Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 3

***

Le Livre du Royaume de Calamba (Suite)

Chapitre 61 : Loterie Douceur

Afin de me détendre pendant un petit moment, j’avais décidé de quitter la ville en emmenant tout le monde.

Hikari, Nana, Io, et Miyu. Elles étaient toutes les quatre avec moi.

Hikari me tenait la main, et les trois suivaient derrière moi.

Récemment, la façon dont Hikari me tenait la main était très mignonne.

Elle me tenait seulement un doigt et elle faisait de mignons sons en le faisant.

C’était très mignon, c’était insupportablement mignon.

{Quel adorable parent !}

Tais-toi, pensai-je. Tu es celle qui est une vilaine en donnant naissance à une fille si mignonne.

« Papa, qu’est-ce que c’est ? » demanda Hikari.

« Hein !? Ahh, c’est de la barbe à papa, » dis-je.

Ce qui avait capté les yeux de Hikari était un étal vendant de la barbe à papa.

« Barbe à papa ? » demanda-t-elle.

« Ahh, c’est quelque chose qui est fait de sucre, donc c’est doux et moelleux, » dis-je.

« Je voudrais en manger, » Hikari déclara ça les yeux emplis de lumière. Après tout, c’était quelque chose que les enfants adoraient.

J’avais pris la main d’Hikari et je m’étais approché de l’étal.

« En voulez-vous aussi ? » demandai-je aux trois filles après m’être tourné vers elles.

« Je n’aime pas autant qu’elle les choses douces…, » déclara promptement Nana.

« Je veux en manger, » répondit Io.

« Epour, moi…, » Miyu se retenait d’une manière ou d’une autre.

Si elle n’en voulait pas, elle dirait probablement immédiatement qu’elle ne le voulait pas, alors elle voulait probablement en manger, mais n’osait pas le dire.

« Vendeur, donnez-moi en trois en plus, » dis-je.

« Ça arrive, » répondit le vendeur.

« Miyu, paye la facture, » dis-je.

Miyu était allée devant moi d’un pas pressé, puis elle avait payé la facture.

Récemment, pour certaines raisons, j’essayais de ne pas avoir de portefeuille avec moi quand je sortais.

Althea avait dit que c’était une manière noble d’agir en prenant des esclaves avec moi et de les faire payer.

J’avais reçu la première barbe à papa et l’avais tendue à Hikari.

« Wôw, c’est si sucré, » déclara Hikari.

« C’est doux, c’est moelleux et fond immédiatement dans la bouche, » déclara Nana.

« Tout à fait ! » répondit Io.

« Il existe un animal appelé l’Ours Rinceur qui chaque fois qu’il mange quelque chose, le place dans l’eau pour le laver, » déclarai-je. « Et quand j’ai donné cette barbe à papa à l’Ours Rinceur, comme je l’avais pensé, il l’a lavée, et elle a fondu et a disparu. Alors l’Ours Rinceur a fait un visage vraiment triste. »

« Ours Rinceur, pauvre bête…, » Hikari semblait découragée.

Je m’attendais à une réaction comme, « Ahahaha, comme c’est bizarre », mais elle s’était soudainement impliquée émotionnellement avec l’Ours Rinceur.

{C’est parce que tu es trop bavard.}

Tais-toi... Je sais déjà cela, pensai-je.

« Mais tu sais, l’Ours Rinceur lave aussi les fruits avant qu’il ne le mange, donc il n’a pas mal au ventre, et c’est toujours très sain, » dis-je.

J’avais essayé de lui remonter le moral.

« Wôw !!! Ours Rinceur est fantastique, » déclara Hikari.

« Haaa, c’est fantastique, » dis-je afin de suivre le rythme.

Hikari avait alors mangé sa barbe à papa. La façon dont tout autour de sa bouche était collant était aussi très mignonne.

« Hmm, Maître, » Miyu me parla.

Après que je me sois retourné, il y avait la barbe à papa dans la main droite de Miyu, et il y avait quelque chose comme un papier dans sa main gauche.

« Ceci, je l’ai reçu, » déclara-t-elle.

« Qu’est-ce ? » demandai-je.

« On dirait qu’il y a un événement dans la ville. Si nous avons cela, ils disent que nous pouvons jouer à la loterie. »

« Hein !? » J’étais abasourdi.

