Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 3

***

Le Livre du Royaume de Calamba (Suite)

Chapitre 61 : Loterie Douceur

Afin de me détendre pendant un petit moment, j’avais décidé de quitter la ville en emmenant tout le monde.

Hikari, Nana, Io, et Miyu. Elles étaient toutes les quatre avec moi.

Hikari me tenait la main, et les trois suivaient derrière moi.

Récemment, la façon dont Hikari me tenait la main était très mignonne.

Elle me tenait seulement un doigt et elle faisait de mignons sons en le faisant.

C’était très mignon, c’était insupportablement mignon.

{Quel adorable parent !}

Tais-toi, pensai-je. Tu es celle qui est une vilaine en donnant naissance à une fille si mignonne.

« Papa, qu’est-ce que c’est ? » demanda Hikari.

« Hein !? Ahh, c’est de la barbe à papa, » dis-je.

Ce qui avait capté les yeux de Hikari était un étal vendant de la barbe à papa.

« Barbe à papa ? » demanda-t-elle.

« Ahh, c’est quelque chose qui est fait de sucre, donc c’est doux et moelleux, » dis-je.

« Je voudrais en manger, » Hikari déclara ça les yeux emplis de lumière. Après tout, c’était quelque chose que les enfants adoraient.

J’avais pris la main d’Hikari et je m’étais approché de l’étal.

« En voulez-vous aussi ? » demandai-je aux trois filles après m’être tourné vers elles.

« Je n’aime pas autant qu’elle les choses douces..., » déclara promptement Nana.

« Je veux en manger, » répondit Io.

« Epour, moi..., » Miyu se retenait d’une manière ou d’une autre.

Si elle n’en voulait pas, elle dirait probablement immédiatement qu’elle ne le voulait pas, alors elle voulait probablement en manger, mais n’osait pas le dire.

« Vendeur, donnez-moi en trois en plus, » dis-je.

« Ça arrive, » répondit le vendeur.

« Miyu, paye la facture, » dis-je.

Miyu était allée devant moi d’un pas pressé, puis elle avait payé la facture.

Récemment, pour certaines raisons, j’essayais de ne pas avoir de portefeuille avec moi quand je sortais.

Althea avait dit que c’était une manière noble d’agir en prenant des esclaves avec moi et de les faire payer.

J’avais reçu la première barbe à papa et l’avais tendue à Hikari.

« Wôw, c’est si sucré, » déclara Hikari.

« C’est doux, c’est moelleux et fond immédiatement dans la bouche, » déclara Nana.

« Tout à fait ! » répondit Io.

« Il existe un animal appelé l’Ours Rinceur qui chaque fois qu’il mange quelque chose, le place dans l’eau pour le laver, » déclarai-je. « Et quand j’ai donné cette barbe à papa à l’Ours Rinceur, comme je l’avais pensé, il l’a lavée, et elle a fondu et a disparu. Alors l’Ours Rinceur a fait un visage vraiment triste. »

« Ours Rinceur, pauvre bête..., » Hikari semblait découragée.

Je m’attendais à une réaction comme, « Ahahaha, comme c’est bizarre », mais elle s’était soudainement impliquée émotionnellement avec l’Ours Rinceur.

{C’est parce que tu es trop bavard.}

Tais-toi... Je sais déjà cela, pensai-je.

« Mais tu sais, l’Ours Rinceur lave aussi les fruits avant qu’il ne le mange, donc il n’a pas mal au ventre, et c’est toujours très sain, » dis-je.

J’avais essayé de lui remonter le moral.

« Wôw !!! Ours Rinceur est fantastique, » déclara Hikari.

« Haaa, c’est fantastique, » dis-je afin de suivre le rythme.

Hikari avait alors mangé sa barbe à papa. La façon dont tout autour de sa bouche était collant était aussi très mignonne.

« Hmm, Maître, » Miyu me parla.

Après que je me sois retourné, il y avait la barbe à papa dans la main droite de Miyu, et il y avait quelque chose comme un papier dans sa main gauche.

« Ceci, je l’ai reçu, » déclara-t-elle.

« Qu’est-ce ? » demandai-je.

« On dirait qu’il y a un événement dans la ville. Si nous avons cela, ils disent que nous pouvons jouer à la loterie. »

« Hein !? » J’étais abasourdi.

« Nous pourrions avoir le gros lot ! » Hikari semblait être excitée devant ça.

☆☆☆

Après avoir fini de manger de la barbe à papa, nous étions tous allés au centre de la ville.

Il y avait une tente là-bas, et il y avait une machine à loterie que j’avais l’habitude de voir dans ce genre de tente.

Je ne pensais pas que c’était vraiment la loterie.

« Papa ! Jouons à la loterie !? » s’exclama Hikari.

« Ahh, » murmurai-je.

J’avais pris la main d’Hikari avant d’aller dans la tente. J’avais remis le billet de loterie que nous avions reçu.

« Alors, vous pouvez faire un tirage. Qui sera celui qui le fera ? » demanda la personne présente sous la tente.

« Hikari, veux-tu le faire ? » demandai-je.

« Oui ! » Avec un grand sourire, Hikari posa la main sur la poignée et la tourna.

*GaraGaraGara*, *Poton*.

Ce qui était sorti était une boule blanche.

« Dommage. C’est un échec, » déclara la personne.

C’était un échec. Eh bien, avec une seule chance c’est normal que cela finisse ainsi.

« ... »

J’avais repris la main d’Hikari et j’avais essayé de revenir là où tout le monde se trouvait... Mais, au cours de route, Hikari s’arrêta et regarda la tente.

Veut-elle jouer plus... c’était probablement ça.

Même au cours de la loterie d’avant, elle s’amusait beaucoup à tirer le levier.

« Nana, Io, Miyu, » tout en tenant la main de Hikari, j’avais parlé aux trois autres filles. « Allez me chercher des billets de loterie. Je me fous de combien cela me coûte. Si vous voyez quelque chose que vous voulez, achetez-le. »

« Compris, » répondit Nana.

« D’accord, » répondit Io.

« J-J’ai compris, » balbutia Miyu.

Nana et Io avaient alors reçu de l’argent de Miyu, et les trois filles partirent plus loin.

Les loteries normales ne pouvaient pas augmenter le temps de jeu facilement. Il y avait celle qui nécessitait une grosse somme pour pouvoir y jouer. L’autre qui permettait de jouer une fois par jour avec un maximum de dix fois en un jour après accumulation.

Mais celle-là, dans cette ville, était différente... en faisant des achats dans le quartier, nos chances augmentaient facilement.

Après un moment, j’avais reçu les billets de loterie des trois filles qui étaient revenus.

« Merci beaucoup Nana, » dis-je.

« Je suis au service de Monseigneur, » répondit Nana.

« Merci beaucoup, Io, » dis-je.

« Il y avait des choses que je voulais acheter depuis longtemps, donc c’est le bon moment de le faire, » répondit Io.

« Miyu, qu’as-tu acheté ? » lui demandai-je.

« Hmm. De la viande, des légumes, et..., » commença-t-elle.

« C’est vraiment dans ton style, Miyu. Hehe, » dis-je.

Les billets que les trois filles avaient réunis après avoir magasiné ici et là devaient facilement dépasser les 200.

« Hikari, allons jouer une fois de plus, » lui dis-je. « Tu peux jouer un peu plus de deux cents fois. »

« Vraiment !? Wôw » s’exclama-t-elle.

En tenant la main d’Hikari, nous étions rentrés dans la tente.

J’avais remis alors les billets de loterie et j’avais fait tirer la loterie par Hikari.

« Wôw, fantastique, » Hikari avait tourné sur la poignée en étant très heureuse.

Mais au milieu de tout ça, elle s’était arrêtée.

« Est-ce fini ? » demandai-je.

« Puis-je encore jouer plus ? » demanda-t-elle avec un sourire.

Après ça, elle avait continué à jouer.

On dirait qu’elle était heureuse de pouvoir jouer autant qu’elle le voulait dans cette loterie a les différences des autres.

La plupart de ces essais furent des échecs (prix de participation), mais cela ne la dérangeait pas, et elle continua à jouer.

{N’y a-t-il pas trop d’échecs ? Ne devrait-elle pas être capable d’obtenir quelque chose après cent fois ?}

« N’est-ce pas déjà correct, car après tout, Hikari s’amuse beaucoup ? » dis-je.

« Monseigneur, ne serait-il pas mieux si nous rassemblons déjà plus de billets ? » demanda Nana.

« Eh bien, je suppose que oui. Jusqu’à ce que Hikari se lasse de..., » dis-je.

Quand j’étais sur le point de demander à nouveau de rassembler des billets de loterie, * GaranGaran *, la cloche avait retenti.

« Félicitations, le premier prix. Il s’agit là d’un énorme succès, » annonça l’homme de la loterie.

« Oh ! » m’exclamai-je.

Étonnamment, un énorme succès était arrivé. Et en plus, c’était le premier prix.

Je m’étais approché d’Hikari.

L’homme de la loterie avait sorti un objet se trouvant à l’arrière et l’avait donné à Hikari.

« Voilà, le premier prix. C’est la dernière réplique de l’Épée Démoniaque. »

« Wôw !! C’est maman, » s’exclama Hikari.

« Est-ce que ta maman a aussi une petite fille ? Ahh, on dirait que ton père en a une aussi. Après tout, elles sont récemment fabriquées, et elles étaient vendues ici et là, » l’homme de la loterie avait vu Éléanore à ma taille et avait dit ça. Il y avait en quelque sorte un malentendu, mais je l’ignorais. « Cependant, ceci est la dernière version. Petite fille, tiens ça et mets du pouvoir magique dedans. »

« Du Pouvoir Magique ? Comme ça ? » Hikari tenait la réplique de l’Épée Démoniaque, et * GuGuGu *, ferma les yeux et mit du pouvoir dedans.

Comme c’était mignon.

Et ainsi, il y avait eu une aura sombre qui sortait de la réplique de l’Épée Démoniaque.

« Hein !? » s’exclama Hikari.

« Et donc, c’est le dernier modèle qui dégage une sombre aura quand du Pouvoir Magique y est déversé. Bien sûr, c’est quelque chose qui n’est pas nocif pour les humains, alors utilisez-le autant que vous voulez, » expliqua l’homme.

Le faux d’Éléanore était vraiment en train d’évoluer.

Hikari avait tenu la réplique de l’Épée Démoniaque qui avait une aura et m’avait demandé. « Papa, est-ce que Hikari est super !? »

« Il s’agit de la position habituelle du Maître, » déclara Miyu.

C’était vrai, c’était la position que j’utilisais habituellement.

C’était exactement comme ça, mais...

« Mignonne, » murmurai-je.

À la place que c’était super, c’était surtout super mignon.

« Hein !? » s’exclama Hikari.

{T’es vraiment un papa-poule.}

Dis ce que tu veux, pensai-je.

Hikari qui était en position avec l’Épée Démoniaque, c’était si mignon que je voulais prendre une photo et l’afficher.

***

Chapitre 62 : La Collection d’Esclaves de Yuuki

Un après-midi à l’intérieur de mon manoir.

Althea était dans son mode juvénile, et moi qui était en train de * MofuMofu * avec Miyu en mode sage parce que ma vigueur avait été aspirée.

« Capturer Saria était gênant. Il s’agissait de soldats que je ne connaissais pas, donc en m’excluant, les mouvements des soldats étaient bien trop en retard. Ils ont même été confus quand nous nous sommes téléportés, » dis-je.

« Ceux qui vous connaissent ne devraient pas être mentionnés, mais on ne peut pas y faire grand-chose avec des soldats ordinaires, » déclara Althea.

« Ne peut-on en faire quelque chose à propos de ça ? » J’avais demandé ça à Althea. Je voulais la sagesse du sage.

« Demandez-vous conseil ? » demanda-t-elle.

« Oui, » répondis-je.

« Vous devriez engager des gardes d’élite, » Althea qui avait rapidement répondu l’avait dit avec le ton d’une enseignante.

C’était la façon de parler d’Althea quand elle m’enseignait quelque chose.

Alors que je *MofuMofu* avec Miyu, je lui prêtais l’oreille.

« Vous devriez faire une unité que vous connaissez bien, et non pas des soldats qui vous sont prêtés chaque fois qu’il se passe quelque chose. Donc vous devriez vous créer une petite armée personnelle, » Althea avait dit cela, puis elle s’était levée, et elle avait regardé à l’extérieur de la fenêtre.

« Autour de ce manoir, est-ce que la terre vous appartient ? » demanda Althea.

« Oui, j’ai acheté toute la région, » répondis-je.

Pour utiliser l’argent afin d’obtenir des billets de loterie, j’avais récemment acheté les terres autour du manoir.

C’était bien que je les aie achetées, mais franchement, toutes ces terres, je ne les utilisais pas. Il s’agissait d’une terre que je pensais utiliser pour des récoltes.

« Construisez des casernes là-bas et faites-les vivre dedans, » déclara-t-elle. « Quand quelque chose arrivera, il suffira de les amener avec vous en utilisant la téléportation. »

J’avais réfléchi aux conseils d’Althea.

Ma propre unité. Ma propre unité que je posséderais.

D’une certaine manière, ça sonnait vraiment bien.

☆☆☆

J’étais téléporté jusqu’à la société marchande de Delphina.

Delphina me jeta un coup d’œil alors que j’apparus soudainement devant elle et elle continua à écrire quelque chose dans les journaux avec la plume se trouvant dans sa main.

Les affaires d’abord, le travail d’abord, c’était une femme comme ça.

Il y avait beaucoup de moments comme ça quand je venais la chercher, et ce n’était pas la première fois qu’elle m’ignorait ainsi.

Je m’étais alors appuyé contre le mur et j’avais attendu que les mains de Delphina soient libres.

« N’importe qui ! » déclara Delphina.

« Avez-vous appelé ? » demanda l’un de ses serviteurs.

« Traitez cela. Si la collecte est terminée, envoyez-la au palais de Calamba. En urgence, » ordonna Delphina.

« Compris, » l’homme qui avait été appelé avait pris les papiers de Delphina, et avait immédiatement quitté la pièce.

Il avait agi comme s’il ne m’avait pas vu.

« Bienvenue. Il est encore tôt pour que vous veniez me chercher, » déclara Delphina.

Comme une partie de son travail était fini, Delphina avait décidé de me parler.

« J’avais quelque chose à te demander. À ce propos, j’ai entendu le nom, Calamba ? » demandai-je.

« Oui, Calamba et Comotoria. Nous sommes proches de la fin de la guerre, alors j’ai pensé que j’en profiterais pour la dernière fois. Ce genre de chose, on peut tirer le meilleur parti de la fin, » déclara-t-elle.

« Tu es vraiment bonne pour ça, hehe, » dis-je.

Comme prévu de la femme qui s’était nommée l’une des marchandes les plus riches du monde.

« Mais, tu devrais le faire modérément, d’accord ? » dis-je.

Si elle le faisait à outrance, Calamba, non , Rica, pourrait être troublée par ça.

« J’ai seulement arrangé les choses nécessaires pour obtenir un bon prix, » déclara-t-elle.

« Alors, il n’y a pas de problèmes, » dis-je.

« Et alors, pourquoi êtes-vous venu ? » demanda Delphina.

« Ahh, actuellement, je..., » j’avais dit à Delphina ce dont j’avais parlé avec Althea.

« Si c’est le cas, l’unité que je vous avais déjà prêté, voulez-vous l’acheter tel quel ? » demanda Delphina.

« Non, je veux les former dès le départ, » dis-je.

En faisant ainsi. Althea avait déclaré que la loyauté du soldat serait plus élevée.

« Vous dites que vous voulez créer une nouvelle troupe, Hmm, » déclara Delphina.

« C’est bien ça. Je voudrais que tu achètes pour moi des esclaves. Il m’en faudrait entre 200 et 300 en tout, » dis-je.

« Voulez-vous faire une unité qu’avec des esclaves ? » Delphina avait été un peu surprise.

« C’est bien le cas, » dis-je.

« J’ai compris. Je vais vous apporter une liste ce soir, » déclara Delphina.

« Ce soir ? C’est très rapide, » dis-je.

« Après tout, la vitesse est la base des affaires, » déclara Delphina avec un sourire de plaisir.

Honnêtement, c’était un sourire qui faisait un peu peur, mais c’était aussi assez fiable.

« Et aussi, je veux faire un bâtiment où l’unité pourra y vivre, » dis-je. « J’ai la terre autour du manoir, donc cela sera là-bas. »

« Je vais vous faire préparer tout cela, » déclara Delphina.

« Et l’équipement aussi. Je veux de ceux qui se démarquent sur les champs de bataille, » dis-je. « Des uniformes qui sont clairement visibles. »

« Compris, » répondit Delphina.

Ainsi, cela sera parfait, pensai-je.

« Combien cela va-t-il me coûter ? » demandai-je.

« Franchement, cela dépendra du prix des esclaves. Les esclaves de bataille doivent-ils être bien entraînés ? » demanda-t-elle.

« Pas besoin. Je vais m’occuper personnellement de leur entraînement, » répondis-je. « Je veux le faire pour qu’ils s’habituent à moi. Tant qu’ils sont en bonne santé, il ne devrait pas y avoir de problème. »

« Si c’est comme ça, je peux prendre les moins chers. Si vous avez quinze mille pièces d’argent pour ça, il devrait même en rester un peu, » Delphina avait rapidement répondu ça. Elle devait probablement avoir calculé la somme dans sa tête en un instant.

« Je compte sur toi, » dis-je.

« Compris, » répondit-elle.

Mes affaires avec Delphina étaient finies.

« Ah ! » m’exclamai-je. Je venais de me souvenir de quelque chose d’important juste avant de me téléporter. Alors je l’avais dit à Delphina. « Je veux que toutes les esclaves soient des filles. »

« ... C’est compris, » les yeux de Delphina s’écarquillèrent pendant un instant, mais elle se reprit immédiatement après ça avant de répondre.

Et ainsi, j’allais directement entraîner ma propre unité.

***

Chapitre 63 : Défier les Esclaves

« Il y a un total de deux cents esclaves là. J’ai pris les jeunes filles les plus correctes possible de tout le pays. Comme vous l’avez souhaité, elles sont “encore à s’entraîner” pour que leurs cœurs n’aient pas de problèmes, mais environ 20 % d’entre elles souffrent de malnutrition, » déclara Delphina.

« J’ai seulement besoin de les faire manger, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Pour parler franchement, oui, » Delphina répondit rapidement.

Les deux cents filles esclaves s’étaient alignées dans l’espace ouvert à vingt mètres du manoir. Je les regardais alors que Delphina me faisait un rapport de la situation.

Il s’agissait du troisième jour depuis que j’avais décidé de les acheter, et Delphina avait recueilli les esclaves que j’avais choisis.

En tant que marchande, elle était compétente comme d’habitude.

« Miyu, » dis-je.

« Oui, » répondit Miyu.

« Pendant un moment, fais-leur manger, fais-les manger tout ce qu’elles veulent, » ordonnai-je.

« C’est compris, » répondit Miyu.

« Tu devrais commencer dès maintenant, » dis-je.

« D’accord, » répondit-elle rapidement. Puis, afin de préparer ça, elle retourna dans le manoir.

« Nana, » dis-je.

« À vos ordres ! » répondit Nana.

Cette fois-ci, j’appelais Nana. Elle ne portait pas son armure habituelle, mais elle avait répondu avec une expression digne tout en portant une armure légère.

« Puis-je te laisser gérer la formation ? » demandai-je. « Faites-les suivre uniquement mes ordres et les tiens. La priorité du commandement est respectivement celle que je viens de dire. »

« Monseigneur, puis après moi !? » demanda Nana afin de confirmer.

« C’est tout à fait exact, » dis-je.

« Compris, » répondit Nana.

Nana acquiesça légèrement et alla vers les esclaves.

En les regardant parler à propos de quelque chose, j’avais continué à parler à Delphina.

« L’endroit où elles vont vivre est en construction, » déclara Delphina. « Je les fais se dépêcher, alors cela prendrait probablement deux semaines. »

« Peut-il vraiment être construit dans deux semaines ? » demandai-je.

« Je vais les faire travailler pour que cela soit possible, » Delphina avait clairement confirmé ça. On avait l’impression qu’elle avait de la fierté dans ce qu’elle annonçait. J’étais sûr qu’elle allait vraiment le faire construire en ce laps de temps.

« Je leur fais créer les armes et les équipements, pour ceux-ci, tout est près dès maintenant, » déclara-t-elle.

« Je vois. Désolé de te causer tant de problèmes avec tout ça, » dis-je.

« Ce n’est rien, car après tout, c’est les affaires, » répondit-elle.

« Prends le paiement par toi-même. L’argent est dans la salle du trésor que tu connais, » dis-je.

Récemment, mes biens, en particulier l’or, l’argent et les trésors avaient augmenté, alors j’avais fait une pièce appelée la salle du trésor à l’intérieur du manoir.

Je laissais tout mon argent là-bas.

« Puis-je le prendre par moi-même ? » demanda-t-elle.

« Oui. Je te fais confiance quand il est question d’argent, » répondis-je.

« Merci beaucoup, » avec son ton habituel calme et professionnel, Delphina répondit ça.

Mais en la regardant attentivement, ses lèvres semblaient indiquer qu’elle était joyeuse.

« Monseigneur, » déclara Nana après être revenue vers moi.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.

« Monseigneur, pouvez-vous coopérer avec moi pendant un certain temps ? » demanda Nana. « Il y en a qui ont une forte volonté, donc je veux commencer par les briser. »

« J’arrive, » dis-je en hochant la tête. Après ça, j’étais allé vers les esclaves avec Nana.

Je m’étais arrêté devant les esclaves, et les avais observées.

Comme l’avait dit Nana, certaines d’entre elles me regardaient fixement, il y en avait qui avaient de fortes volontés.

« Cette personne est votre maître, Le Porteur de l’Épée Démoniaque et Goshaku-sama, Monseigneur Kakeru Yuuki, » annonça Nana.

« Porteur de l’Épée Démoniaque », les esclaves réagirent en entendant ces mots. Leurs regards se concentrèrent sur les épées à ma taille... surtout la longue.

Même au sein des esclaves, il semblerait qu’Éléanore soit célèbre.

« Monseigneur à tous les droits concernant votre vie. Si vous voulez dire quelque chose, dites-le avec votre propre bouche, » déclara Nana.

Lorsque Nana avait dit cela, l’une des esclaves avait fait un pas en avant et avait dit. « Est-il vrai que nous serons libérés si nous vous vainquons. »

J’avais regardé Nana, elle avait hoché la tête avec une expression légèrement aigre.

Je vois, c’est devenu comme ça, pensai-je. Eh bien ! Si c’est le cas, alors il n’y a pas de problème du tout. Tout à fait. Il n’y a pas de problème du tout.

« Ah, c’est vrai, » dis-je.

« Vraiment ? » demanda la jeune fille. « N’allez-vous pas reprendre votre parole après que nous aurons gagné, ou que vous allez nous mal traiter si vous êtes blessé ? »

Qui ferait cela... non, est-ce que quelqu’un le ferait vraiment ?

« C’est la vérité. Alors, êtes-vous la seule à me contester ? » demandai-je.

« Je le veux aussi ! »

« Moi aussi ! »

« Si nous n’allons pas être punies après ça, alors je le ferai également... »

L’une à côté de l’autre, elles s’étaient toutes nommées.

En conséquence, il y a environ dix filles qui me défiaient.

Et, j’avais besoin d’écraser leur volonté, n’est-ce pas ?

Si tel était le cas, alors on ne pouvait pas y faire grand-chose que j’allais gagner.

Après avoir pensé à quelque chose, j’avais fait pression sur mes deux pieds.

J’avais appuyé mes pieds sur le sol et la moitié de mes bottes s’étaient enfoncée dans le sol.

« Monseigneur ? Que se passe-t-il ? » demanda Nana.

Après avoir fait un agréable sourire à Nana, j’avais dit aux esclaves. « À partir de maintenant, je ne bougerais pas d’ici. Le défi est simple. Vous pouvez attaquer comme vous le voulez, et si vous pouvez me faire bouger d’ici, alors cela sera votre victoire. »

Les esclaves devinrent bruyantes.

Cela voulait dire clairement que je les regardai de haut. C’était une stratégie où je devais gagner en les méprisant et en démontrant ma force.

J’avais fait une chose supplémentaire.

« Ceci sera la seule arme que j’utiliserais, » dis-je en dégainant Hikari.

Pas Éléanore, mais bel et bien Hikari.

Pour moi, les deux étaient des Épées Démoniaques, mais pour le public, cela n’était pas le cas.

Si vous disiez Épée Démoniaque alors cela parlait d’Éléanore qui était célèbre depuis des centaines d’années, et l’autre plus courte était actuellement dans la situation « C’est quoi ce truc ? »

C’était pourquoi elles devraient avoir l’impression que je les méprisais ouvertement.

« Hmm... pouvons-nous également participer ? »

Encore plus d’esclaves avaient commencé à se joindre au défi.

Elles avaient probablement senti qu’il y avait de l’espoir si je les méprisais autant.

« Bon, faisons-le, » dis-je. « Nana ! Donnez-leur des armes. »

« À vos ordres, » répondit-elle.

L’une des esclaves avait reçu une arme de Nana, et elle l’avait soigneusement vérifiée.

Il s’agissait de la fille aux cheveux roux qui s’était levée contre moi dès le début.

Elle sera donc celle qui me défiera en premier.

« Haaaa ! » Elle avait levé sa longue épée, et avait chargé vers moi.

Elle avait attaqué sans hésitation. La lame avançait en tranchant l’air.

J’avais tenu Hikari à l’envers et j’avais bloqué l’attaque ennemie. Le son des épées se heurtant provoqua un écho.

« Gugugu... »

Elle poussa avec sa longue épée en utilisant ses deux mains. Je l’avais simplement repoussée d’une main tout en bloquant son attaque.

Elle continua après ça à m’attaquer. Elle attaquait avec toute sa volonté. C’est bien qu’elle soit décidée, mais ce n’était finalement pas assez.

Après l’avoir laissée faire ce qu’elle voulait pendant un moment, je lui avais donné une claque au poignet après avoir bloqué son attaque à l’épée, faisant tomber la longue épée.

Et j’avais pointé Hikari vers sa gorge.

« Est-ce fini ? » demandai-je.

« Kggggg... ! » Elle semblait frustrée en raison de sa défaite.

Mais je l’avais totalement vaincue alors elle ne pouvait rien dire en retour, alors elle était encore plus frustrée avec ça.

J’avais reçu le défi des esclaves l’une après l’autre. J’avais vaincu tous ces soldats esclaves qui devaient encore être formés.

Premièrement, elles pensaient qu’elles pourraient normalement gagner, ensuite, elles pensaient qu’elles pourraient gagner parce que je serais fatigué, et enfin, elles pensaient qu’elles pourraient gagner en étant chanceuses.

Les sentiments de celle qui m’avait défié, j’avais fait face à leurs expressions intéressantes où je pouvais facilement lire leurs sentiments sans en avoir moi-même de mon côté. Et pendant tout ce temps, je n’avais pas bougé d’un millimètre.

J’avais enfoncé mes pieds dans le sol et je n’avais pas bougé de cette position.

« Est-ce la dernière ? » demandai-je.

Après m’être occupé de la dernière concurrente, j’avais regardé les esclaves.

Toutes affichaient de sombres expressions, elles avaient un visage indiquant que tous leurs espoirs avaient disparu.

C’est probablement bon maintenant... mais alors que je pensais à ça.

« Haaaaaa! »

Les fissures apparurent à côté de moi alors que quelqu’un m’attaqua à pleine puissance.

Ce n’était pas la même chose que ce que j’avais eu jusqu’à maintenant. Il s’agissait d’une lame qui affichait une grande puissance.

Je l’avais reçu en toute hâte avec Hikari... et j’avais été forcé à faire un pas en arrière.

« Nana ? »

« Ha !! » Ayant dégainé sa longue épée, Nana me frappa.

Attaque fracassante, des attaques qui me rappelaient l’époque où nous avions combattu.

Elle était sérieuse.

C’était dangereux de regarder avec dédain une Nana sérieuse. J’avais donc totalement sorti mes pieds du sol et je l’avais contré avec mes deux Épées Démoniaques.

Les attaques consécutives avaient fait écho, j’avais reçu et traité les attaques de Nana.

« Tu es plus forte comparativement à avant, » dis-je.

« Négligence ! » répondit Nana.

J’avais reçu les trois attaques consécutives et j’avais paré l’épée longue de Nana avec le plat de ma lame.

Son épée longue tournait dans les airs et avait fini par tomber sur le sol, plongeant profondément sa lame dedans.

Et, j’avais placé ma lame sur sa gorge.

« Match terminé, non ? » dis-je.

« Tout à fait ! » répondit Nana.

L’expression de Nana était très insouciante.

Même si elle m’avait soudainement attaqué et qu’elle avait facilement été défaite, son visage était radieux.

En premier lieu, ses attaques étaient sérieuses, mais il n’y avait pas d’intention de tuer.

Je me demandais ce qu’elle avait fait à ce moment-là.

« F-Fantastique... »

« Cette personne était aussi incroyable... »

« Idiote, c’est de la comédie, oui, de la comédie. »

« N’es-tu pas celle qui est une idiote ? Même si ces attaques étaient un simple jeu, c’est toujours dix fois mieux que toi. »

Les esclaves parlaient entre elles.

En entendant de quoi, elles parlaient, j’avais en quelque sorte compris ce que Nana voulait faire.

« Je suis plus forte que vous, mais Monseigneur est beaucoup plus fort, » elle voulait probablement montrer cela.

« Est-ce qu’il n’y a personne d’autre ? Quelqu’un qui voudrait me défier, » j’avais regardé les esclaves et j’avais demandé ça.

Il n’y avait plus personne qui m’avait contesté. À la place, certaines d’entre elles me regardaient même avec des yeux admiratifs. Pour l’instant, c’était bien.

« Nana, je te laisse prendre soin du reste, » ordonnai-je.

« À vos ordres ! » répondit Nana.

J’avais laissé le reste des opérations à Nana après lui avoir dit ça, et j’étais retourné dans mon manoir.

***

Le Livre du Royaume de Comotoria

Chapitre 64 : Le Sentiment « Absolu » de secourir les autres

Dans le carrosse qui allait jusqu’à la capitale de Comotoria, il y avait Mélissa et moi, et aussi le Chibi Dragon qui était couché.

« Désolé de t’avoir demandé de venir avec moi, » dis-je.

« Hm ~ mm, Kakeru, après tout, tu m’as toujours aidé. D’ailleurs, si c’est en Comotoria, je dois être utile, » répondit Mélissa.

« J’ai entendu d’Althea que dans ce pays, l’Église Solon a une énorme autorité, est-ce vrai ? » demandai-je.

« Tout à fait. Le roi actuel est très fidèle, » répondit-elle.

« Quel genre de personne est-il ? » demandai-je.

« Un vieux monsieur de 70 ans, » répondit-elle.

« Un vieux monsieur de 70 ans est le roi, hein, alors, l’âge du prince est donc assez important, » dis-je.

Cela m’avait paru étrange quand j’avais imaginé un prince qui avait quarante ou cinquante ans. Je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

Cela n’était pas comme s’il y avait des contradictions d’avoir un prince qui avait quarante ou cinquante ans. Mais si vous dites un prince, l’image standard était celle d’un homme cool et jeune, alors je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

« Le prince héritier devrait avoir 9 ans cette année, » déclara Mélissa.

« Hein ?! » m’écriai-je.

{Ne laissez pas sortir une voix si étrange.}

{Papa, c’est mignon.}

Les deux Épées Démoniaques avaient fait un commentaire.

« C’est un vieux monsieur de 70 ans, et le prince héritier est son fils, et il a 9 ans, » résumai-je.

« Tout à fait, » répondit Mélissa.

« Il est assez vigoureux, hehe, » dis-je.

« On dirait qu’il a eu du mal. Et aussi, c’était la raison pour laquelle il était fidèle au Solonisme, » expliqua Mélissa.

« Que veux-tu dire par là ? » demandai-je.

Après avoir demandé ça, Mélissa m’avait répondu.

Elle m’avait alors expliqué que dans la région de Comotoria où les mariages tardifs étaient fréquents, le premier enfant qu’il avait eu était il avait plus de 30 ans.

L’enfant qui était né à cette époque était une fille, c’est-à-dire une princesse.

Il n’y avait pas de problème avec ça.

Le prochain enfant qui était né était une fille.

Il n’y avait toujours pas de problème.

Le troisième enfant né était une fille.

Des bourdonnements avaient commencé à se faire entendre ici et là.

Le quatrième, le cinquième, le sixième, elles étaient aussi des filles.

Sept, huit, neuf, dix — jusqu’au treizième, des filles étaient nées.

Toutes étaient des enfants nés tels des miracles, treize enfants consécutifs.

« Le roi est maudit », il y avait beaucoup de rumeurs comme ça.

« En fait, il était possédé par quelque chose. Cela a été enlevé par le grand prêtre de l’église Solon il y a dix ans, et après cela, un garçon est finalement né, » expliqua Mélissa.

« C’est donc ainsi, hein, » dis-je.

Un successeur était enfin né, eh bien, il serait vraiment un disciple avec ça.

Mais, un successeur quand on était devenu vieux, hein, en quelque sorte, je m’étais souvenu de Toyotomi Hideyoshi.

Hideyoshi était aussi appelé un play-boy quand il était jeune, mais dans les dernières années, il était devenu un tyran à cause de l’amour pour ses enfants.

Je me demandais si ce roi allait être correct

« Myu ~ ? »

Chibi Dragon qui était allongé avait levé la tête.

Au début, elle penchait la tête, mais elle avait commencé à pleurer « Myu ~, myu ~ » vers la paroi.

{O-chan ?}

« Y a-t-il quelque chose ? Arrêtez, » j’avais ordonné ça au cocher, et le carrosse s’était arrêté.

J’étais descendu du carrosse et j’avais regardé la direction où Chibi Dragon avait pleuré.

Il n’y avait rien là au premier coup d’œil, mais en regardant plus attentivement, j’avais vu une scène à plus d’un kilomètre de là. Il s’agissait de quelqu’un qui était attaqué.

Un chevalier attaquait une carriole.

« Éléanore, Hikari, allons-y, » dis-je.

{Hmm !} répondit Éléanore.

{D’accord !} répondit Hibiki.

« Mélissa, tu restes ici, Chibi aussi, » dis-je.

« Quelque chose est-il arrivé ? » demanda Mélissa.

« Je t’expliquerai plus tard, » dis-je.

On dirait que c’était une urgence. J’avais sprinté vers le carrosse.

J’avais couru la distance de plus d’un kilomètre en moins de trente secondes.

La personne à l’intérieur du carrosse était déjà traînée hors de là.

Il s’agissait d’une fille de 13-14 ans, et à en juger par ses vêtements, on dirait qu’elle était une dame ou une princesse.

Et les attaquants avaient un symbole que j’avais déjà vu — c’était des chevaliers portant une armure avec le symbole de l’armée du Comotoria.

« Pour trahir votre maître, quel sale homme ! » cria la jeune fille.

« Ce n’est pas une trahison. C’est un ordre, » répondit le chevalier.

« Qu’avez-vous dit ! » demanda la jeune fille.

« S’il vous plaît, pardonnez-nous. Soyez préparé à mourir ! » déclara-t-il.

Le chevalier frappa avec son épée vers la fille sans autre raison que ça.

J’avais dégainé Éléanore, et je m’étais placé entre eux tout en parant l’attaque.

« Quoi ? » demanda-t-il.

« Qui êtes-vous ? » demanda la jeune fille.

La fille était celle qui était attaquée, et le chevalier était l’attaquant. Je les avais entendus en même temps, et tous les deux avaient été surpris par mon arrivée.

Une fille sans défense et un chevalier qui l’attaquait.

J’avais immédiatement décidé quoi faire, et j’avais décidé de sauver la fille.

Après avoir abattu tous les chevaliers qui attaquaient la fille, je lui avais parlé. « Est-ce que cela va ? »

« Oui, » répondit la jeune fille.

Elle semblait être une fille assez courageuse.

« Je m’appelle Kakeru Yuuki, et vous êtes ? » demandai-je.

« Je m’appelle Aura Torideca Comotoria, » répondit-elle.

« Comotoria, ne me dis pas que vous êtes une princesse ? » demandai-je.

« Je suis la treizième princesse. Mais à ce propos Kakeru Yuuki, ne seriez-vous pas celui désigné par le Grand Sage Althea ? » demanda-t-elle.

« Oui, vous avez raison, » dis-je.

Cependant, la situation semblait problématique.

La treizième princesse avait été attaquée par les chevaliers portant une armure avec le symbole de son royaume.

Cela semblait vraiment être une situation gênante.

☆☆☆

J’avais emmené Aura et j’étais retourné jusqu’à mon carrosse.

Avant ça, j’avais ligoté les chevaliers et je les avais laissés là.

« Mademoiselle Aura !? » s’exclama Mélissa.

« Madame la Sainte !? » s’exclama Aura.

On dirait que les deux filles se connaissaient et étaient surprises à l’instant où elles s’étaient vues.

J’avais entendu parler de beaucoup de choses les concernant. Alors je m’étais dit qu’il y avait une forte possibilité qu’elles connaissent l’autre et donc je n’étais pas surpris.

« Pourquoi êtes-vous là, Madame la Sainte ? » demanda Aura.

« Je suis en route pour Krades avec Kakeru. Mais à la place de parler de ça, que vous est-il arrivé ? » demanda-t-elle.

« Je ne sais pas pourquoi c’est arrivé si soudainement, » déclara Aura.

« Kakeru, que veut-elle dire par là ? » demanda Mélissa.

J’avais demandé ça à Aura. « L’homme plus tôt, était-il votre subordonné ? »

« Il est le subordonné du père, un homme auquel on peut faire confiance, » déclara Aura.

« Avez-vous des indices sur les raisons qui ont poussé cet homme à vous attaquer ? » demandai-je.

« Je n’en ai pas ! » cria-t-elle.

Il semble que la princesse Aura était très irritée. Eh bien, elle avait presque été tuée, alors on ne pouvait pas y faire grand-chose.

« ... avez-vous une idée, Hmmm ? » demandai-je.

« Hein !? » s’exclama Mélissa.

J’avais regardé Mélissa. Mélissa regardait Aura avec une expression ambiguë.

Aura se mordit la lèvre, elle avait le visage de quelqu’un qui se retenait à propos de quelque chose.

Des indices — on dirait qu’il y en avait quelques-uns.

Le silence continua pendant plus de cinq minutes, et à partir de là, Aura déclara. « Depuis l’année dernière, mes grandes sœurs sont mortes les unes après les autres à la suite d’accidents. »

« Les unes après les autres ? » demandai-je.

« Grande Sœur Astrée, Grande Sœur Clora, Grande Sœur Shima, Grande Sœur Daphne et Grande Sœur Eunice. En l’espace d’un an depuis l’année dernière, six grandes sœurs sont mortes à cause d’accidents, » déclara Aura.

« Vous dites Grande Sœur, parlez-vous des treize princesses qui sont nées successivement ? » demandai-je.

Aura acquiesça.

« Six personnes meurent d’un accident dans l’année Hmm... ça ne ressemble pas à une coïncidence, » dis-je.

« Grande Sœur Leda et Grande Sœur Lena sont mortes en raison de maladie, » continua Aura.

« ... ce n’est pas une coïncidence, » dis-je.

C’était vraiment trop rapproché. S’il en était ainsi, il ne pourrait y avoir que l’odeur de la conspiration.

« Des indices ? » demandai-je.

« ... »

Elle se mordit les lèvres et ne répondit rien.

Elle ne veut donc pas me le dire, pensais-je.

Je me souvenais de Toyotomi Hideyoshi qui avait eu un successeur quand il était vieux.

Ce n’était pas possible que cela ne soit pas ça, n’est-ce pas ? pensai-je.

Aura qui ne déclara plus rien, mais à sa place, Mélissa prit la parole. « Mademoiselle Aura. Pourquoi ne demandez-vous pas à cette personne ? Vous devriez demander de l’aide à Kakeru ? »

« Cette personne ? » demanda Aura.

Aura m’avait regardé très suspicieusement. D’un autre côté, Mélissa m’avait regardé avec des yeux pleins de confiance.

« C’est vrai. Si c’est Kakeru, il sauverait qui que ce soit, et résoudra le problème, » annonça Mélissa. « J’en suis sûre. »

***

Chapitre 65 : Les Ombres Rodantes

« Myu〜 » Le Chibi Dragon pleurait alors qu’elle regardait vers l’extérieur du carrosse.

Encore, pensai-je. Je regardai alors dehors. Cette fois-ci, il y avait des bandits qui étaient montés sur des chevaux et ils venaient par ici. Rapidement, ils entourèrent le carrosse dans lequel je me trouvais.

Un, deux, trois... il y en avait six en tout.

Il s’agissait d’un nombre qui ne pouvait même pas être appelé comme étant une menace pour moi.

Face à ça, Aura était effrayée, et le visage de Mélissa était guindé.

« Laissez-moi ça, » dis-je. Après ça, j’étais sortie du véhicule.

J’avais regardé les bandits qui étaient tous à cheval.

« Qui diable êtes-vous ? » demandai-je.

« Hehehe..., » l’un des hommes pointa le bout de la lance qu’il tenait vers la fenêtre du carrosse sans même me répondre.

Il essayait probablement de voir ce qui se trouvait à l’intérieur.

J’avais dégainé Éléanore, et j’avais coupé la lance.

« Qui diable êtes-vous, » j’avais alors redemandé la même chose.

« N ~ ? Qu’est-ce que c’est encore que ça ? » répliqua l’homme.

