Mushoku Tensei – Tome 4

***

Chapitre 1 : Port Venteux

Partie 1

~1~

Port Venteux.

C’était la seule ville portuaire du continent magique.

C’était une ville ayant beaucoup de collines et de talus. Vous pouviez voir toute la ville depuis l’entrée.

La majorité des maisons étaient faites de terre et de pierre que l’on trouve couramment sur le continent magique, mais il y avait aussi quelques structures en bois qui y étaient mélangées.

Ils devaient importer du bois du continent Milis.

Il y avait un chantier naval au bout de la ville.

Peut-être qu’en raison du fait que c’était une ville portuaire, il y avait très peu de stands près de l’entrée de la ville. Par contre, l’atmosphère devenait plus animée au fur et à mesure que l’on se rapprochait du port.

C’était une ville dont la couleur des murs était un peu différente des couleurs habituelles.

Puis, au-delà du port...

Une face de la ville s’étendait sur un immense océan.

Quand avais-je vu l’océan pour la dernière fois ?

Probablement quand j’étais collégien, quand j’avais fait une sortie scolaire.

Il semblerait que l’océan soit le même, quel que soit le monde.

La mer bleue, le bruit des vagues, les oiseaux marins et les bateaux qui levaient les voiles.

C’était la première fois que je voyais un voilier de mes propres yeux.

Ils apparaissaient de temps en temps dans les films, mais vous pouviez sentir à tout âge de l’excitation quand vous voyez réellement un voilier en bois avec ses voiles.

Comme on pouvait s’y attendre, dans ce monde, ils devaient avoir des techniques avancées pour affronter les vents contraires.

Non, après tout, ils étaient de ce monde. Ils pouvaient probablement produire leurs propres vents arrière avec de la magie ou une quelque autre sorte de méthode.

~2~

Dès notre arrivée en ville, Éris avait sauté du lézard et avait commencé à courir.

« Rudeus ! C’est l’océan ! »

Les mots qui sortirent sortis de la bouche d’Éris avaient été prononcés dans le langage habituel du Dieu magique.

Elle avait pensé à parler la langue du Dieu Magique tous les jours maintenant.

Ruijerd et moi essayions d’utiliser le langage de Dieu magique autant que possible pour lui parler.

Le plan avait été un succès. Récemment, le langage de Dieu magique d’Éris s’était beaucoup amélioré.

Après tout, il semblerait que la façon la plus rapide d’apprendre une langue était de vivre dans un endroit où elle était couramment utilisée.

Mais elle ne savait ni lire ni écrire avec.

D’ailleurs, depuis notre arrivée sur le continent magique, je ne lui avais pas enseigné la magie une seule fois.

En mettant de côté les incantations sans voix, j’étais sûr qu’elle avait déjà oublié toute la magie incantatoire.

« Attends Éris, où vas-tu avant même qu’on décide d’une auberge ? »

Après avoir entendu ma plainte, les jambes d’Éris s’étaient brusquement arrêtées.

Soit dit en passant, c’était la troisième fois que nous avions cet échange.

La première fois, on s’était perdus, la deuxième fois, on s’était battus dans une rue.

Il n’y aura pas de troisième chance.

« C’est vrai ! Si on ne décide pas d’abord de l’auberge, on se perdra, n’est-ce pas ? »

Éris était redevenue joyeuse en regardant l’océan.

Maintenant que j’y pensais, ça devrait être la première fois qu’elle voyait l’océan.

Il y avait une rivière près de la région de Fedoa et elle allait parfois jouer dans l’eau avec Sauros en vacances.

Malheureusement, sans moi.

« Tu sais nager ? »

« Eh ? Tu peux nager dans le port ? »

« Je veux nager ! »

Je voulais aussi voir le corps enchanteur d’Éris, âgée de 13 ans, mais...

« Nous n’avons pas de maillot de bain, n’est-ce pas ? »

« Maillot de bain ? Qu’est-ce que c’est que ça ? On n’en a pas besoin ! »

Je ne pouvais pas cacher ma confusion devant cette déclaration choquante.

Maillot de bain ? Qu’est-ce que c’est que ça ? On n’en a pas besoin !

On n’a pas besoin de maillots de bain.

Je me demandais si cela signifiait que nous irions nus.

Non, il n’y avait pas moyen que ce soit le cas.

Même dans ce monde, les gens devaient se sentir gênés par la nudité.

C’est pourquoi, oui, on ira très probablement en sous-vêtements.

On ira jouer dans l’eau avec des sous-vêtements par-dessus nous.