« Nous pourrions avoir le gros lot ! » Hikari semblait être excitée devant ça.

☆☆☆

Après avoir fini de manger de la barbe à papa, nous étions tous allés au centre de la ville.

Il y avait une tente là-bas, et il y avait une machine à loterie que j’avais l’habitude de voir dans ce genre de tente.

Je ne pensais pas que c’était vraiment la loterie.

« Papa ! Jouons à la loterie !? » s’exclama Hikari.

« Ahh, » murmurai-je.

J’avais pris la main d’Hikari avant d’aller dans la tente. J’avais remis le billet de loterie que nous avions reçu.

« Alors, vous pouvez faire un tirage. Qui sera celui qui le fera ? » demanda la personne présente sous la tente.

« Hikari, veux-tu le faire ? » demandai-je.

« Oui ! » Avec un grand sourire, Hikari posa la main sur la poignée et la tourna.

*GaraGaraGara*, *Poton*.

Ce qui était sorti était une boule blanche.

« Dommage. C’est un échec, » déclara la personne.

C’était un échec. Eh bien, avec une seule chance c’est normal que cela finisse ainsi.

« … »

J’avais repris la main d’Hikari et j’avais essayé de revenir là où tout le monde se trouvait… Mais, au cours de route, Hikari s’arrêta et regarda la tente.

Veut-elle jouer plus... c’était probablement ça.

Même au cours de la loterie d’avant, elle s’amusait beaucoup à tirer le levier.

« Nana, Io, Miyu, » tout en tenant la main de Hikari, j’avais parlé aux trois autres filles. « Allez me chercher des billets de loterie. Je me fous de combien cela me coûte. Si vous voyez quelque chose que vous voulez, achetez-le. »

« Compris, » répondit Nana.

« D’accord, » répondit Io.

« J-J’ai compris, » balbutia Miyu.

Nana et Io avaient alors reçu de l’argent de Miyu, et les trois filles partirent plus loin.

Les loteries normales ne pouvaient pas augmenter le temps de jeu facilement. Il y avait celle qui nécessitait une grosse somme pour pouvoir y jouer. L’autre qui permettait de jouer une fois par jour avec un maximum de dix fois en un jour après accumulation.

Mais celle-là, dans cette ville, était différente… en faisant des achats dans le quartier, nos chances augmentaient facilement.

Après un moment, j’avais reçu les billets de loterie des trois filles qui étaient revenus.

« Merci beaucoup Nana, » dis-je.

« Je suis au service de Monseigneur, » répondit Nana.

« Merci beaucoup, Io, » dis-je.

« Il y avait des choses que je voulais acheter depuis longtemps, donc c’est le bon moment de le faire, » répondit Io.

« Miyu, qu’as-tu acheté ? » lui demandai-je.

« Hmm. De la viande, des légumes, et…, » commença-t-elle.

« C’est vraiment dans ton style, Miyu. Hehe, » dis-je.

Les billets que les trois filles avaient réunis après avoir magasiné ici et là devaient facilement dépasser les 200.

« Hikari, allons jouer une fois de plus, » lui dis-je. « Tu peux jouer un peu plus de deux cents fois. »

« Vraiment !? Wôw » s’exclama-t-elle.

En tenant la main d’Hikari, nous étions rentrés dans la tente.

J’avais remis alors les billets de loterie et j’avais fait tirer la loterie par Hikari.

« Wôw, fantastique, » Hikari avait tourné sur la poignée en étant très heureuse.

Mais au milieu de tout ça, elle s’était arrêtée.

« Est-ce fini ? » demandai-je.

« Puis-je encore jouer plus ? » demanda-t-elle avec un sourire.

Après ça, elle avait continué à jouer.

On dirait qu’elle était heureuse de pouvoir jouer autant qu’elle le voulait dans cette loterie a les différences des autres.

La plupart de ces essais furent des échecs (prix de participation), mais cela ne la dérangeait pas, et elle continua à jouer.

{N’y a-t-il pas trop d’échecs ? Ne devrait-elle pas être capable d’obtenir quelque chose après cent fois ?}

« N’est-ce pas déjà correct, car après tout, Hikari s’amuse beaucoup ? » dis-je.