« Ah ~, c’est ça, c’est ça... » déclara un autre homme.

« Ouais, ouais, c’est vrai. Sors ton argent et laisse les femmes derrière toi. »Les hommes souriaient, et ce qu’il disait était un classique.

Ce n’était que des phrases vides de réel sens. Il était clair que cela n’était pas la vérité derrière leurs agissements, seulement des mots qui prononçaient pour jouer un rôle.

« Visez-vous également la vie d’Aura ? » demandai-je.

« Si c’est le cas, que feriez-vous ? » L’homme a demandé en souriant.

« Pourquoi ? » C’est agaçant, mais je m’étais retenu et j’avais continué à demander.

« Hehe... je ne peux pas vous le dire, » répondit l’homme.

« C’est juste qu’il y a beaucoup de personnes qui seraient troublées si cette princesse était encore en vie, » rajouta un deuxième bandit.

« Et tu sais, c’est une personne de haut statut, hehe, » commenta un troisième.

« Ho, idiot, tu en dis trop, » répliqua le premier qui avait parlé.

« Ne t’inquiète pas. Après tout, nous allons tous les tuer, » rajouta le deuxième.

« Eh bien, c’est vrai, » déclara un autre des bandits.

« Je le sais bien, » déclara le premier.

Les hommes avaient tous ri en même temps.

Ils continuaient à rire ensemble avec un visage cruel qui m’avait fait me demander ce qui était le plus intéressant dans la situation.

Mais en plus, rien ne pouvait être fait si on leur demandait maintenant plus d’informations.

J’avais alors posé ma main sur Éléanore et Hikari.

{Garde en un en vie !} déclara Éléanore.

« Hein !? » m’exclamai-je.

{Si la situation change, il est possible qu’il parle plus facilement.} Déclara Éléanore.

« C’est possible, » dis-je.

« Que vas-tu essayer dans ce cas ? » l’homme me demanda ça avec un visage grimaçant. « Je vais te dire ça, nous sommes... » commença-t-il.

À ce moment-là, je fis apparaître l’aura noire tout autour de moi, puis j’attaquai avec Éléanore, décapitant l’homme qui se trouvait le plus proche de moi.

Un jet de sang tel une fontaine sanglante apparut alors.

« Trop lent. Faites-le avant de dire des choses stupides, » j’avais dit ça en regardant les hommes restants.

Leurs expressions avaient changé en un instant. Elles étaient passées d’une expression décontractée à des expressions remplies d’intention meurtrière et d’animosité.

Mais il était trop tard.

Tout était trop tard.

J’en avais laissé un intact et j’avais découpé les autres.

Je lui avais fait perdre conscience, et j’avais décidé d’interroger tranquillement plus tard.

{Papa, c’est quoi ça ?} Soudain, j’entendis la voix d’Hikari dans ma tête.

« Quoi ? » demandai-je.

{Oui, là-bas. Il y a une chose noire qui vole un peu plus loin,} déclara Hikari.

Une chose noire ? pensai-je.

J’avais regardé la direction qu’Hikari venait de m’indiquer. En diagonale dans les airs, il y avait quelque chose.

Comme l’avait dit Hikari, il y avait une chose noire qui était présente là.

Après avoir concentré mon regard, ma vision multipliée par 777 me permit de voir ce que c’était même si c’était au loin.

« ... Un globe oculaire ? » murmurai-je.

La chose que je venais de voir était un globe oculaire avec des ailes telle une chauve-souris.

Le globe oculaire... il jouait dans la sombre aura que j’avais générée tout autour de moi.

« C’est quoi ce truc ? » demandai-je.

{Un Oeil Maléfique. C’est un monstre qui communique les choses qu’il voit à son propriétaire. Normalement, il ne bougerait pas s’il était sauvage. Donc s’il bouge, c’est qu’il suit les ordres de quelqu’un.}

« Un monstre ? Des ordres... ? » répétai-je.

Le globe oculaire avait volé là pendant un moment, mais finalement, il s’était envolé plus loin.

☆☆☆

Après avoir interrogé le bandit, il me déclara qu’ils visaient bien la vie d’Aura selon les ordres du roi.

Aura qui avait entendu ça se lamentait. Je lui avais également parlé de l’existence du monstre de type globe oculaire.

« Utilisez-vous quelque chose comme ça à Comotoria ? » demandai-je.

« Hmm, je ne sais rien du tout à propos de ça, » répondit Aura.

« On dirait que les circonstances se sont compliquées, » dis-je.

« Que voulez-vous dire par là ? » demanda-t-elle.

« Les monstres sont impliqués, » répondis-je. « Peut-être, les choses jusqu’à maintenant peuvent être faites à la suite des ordres du roi de Comotoria, mais ce n’était peut-être pas les véritables intentions du roi. »

« Veux-tu dire qu’il pourrait être contrôlé par quelqu’un qui tire les ficelles tout en restant dans l’ombre ? » demanda Mélissa.

« Y a-t-il la possibilité que cela soit possible ? » demandai-je.

« ... Oui, c’est possible, » Mélissa avait réfléchi pendant un moment avant de hocher la tête tout en me répondant.

Aura était surprise. Ses yeux étaient écarquillés.

Une lumière brillait dans ses yeux. C’était peut-être la lumière de l’espoir.

« ... Dans tous les cas, dépêchons-nous d’aller à Krades, » au moment où j’avais dit ça, Aura et Mélissa avaient toutes deux hoché la tête.

{Si ce n’est pas toi, il n’aurait pas été possible de remarquer ce globe oculaire,} Alors que nous nous dépêchions, Éléanore avait dit ça.

Comme il était devenu plus facile à voir parce qu’il semblait avoir joué dans l’aura sombre que je générais... dans un certain sens, cela pourrait être vrai ce qu’elle venait de me dire.

***

Chapitre 66 : La Femme de l’ombre

Le Royaume Comotoria, sa capitale, Krades.

Nous étions tous allés au palais. Mélissa était également venue avec moi.

J’avais mon apparence habituelle, avec mes deux Épées Démoniaques, Éléanore et Hikari, attachées à ma ceinture. Mélissa marchait à mes côtés dans son habit formel de l’Église de Solon. Elle portait ses habits de sainte.

Alors que nous étions guidés par une dame de la cour, nous nous dirigions vers la salle d’audience.

« On a l’impression que tout ici est quelque peu sombre, » murmurai-je.

Le décor lui-même était ce qui était attendu en tant que palais royal d’un royaume, c’était donc tout à fait splendide. La façon dont c’était construit et son ampleur, les décorations étaient également de hautes qualités, et tout ce qui était présent semblait très chère.

Mais il y avait une ambiance sombre qui nous submergeait totalement, Mélissa et moi.

« C’est très différent de la dernière fois où je suis venue ici, » déclara Mélissa, semblant confuse.

« Ce n’est pas seulement le bâtiment, mais les personnes présentes sont aussi ainsi, » dis-je, ce à quoi Mélissa hocha la tête.

Même la dame de la cour qui nous guidait, ainsi que les gardes qui se tenaient ici et là étaient ainsi.

Pour une raison inconnue, ils semblaient tous sombres.

« Soyons prudents, » dis-je.

« Tout à fait, » répondit Mélissa.

Nous avions dit cela avec une douce voix, et chacun de nous hocha la tête à l’autre.

Toujours guidés par la dame de la cour, nous étions finalement arrivés à la salle d’audience.

Après ça, nous avions attendu là un moment, et du côté du trône, un vieil homme était apparu.

Portant les vêtements du roi et une couronne, il semblait être un vieil homme ridé et usé.

{Il ressemble à un zombie.}

{Il fait peur...}

La voix de la mère et de la fille Épée Démoniaque avait pu être entendue dans ma tête quasi en même temps. Éléanore avait un ton grave, tandis qu’Hikari, tout comme elle disait, avait l’air effrayée.

Le vieil homme qui était apparu devant nous était la personne qui avait le visage le plus sombre du palais parmi tous ceux que nous avions rencontrés jusqu’à maintenant.

Il n’était pas seulement terne, mais la vie ne pouvait pas être ressentie en lui. Et tout comme une personne morte, il avait un teint semblable à du papier.

« Pardonnés par les cieux, nous sommes extrêmement ravis de vous voir, » déclara Mélissa, usant d’une formule appropriée par l’Église.

« Ohh, Ohh. Cela fait longtemps, Madame Mélissa, » répondit-il d’un ton terne.

« C’est un honneur de vous voir, Votre Majesté, » déclara Mélissa.

Le roi et Mélissa avaient tous deux parlé avec des salutations formelles.

Avec sa manière rude et habituelle de parler dans son mode religieux, Mélissa avait vraiment l’air d’être une Sainte.

D’autre part, le roi parlait avec un ton très grave, il semblait être sur le point de pouvoir mourir à tout moment.

« Eh bien ! Bien, qui est-ce là ? » demanda le roi.

« Je suis Kakeru Yuuki, » répondis-je.

« Kakeru Yuuki... eh bien, quel nom inhabituel ? » dit-il.

« Il est celui qui a été présenté par Madame Althéa, » ceci provenait d’une voix d’une femme, et elle était apparue sur le côté.

Une femme envoûtante et glamour à souhait. La femme avait le visage le plus vivant parmi les personnes que nous avions rencontrées dans le palais.

Mais, ses yeux étaient froids. Quand nos yeux s’étaient rencontrés, ses yeux étaient si froids que j’en avais presque tremblé.

« Hmm, » Mélissa avait légèrement gémi en la voyant.

« Ohh, Aerine, » déclara le roi.

« Votre Majesté, » répondit Aerine.

La femme appelée Aerine se tenait aux côtés du roi, et lui prit sa main.

Un vieil homme qui avait déjà plus de 70 ans, et une beauté à la fin de la vingtaine.

Les deux avaient l’air d’avoir ce genre de relation.

« Et alors, Aerine. Parles-tu de la Sage ? » demanda le roi.

« Oh ! Ne vous le rappelez-vous pas, Votre Majesté ? » demanda Aerine. « La lettre de Madame Althea n’est-elle pas venue il y a quelque temps ? Elle disait qu’elle voulait qu’un homme ait un titre de baron. »

« Oh, c’est vrai, cette lettre est bien venue. Je t’ai laissé t’en occuper, » dit-il.

« Tout à fait, » répondit Aerine.

« C’est donc ça, » déclara le roi avant de me regarder. « Êtes-vous le baron Yuuki ? »

« ... Tout à fait, » répondis-je en hochant la tête. J’étais un peu confus vis-à-vis du roi qui donnait l’impression qu’il venait d’entendre tout ça pour la première fois.

« Si Madame la Sage le dit, il devrait être qualifié, » déclara-t-il. « Continuez à travailler durement pour notre royaume. »

« ... Certainement, » répondis-je.

« Votre Majesté. Selon les rumeurs, le baron Yuuki est un incomparable guerrier, » déclara Aerine.

« Ohh, vraiment !? » demanda le roi.

« D’un autre côté, il y en a qui disent que ce ne sont que des rumeurs, » continua Aerine.

« Oh. Lequel est la vérité ? » demanda le roi.

« Puisqu’il est venu jusqu’ici, pourquoi ne pas le tester ? Plutôt que de prendre en compte des rumeurs, il vaudrait mieux le voir de nos propres yeux, » déclara Aerine.

« Comment allons-nous le tester ? » demanda le roi.

« Y a-t-il quelqu’un d’approprié pour ça ? Faites venir Grodo ici, » déclara Aerine.

Aerine parla ensuite aux gardes, et leur donna des ordres.

Après un moment, un homme était arrivé dans la pièce.

« Qu’est-ce... que c’est que ça ? » demanda Mélissa qui avait eu le souffle coupé. Elle ne pouvait pas être blâmée.

L’homme qui était arrivé n’était évidemment pas humain.

Ayant une hauteur de plus de deux mètres, il portait des vêtements en loques et des chaînes.

Il laissait échapper un souffle menaçant depuis sa bouche... et surtout, il n’avait pas d’yeux.

À la place de le voir comme un humain, il était plus approprié de le décrire comme un monstre qui voulait ressembler à un humain.

« Qu’est-ce ? » demanda le roi.

« Un prisonnier à mort, » répondit Aerine. « Il s’agit d’un prisonnier maléfique qui a tué plus de cent personnes à mains nues. Il est vrai qu’il est mauvais, mais sa force est également une réalité, et surtout, c’est un homme qui peut mourir sans problème. Il est le mieux afin de tester la force du Baron. »

« Ohh, je vois, » le roi semblait maintenant en être convaincu.

Non, attends une minute, ne te laisse pas convaincre, tes yeux ne voient vraiment rien, pensai-je.

« Baron Yuuki, êtes-vous d’accord avec ça ? » demanda Aerine tout en me regardant.

J’avais parfaitement compris ce qu’elle voulait. Elle voulait utiliser cette personne pour tenter de me tuer. En cet instant, j’étais sûr de moi.

Et j’étais également convaincu que le globe oculaire était quelque chose lié à Aerine.

« ... Oui, ce n’est pas un problème, » dis-je.

Il s’agissait d’un combat qui ne pouvait pas être évité.

« Kakeru, êtes-vous vraiment d’accord avec ça ? » demanda Mélissa.

Je lui avais souri en retour.

« Tout est parfait alors. Que quelqu’un donne une arme à Grodo, » après qu’Aerine donna cet ordre, une arme fut apportée à Grodo.

Il s’agissait d’une arme dans le genre d’une hallebarde ou d’une bardiche extrêmement longue.

L’arme était si lourde et large qu’il fallut pas moins de cinq gardes pour la transporter.

Puis, après avoir fini de transporter l’arme, l’un d’eux se plaça devant Grodo et il enleva les chaînes qui le retenaient.

« Toi, prends donc cette arme, » ordonna Aerine.

Où est-ce que le prisonnier à mort compte aller ? pensai-je.

Grodo prit l’arme et il la leva d’une seule main.

« Ohh, comme il est fort ! » s’exclama le Roi.

« Kakeru... ! » alors que le roi était vraiment très impressionné, Mélissa était inquiète et elle m’appela par mon prénom.

Après avoir fait face à Aerine, je lui demandai. « Cette chose, c’est un meurtrier et un prisonnier à mort, n’est-ce pas ? »

« Oui, vous avez raison, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

Alors, il n’y a aucun problème, pensai-je.

Je dégainai alors ma longue Épée Démoniaque et je fis face à Grodo.

L’homme qui ne ressemblait qu’à un monstre me regardait avec une hostilité clairement visible.

Je ne déteste pas ça, pensai-je.

À l’intérieur du palais qui était sombre y compris le roi, ce truc qui dégageait de la « chaleur » était quelque chose que je ne détestais pas.

Je ne le ferais pas, mais...

« Si vous tenez une rancune, alors tenez-la envers votre maître, » dis-je avant de dégainer ma deuxième Épée Démoniaque et de me mettre en position.

« Guoooooooo !! » Grodo cria tout en fonçant vers moi et en balançant dans ma direction son énorme arme.

Je l’avais arrêtée avec Hikari, et l’avais cassée avec Éléanore.

Puis, avec les deux Épées Démoniaques, Grodo avait été tranché par une attaque en forme de croix.

« Ohh ! » s’exclama le roi.

« Kakeru ! » s’exclama Mélissa.

Le roi était tout simplement impressionné, tandis que Mélissa était soulagée.

« ... » Et pour finir, serrant les dents, Aerine avait fait un visage montrant qu’elle était frustrée à mort.

Il semblerait donc que le cerveau derrière tout ça était bien cette femme.

Donc, dans ce cas, j’ai besoin de me débarrasser de cette femme, pensai-je.

***

Chapitre 67 : La Magie de la Fille

Après que l’audience fut terminée, et nous nous étions téléportés à quelques kilomètres de la capitale royale.

Là-bas, nous avions posé avant ça la Maisonnette Magique.

La porte s’était alors ouverte. Aura et Chibi Dragon étaient sortis de là.

Pendant que nous avions rencontré le roi, elles étaient restées en sécurité là.

« Myu〜 » le petit dragon se mit à gémir.

« Je suis de retour, O-chan, » Hikari qui était redevenue sous forme humaine attrapa le Chibi Dragon.

Aura se tourna vers moi avant de me parler. « Comment était-ce ? »

« ... La femme du nom d’Aerine est celle qui est derrière tout ça, » répondis-je.

« Je le pense également, » Mélissa qui était toujours avec son apparence de sainte était d’accord avec moi.

« La reine..., » Aura baissa la tête et se mordit les lèvres. Elle affichait un visage qui indiquait qu’elle était très frustrée, mais pas du tout surprise.

« Le saviez-vous ? » demandai-je.

« C’est à partir du moment où la reine est apparue que mes sœurs aînées ont commencé à mourir, » déclara Aura.

« Il n’y a donc aucun doute à avoir quand à ça ? » dis-je.

« Kakeru, cette femme est peut-être un démon, » déclara Mélissa.

En entendant ces paroles, je hochai la tête puis je parlai. « Je le pense également. Car après tout, elle est capable de contrôler des monstres. Et disons-le franchement, Gordo qu’elle a fait venir afin de me tuer était selon moi bel et bien un monstre. De plus, comme tu le dis, il y a une forte probabilité que cette femme soit elle-même un démon. »

« Oui, et aussi, ces yeux, » déclara Mélissa.

« Oui, ce ne sont sûrement pas les yeux d’un être humain, » répondis-je.

« Ne devrions-nous pas simplement exposer tout cela au regard des autres ? » demanda Mélissa.

« Comment ? » demandai-je. « D’après ce que j’ai vu, le roi est totalement contrôlé par elle. Il ne fait aucun doute quant à ce qui se passera si l’on arrive là-bas et qu’on dit “Cette femme est un monstre”. »

« Je vais... non, même si c’est moi qui le fais, ça pourrait se révéler inutile, » déclara Mélissa avec beaucoup de regrets dans la voix.

Le Roi était un croyant et elle était une Sainte. Elle avait probablement pensé un instant que cela pourrait fonctionner dans un tel cas.

« Il y a une magie appelée “Révélation”. Donc je pense que nous devrions tout simplement l’utiliser, » déclara Aura.

« “Révélation” ? » demandai-je.

« C’est vrai qu’il existe une telle magie. Mademoiselle Aura, pouvez-vous utiliser ce genre de sort ? » demanda Mélissa.

« Oui, » répondit Aura.

« Dans ce cas, nous avons une chance, » déclara Mélissa en étant convaincue de ça.

Comme je ne comprenais pas la situation, j’avais alors demandé aux deux filles. « Hé ! Quel genre de magie est le sort de “Révélation” ? »

« Hmm... Hikari-chan, pourriez-vous vous changer en Épée Démoniaque ? » Mélissa avait réfléchi pendant quelques secondes, puis elle avait demandé ça à Hikari.

« D’accord, grande sœur ! » répondit Hikari.

Et ainsi, Hikari redevint une Épée Démoniaque.

Elle avait été ainsi plantée dans le sol sous sa forme d’Épée Démoniaque et était à côté du Chibi Dragon.

« Mademoiselle Aura, » demanda Mélissa.

« Oui, » répondit Aura.

Aura s’approcha d’Hikari. Elle avait ensuite fait apparaître une lumière produite par son pouvoir magique qui recouvrit tout son corps puis elle lança son sort.

La lumière magique enveloppa la silhouette d’Hikari. Et ainsi, Hikari reprit forme humaine.

Et la Chibi Dragon qui était aussi à côté d’elle fut elle aussi enveloppée par la magie, et elle se transforma en un dragon géant.

Il s’agissait de l’apparence du dragon que j’avais précédemment combattu, mais elle ne libérait pas une lumière rouge.

« Q-Qu’est-ce que c’est ? » Aura, qui ne savait rien à propos du Chibi Dragon, Olivia... avait été surprise.

De l’autre côté, Mélissa qui n’était pas surprise m’avait déclaré. « C’est ce genre de magie. »

« Je vois, » dis-je.

Si c’est comme ça, ça pourrait bien fonctionner, pensai-je.

☆☆☆

La nuit, dans la salle d’audience.

Tout en prenant Aura avec moi, nous nous étions téléportés ici.

« Cette place ? Que s’est-il passé ? » demanda Aura.

« Il s’agit d’une magie qui me permet d’entrer dans un endroit où je suis déjà allé, » dis-je.

« Une telle magie existe-t-elle vraiment !? » s’exclama Aura. Elle était très surprise.

« Mais, je ne peux pas aller aux endroits où je n’étais pas venu avant. Donc, à partir de maintenant, guidez-moi là où se trouve Aerine, » lui demandai-je.

« D’accord. Allons-y, » Aura avait compris la situation, et elle avait hoché la tête.

Nous avions ainsi quitté la salle d’audience. Nous avions prudemment marché à travers les couloirs vides.

Des pas pouvaient être entendus. Quelqu’un approchait de nous.

« Quelqu’un arrive. Que devrions-nous faire ? » demanda Aura alors qu’elle commença à paniquer.

Je m’étais alors téléporté avec elle. Nous nous étions retrouvés devant la Maisonnette Magique en dehors de la capitale.

« Cet endroit, c’est celui d’avant... ? Que s’est-il passé ? » demanda Aura.

« Nous allons tout simplement attendre un peu ici, » dis-je.

Après que j’eus dit ça, nous avions attendu trois minutes.

Puis, toujours avec Aura, je m’étais téléporté dans le couloir que nous avions quitté précédemment.

Je pouvais maintenant entendre les bruits de pas qui se trouvaient derrière nous.

« Allons-y ! » dis-je à Aura avec une voix douce.

Tout en ayant Aura comme guide, nous avions voyagé à travers le palais.

Quand nous étions sur le point de nous faire voir, nous nous déplacions vers la Maisonnette Magique, puis nous attendions un moment avant de revenir.

Si vous évitez les rencontres en utilisant la sauvegarde et le chargement trouvable dans un jeu, cela aurait été la même chose.

Et ainsi, nous avions atteint la salle ciblée sans rencontrer personne.

Il s’agissait d’une pièce avec la plus belle porte vue jusqu’à maintenant.

« Quel est cet endroit ? » demandai-je à Aura avec une voix douce.

« La chambre de mon père. Car la reine se trouvera soit ici soit dans sa propre chambre, » répondit Aura.

« Je vois, » dis-je en hochant la tête. Puis je poussai la porte.

Je l’avais poussé avec précaution, ne la laissant pas faire le moindre son.

Quand l’espace pour une personne fut fait, je m’étais glissé à l’intérieur. Et Aura me suivit également.

Soudainement, une odeur avait été captée par mon nez.

Il s’agissait d’une odeur que je connaissais bien. C’était l’odeur des personnes qui avaient eu un rapport sexuel. Cette odeur emplissait entièrement la chambre du roi.

« Votre Majesté, » j’avais entendu une voix. Il s’agissait d’une voix féminine que j’avais déjà entendue auparavant.

J’avais alors retenu mon souffle et j’avais fait un geste à Aura pour qu’elle reste silencieuse.

« Qu’est-ce qu’il y a, Aerine ? » demanda le roi.

« Le Baron Yuuki est très dangereux, » répondit Aerine.

« Pourquoi ? N’est-ce pas un splendide jeune homme très courageux ? » demanda le roi.

« Ne l’avez-vous pas remarqué, Votre Majesté ? Cet homme est le porteur de l’Épée Démoniaque Éléanore, » répondit Aerine.

« Quoi !? » s’écria le roi.

*Ba*. Le son d’un homme qui se levait soudainement put être entendu.

« Cette légendaire Épée Démoniaque ! » s’exclama le roi.

« Tout à fait, » répondit Aerine. « Je pensais qu’il n’y avait aucune chance pour qu’un homme puisse tenir une telle arme tout en restant normal, alors j’ai enquêté sur lui. Et ainsi, j’avais découvert un problème très sérieux. »

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda le roi.

« Cet homme est une connaissance de mademoiselle Aura, » annonça Aerine.

« ... »

Je sentais la présence de quelqu’un qui retenait son souffle. J’avais fait un geste encore une fois pour faire taire Aura.

« Quoi !? » s’écria le roi.

« On dirait que Mademoiselle Aura envisage d’utiliser le pouvoir de l’Épée Démoniaque pour usurper le Royaume de Comotoria, » déclara Aerine. « Votre Majesté devrait également le savoir. Éléanore a pris le contrôle de nombreux royaumes au travers de l’histoire, et elle a conduit aussi bon nombre de royaumes dans le chaos, pour les envoyé dans les méandres de l’oubli après les avoir détruits. »

« Hmm, c’est sans doute l’épée d’un démon qui appelle à la destruction, » le roi avait dit ça avec un ton fort.

Je m’étais mis à penser. Ton infamie est plutôt incroyable.

{Es-tu maintenant impressionné par moi ?} demanda Éléanore.

Ne sois pas fière, je ne te loue pas du tout là, pensai-je.

« Cependant, Aura... pourquoi as-tu mis la main sur quelque chose comme l’Épée Démoniaque ? » déclara le Roi pour lui-même.

« À part pour usurper le trône du prince, je ne pense pas qu’il y a d’autres raisons, » déclara Aerine.

Quelle accusation !! pensai-je. C’est juste une accusation, mais le roi l’a totalement tenu pour acquis.

« Aura, comment oses-tu !? » s’écria le roi pour lui-même.

« Votre Majesté, il ne reste plus de temps, » déclara Aerine. « Nous devrions penser à exécuter Mademoiselle Aura... non, nous devrions tout de suite exécuter Aura. »

Je sentais la présence d’Aura qui tremblait juste à côté de moi. Quand je l’avais regardée, je vis qu’elle tremblait avec un visage qui était devenu bleu.

Elle devait encore penser que même si sa vie était ciblée, c’était une sorte d’erreur.

De plus, l’endroit d’où cet ordre avait été transmis se trouvait juste en face d’elle. Elle ne pouvait pas faire porter le blâme sur une autre personne.

« Attendez ! » Je ne pouvais plus regarder ça plus longtemps et j’avais donc déclaré ça à haute voix avant de faire quelques pas en avant.

« Vous êtes... le Baron Yuuki, » après avoir été abasourdie un instant, Aerine avait crié. « Vous, l’insolent, où pensez-vous que vous êtes !? »

« C’est vrai que c’est un endroit où un monstre devrait être présent, » dis-je avec du sarcasme dans la voix. Face à ça, le visage d’Aerine changea.

{Il ne fait plus aucun doute maintenant.} Déclara Éléanore. J’avais pensé la même chose.

« Je ne sais pas de quoi vous parlez, cependant, il s’agit d’un crime de lèse-majesté de se faufiler dans la chambre de Sa Majesté le Roi. Vous méritez donc la peine de mort, » cria Aerine.

« Vraiment !? » dis-je sans montrer le moindre signe de peur ou même que cela m’importait ce qu’elle disait. Rien ne se passerait avec seulement des mots. Nous ne ferions que passer par des phrases sans signification.

Nous devions d’abord exposer sa vraie forme avec la magie.

Je m’étais retourné et j’avais dit à Aura. « Utilisez la magie. »

« ... »

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.

Aura était pétrifiée et elle ne pouvait pas bouger.

« Oh ! » murmurai-je.

{Tout cela est peut-être trop choquant pour elle. Elle ne peut pas vraiment être blâmée pour ça.} Déclara Éléanore.

On ne pouvait pas la blâmer, mais c’était gênant que cela arrive maintenant.

« À la garde ! Y a-t-il quelqu’un !? » cria Aerine.

Des gardes entrèrent en masse dans la pièce.

« Capturez ce ruffian ! » cria Aerine.

« « À vos ordres ! » » Les gardes répondirent tous en même temps puis ils se tournèrent tous vers moi.

Que dois-je faire, qu’ai-je besoin de faire maintenant ? pensai-je.

On ne pouvait pas y faire grand-chose, alors nous allions pour le moment reculer.

Partons, et nous reviendrons plus tard, pensai-je.

Alors que j’étais sur le point de me téléporter en prenant Aura avec moi pour nous enfuir...

{Attends, Papa !} déclara Hikari tout en reprenant sa forme humaine.

Le fait qu’elle devienne ainsi avec son apparence jeune fille ne convenait pas vraiment avec cette scène.

« Hikari ? » demandai-je.

« Laisse-moi me charger de ça, » annonça-t-elle.

« “Laisse-moi me charger de ça”, tu veux dire quoi par là ? » demandai-je.

Hikari fit un pas en avant, tendit la main et utilisa la magie. « Révélation. » Elle incanta le sort en une fraction de seconde.

La lumière magique enveloppa le corps d’Aerine.

{Je comprends... elle a donc hérité de ta capacité en magie. De plus, comme cette magie a été lancée sur elle...} déclara Éléanore ce qui me fit retrouver mes sens.

Dans ce monde, ceux qui avaient les qualifications pour ça pouvaient apprendre la magie qui leur était lancée dessus.

Hikari qui avait acquis une partie de ma « multiplication des capacités par 777 », avait naturellement acquis le sort de « Révélation » qu’on lui avait lancé dessus.

Hikari qui avait donc utilisé ce sortilège, et c’était Aerine qui l’avait reçu.

Aerine se transforma pour prendre son apparence de monstre. Elle était devenue un monstre énorme ressemblant à un lézard.

« Papa, désolée pour l’attente ! » après avoir dit ça, Hikari se retransforma en Épée Démoniaque.

Aerine avait été surprise d’être contrainte de revenir à son apparence de monstre. Il en était de même du roi et des gardes qui étaient présents.

J’avais préparé mes deux Épées Démoniaques, puis j’avais revêtu la sombre aura avant d’avancer vers Aerine.

Il était temps pour la punition.

***

Chapitre 68 : Le mal ne fleurit pas

« Funnuuuuuuu !! »

Le lézard rugit et frappa avec sa queue. Il s’agissait d’un rugissement qui était inimaginable quand on pensait à la beauté envoûtante qu’elle était il y a un instant.

J’avais esquivé l’attaque en allant sur le côté. La queue frappa le sol là où je me tenais avant ça.

Le sol se brisa, et même le bâtiment trembla sous cet assaut.

Avec cette force, les individus normaux ne seraient pas épargnés par une telle frappe.

« Là, là, là ! » cria-t-elle alors qu’elle effectuait des attaques consécutives avec sa queue.

J’avais alors essayé de la bloquer.

J’avais reçu l’attaque de queue qui avait été lancée depuis en haut en croisant les deux Épées Démoniaques en haut de moi.

J’avais l’impression que c’était très puissant.

*Crack*, le sol sous moi commença à se fissurer.

« Assez fort. C’était vraiment ce que je m’attendais de votre part, hehe, » dis-je.

« Kukuku, tu ne peux rien faire même si tu le sais, » déclara le monstre.

« J’ai seulement besoin de l’esquiver. Ça ne me fera rien si elle ne me touche pas, » dis-je.

Alors que je disais ça, j’avais à nouveau esquivé sa queue. L’attaque mortelle utilisant sa queue frappa continuellement le sol.

« Pff, comme tu es agile ! Alors, qu’en est-il de ça ? » demanda Aerine, puis elle avait arraché ses propres écailles et les avait éparpillées autour d’elle.

Les écailles se transformèrent en plein air en quelque chose qui avait l’apparence d’Aerine en version miniature.

Il y avait donc une meute de petits lézards.

Ils avaient alors attrapé mes pieds, et m’avaient littéralement bloqué sur place.

« Tes pieds sont bloqués, alors maintenant prépare-toi à mourir, » cria Aerine.

« Attention ! » j’avais entendu Aura qui criait ça depuis derrière moi.

{Ce n’est pas aussi dangereux qu’elle le dit} déclara Éléanore.

{Tout à fait, elle est après tout face à mon papa !} répliqua Hikari.

J’avais ainsi entendu dans ma tête les paroles de la mère et de la fille. Comme elles l’avaient dit, il n’y avait rien de dangereux là, et il n’y avait aucune chance que je perde.

La queue qui avait été envoyée sur moi... Je l’avais cette fois-ci bloquée en utilisant Hikari.

Je l’avais arrêtée en utilisant l’Épée Démoniaque la plus courte.

« Quoi !? » s’écria Aerine, surprise.

« Haaa !! » J’avais crié alors que j’effectuais une attaque avec Éléanore.

« Guaaaaa!! » Des hurlements retentirent. Ce fut un cri qui secoua même le bâtiment.

La queue d’Aerine avait été coupée en plein milieu.

Depuis la queue qui se tortillait après avoir été coupée, une sombre aura sortait de la blessure.

Aerine prit entre ses mains sa queue alors qu’elle souffrait.

« R-Ridicule. Pour qu’une lame puisse trancher ma peau si dure, » déclara-t-elle.

« Ahh, votre dureté est-elle quelque chose dont vous êtes fier ? J’ai alors fait une mauvaise chose, » dis-je en me moquant d’elle. Après ça, je chargeai à nouveau et je frappai cette fois-ci avec Hikari.

La queue qui avait déjà été coupée fut encore plus réduite après avoir subi une nouvelle attaque. Un bout de queue qui ressemblait à un jambon tranché vola dans l’air avant de tomber sur le sol.

« Guo, uoooooo... » L’ampleur du cri avait changé.

La part représentant la douleur avait augmenté dedans, et cela n’arrivait même plus à ébranler le bâtiment.

J’avais alors planté Éléanore dans le morceau de queue qui était au sol, puis je l’avais jetée en l’air, et je l’avais coupée en morceaux.

Les morceaux de viande s’étaient dispersés dans les environs.

« Fils de pute !! » Une voix emplie de haine retentit à côté de moi.

Avec des yeux remplis de sang dû à sa haine, Aerine me fusilla du regard.

« C’est tout ce que vous avez sous le coude ? » demandai-je.

« Ku! » Aerine sauta alors en arrière.

Les mini lézards qu’elle avait invoqués avec ses écailles s’étaient placés entre nous. Ils protégeaient Aerine.

Je les avais alors découpés. Une attaque, un mort. Je les avais aussi tous coupés, puis je m’étais dirigé vers Aerine.

Je l’avais pourchassée alors qu’Aerine avait perdu toute la force qu’elle avait eue au départ.

La haine était seulement présente en ce moment. Elle me regardait avec des yeux remplis de haine pure à cent pour cent.

{Arrête de jouer, dépêche-toi de lui retirer son dernier souffle.} Éléanore m’avait alors grondé.

Elle était sûrement agacée que je la punisse ainsi, alors je devrais probablement tuer Aerine dès maintenant.

Après avoir décidé ça, j’avais mis Éléanore en position.

« Ku, kukukukuku » Aerine avait soudainement commencé à rire.

C’était vraiment trop soudain. Une expression pleine de confiance était apparue sur son visage.

« Qu’est-ce qui vous fait rire ? » demandai-je.

« Kukuku » Aerine n’avait pas répondu, puis elle avait claqué des doigts.

Un monstre de type globe oculaire qui avait des ailes de chauve-souris était apparu.

Comme s’il s’agissait d’un projecteur, les yeux du monstre avaient libéré de la lumière, et cela avait alors montré une vidéo.

Ce qui était montré était une chambre se trouvant quelque part, et une femme d’âge mûr dormait sur le dessus d’un splendide lit.

Autour d’elle se trouvait un grand nombre de mini lézards.

Des sons pouvaient également être entendus, et les mini lézards produisaient des sons vraiment horribles.

« Qui est-ce ? » demandai-je.

« Maman ! » j’entendis alors Aura qui criait.

« Est-ce que cette personne est votre mère ? » demandai-je à Aura.

« Oui. Qu’allez-vous faire à ma mère ? » demanda Aura.

« Cela dépendra de votre attitude ! » déclara Aerine

« Une otage, Hmm, » dis-je.

« Je savais qu’Aura avait un lien avec vous. Alors j’ai préparé ça dès cet instant, » déclara Aerine.

« ... Comme c’est méprisable, » murmurai-je alors que j’hésitais sur ce qu’il fallait faire.

Il serait facile pour moi de la tuer à cet instant.

Pour moi qui avais combattu le Dragon Rouge Olivia, la force de cette chose était plus proche de celle d’un insecte.

Elle était seulement à un centième de la puissance d’Olivia.

C’était pourquoi il était facile pour moi de la tuer, mais si je faisais ça, il était facile d’imaginer ce qui arriverait à la mère d’Aura. Elle allait à coup sûr être tuée.

{Qu’est-ce que tu vas faire ?}

{Papa...}

Je me demandais bien ce que je devais faire. À l’endroit où la mère d’Aura se trouvait maintenant, je ne pouvais pas me téléporter là-bas puisque je n’y étais jamais allée.

Un otage... c’est agaçant, mais c’est efficace, pensai-je. Je ne peux pas faire grand-chose face à ça.

Mais, alors que je pensais à ça.

« Kakeru !! » J’avais entendu une voix en provenance du globe oculaire.

Il s’agissait d’une voix que je connaissais bien, la voix de l’une de mes femmes.

Peu après ça, Mélissa était apparue aux côtés de la mère d’Aura.

« Mélissa !? Pourquoi es-tu là ? » demandai-je, mais une réponse différente put être entendue.

« Si tu peux m’entendre, alors ne t’inquiète pas ! Car après tout, je suis là ! »

Il semblerait que ce ne soit pas un appel vidéo, mais seulement envoyé dans un sens.

Mais, j’avais compris la situation. Et, il n’y avait plus de soucis à me faire.

J’avais préparé mes Épées Démoniaques puis j’avais revêtu mon habituelle aura sombre, et j’avais avancé vers Aerine.

« Qu’est ce que tu vas faire ? » Aura avait l’air surprise. « Salaud, ne t’inquiètes-tu pas de l’otage ? »

« Faites ce que vous voulez ! » J’avais rapidement répondu. Et aussi bien Aura qu’Aerine furent surprises.

« Ce n’est qu’un bluff, hehe... alors, regarde ça et regrette pour tes actes, » déclara Aerine.

Aerine fit claquer ses doigts.

À travers l’écran, les lézards avaient attaqué la mère d’Aura.

« Maman ! » Aura avait alors poussé un cri.

Mais pour ma part, je n’avais pas bougé d’un iota.

Du sang éclaboussa la mère d’Aura... mais tout cela provenait du corps de Mélissa qui était à côté d’elle.

L’Immortelle Sainte Mélissa, ses pouvoirs lui permettaient de recevoir des dommages à la place d’un autre ainsi que son immortalité qui l’empêchait de mourir et cela, peu importe ce qu’elle subissait.

Tant qu’elle était là, la mère d’Aura ne pourrait jamais mourir. Elle ne serait même pas blessée.

Le sang jaillit du corps de Mélissa. Son apparence était adaptée à son surnom de sainte, elle avait un air empli de dignité.

{Plus tard, tu devras le lui faire.} Déclara Éléanore.

Bien sûr, je prévois de le lui faire après ça, pensai-je.

« Q-Qu’est-ce que cela signifie ? » cria Aerine, paniquée.

J’avais alors fait un pas en avant, Aerine avait totalement flanché.

« Eh bien, est-ce votre dernière carte ? » demandai-je.

« Ku...! » cria Aerine.

« Vous reste-t-il quelque chose d’autre ? » demandai-je alors que je la regardai droit dans les yeux.

« U-Uwaaaaa !! » Aerine se tourna et commença à courir.

En cours de route, elle avait lancé au loin le roi qui ne pouvait pas comprendre la situation, et avait couru de toutes ses forces.

Bien sûr, je ne la laisserai pas partir si facilement. Je m’étais téléporté dans la même pièce, mais juste en face d’elle.

« Quoi !? » s’écria-t-elle.

« Mourrez tout simplement ! » criai-je.

« Merde !! » alors qu’elle était désespérée, Aerine m’attaqua.

J’avais alors frappé en utilisant Éléanore et ainsi, j’avais décapité Aerine.

Aerine s’était effondrée sur le sol alors que son corps avait eu quelques mouvements sporadiques.

Et à travers la vidéo, je vis que les lézards redevenaient tous des écailles.

Mélissa était très digne même si elle était trempée par du sang. La mère d’Aura était totalement indemne.

De ce côté-ci, le cadavre d’Aerine s’était effondré, Aura était maintenant soulagée, et le roi avait commencé à trembler.

Pour l’instant, tout est tranquille, pensais-je.

***

Chapitre 69 : La Conquête de la Princesse et des Ténèbres en même temps

« Je pense à abandonner le trône... »

Le lendemain matin, dans la salle d’audience.

Aura et moi étions debout en bas des marches, et le roi était assis sur son trône.

Le roi semblait vraiment être épuisé. Il était déjà à la base un vieil homme, mais il semblerait maintenant qu’il soit devenu après ça beaucoup plus vieux. Il semblait tellement affaibli qu’il pourrait mourir à tout moment.

« Papa... »

« J’ai été aveugle. J’ai osé prendre ce monstre en tant que reine, et j’ai été contrôlé par ce monstre, » le roi avait recouvert son visage avec ses mains.

« Astrea, Clora, Shima, Daphne, Eunice, Lena, Leda ..., » il avait prononcé les prénoms de toutes ses filles.

« Ohhhhhhh... pardonne-moi, pardonne-moi... » Il s’était mis à pleurer en se couvrant le visage, repensant à ses filles qui n’existaient plus.

« Papa... » Aura qui était à mes côtés s’était également mise à pleurer.

Honnêtement, j’étais troublé par ça. Je ne savais pas quel visage faire en ce moment. Je ne pouvais pas en rire ou en sourire. Je ne pouvais que rester silencieux.

Je restai silencieux et regardai les personnes présentes en attendant qu’elles se calment.

Aura revint après ça à ses sens.

« Papa, ce royaume a encore besoin de toi. S’il te plaît, continue à régner. S’il te plaît, continue à nous conduire et à diriger le peuple, » plaida Aura.

« Le péché d’avoir fait venir ce monstre en ce lieu... est trop lourd, » déclara le roi. « Cela ne peut être pardonné autrement qu’en abandonnant le trône. »

« Papa, » cria Aura.