Le sous-vêtement qui adhérait à la peau au fur et à mesure que vous vous mouillez, la chair qui devenait visible en raison de la transparence, les pocchi [1] remontant à la surface.

C’était étrange, pourquoi n’avais-je pas participé à leur jeu dans la rivière dans la région de Fedoa ? Où en étais-je exactement ?

Je supposais que c’était parce que j’étais occupé.

À cette époque, je vivais un mode de vie épanouissant tous les jours.

Cependant, juste une fois, j’aurais aimé qu’ils me dissent qu’ils allaient y aller.

Non, ça ne sert à rien d’y penser maintenant.

Concentre-toi sur ce que tu avais devant les yeux en ce moment, de vivre dans le présent.

Oui, je vais vivre tout de suite !

D’accord !

C’était l’océan !

« Non, c’est probablement mieux si vous n’essayez pas de nager dans cet océan. »

Puis Ruijerd entra en scène pour casser l’ambiance.

« Eh !? Pourquoi !? »

« Il y a beaucoup de monstres. »

Cela semblait être le cas.

Cela serait bien si Ruijerd et moi annihilions tous les monstres.

C’était ce que je pensais, mais étonnamment, le radar d’organisme vivant n’était peut-être pas polyvalent.

Il ne pouvait probablement pas très bien détecter leur présence dans l’eau.

Non, mais ne pourrions-nous pas nous baigner dans la mer pendant au moins une heure ?

Comme prévu, nager dans le port serait dangereux, mais je pourrais faire quelque chose de semblable à une réserve de poissons sur le rivage voisin avec la magie de la terre.

Bien qu’il n’y avait qu’une chance sur 10 000 qu’il se passe quelque chose.

Il pourrait y avoir une sorte de monstre dans l’eau avec d’étranges pouvoirs spéciaux.

Ils pourraient sauter directement par-dessus la réserve de poissons.

Si c’était une pieuvre, nous pourrions commencer ainsi un événement érotique, mais si c’était un requin, ce serait les dents de la mer [2].

On ne pouvait rien y faire.

Il vaudrait mieux qu’on arrête de jouer dans l’océan.

Vraiment, on ne pouvait rien y faire.

« Nous n’irons pas nager cette fois. Après avoir choisi l’auberge, nous irons à la Guilde des Aventuriers. »

« Ouais... »

Éris était abattue.

Hmmm.

Cependant, même moi, je m’intéressais au corps d’Éris.

Je n’avais pas été en mesure de confirmer exactement combien son corps avait grandi au cours de la dernière année.

C’était difficile à deviner avec ces vêtements qui la couvraient, et puisque c’était le cas, j’avais pensé que ce serait bien de faire une pose près d’un rivage, mais on ne savait jamais ce qui pourrait arriver.

« Même si on ne sait pas nager, on peut toujours jouer sur le rivage. »

« Rivage ? »

« L’océan a une plage de sable fin. Le bac de sable se prolonge tout le long de la plage. »

« Qu’est-ce qu’il y a d’amusant dans ça ? »

Même si tu me demandais quoi ?

« Hmm... tu peux prendre de l’eau de la plage et te la verser dessus ? »

« Rudeus, tu fais encore un drôle de visage. »

« Euh ? »

« Bien que cela semble intéressant ! Allons-y plus tard ! »

Éris avait dit cela avec joie tout en donnant un coup de pied par terre, et en sautant sur le lézard.

C’était une merveilleuse capacité de saut.

C’était un saut pur, basé uniquement sur la puissance de ses chevilles.

En termes d’effets sonores, il s’agirait d’un sentiment « guon ».

Les jambes d’Éris avaient été plutôt bien entraînées.

Bien que tout cela soit très bien comme elle l’était.

Je me demandais si à l’avenir, elle finira par ressembler à Ghyslaine, avec des muscles gonflés.

J’étais un peu inquiet.

Notes

  • 1 Pocchi est un nom de chien commun, similaire à spot, mais Rudeus fait clairement référence à un type de chien différent.
  • 2 https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Dents_de_la_mer

***

Partie 2

~3~

Pour commencer, nous avions choisi une auberge. Nous avions laissé les lézards dans une écurie, puis nous avions commencé à marcher jusqu’à la Guilde des Aventuriers.

La réunion aura lieu avant d’aller dormir.

La Guilde des Aventuriers de Port Venteux.

Il y avait beaucoup d’individus et une grande variété d’aventuriers qui se pressaient et faisaient du bruit.

C’était une scène familière, mais j’avais l’impression qu’il y avait pas mal de personnes de races humaines.

Si nous passions sur le continent Milis, il y aura probablement encore plus d’augmentation.