« Monseigneur, ne serait-il pas mieux si nous rassemblons déjà plus de billets ? » demanda Nana.

« Eh bien, je suppose que oui. Jusqu’à ce que Hikari se lasse de…, » dis-je.

Quand j’étais sur le point de demander à nouveau de rassembler des billets de loterie, * GaranGaran *, la cloche avait retenti.

« Félicitations, le premier prix. Il s’agit là d’un énorme succès, » annonça l’homme de la loterie.

« Oh ! » m’exclamai-je.

Étonnamment, un énorme succès était arrivé. Et en plus, c’était le premier prix.

Je m’étais approché d’Hikari.

L’homme de la loterie avait sorti un objet se trouvant à l’arrière et l’avait donné à Hikari.

« Voilà, le premier prix. C’est la dernière réplique de l’Épée Démoniaque. »

« Wôw !! C’est maman, » s’exclama Hikari.

« Est-ce que ta maman a aussi une petite fille ? Ahh, on dirait que ton père en a une aussi. Après tout, elles sont récemment fabriquées, et elles étaient vendues ici et là, » l’homme de la loterie avait vu Éléanore à ma taille et avait dit ça. Il y avait en quelque sorte un malentendu, mais je l’ignorais. « Cependant, ceci est la dernière version. Petite fille, tiens ça et mets du pouvoir magique dedans. »

« Du Pouvoir Magique ? Comme ça ? » Hikari tenait la réplique de l’Épée Démoniaque, et * GuGuGu *, ferma les yeux et mit du pouvoir dedans.

Comme c’était mignon.

Et ainsi, il y avait eu une aura sombre qui sortait de la réplique de l’Épée Démoniaque.

« Hein !? » s’exclama Hikari.

« Et donc, c’est le dernier modèle qui dégage une sombre aura quand du Pouvoir Magique y est déversé. Bien sûr, c’est quelque chose qui n’est pas nocif pour les humains, alors utilisez-le autant que vous voulez, » expliqua l’homme.

Le faux d’Éléanore était vraiment en train d’évoluer.

Hikari avait tenu la réplique de l’Épée Démoniaque qui avait une aura et m’avait demandé. « Papa, est-ce que Hikari est super !? »

« Il s’agit de la position habituelle du Maître, » déclara Miyu.

C’était vrai, c’était la position que j’utilisais habituellement.

C’était exactement comme ça, mais...

« Mignonne, » murmurai-je.

À la place que c’était super, c’était surtout super mignon.

« Hein !? » s’exclama Hikari.

{T’es vraiment un papa-poule.}

Dis ce que tu veux, pensai-je.

Hikari qui était en position avec l’Épée Démoniaque, c’était si mignon que je voulais prendre une photo et l’afficher.

***

Chapitre 62 : La Collection d’Esclaves d’Yuuki

Un après-midi à l’intérieur de mon manoir.

Althea était dans son mode juvénile, et moi qui était en train de * MofuMofu * avec Miyu en mode sage parce que ma vigueur avait été aspirée.

« Capturer Saria était gênant. Il s’agissait de soldats que je ne connaissais pas, donc en m’excluant, les mouvements des soldats étaient bien trop en retard. Ils ont même été confus quand nous nous sommes téléportés, » dis-je.

« Ceux qui vous connaissent ne devraient pas être mentionnés, mais on ne peut pas y faire grand-chose avec des soldats ordinaires, » déclara Althea.

« Ne peut-on en faire quelque chose à propos de ça ? » J’avais demandé ça à Althea. Je voulais la sagesse du sage.

« Demandez-vous conseil ? » demanda-t-elle.

« Oui, » répondis-je.

« Vous devriez engager des gardes d’élite, » Althea qui avait rapidement répondu l’avait dit avec le ton d’une enseignante.

C’était la façon de parler d’Althea quand elle m’enseignait quelque chose.

Alors que je *MofuMofu* avec Miyu, je lui prêtais l’oreille.

« Vous devriez faire une unité que vous connaissez bien, et non pas des soldats qui vous sont prêtés chaque fois qu’il se passe quelque chose. Donc vous devriez vous créer une petite armée personnelle, » Althea avait dit cela, puis elle s’était levée, et elle avait regardé à l’extérieur de la fenêtre.

