah~ah~. Je t’ai dit de ne pas t’inquiéter. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis qu’un surveillant. Je ne participe pas à cette guerre des représentants des mythologies, » déclara Zeus.

Certainement, je ne pouvais pas sentir d’intentions meurtrières de la part de Zeus.

Mais cela ne voulait pas dire que je ne devrais pas être vigilant.

« Alors, quel est votre but ? » demandai-je.

« Bon sang ~, Raika-kun, tu es tellement impatient~. » Zeus avait haussé les épaules et il avait secoué la tête. « Ça n’a pas d’importance. Mais avant de parler, je veux te donner ta récompense, Shinzen Raika-kun. »

« Récompense ? » demandai-je.

« Même sans la moitié de la vraie puissance du grand diable celtique, tu as réussi à gagner contre l’impératrice de la mythologie nordique. Tu m’as vraiment surpris, » déclara Zeus.

*clap**clap**clap**clap**clap*.

Zeus m’avait applaudi.

« Tu es vraiment un parent de ce corps. Si c’est le cas, ça en vaut la peine, » déclara-t-il.

Avait-il dit quelque chose à propos de la valeur, de la puissance et d’autre chose...

Non, plus important.

Un parent de ce corps ?

*Zukunzzukuntsukuntsu*

La douleur dans mon œil gauche avait augmenté.

« Alors, après les récompenses vient le discours... il y a des années, je défais le sceau magique que j’avais déjà mis sur toi, » Zeus avait levé les coins de sa bouche, et il était venu me caresser la tête avec désinvolture.

Bien qu’elle soit lentement venue vers moi, j’avais été incapable de résister.

Sa main avait alors touché mon front.

À ce moment-là, tout le sang dans mon corps avait reflué.

J’avais recherché de l’oxygène alors que ma gorge haletait et que mon cœur s’était instantanément mis à palpiter.

Je m’étais alors souvenu de tout.

Le visage de ma sœur et son nom que j’avais oublié.

Il y a dix ans, le Dieu qui nous avait attaqués, le frère et la sœur, c’était Zeus.

Je ne savais pas ce qu’il avait fait à ma sœur.

J’avais saisi la main de l’homme qui avait touché mon front.

« Ah, ça fait mal ! » Zeus l’avait dit de façon ludique.

Il me faisait encore chier avec ses crises pendant dix ans, le but de ma vie avait juste été de le tuer.

C’était pour cette raison que j’avais subite cet entraînement sanglant.

Si je pouvais le tuer, je n’avais besoin de rien d’autre.

Mais je ne pouvais pas le faire.

Je voulais écraser ce poignet que j’avais maintenant attrapé, mais je ne pouvais pas le faire.

Je voulais le tuer de la façon la plus cruelle possible dans ce monde, mais je ne pouvais pas.

C’était la personne que je voulais tuer le plus au monde.

La raison en était que, parce qu’il y a des années...

Ma sœur... il avait volé le corps de ma sœur, Shinzen Tenka.

***

Illustrations

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