Tout d’abord, reprenons notre routine habituelle. Je m’étais approché du tableau d’affichage.

« N’avons-nous pas l’intention de traverser rapidement l’océan ? », demanda Ruijerd.

« Je jetais juste un coup d’œil. Après tout, gagner de l’argent sur le continent Milis serait idéal. »

Le fait de gagner de l’argent était plus facile sur le continent Milis.

Tout ceci parce que la monnaie était différente.

La monnaie du continent Milis pouvait être divisée en six types : grands billets, billets généraux, pièces d’or, pièces d’argent, grosses pièces de cuivre et pièces de cuivre.

Si nous utilisons le fait qu’une pièce de monnaie en pierre était égale à un yen comme base et que nous en faisions les équivalents :

Grands billets -  50 000 (387 €)

Billets généraux -  10 000 (77 €)

Pièces d’or Milis - 5 000 (34 €)

Pièces d’argent Milis - 1 000 yens (8 €)

Grandes pièces de cuivre Milis - 100 yens (80 cents)

Pièces de cuivre Milis - 10 yens (8 cents)

Voici en gros mon raisonnement, les emplois de Rang B sur le Continent magique avaient généralement des récompenses comprises entre 15 et 20 pièces de fer au total.

Si nous convertissions cela en pièces de monnaie en pierre, ce serait 150-200 pièces de monnaie en pierre.

Si nous faisions l’hypothèse qu’un emploi de Rang B sur le Continent Milis donnait le même montant que le deuxième niveau de leur monnaie, cela serait 15 grosses pièces de cuivre.

Après conversion, il s’agirait de 1500 pièces en pierre.

C’était dix fois plus. Il valait donc mieux gagner de l’argent sur Milis.

Cependant, il semblerait qu’il y avait beaucoup de temps avant le départ du navire, nous finirions par accepter des emplois ici.

Fondamentalement des emplois de Rang B.

Les emplois de Rang A et de Rang S n’étaient pas seulement dangereux, mais la plupart d’entre eux prenaient plus d’une semaine ou au moins un certain nombre de jours.

Si nous voulions constamment faire un certain nombre de travaux sur une période de quelques jours, alors le Rang B était le meilleur.

C’était pourquoi nous n’avions pas l’intention d’atteindre le Rang S où vous ne pouviez plus accepter de quêtes de Rang B.

Une fois que vous aviez atteint le Rang A, vous pouviez également accepter des emplois de Rang S.

Puisque c’était le cas, je m’étais d’abord demandé pourquoi quelqu’un se donnerait la peine d’accéder au grade S.

J’avais demandé à un membre du personnel, et il y avait des privilèges spéciaux si vous atteignez le Rang S.

Je ne le saurais pas à moins que je ne fasse une enquête plus approfondie, mais les frais d’auberge seraient moins élevés, et la guilde vous donnerait des emplois plus rentables et d’autres choses du genre.

De plus, ils fermeraient les yeux sur la majorité des choses qui violeraient un contrat.

Ce genre de choses, semble-t-il.

Si nous concentrions nos efforts sur les emplois de Rang A, il était plus efficace de rester au Rang A pour gagner de l’argent que de monter au Rang S.

Bien qu’il semblerait que de tels privilèges soient un avantage énorme pour les aventuriers lorsqu’il s’agissait d’explorer des labyrinthes.

Nous n’avions pas essayé d’explorer les labyrinthes.

Ils étaient dangereux et prenaient trop de temps.

Nous avions concentré nos efforts sur les quêtes de Rang B.

Pour ces raisons, nous n’avions pas l’intention d’atteindre le Rang S pour l’instant.

Éris semblait vouloir essayer.

Au contraire, la conversation s’était un peu éloignée du sujet.

Dans tous les cas, nous avions rejoint la Guilde des Aventuriers avec l’intention de gagner de l’argent.

Comme c’était le cas, il valait mieux que nous prenions le bateau dès que possible et que nous gagnions de l’argent à Milis.

« Maintenant que j’y pense, je me demande d’où part le vaisseau. »

« Du port. »

« Je veux dire, où dans le port ? »

« Demandons et voyons. »

J’étais allé au comptoir.

En face, il y avait une femme, probablement de la race humaine.

Pourquoi y a-t-il presque toujours des femmes derrière les comptoirs ?

Et pourquoi la proportion de grosses poitrines était-elle si élevée ?