« Et maintenant, le prochain roi... est... euh..., » bégaya le Roi. Il jeta un coup d’œil vers Aura. Il semblait hésiter sur quelque chose.

Il avait clairement dit qu’il abandonnait son trône, alors sur quoi hésitait-il après tout ce temps ?

{Il ne peut probablement pas dire que son fils serait le prochain roi !} déclara Éléanore.

Je vois, c’était donc pour ça.

La raison pour laquelle il avait tué ses filles tout en étant contrôlé par Aerine était de faire de son fils le roi. Alors, après avoir retrouvé ses sens, il était probablement difficile pour lui de dire que son fils serait le prochain roi.

{Cette obsession et son cœur faible étaient probablement la raison pour laquelle il était contrôlé}

C’était probablement vrai. Je le pensais également.

Le roi continua à bégayer. Un peu après Éléanore, Aura le remarqua également.

Aura s’agenouilla et déclara tout en s’inclinant la tête. « Le prince héritier devrait être le prochain roi. Aura Torideca Comotoria, aussi faible que je suis, je suis prête à soutenir le nouveau roi en tant que vassale. » Avec un ton formel, elle avait dit ce que le roi voulait.

Le roi avait clairement été soulagé, et son expression s’était éclaircie.

{C’est pourquoi il a été si facilement trompé.} Éléanore n’avait aucune pitié pour lui.

Mais moi aussi, j’étais d’accord avec elle.

☆☆☆

J’avais été invité dans la maison d’Aura.

Il s’agissait d’un magnifique manoir qui se trouvait dans l’endroit le plus animé de la capitale royale, Krades. C’est plusieurs fois plus luxueux que mon manoir.

Comme attendu d’une princesse, pensais-je.

Après avoir été accueilli par de nombreux majordomes et servantes, j’avais été conduit jusqu’au salon.

Après avoir attendu un moment, Aura était apparue.

L’apparence qu’elle avait en ce moment alors qu’elle était vêtue d’une robe de princesse était la plus belle que j’avais vue d’elle jusqu’à maintenant.

Aura, le dos droit, marcha gracieusement jusqu’à moi.

Elle se tenait devant moi, me regardant tout ce temps, puis elle inclina la tête.

« Merci beaucoup. Tout cela est grâce à vous, » déclara-t-elle.

« Tout à fait, soyez reconnaissant envers moi, » dis-je.

« Oui, merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, » Aura baissa la tête une fois de plus, et me dit. « J’ai parlé avec mon père. Vous êtes désormais un vicomte... un rang au-dessus du baron. »

« Je vois, » dis-je.

« De plus, par rapport à la terre qui vous avait été accordée auparavant, il dit que vous recevrez encore plus de terres que cela, » dit-elle.

« Des terres ? Ah, il y avait quelque chose comme ça, » m’exclamai-je.

Je m’étais alors souvenu du messager de Comotoria qui était venu dans mon manoir.

Si j’avais raison, à ce moment-là, cet homme m’avait dit qu’il me donnerait un terrain en plus du titre de baron. Je n’avais pas d’intérêt avec ça, donc je l’avais oublié jusqu’à maintenant.

« Est-ce vaste ? » demandai-je.

« Oui. Il semble que votre rang de noblesse ne pouvait pas être immédiatement élevé plus haut, et donc vos terres ont été augmentées en conséquence, » dit-elle.

« Pff. Tout ça, c’est gênant, alors je vous laisse gérer ça, » dis-je.

« Hein !? » s’exclama Aura.

« Je ne m’intéresse pas aux terres ou territoires. Et franchement, il en est de même pour les titres de noblesse, » dis-je.

« I-Impossible..., » déclara Aura. L’expression d’Aura sembla se briser.

Elle avait le visage raffiné d’une princesse quand elle était entrée dans la pièce, mais maintenant, elle pleurait presque.

« Je ne peux pas montrer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait. Y a-t-il quelque chose... y a-t-il autre chose que vous voulez ? » Avec un visage qui était sur le point de pleurer, elle m’avait supplié.

« Vous ! » j’avais immédiatement répondu ça.

Dès le début, je prévoyais seulement de demander ça.

Aura était abasourdie par ma réponse. « Moi... !? »

« Oui, vous, » dis-je.

« Moi... mais dites-vous que vous me voulez, moi... ah !! » Elle avait été un peu lente à comprendre ce que je sous-entendais, mais Aura l’avait finalement réalisée.

Et en vue de la façon dont son visage rougissait, il ne faisait aucun doute qu’elle avait très bien compris ce dont je parlais.

« C’est bien ça. Alors, laissez-moi vous enlacer, » dis-je.

« Ne plaisantez pas avec moi, plutôt que de prendre le titre de vicomte et plutôt qu’accepter les terres..., » commença Aura.

« Je ne plaisante nullement. Vous êtes une gentille fille. Et une fille telle que vous est une récompense appropriée pour moi, » répondis-je.

« ... dites-vous cela sérieusement ? » demanda-t-elle.

« Je suis sérieux, » j’avais à nouveau immédiatement répondu.

Le visage rouge d’Aura avait encore plus rougi.

Elle avait rougi et était devenue par la même occasion agitée.

C’était un peu vexant. Ce n’était pas comme si elle n’aimait pas l’idée, alors j’avais porté Aura comme si vous portiez une princesse.

« Où est la pièce qui a un lit ? » demandai-je.

« Eh, euh !? » s’exclama-t-elle.

« Où est-ce ? » demandai-je.

« Euh ! Il faut aller à gauche, » répondit-elle finalement.

« Allons-y ! » dis-je.

Tout en tenant Aura dans mes bras, j’avais marché avec force.

Au moment où nous étions sortis, nous avions rencontré des serviteurs dans le couloir.

Les majordomes et les servantes m’avaient regardé avec un visage surpris.

Aura avait couvert son visage avec ses mains. On dirait qu’elle était trop embarrassée qu’elle eût voulu mourir.

« Hmm..., » commença-t-elle.

« Quoi ? Même si vous dites maintenant que vous ne le faites pas..., » commençai-je.

« Depuis que vous m’avez sauvé, je me suis rendu compte que je vous aimais, » Aura avait dit cela avec une voix aussi faible que le vol d’un moustique. La façon dont elle avait dit ça tout en couvrant son visage était si dangereusement mignonne.

J’avais emmené Aura dans la pièce où il y avait un lit et je l’avais « prise » en tant que récompense.

☆☆☆

Dans l’obscurité, de petits monstres de lézards se tortillaient. Les lézards s’étaient rassemblés à un moment donné en ce lieu.

Avec cette brume sombre comme point central, cela donnait l’impression qu’un trou noir était présent.

Les lézards étaient venus là et avaient sauté dedans, les uns après les autres.

Après cela, le trou noir s’était graduellement agrandi, il était devenu plus gros chaque fois que des petits lézards avaient sauté dedans.

Cela s’était ainsi répété pendant toute la journée.

La brume noire s’était finalement matérialisée et elle s’était brisée comme si elle avait été un œuf.

« Kuhoaa! »

Un lézard était sorti depuis cet endroit-là.

La chose qui était sortie de l’œuf cassé était Aerine sous sa forme de lézard. Cependant, son apparence était petite. Elle avait tout simplement la taille d’un enfant.

Le visage d’Aerine était empli de haine.

« Cet homme... je ne lui pardonnerai pas, je ne lui pardonnerai jamais ! » Les mots qu’elle crachait étaient aussi remplis de haine. « Je vais le torturer, et torturer ceux qui l’entourent... Je le tuerai lentement afin qu’il regrette d’être vivant ! »

Avec des yeux injectés de sang, une forte volonté pourrait être ressentie dans la déclaration qui annonçait qu’elle ferait n’importe quoi pour que cela puisse être fait.

« ... »

Un homme était apparu sans provoquer le moindre son.

Alors qu’il portait une tenue noire, l’homme avait l’apparence d’un assassin.

« Toi, tu es venu au bon moment, » s’exclama Aerine.

On dirait qu’Aerine et l’homme se connaissent.

Ce n’était pas comme si sa haine avait complètement disparu, mais elle avait diminué quand elle avait vu l’homme.

« Ramène-moi avec toi, et quand j’aurais retrouvé ma force, cet homme..., » sans attendre qu’Aerine finisse de parler, l’homme la perça avec sa main.

Il la transperça violemment sans même la moindre présence d’une arme.

Sa main transperça le corps d’Aerine. La main couverte de sang avait des ongles tranchants, et elle ne ressemblait pas à celle d’un humain.

« Kaha! ... Pourquoi !? » demanda-t-elle.

« Tu sais, tu n’as pas l’air de perdre ta haine, » l’homme avait déclaré ça avec un ton impitoyable. « Celui qui ne peut pas être contrôlé sera détruit. »

« Même si... je..., » balbutia-t-elle.

« Dommage ! » L’homme avait utilisé sa main restante et l’avait planté dans le corps d’Aerine avant de la déchirer en deux.

Aerine qui venait de se régénérer avait été déchiquetée en deux morceaux, et cette fois, elle était vraiment morte.

L’homme ne la regarda plus après ça, et il se tourna vers l’autre côté comme s’il avait perdu tout intérêt pour elle.

« D’avoir été capable de s’occuper d’Aerine comme si elle était une enfant, il est plus fort que prévu, » contrairement à ses paroles d’avant, un peu de faiblesse pouvait être ressentie avec ses mots. « Nous sommes plus forts que quiconque, mais il ne peut probablement plus être arrêté dans un “un contre un”. »

Après avoir murmuré ça, il laissa échapper un soupir.

« L’homme qui a été capable de faire de l’Épée Démoniaque sa subordonnée... l’homme qui a même pu donner naissance à une nouvelle Épée Démoniaque. Je dois faire en sorte que personne ne soit impliqué avec lui, » tout en disant cela, l’homme avait disparu dans l’obscurité.

Dans un endroit où Kakeru n’était pas présent, l’obscurité avait décidé de changer radicalement ses mouvements.

***

Chapitre 70 : Le Mur des Probabilités

Il s’agissait de l’après-midi et nous nous trouvions dans le salon.

J’étais assis face à Delphina, et Hikari nous regardait tout en serrant le Chibi Dragon.

« Sais-tu que j’ai des terres à Comotoria ? » demandai-je.

« Tout à fait, je sais également que ces terres ont augmenté dernièrement, » répondit-elle.

« Comme prévu de ta part, tes oreilles entendent tout et elles sont très rapides, » dis-je.

« L’information est après tout, la base du commerce, » répondit-elle.

« Ces terres, je te les laisse, » dis-je.

« D’accord, » répondit-elle. Les yeux de Delphina brillaient. Ils étaient comme ceux d’un prédateur qui regardait sa proie. « Me les laissez-vous vraiment ? »

« Oui, je vais tout te laisser, » dis-je.

« Les taxes également ? » demanda Delphina.

« Je vais te donner toute autorité dessus, » dis-je.

« Pour être sûre, je vais demander ceci. Est-ce que vous savez combien de terre vous avez ? » demanda-t-elle.

« Je ne sais pas du tout, » dis-je.

Delphina se mit alors à rire. C’est un rire qui disait, « avec un tel gars, on ne peut pas y faire grand-chose de plus », et je ne savais pas si elle était étonnée ou quoi.

« Si oui..., » commença-t-elle.

« Quoi que ce soit je te les laisse, » dis-je.

« Hein !? » Delphina avait été surprise. Elle avait fait un visage qui indiquait qu’elle avait été prise par surprise.

« Quoi que ce soit, Hmm, » commença-t-elle à réfléchir.

« Ah, je vais tout te laisser. Je parle également de la gestion. Et bien sûr, s’il y a du profit, je te le laisse également, » dis-je.

« Hein !? » Delphina avait été de plus en plus surprise. Elle avait été plus surprise que juste avant.

« Q-Qu’est-ce que vous complotez ? En faisant cela, vous n’obtiendrez pas..., » commença Delphina.

« Ma femme deviendrait ainsi plus forte, » j’avais interrompu ce que Delphina s’apprêtait à dire. « Y a-t-il un plus grand gain que cela ? »

« ... vous, vous êtes toujours comme ça, » murmura-t-elle.

Delphina bouda un peu.

Son visage quand elle boudait était mignon, mais je devrais laisser ça pendant la nuit.

« Le ferais-tu ? » demandai-je.

« Je le ferai... Je ne vous laisserai rien dire si vous regrettez ça plus tard, » déclara Delphina.

« Que regretterais-je ? » demandai-je.

« À propos de moi, avez-vous oublié la promesse comme quoi vous comptiez m’acheter ? » répondit Delphina.

Je l’avais regardée avec intensité. Quoi ? À propos de ça, hein !?

« Je n’ai pas oublié à propos de cette promesse. C’est inclus dedans. Cela te fait devenir une femme qui ne peut être achetée par quiconque dans ce monde autre que moi, » dis-je.

« ... Je comprends, » après avoir dit ça, Delphina quitta la pièce.

Au moment où elle partait, il y avait un sourire sur ses lèvres. Eh bien, je pouvais tout à fait lui laisser quelque chose comme des terres ou du territoire.

« Papa ! » Hikari était venue à moi tout en serrant le Chibi Dragon. Elle souriait et marchait avec son petit trot. Elle était si belle qu’on ne pouvait rien faire face à ça.

« Qu’est-ce qu’il y a, Hikari ? » demandai-je.

« Hmmm, Papa, es-tu libre maintenant ? » demanda Hikari.

« Oui, j’ai du temps libre, » dis-je.

* Toc Toc*, il y avait un coup qui avait été frappé sur la porte.

Le mot « Ah ! » était alors sorti de la bouche de Hikari.

« Qui est-ce ? » demandai-je.

« C’est Nana. »

« Tu peux entrer, » dis-je.

La porte s’ouvrit et Nana entra dans la pièce.

Elle était apparue dans son armure habituelle, avec sa longue épée pendante de sa taille.

Contrairement à Delphina, Nana avait commencé à me parler en se tenant devant moi. « Êtes-vous maintenant dans votre temps libre ? »

« ... Oui, » dis-je.

J’avais regardé Hikari. Tout en serrant le Chibi Dragon, Hikari était retournée à l’endroit où elle se tenait auparavant avec de mignons petits pas.

Je devrais me rattraper plus tard, pensais-je, alors que je regardais Nana. « Que se passe-t-il ? »

« Je suis venue vous faire un rapport concernant l’entraînement des esclaves-soldats, » annonça Nana.

« Ahh ! » m’exclamai-je.

« 14 filles ont été blessées dans une simulation de bataille hier, et l’une d’entre elles ne serait complètement guérie qu’après un mois. Je pense que l’entraînement ne serait pas vraiment bon pour elle pendant un moment, » déclara Nana.

« Et la formation en elle-même ? » demandai-je.

« Ça se passe comme prévu. Si Monseigneur les menait, elles seraient capables de se battre contre des ennemis avec le même nombre d’individus, » répondit Nana.

Ça veut dire qu’elles ne sont pas encore vraiment optimums, pensai-je.

Le nombre d’esclaves-soldats en ce moment était de 200, et si elles étaient capables de se battre contre 200 autres soldats avec moi à l’avant-garde, cela voulait dire que ce n’était vraiment pas bon.

« S’il vous plaît, continuez l’entraînement, » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

« Ahh, et aussi, » commençai-je.

J’avais ouvert mon entrepôt dans une dimension différente. J’avais sorti une boule magique blanche de là-bas.

« Utilise ça sur celle qui a été lourdement blessée. Elle devrait être guérie en un instant, » dis-je.

« J’ai compris, » répondit Nana en prenant la boule magique et en sortant de la pièce.

« Papa ! » encore une fois, Hikari était venue me voir. Elle se tenait devant moi, regarda la porte un instant, puis commença à parler. « Euh, récemment, nous n’avons pas joué très souvent. »

« Ah, c’est vrai qu’en y pensant, » dis-je.

« Quand partons-nous ? » demanda-t-elle.

Ce n’est pas comme si je l’avais fait exprès. C’était juste que j’y allais seul tous les jours pour gagner le bonus de connexion. Et donc, je n’étais pas allé là-bas avec Hikari pour effectuer le tirage au sort.

Je vois, elle veut y aller afin de tenter sa chance, pensai-je.

« Bon, allons-y aujourd’hui, » dis-je.

« Vraiment !? » s’exclama Hikari alors qu’un sourire avait fleuri sur son visage.

Hikari qui était vraiment à son très bel âge m’avait laissé voir le sourire le plus mignon du monde.

Et puis, un * toc toc * put être entendu en provenance de la porte.

Hikari avait manifestement fait un visage déçu, et Miyu était entrée par la porte ouverte.

« Maître, les messagers du Royaume de Calamba sont venus. Ils disent qu’ils sont l’envoyé par la reine, » dis-je.

« Des messagers de Rica, Hmm, » dis-je.

Hikari avait fait un visage triste, mais mature qui écoutait correctement, et avait essayé de retourner là où elle venait.

« Hikari, attends une minute, » dis-je.

« Papa ? » demanda Hikari.

« Miyu. Fais-les attendre, » dis-je.

« D’accord, je comprends, » déclara Miyu avant de quitter la pièce. Je pouvais entendre ses pas précipités s’en aller.

« Papa ? » demanda Hikari.

« Allons-y, » dis-je en prenant sa main et en lui faisant un sourire.

« D’accord, » répondit-elle.

Et, nous avions commencé à marcher. Après avoir souhaité aller à la loterie, nous avions fait un pas ensemble.

La scène autour de nous avait changé en un instant, et nous étions arrivés à l’endroit où se trouvait la loterie.

Et à ce moment exact, j’avais vu l’homme avant qu’il ne sorte.

C’était l’homme qui était venu du même monde qui avait eu des compétences de tentacules après avoir tiré au sort le même jour que je l’avais fait.

En raison de toujours avoir beaucoup de billets de loterie, l’homme m’avait laissé une certaine impression.

« Bienvenue, » annonça la femme de la loterie avec son sourire habituel.

Moi, Hikari, et Éléanore nous nous trouvions devant elle.

Éléanore qui pour une raison inconnue reprenait sa forme humaine ici, et Hikari qui l’avait immédiatement enlacée en la voyant.

J’avais alors demandé au personnel de la loterie. « Vis-à-vis de l’homme plus tôt qu’elles ont été ses résultats ? »

« Eh bien, assez correct. Il a apporté environ 120 billets de loterie et a touché des récompenses assez décemment, » répondit-elle.

« 120 billets ! Comme d’habitude, cette personne est tellement folle quant à ses réalisations, » dis-je.

« Oui, il est toujours incroyable, » rajouta-t-elle.

« Dans mon cas, je n’ai que ça, » dis-je.

J’avais sorti les billets de loterie. Après avoir rassemblé des esclaves soldats et certaines choses, c’était les vingt billets de loterie que j’avais obtenus en utilisant de l’argent.

Et puis, j’avais remarqué quelque chose.

Derrière la femme, la liste des prix de loterie avait changé.

J’avais regardé fixement le panneau.

– Prix de participation : Boule magique (Blanche)

– Cinquième Prix : Boule magique (Noire)

– Quatrième prix : Attaque supplémentaire 1 %, 3 fois

– Troisième prix : Attaque supplémentaire 3 %, 3 fois

– Deuxième prix : Attaque supplémentaire 10 %, 3 fois

– Premier prix : Attaque supplémentaire 100 %, non inclus dans les 3 fois

Les prix avaient beaucoup changé. Des choses similaires étaient alignées là.

Ce modèle, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu.

J’avais regardé la femme du personnel et j’avais demandé. « Les prix ont changé, n’est-ce pas ? »

« Oui. Récemment, un nouveau roi règne dans le Royaume Comotoria, » répondit-elle. « Pour cette raison, les affaires nationales de Comotoria ont été normalisées. Un énorme événement s’était produit, de sorte qu’afin de fêter cela, il y a cette loterie limitée. »

Comme je l’avais pensé, c’était bien ça. C’était la même chose que j’avais eue avec la capacité de prêt avant aujourd’hui.

C’était le même modèle quand le papier-monnaie avait été introduit par Mercury, et puisque le roi de Comotoria avait changé, ils avaient fait une loterie limitée pour commémorer cela. C’était la même chose.

En passant, en regardant attentivement les prix, la position des boules magiques noires et blanches avait changé, je me demande si cela était aussi quelque chose de limité.

« Et, vous ne le croiriez pas, mais en ce moment, du deuxième au quatrième prix, ils ont trois fois plus la probabilité de sortir ! » dit-elle.

« N’y a-t-il donc rien pour le premier prix ? » demandai-je.

« Il n’y a rien pour le premier prix ! Ce n’est quand même pas pour rien le premier prix, » répondit-elle.

« Je vois mieux maintenant, » dis-je. J’avais hoché la tête, puis j’avais donné les billets de loterie à la femme.

« Oui, avec 20 tickets, cela fera 22 tirages. Qui va les jouer ? » demanda-t-elle.

« Qui veut ? » dis-je en me tournant et en demandant à Éléanore et Hikari.

Hikari réfléchit un moment et déclara ça en se cramponnant à Éléanore. « Toutes les deux ! »

« On ne peut pas y faire grand-chose, hehe, » dis-je.

Les deux filles se placèrent ensemble devant la machine à loterie, elles se positionnèrent sur le marchepied préparé par la femme du personnel et elles tinrent le manche de la machine à loterie.

« Un-deux-trois, » dis-je.

Et elles tirèrent en même temps sur le levier.

*GaraGaraGara*, *Poton*.

Blanche, blanche, blanche, noire, blanche, noire...

La plupart des tirages étaient des échecs, et le cinquième prix sortait parfois.

Je m’en fichais de la loterie habituelle.

Mais là, j’avais regardé la liste des prix, et j’avais essayé d’imaginer leurs effets.

Je pouvais en quelque sorte les imaginer, alors je voulais gagner l’un d’entre eux, et essayer de le tester.

J’avais pensé : Quatrième prix, ne peux-tu pas venir ?

La 22e fois, la dernière balle...

Une boule dorée sortie de la machine.

La cloche sonna, * Garan *, * Garan *, un son retentit dans la pièce.

« Toutes nos félicitations ! Il s’agit du premier prix ! » s’exclama la femme du personnel.

« ... Hein !? » j’étais très surpris.

J’avais regardé la liste des prix. Les mots « Attaque supplémentaire 100 % » dansaient très largement devant mes yeux.

Étonnamment, le premier prix avait franchi le mur des probabilités.

***

Chapitre 71 : Héros

Après ça, nous avions quitté la place de la loterie, et étions retournés à ma propriété sur le côté de mon manoir. Là, Nana entraînait les 200 esclaves-soldats.

Suivant les ordres de Nana, elles effectuaient des mouvements en coordination. Comparé à avant, cela semblait vraiment décent.

En voyant ça, je m’étais dit que je pourrais probablement les emmener sur les champs de bataille dans un proche avenir.

Eh bien, je ne suis pas venu pour cette raison aujourd’hui, pensai-je.

« Nana ! » dis-je.

« Monseigneur est venu jusqu’ici me voir. Que se passe-t-il ? » demanda Nana.

« Je veux tester quelque chose, viens avec moi, » dis-je.

« À vos ordres, » Nana répondit immédiatement.

En ordonnant aux soldats esclaves de prendre une pause ici, elle avait dégainé son épée longue et m’avait fait face.

J’aime cette partie de Nana.

La partie qui faisait que j’avais seulement dit « je veux tester quelque chose », mais elle avait tout de suite su qu’il s’agissait du fait de se battre contre moi.

J’avais dégainé Éléanore. Hikari était également à ma taille, mais pour tester, je devrais d’abord le faire avec Éléanore.

J’avais alors activé ma capacité d’attaque supplémentaire à 100 % que j’avais acquis en allant jouer à la loterie.

Selon l’explication du membre du personnel, ce n’était pas une arme ou un équipement, mais de quelque chose qui était utilisable sur les humains.

« Allons-y ! » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

J’avais frappé avec Éléanore d’en haut et j’étais entré en collision avec l’épée longue de Nana.

Les bruits des collisions firent écho, et les étincelles volèrent.

Tout en se protégeant avec son épée, Nana avait pris un peu de recul.

Elle avait bloqué l’attaque, et jusqu’à maintenant, c’était pareil à nos précédents combats.

L’étrange changement s’était produit juste après ça.

... Kiiin !

Un son d’épée semblable à mon attaque d’avant put être entendu une fois de plus.

Mais ce qui suivit fut un son complètement différent de quand son épée longue était entrée en collision avec Éléanore.

Za ! Za ! Za !

Est-ce qu’elle s’est détendue après avoir bloqué l’attaque, pensai-je. Nana avait fait trois pas en arrière après avoir subi l’impact.

Je pouvais voir la surprise présente sur son visage.

« Monseigneur, qu’est-ce que c’était maintenant !? » demanda Nana.

« C’est la chose que je voulais tester. Faisons-le plusieurs fois, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit Nana alors que son visage indiquait qu’elle était devenue plus sérieuse.

Elle avait été surprise un instant, et la compréhension était également venue en un instant.

Et, son positionnement s’était également fait en un instant.

J’avais continuellement attaqué, et Nana avait en permanence bloqué mes attaques. Elle avait compris qu’il y avait une attaque supplémentaire après chaque attaque, et avait donc ajusté sa manière de se défendre en prenant ça en compte.

J’attaquais et Nana bloquait.

J’avais à peu près compris les effets de l’attaque additionnelle 100 %. Environ une seconde après avoir attaqué, une attaque complètement identique apparaîtrait.

Si c’était une frappe de type tranchant, alors une attaque qui avait la même force apparaissait à l’endroit où la première frappe avait été effectuée.

« La suivante sera Hikari. Bloque-la, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit Nana.

Après avoir échangé avec Éléanore, j’avais attaqué cette fois-ci en utilisant Hikari. C’était pareil avec Hikari. Comme je l’avais pensé, l’attaque supplémentaire apparaissait après une seconde de délais.

J’avais ensuite rengainé Hikari.

« Maintenant, avec de la magie, allons-y ! » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

J’avais utilisé la magie du feu que j’avais acquise après avoir touché par ce sort dans mon combat contre Almosso, et ainsi, une boule de feu s’était envolée vers Nana. Nana frappa avec son épée longue et trancha la boule de feu.

La boule de feu entaillée s’ouvrit totalement. Une seconde après ça, la même boule de flammes apparut, mais elle était également ouverte.

J’avais baissé la main et j’avais arrêté mon essai. « Bon, c’est assez ainsi. »

« Compris, » répondit Nana.

« J’ai à peu près compris le fonctionnement. Merci, Nana. Si je ne t’avais pas à mes côtés, je n’aurais pas pu aussi bien le tester, » déclarai-je.

« Je suis reconnaissante pour vos paroles, » déclara Nana.

« Désolé de t’avoir dérangé. Tu peux maintenant continuer la formation, » déclarai-je.

« À vos ordres, » répondit Nana.

Après avoir renvoyé Nana à sa tâche alors qu’elle avait légèrement baissé la tête, je quittai les lieux.

Je m’étais mis à réfléchir tout en marchant. Attaque additionnelle 100 %. Au début, quand j’ai vu son nom, je pensais que je pouvais simplement doubler ma force, mais après l’avoir utilisé, j’avais pu voir que ses effets étaient supérieurs à ce à quoi je m’attendais.

Des attaques physiques totalement identiques apparaissaient après une seconde, alors en l’utilisant avec certaines tactiques appropriées, ma force était plus que doublé.

C’était simple. Alors que les attaques supplémentaires apparaissaient, cela signifiait aussi que je pouvais reprendre mon souffle tout en attaquant continuellement mon adversaire.

La puissance de feu était peut-être doublée, mais les choses que je pouvais faire augmentaient. C’était donc ainsi.

« ... des attaques supplémentaires sont apparues ? » murmurai-je.

Je m’étais arrêté net, car à cet instant, une pensée avait surgi dans ma tête.

« Est-ce que “ça”... peut aussi être doublé ? » murmurai-je.

☆☆☆

À l’intérieur de ma chambre à coucher, Mélissa gémissait alors qu’elle était sous mon corps.

Tout en attaquant Mélissa qui était nue, j’avais constamment demandé. « Comment est-ce que ça va, Mélissa ? Comment ça se passe ? »

« Je-je ne sais pas, je-je ne sais pas, c’est bizarre, » balbutia-t-elle en gémissant.

« Est-ce bizarre ? » demandai-je.

« C’est bizarre, je ne sais pas, mais c’est étrangeeee, » mi-frénétique, Mélissa déclara que c’était « bizarre ».

Je pouvais sentir des « vibrations » qui parcouraient son corps alors j’étais en elle.

C’était identique à quand j’avais frappé à l’aide de mon épée.

Il y avait également une « Attaque supplémentaire, 100 % » reproduisant les mouvements de mes hanches.

Les doubles impacts attaquèrent Mélissa, la rendant « bizarre », « je ne sais pas ». Une réponse claire n’était pas revenue, mais j’avais parfaitement compris le fonctionnement en l’expérimentant directement.

☆☆☆

Après deux heures, Mélissa était trempée et épuisée.

Couchée sur le lit, elle était totalement épuisée.

Cette fois-ci, cela avait seulement pris deux heures pour en arriver là.

Mélissa avait le surnom de la Sainte Immortelle, une femme dont l’endurance et la récupération étaient ridiculement élevés en comparaison des autres.

Pour le dire simplement, elle ne pouvait par mourir.

La dernière fois, quand j’avais finalement réussi à totalement l’épuisée, cela m’avait pris 24 heures. Et cette fois, il ne m’avait fallu que deux heures.

C’était probablement un type d’utilisation qui n’était pas prévu dans le manuel, mais... bon, l’Attaque additionnelle, 100 % étaient vraiment effrayante.

Je me demande s’il y a aussi d’autres utilisations possibles pour cette capacité, pensai-je. Je devrais organiser mes idées et les essayer une par une.

Pendant que je pensais à ça, Mélissa colla son corps contre le mien. Elle était épuisée et ne pouvait presque pas bouger, mais elle rampa sur le lit et tira sur mon corps pour pouvoir ainsi être contre moi.

La chaleur émanant de son corps me faisait du bien.

« Kakeru..., » murmura-t-elle.

« Oui. Est-ce que ton corps va bien ? » demandai-je.

« Je vais bientôt récupérer, alors attend un peu pour la suite, » déclara Mélissa.

Il n’y avait aucune force dans ses paroles, elle savait même que ses paroles étaient un peu vulgaires.

Malgré tout, Mélissa disait ça avec défi. On dirait qu’elle essayait vraiment de s’en remettre rapidement afin de me tenir pleinement compagnie.

« Toi, tu es vraiment trop mignonne, » dis-je.

« Q-Qu’est-ce que tu me dis si soudainement !? » s’exclama Mélissa. Mélissa rougissait de plus en plus après avoir entendu ça. Je pensais qu’elle devenait de plus en plus mignonne au fil des jours.

« Mais tu n’as pas besoin de te forcer. Tu n’as pas besoin d’en faire autant, » dis-je.

« Mais..., » répondit Mélissa.

« C’est très bien ainsi. Mais si tu veux vraiment en faire plus, je le ferais, » dis-je.

J’avais alors ouvert mon entrepôt dans une dimension différente, puis j’avais sorti une boule magique blanche et je l’avais utilisée sur Mélissa.

Il s’agissait d’un prix récupérable dans la loterie, un objet magique qui permettait une récupération complète et instantanée.

La boule magique avait brillé avant de fondre, enveloppant le corps de Mélissa d’une vive lumière.

« Quoi !? Mon corps... ma fatigue a disparu en un instant !? » s’écria Mélissa. Elle avait été très surprise, et en même temps, la force était revenue dans sa voix. La boule magique avait complètement restauré son endurance.

« La raison pour laquelle je n’ai pas fait plus, c’était à cause de la fatigue, » déclara Mélissa.

« Je vois... alors, allons-y, » dis-je.

Mélissa se colla encore plus contre moi, mais cette fois, elle m’avait dit en chuchotant. « Hmm~, Kakeru, c’est toujours la nuit, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est bien la nuit, » répondis-je.

« Le jour ne s’est pas encore totalement écoulé, et c’est encore la nuit, non ? » murmura-t-elle.

« Haha, » j’avais commencé à rire après m’être souvenu de ce qui s’est passé avant ça.

Il avait fallu la totalité de la journée la dernière fois (24 heures).

« Normalement, c’est encore la nuit, » déclarai-je.

« Fufufu, » pour une raison inconnue, Mélissa avait alors commencé à rire tout en étant joyeuse.

Elle avait repositionné son corps tout nu pour être collée face à moi, et m’avait caressé les joues avec bonheur.

« Qu’est-il arrivé ? » demandai-je.

« Je suis heureuse ! » répondit Mélissa.

« Je le sais, mais pourquoi ? » demandai-je.

« Tu sais, je viens de me rendre compte qu’avant ça, quand je me suis unie avec toi jusqu’à être épuisée, n’est-ce pas la même chose qui se déroule avec les couples normaux ? » demanda Mélissa.

« Eh bien, oui, à peu près, » dis-je.

« Je suis heureuse de ça, » répondit Mélissa. « Moi, quand je suis avec toi, je peux devenir une fille normale. Je pense que c’est bien d’être une fille normale. »

« Est-ce donc pour ça que tu es heureuse ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

Je ne comprends pas vraiment la raison, pensais-je, mais Mélissa semblait heureuse, alors peu importe.

« Ha ! » Mélissa s’exclama, et elle faisait un visage complexe.

« Qu’est-il arrivé !? » demandai-je.

« Je cherche maintenant un mot pour te décrire, » répondit-elle.

« Un mot pour me décrire ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Mélissa. « Invaincu sur les champs de bataille, pouvant résoudre divers énormes incidents, possède d’innombrables femmes. Il y a un mot qui décrit ce genre d’homme, mais je ne peux pas le trouver, c’est comme s’il était sur le bout de la langue. »

« Ahh, il y a des moments comme ça, avec des mots qui sont coincés dans la gorge, » dis-je.

Mélissa se mit à réfléchir tout en grognant et en inclinant la tête.

Après un moment, elle trouva sa réponse et elle me fit alors un visage amplié d’un large sourire. « C’est le mot Héros ! »

Un Héros.

La Sainte Immortelle que les gens admiraient avait dit que j’étais un Héros.

***

Chapitre 72 : Le Patient Musou

« Kof kof »

Au sommet du lit, je toussais avec force.

J’avais froid même s’il faisait chaud. Ma tête me faisait mal et ma bouche était sèche. Mon nez était bouché et je ne pouvais que respirer par la bouche.

C’était comme si tous les effets de la grippe s’étaient attaqués à moi d’un coup.

« C’est..., » le médecin se tenant à mes côtés faisait un visage difficile.

Il s’agissait du docteur que Miyu avait appelé dès l’instant où elle avait vu que j’avais contracté un rhume.

« Qu’est-ce que c’est, docteur ? » demanda Miyu.

« C’est la Grippe d’Euboi. Reposez-vous un moment, réchauffez-vous et mangez correctement, » répondit le médecin.

« Le repos absolu... est-ce que c’est ça ? » demandai-je.

« Il est rare de mourir de la Grippe d’Euboi, cependant, quand vous l’attrapez, votre endurance chute de façon drastique, et vous pourriez attraper une maladie différente après ça, » déclara le médecin. « C’est pourquoi vous devez avoir un repos complet. »

« Je comprends, » dis-je.

Après avoir fait un contrôle complet de mon état de santé. Le docteur avait quitté ma chambre, et Miyu était sortie avec lui afin de l’accompagner jusqu’à l’extérieur du manoir.

{Pour attraper un rhume, comme c’est pathétique.} La voix d’Éléanore résonna dans ma tête.

« Tais-toi... tout le monde peut attraper un rhume, » dis-je.

{Et les boules magiques ? Ne peux-tu pas te guérir en utilisant ça ?}

« C’est... Keuf... Keuf ! Je les ai toutes données à Nana. Après tout, il y avait beaucoup de blessées lors d’entraînement difficile, » dis-je.

C’est vrai, je voudrais pouvoir sortir des boules magiques blanches en ce moment, pensai-je.

Éléanore qui avait entendu ça s’était tue.

Je ne savais pas pourquoi elle s’était soudainement tue. Mais j’avais mal à la tête. Donc, j’étais content qu’elle soit restée silencieuse.

{ ... Si seulement j’avais un corps.}

« As-tu dit quelque chose ? » demandai-je.

Bien que ce soit dans ma tête, j’avais entendu une voix qui chuchotait.

{Ce n’est rien. De toute façon, va te reposer... S-Si Hikari attrape ton rhume, je te posséderai et je te tuerai.}

« D’accord, d’accord, » j’avais répondu ça sans enthousiasme et je m’étais enfoncé profondément dans mon lit.

Elle n’avait pas besoin de dire ça, car je ne laisserai pas Hikari attraper quelque chose comme ça de ma part.

Quelque chose comme ça, je peux récupérer avec ma seule volonté, pensai-je.

« Maître..., » Miyu entra timidement dans la pièce.

« Que se passe-t-il... ? » demandai-je.

« E-Euh... h-hmm, » Miyu bégayait. Quelque chose était arrivé. « Euh... c’est un moment difficile pour le Maître, mais il y avait un message qui vient d’être apporté par un messager de la Princesse Hélèna. »

« Un message ? Que dit-il ? » demandai-je.

« Eh bien. “La monnaie papier a été faite, alors je vais escorter l’équipe de transport jusqu’à Roizen.”, desu. »

« He~, la monnaie papier est... attends une minute ! » m’exclamai-je.

Je m’étais brusquement levé du lit, mais je me sentais tellement faible que j’étais tombé sur le côté.

« Maître, allez-vous bien ? » demanda-t-elle.

« Amène-moi des vêtements... pour aller dehors, » ordonnai-je.

« Hein !? » s’exclama Miyu.

« Allons-y... Éléanore, » dis-je.

{Va te reposer. Où irais-tu ainsi ?}

« Eh bien, je dois y aller, » dis-je.

Ma vision était floue et j’avais des vertiges.

Même ainsi, je savais, je le savais clairement.

« Je dois escorter l’argent... il n’y a aucune chance qu’ils ne seront pas attaqués, » dis-je.

Après ça, j’avais utilisé ma Plume de Téléportation.

Une fois déjà, j’avais traversé la route de la capitale jusqu’à Roizen, donc je pouvais me téléporter n’importe où.

« Monsieur Kakeru ! Que faites-vous ici ? Monsieur Kakeru ? » demanda Hélèna.

Elle avait été surprise par ma soudaine apparition et, juste après, Hélèna avait remarqué mon état de santé et avait été surprise.

« Que se passe-t-il, Monsieur Kakeru, vous semblez avoir tellement chaud..., » demanda Hélèna.

« C’est tout simplement un rhume. Rien de plus, » répondis-je.

Cependant, je me sentais étourdi.

« S-Si c’est ça, alors vous avez besoin de repos. Pourquoi êtes-vous ici ? » demanda Hélèna.

« C’est ma phrase ça, » dis-je.

J’avais regardé autour de nous. Certains des soldats qui m’avaient remarqué avaient été surpris.

Je les avais ignorés et j’avais demandé le nombre de soldats. « Combien de soldats sont présents ? »

« Hein !? » s’exclama Hélèna.

« Combien d’argent se trouve dans ce transport ? » demandai-je.

« En pièces d’argent, il y a cinq cents pièces, » répondit-elle.

« Combien de soldats as-tu amenés pour transporter ça ? » demandai-je.

« C’est... c’est un territoire du royaume, donc une centaine..., » répondit-elle.

« ... c’est donc bien que je sois venu, » dis-je.

« Hein !? » s’exclama Hélèna.

« Euh, tu sais, tu transportes de l’argent, n’est-ce pas ? » demandai-je. « C’est l’argent papier qui circulera officiellement aux alentours du mois prochain. Est-ce que cent gardes ne sont pas trop peu pour tout ça ? »

« C’est... non, dans le royaume, ça va, » répondit Hélèna.

« A-Attaque ennemie ! » Des voix paniquées provenant des soldats un peu devant nous pouvaient être entendues.

Immédiatement après ça, des bruits d’épées s’entrechoquant purent être entendus, et les sons de la magie purent être entendus.

Nos soldats étaient de plus en plus repoussés, et la situation du combat n’était clairement pas bonne pour nous.

« ... Je te l’avais dit, » dis-je.

« Oui, » répondit Hélèna.

Le visage d’Hélèna était devenu blanc. J’avais dégainé Éléanore et je m’étais levé.

« Kakeru ?! » demanda Hélèna.

« Je vais aller faire quelque chose quand à la situation, » dis-je.

« M-Mais, votre corps, » déclara-t-elle.

« Quelque chose comme ça... Kof kof ! »

Parce que je m’étais rapidement levé, j’avais vigoureusement toussé.

J’avais attendu que ma toux disparaisse et j’avais dit à Hélèna.

« Comparé à cette centaine, Kof kof ! Je suis plus utile qu’eux ! »

Après avoir dit ça, j’avais fermement tenu Éléanore et j’avais sauté en première ligne.

J’étais si étourdie que je ne savais pas vraiment ce qui s’était passé à partir de là.

Je ne me souvenais de rien d’autre que du fait que j’avais exterminé tous ceux qui nous avaient attaqués.

***

Chapitre 73 : Quelqu’un qui dépasse le Rang-A

Le Matin,

Io se leva de son lit avant de lentement se préparer. Elle mit ses vêtements, puis elle plaça son chapeau de sorcière et prit son sceptre magique.

Son apparence quand elle était déshabillée était magnifique, mais habillée, c’était aussi au même niveau.

Alors que je la regardais, je remarquai qu’elle se préparait à sortir. « Sors-tu ? »

« Oui, j’ai une quête que j’ai prise dans la guilde et je dois la finir aujourd’hui, alors je sors pour ça, » répondit Io.