« Autour de ce manoir, est-ce que la terre vous appartient ? » demanda Althea.

« Oui, j’ai acheté toute la région, » répondis-je.

Pour utiliser l’argent afin d’obtenir des billets de loterie, j’avais récemment acheté les terres autour du manoir.

C’était bien que je les aie achetées, mais franchement, toutes ces terres, je ne les utilisais pas. Il s’agissait d’une terre que je pensais utiliser pour des récoltes.

« Construisez des casernes là-bas et faites-les vivre dedans, » déclara-t-elle. « Quand quelque chose arrivera, il suffira de les amener avec vous en utilisant la téléportation. »

J’avais réfléchi aux conseils d’Althea.

Ma propre unité. Ma propre unité que je posséderais.

D’une certaine manière, ça sonnait vraiment bien.

☆☆☆

J’étais téléporté jusqu’à la société marchande de Delphina.

Delphina me jeta un coup d’œil alors que j’apparus soudainement devant elle et elle continua à écrire quelque chose dans les journaux avec la plume se trouvant dans sa main.

Les affaires d’abord, le travail d’abord, c’était une femme comme ça.

Il y avait beaucoup de moments comme ça quand je venais la chercher, et ce n’était pas la première fois qu’elle m’ignorait ainsi.

Je m’étais alors appuyé contre le mur et j’avais attendu que les mains de Delphina soient libres.

« N’importe qui ! » déclara Delphina.

« Avez-vous appelé ? » demanda l’un de ses serviteurs.

« Traitez cela. Si la collecte est terminée, envoyez-la au palais de Calamba. En urgence, » ordonna Delphina.

« Compris, » l’homme qui avait été appelé avait pris les papiers de Delphina, et avait immédiatement quitté la pièce.

Il avait agi comme s’il ne m’avait pas vu.

« Bienvenue. Il est encore tôt pour que vous veniez me chercher, » déclara Delphina.

Comme une partie de son travail était fini, Delphina avait décidé de me parler.

« J’avais quelque chose à te demander. À ce propos, j’ai entendu le nom, Calamba ? » demandai-je.

« Oui, Calamba et Comotoria. Nous sommes proches de la fin de la guerre, alors j’ai pensé que j’en profiterais pour la dernière fois. Ce genre de chose, on peut tirer le meilleur parti de la fin, » déclara-t-elle.

« Tu es vraiment bonne pour ça, hehe, » dis-je.

Comme prévu de la femme qui s’était nommée l’une des marchandes les plus riches du monde.

« Mais, tu devrais le faire modérément, d’accord ? » dis-je.

Si elle le faisait à outrance, Calamba, non , Rica, pourrait être troublée par ça.

« J’ai seulement arrangé les choses nécessaires pour obtenir un bon prix, » déclara-t-elle.

« Alors, il n’y a pas de problèmes, » dis-je.

« Et alors, pourquoi êtes-vous venu ? » demanda Delphina.

« Ahh, actuellement, je…, » j’avais dit à Delphina ce dont j’avais parlé avec Althea.

« Si c’est le cas, l’unité que je vous avais déjà prêté, voulez-vous l’acheter tel quel ? » demanda Delphina.

« Non, je veux les former dès le départ, » dis-je.

En faisant ainsi. Althea avait déclaré que la loyauté du soldat serait plus élevée.

« Vous dites que vous voulez créer une nouvelle troupe, Hmm, » déclara Delphina.

« C’est bien ça. Je voudrais que tu achètes pour moi des esclaves. Il m’en faudrait entre 200 et 300 en tout, » dis-je.

« Voulez-vous faire une unité qu’avec des esclaves ? » Delphina avait été un peu surprise.

« C’est bien le cas, » dis-je.

« J’ai compris. Je vais vous apporter une liste ce soir, » déclara Delphina.

« Ce soir ? C’est très rapide, » dis-je.

« Après tout, la vitesse est la base des affaires, » déclara Delphina avec un sourire de plaisir.

Honnêtement, c’était un sourire qui faisait un peu peur, mais c’était aussi assez fiable.

« Et aussi, je veux faire un bâtiment où l’unité pourra y vivre, » dis-je. « J’ai la terre autour du manoir, donc cela sera là-bas. »

« Je vais vous faire préparer tout cela, » déclara Delphina.