« Nous voulons aller sur le continent Milis, mais savez-vous où nous pouvons aller pour y arriver ? »

« Posez ce genre de questions au poste de contrôle. »

« Poste de contrôle ? »

« Puisque vous traverserez les frontières nationales quand vous monterez à bord du vaisseau, vous devez passer par là. »

C’était un problème entre pays, en dehors de la juridiction des guildes.

Puisque c’était le cas, il semblerait que le personnel de la guilde n’avait pas l’obligation de fournir une explication à ce sujet.

Hmmm, puisque c’était le cas, on devrait aller au poste de contrôle.

Peut-être pourrions-nous y entendre une explication détaillée ?

« Hé, toi ! »

Juste au moment où je pensais ça.

J’avais entendu un grand cri au sein de la guilde.

Après s’être retournée, Éris frappa un homme de la race humaine.

Notre ogive nucléaire était également énergique aujourd’hui.

« Où et qui penses-tu toucher !? »

« C’était... c’était un accident ! Qui voudrait toucher une mioche comme toi ? »

« Peu importe si c’était un accident ! Je n’ai rien entendu de sincère dans vos excuses ! »

Éris parla couramment le langage de Dieu magique.

Puis, au fur et à mesure qu’Éris s’y sentait plus à l’aise, le nombre de bagarres avait augmenté.

« Gyahahahahaha ! Qu’est-ce que c’est, une bagarre !? »

« Oh, mon Dieu, oh mon Dieu ! »

« Hé, hé, ne te fais pas battre par une enfant ! »

Soit dit en passant, les bagarres entre aventuriers étaient en fait un événement assez commun de tous les jours, de telles sortes que la guilde n’interférait pas vraiment.

Il y avait même des membres du personnel qui s’étaient progressivement mis dans les jeux d’argent, prenant des paris.

« Je vais t’écraser ! »

« Alors... Désolé, c’est ma défaite, laissez-moi partir, s’il vous plaît arrêtez et lâchez ma jambe !? »

Juste au moment où j’y pensais, Éris l’avait renversé en un rien de temps.

La capacité d’Éris à pousser les gens dans un coin avait augmenté, surtout récemment.

Ils commencèrent à avoir peur avant même qu’elle les touche, et bien avant qu’elle les pousse dans un coin.

Qu’est-ce que tu faisais ? Penserais-tu qu’ils se roulaient sur le sol tout en se faisant piétiner à l’entrejambe ?

Les aventuriers de Rang C ici et là ne pouvaient rien faire pour l’arrêter.

Puis, après qu’un certain nombre de dommages avaient été causés, Ruijerd intervint pour y mettre fin.

« Stop. »

« Pourquoi m’as-tu arrêté !? »

« Le combat est déjà décidé, laisse-le partir avec ça. »

Cette fois encore, Ruijerd l’arrêta en la portant comme un chat.

L’homme s’était enfui en tenant une certaine partie de son corps.

« Merde, tu es folle ! »

C’était le spectacle habituel.

Je ne pouvais pas vraiment l’arrêter.

Si je l’attrapais par-derrière pour l’arrêter, je ne pouvais pas empêcher mes mains de bouger par elles-mêmes.

Quand je commençais à bouger, mes mains s’agrippèrent sur des endroits bizarres, puis c’était à mon tour d’être battu et laissé à moitié mort.

« Un chauve et une petite fille violente aux cheveux roux !? Se pourrait-il que vous soyez des salauds ? »

Du moment que quelqu’un avait crié ça, la salle de la guilde s’était calmée.

« Tu veux parler de l’homme de la race des Superds [Mort Certaine] ? »

« Idiot ! C’est le nom du groupe. Des rumeurs ces derniers temps disent que ce sont des faux ! »

« J’ai aussi entendu des rumeurs disant que c’était les vrais. »

Oh ?

« Ils sont violents, mais ce ne sont vraiment pas des méchants ? »

« Violents, mais gentils, n’est-ce pas contradictoire ? »

« Non, ça veut dire qu’ils ne sont pas tous violents ? »

Zawa Zawa Zawa.

Les murmures commencèrent à se répandre à l’intérieur de la guilde.

C’était la première fois que nous étions dans cette situation.

Il semblerait que nous soyons devenus un peu célèbres.

Je me demandais si c’était une bonne chose que de répandre le nom de Ruijerd dans cette ville ?

« Après tout, c’est juste un groupe de trois personnes qui a atteint le Rang A ? »

« Ah, c’est incroyable, mais qu’il s’agisse d’un faux ou d’un vrai, je peux le croire si ce sont ces deux-là. »

« [Éris la chienne enragée] et [Le chien de garde Ruijerd] n’est-ce pas ? »

Éris et Ruijerd avaient des surnoms !