« La guilde, hehe. En y pensant, tu vas assez souvent là-bas, » dis-je.

« Oui, » répondit Io.

« ..., » je m’étais alors mis à réfléchir.

Io sortait pour aller réaliser une quête de la guilde. J’étais curieux à ce propos.

« Bon, je viens avec toi, » déclarai-je.

« Vraiment ? » s’exclama Io. Ses yeux s’étaient illuminés après avoir entendu ça.

☆☆☆

« Bon matin ! Ane-san ! »

« Onee-sama, s’il te plaît, prend soin de nous, d’accord ? »

Quand nous étions arrivés devant la guilde, deux filles avaient couru vers Io.

La fille qui ressemblait à une épéiste avec queue de cheval et dont l’armure exposait une grande partie de sa peau avait appelé Io « Ane-san », et la fille qui semblait à une douce prêtresse et qui portait la robe de clerc de l’Église de Solon l’avait appelée « Onee-sama ».

... Ane-san et Onee-sama ?? pensai-je.

« Bon matin ! Faisons de notre mieux pour aujourd’hui aussi, » déclara Io.

« D’accord. Si Ane-san est avec nous, nous sommes invincibles ! » déclara la guerrière.

« Surpassons le groupe d’Alexis aujourd’hui aussi, » déclara la prêtresse.

« Julia, je dis toujours ça, mais tu ne devrais pas dire quelque chose comme ça, » réprimanda Io. « Alexis est l’un des vétérans les plus expérimentés dans la guilde que vous connaissez. »

« Oui..., » la fille habillée en prêtresse... Julia semblait découragée.

« Mais, Ane-san, le rang de la guilde n’est que de A donc tu leur es égale. Mais en regardant les réussites, je pense que tu as dépassé le groupe d’Alexis il y a longtemps, » déclara la guerrière.

« Mais même ainsi, Agnès. Un vétéran est un vétéran, vous devez les respecter, » déclara Io.

Et, l’épéiste s’appelle Agnès, hehe, pensai-je.

« Vous deux, avez-vous compris ? » demanda Io d’un air sévère.

« Oui..., » répondit Agnès.

« J’ai compris, Onee-sama, » répondit Julia.

Les deux filles qui venaient d’être grondées par Io n’étaient pas découragées. À la place, elles étaient en train de regarder Io avec une expression comme si elles étaient ensorcelées par elle.

« Comme je l’avais pensé, Onee-sama est si cool ! » s’exclama Julia.

« Eh bien ouais. C’est après toute notre Ane-san ! » s’exclama Agnès.

Elle semblait même être adorée avec des raisons qui ne pouvaient pas être comprises.

Je pouvais clairement dire qu’en ce moment, je me posais beaucoup de questions.

« Oh, vous deux, je vais faire les présentations, d’accord ? » déclara Io. « Voici Kakeru qui va venir avec nous aujourd’hui. »

Io m’avait regardé, puis elle m’avait présenté aux deux filles.

En un instant, les deux filles avaient fait un visage renfrogné.

Wôw~, c’est bien trop flagrant, pensai-je.

Elles avaient toutes deux fait une grimace du genre « D’où vient ce type ? »

C’était intéressant de voir ça.

« Je m’appelle Kakeru Yuuki, ravi de vous rencontrer, » dis-je.

« ... »

« ... »

Les deux me regardaient, mais elles n’avaient nullement répondu à mon salut.

« Agnes? Julia ? » demanda Io.

« Je ne sais pas d’où tu viens, mais..., » commença Julia.

« Je te tuerai si tu ralentis Ane-san..., » compléta Agnès.

« Ahh, j’ai compris. Je ne serai pas un fardeau, » dis-je.

Et après ça, nous étions tous les quatre partis.

Io était furtivement venue à mes côtés, et avait dit avec une petite voix. « Je suis désolée, Kakeru. Elles ont toutes deux fait une chose très impolie. »

« Non, ça ne me dérange pas. Mais je vois que tu es devenue une rang A, hehe, » dis-je.

« Oui... j’ai réussi à le faire, » répondit Io.

« Est-ce que le rang A est le plus haut rang ? » demandai-je.

Je m’étais souvenu de la conversation qu’elles avaient eue plus tôt. De la façon dont Agnès et Julia en avaient parlé, cela semblait être le cas.

« Oui, c’est le plus haut rang, » répondit Io.

« Je vois. C’est donc fantastique, » dis-je.

« Non, ce n’est rien, » répondit Io.

« Tu as fait de ton mieux, hein. Comme attendu de ma femme, » répondis-je.

« ... Tout à fait ! » Après l’avoir félicitée, Io était devenue très heureuse.

Après cela, elle avait été appelée par Agnès et Julia et elle s’était dirigée vers elles.

Je m’étais mis alors à réfléchir en suivant le dos des trois filles.

Je me demandais si à la place de me battre à leur côté, je ne préférais pas plutôt regarder et voir d’abord comment elles agissaient.

☆☆☆

Le groupe comprenant Io, Agnès et Julia étaient un groupe plutôt équilibré.

{Cette fille appelée Agnès, elle est une bonne épéiste, Hmm. Elle n’est pas normale pour être capable de manier cette grosse épée avec ce corps mince.}

« Tout à fait, » répondis-je.

{D’autre part, Julia observe comment la bataille progresse d’une manière admirable. L’utilisation de sa magie de récupération et de sa magie de soutien est parfaite quant au moment où les activer.}

« Ahh. Et surtout, c’est Io avec sa magie de foudre. Sa puissance et le nombre de fois où elle peut lancer ses sorts ont beaucoup augmenté par rapport à quand elle venait de me rencontrer, » continuai-je.

{C’est vrai. Avec cela, c’est une bonne chose qu’elle soit maintenant de rang A.}

« Physique, Magie, Soins. Leur groupe est équilibré à un haut niveau, » dis-je.

{Elles sont à cent pour cent parfaites en tant qu’aventurières.}

Pendant que les trois se battaient, je les évalue avec Éléanore tout en restant en arrière.

Tout en me croisant les bras, j’avais suivi les trois filles.

La quête de la guilde était la soumission d’un grand nombre de monstres.

Il s’agissait d’une quête pour « nettoyer » l’endroit où apparaissent régulièrement des monstres de haut niveau.

Conformément à leur apparence, les monstres qui étaient plusieurs fois plus forts que les vaches des montagnes avaient été vaincus par les trois filles comme s’ils étaient de minables créatures.

Ils avaient beaucoup de façons de les vaincre, mais le modèle le plus fréquent était Agnès qui bloquait les monstres, Io qui attaquait avec de la magie, et Julia qui incantait sa magie de récupération.

Cela se produisait environ dans cinquante pour cent des cas... cela montrait combien les deux filles avaient confiance quant aux capacités d’Io.

Elles battaient les monstres puis cherchaient leur prochaine cible.

Agnès et Julia se chuchotaient sans laisser Io être au courant de la teneur de leur conversation.

« Julia, qui diable est cet homme ? » demanda Agnès.

« C’est vrai. Il fait juste un visage béat et nous suit, il ne se bat même pas avec nous, » répondit Julia.

« Il a l’air d’un épéiste, mais il se balade avec la réplique de l’Épée Démoniaque, n’est-ce pas » demanda Agnès.

« Penser que quelqu’un se baladerait avec quelque chose comme ça, comme s’il en était fier, je me demande pourquoi Onee-sama prendrait un homme comme ça avec nous, » déclara Julia.

Les deux avaient l’intention de murmurer, mais je pouvais parfaitement les entendre.

Les oreilles amplifiées de 777 fois étaient après tout une bonne chose.

Io qui était près de moi ne pouvait pas les entendre, mais je pouvais entendre tout depuis là où j’étais.

« Tu es une réplique qu’elles disent, » murmurai-je.

{J’y suis déjà habitué.} Éléanore avait grogné dans ma tête.

Nous avions encore progressé et j’avais ressenti un air intimidant qui ne pouvait être comparé à ce que j’avais subit jusqu’à maintenant.

Une tête de chèvre, le corps d’un humain, des ailes noires et une énorme faux.

Sa taille n’était pas différente de celle d’un humain. Mais le monstre avait rempli l’air d’une aura intimidant et sa présence emplissait les lieux.

« C’est parti ! Julia, je compte sur toi ! » s’écria Io.

« D’accord Onee-sama, tant qu’on y est, » répondit Julia.

Julia avait alors lancé sa magie de soutien, et Agnès avait attaqué le monstre à tête de chèvre.

Le monstre avait bloqué l’attaque avec sa faux.

*Boom !*

Ça ne ressemblait pas à du métal qui se frappait, mais une explosion. Une onde de choc avait également été créée à ce moment-là. Mes vêtements avaient bougé en raison de la rafale.

{Elle est compétente.}

« Ahh »

{Papa, n’as-tu pas besoin d’aller aider grande sœur Io ?} Hikari qui était silencieuse jusqu’à maintenant m’avait demandé ça.

« Laisse-moi y réfléchir, » dis-je.

Je m’étais approché de Io qui avait commencé à se préparer à jeter ses sorts, et avait demandé avec une petite voix. « Il n’y a pas de problème, Io. Devrais-je te prêter la magie de foudre ? »

Io m’avait regardé et avait fait une expression profondément émue.

Mais, cela avait disparu après un moment, et elle avait secoué la tête.

« Non, Kakeru, regarde-moi tout simplement, » puis elle avait regardé devant elle. « Regarde-moi maintenant ! »

« Faisons ainsi, » dis-je.

J’avais un peu reculé. J’étais retourné là où j’étais avant.

Io avait commencé à incanter sa magie.

Son pouvoirs magiques avait augmenté, ses vêtements avaient brillé de la lumière issue du pouvoir magique.

Et en même temps, Agnès et Julia bloquèrent le monstre à tête de chèvre en se tenant à l’avant-garde.

Contrairement à ce qu’elles faisaient jusqu’à maintenant, elles avaient du mal à le faire. Elles avaient subi des blessures, mais même ainsi, les deux filles étaient encore debout, arrêtant désespérément le monstre pour préparer le terrain pour Io.

Elles m’avaient même fait penser que je pourrais venir les aider.

« Agnès, Julia ! » déclara Io.

« Oui ! »

« Compris ! »

Après avoir été appelées par Io, les deux filles avaient reculé.

Elles avaient pris le maximum de distance qu’elles pouvaient le faire.

À l’instant suivant, la foudre était tombée du ciel.

Elle était tombée, encore et encore.

Un, deux, trois... quatre, cinq, six.

Cela continuait ainsi un moment. La foudre avait attaqué avec rage le monstre à tête de chèvre.

La magie de foudre s’était déchaînée à la chaîne. Et à mi-chemin, je ne pouvais même plus compter le nombre d’éclairs qui étaient apparus.

{Cinquante-six, cinquante-sept, cinquante-huit...} À ma place, Hikari comptait toujours.

Et.

{Cent !}

Avec ça, c’était fini.

C’était exactement une centaine. Cent éclairs étaient tombés du ciel, et tous avaient frappé le monstre à tête de chèvre.

Le monstre semblait brûlé et noir. Il s’était effondré pour ne plus jamais bouger après ça.

« ... fuu ! »

« Ane-san ! »

« Onee-sama »

Face à une Io qui était devenue léthargique et qui était presque tombée, Agnès et Julia avaient couru vers elle.

Elles l’avaient soutenue et l’avaient aidée à ne pas tomber.

« Je vous remercie toutes les deux ! » s’exclama Io.

« Ce n’est rien ! À la place de nous dire ça, n’a-t-il pas également atteint les cent éclairs aujourd’hui aussi, hein !? » demanda Agnès.

« Regarder La Centaine d’Éclairs d’Onee-sama est toujours aussi fascinant..., » déclara Julia.

« S’il vous plaît, arrêtez avec ce nom embarrassant, » demanda Io alors qu’elle regardait dans ma direction.

C’était un visage qui disait : « Comment c’était, comment j’étais ? »

Celle qu’elle m’avait montrée était les deux visages dont l’un était celui en tant qu’« Onee-sama ». L’autre visage était celui en tant que « Chiot » !

Comme elle est mignonne..., pensai-je.

« O-Onee-sama ! » Julia avait appelé Io comme si elle avait crié.

« Q-Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda Agnès après ça.

Vu que les deux filles étaient surprises, j’avais suivi leurs regards.

Et là, je vis qu’un monstre à tête de chèvre était là, debout.

Contrairement à avant, son visage semblait haineux, et c’était devenu une tête de chèvre très musclée.

Et.

« Pourquoi..., pourquoi y en a-t-il autant ? » demanda Julia

« Il y en a même une vingtaine... quelque chose comme ça n’est jamais arrivé, » déclara Agnès.

Les deux filles avaient été choquées de voir ça.

On dirait qu’un accident était survenu.

« Onee-sama, fuyons d’ici, » déclara Julia.

« Je serai l’arrière-garde, alors, Ane-san, dépêche-toi, » déclara Agnès.

J’avais alors dégainé Éléanore et Hikari, et j’étais allé en avant tout en libérant la sombre aura.

{Tu y vas enfin, hehe !}

{Hikari fera de son mieux. Un, deux... trois, quatre...}

Aussi bien Éléanore qu’Hikari avaient un timbre de voix qui montrait qu’elles étaient excitées.

« Q-Que comptez-vous faire ? » demanda Agnès.

« C’est parfait. Onee-sama, laissons cet homme en sacrifice et fuyons, » déclara Julia.

Quelle belle façon de le dire, hehe ? pensai-je.

« Fuir ? Mais pourquoi ? » D’un autre côté, Io était abasourdie par la proposition.

Au moment où j’avais jeté un coup d’œil vers elle, je vis que Io souriait avec un plaisir bien visible.

« Vous savez, il n’y a nul besoin de fuir, » rajouta Io.

Agnès et Julia en avaient perdu la parole.

Une confiance absolue venait de Io.

Je l’avais reçu sur mon dos et tout en étant maintenant totalement habillé de l’aura, je m’étais naturellement avancé vers mes adversaires.

« Vingt, Hmm, » dis-je.

{Tu veux qu’on s’affronte ?}

« Avec quoi ? » demandai-je.

{Si tu peux les vaincre plus vite qu’elles ou pas.}

« ... J’en suis, » dis-je.

J’avais alors souri.

Je sentais les personnes qui retenaient leur souffle derrière moi, mais pour l’instant, je les avais ignorées.

Je m’étais mis en position avec Éléanore et Hikari dans mes mains, et j’avais tailladé les monstres les uns après les autres.

Vingt monstres à tête de chèvre...

Le temps qu’il me fallut pour tous les vaincre fut un peu plus court que quand Io et les filles en avaient vaincu un seul individu.

***

Chapitre 74 : Les croyants de Kakeru

Sur le chemin du retour vers la ville de Roizen.

J’avais dit à Io qui marchait à côté de moi. « Tu deviens de plus en plus forte, n’est-ce pas ? »

« Vraiment ? » demanda Io avec ses yeux illuminés.

« Ahh, bien sûr. Quand es-tu devenue quelque chose comme un aventurier de rang A ? » demandai-je.

« C’était il y a un moment, » répondit Io. « Pendant que tu étais occupé, j’ai effectué beaucoup de quêtes de la guilde. Et sans que je le remarque vraiment, c’était devenu ainsi. »

« Je vois, » répondis-je.

« Hmm... Kakeru ? » demanda Io.

« Oui ? » demandai-je en retour.

« Suis-je... vraiment devenue plus forte ? » elle me demandait ça très timidement, et ses joues étaient devenues toutes rouges.

« ... haha ! » C’était drôle, alors je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

« Je-je suis désolée ! Je n’en suis toujours pas à ce niveau, » déclara Io.

« Ce n’est pas ça, » dis-je.

Après avoir fini de rire, j’avais dit. « Tu es assurément devenue bien plus forte, il n’y a pas de doute pour ça. Tu es bien plus forte au point ou tu ne peux même pas te comparer au moment où nous venions de nous rencontrer. »

« Vraiment !? » demanda-t-elle.

« Oui, » répondis-je tout en hochant la tête.

Io avait alors fait une petite pose de la victoire. Son apparence était vraiment mignonne.

Elle était si mignonne que je voulais tout de suite retourner à la maison et la pousser sur le lit.

« Et alors ? J’ai complètement oublié de le demander. Mais qu’est-ce que c’est que ces deux-là ? » demandai-je à Io.

Les deux filles se tenaient maintenant à environ dix mètres de distance après que j’avais vaincu les monstres à tête de chèvre.

L’épéiste à la queue de cheval et la prêtresse.

Ces deux filles appelaient Io, Ane-san et Onee-sama.

« Agnès et Julia ? » demanda Io.

« Ahh. Quand les as-tu connues ? » demandai-je.

« Il y a un moment, » répondit Io. « Ce jour-là, elles sont soudainement venues et elles m’ont dit “S’il vous plaît, laissez-nous entrer dans votre groupe !” »

« C’est quelque chose que j’ai aussi entendu quelque part, » quand j’avais dit ça, le visage d’Io avait rougi.

Elle m’avait dit la même chose, et elle avait poussé pour être dans le même groupe que moi. Honnêtement, c’est le même modèle.

« À partir de là, tu étais dans le même groupe, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui, c’est quand tu n’étais pas là. Ah ! Mais tout va bien, Kakeru, car j’ai dit aux deux filles que c’était seulement un groupe temporaire, » rajouta Io.

« Temporaire ? » demandai-je.

« Que veux-tu dire par là ? » demandai-je en retour.

« J’avais refusé parce que je suis déjà dans un autre groupe, mais elles ont dit que c’était bon pour elle même si c’était un simple groupe temporaire, » répondit Io. « Comme elles me disaient ça, je n’ai pas pu m’en empêcher, alors j’ai accepté. »

« OK, » je n’avais pas compris clairement ce que cela signifiait.

Y a-t-il quelque chose comme un véritable groupe ou un groupe temporaire ? Me demandai-je. Mais bon, d’après ce que Io a dit, il y a probablement quelque chose comme ça.

« Est-ce que cela ne pose vraiment pas de problèmes ? Car après tout, je suis dans ton groupe, Kakeru, » déclara Io.

« Ahh, je sais, » dis-je en hochant la tête avant de rajouter. « Tu es dans mon groupe, et tu es ma femme. Même si tu disais que tu voudrais partir, je ne te laisserai pas. » J’avais dit la deuxième partie avec un ton un peu plus fort.

« ... Hehehe, » Io avait un visage de plus en plus grimaçant.

« Mais j’ai compris l’histoire. Récemment, tu as combattu des monstres ici et là avec ces deux filles, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Io.

« Et puis, tu es admiré comme leur Ane-san ou Onee-sama, » continuai-je.

« Oui..., » répondit-elle en regardant le sol d’un air embarrassé. « Je leur dis d’arrêter, mais elles ne l’ont pas fait. »

« N’est-ce pas bien de les laisser t’appeler ainsi ? » demandai-je.

« He ! » s’exclama-t-elle.

Face à une Io qui était troublée, je lui avais fait une blague.

« Au contraire, tu devrais les convaincre à ta cause de plus en plus. Et une fois qu’elles le seront au maximum, et offre-les-moi avec toi en même temps. Est-ce compris ? » dis-je.

Les bruits de pas s’arrêtèrent.

J’avais regardé Io qui s’était arrêtée, elle me regardait avec un visage surpris.

Hmm, ai-je dit quelque chose d’incorrect, pensai-je. Ce n’était pas bon maintenant, mais on ne pouvait pas y faire grand-chose sur le fait que je devrais le faire...

« Si je fais ça, est-ce que tu serais heureux ? » demanda Io.

« Euh, » dis-je, ne sachant pas trop quoi dire.

« Hmm..., » elle jeta un coup d’œil aux deux filles avant de demander. « Si j’arrive à toutes les deux les c-convaincre, et que tu nous m-manges tous ensemble, serais-tu heureux ? »

Elle avait un peu bégayé, mais son visage était sérieux.

Son visage m’indiquait que si je disais « Oui », elle le ferait.

Cette réaction était inattendue.

C’était vraiment inattendu qu’elle le prenne ainsi, mais je ne détestais pas ça.

« Je suppose que je serais très heureux, » répondis-je.

« Alors, je vais le faire, » Io avait souri avec innocence et avait acquiescé. « Je ferais ça pour ton amour, d’accord ! »

Après ça, Io m’avait montré son meilleur sourire de la journée.

***

Chapitre 75 : Le visage d’une richissime marchande

J’étais allé dans le bâtiment de la société marchande de Delphina en utilisant la téléportation.

Aujourd’hui, il s’agissait du jour où elle venait à ma maison, alors j’étais allé la chercher.

Je m’étais d’abord téléporté dans la propre chambre de Delphina, mais elle n’était pas là, et donc, j’étais sortie dans le couloir.

Il y avait le subordonné de Delphina présent là. L’homme que je connais m’avait vu et il s’était incliné face à moi.

« Où est Delphina ? » demandai-je.

« Elle est dans le salon, » répondit-il. « Le prince héritier du Royaume d’Aegina est venu lui rendre visite. »

« Hm, » murmurai-je.

« Je vais vous guider jusque là, » déclara l’homme.

« Non, cela ne sera pas nécessaire, » dis-je. « Le salon est-il la pièce très somptueuse utilisée afin de divertir les clients aisés ? Je peux y aller par moi-même. »

Après avoir dit ça à l’homme, j’avais commencé à marcher.

J’étais déjà très habitué à la société marchande de Delphina, et ils étaient aussi très habitués à moi.

Les différentes personnes qui marchaient dans le couloir et qui travaillaient m’avaient vu et s’étaient arrêtées, inclinant la tête très profondément.

Après un moment, j’avais rencontré quelqu’un qui ne baissait pas la tête.

Il s’agissait d’un homme renfrogné d’âge moyen qui était sorti de la pièce possédant une somptueuse porte... le salon.

En voyant les vêtements qu’il portait, j’avais l’impression qu’il était quelqu’un de la royauté. Donc, il s’agissait probablement du prince héritier du Royaume d’Aegina dont j’avais entendu parler juste avant.

Le prince héritier me jeta un coup d’œil, mais comme si je ne comptais pas à ses yeux, il se retourna et commença à marcher. Il affichait un visage fatigué.

Tout en étant curieux par ce visage fatigué, j’étais entré dans le salon.

« Kakeru. Vous êtes venu me voir, » déclara Delphina.

« Je viens d’arriver. J’aurais peut-être dû venir un peu plus tard, » dis-je.

« Non, notre conversation vient de se terminer, » répondit Delphina.

« Était-ce avant ça le prince héritier d’Aegina ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Pourtant, il affichait un visage vraiment fatigué, » dis-je.

« Eh bien, ça devrait bien être le cas, » répondit Delphina en se mettant à rire.

Elle avait ri en couvrant sa bouche en un élégant geste. Elle avait plus d’élégance que les nobles dames qui pouvaient être vues dans la ville, et elle libérait une envoûtante aura.

« J’avais refusé chacune des choses qu’il m’avait demandées, donc on ne peut  pas y faire grand-chose s’il s’est retrouvé fatigué, » déclara Delphina.

« Il t’a demandé quelque chose ? » demandai-je en allant m’asseoir à côté d’elle.

J’avais alors poussé la coupe qui avait probablement été utilisée par ce prince héritier.

« En vérité, j’ai acheté une ville, » annonça-t-elle.

« ... Hein !? » m’exclamai-je.

« Il y a une ville sous le règne d’Aegina appelé Malonei, mais ces dernières années, elle a eu des difficultés financières, et c’est aussi une ville qui dépend complètement de l’aide venant de sa capitale. Et c’est là où je suis intervenue. En utilisant les déficits et le soutien comme mes atouts, j’ai imposé la condition impliquant le fait de remplacer tous les officiels par mes subordonnés. »

« Je vois, c’est comme si tu l’avais substantiellement achetée, hehe, » dis-je.

« Tout à fait, » répondit-elle. « J’ai aussi fait que le noble qui gouverne soit renvoyé, mais il semble qu’il s’agit d’un noble qui a gouverné cette terre à travers les années et les générations. Donc il a protesté en envoyant une réclamation à la couronne, et à cause de ça, le prince héritier est venu demander si quelque chose pouvait être fait. »

« Je comprends, » dis-je.

J’avais plus ou moins compris l’histoire. Il avait ce visage fatigué à cause de tout ça.

« Mais, pourquoi as-tu acheté quelque chose comme une ville ? » demandai-je. « Prévois-tu de faire quelque chose comme de les envahir avec l’économie, puis de construire un pays et devenir une reine ou quelque chose du genre ? »

« Non, pas du tout. Je vais simplement dire que Malonei a assez de valeur pour que cela en vaille la peine, » répondit Delphina.

Delphina, avait fait un visage sérieux... elle avait un visage sérieux avec un faible sourire sur ses lèvres.

Quand elle parlait d’affaires, elle faisait toujours ce genre de visage.

Mon cœur avait loupé un battement. Il s’agissait de son visage de marchande, mais... il était terriblement beau.

« Jusqu’à maintenant, cette ville a été déficitaire à cause de son administration déplorable. Mais autour d’elle, beaucoup de matériaux rares sont encore sous terre. J’ai envoyé quelqu’un afin d’examiner tout ça, et le résultat est que ces ressources n’étaient pas épuisées, mais que c’était seulement qu’ils ne pouvaient pas l’extraire, car ils ne pouvaient pas leur donner des salaires appropriés. Même ces seules ressources valent déjà leurs pesants d’or. C’est à haut risque, mais aussi à très haut rendement. »

« Je vois, » j’avais été impressionné, mais c’était prévisible de la part de Delphina.

En tant que marchande, elle était très sévère, et c’était ce qu’il y avait de mieux pour être une bonne marchande.

J’avais alors posé des questions à propos de Malonei.

En mettant tout cela ensemble, elle m’avait dit qu’elle avait besoin d’une « pompe nécessitant un grand volume d’eau spéciale », et les personnes qui pourraient préparer cette eau étaient limitées.

Eh bien ! Si elle réussissait avec ça, cela allait.

« À bien y réfléchir, » l’expression de Delphina avait changé.

Il s’agissait d’un type de sourire différent de celui que j’avais vu plus tôt, c’était un visage quand elle bavarderait et pourrait dire des blagues. « On m’a fait une demande en mariage. »

« Pff ! » je m’étais mis à rire. « Une telle proposition, je suppose que cela provient de cet homme vu plus tôt. »

« Tout à fait. Je suis une femme, donc il pensait probablement que s’il prenait possession de moi, tout pourrait être effacé. »

« Arg, » dis-je.

« Quel visage effrayant ! Bien sûr, j’ai refusé, » déclara Delphina.

Cela n’était pas comme si je faisais vraiment un visage effrayant.

« Tu as donc refusé, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Tout à fait. Avez-vous oublié ? » demanda Delphina. « J’ai décidé que j’épouserais l’homme qui achèterait tout ce que j’ai en même temps que moi. »

« Je sais, » je me rappelais parfaitement de ce qu’elle m’avait dit précédemment.

La richesse de la marchande Delphina était la même richesse que celle d’un royaume.

Bien sûr, il y avait beaucoup d’hommes qui viennent vers elle comme elle possédait la jeunesse et la beauté, mais sa condition était « Une personne qui achèterait tout ce qu’elle avait en utilisant sa fortune. »

En bref, une fusion et acquisition.

« Quelle est ta fortune actuelle ? » demandai-je.

« C’est presque pareil au budget national de Mercury pour une année, » répondit Delphina.

« Eh bien, c’est très dur d’acheter ça, » dis-je.

« J’attends toujours que tu l’achètes, » déclara-t-elle. Delphina avait souri avec grâce. Cette fois, elle avait un visage d’une femme.

« Je ferai de mon mieux pour faire quelque chose à ce propos aussi vite que possible, » dis-je. « Si je suis trop lent, il se pourrait que ce soit toi qui m’achètes. » Je m’étais souvenu de Malonei, et j’avais dit cela en plaisantant.

« Ce serait assez difficile, » l’expression de Delphina avait encore changé.

C’était son visage en tant que marchande.

« J’avais aussi pensé à ça, mais c’est assez difficile. Votre valeur totale est après tout trop élevée, » dit-elle.

« Vraiment ? » demandai-je.

« En gros, cela représente cinq fois la mienne, » déclara-t-elle.

« N’est-ce pas un peu trop élevé ? » demandai-je.

« Non, pas du tout, » répondit-elle en secouant la tête. Son expression était restée la même.

C’était celle que j’aimais... L’expression de Delphina que j’aimais le plus.

La richissime marchande Delphina, avec ce faible sourire, elle avait dit. « Porteur de l’Épée Démoniaque, Goshaku-sama, la valeur de ces noms est bien présente. Si vous deviez être acheté avec de l’argent, le pouvoir politique qui peut produire les différentes reines et princesses qui sont liées à vous, et qui pourraient intervenir avec leurs propres pouvoirs politiques, cela représente une grosse somme. En plus de cela, la force qui a été capable d’arrêter Nana Kanou qui détenait la force la plus importante jusqu’à ce jour. Lorsque tous ces éléments sont pris en compte et convertis en argent, les dépenses nécessaires pour les acquérir seraient à peu près cinq fois plus importantes que pour moi. »

Delphina avait dit tout cela jusqu’à la fin avec un visage sérieux.

Il semble que cela soit l’évaluation de la riche marchande Delphina.

Je ne pouvais donc toujours pas acheter Delphina.

Mais Delphina ne pouvait pas non plus m’acheter.

Comme c’était intéressant.

« ... »

Alors que j’avais remarqué ce fait, l’expression de Delphina avait encore changé.

Il s’agissait de l’une des expressions que j’avais vues pour la première fois aujourd’hui, c’était un visage qui indiquait qu’elle boudait un peu.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.

« Non, ce n’est rien ! » répondit-elle.

« Ce n’est pas rien, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Ce n’est rien du tout, » dit-elle tout en détournant les yeux loin de moi.

Je me demandais bien ce qui arrivait.

Pour une raison inconnue, j’avais suivi le regard de Delphina et j’avais regardé ou elle observait. C’était la tasse placée sur le dessus de la table.

Il s’agissait de la tasse du prince héritier que j’avais poussé plus tôt.

Elle l’avait regardé tout en boudant.

Peut-être..., pensai-je.

« Delphina, puis-je demander quelque chose ? » demandai-je.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-elle.

« Je ne t’ai toujours pas achetée, mais ma réservation est toujours là, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Réservation ? » demanda Delphina.

« Tu peux également appeler cela les droits de négociation, » dis-je. « Tant que je ne les abandonne pas, j’ai la priorité absolue pour t’acheter, n’est-ce pas ? »

Delphina avait été stupéfaite pendant un moment, puis son expression avait changé.

Ce visage, c’était le visage que j’avais vu aujourd’hui pour la première fois.

« Oh... Bien sûr, » c’était le même visage quand j’avais eu un accord avec elle la première fois.

***

Chapitre 76 : Le cœur d’une richissime marchande

*** Point de vue de Delphina. ****

Dans un couloir du manoir de Kakeru.

Moi, Delphina Homer Lamanri était en route vers la chambre de Kakeru.

J’étais dans le manoir de Kakeru, et je venais juste de sortir du bain. Mais, mes vêtements étaient déjà sur moi.

Je portais une robe de nuit de la plus haute qualité utilisée pour les fêtes, avec des cheveux bien peignés, et j’utilisais un parfum qui pouvait être considéré comme élégant ou vulgaire selon la personne en face.

Je m’étais préparée ainsi à être enlacée par Kakeru.

Mon corps était préparé, mais quant à mon cœur...

Alors que je marchais dans le couloir, mon cœur ne s’arrêterait pas de battre la chamade.

Ma gorge était sèche et ma poitrine était douloureuse comme si elle était serrée.

C’était un peu différent de la douleur. Non, ce n’était pas seulement douloureux.

Si je devais trouver un mot pour le décrire, ce serait une « douce douleur ».

Toutes les autres personnes... Je me demande s’ils se sentent aussi comme ça ? pensai-je. Je me demande si c’est toujours comme ça quand elles sont avec Kakeru.

Même si cela fait un moment depuis que j’avais commencé à être enlacée par cette personne, il n’y a aucun signe qui indiquerait que je m’habitue à cela. Non, c’était plutôt le contraire, car cela devenait de plus en plus fort.

Mais même ainsi, je ne devrais pas le montrer sur mon visage.

Je suis sûre que Kakeru ne voudrait plus de moi si j’étais comme ça, pensai-je.

Alors que je marchais dans le couloir, j’avais continué l’effort de contrôler mon expression.

« Oh »

J’avais alors rencontré une femme portant une capuche dans le couloir.

Je ne pouvais pas voir son visage, mais sa voix était celle d’une vieille femme.

Althea, la Grande Sage Althea.

La présence mystérieuse qui vivait dans ce manoir.

Si l’on met de côté les esclaves-soldats, elle était la seule femme qui devait encore être enlacée par Kakeru.

« Bonjour, Mademoiselle Althea, » dis-je.

« Bonjour. Allez-vous maintenant dans sa chambre ? » demanda Althea.

« Oui, aujourd’hui c’est mon tour, ou du moins cela devrait l’être, » dis-je.

« Vous savez, cela serait difficile de le faire seule avec lui. J’ai aussi entendu dire qu’il avait atteint un nouveau niveau, » déclara-t-elle.

« Un nouveau niveau ? » demandai-je.

« Il a réussi à surpasser l’Immortelle Sainte Melissa en seulement quelques heures, » répondit-elle.

« Comme attendu de lui, hehe, » dis-je.

« N’êtes-vous pas surprise ? » demanda Althea.

« Mon esprit ne pourrait pas le rattraper si je continuais à être surprise avec ce qu’il est capable de faire, » dis-je. « Devant cette personne, chaque femme devient juste une femme. »

« Vous y compris ? » demanda-t-elle.

« Oui, et en vous incluant vous aussi. Tôt ou tard, cela arrivera, » dis-je.

« Je suis impatiente de voir ça, » répondit Althea en se mettant à rire.

À part après qu’elle avait retrouvé sa jeunesse en utilisant la vigueur de Kakeru, son visage ne pouvait pas être vu, et était en permanence caché par une capuche.

Après ça, j’avais recommencé à aller vers la chambre de Kakeru, mais je m’étais arrêtée d’un coup.

Après m’être arrêtée, j’avais regardé Althea.

La Grande Sage Althea. La personne légendaire qui avait dans l’histoire donné des conseils à de nombreux suzerains et héros.

Si c’était cette personne, alors peut-être...

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Althea.

« Que dois-je faire... pour recevoir un conseil de votre part ? » demandai-je. « Grand Sage Althea, j’avais entendu dire que, avec des moyens normaux, vous ne donneriez jamais de conseils à un étranger. Qu’est-ce que je dois faire quand il y a quelque chose dont j’ai vraiment besoin de demander ? »

« Vous me surestimez, je suis “juste” Althea. Je suis une égoïste, car je m’occupe uniquement des choses qui m’intéressent, et de rien d’autre, » répondit Althea.

« Avec de l’argent... ? » demandai-je.

« Cela ne m’intéresse pas, » répondit-elle. « Dites-le tout simplement si vous le voulez ? Si cela m’intéresse, j’aurais peut-être une réponse, » répondit-elle.

« ... » j’avais alors hésité.

J’avais rarement demandé et reçu des conseils de quiconque jusqu’à maintenant.

Pour être capable, de vivre dans le monde des affaires, la prise de décision et la capacité d’agir qui étaient plusieurs fois supérieur à une personne normale était nécessaire.

Il y avait beaucoup de périodes de temps où j’aurais été ralentie si je devais demander conseil.

C’est pourquoi j’avais toujours décidé par moi-même.

Mais, celle qui était devant moi était la légendaire grande sage. Et, ma question n’avait aucune urgence.

Je devrais tout simplement lui demander et voir ce qui se passerait.

« Que dois-je faire... pour m’habituer à lui ? » J’avais demandé ça en plaçant ma main sur ma poitrine.

Vis-à-vis de ce cœur qui battait la chamade, comment dois-je faire pour m’y habituer, pensai-je.

« C’est impossible, » Althea avait répondu ça avec désinvolture.

« Impossible ? » demandai-je.

« C’est bien ça, impossible. Je connais ce sentiment, ce sentiment que toutes les femmes qui sont dans ce manoir ont en elles, » répondit Althea.

Comme je l’ai pensé, c’était donc ainsi...

« Si l’autre personne avait été un homme normal, il pourrait être possible de s’y habituer après un certain temps, » continua Althea. « Cependant, il n’est pas un homme normal. Il est un homme qui deviendra de plus en plus grand et continuera à aller de l’avant. »

Je suis d’accord.

« Je peux le dire avec assurance, » continua Althea. « Vous, qui irez chez lui ce soir, ce sentiment se renforcerait le lendemain. »

« Ça... Je serais troublée. Je ne le veux pas, mais... je serai quand même troublée, » dis-je.

Je sais bien que c’est incohérent.

« Il n’y a aucun moyen de s’y habituer, mais je sais comment changer ça, » continua Althea.

« Comment ? » demandai-je.

« Dans votre cas, vous devriez étendre encore plus votre entreprise, » répondit Althea. « Vous devriez devenir une marchande de plus en plus importante. En pensant qu’en tant que femme de Kakeru Yuuki, vous deviendriez ainsi une femme qui ne sera pas un embarra pour lui. »

« Plus importante... » répétai-je.

« Utilisez ce sentiment comme combustible, » déclara Althea. « Je peux aussi dire cela avec assurance. Plus sa femme devient grande, plus il devient heureux. De plus, il s’agit d’un homme qui a une grande tolérance. »

« Exact, je sais bien ça, » dis-je.

« Alors, vous savez ce que vous avez à faire, » déclara Althea.

« ... Oui, » répondis-je.

C’est vrai, j’ai juste besoin de faire ça, hehe.

Si je ne pouvais pas garder ce sentiment qui me brûle dans la poitrine, je devrais l’utiliser comme l’énergie qui me ferait devenir convenable pour être la femme de Kakeru.

Quelque chose comme ça, quelque chose d’aussi simple que ça, je me demande pourquoi je n’ai pas été capable de le faire jusqu’à maintenant.

« Merci beaucoup, Mademoiselle Althea, » dis-je.

« ... » Althea était partie sans rien dire.

Je ne pouvais pas voir son visage, mais je sentais qu’elle m’avait souri de plaisir.

J’avais donc repris ma marche, allant vers la chambre de Kakeru.

Sur le chemin, j’avais juré pour moi-même, sans prononcer la moindre parole, gardant ce sentiment dans ma poitrine.

Je dois étendre mes affaires, et devenir le numéro un mondial... la plus grande marchande de l’histoire.

Pour un commerçant, qui aura plus d’actif que quiconque.

Après tout, je suis réservée et je ne peux être achetée que par Kakeru. Tout de moi est réservé pour être acheté par Kakeru.

Si je ne peux pas au moins faire cela, je ne serai pas assez bien pour être avec Kakeru.

Au moment où j’avais pensé ça, mon cœur était devenu beaucoup plus léger.

***

Chapitre 77 : Fantôme, Épée Démoniaque et la nouvelle armée

La nuit, pour une raison inconnue, j’avais senti une présence et j’avais levé mon corps qui se trouvait entouré par Io et Delphina.

J’avais intensifié mes sens avant de regarder par la fenêtre à l’extérieur du manoir.

Il n’y avait rien d’étrange quant à la façon dont l’air circulait dans les environs. Ma vue et mon ouïe qui étaient multipliées par 777 fois ne pouvaient rien détecter d’étrange.

Cependant, quelque chose était étrange.

Quelque chose... se trouvait ici.

« Kakeru... encore... plus... encore... plus, »

« Kakeru... je... t’aime, »

Alors que je laissais là mes deux femmes, j’étais descendu du lit.

J’avais rapidement enfilé un manteau et j’avais quitté la pièce en prenant Éléanore à la main.

« ... au-dessus, Hmm, » murmurai-je.

{L’as-tu aussi senti ?} me demanda Éléanore.

« Le sentir ? » demandai-je.

{Ça, c’est plutôt ma spécialité.} Déclara Éléanore avec désinvolture.

Ta spécialité, qu’est-ce que c’est ? pensai-je.

J’avais quitté le manoir tout en y pensant que c’était étrange ce dont elle me parlait, et j’avais sauté après avoir concentré mes forces dans mes pieds.

J’avais ainsi sauté sur le toit. Là-bas, il y avait la silhouette de Tania.

Un fantôme qui portait une tenue de femme de ménage avec des petites lumières qui étaient émises périodiquement à partir de son corps translucide.

Elle était autrefois un esprit lié à ce manoir que j’avais libéré, un fantôme de femme de chambre qui possédait actuellement à la fois Éléanore et le manoir.

Son nom est Tania Chichiakis. Et devant cette Tania, il y avait une jeune fille portant également une tenue de femme de chambre.

Elle devait avoir environ 12 ou 13 ans. Vis-à-vis de Tania qui était adorable, elle semblait sèche et ressemblait à une femme de ménage qui pouvait bien faire son travail.

Mais, elles étaient pareilles avec leur corps étant translucide, flottant toutes les deux dans les airs.

« C’est aussi un fantôme, hein... Ahh, par ta spécialité, tu voulais donc dire ça, n’est-ce pas ? » demandai-je.

{Tout à fait. Je n’ai pas contrôlé des armées de morts-vivants depuis des centaines d’années pour le spectacle.} Éléanore avait dit comme si elle se vantait un peu de cela.

En tant qu’Épée Démoniaque, sa capacité à ressentir des choses de ce genre était probablement très élevée.

Tania et l’autre fantôme ne nous avaient pas encore remarqués. On dirait qu’elles parlaient de quelque chose, alors j’avais patiemment espionné leur discussion.