« Et l’équipement aussi. Je veux de ceux qui se démarquent sur les champs de bataille, » dis-je. « Des uniformes qui sont clairement visibles. »

« Compris, » répondit Delphina.

Ainsi, cela sera parfait, pensai-je.

« Combien cela va-t-il me coûter ? » demandai-je.

« Franchement, cela dépendra du prix des esclaves. Les esclaves de bataille doivent-ils être bien entraînés ? » demanda-t-elle.

« Pas besoin. Je vais m’occuper personnellement de leur entraînement, » répondis-je. « Je veux le faire pour qu’ils s’habituent à moi. Tant qu’ils sont en bonne santé, il ne devrait pas y avoir de problème. »

« Si c’est comme ça, je peux prendre les moins chers. Si vous avez quinze mille pièces d’argent pour ça, il devrait même en rester un peu, » Delphina avait rapidement répondu ça. Elle devait probablement avoir calculé la somme dans sa tête en un instant.

« Je compte sur toi, » dis-je.

« Compris, » répondit-elle.

Mes affaires avec Delphina étaient finies.

« Ah ! » m’exclamai-je. Je venais de me souvenir de quelque chose d’important juste avant de me téléporter. Alors je l’avais dit à Delphina. « Je veux que toutes les esclaves soient des filles. »

« … C’est compris, » les yeux de Delphina s’écarquillèrent pendant un instant, mais elle se reprit immédiatement après ça avant de répondre.

Et ainsi, j’allais directement entraîner ma propre unité.

***

Chapitre 63 : Défier les Esclaves

« Il y a un total de deux cents esclaves là. J’ai pris les jeunes filles les plus correctes possible de tout le pays. Comme vous l’avez souhaité, elles sont “encore à s’entraîner” pour que leurs cœurs n’aient pas de problèmes, mais environ 20 % d’entre elles souffrent de malnutrition, » déclara Delphina.

« J’ai seulement besoin de les faire manger, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Pour parler franchement, oui, » Delphina répondit rapidement.

Les deux cents filles esclaves s’étaient alignées dans l’espace ouvert à vingt mètres du manoir. Je les regardais alors que Delphina me faisait un rapport de la situation.

Il s’agissait du troisième jour depuis que j’avais décidé de les acheter, et Delphina avait recueilli les esclaves que j’avais choisis.

En tant que marchande, elle était compétente comme d’habitude.

« Miyu, » dis-je.

« Oui, » répondit Miyu.

« Pendant un moment, fais-leur manger, fais-les manger tout ce qu’elles veulent, » ordonnai-je.

« C’est compris, » répondit Miyu.

« Tu devrais commencer dès maintenant, » dis-je.

« D’accord, » répondit-elle rapidement. Puis, afin de préparer ça, elle retourna dans le manoir.

« Nana, » dis-je.

« À vos ordres ! » répondit Nana.

Cette fois-ci, j’appelais Nana. Elle ne portait pas son armure habituelle, mais elle avait répondu avec une expression digne tout en portant une armure légère.

« Puis-je te laisser gérer la formation ? » demandai-je. « Faites-les suivre uniquement mes ordres et les tiens. La priorité du commandement est respectivement celle que je viens de dire. »

« Monseigneur, puis après moi !? » demanda Nana afin de confirmer.

« C’est tout à fait exact, » dis-je.

« Compris, » répondit Nana.

Nana acquiesça légèrement et alla vers les esclaves.

En les regardant parler à propos de quelque chose, j’avais continué à parler à Delphina.

« L’endroit où elles vont vivre est en construction, » déclara Delphina. « Je les fais se dépêcher, alors cela prendrait probablement deux semaines. »

« Peut-il vraiment être construit dans deux semaines ? » demandai-je.

« Je vais les faire travailler pour que cela soit possible, » Delphina avait clairement confirmé ça. On avait l’impression qu’elle avait de la fierté dans ce qu’elle annonçait. J’étais sûr qu’elle allait vraiment le faire construire en ce laps de temps.

« Je leur fais créer les armes et les équipements, pour ceux-ci, tout est près dès maintenant, » déclara-t-elle.

« Je vois. Désolé de te causer tant de problèmes avec tout ça, » dis-je.

« Ce n’est rien, car après tout, c’est les affaires, » répondit-elle.