Néanmoins, [Chienne enragée] et [Chien de garde], hein ?

Je me demandais pourquoi c’était des chiens.

Je me demande quel genre de chien étais-je ?

Je supposais que je devrais écouter un peu pour savoir.

[Chien de combat] était peu probable.

Ce n’était probablement pas quelque chose de cool comme ça.

Je ne pouvais pas non plus l’imaginer en train de donner un sentiment courageux.

Si je devais choisir moi-même, ce serait [Butter Dog] 1, mais...

L’année dernière, j’avais l’impression d’avoir travaillé comme une sorte de tour de contrôle.

Après tout, ce devrait être une sorte de nom intellectuel.

[Chien patient] peut-être ?

« Alors, ce nain à l’arrière serait [le propriétaire de Ruijerd] ! »

« J’ai entendu dire que le [Propriétaire] était celui qui avait la pire personnalité parmi eux. »

« Ouais, tout ce que j’ai entendu sur lui était mauvais. »

Et nous y voilà...

Mon nom... mon nom... on ne s’en était même pas souvenu.

Non, je me nommais souvent Ruijerd, mais...

Chaque fois qu’il se passait quelque chose de bien pendant nos voyages, je disais : « Voici Ruijerd de [Mort Certaine]. Prenez soin de nous, s’il vous plaît. »

Et puis, chaque fois qu’il se passait quelque chose de mal, j’annonçais avec un grand rire « Je suis Rudeus, guahahahahaha » et ainsi de suite en riant.

Puisque c’était le cas, pourquoi avaient-ils fini par les mélanger ?

Hnnn.

Même si nous avions été très actifs au cours de la dernière année, j’étais un peu choqué par le fait qu’on ne se souvienne que de mon nom.

Eh bien, je supposais que cela n’avait pas d’importance.

Il répandait mon nom en y ajoutant des connotations négatives, ce n’était pas si mal puisque ce n’était pas mon vrai nom.

De plus, Propriétaire n’était pas trop mal non plus.

J’aimerais bien mettre un collier sur Éris et la guider.

« En tout cas, il est petit. »

« Je suis sûr qu’il est petit aussi. Après tout, c’est un enfant ! »

« Hé hé, si tu dis qu’il est petit, tu vas ameuter les chiens ! »

« Gyahahahahahaha ! »

Au moment où je l’avais réalisé, ils riaient de quelque chose qui n’avait aucun rapport.

Cependant, j’étais désolé de vous décevoir.

Récemment, j’avais connu une croissance favorable.

Oh, je ne pouvais pas.

Si je les laissais continuer à rire comme ça, Éris allait encore exploser.

Juste au moment où j’y pensais, elle me regarda en douce avec un visage rouge.

Oh, ça avait l’air mignon.

« Éris, qu’est-ce qu’il y a ? »

« Non... rien ! »

Dyufufu.

Si ça t’intéresse, n’hésite pas à venir m’épier ce soir quand je me baignerais.

Quoi ? J’allais donner à Ruijerd des instructions détaillées pour la suite.

Puisque c’est le cas, et si on se baignait ensemble ?

Si c’était le cas, je pourrais la caresser un peu, la caresser avec ma main, ou mon pied, ou mon corps, ou ma langue.

Mettons les blagues de côté.

Pour l’instant, nous devrions nous rendre au poste de contrôle.

En tant que Propriétaire, j’étais sorti de cet endroit plein de dignité.

« Éris ! Ruijerdoduria ! Allons-y ! »

« Pourquoi te trompes-tu parfois sur mon nom... ? »

« Hmph ! »

Les regards s’étaient rassemblés sur nous lorsque nous avions quitté la Guilde des Aventuriers.

Notes

  • 1 Un chien dressé pour lécher la partie intime d’une femme http://www.urbandictionary.com/define.php?term=Butter+dog 

***

Partie 3

~4~

Nous étions allés au poste de contrôle.

Cette ville se trouvait dans le Continent magique, mais une fois sur le bateau, celui-ci vous emmènera dans le territoire du Saint Royaume de Milis.

Il y avait une taxe à payer sur tout ce que vous apportez et il y avait une inspection à l’entrée du pays.

Que ce soit pour prévenir le crime ou simplement pour gagner de l’argent, eh bien, la raison n’avait pas du tout vraiment d’importance.

S’ils nous demandaient de payer, nous n’avions qu’à le faire.

Juste au moment où j’y pensais de cette manière.

« Deux personnes de races humaines et une de race magique. Mais combien ça va coûter ? »

« Pour les humains, ce sera 5 pièces de fer chacun. Quelle espèce de race magique ? »

« Race des Superds. »

Le membre du personnel du poste de contrôle avait regardé Ruijerd avec la bouche ouverte.