« Alors, Peggy-chan, veux-tu toujours travailler ? » demanda Tania.

« Oui... mais après ça, je suis tombé malade... c’est regrettable, » répondit Peggy.

« Je pense que tu ferais mieux de reposer en paix dès maintenant, » déclara Tania. « Il n’y a pas de problème si tu deviens un fantôme, mais avec un certain temps, ta tête deviendra étrange et tu te perdras peu à peu ta santé mentale. »

Venant d’elle qui avait perdu la raison, c’était très convaincant.

« Mais..., » déclara Peggy.

« J’ai aussi compris que tu avais des regrets quant à ton ancienne vie, » continua Tania.

« Ne puis-je pas faire quelque chose à ce propos, senpai ? » demanda Peggy.

« Hm ? » Tania avait penché la tête face à ça.

J’étais devenu très curieux, alors j’avais décidé de rejoindre leur conversation.

« Salut ! »

« Ah ! Mais c’est Monsieur Kakeru. Désolé, était-ce trop bruyant ? » demanda Tania.

« Non, pas vraiment. Mais à ce propos, qui est-ce ? » demandai-je.

« Je vais faire les présentations, » répondit Tania. « Elle s’appelle Peggy Addis. C’est un fantôme fraîchement mort et donc nouvellement né. »

Quel genre de fantôme est-ce ?

« S-Senpai... qui est cette personne ? » demanda Peggy.

« Mon Maître. C’est le propriétaire de ce manoir. Il s’appelle Kakeru, » répondit Tania.

« Maître ? » demanda Peggy.

« C’est comme ça, » dis-je.

J’avais levé Éléanore, et j’avais activé son pouvoir. Et ainsi, Tania fut absorbée par Éléanore.

« Quoi !? » Peggy fut surprise. J’avais réutilisé mon épée, et Tania était réapparue.

« Voilà, c’est comme ça, » dis-je.

« Quelque chose comme ça peut-il vraiment être fait avec des fantômes ? » demanda Peggy.

« Oui, car après tout, Kakeru est spécial. Ce qu’il tient en ce moment est l’Épée Démoniaque Éléanore, » déclara Tania.

« L’Épée Démoniaque... ehhhh !!! l’Épée Démoniaque Éléonore !? » s’écria Peggy après avoir, avant ça, pris quelques secondes à réfléchir. « Est-ce la vrai ? »

« Veux-tu la prendre dans ta main ? » demandai-je.

{N’essaye pas de faire ça. Si une existence qui n’est qu’un esprit me touche, au pire, elle pourrait être absorbée.}

Puisqu’Éléanore m’avait indiqué ça d’un ton très sérieux, j’avais tiré l’épée que j’avais tendue.

Peggy me regardait fixement comme si elle s’attendait à quelque chose.

Qu’est-ce que c’est que ces yeux ?

« Hmm, Kakeru ? » demanda Tania alors qu’elle se tenait à côté de moi. Elle avait fait ça avec un ton qui semblait indiqué qu’elle était très prudente, comme pour vérifier ce que je disais.

« Cette Épée Démoniaque, les fantômes peuvent-ils encore y entrer ? » demanda Tania.

« Euh ? Me demandes-tu si elle a encore cette capacité ? Qu’en est-il, Éléanore ? » demandai-je.

{As-tu oublié que j’avais l’armée des morts-vivants en moi ?}

C’était une réponse très proche du style d’Éléonore.

« On dirait que c’est possible, et il y en a encore beaucoup... Ahh. Elle voulait donc dire ça, » dis-je après avoir compris la situation.

J’avais regardé dans la direction de Peggy.

Ces yeux indiquaient comme si elle s’attendait à quelque chose, et c’était ce que Tania avait demandé au début.

Cela signifiait donc ça.

« Kakeru ? » Tania m’avait alors parlé.

J’avais commencé à y réfléchir pendant un moment.

Une certaine scène était alors apparue dans ma tête.

« Toi, peux-tu te battre ? » demandai-je. « As-tu des capacités qui peuvent être utilisées pour les batailles ? »

« Hmm..., »

Peggy baissa les yeux comme si elle se sentait désolée. « J’étais capable d’utiliser la magie du feu quand j’étais encore en vie, mais maintenant... »

Après avoir dit ça, elle tendit la main, et lâcha dans les airs une boule de feu.

Mais, cette boule était translucide tout comme son corps, et avait traversé le toit sans relâcher le moindre son.

« Voilà ce que je peux faire, mais rien de plus, » déclara Peggy.

« Je vois. Ton nom est bien Peggy Addis, n’est-ce pas ? Prêt de la magie de feu à Peggy Addis, » dis-je.

[Puissance Magique du Feu a été prêtée à Peggy Addis. Temps restant, 29 secondes]

« Essaye d’utiliser une nouvelle fois ta magie. Et cette fois, lance-le très loin du manoir, » dis-je.

« Hein !? » Peggy était confuse.

« Essaye-le, » déclara Tamia avec le sourire comme pour encourager Peggy à le faire.

Elle avait de l’expérience avec ça, alors j’avais l’impression que Tania était excitée parce qu’elle pouvait imaginer ce qui allait se passer ensuite.

« A-Alors..., » elle tendit la main et relança une boule de feu.

La puissance en magie du feu que je lui avais prêté avec ma capacité de multiplication 777 avait fait que c’était devenu une énorme boule de flammes plus grande que mon corps.

« Hein !? Non..., » s’écria Peggy.

Elle avait semblé paniquer par cette taille, et Peggy avait rapidement essayé d’annuler cette magie, mais ça ne s’était pas bien passé et la boule de feu avait volé directement vers moi.

J’avais frappé avec Éléanore, détruisant la boule de feu.

L’énorme boule de flammes avait été tranchée en deux par l’Épée Démoniaque ce qui l’avait fait éclater, puis elle s’était dispersée.

« Eh... fantastique..., » murmura Peggy.

« Hmm, si je lui prête ma puissance en magie, alors elle peut se battre, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui, Kakeru, Kakeru, » répétera Tania.

« Quoi !? » demandai-je.

« Vous savez, je sens que mes pouvoirs magiques ont récemment augmenté, » déclara Tania, fière d’elle.

« Euh !? » m’exclamai-je.

Elle voulait probablement dire que les fantômes avaient aussi la possibilité de s’améliorer.

« D’accord, allons-y. Puisque tu as été présenté par Tania, je te permettrai de travailler ici, » dis-je.

« Ah... D’accord, » répondit Peggy.

« Dans ce cas, je vais te placer une fois à l’intérieur d’Éléanore, » dis-je avant de lever Éléanore et d’effectuer la même action qu’avec Tania, mais cette fois-ci, vis-à-vis de Peggy.

Peggy disparut d’un coup, puis elle réapparut après ça.

D’une certaine façon, l’aura qu’elle dégageait avait changé. La Peggy que j’avais invoquée à l’intérieur d’Éléanore était un peu différente.

Et, elle pourrait peut-être elle-même le sentir, car Peggy regardait ses propres mains très attentivement.

« Bienvenue, Peggy-chan, » déclara Tania.

« Merci ! Senpai ! » répondit Peggy.

Et ainsi, le nombre fantôme à l’intérieur d’Éléanore était passé à deux.

{Prévois-tu de recréer l’armée des morts-vivants ?}

« Eh bien, oui, qu’en penses-tu ? » demandai-je.

{Je ne me plains pas si ce sont des fantômes féminins.} Éléanore avait immédiatement répondu.

Elle n’a pas de plaintes à formuler si c’est des femmes. Donc cela veut dire que de placer des hommes à l’intérieur d’elle est mauvais...

Alors que j’avais pensé jusqu’à ce point, j’avais soudainement réalisé quelque chose.

Ah, c’est vrai, ce n’est pas bon du tout.

Même s’il s’agit d’un fantôme à l’intérieur qui est placé à l’intérieur d’Éléanore, il n’est pas bon de mettre un homme dedans.

« Ne t’inquiète pas, je ne mettrai pas d’hommes à l’intérieur, » dis-je.

{ ... Hum.} Éléanore grogna, alors on pouvait dire qu’elle était satisfaite de ça.

***

Chapitre 78 : L’imposteur de Kakeru

En ce jour, j’étais venu au Restaurant Purosu après une longue période.

« Bienvenue ! Ah ! Monsieur Kakeru ! » Une jeune fille portant un tablier et étant le porte-étendard du restaurant était là, Fiona.

« Cela fait longtemps. Oh, vous n’étiez pas venu récemment, alors je pensais que vous en aviez marre de nous, » Fiona avait dit cela en plaisantant.

Cet acte était très semblable à ceux d’une idole, elle savait comment briser la glace avec des blagues modérées.

C’est pourquoi j’avais aussi répondu en plaisantant. « Le fait d’avoir un enfant rend plus difficile à sortir pour manger à l’extérieur. »

{Ne fais pas comme si c’était la faute d’Hikari !} Éléanore s’était fâchée bien que ce n’était qu’une blague.

Elle disait toujours que j’étais un parent passionné, mais je pensais qu’elle était encore plus une parente passionnée que moi.

C’était juste qu’elle ne pouvait pas se transformer dans ce monde en forme humaine, alors elle ne pouvait pas le faire ressortir.

« Ahaha, Hikari-chan fait pitié si vous dites quelque chose comme ça. À ce propos, n’est-elle pas avec vous aujourd’hui ? » demanda Fiona.

« Non, elle est sortie pour aller jouer. Elle a dit quelque chose comme s’il y avait une fleur qu’elle voulait aller voir ? C’est quelque chose qui poussait dans la direction de la forêt, » dis-je.

« Euh, vous laissez donc Hikari-chan aller toute seule dans un tel endroit ? » demanda Fiona.

« Pas vraiment. J’ai bien sûr fait que quelqu’un la suive, » répondis-je.

« Hehe, eh bien, c’est donc ça. Hikari-chan, elle est vraiment adorable, donc ce serait mauvais si quelque chose arrivait, » répondit Fiona.

« Ouais, » répondis-je.

{Qu’est-ce que c’est que ce « Ouais ». Comment peux-tu dire ça après l’avoir fait garder par Nana Kanou et l’intégralité des 200 soldates esclaves ?}

C’est tout à fait normal, non ?

« Je suis désolée, il semblerait que je vous ai fait rester debout en raison de cette conversation. S’il vous plaît, venez jusqu’à ce siège, » répondit Fiona.

Fiona m’avait guidée vers un siège avec un sourire éclatant.

J’avais commandé la spécialité de ce restaurant, du riz frit à la vache des montagnes et d’autres plats recommandés. Après avoir attendu un moment, la nourriture avait été apportée les uns après les autres.

J’en avais pris une bouchée et je l’avais mise dans ma bouche.

« Hein !? » m’exclamai-je.

« Quelque chose ne va pas ? » demanda Fiona.

« D’une certaine façon, le goût n’est-il pas différent de la normale ? » demandai-je.

« Ufufu, l’avez-vous remarqué ? » demanda Fiona.

« En raison de ce que vous dites... avez-vous changé quelque chose ? » demandai-je.

« Oui, nous avons changé quelque chose. Bien, bien que cela ait été dit, c’est seulement pour Monsieur Kakeru, » répondit Fiona.

« Seulement pour moi ? » demandai-je.

Qu’est ce qu’elle veut dire ?

Quand je pensais à cela, Fiona avait pointé du doigt dans la direction de la cuisine.

Et quand j’avais regardé là, j’avais rencontré les yeux de Marie qui montrait son visage par le pas de la porte.

Marie avait immédiatement rougi puis elle était retournée dans la cuisine.

« Quoi de neuf avec elle ? » demandai-je.

« Marie a fait cette nourriture uniquement pour vous, » répondit Fiona.

J’avais continué et j’avais pris un autre plat et l’avais mis dans ma bouche. J’avais également pris une bouchée du fameux riz frit avec une cuillère de porcelaine et j’en avais mangé une bouchée.

« C’est délicieux !! » dis-je.

« S’il vous plaît, dites ça à ma sœur plus tard. Je suis sûre qu’elle en sera très heureuse, » déclara Fiona.

« Oui, je vais le faire, » dis-je.

« Je compte sur vous, d’accord ? » déclara Fiona puis elle fut appelé par un autre client.

Pendant un moment, j’avais apprécié les plats que Marie avait faits que pour moi.

« Hola! Je suis un client ! » Soudain, il y avait une voix caustique venant de l’entrée du restaurant.

Après avoir regardé dans la direction de la voix, je vis qu’un homme avec une crête et musclé qui se tenait là avec un visage grimaçant.

Cet homme portait une ample cape, et pour une raison ou une autre, il agissait comme s’il voulait exhiber cette chose se trouvant à sa taille.

{C’est...} murmura Éléanore.

« C’est toi, » dis-je.

{C’est totalement faux ! Ce n’est pas moi ! C’est un imposteur.}

Éléanore s’était un peu fâchée en voyant ça. C’était vrai, la chose que l’homme avait à sa taille était quelque chose qui ressemblait exactement à Éléanore, la réplique de l’Épée Démoniaque qui était devenue célèbre récemment.

Je ne savais pas si c’était l’ancienne version, ou la nouvelle qui pouvait créer une aura, mais elle ressemblait exactement à elle sur le plan de l’apparence.

Fiona était venue auprès de cet homme pressé.

« Bienvenue, Monsieur le Client désigné par lui-même, » déclara Fiona.

« Ouais, » répondit l’homme.

« Je suis désolée, il n’y a pas de tables vacantes en ce moment... êtes-vous d’accord de partager une table ? » demanda Fiona.

« Hein !? Est-ce une blague ? Ne vois-tu pas ça ? » L’homme avait montré la réplique de l’Épée Démoniaque.

« C’est... Épée Démoniaque..., » déclara Fiona.

« C’est bien ça, c’est la véritable Épée Démoniaque Éléanore. Ce n’est d’ailleurs pas une imitation. » Après avoir dit ça, l’homme avait placé sa main sur la garde de son arme. L’instant suivant, une aura sombre était sortie de l’épée.

{On dirait que c’est le nouveau modèle.}

« Il semblerait bien, » dis-je.

« Ahh..., » déclara Fiona avant de regarder dans ma direction.

Je haussai les épaules et nous fîmes tous deux un drôle de rire.

« Je ne vais pas te le cacher, je suis le Porteur de l’Épée Démoniaque, Goshaku Kakeru, » déclara l’homme.

« Ohh ! » Je n’avais pas pu empêcher de laisser sortir ça. L’homme m’avait regardé après ça.

« Qu’est-ce que tu es ? As-tu quelque chose à dire ? » s’écria l’homme.

« Non, non, ce n’est rien, » dis-je. Face à cette soudaine situation, je ne pouvais pas m’empêcher de répondre avec un ton un peu respectueux.

{C’est génial, tes imposteurs ont enfin commencé à apparaître.}

« Je suis surpris, » dis-je.

J’étais tellement surpris et je m’étais aussi intéressé par cette scène.

J’avais alors reposé le menton sur une main, et j’avais observé la progression.

« Un tel homme comme moi a fait tout ce chemin pour venir dans un restaurant comme celui-ci, alors prépare-moi immédiatement quelque chose comme un siège, » déclara sèchement l’homme.

« Euhh ! » Fiona avait affiché un visage troublé.

Elle n’avait pas peur ou n’était pas intimidée par là, c’était plutôt qu’elle avait un air troublé comme si elle disait « que dois-je faire avec ça ? »

« Ah, Mademoiselle Fiona, je viens de finir de manger ici, » l’un de ses clients habituels lui avait apporté une certaine aide.

Fiona avait dit en toute hâte merci, s’était occupée de l’addition, et avait rapidement nettoyé la table.

L’homme s’était assis là en faisant un bruit au moment où il s’était assis.

« Euh, que voulez-vous ? » demanda Fiona.

« Quelque chose de savoureux, apporte-moi quelque chose de savoureux ! » s’écria l’homme.

« J’ai compris, » répondit Fiona avant de retourner dans la cuisine.

En chemin, elle était passée près de moi.

« N’est-ce pas génial, Monsieur Kakeru, c’est un imposteur, » elle me murmura ça.

On dirait que Fiona était aussi beaucoup amusée à ce sujet.

Même si... c’est mon imposteur, hein.

Encore une fois, j’avais observé ce type.

Autre que la réplique de l’Épée Démoniaque à sa taille, il n’avait rien de semblable à moi.

J’étais un peu curieux de savoir pourquoi il disait qu’il était moi.

Je m’étais levé, et j’avais approché ce gars.

« Bonjour, » dis-je.

« Hein, qu’est-ce que t’es toi, mec ? » s’écria-t-il.

« Je suis désolé, en fait, je suis un grand fan de Kakeru, » dis-je.

« Ohh ! » s’exclama-t-il.

L’homme était évidemment de bonne humeur.

« J’ai entendu beaucoup de rumeurs sur Kakeru, mais je ne l’ai jamais rencontré, » dis-je. « Je ne pensais pas que je vous rencontrerais ici. »

« Hmph, dis merci à ta bonne fortune, » répliqua-t-il.

« Au fait, êtes-vous vraiment Kakeru ? » demandai-je.

« Ne peux-tu pas voir ça ? » demanda-t-il.

Le faux Kakeru avait montré sa réplique de l’Épée Démoniaque.

« Et bien, en fait, j’en ai aussi une, » dis-je en lui montrant la véritable Éléanore.

J’y avais mis un peu de puissance magique et j’avais ainsi libéré une aura sombre.

Le faux Kakeru qui avait touché l’aura avait vu son corps se mettre à trembler.

« Regardez, n’est-ce pas populaire récemment. Comme je suis un fan de Kakeru, je l’ai immédiatement achetée. Beaucoup de gens l’ont, ne le savez-vous pas ? » demandai-je.

« Pfff ! »

« Avez-vous d’autres preuves ? » demandai-je.

« Bien sûr que oui ! » L’homme revint à ce visage suffisant avant de déclarer. « Ça ! »

L’homme avait montré sa cape.

Au dos de la cape, une marque en forme d’étoile avait été dessinée.

« Tu dois connaître ce que c’est, n’est-ce pas ? » demanda l’homme. « Je suis Goshaku-sama qui a reçu des titres de noblesse des cinq principaux pays. Ce symbole de famille est la preuve. »

« Ohh〜 » c’était quelque peu intéressant.

{Tu avais donc quelque chose comme un symbole de famille, hehe} Je pouvais entendre la voix amusée d’Éléanore.

Bien sûr, je n’avais pas quelque chose comme un symbole de famille. Il y avait beaucoup de discussions à propos de la création d’un tel symbole, mais à cause de ce qui se passait, on ne pouvait plus se permettre de mettre ça de côté.

À ce propos, celle qui m’avait dit de faire un symbole de famille était principalement Nana.

Pour elle qui dirigeait les esclaves soldates, il semblerait qu’elle voulait quelque chose qui pouvait être utilisé comme une marque ou un drapeau.

« C’est incroyable, comme attendu de Goshaku-sama, » dis-je.

« Hehe. Toi, tu as l’air prometteur, » répondit-il.

« Vraiment ? » demandai-je.

« Allez, assieds-toi ici ! Puisque tu es chanceux, ce grand homme va te permettre d’entendre parler de sa grandeur, » déclara-t-il pompeusement.

« Wôw ! » dis-je.

« En premier lieu, la raison pour laquelle ce grand homme que je suis a obtenu un titre noble des cinq principaux pays est... » Le faux Kakeru était de bonne humeur, et avait commencé à se vanter.

Les choses que ce type avait dit étaient quelque chose que je ne savais pas à propos de moi.

En bref, c’était une histoire inventée, et j’avais été impressionné qu’il soit capable de faire quelque chose comme ça.

J’avais écouté son histoire en donnant des réponses.

« Ah ! Kakeru, je t’ai enfin trouvé, » Io était apparue, et s’était tenu devant moi.

« Kakeru !? » s’exclama le faux.

Tout en ignorant le faux Kakeru surpris, Io ne regarda que moi et me déclara. « Je t’ai cherché. Aujourd’hui, il y avait un message de la reine de Calamba et de la princesse de Comotoria. »

« Rica et Aura, Hmm. Que disent les messages ? » demandai-je.

« Ils ont dit la même chose. “Si vous avez le temps pour ce soir, ce serait agréable si vous pouviez venir me voir”, » répondit Io.

« Je vois. Donnez-leur une réponse, dites-leur que je vais les emmener au manoir, alors qu’elles se préparent, » dis-je.

« Compris, » répondit Io avant de se retourner et partir.

Elle regarda le faux Kakeru en chemin, mais elle inclina seulement un peu la tête et partit sans dire un mot.

Après qu’Io fut partie, le faux Kakeru m’avait alors dit. « Hmmm ! Quelle blague intéressante, non quelle comédie intéressante. »

« Oui ? » demandai-je.

« Quelque chose comme la reine de Calamba ou la princesse de Comotoria. Penses-tu que je serais trompé avec cette histoire inventée ? Malheureusement pour toi..., » Le faux Kakeru avait dit ça avec une voix glaciale.

Des acclamations avaient soudain pu être entendues.

On pouvait les entendre à l’extérieur du restaurant.

Qu’est-ce que c’est ? Alors que je pensais à ça, la porte du restaurant s’ouvrit et Hélèna entra.

Hélèna portait sa robe de princesse. Elle vint vers moi avec des gestes élégants.

« Monsieur Kakeru, » déclara Hélèna.

« Bonjour, qu’est-ce qu’il y a, Hélèna ? » demandai-je.

« J’ai quelque chose à consulter avec vous... mais, vous ai-je interrompu ? » demanda Hélèna.

Hélèna avait jeté un coup d’œil vers le faux Kakeru.

Ne sachant pas la situation, elle avait probablement pensé que le faux Kakeru était quelqu’un que je connaissais.

Hélèna qui me plaçait au sommet de sa liste avait tendance à aussi le faire pour les personnes que je connaissais.

Voyant ça, le faux Kakeru déclara. « Pfff. Cette fois, c’est une fausse Hélèna. Malheureusement, tu ne peux pas me tromper avec quelque chose comme ça. »

Le faux Kakeru était totalement hors de propos. J’avais commencé à me sentir mal à propos de lui maintenant.

Je tendis la main et jetai une magie sur la tiare qu’Hélèna portait.

Il s’agissait de la magie qui distinguait à coup sûr les biens de la famille royale. Il s’agissait d’une magie que tout le monde pouvait utiliser, et même moi, je l’avais appris.

Et ainsi, le symbole de la maison royale était apparu sur la tiare d’Hélèna.

« Quoi !? » Le faux Kakeru était à court de mots. C’était parce qu’il avait découvert que Hélèna était une vraie princesse.

« Monsieur Kakeru ? Qui est-ce ? » demanda Hélèna.

« Monsieur Kakeru ? » répéta le faux.

« Tout à fait. Vous, n’êtes-vous pas une connaissance de Monsieur Kakeru ? » demanda Hélèna. Elle avait fait un visage étrange.

Le faux Kakeru était rapidement devenu blanc.

Eh bien ! Si on lui disait que la vraie personne dont il avait volé le nom était devant lui, il serait comme ça.

« On dirait qu’il est aussi Kakeru, » dis-je.

« Hein !? »

« En plus, on dirait qu’il a aussi Éléanore, » continuai-je.

« Hein !? »

« Et il a dit que la chose sur sa cape ressemble au symbole de la famille de Goshaku-sama, » continuai-je.

« Y a-t-il quelque chose comme ça ? » demanda Hélèna.

Hélèna avait réfléchi pendant un moment, puis il semblerait qu’elle avait finalement compris ce qui en était. « Est-ce qu’il est un imposteur qui se fait passer pour vous ? »

Quand j’avais hoché la tête, l’expression d’Hélèna avait changé. Elle avait alors fait un visage calme, mais en colère.

« Dans les lois du royaume, s’approprier le nom d’un noble est un crime. Et le faire avec le nom du marquis de Royaume de Mercury est un crime grave. »

« Haaaa ! » Le faux Kakeru était tombé de sa chaise, et avait atterri sur ses fesses.

« Que quelqu’un attrape cet homme, » ordonna Hélèna.

« Pardonnez-moi..., » le faux Kakeru se mit à courir.

Les subordonnés d’Hélèna étaient entrés et étaient sur le point de le poursuivre.

« Hélèna, laisse-le partir, » dis-je afin de l’arrêter.

« Mais.. Il a usurpé votre nom, » déclara Hélèna.

« C’est vrai, mais ce n’est pas comme s’il y avait eu un mal causé. Et aussi, j’ai hâte de voir ça, » dis-je.

« Avoir hâte ? » Hélèna avait été surprise.

« C’est la même chose qu’avec les imposteurs d’Éléanore. La chose qui est apparue après a évolué par rapport à la première réplique qui était sortie, n’est-ce pas ? » dis-je.

{Ne m’implique pas dans tout ça !}

« Et donc, je suis impatient de voir comment évolueront mes imposteurs, » déclarai-je.

« Hein !? » Hélèna avait fait un visage « je ne comprends pas ».

« Regardons ça ensemble, et attendons de voir la suite avec impatience, » dis-je.

« Je ne comprends pas très bien. Mais... si vous le dites, » Hélèna s’était convaincue ainsi.

Eh bien, je me demande à quoi ressemblera mon imposteur la prochaine fois. Je suis vraiment impatient d’y être.

{Avec le temps, l’imposteur de Hikari pourrait aussi apparaître}

Une peine de mort instantanée sera donnée pour quelque chose comme ça.

***

Chapitre 79 : La mère et la fille

J’avais quitté le restaurant, puis j’étais allé en dehors de la ville pour aller dans la forêt.

Comme il y avait la possibilité ce que je cherchais qui pourrait se trouver sur la route, j’avais décidé de le faire en marchant à la place de le faire avec ma téléportation. Je marchais lentement sous le coucher de soleil.

{Ton nom est vraiment en train de devenir célèbre.}

« Hein !? » demandai-je.

{Mon imposteur était présent depuis quelque temps, mais maintenant, tu as un imposteur qui est finalement apparu. Cela prouve que ton nom est devenu connu.}

« C’est quelque chose d’agaçant dont tu me parles là, » dis-je.

{Et avec le temps, un imposteur d’Hikari devrait aussi voir le jour,} déclara Éléanore.

« Pff ! »

Tout ça m’énerverait vraiment. Elle me l’avait aussi dit au restaurant, mais cela me faisait vraiment chier.

{Cependant, il n’y a rien que tu puisses faire contre ça,} continua-t-elle.

Je le sais bien, pensai-je.

{Pour ma part, je ne déteste pas ça,} déclara-t-elle.

« Quoi !? » m’exclamai-je.

J’avais entendu Éléanore rire dans ma tête.

{À l’époque où je contrôlais ce monde par la peur, les humains tremblaient en entendant juste mon nom. C’est une bonne chose, tu sais ? Le plaisir au-delà de l’infamie. Éléanore et Hikari, ce n’est pas si mal non plus, jetant de nouveau ce monde dans l’abîme de la peur en utilisant nos deux noms.}

« Tu es une idiote, » dis-je.

J’avais passé mon doigt sur Éléanore.

Deux sons purent être entendus quand j’avais fait une petite tape dessus. La capacité d’attaque supplémentaire à 100 % était activée.

J’étais ainsi allé vers la forêt en discutant avec Éléanore.

Après être entré dans la forêt, j’avais cherché la présence humaine.

Je l’avais immédiatement trouvée. Tout au fond, il y avait un grand nombre de présences humaines.

Au moment où j’avais vers là, j’avais vu Hikari, Nana et les soldats esclaves dans un espace dégagé de la forêt.

Tout le monde cherchait quelque chose. Qu’est-ce qu’ils font ? pensai-je, alors je m’étais arrêté et je les avais regardées en silence.

« Hikari-sama, voici ce qu’a trouvé la deuxième section. Est-ce la bonne ? » Nana avait montré la chose qu’elle avait reçue d’un esclave-soldat à Hikari.

C’était une fleur ressemblant à de l’herbe. C’était une fleur semblable à de l’herbe avec 7 petits bourgeons à son sommet.

« Un, deux, trois... sept. Oui ! Il y en a bien sept. Celui-ci est correct~, » après qu’Hikari l’ait reçu de Nana, elle était allée voir le groupe d’esclaves-soldates qui l’avaient trouvée, et avaient baissé la tête avec un très beau geste. « Merci beaucoup, Onee-chan »

Les dix pelotons de vingt esclaves avaient fait un visage troublé en voyant ça.

{Quelle bonne fille !}

« Bien sûr qu’elle l’est ! » répondis-je.

J’avais échangé ces simples mots avec Éléanore. Éléanore était fière.

« Hikari-sama, de cette fleur, combien en avez-vous encore besoin ? » demanda Nana.

« Euh... vous tous, Onee-chan, combien êtes-vous ? » demanda Hikari.

« Onee-chan, si vous dites... » Cette fois-ci, c’était Nana qui faisait un visage troublé.

Observer ce côté inhabituel d’elle était amusant.

« Parlez-vous du nombre d’esclaves-soldates ? » demanda Nana.

« Oui ! » répondit Hikari.

« Dans ce cas, il y en a exactement deux cents, » répondit Nana.

« Il y en a vraiment beaucoup... c’est donc dur, » répondit Hikari.

Hikari regarda la fleur qu’elle tenait dans sa main.

« Est-ce que c’est pour les soldats esclaves ? » demanda Nana.

« Oui ! » répondit Hikari.

« Ce n’était pas pour Monseigneur hein..., » Nana était surprise, moi aussi j’étais tellement surpris.

C’était parce que quand j’avais entendu que Hikari allait chercher une fleur qui pouvait réaliser n’importe quel souhait, j’étais sûr que c’était un cadeau pour moi.

{Kukuku, dommage hein, parent adorable !}

« Tais-toi, tu es trop bruyante, » murmurai-je.

Je m’étais un peu énervé.

« Papa ? » demanda Hikari. « Ce n’est pas ça. C’est parce que Papa est vraiment incroyable, le plus incroyable du monde, donc... Même s’il n’y a pas de fleurs, les vœux se réaliseront pour lui. » Hikari avait dit ça avec un sourire plein d’innocence.

« Hmph ! »

{Tu te vantes trop !}

On dirait qu’Éléanore était un peu contrariée.

« J’ai pensé à chercher la fleur et à la donner à mes Onee-chan. Merci, Onee-chan, » déclara Hikari en baissant à nouveau la tête.

La vision d’Hikari qui baissait ainsi la tête d’une manière très dynamique en utilisant tout son corps était la plus belle chose au monde.

« Si mes Onee-chan n’étaient pas là, je ne pourrais pas les trouver. Vraiment, merci beaucoup, » elle avait dit ça en affichant un sourire.

Face à cet acte, les esclaves-soldates qui étaient là, et les esclaves-soldates qui étaient revenues après avaient eu le souffle coupé.

« Deuxième peloton ! » L’une des esclaves-soldates, la chef de peloton avait crié. « Nous allons trouver la fleur ! Le quota est d’une fleur pour chacune d’entre nous ! Celle qui n’en aura pas trouvé n’aura pas de repas ! »

« Huitièmes pelotons ! Faites tout pour la trouver ! »

Les esclaves-soldates s’étaient rapidement dispersées. En un instant, tout cela était devenu d’un coup très enflammé dans leur esprit, et elles avaient commencé à chercher la fleur.

« Wawa, les Onee-chan se sont mises en colère... se sont-elles mises en colère ? » demanda Hikari.

Elle avait presque pris leur détermination comment étant de la colère, mais à mi-chemin, Hikari pencha la tête avec un « Hein !? »

{Hmm, elle a immédiatement capturé le cœur des esclaves-soldats, Hmm}

« Comme prévus d’Hikari, » dis-je.

{Oui, après tout, elle est ma fille,}

« Non, c’est parce qu’elle est ma fille, » dis-je.

Tout en nous disputant sur ça, j’étais allé vers où Hikari se trouvait.

☆☆☆

J’étais retourné à la ville avec Hikari, Nana et les soldates.

Les 200 esclaves-soldates avaient toutes placé une fleur sur leur poitrine.

Le résultat de la recherche avait permis d’être en mesure de rassembler un assez grand nombre pour toutes les esclaves.

En passant, après que la chef de peloton du premier peloton avait « mendié » une faveur, Hikari avait placé les fleurs sur leur poitrine, l’une par une.

En voyant ça, nous savions que tout le monde était tombé en adoration pour Hikari.

« Euh, c’est..., » dis-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, papa ? » demanda Hikari.

« C’est la caverne de Marie, » dis-je.

« La caverne de Marie ? » demanda Hikari.

Hikari pencha la tête.

« C’est juste, tu ne sais rien à ce propos, » dis-je.

La grotte de Marie, l’endroit où l’ancienne puissance d’Éléanore, l’armée de l’enfer avaient été scellées.

Puisqu’elle n’avait pas pu être annihilée, la caverne avait été scellée, et était surveillée par la guilde.

L’aventurier qui avait le rôle de vigile, un jeune homme que je connais était venu vers moi au pas de course.

« Bonjour ! Cela fait un moment, Monsieur Kakeru ! » déclara-t-il.

« Bonjour, tout à fait, » dis-je.

« Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Êtes-vous allé à la guerre ou quelque chose ? » demanda-t-il.

L’aventurier regardait ce qui se trouvait derrière moi.

Les deux cents soldats... on ne pouvait pas y faire grand-chose s’il pensait quelque chose comme ça.

« Non, ce n’est pas vraiment ça..., » dis-je.

« Monsieur Kakeru ? » redemanda-t-il.

« Nana ! » je m’étais adressé à Nana et non plus à l’aventurier.

« À vos ordres ! » répondit-elle.

« Comment l’entraînement a-t-il progressé ? » demandai-je.

« Si elles sont contre le même nombre de soldats, elles peuvent résister dans une certaine mesure, » répondit Nana.

« Elles se sont améliorées depuis la dernière fois, hein. Bon, entraînons-les, » dis-je.

Cette fois, j’avais fait face à l’aventurier et avais dit. « Désolé, mais, pouvez-vous libérer le sceau comme la dernière fois. Je p... »

« J’ai compris ! » s’écria l’homme.

L’aventurier avait couru vers la grotte. J’avais l’intention de dire « Je prendrai toute la responsabilité », mais il avait accepté sans que je finisse.

{Ce type est aussi ton disciple, hehe !}

« Cependant, je ne suis pas si heureux si c’est un homme, » dis-je.

J’avais haussé les épaules face à ça.

☆☆☆

Je regardais les soldats se battre, assis à côté d’Hikari et mon dos contre un arbre.

Sous les ordres de Nana, les esclaves-soldates se battaient contre l’armée des morts-vivants.

Elles perdaient un contre un, mais en coopérant à plusieurs, elles étaient finalement égaux, et avec le commandement de Nana, elles dépassaient le nombre de monstres qui apparaissaient au point de scellage. Elles se battaient ainsi.

« Kyaaaa! »

« Kuwa! »

« Verna! Bashira! »

« Première section, on recule ! Maître ! Puis-je recevoir l’autorisation d’utiliser des objets de soins ? » demanda Nana.

« Les boules magiques ? Tu peux les utiliser librement, » répondis-je.

« D’accord ! Merci beaucoup, » déclara Nana.

Le premier peloton s’était replié à la suite des ordres de Nana et avait pu être soigné et reprendre leurs souffles.

Les esclaves-soldates avaient continué à se battre, puis soudainement, un billet de loterie était apparu en provenance de l’un des squelettes défaits.

Je m’étais levé, puis j’étais allé le chercher et je l’avais ramassé.

J’avais rapidement pu confirmer que c’était sans aucun doute possible, l’un de « ses » billets de loterie.

« Monseigneur ? » demanda Nana qui trouvait la situation étrange.

« Ce n’est rien, » répondis-je. « Mais en y pensant, vous devriez de plus en plus vous battre. Il n’y a pas de meilleur entraînement qu’un vrai combat. »

« À vos ordres ! » s’exclama Nana. Elle s’était tournée pour donner des ordres.

« Nana ! » dis-je.

« Oui ! » répondit-elle.

J’avais arrêté Nana et elle s’était retournée pour me regarder.

« Dis-moi plus tard celle qui aura été la plus active au sein des esclaves, je vais lui donner une récompense, » dis-je.

« Compris, » répondit Nana puis elle était retournée donner des ordres.

Le nombre de tickets avait ainsi augmenté, j’avais même pensé que si je recevais quelque chose de bon en provenance de la loterie, je pourrais lui donner ça.

L’entraînement effectué lors de cette vraie bataille continua.

Les esclaves-soldates étaient progressivement devenues de plus en plus fatiguées.

Il est temps de les faire arrêter, et d’attendre que leur endurance se rétablisse, alors que je pensais à ça.

« Kyaaaaa!! »

« Qu’est-ce que c’est !? »

« Tellement grand... et ce sentiment si glacial... »

Les esclaves-soldates étaient devenues bruyantes.

Qu’est-ce que c’est ? pensais-je, et quand j’avais jeté un coup d’œil sur le champ de bataille, un géant qui avait un féroce visage avec des cornes et des crocs était apparu au point de scellage.

L’Empereur de l’Enfer Sandros, l’atout de l’armée de l’enfer d’Éléanore qui avait souvent mené cette armée. Il s’agissait d’une personne qui faisait changer le cours de la guerre par sa seule présence,

Ce monstre était apparu et la situation de la bataille avait littéralement changé.

Avec son premier coup, des dizaines de soldats esclaves avaient été emportés avec son bras empli de force.

Et avec une attaque supplémentaire, il avait expulsé des dizaines d’esclaves supplémentaires.

Les esclaves s’étaient mises à fuir en un instant.

« Haaa ! » Nana sauta sur le monstre.

Avec sa cape flottant, elle avait réduit la distance entre eux en un instant, et l’avait attaqué.

« Nana-sama ! » J’avais entendu la voix emplie de soulagement des esclaves-soldates, et dans l’instant suivant...

« Ahh !! »

Nana avait été envoyée au loin par une frappe de Sandros.

Elle s’était relevée, avait repris sa position et l’avait à nouveau attaqué.

Elle avait balancé avec son épée, le coupant à de nombreuses reprises.

De son côté, Sandros encaissait ça et contre-attaquait. Nana avait deviné que son bras était utilisé comme pied de biche, et le frappait à la tête.

« Ils sont à égalité »

{Certainement. Cependant, l’endurance de ce type est inépuisable.}

« Elle est désavantagée lors d’une longue bataille, Hmm, » dis-je.

Nana avait lutté contre lui de manière égale, mais c’était une bataille difficile.

Parmi les esclaves-soldates, certaines d’entre elles avaient aussi remarqué cela, et avaient fait des signes de vouloir aller soutenir Nana avec leurs armes.

« Stop ! » je les avais arrêtées.

« Mais, ainsi Nana-sama va perdre ! »

« Arrêtez-vous et écoutez-moi. Nana ! » dis-je.

« Oui ! » répondit Nana.

« Recule maintenant ! » ordonnai-je,

« À vos ordres ! » répondit Nana.

Nana échangea quelques coups avec Sandros, avant de reculer avec force comme je lui avais ordonné.

« UOOOOOOOOO!! » Sandros leva les yeux et rugit. De la façon dont il regardait l’environnement, il n’avait pas changé d’avant.

« Hikari ! » dis-je.

« Oui, » Hikari hocha la tête et se transforma en forme d’Épée Démoniaque.

Je l’avais prise dans l’une de mes mains et j’avais dégainé Éléanore, avant de me diriger vers Sandros.

Ce gars n’avait pas changé, mais moi, j’avais changé depuis.

Avant ça, j’avais seulement Éléanore et maintenant j’avais également Hikari avec moi.

Je ne pensais pas du tout perdre face à lui.

« UOOOOOOO!! »

« Merci pour votre travail acharné, » dis-je.

J’avais reçu son coup de poing avec Éléanore, et je l’avais décapité en utilisant Hikari, puis je l’avais tranché verticalement avec Éléanore.

Sandros avait été coupé de part en part. Son corps énorme s’était effondré au sol, puis il avait disparu sans laisser de trace. Ou plutôt, il y avait un ticket de loterie à sa place, mais rien de plus.

Quand je m’étais retourné, j’avais senti que les yeux de tous étaient concentrés sur moi.

Les esclaves-soldates me regardaient avec des yeux passionnés.

La plupart d’entre elles étaient admiratives, mais certaines d’entre elles avaient le visage de femme amoureuse.

***

Chapitre 80 : La deuxième fois

J’avais l’impression que cela faisait un moment que j’étais arrivé dans la pièce de la loterie.

Ceux qui étaient présents étaient Hikari, moi, et Éléanore qui ne pouvait que se transformer en forme humaine qu’ici.

Hikari enlaçait sa mère Éléanore après avoir dit : « Me voici ! »

« Waaa〜 » les yeux d’Hikari brillaient.

« Que se passe-t-il ? » demanda Éléanore. Cette fille, le coin de ses yeux s’adoucissait, et le ton de sa voix devenait doux quand elle était en contact avec Hikari.

Mais elle se mettrait en colère si je lui en faisais la remarque, donc je n’allais rien dire.

« Regarde, regarde, les cheveux d’Hikari, » déclara Hikari.

« Tes cheveux ? » demanda Éléanore.

« Oui ! Les cheveux d’Hikari, ils sont maintenant de la même longueur que ceux de ma maman ! » déclara Hikari.

J’avais regardé les deux filles qui étaient collées l’une contre l’autre.

L’apparence humaine d’Éléanore ressemblait beaucoup à celle d’une enfant, et bien qu’elle soit très petite, ses cheveux étaient très longs, et ils atteignaient l’arrière de ses genoux.

Et apparemment, les cheveux de Hikari atteignaient eux aussi l’arrière de ses genoux.

Et vu que la longueur de leurs cheveux était maintenant les mêmes, Hikari était très heureuse.