« Prends le paiement par toi-même. L’argent est dans la salle du trésor que tu connais, » dis-je.

Récemment, mes biens, en particulier l’or, l’argent et les trésors avaient augmenté, alors j’avais fait une pièce appelée la salle du trésor à l’intérieur du manoir.

Je laissais tout mon argent là-bas.

« Puis-je le prendre par moi-même ? » demanda-t-elle.

« Oui. Je te fais confiance quand il est question d’argent, » répondis-je.

« Merci beaucoup, » avec son ton habituel calme et professionnel, Delphina répondit ça.

Mais en la regardant attentivement, ses lèvres semblaient indiquer qu’elle était joyeuse.

« Monseigneur, » déclara Nana après être revenue vers moi.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.

« Monseigneur, pouvez-vous coopérer avec moi pendant un certain temps ? » demanda Nana. « Il y en a qui ont une forte volonté, donc je veux commencer par les briser. »

« J’arrive, » dis-je en hochant la tête. Après ça, j’étais allé vers les esclaves avec Nana.

Je m’étais arrêté devant les esclaves, et les avais observées.

Comme l’avait dit Nana, certaines d’entre elles me regardaient fixement, il y en avait qui avaient de fortes volontés.

« Cette personne est votre maître, Le Porteur de l’Épée Démoniaque et Goshaku-sama, Monseigneur Kakeru Yuuki, » annonça Nana.

« Porteur de l’Épée Démoniaque », les esclaves réagirent en entendant ces mots. Leurs regards se concentrèrent sur les épées à ma taille... surtout la longue.

Même au sein des esclaves, il semblerait qu’Éléanore soit célèbre.

« Monseigneur à tous les droits concernant votre vie. Si vous voulez dire quelque chose, dites-le avec votre propre bouche, » déclara Nana.

Lorsque Nana avait dit cela, l’une des esclaves avait fait un pas en avant et avait dit. « Est-il vrai que nous serons libérés si nous vous vainquons. »

J’avais regardé Nana, elle avait hoché la tête avec une expression légèrement aigre.

Je vois, c’est devenu comme ça, pensai-je. Eh bien ! Si c’est le cas, alors il n’y a pas de problème du tout. Tout à fait. Il n’y a pas de problème du tout.

« Ah, c’est vrai, » dis-je.

« Vraiment ? » demanda la jeune fille. « N’allez-vous pas reprendre votre parole après que nous aurons gagné, ou que vous allez nous mal traiter si vous êtes blessé ? »

Qui ferait cela... non, est-ce que quelqu’un le ferait vraiment ?

« C’est la vérité. Alors, êtes-vous la seule à me contester ? » demandai-je.

« Je le veux aussi ! »

« Moi aussi ! »

« Si nous n’allons pas être punies après ça, alors je le ferai également... »

L’une à côté de l’autre, elles s’étaient toutes nommées.

En conséquence, il y a environ dix filles qui me défiaient.

Et, j’avais besoin d’écraser leur volonté, n’est-ce pas ?

Si tel était le cas, alors on ne pouvait pas y faire grand-chose que j’allais gagner.

Après avoir pensé à quelque chose, j’avais fait pression sur mes deux pieds.

J’avais appuyé mes pieds sur le sol et la moitié de mes bottes s’étaient enfoncée dans le sol.

« Monseigneur ? Que se passe-t-il ? » demanda Nana.

Après avoir fait un agréable sourire à Nana, j’avais dit aux esclaves. « À partir de maintenant, je ne bougerais pas d’ici. Le défi est simple. Vous pouvez attaquer comme vous le voulez, et si vous pouvez me faire bouger d’ici, alors cela sera votre victoire. »

Les esclaves devinrent bruyantes.

Cela voulait dire clairement que je les regardai de haut. C’était une stratégie où je devais gagner en les méprisant et en démontrant ma force.

J’avais fait une chose supplémentaire.

« Ceci sera la seule arme que j’utiliserais, » dis-je en dégainant Hikari.

Pas Éléanore, mais bel et bien Hikari.

Pour moi, les deux étaient des Épées Démoniaques, mais pour le public, cela n’était pas le cas.