Puis, après avoir regardé sa tête chauve, il avait poussé un soupir.

C’était un visage sans motivation.

« Ce sera 200 petites pièces vertes pour la race des Superds. »

« 2... 200 pièces ? »

Cette fois, c’était à mon tour d’être surpris.

« Pourquoi... ? Pourquoi est-ce si cher !? »

« Même si je ne le dis pas, tu devrais bien le comprendre, non ? »

Une raison pour laquelle il serait coûteux d’amener la race des Superds sur le bateau.

J’avais compris !

Je comprenais maintenant depuis que j’avais vu comment les choses s’étaient déroulées durant notre voyage jusqu’à maintenant.

Cependant, c’était beaucoup trop cher.

« Quelle est la raison de cette somme si absurde ? »

« Je n’en sais rien. Demande à celui qui a décidé. »

« Vieil homme, tu ne devines pas ? »

« Ah ? Probablement une contre-mesure contre le terrorisme. Je parle du fait d’en transporter un comme esclave, puis lui rendre la liberté sur le continent Milis et tout le reste. »

Cela semblait être le cas.

J’avais déjà compris que la race des Superds était traitée comme une arme de destruction massive.

« Tu es si célèbre que ça, n’est-ce pas ? Lorsque tu monteras à bord du bateau, ils enquêteront correctement sur ta race. Inutile de cacher ton identité afin de ne pas payer les 200 petites pièces vertes ici, entendu ? »

Heureusement, le fonctionnaire nous avait donné ce genre d’avertissement.

En d’autres termes, même si nous essayions de le faire passer en tant que race Migurde, cela serait révélé.

« Si on essaye de falsifier sa race, est-ce qu’il y a une sorte d’amende ? »

« Ouais, tu vas devoir payer une amende assez cher. »

Selon le membre du personnel, il semblerait que tant que vous avez suffisamment de quoi payer, à peu près n’importe quoi était acceptable.

Quelle doctrine basée sur l’argent !

~5~

Le soleil commençait à se coucher quand nous étions sortis du point de contrôle.

Nous étions retournés à l’auberge et nous avions décidé de manger.

La nourriture qu’ils donnaient à l’auberge était une spécialité composée de fruits de mer de la ville portuaire.

Un coquillage de la taille d’un poing était le plat principal de la soirée.

Il avait eu le goût de le couvrir de beurre et l’avait cuit à la vapeur avec de l’alcool pour l’aromatiser.

C’était une bonne chose.

De toute la nourriture que j’avais mangée sur le continent magique, c’était la meilleure.

« C’est délicieux ! »

Éris mangeait tout avec bonheur tout en faisant du désordre.

Au cours de l’année écoulée, elle semblait avoir complètement oublié les manières à table du style du Royaume Asura, comme utiliser le couteau dans la main droite pour trancher la nourriture, puis la poignarder à l’aide d’une fourchette et la porter à la bouche.

Au moins, elle ne se contentait pas de ramasser la nourriture avec ses mains et de la mettre dans sa bouche, mais il n’y avait pas de manières élégantes en ce moment.

Si Edona voyait ça, elle pleurerait probablement.

Était-ce ma responsabilité ?

« Éris. Tes manières sont mauvaises ! »

« Mogumogu ? Qui se soucie de quelque chose comme les bonnes manières. »

Même Ruijerd avait de meilleures manières.

Bien que celui-ci manquait aussi d’élégance.

Il n’utilisait pas du tout le couteau et coupait la nourriture avec la fourchette.

Il suffisait de glisser la fourchette et les aliments étaient coupés comme si c’était du beurre.

Je pouvais sentir le talent d’un maître.

« Dans ce cas, même si nous sommes en train de manger, commençons la réunion d’aujourd’hui. »

« Rudeus. Parler au milieu d’un repas, c’est mal élevé. »

Éris avait dit ça avec un visage aigre.

~6~

Après avoir mangé, nous avions commencé la réunion avec l’estomac plein.

« Les frais de voyage sont de 200 petites pièces vertes. C’est bien au-delà du raisonnable. »

« Désolé, c’est de ma faute. »

Ruijerd fronça les sourcils.

Je ne pensais pas que ça me coûterait autant.

Franchement, je ne pensais pas trop au coût de la douane.

Tant que nous travaillons un peu, nous pourrions rapidement les obtenir.

En réalité, la taxe pour la race humaine n’était que 5 pièces de fer par personne.