« Je suis contente pour toi, » déclara Éléanore.

« Oui ! Je vais faire en sorte qu’ils soient toujours ainsi, » déclara Hikari.

« Ça ne me dérange pas si tu fais ça. Mais Hikari, tu devrais changer de coiffure et ainsi devenir encore plus belle, » déclara Éléanore.

« Non, car ressembler à ma maman est la meilleure des choses possibles ! » répondit Hikari.

« Vraiment ? » demanda Éléanore.

Le regard d’Éléanore devient de plus en plus empli d’amour. Elle caressait la tête de Hikari qui l’enlaçait fermement.

La mère l’Épée Démoniaque et sa fille, elles étaient vraiment liées.

« Hmm... combien de fois devrais-je vous le dire ? » J’avais entendu la voix de la femme du personnel qui se tenait un peu loin de moi.

Elle levait souvent les yeux vers le plafond puis nous observait.

« Pourriez-vous ne pas étaler votre lien familial non standard ici ? » demanda-t-elle. « Nous sommes vraiment troublés quand vous faites ça. »

« S’il vous plaît, pourriez-vous le supporter un peu plus longtemps ? Il s’agit du seul endroit où Hikari peut agir ainsi avec elle, » dis-je.

« Ne m’appelle pas “elle” ! » Éléanore avait protesté... mais, son regard était très doux.

Et Hikari qui faisait un câlin à Éléanore faisait un visage souriant à souhait. Franchement, elle était 777 fois plus mignonne qu’Éléanore.

Est-ce que la femme du personnel pensait ça, car elle avait regardé le sourire de Hikari, puis elle avait annoncé. « Oh franchement, je ne peux rien faire face à ça. Alors c’est d’accord si cela ne dure pas trop longtemps. »

« Désolé, » dis-je.

« Plutôt que de parler de ça... Aujourd’hui, il s’agit du dernier jour pour la loterie limitée, » la femme avait repris son calme et avait déclaré ça.

« C’est déjà le dernier jour, cela s’est écoulé si vite ! » dis-je.

« Eh oui, c’est déjà la fin. Cher client, vous n’êtes pas venu récemment. Étiez-vous occupé ? » demanda la femme.

« Oui, on peut le dire ainsi, » dis-je.

« Ce sera le dernier jour pour acquérir cette compétence, alors s’il vous plaît, faites de votre mieux pour l’obtenir, » répondit-elle.

Je m’étais senti gonflé à bloc en entendant que c’était le dernier jour, car tout comme ce que la femme avait dit, je voulais vraiment l’obtenir.

Le nombre de billets de loterie que j’avais était de 20.

20 tickets que j’avais collectés en achetant beaucoup de choses, et en faisant que les esclaves-soldats se battent contre l’armée des morts-vivants.

Je serai donc capable de jouer 22 fois.

J’avais encore regardé la liste des prix.

Quand je pensais à la scène avec la mère et la fille qui se trouvait à côté de moi, cela me réchauffait le cœur.

– Prix de participation : Boule magique (Blanche)

– Cinquième Prix : Boule magique (Noire)

– Quatrième prix : Attaque supplémentaire 1 %, 3 fois

– Troisième prix : Attaque supplémentaire 3 %, 3 fois

– Deuxième prix : Attaque supplémentaire 10 %, 3 fois

– Premier prix « — » : Attaque supplémentaire 100 %, non inclus dans les 3 fois

Il y avait un signe « — » au niveau du premier prix que j’avais déjà obtenu la dernière fois.

Comme il s’agissait du premier prix, cela voulait probablement dire qu’il n’y avait qu’un seul en stock, et qu’il n’y en avait plus depuis que je l’avais obtenu.

Si c’était le cas, celui que je devrais viser devrait être le deuxième prix.

Je ressentais déjà la force de l’attaque supplémentaire. Cela avait plus d’effets que ce que le pourcentage indiquait.

Je voulais vraiment en donner un à Nana qui attaquait souvent.

Le 100 % serait encore mieux, mais je ne pouvais pas y faire grand-chose vu qu’il n'y en avait plus. Je devrais probablement jouer maintenant, et voir avec dix essais.

J’avais alors réfléchi à cela. Et quand j’étais sur le point de donner les billets de loterie.

« Je suis de retour ! » l’homme aux tentacules était apparu à ce moment-là. « Salut, cela fait un moment depuis la dernière fois. »

« Bonjour, tout à fait, » répondis-je.

« Êtes-vous venu vous aussi pour jouer ? » demanda-t-il.

« Tout à fait, car après tout, c’est le dernier jour, » dis-je. « Vous allez l’air de vouloir effectuer beaucoup de tirages à la loterie cette fois encore ! »

« Vous avez raison. J’en ai préparé 300, » tout en disant ça, l’homme avait sorti une très grosse liasse de billets de loterie. C’était même plus à ce niveau-là, cela ressemblait plus à un bloc de papier.

Comme d’habitude, cette personne était fantastique.

« Qui va jouer en premier ? » demanda l’homme.

J’avais jeté un coup d’œil à Éléanore et Hikari qui étaient encore dans leur charmante scène familiale.

« Aller en premier si vous le voulez. C’est mieux que je sois le dernier, » dis-je en pointant du doigt Éléanore et Hikari.

Elles seraient en mesure d’avoir une réunion réconfortante plus longtemps si je jouais plus tard.

L’homme avait compris ce que je sous-entendais, et la femme du personnel avait eu une expression amère.

« Alors, jouons sans retenue, » annonça l’homme en tendant les trois cents billets de loterie.

La femme se mit alors à tous les compter.

« C’est parfait. Il y a bien trois cents billets. Vous pouvez donc jouer 330 fois, » annonça la femme.

« Super ! Allons-y ! » dit-il.

L’homme avait très rapidement fait tourner la machine de loterie.

Les boules sortaient à vive allure hors de cette machine.

La plupart d’entre elles étaient des boules de magie blanche, et il y avait parfois un troisième prix et un quatrième prix.

« UOOOOOOOOO!! »

Quand il avait passé à travers une centaine d’essais, pour une raison inconnue, la vitesse de fonctionnement de l’homme avait augmenté.

« Awawawawa, C-Cher client, je ne peux pas compter si c’est comme ça, » déclara la femme.

« Ne vous inquiétez pas ! » répondit l’homme. « Je compte correctement le nombre de mes essais. Je ne joue pas pour le spectacle. » L’homme avait dit cela puis il avait encore augmenté sa vitesse.

Les balles étaient continuellement sorties... et sa main s’était finalement arrêtée.

« Cela fait 329 fois avec celle-là, qu’en pensez-vous ? » demanda l’homme.

« Euhh..., » la femme du personnel comptait le nombre de boules sorties.

« Oui... il y a bien 329 boules là, » dit-il après avoir vu la femme manipuler les boules.

« Hehe, vous êtes fantastique de compter si vite, » déclara-t-elle.

« Je m’y suis habitué. Mais je n’ai toujours pas eu le deuxième prix, » déclara l’homme.

« Je l’ai vu, » déclara la femme.

« Bon, faisons le dernier tirage ! » annonça-t-il en tirant sur le levier.

*GaraGaraGara*ーー*Poton !*

« Toutes nos félicitations ! Voici le deuxième prix ! » annonça la femme.

« UOOOOOOO!! Je l’ai eu !!!! » cria l’homme. L’homme était très heureux et il quitta la zone de la loterie après avoir reçu les différents prix.

En y pensant, c’était peut-être la première fois que je le voyais aussi heureux.

Et après tout, il y avait quelque chose de négatif qui se produisait chaque fois qu’il était venu jusqu’à maintenant

Après le départ de l’homme, le personnel avait écrit quelque chose sur la liste des prix.

– Deuxième prix « — » : Attaque supplémentaire 10 %, 3 fois

« Lui aussi est-il épuisé ? » demandai-je.

« Tout à fait. C’était le dernier disponible, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

Je ne pouvais pas y faire grand-chose. Le troisième prix était quand même pas mal.

Pour Nana, la partie la plus importante était après tout la partie « additionnelle ».

20 billets de loterie, et 22 tirages.

En regardant la manière dont les 330 essais de l’homme avaient fonctionné, il y avait eu un moment où des boules magiques étaient sorties des dizaines de fois consécutivement, alors j’avais prié pour que cela ne soit pas comme ça pour moi.

« Hikari, Éléanore, voulez-vous jouer ? » demandai-je.

« Qu’est-ce que tu en penses ? » demanda Éléanore.

« J’y vais ! » déclara Hikari avec un sourire innocent.

Comme d’habitude, la femme du personnel avait préparé un petit escabeau, puis Éléanore et Hikari étaient allées ensemble avant d’attraper toutes les deux le levier.

Et ainsi, elles firent tourner la loterie.

*GaraGaraGara*ーー*GaraGaraGara*...

La balle n’était pas sortie de là.

« Hein !? » s’exclama Hikari.

« Que se passe-t-il ? » demanda Éléanore.

Après avoir dit ça, elles avaient toutes les deux regardé la femme du personnel. Quand elle vit ça, la femme se mit à vérifier la machine. Et d’un coup, elle fit un visage montrant sa grande surprise.

« Je suis désolée, mais c’est vide, » répondit-elle.

« Hein !? Alors ça veut dire que la personne d’avant a tout obtenu ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Oi, oi... eh bien, on aurait pu s’y attendre après 330 essais, » dis-je.

« Je suis vraiment désolée, je vais rapidement aller le réapprovisionner, » déclara-t-elle.

« D’accord, » dis-je.

Après qu’elle eut dit ça, elle partit remplir la machine. Après ça, Éléanore et Hikari purent à nouveau jouer.

*GaraGaraGara*ーー*Poton !*

Une balle était sortie, la cloche avait alors sonné.

« Félicitations, vous avez obtenu le premier prix, » annonça-t-elle.

« ... Hein !? » j’étais vraiment surpris d’avoir obtenu le premier prix.

Le premier prix qui était épuisé était bel et bien sorti.

... était-ce parce que la machine avait été réapprovisionnée ?

Alors que j’étais confus, Hikari était très heureuse d’avoir obtenu le premier prix.

***

Chapitre 81 : Tout simplement une magnifique femme

Dans la périphérie de Roizen, dans les prairies visibles à perte de vue.

Les deux cents esclaves-soldates me défiaient en ce moment.

En utilisant les Yeux du Guerrier qui ne pouvait être acquis que par des personnes qui avaient vécu de nombreuses batailles, elles s’étaient regroupées et m’avaient attaqué en formation.

Je me battais en ce moment en utilisant Éléanore. Hikari était toujours accrochée à ma taille.

{Elles sont maintenant devenues très utiles.}

« Je le pense également. Si c’est ainsi, je peux parfaitement les emmener sur les champs de bataille. »

Tout en discutant avec Éléanore, j’avais contre-attaqué à leurs attaques avec l’idée en tête de les entraîner.

Après tout, il s’agissait d’une bataille simulée, alors je m’étais battu en retenant mes coups afin de ne pas leur faire subir de graves blessures.

« Retraite ! » Quand l’une des soldates avait crié ça, elles avaient toutes commencé à se replier en ordre.

« Ohh ! » J’étais légèrement ému face à ça.

Leur formation tout en reculant était étonnamment ordonnée.

{Elles se sont vraiment bien entraînées !}

« Je le pense aussi, » répondis-je.

{Veux-tu effectuer une poursuite afin de continuer à les attaquer ? C’est aussi intéressant de voir comment se battra leur arrière-garde !}

« Tout à fait d’accord ! » répondis-je. Cependant, alors que je hochai la tête, je ressentis à ce moment-là une pression venant de côté.

J’avais placé Éléanore sur le côté et j’avais ainsi arrêté la personne qui arrivait de là.

*Clack !* le son aigu provoqué par le choc entre deux épées put ainsi être entendu.

Celle qui était devant moi était une femme tenant une épée de grande taille.

« Agnès, hehe ! » dis-je après avoir reconnu celle qui venait de m’attaquer.

« La seule qui peut m’appeler ainsi c’est Nee-san, » affichant une expression de colère, Agnès me poussa lors d’un affrontement épée contre épée.

Je regardai alors par-dessus son épaule pour ainsi voir qu’il y avait Io et la femme habillée d’un habit de clerc, Julia. Il s’agissait du groupe de Io, un groupe tout à fait classique contenant une épéiste, une magicienne et une prêtresse.

Après les esclaves-soldats, c’était ces trois filles qui me défiaient.

« UUOOOOOO!! » cria Agnès.

« Avec uniquement la force brute ? » demandai-je.

« ... !! Je n’y arrive vraiment pas !! » Le visage d’Agnès devenait de plus en plus rougi par l’effort.

Elle avait déplacé sa lame, et cette fois-ci, elle avait tenté de couper horizontalement en utilisant la force centrifuge présente chez les épées de grande taille.

Le bruit des épées se heurtant put être entendu, et l’impact fut bien plus puissant que ce qui avait été fait plus tôt.

Ce fut un impact qui fit légèrement trembler Éléanore.

« Tu es douée ! » dis-je.

« Ne me regardez pas avec dédain ! » s’écria Agnès.

Agnès avait attaqué à plusieurs reprises sans laisser le moindre temps de repos. Derrière elle, Julia la soutenait, et Io commença à incanter un sort.

Il s’agissait de la stratégie standard du groupe d’Io. Pendant qu’Agnès bloquait l’adversaire, Julia utilisait ses pouvoirs magiques afin de la soutenir, et Io donnait le coup final.

Il s’agissait d’une bonne stratégie tout à fait classique, je pouvais facilement imaginer qu’elle obtenait ses résultats plutôt élevés.

De plus, cela n’était pas tout, les yeux de Io brillaient alors qu’elle incantait son sort.

Elle vise à faire quelque chose, pensais-je. En pensant à ce qu’elle cherchait à faire, j’avais commencé à l’attendre avec impatience.

Les bruits des épées se poursuivirent alors que j’attendais la suite. Et finalement...

« Agnès ! » cria Julia.

Agnès qui m’affrontait au corps-à-corps utilisa la force présente lors d’une passe d’armes pour se replier.

Et presque au même moment, la magie d’Io fut projetée sur moi.

La magie de foudre était descendue en provenance du ciel, et une centaine d’éclairs étaient alors tombés les uns après les autres à l’endroit où je me tenais.

Il s’agissait de la plus puissante magie de Io, sa magie de finition.

J’avais fermement tenu Éléanore dans ma main, et j’avais attendu tout en endurant la magie qui me frappait.

Je ne pouvais pas m’en tirer sans dommage, mais les dégâts n’étaient pas si importants pour moi.

Il s’agissait de dommage que je pourrais parfaitement supporter en sachant à l’avance que cela allait venir.

Les cent frappes étaient toutes tombées, et une fumée était de plus en plus présente autour de mon corps.

Eh bien, quel sera leur prochain mouvement après cette magie... ? pensai-je.

« Onee-sama ! Maintenant ! » cria Julia.

« D’accord ! Kakeru ! J’arrive ! » cria Io.

Le corps de Julia avait commencé à briller, et cette lumière était allée vers Io avant de l’entourer.

Peu après ça, Io libéra la magie qu’elle avait préparée.

« Guu ! » Je l’avais ressenti au sein de mon corps. La douleur, la chaleur et l’engourdissement me traversaient de part en part.

Les attaques consécutives étaient alors venues, et c’était à nouveau une centaine d’éclairs qui me frappait pour la deuxième fois !

Je ne pensais pas que cette magie de haut niveau qui nécessitait une longue incantation puisse venir l’une après l’autre. Et ainsi, la magie frappa mon corps sans que je sois sur mes gardes.

Les dégâts avaient directement affecté mon corps.

« Nous l’avons fait, nous l’avons vraiment fait. Comme prévu de Nee-san, »

« Voici la punition pour avoir sous-estimé Onee-sama »

Agnes et Julia avaient célébré leur réussite.

« Pfff... ! » J’avais alors laissé sortir le souffle que je retenais jusqu’à maintenant dans mes poumons.

Même si c’était moi en face d’elles, j’avais quand même encaissé pas mal de dégâts.

« Vous savez, le fait de bluffer n’était pas bon pour vous. Vous venez de recevoir les Cents Éclairs de Nee-san. »

« C’est vrai ! Ces deux sorts m’ont bel et bien frappé, donc..., » dis-je.

J’avais alors bondi, frappant mes pieds contre le sol afin d’obtenir une vitesse inhumaine.

Pour commencer, je m’étais rapproché d’Agnès, je l’avais attrapée avant même qu’elle ne puisse se rendre compte que j’avais bougé et je l’avais tout simplement envoyée sur Julia qui n’avait pas non plus réagi.

Les deux filles avaient été emportées ensemble un peu plus loin.

Cette fois, j’avais réduit la distance avec Io afin d’arriver pile en face d’elle. J’avais alors placé le tranchant d’Éléanore sur sa gorge, provoquant ainsi un échec et mat formel.

« Comme attendu de Kakeru, » déclara Io tout en riant avec ironie.

« C’était assez efficace, » dis-je.

« Cependant, je pensais que j’avais une chance, » déclara Io.

« Si cela avait quelqu’un d’autre que moi, tu aurais largement réussi, » dis-je.

« Alors, qu’en est-il de ça ? » demanda une autre voix.

« Quoi... Ka !! » criai-je.

J’avais été frappé par la magie provenant de côté. La magie m’avait touché alors que j’étais pris au dépourvu.

Est-ce de la magie ? Me demandai-je.

Je tenais Éléanore et regardais sur le côté, et là, je vis qu’il y avait la paire de filles de fantôme, Tania et Peggy.

Les deux filles flottant dans les airs avaient été celles qui m’avaient frappé avec leur magie depuis le côté.

J’avais alors bloqué leurs prochains sorts en utilisant Éléanore, coupant en deux les sorts.

Et pendant que je faisais cela, Agnès avait pu récupérer ses forces, et elle me chargea avant de m’attaquer avec son épée.

De plus, alors que l’affrontement était devenu ainsi, les 200 esclaves-soldates s’étaient jointes à la mêlée.

Les esclaves-soldates, le groupe de Io, les fantômes de servante.

Elles m’attaquaient toutes simultanément.

« C’est génial, ça commence à devenir amusant. Hikari, » dis-je.

{Oui !} répondit Hikari.

J’avais alors dégainé Hikari et je m’étais alors mis à me battre en maniant mes deux Épées Démoniaques.

Je m’étais alors vêtu de l’aura sombre qui sortait des deux Épées Démoniaques.

C’était vraiment amusant.

Les attaques du groupe de Io, la magie des fantômes, les assauts des esclaves.

C’était amusant de se battre contre toutes ces filles.

J’étais devenu un peu sérieux.

J’avais ainsi pu transpercer la garde d’Agnès avant d’aller interrompre l’incantation d’Io, j’avais piétiné les esclaves-soldates et j’avais disloqué la magie des fantômes en utilisant l’aura des Épées Démoniaques.

Je les avais ainsi combattues avec Éléanore et Hikari.

Toutes avaient finalement été vaincues. Et quand les attaques s’étaient finalement calmées... ce qui avait été propulsé vers moi...

« Tu es finalement venue, » dis-je en souriant et en contrant l’attaque avec Éléanore.

Le son aigu des épées était assourdissant.

Deux frappes qui avaient été provoquées par une unique attaque.

Celle qui venait d’arriver au corps-à-corps était Nana qui était vêtue d’une armure en platine.

« Je pensais bien que tu viendrais, » dis-je.

« Je t’attaquerai de toute ma force, » annonça Nana.

Nana avait gagné le pouvoir du 100 % d’avoir une attaque supplémentaire.

De la façon dont les événements avaient progressé, j’avais deviné qu’elle viendrait à ce moment-là.

L’Épée Démoniaque et sa longue épée entrèrent à nouveau en collision. Nous avions tous deux une attaque supplémentaire et ainsi, il y avait eu deux itérations où nos épées se heurtèrent avec force.

Les esclaves-soldates, le groupe de Io et les fantômes de servantes.

Toutes ces personnes regardaient depuis le côté.

« Nana, tu es très forte. Tu es bien plus forte qu’avant ! » dis-je.

« Je me suis entraîné pour le bien de Monseigneur !! » répondit Nana.

« Allez, viens ! » dis-je.

« Fu! » Des flashs pleins de vitalités purent être vus. Et trois attaques purent être perçues par les spectateurs.

Trois flashs apparurent devant moi, et les six coups qui en résultèrent engourdirent ma main qui tenait Éléanore.

« Haaaaaa!! » criai-je.

Et après cela, j’avais commencé à perdre la marge de manœuvre qui me permettait de réfléchir avec calme à la situation. Cette fois-ci, ce fut six attaques consécutives qui suivirent.

Douze attaques !! Je ne pouvais pas m’empêcher d’utiliser Hikari afin de parer.

« Tu es douée ! » dis-je.

« Merci ! » répondit Nana.

« Que penses-tu de ça !? » demandai-je.

Je m’étais alors dit que je pouvais y aller un peu sérieusement vu que c’était Nana en face de moi.

J’avais bloqué les six attaques consécutives en utilisant Éléanore et en même temps, j’avais utilisé Hikari afin d’attaquer à la même vitesse.

*Zaku !*

La petite Épée Démoniaque toucha facilement la peau sans défense de Nana, mais il n’y avait pas eu d’effet.

J’étais sûr que je l’avais touchée, mais il n’y avait aucune réaction face à ça. Que se passait-il ?

« ... Mélissa ! » criai-je après avoir finalement compris la raison.

Je n’avais pas pu m’empêcher de laisser sortir ce cri. Derrière Nana, j’avais pu voir l’apparition de l’Immortelle Sainte.

Mélissa était en train de prier avec ses mains réunies, et il y avait du sang qui jaillissait de son corps pile au même endroit où Nana avait été coupée.

C’était inattendu, oui, c’était complètement inattendu.

Je ne pouvais nullement m’attendre à ce que Nana et Mélissa unissent leurs forces contre moi.

C’était trop inattendu que...

« Haha, » j’avais laissé échapper un rire.

J’avais frappé le sol avant d’obtenir une certaine distance entre Nana et moi.

J’avais regardé les femmes se trouvant en face de moi.

Nana.

Mélissa.

Io et son groupe.

Fantômes de femme de chambre.

Les esclaves-soldates.

Les yeux de toutes ces femmes brillaient de la même manière.

Après tout ça, il s’agissait des yeux qui visaient quelque chose.

Cette bataille, c’était un combat pour mesurer leur force... et elles avaient des yeux qui montraient clairement qu’elles pensaient vraiment qu’elles allaient me vaincre.

« Haha !! » J’avais encore ri. C’était tellement amusant que je ne pouvais pas m’en empêcher.

{Papa, tu as l’air très content !!} déclara Hikari.

{Normal ! Après tout, les hommes ne sont que des idiots ! Ils seraient ainsi quand il y a de belles femmes devant eux !} répliqua Éléanore.

{Toutes ces Onee-chan, sont-elles de telles femmes ?} demanda Hikari.

{Hmph. Tu peux facilement le confirmer juste en regardant l’attitude qu’il a, n’est-ce pas ?} demanda Éléanore.

Éléanore et Hikari étaient en train de bavarder dans ma tête.

J’étais totalement d’accord avec elles.

« Vous êtes toutes de magnifiques femmes !! » dis-je.

J’avais alors chargé vers Nana qui était comme leur fer de lance avant d’aller vers les autres femmes.

Libérant tout, j’en avais ainsi fini de ce duel.

Je voulais absolument savoir jusqu’à quels points ces femmes étaient magnifiques.

☆☆☆

Après ça, j’étais retourné en avance au manoir.

Ce fut une bataille féroce, et je m’étais vraiment senti sauvage au cours de cette lutte.

La densité de la bataille était complètement différente, ce sentiment accru dépassait largement ce que je ressentais à l’époque où j’avais vaincu le Dragon Rouge.

Et avec ces sentiments accrus en moi, j’étais allé dans la chambre d’Althea.

« Althea ? » dis-je.

« Qui a-t-il ? » demanda Althea.

J’avais tendu alors la main. Et en faisant uniquement ça, Althea avait parfaitement compris ce que je voulais.

Elle avait alors sorti sa main de son manteau, et avait attrapé ma main.

Toute la vigueur présente dans mon corps semblait être absorbée. Sa main ridée était devenue rajeunie.

La Grande Sage Althea. Une femme qui devenait jeune en absorbant la vigueur de mille personnes, ou uniquement avec ma seule vigueur.

Et finalement, elle avait cessé d’absorber la vigueur, et avait montré son visage.

J’avais été surpris en constatant la situation.

« Althea ? » demandai-je,

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Althea.

« Cette allure..., » dis-je.

L’Althea en face de moi était vraiment magnifique.

Quand je l’avais rencontrée pour la première fois, je l’avais considérée comme une beauté incomparable.

Mais l’Althea se trouvant en face de moi était bien plus que ça en ce moment.

Elle était plus belle qu’à l’époque où je pensais à elle comme une beauté incomparable.

« ... je suis au mieux de ma forme là, » annonça Althea.

« Au mieux de ta forme ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Althea. « Jusqu’à maintenant, je ne m’étais rajeunie que jusqu’à 80 % de mon maximum. La quantité de vigueur était suffisante, mais la qualité ne l’était pas et cela m’empêchait de dépasser les 80 %. »

« La qualité était suffisante maintenant... est-ce ce que tu sous-entends maintenant ? » demandai-je.

« Oui... que s’est-il passé ? » Althea me regardait fixement alors qu’elle me demandait ça.

« Il y avait de magnifiques femmes avec moi ! » dis-je.

« Vraiment !? » Même si elle demandait cela, Althea affichait une expression qui montrait qu’elle était convaincue.

« Et donc... » Elle avait dit cela tout en me regardant fixement. Ses yeux demandaient quelle était la prochaine étape.

Je voulais Althea.

Jusqu’à présent, j’avais seulement donné de ma vigueur pour la rajeunir, mais je ne pouvais plus rien faire après ça. Ma vigueur avait chaque fois été complètement aspirée par elle.

Mais, maintenant... je sentais que je pouvais parfaitement le faire.

J’avais alors porté Althea après l’avoir étreinte.

Je l’avais sortie de la pièce en la portant comme une princesse et j’étais allée dans ma chambre.

Je l’avais placée sur le dessus du lit avant de la regarder droit dans les yeux.

« Althea. Dis-moi ton nom. Je te connais seulement sous le nom d’Althea, » demandai-je.

Je voulais connaître le nom de la femme qui allait devenir mienne sous peu.

« Je suis Althea, et juste Althea, » répondit-elle.

« Althea..., » répétai-je.

« Je suis “juste” Althea, » répéta Althea.

Je l’avais regardé pendant un moment avant de me mettre à rire.

« Non, jusqu’à maintenant, tu étais le Grand Sage Althea. Mais désormais, à partir de maintenant..., » commençai-je. Mon regard était fixé sur ses yeux alors que je l’embrassai. « Je vais te faire être juste Althea. »

« D’accord..., » elle hocha la tête, et Althea ferma lentement les yeux.

La journée d’aujourd’hui avait été pleine de surprises, et jusqu’à la fin, j’avais été surpris.

Pour Althea, c’était la première fois qu’elle connaissait un homme.

***

Le Livre du Royaume de Siracuza

Chapitre 82 : Une « Ancienne » Princesse

Un après-midi dans la cour de mon manoir, je regardai Hikari et le Chibi Dragon qui jouait sous le soleil bien chaud.

Celle qui était à mes côtés était Althea. En ce moment, elle avait rajeuni en utilisant ma vigueur, et elle avait son apparence de beauté incomparable.

« À combien de pour cent es-tu de ta pleine forme ? » demandai-je.

« Je suis actuellement à 100 %, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

Cela ne se déroulait pas après un combat, donc je n’avais pas envie de faire la moindre chose après que ma vigueur eut été aspirée par elle, mais je pensais quand même que c’était très bien ainsi, puisqu’elle était belle.

« Au fait, il semble qu’une guerre se soit produite dans le Royaume de Siracuza, » annonça Althea.

« Hmm ! » dis-je.

« La race des démons qui étaient actifs pendant de longues années dans leur pays sont devenues calme, et quand le royaume a envoyé leurs soldats pour les détruire complètement, ils ont été attaqués par des barbares, » Althea me fit un rapport de la situation.

« On dirait que c’est gênant, » dis-je.

« C’est gênant, » répondit Althea. « Après tout, l’armée du Royaume de Siracuza a subi plusieurs défaites consécutives, et la plupart des membres de la famille royale ont été tuées, et même s’ils voulaient faire un retour en force, ils n’ont pas de porte-flambeau à mettre en avant de leur cause. Leur situation est donc vraiment très problématique. Les quatre pays qui l’entourent ne s’en mêlent pas, mais au contraire, ils surveillent de près la situation. Il y a même des rumeurs selon lesquelles un nouveau pays serait créé. »

« Cela semble vraiment gênant... comment va Delphina ? » Quand j’avais demandé ça, Althea avait souri de plaisir.

« Elle est de bonne humeur, » répondit-elle.

« Je l’avais deviné. Elle m’a toujours dit que le meilleur moment pour agir était juste avant que l’arbre tombe, » dis-je.

Je suis sûr que cette fois-ci encore, elle va avoir de grands gains à cause de l’incident, pensais-je.

« Qu’est-ce que tu vas faire ? Veux-tu interférer dans ça ? » demanda-t-elle.

« Moi ? » demandai-je.

« Oui, c’est comme pêcher dans les eaux troubles, » répondit-elle. « Si tu te mêles de ça en ce moment, tu pourrais même créer un nouveau pays et devenir toi-même roi. »

« Puis-je faire une telle chose ? » demandai-je.

« Oui, si c’est toi, tu peux le faire, » répondit Althea avec le sourire.

Ses yeux étaient sérieux, ses yeux disaient que si je disais « D’accord », elle prévoyait de faire quelque chose avec toutes ses capacités.

« Je passe, » dis-je. « Je ne suis pas intéressé par le fait de devenir roi ou des trucs dans le genre. »

« Ah bon ? » Althea s’était facilement retirée de l’affaire. Ses yeux sérieux s’adoucissent après ça.

Et puis, elle avait collé son corps contre le mien.

Elle n’avait rien fait de plus. Elle avait juste laissé son corps être proche du mien.

Et ainsi, nous avions tous deux regardé les actions d’Hikari.

Hikari avait fait une couronne de fleurs, puis elle l’avait placée sur la tête du Chibi Dragon.

« Que penses-tu, O-chan ? » demanda Hikari.

« Myu, myu〜 » Chibi Dragon pencha la tête en essayant de voir la couronne de fleurs placée dans sa tête, et essaya de la toucher en tentant de poser ses courtes pattes dessus.

*Zuru*, la couronne de fleurs avait été déplacée alors que le dragon faisait cela, mais Hikari l’avait prise et l’avait remise à sa place.

« Je ne peux pas imaginer qu’il s’agisse du Dragon Rouge qui répandait la destruction et des montagnes de morts, » déclarai-je.

« Elle répand la paix et la beauté, avec votre fille, » répondit Althea.

« Eh bien, 90 % est en raison de Hikari, » répliquai-je.

{Quel parent trop aimant !} comme d’habitude, Éléanore avait souligné ce fait, mais cela ne me dérangeait pas.

Soudain, j’avais remarqué que le ciel était devenu sombre.

Les nuages ​​de foudre étaient venus de loin à grande vitesse, et avaient rapidement couvert le ciel.

Et... *Pika !*, *GoroGoroGoro !*

La foudre qui était un peu plus faible que la magie de Io était tombée.

Tout le monde présent n’avait nullement été touché par ça.

Et alors...

« Myu〜 ! Myumyuu〜 ! » Le Chibi Dragon avait sauté tout aussi haut que sa taille, et elle s’était accrochée aux jambes de Hikari. Elle avait enterré son visage contre Hikari, et elle s’était mise à trembler.

« O-chan ? Est-ce que ça va ? O-chan ? » demanda Hikari.

« Myu... »

« Hikari est avec toi, donc tout va bien, » déclara Hikari.

« Myu, myu〜 »

Elle ferma les yeux et, tout en s’accrochant à Hikari, elle secoua la tête.

« ... elle a répandu la destruction et des montagnes de morts, n’est-ce pas ? » murmurai-je.

« Tu peux dire que seule sa beauté est restée, » déclara Althea.

« La beauté d’Hikari est tombée à 80 % maintenant, hein, » dis-je.

{C’est juste que le total vient d’augmenter, mais c’est toujours 90 % du côté d’Hikari !}

... Éléanore était également une parente trop aimante.

☆☆☆

Sous la pluie, j’étais allé au restaurant, le Dîner de Purosu.

La figure emblématique du restaurant, Fiona m’avait accueilli avec un visage très souriant.

« Bienvenue~. Êtes-vous seul aujourd’hui, Monsieur Kakeru ? » demanda Fiona.

« Tout à fait, » répondis-je.

« Que voudriez-vous commander ? » demanda Fiona.

« Je voudrais le menu complet à la Vache des Montagnes, » dis-je.

« Oh c’est vrai ! » déclara Fiona. « Monsieur Kakeru, savez-vous que le prix de la vache des montagnes a augmenté depuis que vous avez cessé de les chasser ? Un petit restaurant comme le nôtre ne peut plus en avoir. »

Fiona se mit à bouder avant de faire un sourire.

Ce sourire éclatant, je pense que plus de 50 % de la raison pour laquelle le Dîner de Purosu était populaire était à cause du sourire de cette fille.

« Alors, donnez-moi n’importe quoi de bon, » dis-je.

« D’accord. Alors, s’il vous plaît, allons jusqu’à votre siège habituel, » déclara Fiona.

J’avais été guidé jusqu’à mon siège habituel avant de m’asseoir dessus.

Je m’étais assis sur le siège qui avait été placé de manière à être un cran au-dessus de tous les autres sièges du restaurant.

« B-Bonjour, Monsieur Kakeru ! » Et comme pour changer, Marie était cette fois-ci venue me parler.

Elle était la petite sœur de Fiona et leur visage était similaire, mais elle avait une personnalité légèrement timide.

« Salut. Comment allez-vous ? » demandai-je.

« Je vais bien grâce à vous, » tout en disant ça, Marie avait jeté un coup d’œil à ma taille.

J’avais placé le fourreau avec Éléanore dedans de l’autre côté de ma taille. Parce que Marie avait été possédée par Éléanore, il semblerait qu’elle souffrait encore d’un traumatisme.

En faisant cela, Marie semblait un peu soulagée, et en même temps, elle semblait désolée de ça.

« Monsieur Kakeru, récemment, vous venez souvent, » déclara Marie.

« Tout à fait, » dis-je.

« Avez-vous des plans pour aller quelque part ? » demanda Marie.

« Me demandez-vous si je compte partir loin ? Hmm, je n’ai pas de tel plan en tête, » répondis-je.

Je pensais à ça en regardant le plafond.

Je me remémorais les moments où j’avais récemment été aller loin. Les dernières fois que j’étais allé au loin, avaient été quand j’étais allé à Calamba afin de sauver Rica, et quand j’étais allé sauver Aura dans le Royaume de Comotoria.

Je pouvais me téléporter vers des endroits où j’étais allé une fois, donc je n’avais pas l’intention d’aller maintenant dans un endroit inconnu.

« Uhmm, A-Alors..., » murmura-t-elle.

« Oui !? » demandai-je.

« Nous créons un nouveau menu, donc quand il sera achevé, pourriez-vous venir afin de le tester ? » demanda-t-elle.

« C’est d’accord, » répondis-je.

« ... ! Merci beaucoup, » Marie avait dit cela, puis elle était retournée tout heureuse à l’arrière du restaurant.

{Réflexion faite !}

« Oui !? »

{Ces sœurs, vous ne les avez pas encore faites vôtres, hein ? Vous les avez connues depuis plus longtemps que n’importe quelle femme que vous avez, alors pourquoi ?}

« La raison est bien sûr que Marie a encore peur de toi, » dis-je.

{Ne fais pas comme si c’était de ma faute !}

« Peu importe ce que je dis, c’est complètement ta faute, » répondis-je. « Elle a presque été possédée à mort, tu sais. »

*Pinnn* J’avais fait une pichenette à Éléanore avec un doigt. Je l’avais fait à l’endroit qui semblerait être son front.

{Je te l’ai dit, ne me traite pas si durement. Même si tu dis ça, ne m’amène pas avec toi quand tu viens ici !}

« Je t’emmène partout où je vais, n’est-ce pas ? Si je te laissais seule, qui sait combien de personnes deviendraient tes victimes ? » demandai-je.

{Ne t’en fais pas !} La voix d’Éléanore qui semblait être fière avait fait écho dans ma tête.

{Je les posséderais tous en un instant, si je tombais dans les mains de quelqu’un d’autre... surtout les hommes autres que toi !}

« Tu es l’Épée Démoniaque du Soulagement et de la Confiance, Éléanore, alors tout va bien. As-tu dit quelque chose à la fin ? » demandai-je.

{Je-j’ai dit que tu es un homme mauvais, toi le père trop aimant.}

« Le titre de parent trop aimant te va aussi comme un gant, » répliquai-je avant de regarder la ville à travers la fenêtre.

La ville pluvieuse avait son caractère unique, et avec seulement le bruit de la pluie qui tombait, un sentiment de calme m’habitait.

En posant mon menton dans une main, je regardais silencieusement ce qui se trouvait devant moi.

Et là, Fiona était arrivée avec la nourriture.

« Désolé de vous avoir fait attendre, » déclara Fiona. « Marie a-t-elle dit quelque chose ? D’une manière ou d’une autre, elle semblait très excitée. »

« Je lui ai juste dit que j’allais manger ce qu’elle allait cuisiner pour moi, » dis-je.

« Je vois, c’est à cause de ça, hehe, » déclara Fiona. Elle était convaincue de ça.

Pourquoi est-elle devenue convaincue après que je lui eus dit ça..., c’était au moment ou j’allais lui demander cela que...

Un homme était entré dans le Dîner de Purosu.

Son imperméable était couvert d’eau, et il avait inspecté l’intérieur du restaurant tout en reprenant son souffle.

Alors que les autres clients pensaient que c’était étrange, Fiona s’approcha de l’homme.

« Bienvenue~. Cher client... êtes-vous seul ? » demanda Fiona.

« J’ai entendu dire que Fiona et Marie sont ici, » déclara l’homme.

« Je suis Fiona... et ma petite sœur est à l’arrière, » déclara Fiona.

« V-Vraiment !? » s’exclama l’homme.

L’homme avait saisi les épaules de Fiona.

« Haaa ! » cria Fiona.

« Êtes-vous vraiment Mademoiselle Fiona ? » demanda l’homme.

Mademoiselle ?

« S-S’il vous plaît, attendez. Ça fait mal, » cria Fiona.

Fiona qui avait été attrapée par les épaules avait dit qu’elle avait mal.

Je m’étais approché d’elle, et j’avais enlevé les mains de l’homme.

« Q-Qui êtes-vous ? » demanda l’homme.

« Pour le moment, calmez-vous, » dis-je. « De quoi avez-vous besoin de la part de Fiona et de Marie ? »

« Allons-y vite ! Nous allons faire de Mademoiselle Fiona et Mademoiselle Marie nos dirigeantes de la confédération, » déclara l’homme.

« Dirigeante ? » demandai-je.

J’avais regardé Fiona comme : « Qu’est-ce que ça veut dire ? » Marie avait montré son visage depuis l’arrière du restaurant, et elle semblait désemparée.

Fiona secoua la tête.

J’avais demandé ça à l’homme. « Que voulez-vous dire par là ? Expliquez-nous que nous puissions comprendre la situation. »

« Je veux demander à ceux qui ont des liens avec la famille royale de devenir notre chef, le chef de l’armée du Royaume de Syracuse. Ces deux filles sont les enfants illégitimes de Sa Majesté le Roi. »

« « ... Hein !? » » Fiona et Marie avaient été surprises par l’annonce. On dirait qu’elles-mêmes ne le savaient pas.

Hmm, des enfants illégitimes, cela signifie...

{Les enfants que le roi a eus avec une roturière !} Éléanore m’avait expliqué.

Hmm... dans ce cas, n’est-ce pas devenu quelque chose de sérieux ?

***

Chapitre 83: Le créateur de princesse

« S’il vous plaît ! S’il vous plaît, devenez notre chef ! » L’homme s’était mis à genou devant Fiona et Marie alors qu’il demandait ça. Les deux filles avaient paniqué en le voyant agir.

L’homme semblait désespéré, mais il ne semblait pas mentir.

« Avez-vous une preuve ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit-il alors qu’il sortait un objet placé à sa taille.

Il s’agissait d’un symbole luxueux, un accessoire avec une pierre précieuse présente dessus.

Et avec cet objet en main, il avait repris la parole. « Ceci est la preuve permettant de voir qui appartient à la ligne royale du pays. Cet objet ne réagit que quand ceux ayant le sang de la famille royale le touchent et avec personne d’autre. »

« Fiona, Marie. Pour le moment, essayez et tenez-le dans votre main. »

« Eh ? Mais, Monsieur Kakeru... »

Fiona fit une grimace, Marie paraissait si troublée qu’elle ne savait pas quoi dire.

« Il aurait pu vous prendre pour une autre personne, mais si c’est le cas, c’est bien aussi. ... Tu partiras si elles ne sont pas les bonnes personnes que tu cherches ? » avais-je demandé à l’homme.

« Bien sûr ! » L’homme hocha la tête. Il avait une expression qui disait quelque chose comme « quelque chose comme cela est cependant impossible. »

« Le voici donc. »

Je l’avais donné à Fiona et Marie.

Les sœurs se regardaient, elles avaient encore des visages troublés.

Mais finalement, elles avaient lentement hoché la tête et la sœur aînée Fiona l’avait pris.