Si vous disiez Épée Démoniaque alors cela parlait d’Éléanore qui était célèbre depuis des centaines d’années, et l’autre plus courte était actuellement dans la situation « C’est quoi ce truc ? »

C’était pourquoi elles devraient avoir l’impression que je les méprisais ouvertement.

« Hmm... pouvons-nous également participer ? »

Encore plus d’esclaves avaient commencé à se joindre au défi.

Elles avaient probablement senti qu’il y avait de l’espoir si je les méprisais autant.

« Bon, faisons-le, » dis-je. « Nana ! Donnez-leur des armes. »

« À vos ordres, » répondit-elle.

L’une des esclaves avait reçu une arme de Nana, et elle l’avait soigneusement vérifiée.

Il s’agissait de la fille aux cheveux roux qui s’était levée contre moi dès le début.

Elle sera donc celle qui me défiera en premier.

« Haaaa ! » Elle avait levé sa longue épée, et avait chargé vers moi.

Elle avait attaqué sans hésitation. La lame avançait en tranchant l’air.

J’avais tenu Hikari à l’envers et j’avais bloqué l’attaque ennemie. Le son des épées se heurtant provoqua un écho.

« Gugugu…… »

Elle poussa avec sa longue épée en utilisant ses deux mains. Je l’avais simplement repoussée d’une main tout en bloquant son attaque.

Elle continua après ça à m’attaquer. Elle attaquait avec toute sa volonté. C’est bien qu’elle soit décidée, mais ce n’était finalement pas assez.

Après l’avoir laissée faire ce qu’elle voulait pendant un moment, je lui avais donné une claque au poignet après avoir bloqué son attaque à l’épée, faisant tomber la longue épée.

Et j’avais pointé Hikari vers sa gorge.

« Est-ce fini ? » demandai-je.

« Kggggg… ! » Elle semblait frustrée en raison de sa défaite.

Mais je l’avais totalement vaincue alors elle ne pouvait rien dire en retour, alors elle était encore plus frustrée avec ça.

J’avais reçu le défi des esclaves l’une après l’autre. J’avais vaincu tous ces soldats esclaves qui devaient encore être formés.

Premièrement, elles pensaient qu’elles pourraient normalement gagner, ensuite, elles pensaient qu’elles pourraient gagner parce que je serais fatigué, et enfin, elles pensaient qu’elles pourraient gagner en étant chanceuses.

Les sentiments de celle qui m’avait défié, j’avais fait face à leurs expressions intéressantes où je pouvais facilement lire leurs sentiments sans en avoir moi-même de mon côté. Et pendant tout ce temps, je n’avais pas bougé d’un millimètre.

J’avais enfoncé mes pieds dans le sol et je n’avais pas bougé de cette position.

« Est-ce la dernière ? » demandai-je.

Après m’être occupé de la dernière concurrente, j’avais regardé les esclaves.

Toutes affichaient de sombres expressions, elles avaient un visage indiquant que tous leurs espoirs avaient disparu.

C’est probablement bon maintenant... mais alors que je pensais à ça.

« Haaaaaa! »

Les fissures apparurent à côté de moi alors que quelqu’un m’attaqua à pleine puissance.

Ce n’était pas la même chose que ce que j’avais eu jusqu’à maintenant. Il s’agissait d’une lame qui affichait une grande puissance.

Je l’avais reçu en toute hâte avec Hikari... et j’avais été forcé à faire un pas en arrière.

« Nana ? »

« Ha !! » Ayant dégainé sa longue épée, Nana me frappa.

Attaque fracassante, des attaques qui me rappelaient l’époque où nous avions combattu.

Elle était sérieuse.

C’était dangereux de regarder avec dédain une Nana sérieuse. J’avais donc totalement sorti mes pieds du sol et je l’avais contré avec mes deux Épées Démoniaques.

Les attaques consécutives avaient fait écho, j’avais reçu et traité les attaques de Nana.

« Tu es plus forte comparativement à avant, » dis-je.

« Négligence ! » répondit Nana.

J’avais reçu les trois attaques consécutives et j’avais paré l’épée longue de Nana avec le plat de ma lame.

Son épée longue tournait dans les airs et avait fini par tomber sur le sol, plongeant profondément sa lame dedans.

Et, j’avais placé ma lame sur sa gorge.

« Match terminé, non ? » dis-je.

« Tout à fait ! » répondit Nana.