Même les autres races magiques ne coûteraient au mieux qu’une ou deux petites pièces vertes.

Seule la race superd était si chère et c’était absurde.

« Père, ça va trop loin. »

« Je ne suis pas ton père. »

« Je sais, je sais. C’est une blague. »

En tout cas, 200 petites pièces vertes, hein.

Ce n’était pas une somme d’argent normale.

Même si nous nous concentrions sur les emplois de Rang A et de Rang S dans cette ville pour gagner de l’argent, cela prendrait un certain nombre d’années.

Il semblerait que le Continent Milis ne veuille vraiment pas accepter la race des Superds.

« Cependant, c’est plutôt troublant. Ce n’est pas comme si on pouvait laisser Ruijerd ici. »

Laissez Ruijerd derrière nous.

Ce serait le moyen le plus rapide.

Nous avions déjà en ce moment beaucoup d’expérience en tant qu’aventuriers.

J’étais sûr que nous pourrions continuer notre voyage même sans Ruijerd.

Même si je disais cela, je n’avais évidemment pas l’intention de le faire.

Ruijerd sera avec nous jusqu’à la fin de notre voyage.

Notre amitié était éternelle et indestructible..., ce genre de choses.

« Bien sûr qu’on ne t’abandonnera pas. »

« Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »

« En matière de méthodes ? Il y en a trois. »

Après l’avoir dit, j’avais levé trois doigts.

On va commencer avec le numéro trois.

Peu importe l’heure qu’il était, il y avait toujours trois options : continuer à avancer, revenir ou s’arrêter.

« Oh ? »

« C’est incroyable, il y a trois façons ? »

« Fufun. »

Umm...

« Tout d’abord. Il y a la façon légitime, faire un travail pour gagner de l’argent et partir ensuite à Milis. »

« Bien que par ce chemin-là... »

« Ouais, ça va prendre beaucoup trop de temps. »

Si nous nous donnions à fond pour gagner de l’argent, il nous faudrait encore au moins un an pour y arriver.

Il y avait aussi la garantie qu’un incident quelconque se produirait pendant cette période, comme par exemple laisser tomber notre porte-monnaie sans faire attention.

« Le second. Entrez dans un donjon et trouvez un cristal magique ou des objets magiques. C’est pas mal d’ennuis, mais en un seul voyage, on peut gagner beaucoup d’argent. »

Les cristaux magiques se vendaient cher.

Je ne pouvais pas dire en particulier combien cela représenterait. Mais si nous le donnions à l’officiel au point de contrôle, j’étais sûr que ce serait suffisant pour permettre à la race des Superds de voyager.

« Un donjon ! Ça a l’air bien ! Allons-y ! »

« Pas question. »

Ruijerd avait rejeté l’option donjon.

« Pourquoi !? »

« Les donjons sont dangereux. Je ne peux également pas voir à travers les pièges avec mon œil. »

Même si l’œil de Ruijerd réagissait face aux êtres vivants, il semblerait qu’il ne fonctionnait pas du tout pour les pièges fabriqués dans un donjon.

« Mais nous ne le saurons pas si nous n’essayons pas ? »

« C’est moi qui l’avais suggéré, mais je ne voulais pas non plus y aller. »

Si nous procédions prudemment, nous pourrions probablement y arriver d’une façon ou d’une autre, mais comme c’était moi qui ne faisais pas assez attention à mes pieds, je commettrais très probablement une erreur fatale quelque part.

C’était à ce moment-là que nous devrions écouter les conseils de Ruijerd.

« Troisième option. On cherche un contrebandier dans cette ville. »

« Contrebandier ? Qu’est-ce que c’est ? »

« Dans des endroits comme celui-ci, où les gens traversent une frontière, ils transportent des choses en échange d’une rémunération. Si on prend notre cas par exemple, vu que nous sommes forcés de payer un prix absurde, s’il s’agissait d’un marchand, il pourrait nous transporter pour un prix moindre. »

« Vraiment ? »

« C’est le cas. »

Si ce n’était pas le cas, chaque espèce n’aurait pas un prix différent.

« Parmi eux, il y a certains articles qui coûtent un montant incroyable. Pour les gens qui n’ont pas les moyens de faire transporter ces choses en public, il y a des gens qui les transporteront à un prix moins élevé. »

C’était aussi possible qu’il n’y en avait pas.

Cependant, si nous essayons de parler à quelques marchands par ici, j’étais sûr que de toute façon nous pourrions trouver quelqu’un qui nous transporterait pour un prix beaucoup plus bas que les 200 petites pièces vertes.

Le prix fixé au point de contrôle était clairement étrange.