Au moment où elle le tenait, il s’alluma.

Ce n’était pas seulement l’emblème, mais tout le corps de Fiona s’était illuminé.

« Impossible... »

« Et Marie ? Essaye aussi de le tenir, » avais-je ainsi exhorté Marie à le faire. Marie avait timidement et prudemment reçu l’emblème.

Il s’était allumé de la même manière, et Marie était devenue stupéfaite avec ce résultat.

J’avais enlevé l’emblème de sa main... et la lumière avait disparu.

Il ne s’illuminait pas avec moi quand je le tenais, et donc, il agissait comme l’avait dit l’homme. Il semblerait qu’il réagissait bien au sang de la famille royale.

Je l’avais rendu à l’homme.

« Mademoiselle Fiona ! Mademoiselle Marie ! S’il vous plaît ! »

Tout en le tenant, l’homme plaça la tête contre le sol dans une position de dogeza.

Les environs étaient devenus bruyants.

Les clients qui étaient à l’origine à l’intérieur du magasin, et les citadins qui avaient entendu l’agitation qui regardait de l’extérieur.

En regardant cette situation, ils piaillaient.

« Grande sœur... que devrions-nous faire ? »

« Même si tu me demandes ça... »

Les deux filles étaient devenues de plus en plus troublées, il semblerait qu’elles ne sachent pas quoi faire.

Tout en les regardant, j’avais dit à l’homme. « Pouvez-vous nous laisser pour aujourd’hui ? »

« Mais... »

« Donnez-leur le temps d’y penser soigneusement, le temps de prendre leurs résolutions. Ou est-il préférable de les laisser être comme ça, mais de les laisser dire quelque chose comme : “Je ne veux pas le faire” quand la guerre commencera ? »

« D’accord ! » L’homme leva la tête et me regarda fixement.

Il avait probablement imaginé la scène que j’avais racontée.

La guerre se déroulait depuis bien longtemps, elles devaient simplement les conduire jusqu’à la renaissance du royaume, mais là, les deux hésitaient.

Il avait probablement imaginé cela et s’était convaincu.

L’homme me regarda et regarda les sœurs Fiona.

Et finalement, il hocha la tête et se leva.

« Je comprends. Je reviendrai, » il avait dit cela en quittant le magasin.

Dans les heures de fermeture du Dîner de Purosu.

Il ne restait plus que Fiona et Marie qui se faisaient face tout en étant troublées et moi.

Après un long silence, j’avais débuté la conversation. « Fiona, as-tu des indices sur ce dont il s’agit ? »

« Non, pas du tout. Marie, sais-tu quelque chose ? »

« Non »

« Ta mère t’a dit quelque chose ? » demandai-je.

Si elles étaient l’enfant secret du roi, alors leur mère devait être une personne impliquée.

« Non, notre mère ne nous en a pas parlé. Même quand elle est morte, elle a seulement dit de nous “entendre toutes les deux”. »

« Je vois, »

{Qui est le propriétaire de ce magasin ?} Éléanore parla dans ma tête.

« Qui est le propriétaire de ce restaurant ? »

« C’est moi. C’est l’héritage de notre mère, et il est théoriquement à moi, » avait répondu Fiona.

« Je vois ! Cela veut dire que vous ne savez rien du tout, n’est-ce pas ? »

{Très probablement, ce restaurant aussi a été ouvert en utilisant l’argent pris du roi}

La possibilité de cela soit vraie était élevée.

« Et donc, que vous voulez faire ? »

« Q-Qu’est-ce que nous voulons faire, dites-vous »

« Ce genre de gars, ils sont coriaces, » je l’avais dit comme pour effrayer les deux. « C’est à propos de leur souhait de faire renaître leur patrie, tant que vous ne leur dites pas une bonne raison, il vous supplierait probablement sans relâche. »

« Pas question, nous serions troublées. Notre style de vie, et notre restaurant. Tu es d’accord, Marie. »

«...»

« Marie ? » demandai-je.

Marie ne voulait pas répondre, Fiona regardait étrangement sa petite sœur.

Et cette Marie, elle me regardait fixement, et non pas sa sœur.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Est-ce que Monsieur Kakeru... aimez-vous les princesses ? » demanda Marie.

« Quoi !? » m’exclamai-je.

Que se passe-t-il tout d’un coup ?

« Il y a beaucoup de princesses autour de vous, Monsieur Kakeru, » déclara Marie.

« Autour de moi ? » demandai-je.

Sur la base de quoi dit-elle cela ?

{À l’évidence, sur ce qu’il y a à l’intérieur de ton harem.}

C’est ça. Si c’est le cas, il y en a beaucoup.

Hélèna de Mercury.

Aura de Comotoria.

Elle n’est pas une princesse, mais une reine , Rica de Calamba.

Et aussi, Nana qui avait été appelée autrefois la princesse barbare.

Alors oui, je suppose qu’il y a beaucoup de princesses.

« S-Si c’était le cas. Si Monsieur Kakeru aime les princesses, al-alors, je-je le ferai, » déclara Marie.

« Marie ? Qu’est-ce que tu dis ? » demanda sa sœur.

« Moi, je veux faire de mon mieux pour Monsieur Kakeru, » déclara Marie.

« Ça... je peux le comprendre, mais c’est trop dangereux. Tu sais que c’est la guerre, » déclara Fiona.

« Même ainsi, je m’en fous, » répliqua Marie.

Fiona haleta, Marie me regardait droit dans les yeux.

{Quelle bonne fille, et quel méchant homme ! On dirait qu’elle projette d’être un porte-drapeau rien que pour toi.}

Cela semble être ainsi.

Son courage la rendait très mignonne, je l’avais vue de la manière la plus adorable jusqu’à maintenant.

« Es-tu sûre, Marie ? » lui demandai-je.

« Oui ! » répondit Maria.

J’ai compris.

Je comprends sa résolution.

« Dans ce cas, je vais te prêter ma force, » déclarai-je.

« Monsieur Kakeru, vous allez... ? » demanda Marie.

« Je ne peux pas penser qu’il reste beaucoup de soldats chez ces gars qui sont au bord de l’anéantissement. Il n’y a aucun moyen que je laisse Marie y aller mourir. Je vais donc te prêter ma force, » déclarai-je.

Nana et les soldats esclaves, le groupe de Io, les serveuses fantômes.

Et... moi-même.

Avec ça, cela devrait suffire.

{Eh bien, une force militaire à peu près égale à quelques milliers de soldats !}

« Monsieur Kakeru..., » Marie me regardait avec des yeux en pleurs.

Je la regardais fixement.

« ... Alors, j’irai également, » déclara Fiona.

Quand nous l’avions regardée, elle avait une expression résolue qui était un peu différente de celle de Marie.

« Grande sœur, viendras-tu aussi ? » demanda Maria.

« Oui... Mais J’aurais dû être la première à le décider, » après avoir déclaré qu’elle acceptait, elle avait murmuré quelque chose d’autre.

Quoi, la première ?

Eh bien, ça n’a pas d’importance.

« Fiona, Marie, » dis-je en fixant les deux filles.

Puis, tout en tenant le manche d’Éléanore, j’avais déclaré cela. « Moi, je vais faire de vous des princesses. »

Quand j’avais déclaré cela, leurs deux visages étaient devenus tout rouges.

***

Chapitre 84 : La Dignité d’un Roi

À l’intérieur du manoir, j’avais appelé Nana, Io et Delphina dans ma chambre.

Je m’étais assis de tout mon poids sur le canapé, et les trois s’étaient placées en face de moi.

« Et à cause de ça, je vais emmener les soldats esclaves avec moi. Nana, combien de soldats esclaves pourraient-elles être utilisées à l’heure actuelle ? »

« Depuis la dernière fois, après avoir été “prise en charge” par Monseigneur, leur force a beaucoup progressé. C’est surtout la puissance des capitaines de dix hommes qui est devenue formidable. Même si Monseigneur ne les dirige pas, elles pourraient être utilisées dans une certaine mesure »

« J’ai compris, tu as fait du bon boulot. Normalement, Nana, tu les mèneras au combat. Cela changerait de toute façon selon le plan, mais normalement, je t’enverrai au prochain endroit dangereux où j’irai. »

« Compris. »

Nana hocha la tête. Elle avait une forte volonté en tant que combattante, et elle était le type de femme qui serait fière que l’on compte sur elle.

Au moment où elle avait compris le sens des mots « le prochain endroit dangereux », ses yeux brillèrent.

Et après avoir tapoté son épaule, cette fois, j’avais regardé vers Delphina.

« Je vais te laisser gérer la gestion des approvisionnements, et surtout les rations. Le paiement anticipé est-il correct ? Ou préfères-tu que je paye après ? »

« Si c’est vous, cela ne me dérange pas d’être payée plus tard. Avant toute chose, que vous voulez dire par les rations, dois-je vous fournir des troupes pour l’approvisionnement ? »

Des troupes pour l’approvisionnement... fournir des troupes hein.

« Non, je n’ai pas besoin de ça. »

J’avais secoué négativement ma tête.

« Les soldats esclaves apportaient toujours seulement le minimum de choses. Laisse-moi réfléchir... pour être sûr, des rations pour trois jours. Après cela, tu peux fournir le reste, et je vais les prendre en utilisant ma Plume de Téléportation. »

Les yeux de Delphina s’élargirent en me regardant, puis ils sourirent coquettement.

« Quelle personne astucieuse ! Faire quelque chose que personne d’autre ne pourrait faire si facilement. Un corps d’armée qui n’a pas besoin de troupes d’approvisionnement, n’est-ce pas sans précédent ? »

« Cela pourrait être un peu avantageux. »

« Ce ne serait pas seulement “un peu”. »

Elle avait dit ça avec un sourire malicieux, et elle s’était appuyée sur moi.

Ses gestes étaient les plus sexy et les plus mûrs de toutes mes femmes.

« Je ne peux que me sentir mal envers ceux qui deviendront tes ennemis. »

« Penses-y, toi, tu faisais affaire avec eux, n’est-ce pas ? »

« Oui, je l’ai fait »

« Dans le passé ? Pourquoi ? »

Delphina leva les yeux vers moi et fit à nouveau un sourire coquet.

« J’ai réussi en même temps à prouver que l’identité de Fiona et Marie était bien celle que l’on croyait. Il était évident que finalement, vous interviendriez. »

« Même ainsi, tu t’es retiré si facilement. N’as-tu pas dit auparavant que le meilleur moment est juste avant la chute de l’arbre ? »

« Oui, c’est pour cette raison. À cet instant, j’ai très bien vendu. J’ai déjà pris toutes les meilleures occasions. »

« Toi, tu es vraiment une femme exceptionnelle. »

« J’ai de la chance, n’est-ce pas ? »

Comme prévu d’une femme qui avait élevé la richesse au même rang qu’un royaume.

Sa perspicacité était plutôt bonne.

C’est pourquoi je pouvais lui laisser ces choses-là sans devoir y prêter attention plus tard.

« Je vais tout te laisser. Je suis celui qui le porterait, donc tu n’as pas besoin de penser à des aliments pour une longue conservation. Ils doivent être frais, nous donnant ainsi plus de force de nous battre. »

« J’ai compris. »

Delphina hocha la tête.

Après m’être éloignée d’elle, cette fois, j’avais regardé vers Io.

« Io, tes deux camarades ont-elles déjà eu des humains comme adversaires ? »

« C’est bien le cas. Après tout, nous acceptons parfois les quêtes de subjugation des bandits. »

« Alors, viens avec moi. Il pourrait y avoir de la place pour ta grande magie. Je t’emmène comme option. »

« Oui, je comprends. Mais, pourrait-il y avoir une occasion d’utiliser ma magie ? »

« Toi, quelle est la portée de ta foudre magique ? Jusqu’où porterait-elle ? »

« Eh ? Probablement..., je pense jusqu’aux environs de cet arbre là-bas ? »

Io pointa du doigt.

Toucher un arbre dans ce lieu si lointain, il se situait à environ un kilomètre de là.

« C’est suffisant. Ce sera à toi de jouer durant les moments où une attaque ciblée sera nécessaire, tu viendrais avec nous tout en retenant tes pouvoirs magiques en temps normal. »

« Oui, je comprends ! »

Io avait dit cela, et avait enlacé mon bras avec les siens.

Elle s’accrocha à moi d’une manière différente de Delphina. C’était comme un petit animal qui jouait, elle était du genre à venir avec tout ce qu’elle avait.

« D’accord, je ferai de mon mieux pour vous ! »

Elle était comme un chiot.

En pensant à cela, elle était venue à moi comme voulant se dépasser pour moi, devenir mon disciple ou quelque chose du genre.

Comparée à avant, elle était devenue très fiable, mais cette manière d’être n’avait pas changé.

« Oui, tu le peux. C’est pourquoi je t’emmènerais. »

« ... D’accord ! Je ferai de mon mieux ! »

Io était ravie.

Enfin, je m’étais tourné vers Miyu qui était entrée tard dans la pièce.

« Viens ici, Miyu »

« Oui, Maître »

Je serrai dans mes bras la servante aux oreilles d’animaux ce qui la plaça sur le haut de mes genoux, et je fis * MofuMofu * avec elle.

Je lui avais fait * MofuMofu * autant de fois que je le pouvais. Je deviendrais occupé à partir de maintenant, donc comme une avance, je fis * MofuMofu * avec elle.

« Haaa... »

De toute façon, * MofuMofu *.

« Miyu »

« Hawa... »

« Je te laisse t’occuper de tout pendant que je ne serais pas dans le manoir »

« Tout, à quel point, Maître ? »

« Tout. »

J’avais immédiatement répondu.

« L’entretien du manoir, bien sûr, des marchands, des nobles ou des messagers venant d’autres pays. Je te laisse tout à l’exception de tout ce qui concerne Siracuza. Fais-le bien. »

« Y compris les messagers venant d’autres pays ? »

Miyu était surprise.

« Oui. Je m’en remets à toi. »

« Serai-je capable de faire ça... ? »

Miyu avait dit ça, mais je savais déjà.

Elle était quelqu’un de très compétent.

À l’origine, ma demande lorsque j’avais acheté Miyu était « une bonne servante ».

Et Miyu qui était venue alors n’était pas « bonne », elle était une « super bonne » servante.

Si vous me demandiez jusqu’à quel point elle était bonne, alors je vous répondrais que je n’avais pas eu à engagé une nouvelle femme de chambre pour la surveiller, car c’était une servante incroyable, qui jusqu’à maintenant, était capable de faire les choses dans le manoir toute seule.

La partie la plus étonnante sur ce sujet, c’était qu’elle ne le remarquait pas elle-même.

Juste comme maintenant, elle s’inquiétait ainsi : « Puis-je vraiment le faire ? »

C’était incroyable qu’elle n’ait pas remarqué qu’elle était surprenante.

« De toute façon, je vais te laisser ça. Si tu le fais assez bien, alors je vais * MofuMofu * avec toi autant de fois que tu le voudras quand je reviendrai. »

« ... ! J’ai compris ! »

Ses oreilles s’étaient levées d’un coup et elle avait répondu avec force.

Avec cela, la préparation au départ était terminée.

Le lendemain, j’avais quitté la ville de Roizen.

La calèche transportait les deux principaux rôles, Fiona et Marie. Les soldats-esclaves et le groupe de Io les entouraient afin de les protéger.

En premier lieu, j’allais les mener jusqu’à la base de l’armée de représailles.

{Cela devrait être l’endroit le plus sûr du monde.}

« Pourquoi dis-tu ça si soudainement, Éléanore ? »

{Quoi ? Ne me dérange pas. Je pensais juste que l’intérieur de cette calèche est l’endroit le plus sûr dans ce monde. Il y a moi et Hikari. Nana Kanou est également présente. Leurs présences ne sont pas indispensables, mais il y a également Io et ses amies. Si quelque chose arrivait, les soldats esclaves pourraient être utilisés.}

« Je vois. »

{Quoi ? Qu’en est-il de Papa ?}

Hikari qui était devenue une Épée Démoniaque avait pensé que c’était étrange qu’Éléanore n’ait pas mentionné mon nom.

{Si je parle de ce gars, alors tout serait déjà fini dès le départ.}

{ ... ?}

{Je veux dire par là qu’avec juste ce mec, c’est déjà l’endroit le plus sûr du monde.}

{ ... Je vois ! Oui, c’est vrai, c’est super sûr avec Papa dans les environs.}

Nous avions marché pendant que j’entendais la conversation réconfortante entre la mère et la fille, Éléanore et Hikari, dans ma tête.

En fait, tout comme l’avait dit Éléanore, je l’avais fait de la manière la plus sûre que possible.

Soudainement, les soldats d’esclaves étaient devenus bruyants.

« Q-Qu’est-il arrivé, Monsieur Kakeru... ah !! »

Entendant le bruit, Fiona leva le rideau de la voiture et jeta un coup d’œil.

Et juste alors qu’elle faisait cela, il y avait de la fumée qui montait au loin, et un groupe qui se dirigeait vers nous.

De la façon dont ils observaient de loin, ils semblaient être une bande de voleurs.

Ils étaient nombreux. De plus, ils avaient l’air de vouloir nous attaquer.

« Q-Que devrions-nous faire, Monsieur Kakeru ? » demanda Fiona.

« Ça ne vous dérange pas ? » demanda Marie.

J’avais jeté un coup d’œil sur les voleurs, et j’avais répondu d’un haussement d’épaules.

« C-ça ne vous dérange pas, dites-vous, peu importe comment vous les regardez, ce sont des voleurs, nous devrions faire quelque chose. »

« Avec ce qui est là, il n’est pas nécessaire d’agir. »

« Hein ?! »

Fiona avait été surprise.

De loin, j’avais entendu la voix digne de Nana.

« Les soldats esclaves. Du premier peloton au quatrième peloton, dirigez-vous vers l’avant. Du cinquième au dixième, entourez-les sur les côtés. Le restant, protégez le chariot avec votre vie. »

Elle avait donné des ordres sans paniquer, et Nana attaqua.

Du début jusqu’à la fin, je n’avais pas besoin de dire quoi que ce soit à Nana et elle n’avait également rien demandé.

Une situation de ce genre, il n’y avait pas besoin de moi pour participer... ou plutôt, c’était une situation où je n’avais même pas besoin de prendre le commandement.

La moitié des soldats esclaves annihilait les voleurs, et la moitié restante des soldats esclaves protégeait le chariot tout en avançant.

« Monsieur Kakeru... »

« Incroyable... »

Fiona et Marie jetèrent un coup d’œil sur les côtés du véhicule.

Puis elles me regardèrent avec des yeux remplis de plus en plus d’admiration.

***

Chapitre 85 : La fiabilité d’un homme

Dans la nuit, en plein air.

Après nous être déplacés toute la journée, nous avions campé dans un endroit approprié décidé par Nana.

Tous les soldats esclaves avaient érigé des tentes, Nana et Io, Fiona et Marie, Hikari et moi avions passé la nuit dans mon chalet magique.

J’étais allé à l’extérieur du chalet magique, et je m’étais étiré.

« Alors, que devrions-nous faire maintenant ? »

{Qu’entends-tu par. « Que devrions-nous faire » ? Ne vas-tu pas dormir à l’intérieur ?}

« Il y a Fiona et Marie. Je pense que c’est inapproprié. »

{Qu’est-ce qui vous en retient}

« Je préfère ma rémunération finale, au lieu d’une avance. C’était comme ça jusqu’à maintenant. »

{Je vois.}

Éléanore avait été convaincue.

Hélèna, Rica, Aura.

Toutes les femmes avec qui j’avais été, toutes étaient « mes rémunérations ».

Et ce sera la même chose maintenant.

Elle aurait pu avoir des doutes si c’était seulement que des mots, mais je l’avais déjà montré par mes actes, donc Éléanore avait été immédiatement convaincue.

{Maintenant que j’y pense, je n’ai pas encore trouvé le bon moment pour te le demander, mais laquelle des deux vas-tu faire reine ?}

« Quoi ? »

{L’aînée ou la cadette, je demande laquelle des deux tu vas faire couronner reine.}

« Tu es vraiment pressée, hein. Nous parlerons de cela après avoir gagné. »

{Je vois.}

De la manière dont la voix me parlait dans ma tête, j’avais compris qu’Éléanore se moquait.

{Je ne laisse pas un homme qui n’a pas confiance en soi m’utiliser après tout.}

« C’est un peu insultant là. »

Mais bon, je ne pensais pas que j’allais perdre.

J’allais détruire tous les obstacles, et j’allais restaurer le pays de ces sœurs.

C’était ce que  j’avais décidé de faire, je le mènerais parfaitement à son terme.

« Eh bien ! En toute logique, je suppose que ce serait Fiona. »

{Je pense que Marie serait la meilleure.}

« Pourquoi ? »

{Bien que ce fut seulement pour une courte période, elle m’a tenue. C’est la bénédiction de l’Épée Démoniaque Éléanore.}

« Bénédiction, dis-tu ? »

* Pi~n *, j’avais effleuré le manche d’Éléanore avec un doigt.

« Tu l’as presque tuée, comme c’est honteux pour toi de dire ça. »

{C’est ce qu’est une Épée Démoniaque, non ?}

« D’accord, d’accord. »

En plaisantant avec Éléanore, j’avais fait le tour du camp au hasard.

La tente des soldats d’esclaves était une grande tente dans laquelle un petit peloton de 20 personnes pouvait pénétrer à l’intérieur, et certaines lumières étaient encore allumées.

Et quand j’avais traversé l’une des tentes qui étaient un peu à l’écart des autres, des femmes étaient sorties de là.

Vingt d’entre elles étaient sorties l’une à côté de l’autre et s’étaient alignées devant moi.

Et l’une d’elles s’avança et me salua.

« Bonsoir ! Votre Excellence »

« Oui, bonsoir... tu es ? »

Je m’étais souvenu que je ne connaissais pas son nom, alors comme c’est une bonne occasion, je le lui avais demandé.

« Monsieur, je suis la première capitaine de peloton, Nikki Cephalis, monsieur ! »

« Je vois. Ne t’es-tu pas encore reposé, hein ? »

« Oui monsieur ! Nous attendions Votre Excellence. »

« Vous m’attendiez ? »

Ont-ils besoin de quelque chose de moi ?

« Nous, le Premier Peloton, prendrons soin de Votre Excellence pour ce soir. Nous avons attendu cela, monsieur ! »

« ... oh ! »

Pendant un instant, je n’avais pas compris de quoi il s’agissait.

En me disant quelque chose comme « prends soin de toi » ou « ce soir », je pensais qu’elle voulait le faire, mais j’avais rejeté ces pensées.

Cependant, le sens que je ne pouvais trouver à « prendre soin de ma nuit » était le sens sexuel.

Après tout, ceux qui « prendraient soin de moi » étaient tous des femmes esclaves.

« Je dois le vérifier. »

« Oui, monsieur ! »

« En prenant soin de moi, veux-tu dire “faire ça” avec moi ? »

« Chef Oui Chef ! »

« Pourquoi ? »

« Parce que notre premier peloton a été le premier parmi des pelotons à être entièrement consentantes, monsieur ! »

« Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, c’est... »

« Monsieur, c’est parce que nous désirons ardemment Votre Excellence ! »

Nikki parla sans s’arrêter.

Et comme pour montrer qu’il n’y avait pas de mensonges dans ses mots, les 19 femmes derrière elle avaient les mêmes yeux.

Elles me fixaient, elles regardaient avec des yeux fébriles.

Leurs yeux étaient semblables aux yeux des femmes que j’avais embrassées juste avant que nous le fassions.

{Quelle différence énorme comparée à l’époque où elles venaient d’être achetées !!}

Je le pensais aussi.

Les 200 soldats esclaves.

Était-ce à cause de leur destin ? Après que j’avais demandé à Delphina de me les rassembler et qu’elles m’avaient été envoyées, elles m’avaient de suite regardé avec des yeux emplis de haine.

Et maintenant, c’était complètement différent, leurs visages étaient emplis de désir.

Et la cause de cela... ça n’a pas d’importance.

Il y avait des femmes qui veulent être enlacées devant moi, c’était déjà assez.

« J’ai compris. Devrions-nous le faire à l’intérieur de la tente ? »

« Chef Oui Chef ! »

Nikki avait répondu en tant que représentante, et toutes les soldates esclaves m’avaient montré un visage radieux.

J’étais entré dans la tente, et Nikki et les autres m’avaient suivi à l’intérieur.

« Bons mouvements »

Je ne l’avais pas manqué.

Toutes les femmes qui m’avaient suivi à l’intérieur étaient de bonne humeur, mais elles n’avaient fait preuve d’aucune négligence.

Comme si chacune d’elles avait son propre travail à faire, celles qui entraient en premier, celles qui fermaient la tente, et enfin celles qui montaient la garde.

Leurs mouvements montraient qu’elles avaient été bien formées en groupe.

Les femmes qui avaient été félicitées avaient montré des expressions de bonheur.

« C’est le résultat de la formation de Nana-sama, monsieur ! »

Nikki en tant que chef de peloton, avait répondu en tant que représentante.

« Je vois. Alors je devrais remercier Nana plus tard. »

J’avais dit cela, et j’avais encore regardé les femmes.

« Je ne sais pas quel entraînement tu as eu avec Nana, mais il manque l’élément essentiel, elle aurait dû t’apprendre à obéir à mes ordres »

« Chef Oui Chef ! »

« Alors, je vais t’ordonner ça, c’est un ordre que tu devras suivre tant que tu es vivante »

Quand j’avais dit cela, les femmes avaient tressailli.

On dirait qu’elles seraient toujours sur leurs gardes, parce que je leur avais dit que c’était un ordre qu’elles devraient suivre tant qu’elles sont vivantes.

« Arrête cette façon de parler pendant que je t’enlace. Je ne veux pas embrasser une soldate, je te veux en tant que femme. »

« ... »

Toutes avaient été stupéfaites. Elles avaient des visages montrant qu’elles ne s’attendaient pas du tout à cet ordre.

« Quoi ? Est-ce que tu désobéis à mon ordre ? »

« Ch-monsieur non monsieur. Pas du tout s... »

Au milieu de ses mots, Nikki réalisa.

« ... nous ne le ferons pas. Nous obéirons avec joie. »

Après un instant, elle avait changé de ton et sa manière de parler devint plus douce, féminine.

« Bonne fille. Je vais d’abord t’embrasser. »

« ... oui ! »

J’avais tiré Nikki qui était ravie de pouvoir enlacer mon corps.

« Nikki. »

« Oui. »

« Dis-moi ce que tu veux que je fasse. »

« Ce que je veux... ? »

« Je vais accorder ton souhait. Alors, dis-le-moi. »

Nikki réfléchit un moment, rougit les joues et répondit en se couvrant le visage.

« Je-je veux être traitée comme une femme... s-soyez gentil »

« Je m’en occupe. »

J’avais caressé tout le corps Nikki.

Gentiment, sans forcer. J’avais poussé Nikki comme si elle était une fille frêle et faible.

Les autres femmes qui voyaient leur capitaine comme ça avaient les yeux brillants d’espoir.

À l’extérieur de la tente, je portais mon pantalon et sortais torse nu.

{Ceci est un nouveau record.}

« Hmm ? Ahh, tu veux dire par le nombre de personnes, c’est ça ? »

J’avais hoché la tête. Eh bien, c’est la première fois que je prends soin de 20 filles à la fois.

20 types de femmes différentes, et en plus de cela, je leur avais fait dire leurs désirs, et je les leur avais accordés.

C’était un peu différent de la façon dont je le faisais habituellement.

{C’est aussi une première pour moi. Un homme qui prendrait soin de 20 femmes à la fois.}

« Ces Conquérants ou Héros ne l’ont-ils pas fait ? »

{Ils ne pouvaient pas. Tu es le premier, réjouis-toi.}

« Je vois »

{Quand même, tout ceci n’est-il pas mignon, de penser que tu as accompli tous leurs désirs.}

« J’avais juste envie de le faire. Comme elles l’ont tant demandé, j’ai juste pensé que je devais leur laisser des souvenirs agréables. »

{Tu n’as pas hésité aussi.}

« Pourquoi devrais-je hésiter ? »

{Normalement, on le ferait, quoi que...}

Éléanore avait dit cela, mais je ne le comprenais pas vraiment.

Il y avait une femme qui le voulait, et j’avais 777 fois la vigueur pour lui donner ce qu’elle souhaitait.

Il ne devrait y avoir aucune raison d’hésiter.

{Bien, peu importe. Si c’est le cas, que dirais-tu de me traiter avec douceur et gentillesse ? Tu es le seul dans ce monde qui me traite de manière cynique.}

« Ça, tu devrais abandonner »

{Mmm !}

J’avais ressenti l’insatisfaction d’Éléanore.

« Tu es la seule à ne pas être détruite quand je fais ressortir tout ce que j’ai. Les autres femmes seraient rapidement mortes si je ne les traite pas avec gentillesse. »

Je pense vraiment comme ça.

Une triche que j’avais reçue quand je m’étais venu dans ce monde, une capacité qui multiplierait tout par 777 fois.

Et si j’utilisais le pouvoir que j’avais gagné à cause de cette triche, diverses armes seraient immédiatement détruites.

C’était la même chose avec les femmes.

Même Nana, même Mélissa, à la fin, elles ne pouvaient pas résister à toute ma puissance.

La seule chose qui pourrait m’endurer se situait à ma taille, il n’y avait que l’Épée Démoniaque légendaire, Éléanore.

{H-Hmph. Bien sûr. Je suis l’Épée Démoniaque légendaire Éléanore. Je ne suis pas une existence qui serait détruite par un faible Homme.}

C’est à regret, mais Éléanore me comprenait.

Elle était seulement réticente pendant un instant, sa voix était immédiatement revenue normale.

{Bien. Montre-moi que tu peux m’utiliser encore mieux que ça. Chez les humains, tu es le seul qui puisse m’utiliser complètement.}

« Nous sommes tous les deux seuls, pas vrais ? »

{Je suppose.}

« Alors, je vais le faire. D’abord, rétablissons Siracuza. »

{Huhu. Avec toi, moi, et les deux cents soldats}

L’heureuse voix rieuse d’Éléanore résonnait dans ma tête.

Je ne m’étais pas senti mal.

Avec Éléanore, ma petite armée composée de 200 soldats, nous allions relancer un pays.

C’était un vrai défi, et je m’étais déjà mis en marche.

***

Chapitre 86 : Fortune accumulée

Quelques jours plus tard, nous étions arrivés à destination.

Les 200 soldates esclaves qui gardaient Fiona et le reste, ça montrait juste comment Nana les avait entraînées, car leurs mouvements étaient très uniformes.

Est-ce parce que leurs équipements étaient complets, car même si elles étaient toutes des femmes, elles avaient même l’air imposantes ?

Comparé à cela, le camp de Siracuza où nous étions arrivés était dans un sale état.

En les décrivant avec quelques mots, c’était le reste d’une armée vaincue.

Leurs épées s’étaient brisées, les stocks de flèches s’étaient épuisés, leurs yeux ne montraient aucun signe de vie comme si tout était fini.

Ils s’étaient dispersés ici et là, couchés par terre.

Leur nombre était beaucoup plus élevé que celui de mes 200 soldates esclaves, mais il s’agissait d’un groupe sans espérance et dont le moral était au plus bas

{C’est le regard typique d’un reste d’une armée.}

« Je le pense aussi ! »

{C’est comme cela que vous l’avez appelé. Ont-ils été sur le dessus d’une planche à découper ? Je pense que c’est le cas, attendant juste d’être mangé.}

Ces paroles étaient tout à fait appropriées.

Leur nombre était énorme, mais si c’était comme ça, même Nana seule... non, au pire, même le groupe d’Io pourrait les battre.

Ils étaient juste désespérés.

Nous avions pénétré profondément dans le campement, et avions arrêté de marcher.

Il y avait la plus grande tente là-bas, et un homme portant les vêtements d’un général nous avait accueillis.

C’est un homme d’une quarantaine d’années, celui-ci avait l’air un peu plus décent.

J’avais fait un signe vers les soldates esclaves.

La première capitaine de peloton, Nikki, avait soulevé le rideau de la voiture.

Fiona et Marie descendirent de la voiture avec des expressions inquiètes.

« Nous vous attendions ! »

« Hum... »

Fiona était perplexe.

« D’abord, s’il vous plaît, prenez ceci, votre altesse ! »

L’homme s’agenouilla et tendit un emblème.

C’était l’objet magique qui confirmait l’appartenance à la famille royale que j’avais déjà vue auparavant.

Fiona avait reçu cela, et l’accessoire avait libéré de la lumière.

« ... ohhhhhh !! »

Des acclamations éparses se levèrent des restes de l’armée.

On dirait que parce qu’un porte-drapeau qui avait le sang de la famille royale était apparu, ils avaient un peu d’espoir.

« Attendez ! »

Soudainement, un soldat était apparu avec un cri.

Son apparence était la pire même dans les restes de l’armée, tout son corps était couvert de bandages, et son teint était rouge.

Son regard était aiguisé, et regarda Fiona et Marie en montrant sa colère.

« Je-je n’accepterai pas ça ! »

Il avait crié d’une voix tremblante, il avait pointé le bord de son arme, une lance, vers les deux filles.

« Blasphème ! Qu’est-ce que tu fais ? »

Le général avait crié.

« Tais-toi ! J’en ai assez de me battre ! En premier lieu, pourquoi une princesse arrive-t-elle si tard ? Rien n’arrivera même si une ou deux d’entre elles sont apparues de toute façon ! C’est déjà fini, c’est déjà fini pour ce pays ! »

« Qu’est-ce que tu dis ? »

« Je ne mourrai pas pour quelque chose comme ça, je ne chargerai pas vers ma mort ! »

« Enfoiré... »

Le général avait des veines qui éclataient sur ses tempes.

Il était enragé, eh bien, je comprenais ce qu’il ressent.

Il avait tellement attendu l’arrivée de personnes ayant le sang de la famille royale, et quand il sentait quelque chose comme « Allons-nous nous battre ? » arriver, un bâtard harcelant survint.

Et face à la colère de ce général, un soldat qui aurait dû hésiter avait élevé ses émotions plus haut.

« Tais-toi ! Si c’est comme ça, je m’en fous ! Je vais les tuer et je vais mourir ! »

Le soldat chargea en direction de Fiona.

« On n’a pas le choix... », j’ai posé la main sur Éléanore.

{Attends, je m’en occupe !}

Celle qui l’avait dit était Éléanore.

Un instant plus tard, une aura sombre s’était élevée de mon corps.

C’était une aura d’une densité plus élevée que j’avais faite jusqu’à maintenant.

L’aura bougeait comme des tentacules et enchevêtrait le corps du soldat.

« Je-je ne peux pas bouger »

L’aura le retenait fermement, il ne pouvait plus bouger.

J’avais regardé Éléanore.

« Qu’est-ce que c’est ça ? »

{Mon pouvoir !}

« Tu n’avais pas fait ça jusqu’à maintenant. »

{Tu vas m’utiliser complètement, n’est-ce pas ? Essaye de contrôler cela, si tu le peux, tu verras quelque chose de supérieur à 100 %.}

Elle avait dit plus de 100 % si facilement.

Eh bien, peu importe, c’était quelque chose qu’elle avait dit en premier.

Comme elle le souhaite... Je vais l’utiliser complètement.

J’avais pris une profonde inspiration et envoyai ma conscience dans l’aura sombre d’Éléanore.

J’imaginais... J’étais vêtu, comme si je portais une veste.

J’avais mis mes bras à l’intérieur de cette veste et l’avais déplacée.

« Ga... ha... »

J’avais étranglé l’homme en utilisant l’aura.

L’homme dont le cou était étranglé avait lutté.

Et en faisant cela, je m’étais approché de l’homme.

J’avais pincé le bout de la lance qu’il tenait, * Paki ! *. Je l’avais cassé, et je l’avais jeté.

Les environs avaient été bruyants en raison de ce qui venait de se produire.

« Qu’est-ce que c’est... »

« Est-il même humain ? »

« Je le sais, c’est l’Épée Démoniaque Éléanore »

« Vous dites, c’est le possesseur de l’Épée Démoniaque ? »

« C’est le tueur du Dragon Rouge... »

Mélangé avec différents types de voix, je pouvais sentir leur peur et leur crainte.

Tout en retenant l’homme avec l’aura, j’avais parlé au général.

« Je suis Kakeru Yuuki. Je suis venu ici pour faire de Fiona et Marie les futures reines. »

« Je-je suis Theo Customas. Je vous remercie, Votre Excellence, le Baron Yuuki ! »

Il m’avait appelé comme ça. C’était juste parce que j’étais un baron à Siracuza, donc je suppose qu’il était au courant de ma venue.

Si c’était le cas, cela allait rendre les choses beaucoup plus simples.

« C’est ma suggestion. Ça va devenir gênant si ce genre de soldat réapparaît dans le futur. Je m’occuperai du reste, alors relâchez ceux qui ne veulent pas se battre. »

« Mais alors, le nombre de soldats va... »

« J’ai dit, je m’occuperai du reste »

Je l’avais dit et j’avais consciemment bougé l’aura noire.

L’aura s’était propagée, et sa superficie avait doublé.

« Ça ne me prendrait même pas cinq minutes pour tuer tous ces soldats. Qu’importe leur nombre, peu importe s’ils sont là ou non. »

« ... J’ai compris, j’obéirai ! »

Théo avait dit cela et avait donné ses ordres.

Nous entrâmes dans la tente de Théo, et Fiona et Marie s’assirent sur le siège le plus haut.

Théo s’approcha d’elles et s’agenouilla devant eux.

« H-Hum... »

À cause de cette soudaine chose, Fiona paniqua et faillit se lever.

Je l’avais arrêtée en levant ma main et j’avais fait un geste avec mes yeux.

Fiona se rassit.

Tout en s’agenouillant, Théo les salua comme ils le faisaient à Siracuza et se leva à nouveau.

« Je suis très heureux que Votre Altesse la Princesse soit venue. Moi, Theo Customas, j’utiliserai ma vie pour faire revivre notre Royaume. »

« U-Un. Faites, s’il vous plaît »

« Ha ! »

Voyant qu’il y avait une pause, j’avais marché entre eux.

« Quel est l’état actuel de la guerre ? »

« Embarrassante, toute l’armée de Siracuza est ici. À l’heure actuelle, tout le territoire de Siracuza est conquis par le roi barbare Thioza. Selon les rumeurs, il a également envoyé des messagers aux quatre autres royaumes. »

Des messagers ? Pourquoi ?

{Il veut probablement dire « J’ai conquis tout le territoire de Siracuza, on va s’entendre à partir de maintenant », ou quelque chose de similaire.}

Je vois.

« Si les quatre autres royaumes ont approuvé, non, même s’ils acquiescent. S’ils étaient reconnus comme pays, nous perdrions tout espoir de faire revivre Siracuza. Premièrement, pour l’abroger, nous devons montrer que l’armée principale de Siracuza reste, nous devons contre-attaquer quelque part. »

« À la place de ça, j’ai un meilleur moyen. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Attends. »

J’avais laissé tout le monde là et je m’étais téléporté.

De la petite tente dans la région reculée de Siracuza, je m’étais rendu à la capitale royale de Calamba, Météora.

J’avais attrapé une femme de chambre que je connaissais et j’avais demandé où se trouvait Rica, et à partir de là, je m’étais rendu dans la chambre de la reine.

Et il y avait Rica.

« Kakeru ! »

En me voyant, , Rica s’était levée avec plein de bonheur, elle avait couru vers moi à petits pas.

« Es-tu venu t’amuser ? Je le savais ! J’ai choisi les filles pour toi, Kakeru, vas-tu les rencontrer ? »

« Je le ferai plus tard... Je reviendrai ce soir. Au lieu de cela, je suis venu aujourd’hui parce que j’ai quelque chose à te demander. »

« Demande-le-moi ? »

« Que sais-tu de Siracuza ? »

Au moment où je l’avais demandé, l’expression de Rica avait changé.

Elle était passée d’une expression ressemblant à celle d’un jeune chiot remuant sa queue au retour de son propriétaire, à celui d’une reine pleine de dignité.

« Thioza a presque conquis tout le territoire de Siracuza, dans un proche avenir, un messager viendra dans notre pays. »

« Je vois, si tu en sais beaucoup, alors cela rend les choses plus faciles. »

« Que veux-tu dire par là ? »

« J’ai décidé de combattre avec les restes de Siracuza. La famille royale a quelques survivants, donc je les soutiendrais. C’est pourquoi... »

« J’ai compris, »

Pendant que je parlais, , Rica avait dit.

« Je vais essayer de te faire gagner du temps. Voyons voir. Je devrais leur dire quelque chose comme : “Puisqu’il y a encore des survivants de la famille royale, revenez après avoir tués tous les rejetons”. »

Rica avait rapidement compris, et sa suggestion était la meilleure qui correspond à ma situation, elle croit totalement en moi.

J’avais embrassé Rica.

« Toi, tu es vraiment une femme géniale »

« O-Oh... »

Rica baissa les yeux, ses joues étaient rouges.

« Alors je vais revenir pour te faire part des progrès... Je reviendrai ce soir. »

« D’accord ! »

Rica était très contente.

J’avais raconté la même histoire à Hélèna et à Aura.

Elles avaient toutes les deux facilement accepté, comme l’avait fait Rica.

Pour l’instant, cela devrait suffire à me faire gagner du temps.

***

Chapitre 87 : Le chemin de l’Épée Démoniaque

Après avoir fait le tour des lieux une fois, j’étais retourné en me téléportant, et j’avais tout expliqué à Théo.

Théo était tellement surpris.

« C’est... c’est vrai ? »

« Hmm... si c’est à propos de Madame Hélèna et de Madame Iris, je peux le garantir. Je les ai rencontrés plusieurs fois, et... j’ai le sentiment qu’elles vont écouter ce que Monsieur Kakeru demande, » déclara Fiona en levant timidement la main.

« Les fleurs jumelles de Theresia l’ont fait ?! Si c’est vrai... »

« Je te dis que c’est vrai »

Théo retint son souffle et se mit à murmurer avec un sérieux visage.

« Mercury, Calamba et Comotoria... trois des quatre royaumes nous ont fait gagner du temps, hein. Si c’est ainsi... »

« Pendant ce temps, je leur ai dit à tous de demander une condition, celle d’anéantir les derniers restes de l’armée du royaume. Il n’y aura pas de problèmes tant que nous ne serions pas éliminés. »

« Pourquoi avez-vous posé une telle condition ? »

Théo y pensait étrangement.

« Alors... c’est bon maintenant, » Marie parla calmement. Avec des yeux pleins de confiance envers moi, elle continua. « Si Monsieur Kakeru est avec nous... nous ne serions jamais éliminés. »

Après tout, j’ai fait cette condition avec cela à l’esprit.

Théo avait récupéré de sa surprise, et avait ensuite été très impressionné.

« Cependant... pour que trois des quatre royaumes le fassent en si peu de temps... comme attendu de Goshaku-sama. Je vous admire beaucoup. »

Plutôt que d’avoir cinq titres de noblesse, ce sont mes liens privés, enfin, peu importe.

{En y réfléchissant attentivement, tu as largement gagné les trois cinquièmes du monde.}

Je m’en fous de ça.

Je serais heureux si je pouvais faire un harem avec les trois cinquièmes de toutes les belles femmes, je ne me souciais pas vraiment beaucoup des territoires.

« Alors, où devrions-nous attaquer en premier ? J’ai demandé à Rica et aux autres de le dire, mais si nous restons ici, nous ne serons même pas reconnus comme les restes de Siracuza. Nous devons nous rappeler qu’il y a Fiona et Marie, les survivantes de la famille royale. Nous devrions attaquer et occuper une place. »

« C’est très vrai. Eh bien. »

Théo avait appelé son subordonné, et avait demandé d’apporter une carte.

« Demain soir, nous attaquerons la ville appelée Gihon, » j’avais appelé Nana et Io et je l’avais dit aux deux.

« Bien compris »

« Pourquoi l’attaquer de nuit ? »

« C’est parce que nous avons moins de soldats. L’armée restante est inutile, alors nous allons livrer la première bataille avec un peu plus de 200 personnes. Donc, le meilleur moyen est d’attaquer la nuit. »

« C’était comme ça, » Io en est convaincue.

Ayant toutes les caractéristiques des aventuriers, elle avait un visage qui semblait ne rien comprendre du tout, mais elle suivait docilement ce que je dirais.

« Alors, nous nous séparerons en trois. D’abord, Io. »

« Oui. »

« On dirait que cette ville est protégée par des murs décents, alors je vais te demander de les détruire en utilisant ta magie. Je vais te prêter ma capacité. Même si c’est seulement pour un tir unique, j’en veux un énorme. »

« J’ai compris. Je ferai de mon mieux ! »

« Nana. »

« Oui ! »

« Entrez par les murs que Io aura détruits. Je vais te laisser l’intégralité des 200 soldates esclaves. »

« À vos ordres. »

« Je vais te laisser prendre les décisions en fonction de la situation. C’est comme d’habitude. Si tu penses que les choses vont se détériorer, tu peux te replier si nécessaire. Ne force pas trop. »

« Ha ! »

« Alors, qu’allez-vous faire, Monsieur Kakeru ? »

« Je vais... »

La nuit, dans la banlieue de Gihon.

J’étais à deux kilomètres de la ville.

« Ils boivent, hein »

J’avais regardé la ville de Gihon avec la vue multipliée 777 fois.

J’avais entendu dire qu’il y avait des murs solides qui l’entouraient, mais en le voyant en personne, c’était très semblable aux murailles d’un château.

Il y avait des soldats qui en gardent les hauteurs, mais ils ne faisaient pas attention, et ils aimaient faire la fête avec de l’alcool.

{Ils sont en état d’ébriété !}

« Eh bien, ils devraient l’être. Ils ont renversé le royaume et sont sur le point d’en bâtir un nouveau. »

{Est-ce que faire un royaume est si extraordinaire ?}

Hikari l’avait demandé. Puisque c’est juste avant la bataille, je porte Hikari sous sa forme d’Épée Démoniaque.

« Eh bien ! C’est... est-ce vraiment incroyable ? »

{Pourquoi me le demandes-tu ?}

« Non, eh bien, je ne le sais pas vraiment. D’un autre côté, il est probable que tu l’aies fait quelques fois ? »

{Je me le demande. Des royaumes... j’en ai fait beaucoup, mais j’en ai détruit davantage, donc je ne m’en souviens pas vraiment.}

Tant pis, hein.

« Tu es vraiment quelque chose, toi »

{Pas autant que toi !}

« Je suis juste un mec normal. »

{Il n’y a aucun moyen qu’un mec normal déplace les princesses et les reines de trois royaumes d’un simple mot.}

{Papa n’est pas normal ?}

{Hum ! Pour autant que je le sache, il est au plus haut degré de l’anormalité.}

{Je vois~. Papa est si génial !}

« Hé toi, n’apprends pas à Hikari des choses si bizarres »

J’avais donné un léger coup à Éléanore avec un doigt.

L’Épée Démoniaque avait comme crié un « Chiri~n ».

C’était parce que je le faisais beaucoup récemment, j’avais appris à obtenir un bon son.

En fait, un son agréable, semblable à de la harpe, avait été créé.

Pendant que nous bavardions ainsi, une lumière jaillit de l’autre côté de Gihon.

Un éclair gigantesque était tombé sur la ville. Quelques secondes plus tard, des bruits de destruction avaient retentit.

{Ça a commencé, n’est-ce pas ?}

« Allons-y. »

{Ahh.}

{Oui !}

J’avais couru vers Gihon avec mes deux Épées Démoniaques, la mère Éléanore et sa fille Hikari.

J’avais sprinté à travers le vent.

J’avais parcouru les deux kilomètres presque instantanément.

J’avais vu les soldats sur les murs extérieurs paniquer. Ils ne paniquaient pas à cause de moi, mais à cause de la foudre.

J’avais donné un coup de pied au sol et j’avais sauté.

J’avais sauté comme si des ailes se propageaient de mon dos, volant plus haut que les murs.

« O-Oi, regarde ! »

« Eh ?! ... guwaa !! »

Dès que j’atterris au sommet du mur, je me faufilai vers le soldat le plus proche avec une forte amplitude, et poignardai le cœur du soldat à côté de lui.

« A-Attaque ennemie, attaque ennemie !!! »

Un soldat qui était un peu loin avait crié d’une voix forte. Un peu plus tard, des tambours avaient retenti.

Et puis, ils m’avaient attaqué simultanément avec des flèches et de la magie.

D’innombrables flèches qui tombaient comme s’il pleuvait, et des boulets de feu qui ressemblaient à des tirs de plusieurs canons.

« Leur réaction est bonne. »

{Bien qu’ils aient été comme ça au début, ce sont toujours des hommes forts qui ont jusqu’à présent gagné la guerre.}

« Je vois. »

Tout en étant convaincu, j’avais frappé avec Éléanore et Hikari.

J’avais bloqué les flèches, je m’étais faufilé dans la magie et j’avais coupé en deux sans pitié les soldats qui m’avaient attaqué.

Une montagne de cadavres avait été faite très rapidement.

« Q-Qui diable est ce mec ! »

« Il est seul, il est tout seul, ri-ridicule »

Les soldats avaient tremblé.

Ils étaient restés au loin et ne m’avaient pas attaqué.

Nous nous étions regardés les uns les autres.

« Cela ne peut pas se finir comme ça. »

{Alors as-tu juste besoin d’attaquer ?}

« Je suppose que oui. »

J’avais mis ma force dans les deux épées démoniques, puis j’avais libéré une aura sombre.

Une aura dont la densité était incomparable jusqu’à maintenant. Cette aura prolongeait et étranglait le soldat le plus proche.

Le soldat avait lutté et avait laissé tomber sa lance.

* Gugugugu *... * Boki *.

L’os qui avait atteint ses limites avait craqué, et il s’était cassé.

J’avais enlevé l’aura, le soldat était tombé comme un déchet.

« C’est très pratique. »

{Je t’ai dit de ne pas me traiter comme une personne convenable !}

« C’est plus faible que de le faire de manière directe. »

{En plus de cela, tu es suffisamment effronté pour te plaindre de ça ! N’est-ce pas naturel ? Tu devrais savoir qu’il n’y a aucun moyen que mon aura puisse m’être supérieure !}

{Ne~, ne~, Papa, peux-tu aussi faire ça à Hikari.}

« Oh ? Hikari, hein. Si c’est avec Hikari... »

J’avais réfléchi un peu et l’avais fait consciemment.

J’avais sorti l’aura d’Hikari de la même manière, et je l’avais portée comme s’il s’agissait de vêtements.

La main de l’aura sombre, combinée à celle d’Éléanore, l’image que j’avais d’elle a été quadruplée.

Je tendis la main avec les quatre mains et étranglai de nouveaux soldats ennemis.

« Hikari est tellement incroyable ! »

{Dis que c’est pratique !}

Éléanore avait protesté. Mais j’imaginais qu’elle avait les larmes aux yeux.

« Oui, oui, Éléonore est aussi incroyable. »

{Ne te moque pas de moi ! Et aussi, je ne parle pas de ça !}

« Oui oui. »

Je sentais qu’elle pleurait presque, alors je l’ai laissée avec ça.

« A-t-il dit Éléanore ? »

« L’Épée Démoniaque, Éléanore ? !! »

« Je-je ne veux pas mourir !! »

Les soldats ennemis s’étaient enfuis.

La peur s’était répandue dès que j’avais prononcé le nom d’Éléanore.

{Waa~, Maman est si incroyable !}

{Fufun !}

Éléanore était si fière. Vous ne penserez pas qu’il y a un instant elle était au bord des larmes.

Elle avait affiché son meilleur visage à sa fille et s’était mise de très bonne humeur.

Et en plus, elle était comme « Ehen~ », et avait commencé à parler.

{Écoute ça, Hikari. Sur les champs de bataille, tu dois répandre la peur et la crainte sur tes ennemis comme ça. C’est la manière de faire de l’Épée Démoniaque}

{Oui !}

{Tu as prolongé l’aura plus tôt ? C’est une manière d’agir pour une Épée Démoniaque... mais il y a un autre moyen, il est plus aisé de posséder le cœur et l’esprit de l’ennemi, les rendant ainsi beaucoup plus facilement destructibles.}

« Hé, hé, n’enseigne pas des choses aussi bizarres à Hikari »

J’avais arrêté Éléanore en poursuivant les soldats ennemis qui couraient partout.

{Ce n’est pas une chose étrange, c’est la vraie voie de l’Épée Démoniaque, je lui apprends juste le chemin. Y a-t-il un problème si Hikari devenait une très puissante Épée Démoniaque répandant la peur partout ?}

« ... Nan »

En y réfléchissant, il n’y avait pas de problème, il n’y en avait pas du tout.

Au contraire, cela serait même préférable.

{Ne~, ne~, Maman. Que dois-je faire pour faire que Papa soit celui qui deviendra célèbre ?}

{Ce mec ?}

{Oui, c’est cool d’être comme Maman en ce moment, mais je suis l’Épée Démoniaque de Papa, donc je serai tellement heureuse si c’est Papa qui devenait célèbre ~}

D’une voix innocente, elle m’avait surpris, moi et Éléanore.

Ne plus être le possesseur de l’Épée Démoniaque, mais « l’Épée Démoniaque de Kakeru », c’est cela.

« ... quelle fille mignonne ! »

{Bien sûr qu’elle est, c’est ma fille.}

« C’est également ma fille. »

{Dommage pour toi, elle me ressemble beaucoup plus que toi.}

« Ku! »

Elle avait mentionné une telle chose. Cela me préoccupait vraiment.

À la fois dans son apparence comme épée et sous forme humaine, Hikari ressemblait à sa mère.

Elle était super mignonne donc ça n’avait pas d’importance, mais... c’était tellement énervant quand Éléanore le mentionnait comme ça.

J’avais tranché tous les soldats au sommet du mur.

Après m’être occupé de la plupart d’entre eux, j’étais allé en ville.

Un groupe de soldats ennemis qui avait la même apparence que ces gars-là courait dans ma direction.

Derrière eux, j’avais vu Nana les poursuivre.

« Fais chier !! »

L’homme à l’avant-garde chargea d’une voix forte.

Était-ce parce qu’ils fuyaient Nana à cause de la peur, ils étaient fous et avaient des yeux injectés de sang.

Il avait levé son épée... mais j’avais frappé avec Éléanore en premier, il avait été tranché en deux depuis le haut de sa tête.

« H-Hiii !! »

« P-Pardonnez-nous !! »

Les soldats de derrière jetaient leurs armes les unes à côté des autres, et se prosternèrent avec la tête contre le sol.

Un moment plus tard, avec Nana et les soldats esclaves.

« Monseigneur... »

« Oh, que s’est-il passé ? Il est si rare de te voir avec un tel visage troublé. »

« En fait... la personne que Monseigneur vient de couper en deux, c’était leur commandant. »

« Eh ?! Qui est ce mec ? »

J’avais regardé les « deux choses » qui étaient tombées par terre.

À bien y penser, il avait l’air différent des autres soldats, il portait de meilleurs vêtements.

Comment pouvais-je dire ceci, c’était comme s’il était le chef de certains bandits.

« Dans ces moments-là, couper la tête du commandant mettrait fin à la bataille, mais... »

Ahh, j’avais vu des choses comme ça se produire dans les guerres dans des mangas et des films.

Quelque chose comme M. A a été vaincu, un truc de ce genre, et cela enlève le moral de l’ennemi.

« Chef... »

J’avais regardé cette chose qui était divisée en deux. Il avait été magnifiquement coupé de haut en bas.

J’avais trouvé la raison pour laquelle Nana avait un visage si troublé.

« Eh bien, fais juste quelque chose à ce sujet... »

« Compris. »

Cependant, il n’y avait aucun doute que nous les avions vaincus.

Par la suite, la bataille devint un peu usante, mais elle fut vite terminée.

***

Chapitre 88 : L’homme le plus fort

Après avoir mis un terme à l’occupation de Gihon, les rescapés de l’armée de Siracuza mené par Théo entrèrent dans la ville.

Et ils avaient été accueillis chaleureusement par les citadins.

Ils n’y manquaient personne, des anciens aux enfants.

Je les appelais les rescapés de l’armée, mais le drapeau que ces soldats levèrent était celui du Royaume de Siracuza.

Pour le peuple, il semblerait que l’armée régulière avait chassé les barbares.

C’était inévitable que ces soldats soient bien accueillis, n’est-ce pas.

À l’intérieur d’un bâtiment de l’administration publique, j’étais venu voir Théo.

« Votre Excellence ! »

Théo qui donnait des ordres à ses subordonnés était assis sur une chaise et il se leva en me voyant.

Après avoir attendu que ses subordonnés sortent, j’avais parlé à Théo.

« Comment ça va, tout se passe bien ? »

« C’est après tout à l’origine une ville de notre royaume. Même s’il a été occupé par l’ennemi, cette occupation a duré moins de 10 jours, et bien qu’il y ait eu des dommages causés par le pillage, cela nous a plutôt facilité la tâche. »

Nous avions été accueillis pour avoir repris la ville parce qu’ils avaient pillé, je vois...

« Est-ce vrai ? Avec cela, nous avons accompli le minimum requis, n’est-ce pas ? »

« Oui. Nous prévoyons d’envoyer des déclarations à ceux qui se sont dispersés dans tout le royaume. »

« Je vais vous laisser ces choses. Où allons-nous attaquer ensuite ? »

« Je le déciderais en fonction des réponses reçues à notre déclaration. »

« J’ai compris, dis-moi quand tu l’auras décidé. »

« D’accord. »

Après avoir quitté Théo, j’avais quitté cet endroit.

Je m’étais rendu dans la périphérie de Gihon.

Il y avait plus de dix tentes érigées.

Les soldats de l’armée régulière utilisant les casernes de Gihon, donc mes subordonnées les soldates esclaves restaient ici.

« Monsieur, merci pour votre travail acharné, monsieur ! »

Nikki qui était justement à l’extérieur m’avait salué.

C’était une femme que j’avais embrassée, mais comme il était encore midi, elle agissait comme une soldate en ce moment.

« Ahh, hé. Comment est la situation des blessées ? »

« Elles se reposent à l’intérieur de la tente. Comme vous l’avez ordonné, nous avons utilisé la boule magique blanche sur celles qui ont été lourdement blessées. Seules celles qui sont légèrement blessées et qui peuvent guérir par des voies naturelles sont laissées à elles-mêmes. »

« Ah, c’est parfait. Qu’en est-il du stock des balles magiques ? »

« Notre premier peloton a un taux de consommation de 10 %. Je crois que dans l’ensemble, nous avons utilisé 30 %. »

« Hum, il ne devrait donc pas y avoir de problèmes pour les deux ou trois prochaines fois »

J’avais simulé dans ma tête.

« J’ai compris. Je vous l’ai déjà dit avant, mais utilisez-le à tout moment si vous pensez que cela devient dangereux. »

Le problème avec les élixirs bon marché était qu’ils n’étaient pas bons, ainsi je le répétais chaque fois que nous parlons des balles magiques.

« Chef, oui, Chef ! »

« Toi, particulièrement. Tu es ma femme, ne meurs pas de façon stupide. »

« ... Oui »

Elle ne pouvait pas agir comme une soldate jusqu’à la fin.

Nikki ne put s’empêcher de me regarder avec ses joues rouges. Je devrais prendre soin d’elle la prochaine fois.

Je m’étais séparé d’elle, j’étais allé plus loin et je m’étais tenu devant une petite tente.

« Êtes-vous ici ? »

Quand j’avais dit ça, la tente s’était ouverte.

Nana avait ouvert la tente de l’intérieur.

« Puis-je entrer ? »

« Oui ! »

J’étais passé devant Nana qui se tenait sur le côté et j’étais entré.

J’avais intensément regardé Nana.

Elle ne portait pas d’armure.

Un corps mince et svelte, des cheveux noirs qui coulent comme une cascade.

L’air digne qu’elle avait comme d’habitude, mais dans cette silhouette sans armure, sa beauté féminine était soulignée.

« Que faisais-tu ? »

« Je fais une pause en ce moment. »

« Je vois. Te portes-tu bien ? Tu as sauté dans l’endroit où les ennemis se concentraient le plus. As-tu des blessures ? »

« Ne vous inquiétez pas, Monseigneur. C’est après tout mon travail. »

« Je vois. »

« Je suis toujours reconnaissante envers vous, Monseigneur. »

« Quoi ? »

« Vous me faites confiance. Vous avez confiance en mes capacités et vous me laissez aller dans les endroits les plus dangereux, j’en suis très reconnaissante. »

« C’est bon alors. »

Eh bien, Nana devrait être bonne comme ça.

En la regardant, j’avais eu quelques démangeaisons.

« Nana, prend ton épée et sort. »

« ...? Ha ! »

Elle avait quelques doutes, mais même ainsi, Nana avait obéi.

En la voyant tenir sa longue épée, nous étions sortis de la tente.

J’avais sorti Éléanore et j’avais fait face à Nana.

« Monsieur Kakeru ? Qu’est-ce que vous faites ? »

Io était venue.

Elle avait fait une expression, pensant que c’était étrange de voir Nana et moi face à face avec nos épées dégainées.

« Nous allons faire un combat. »

« Eh ? Pourquoi ? »

« Parce que j’en avais envie. »

« Quoi~ !? »

Io avait un visage qui montrait qu’elle ne comprenait rien de ce qui se passait ici.

Eh bien, cela devrait être le cas. Après tout, même moi je ne comprenais pas pourquoi je faisais cela.

Dès fois, quand je parlais à Nana, j’avais soudainement l’envie de le faire avec elle.

J’avais des émotions insoutenables, mais je sentais le besoin d’échanger des coups d’épée avec elle avant de faire quoi que ce soit d’autre.

Nana et moi nous nous étions affrontés.

« Viens ! »

« Eh bien alors... si vous voulez bien m’excuser ! »

Nana avait attaqué.

Elle chargea violemment, et lança une triple attaque d’une position basse.

Je l’avais bloqué en utilisant Éléanore. Il y avait six sons d’épée.

Ma main s’était un peu engourdie.

« Bon mouvement ! »

« Merci ! »

Dessinant un beau cercle, cette fois elle avait attaqué d’en haut.

Elle tranchait avec des mouvements intraitables, et des éclats lumineux couvraient mon haut du corps comme un filet.

À ce que j’avais vu, il y avait 9 frappes verticales, et 9 horizontales.

« Hum ! »

Je m’étais préparé et j’avais paré ces attaques de la même manière.

Trente-six coups d’épée résonnaient comme une explosion.

« C’est mon tour maintenant, essaie de parer ça »

J’avais libéré une aura, et avais coupé d’en haut.

Nana l’avait paré... ou pas, car elle avait attaqué de front.

Ce n’était pas une femme qui se défendait, mais une femme qui attaquait.

À l’égard de mon attaque unique, elle renvoya cinq attaques rapides comme l’éclair, visant ma tête.

En matière de ruses et de puissance, c’était cinq attaques consécutives avaient dépassé ses propres limites

En ajoutant à cela la capacité spéciale d’attaque à 100 % supplémentaire, elle avait complètement reçu mon attaque, et m’avait repoussé de front.

J’avais commencé à m’énerver.

C’est vrai, c’est ça.

Nana avait ça.

De hautes capacités de base et d’adaptabilité, et la faculté de prendre des décisions les plus efficaces pour tout miser dans l’endroit le plus important.

En arrivant dans ce monde, la personne la plus forte que j’avais rencontrée était Nana.

Et cette femme était aussi en train d’évoluer.

C’est pourquoi, c’est tellement amusant, c’était tellement jouissif de le faire avec elle.

C’était parce que de plus en plus Nana possédait ce que je désirais.

Les sons des épées avaient continuellement fait écho.

« Allez ! »

« Haaaaaa !! »

Nous avions libéré tous les deux notre force, et nos épées s’étaient croisées.

* Dogo... n *, une énorme explosion retentit.

Utilisant le mouvement de recul très habilement, Nana se replia comme un oiseau.

J’avais libéré ma force, recevant complètement l’attaque de Nana, et n’avais pas bougé d’un pas de ma position.

Notre combat s’était terminé.

Quand je l’avais remarqué, toutes les soldates esclaves avaient quitté leurs tentes et poussaient des cris.

Je m’en étais rendu compte un instant, mais je n’y avais pas porté beaucoup d’attention.

Non, elles avaient toutes disparu.

Mes yeux ne pouvaient que voir Nana. Mon désir, qui s’était rallumé à l’intérieur de moi à la suite de ce match, avait fait en sorte que je ne pouvais voir que Nana.

Je marchai d’un pas lourd, dans sa direction, puis je posai mes bras derrière ses genoux et son dos et la portai.

« Allons-y ! »

« Ha ! »

Nana m’avait embrassé en retour.

Fortement. Elle m’avait étreint si fortement que c’en était douloureux.

Sa respiration était rude, sa peau rougit et je pouvais sentir sa sueur.

Tout cela m’excitait davantage.

J’avais emmené Nana dans la tente et je l’avais poussée sur le lit.

Quand j’étais sorti après avoir vu Nana dormir après l’acte, j’avais rencontré le groupe de Io qui était revenu de quelque part.

Agnès et Julia m’évitaient et ne voulaient pas s’approcher, et seule Io s’approcha de moi.

« Bonjour, Monsieur Kakeru. »

« Ahh ! »

« Vraiment, vous nous avez vraiment surpris plus tôt. Vous êtes devenu comme ça si soudainement ! »

« Soudainement ? Je ne te l’avais pas dit avant de commencer ? »

« Vous savez, je ne parle pas de ça. N’êtes-vous pas devenus sérieux tous les deux à mi-combat ? Est-ce que vous savez que j’en étais effrayée ? Vous étiez tous les deux en train de vous taillader en riant. »

« En riant ? »

Io acquiesça clairement.

« Oui. C’était quelque chose comme “Fuhahahaha”, ou, “Fufufu”. Vous étiez tous les deux en train de rire, c’était si effrayant ! »

« Hein, nous avons ri ? »

Je n’étais pas du tout au courant.

« Regardez, à cause de ça, les filles ont peur. »

Dit-elle, en désignant Agnès et Julia.

Comme elle l’avait dit, elles étaient terrifiées. Avant, elles me détestaient toutes les deux, mais maintenant la peur avait été ajoutée à cela.

Je vois, c’est la raison pour laquelle elles ne venaient pas si souvent dernièrement.

« Mais, c’est bien la première fois que je vous ai vu vous battre si sérieusement. Vous n’êtes généralement pas en train de combattre aussi sérieusement, n’est-ce pas ? »

« Il n’y en avait pas besoin après tout... je pense que la dernière fois, c’était contre le Dragon Rouge ? C’est la dernière fois où je me suis battu si sérieusement. »

« Quoi ? Qu’en est-il de Sandros ? »

« Ne l’ai-je pas tué instantanément ? Je vois, alors Nana avait dépassé Sandros. »

Je m’étais souvenu du match avec Nana, et les avais comparés.

Elle était complètement au-dessus de ça.

{Hum, elle le dépasse.}

Éléanore qui est l’ancienne propriétaire de Sandros le garantissait.

« Mademoiselle Nana est si incroyable ! »

« Oui, elle est incroyable. Je pense qu'elle est l’humaine la plus forte ? »

« Ne~, ne~. Alors, à quel point vous êtes fantastique, Monsieur Kakeru ? À quel point êtes-vous plus fort que Mademoiselle Nana ? »

« Laisse-moi y réfléchir... »

Je nous avais comparés.

« Une dizaine de fois, je suppose »

{Hum, c’est une bonne comparaison !}

J’avais de nouveau obtenu la garantie d’Éléanore.

« Dix fois plus fort, c’est génial ! »

Io avait été franchement impressionnée.

***

Chapitre 89 : Les enseignements de Senpai

Dans un manoir dans la ville de Gihon.

En visite là-bas, j’avais été transféré dans un salon.

Après avoir attendu un moment, Fiona et Marie étaient venues.

« « Monsieur Kakeru ! » »

Les deux s’étaient précipitées vers moi. Je m’étais levé en les accueillant.

« Dieu merci, Monsieur Kakeru est venu, » Fiona avait déclaré cela avec un visage montrant qu’elle était soulagée du fond de son cœur.

« Qu’est-il arrivé, » demandai-je.

« N-Nous ne savons pas quoi faire. C’est la première fois que nous vivons dans un si grand manoir, alors... et, la robe qui a été préparée est trop luxueuse. »

« Les gens, ces serviteurs essayent tellement de prendre soin de nous, et..., » déclara Marie

Elle avait l’air troublée comme sa grande soeur, mais elle était soulagée après m’avoir vue.

« Laissez de côté les domestiques, et tant pis pour les vêtements. »

Les deux portaient le même genre de vêtements jusqu’à maintenant.

« Ça aurait été bien que même dans cette ville, que des vêtements soient préparés pour les princesses. »

« C’est vrai. C’est pourquoi j’ai très peur de la porter. Il suffit de penser à combien cela coûte, combien de jours de bénéfices dans le magasin cela prendrait-il, et que devrais-je faire si c’était sale ? Je ne pouvais pas m’empêcher de penser comme ça. Le bénéfice pour tout le mois pourrait ne pas être suffisant pour la réparer si elle était déchirée. » (Marie)

« Je vois. »

« La nourriture aussi, quand ils nous ont demandé ce que nous aimerions manger, et quand j’ai répondu que je ne savais pas, ils m’ont fait des dizaines de plats alors j’ai été surprise. » (Fiona)

« Eh bien, c’est la nourriture de la famille royale. Il y a beaucoup de plats, et il suffit d’avoir un peu de la nourriture que vous aimez. »

« Qu’est-ce que c’est ! Est-ce que toutes les personnes de la famille royale mangent de la nourriture comme ça ? » (Fiona)

« C’est... effrayant » (Marie)

« Eh bien, calmez-vous. Vous devriez juste vous y habituer, ou simplement ordonner pour que les choses soient faites comme vous aimez. Saviez-vous que les reines peuvent faire tout ce qu’elles veulent ? Vous pouvez dire quelque chose comme “Je veux être économe, alors respectez ça !” »

« Vous êtes les dirigeantes après tout. Vous pouvez également commander quelque chose du style “Tous les citoyens doivent vivre avec un budget d’une pièce d’argent par mois !” »

« Une pièce d’argent hein... ça pourrait être possible » (Fiona)

« Non, non, cela ne sera pas. »

« Eh~, ça va. Bien~, Marie. » (Fiona)

« Oui, si nous faisons de notre mieux. » (Marie)

« Eh bien, si tu le désires tant. »

J’avais parlé aux sœurs.

Fiona, l’icône du restaurant était sociable, et même si elle était confuse au début, j’avais l’impression que sa nervosité s’était dissipée après m’avoir parlé pendant un moment.

D’un autre côté, Marie participait à notre conversation, mais son visage ne s’améliorerait pas.

« Qu’est-ce qui se passe Marie, te sens-tu mal ? »

« N-non, ce n’est rien. »

« Ton visage n’est pas celui d’une personne qui n’a rien. Si tu as des soucis, dis-le-moi, je ferai quelque chose à ce sujet. »

« Cela va vous déranger, Monsieur Kakeru. »

« Dis-le-moi, » lui avais-je dit fortement.

Je serais troublé à la place si elle se retenait ici.

Quand je l’avais regardée pendant un moment, Marie s’était finalement préparée et avait commencé à parler timidement. « Le pouvoir... c’est effrayant »

« Tu peux faire tout ce que tu veux. Maintenant, à savoir si tu le veux vraiment. Tu peux aussi être une reine ayant les manières d’une roturière. »

« Mais, tout à l’heure... »

« Tout à l’heure ? »

J’avais répondu en inclinant la tête.

Marie baissa les yeux et ne voulait pas répondre.

J’avais regardé Fiona sur le côté. La grande soeur faisait un sourire ironique.

« Une personne semblable à un vieux monsieur est venue, et il nous a dit beaucoup de choses. Par exemple, comment se comporter comme des souveraines. »

« Ahh ! L’étiquette ou quelque chose comme ça, » dis-je.

Fiona acquiesça.

Je vois, ces choses avaient déjà commencé hein.

Je m’y attendais, mais je pensais que ce serait plus tard.

Je pensais que ce ne serait que lorsque nous commencerions à gagner, et qu’ils deviendraient arrogants au fur et à mesure que nous progresserions dans cette guerre... mais cela s’était passé si soudainement et de façon inattendue.

« C’est pourquoi nous avons pensé que peut-être que nous devons suivre les règles de ce royaume, agir plus comme des reines. »

« Hmm. D’accord, allons maintenant à Calamba. »

« « Eh ? » »

Les voix des sœurs se chevauchaient.

Leurs inquiétudes et leurs sourires ironiques disparurent, et elles avaient un visage demandant ce que je leur disais.

J’avais touché l’épaule de ces deux-là, et nous nous étions téléportés.

L’article de la loterie, la Plume de Téléportation. Avec cela, je pourrais aller n’importe où en un instant du moment que j’avais visité cet endroit une fois.

L’endroit où je me suis téléporté était la capitale de Calamba, Météora, plus précisément dans la chambre de la reine dans le palais

Et , Rica était là.

« Rica. »

« Kakeru ! »

Rica se leva et courut vers moi, mais voyant les deux filles que j’avais amenées, elle s’arrêta.

Si les deux n’étaient pas là, elle ne se serait probablement pas arrêtée et m’aurait embrassé.

« Ces deux sont ? »

« Fiona et Marie, ce sont des sœurs. C’est Rica Calamba. La reine du Royaume de Calamba »

J’avais fait une introduction simple.

« Eh, hein, ehhhhhh ? »

« Sa Majesté la reine de Calamba ? Et cet endroit est ? »

Fiona et Marie étaient si étonnées

D’un autre côté , Rica est calme.

« Est-ce que c’est leur première fois qu’elles se déplacent ainsi avec Kakeru ? Ces deux filles »

« ... En y pensant, cela pourrait être le cas. »

Eh bien, en laissant ça de côté.

J’avais alors dit à Rica. « La chose que je t’ai déjà dite, à propos de Comotoria »

« Ahh ! Ça ! Ainsi, les deux ont le sang de la famille royale. »

« C’est vrai. Et donc, dès que nous avons gagné une bataille, un grand-père commençait déjà à se montrer arrogant, en disant des choses comme des obligations ou des traditions. »

« Ahh~ »

Rica sourit agréablement.

En entendant ce que j’avais dit, elle avait immédiatement compris.

La raison pour laquelle j’avais amené les deux ici, et ce que je voulais d’elle.

Rica avait été une fois retenue en otage, mais en ce moment, elle faisait librement ce qu’elle voulait.

Elle avait compris mon message entre les lignes, que je voulais qu’elle donne un conseil aux deux en tant qu’aînée

« Puis-je les laisser ici pendant un petit moment ? »

« D’accord, laisse-moi ça. Au lieu de cela, puis-je te demander quelque chose ? »

« Quoi ? Dis-le-moi, et je le ferai. »

« Le harem que j’ai préparé pour toi, Kakeru. Tu ne viens plus du tout alors tout le monde se sent abandonné. Pourrais-tu les aimer pendant que nous parlons ? »

J’avais été pendant un instant abasourdi.

Ce n’était pas comme si je ne venais pas beaucoup ici. Au contraire, je lui rendais souvent visite.

Les femmes dans le harem que Rica avait fait pour moi, je m’occupais aussi beaucoup d’elles.

Mais même ainsi , Rica avait dit cela. Qu’est ce qu’elle voulait dire par là ?

J’avais des doutes, mais j’avais tout de suite compris.

Fiona et Marie furent surprises et regardèrent Rica.

Rica n’avait pas dit cela pour moi, mais pour Fiona et Marie.

Il s’agissait d’un message qui disait qu’une reine pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Et même faire un harem pour son homme était très facile.

Comme je l’ai pensé , Rica était très intelligente, et en comparaison à notre première rencontre, elle s’était même beaucoup améliorée.

Le message à lire entre les lignes, elle avait répondu avec un message d’une grande justesse.

« Ahh, je vais faire ça »

Je devrais aussi prendre soin de Rica plus tard. En pensant à cela, j’avais quitté mon siège.

La nuit, dans le salon d’un manoir à Gihon.

Je m’étais téléporté et j’étais revenu avec Fiona et Marie.

« Merci beaucoup, Monsieur Kakeru »

Fiona m’avait dit merci.

« Tu as parlé pendant longtemps, de quoi as-tu parlé ? »

« Uhmm... la première moitié, le plus gros de la discussion nous expliquait comment elle aimait Monsieur Kakeru et comment Monsieur Kakeru était incroyable »

« 70 % de la conversation tournait autour de ça, grande soeur. »

« Oui, ça pourrait être ainsi. »

« Ok, ok »

Bien que je disais cela, je ne pensais pas la même chose.

Rica était une femme intelligente, elle comprenait ce que je désirais, et c’était une femme qui pouvait lire ce que je souhaitais derrière les mots que je lui disais.

Il n’y avait aucune chance que Rica perde un peu de son temps uniquement pour parler de ça.

{Elle voulait probablement les soulager de leur tension.}

C’était ce qu’Éléanore avait dit, et je le pensais également.

« Au fait, qu’a-t-elle dit ? »

« Euh... elle a dit qu’on la surveillait partout où elle allait au début, mais que cela a changé grâce à Monsieur Kakeru »

« À propos de cette époque, hein »

J’avais hoché la tête et j’étais devenu certain.

Rica, qui avait commencé à parler de ça, elle n’arrêtait pas de dire à quel point j’étais extraordinaire.

« Oui , Rica à cette époque était terrorisée. Elle avait des yeux comme ça. »

Je fis un visage sans expression et fis de mon mieux pour imiter les yeux de ceux qui venaient de se faire violer.

« Elle était comme “il n’y a aucune raison d’agir, alors je ne ferai rien”. »

Quand j’avais dit ça, les sœurs avaient hoché la tête.

« Elle nous l’a aussi dit. Et, elle a essayé d’être courageuse, mais à la fin, c’était inutile. »

« Mais, grâce à Monsieur Kakeru qui était à ses côtés, vous êtes devenu sa force et tout s’est bien passé »

« Elle a dit qu’elle était très reconnaissante envers Monsieur Kakeru. En outre, le harem est encore petit en ce moment, mais elle a dit qu’elle rassemblerait de plus en plus de filles qui conviennent à Monsieur Kakeru, en l’augmentant autant que possible. »

« Oui. Un ministre lui dit d’arrêter d’agir de manière détournée, mais elle a dit qu’elle les ignorait. »

« Je vois. »

En entendant ce que les sœurs disaient, je m’étais assuré que Rica avait inséré les parties dont elles avaient besoin dans leur conversation.

Et juste comme ça, j’avais écouté les deux filles.

Alors que nous passions un moment agréable, la porte s’ouvrit.

Un vieil homme était apparu.

L’expression des sœurs devint raide.

« Vous êtes revenues, Mademoiselle Fiona et Mademoiselle Marie. Où étiez-vous allées ? »

« Elles étaient avec moi. »

J’avais regardé l’homme en restant assis.

« Baron Yuuki... ce n’est pas bien, même si c’est vous, Votre Excellence Mr le baron, nous serions troublés si vous preniez les deux princesses sans nous le dire. En premier lieu... »

« Nous lui avons demandé. »

Marie interrompit les mots de l’homme.

Je l’avais regardée. Bien qu’elle ait parlé d’une voix claire, elle frappa un grand coup, essayant de s’empêcher de trembler.

C’était comme si elle l’avait réfuté, en utilisant tout son courage.

L’homme avait été surpris, Marie avait immédiatement suivi et avait dit. « Est-ce mal de demander au Baron de nous emmener quelque part ? »

« Je-je ne dis pas ça. Je disais juste, que sans permission... »

« Faut-il demander la permission à quelqu’un ? »

Cette fois, Fiona ouvrit la bouche.

Regardant Marie, elle fit alors une petite pose victorieuse, imitant ainsi sa petite sœur et elle déclara. « Avons-nous besoin de demander à quelqu’un pour faire quelque chose ? Voulez-vous dire, nous avons besoin de votre permission ? »

« Permission... non, je-je... »

« Alors, quoi ? »

« Hum... les deux princesses sont très importantes, s’il y a une possibilité de danger, c’est... »

« Y aurait-il un endroit plus sûr qu’être aux côtés de Monsieur Kakeru ? »

« Il n’y en a pas, non. »

Les sœurs avaient attaqué en s’aidant mutuellement.

Bien, bien, pensais-je.

Si l’on voulait vraiment le signaler, c’était une sorte de logique pleine de lacunes.

Mais, c’était aussi bien, non, c’était très bien.

Ce que je voulais qu’elles fassent, c’était de dire des choses avec arrogance comme devait le fait une reine.

C’est pourquoi le fait de suivre totalement cette ligne directrice complètement était une très bonne chose.

« Ça veut dire qu’on doit devenir prisonnières, hein ? Des prisonnières que vous pourriez toujours surveiller. »

« N-Non, c’est... » L’homme se mordit la langue.

Il semblait qu’il ne puisse pas réfuter les attaques impitoyables des sœurs.

En voyant cela, je pensais qu’il n’y aurait plus de problème.

À la fin, l’homme ne pouvant plus rien dire en retour. Il ne pouvait que quitter la pièce avec la queue entre les jambes.

Après la fermeture de la porte, j’avais félicité Fiona et Marie.

« Incroyable, vous deux »

« Euh ! Ce qui vient de se passer, ce n’était pas de nous. » (Marie)

« Quoi ? »

« Mademoiselle Rica nous l’avait dit. Elle nous avait dit que ces choses arriveraient dès notre retour, et que tout irait bien tant que nous disons cela. J’avais tellement peur que ça ne marche pas vraiment, mais cela a fonctionné. » (Marie)

« Ahh~, je vois, je vois. »

Oui, si tel est le cas, alors je suis très convaincu.

Rica connaît ce genre de choses mieux que personne.

Après tout, cela c’était bien parce que c’était Rica qui avait été traitée comme un oiseau en cage, qu’elle avait été capable de le prédire, et qu’elle leur avait donné des conseils.

En pensant à quel point Rica était incroyable, je me sentais un peu triste.

Je pensais que ça aurait été bien mieux si ce qui venait de se produire avait été fait par elles-mêmes.

« Et puis... Monsieur Kakeru »

Marie m’avait regardé en se tortillant.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Hum... pouvons-nous vous le demander encore une fois. »

Fiona avait aussi commencé à gigoter.

« Quoi, dites-le-moi tout simplement. » J’avais hoché la tête.

Mais, les sœurs ne parleraient pas du tout.

Elles avaient bougé, et ne voulaient pas parler.

Au bout d’un moment, elles se regardèrent toutes les deux. Puis elles firent un « un deux ».

« « Faites-nous reines. Faites de nous deux des reines. » » Elles l’avaient dit ensemble.

« Vous deux ? »

« Oui ! Nous deux, ensemble. » (Fiona)

« Est-ce mauvais... d’avoir deux reines dans un pays » (Marie)

Elles dirent tous les deux et me regardèrent droit dans les yeux.

C’était... arrogant et égoïste.

C’était cet égoïsme auquel je m’attendais.

J’étais devenu heureux.

« D’accord ! » avais-je souri tout en leur répondant avant de déclarer. « Je vais vous faire reines, toutes les deux. »

***

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