Si nous violons un peu les règles, il ne devrait pas trop y avoir de représailles.

Non, je ne pouvais pas penser comme ça.

Si nous essayons de prendre le chemin le plus facile, il y aura un piège.

J’avais déjà appris ça par expérience.

Dans la plupart des cas, je l’avais inclus comme une option, mais nous devrions essayer d’éviter autant que possible de faire quoi que ce soit de mal.

Pour l’instant, je ne voyais que ces trois solutions-là.

Méthode légale : percevoir de l’argent

S’enrichir rapidement à partir d’un donjon

Demandez à un commerçant clandestin

Aucune des options n’était très bonne.

Ah, c’était vrai.

Il y avait une autre méthode.

Je pourrais vendre mon bâton [L’arrogant Roi Dragon de l’eau, Akuahatia].

En mettant de côté les pertes et les profits, je ne voulais vraiment pas envisager l’option de vendre ceci.

C’était quelque chose que j’avais reçu d’Éris le jour de mon anniversaire.

Je l’avais utilisé précieusement jusqu’à aujourd’hui.

J’étais sûr que Ruijerd et Éris ne seraient pas d’accord pour que je laisse tomber.

Cependant, cela pourrait être la meilleure méthode.

~7~

Cette nuit-là, j’avais eu une vision.

Hitogami avait dit.

« Achète de la nourriture dans une échoppe et cherche en étant tout seul dans les ruelles. »

Et.

« Comme je n’ai pas d’autres moyens, je vais l’essayer. N’y a-t-il pas d’autres moyens ? Non, eh bien ! En achetant de la nourriture et en allant dans une ruelle, j’ai déjà compris de quel genre d’événements il s’agit. »

« Tu comprends ? »

« C’est bien le cas. Il y aura un enfant perdu qui aura faim et qui errera, non ? Alors, d’une façon ou d’une autre, il se retrouvera avec un homme étrange, n’est-ce pas ? »

« C’est exactement ça ! Incroyable ! »

« Puis, après que j’aurai sauvé cet enfant, ce sera en fait le petit-fils du chef de la guilde de la construction navale ou quelque chose de ce genre, n’est-ce pas ? »

« Fufufu, c’est quelque chose qu’il faut attendre avec impatience pour... plus... de dispute. »

« Qu’est-ce qu’il y a pour m’amuser à ce sujet ? Il n’y a même pas eu un seul de ces développements agréables jusqu’à présent. »

« Et plutôt, toi ! Ça fait un an qu’on ne s’est pas parlé, depuis un an, tu sais ! »

« Écoute, je commençais juste à me sentir soulagé que tu ne te montres plus jamais devant moi. »

« Eh bien, n’as-tu pas eu un incident gênant à la suite de mes conseils de la dernière fois ? C’était donc un peu difficile de me montrer après ça. »

Ha !

Donc, même Dieu a des moments comme ça.

« Cependant, ne te méprends pas. C’était ma propre erreur. J’aimerais d’ailleurs que tu me dises quel genre de méthode aurait été la meilleure option. »

« Même si tu donnes la bonne réponse, si tu avais normalement interagi avec les gardes, ils se seraient aussi bien entendus avec Ruijerd. »

« Hein ? Est-ce que cela aurait été aussi simple ? »

« C’est exact. Si tu étais devenu leurs alliés, Nokopara n’aurait pas eu les yeux rivés sur vous. Franchement, c’était en dehors de mes attentes. Bien qu’à mon avis, c’était plutôt amusant à regarder. »

Dans mon cas, ce n’était pas du tout divertissant.

« Cependant, grâce à ça, tu es arrivé jusqu’ici en un an à peine, non ? »

« Donc tu essayes de dire que les résultats sont bons ? »

« Les résultats sont tout. »

Cheh.

Je n’aimais pas ça.

« Vraiment ? Eh bien, c’est très bien. On dirait que tu es de mauvaise humeur, alors je vais disparaître d’ici. »

« Attends un instant. J’aimerais confirmer quelque chose avec toi. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Se pourrait-il qu’avec tes conseils, ça se passe mieux si je n’y réfléchissais pas trop ? »

« À mon avis, c’est plus intéressant si tu y réfléchis... »

Ah, je comprenais maintenant !

C’était ce genre de choses, hein.

Je comprenais maintenant.

J’irai avec ce que tu as dit.

La prochaine fois, ce ne sera pas du tout intéressant.

« Fufufu, c’est quelque chose que je vais attendre avec impatience. »

Alors. Alors. Alors.

Ma conscience sombra quand j’avais entendu l’écho.

***

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