L’expression de Nana était très insouciante.

Même si elle m’avait soudainement attaqué et qu’elle avait facilement été défaite, son visage était radieux.

En premier lieu, ses attaques étaient sérieuses, mais il n’y avait pas d’intention de tuer.

Je me demandais ce qu’elle avait fait à ce moment-là.

« F-Fantastique... »

« Cette personne était aussi incroyable… »

« Idiote, c’est de la comédie, oui, de la comédie. »

« N’es-tu pas celle qui est une idiote ? Même si ces attaques étaient un simple jeu, c’est toujours dix fois mieux que toi. »

Les esclaves parlaient entre elles.

En entendant de quoi, elles parlaient, j’avais en quelque sorte compris ce que Nana voulait faire.

« Je suis plus forte que vous, mais Monseigneur est beaucoup plus fort, » elle voulait probablement montrer cela.

« Est-ce qu’il n’y a personne d’autre ? Quelqu’un qui voudrait me défier, » j’avais regardé les esclaves et j’avais demandé ça.

Il n’y avait plus personne qui m’avait contesté. À la place, certaines d’entre elles me regardaient même avec des yeux admiratifs. Pour l’instant, c’était bien.

« Nana, je te laisse prendre soin du reste, » ordonnai-je.

« À vos ordres ! » répondit Nana.

J’avais laissé le reste des opérations à Nana après lui avoir dit ça, et j’étais retourné dans mon manoir.

***

Le Livre du Royaume de Comotoria

Chapitre 64 : Le Sentiment « Absolu » de secourir les autres

Dans le carrosse qui allait jusqu’à la capitale de Comotoria, il y avait Mélissa et moi, et aussi le Chibi Dragon qui était couché.

« Désolé de t’avoir demandé de venir avec moi, » dis-je.

« Hm ~ mm, Kakeru, après tout, tu m’as toujours aidé. D’ailleurs, si c’est en Comotoria, je dois être utile, » répondit Mélissa.

« J’ai entendu d’Althea que dans ce pays, l’Église Solon a une énorme autorité, est-ce vrai ? » demandai-je.

« Tout à fait. Le roi actuel est très fidèle, » répondit-elle.

« Quel genre de personne est-il ? » demandai-je.

« Un vieux monsieur de 70 ans, » répondit-elle.

« Un vieux monsieur de 70 ans est le roi, hein, alors, l’âge du prince est donc assez important, » dis-je.

Cela m’avait paru étrange quand j’avais imaginé un prince qui avait quarante ou cinquante ans. Je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

Cela n’était pas comme s’il y avait des contradictions d’avoir un prince qui avait quarante ou cinquante ans. Mais si vous dites un prince, l’image standard était celle d’un homme cool et jeune, alors je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

« Le prince héritier devrait avoir 9 ans cette année, » déclara Mélissa.

« Hein ?! » m’écriai-je.

{Ne laissez pas sortir une voix si étrange.}

{Papa, c’est mignon.}

Les deux Épées Démoniaques avaient fait un commentaire.

« C’est un vieux monsieur de 70 ans, et le prince héritier est son fils, et il a 9 ans, » résumai-je.

« Tout à fait, » répondit Mélissa.

« Il est assez vigoureux, hehe, » dis-je.

« On dirait qu’il a eu du mal. Et aussi, c’était la raison pour laquelle il était fidèle au Solonisme, » expliqua Mélissa.

« Que veux-tu dire par là ? » demandai-je.

Après avoir demandé ça, Mélissa m’avait répondu.

Elle m’avait alors expliqué que dans la région de Comotoria où les mariages tardifs étaient fréquents, le premier enfant qu’il avait eu était il avait plus de 30 ans.

L’enfant qui était né à cette époque était une fille, c’est-à-dire une princesse.

Il n’y avait pas de problème avec ça.

Le prochain enfant qui était né était une fille.

Il n’y avait toujours pas de problème.

Le troisième enfant né était une fille.

Des bourdonnements avaient commencé à se faire entendre ici et là.

Le quatrième, le cinquième, le sixième, elles étaient aussi des filles.

Sept, huit, neuf, dix — jusqu’au treizième, des filles étaient nées.

Toutes étaient des enfants nés tels des miracles, treize enfants consécutifs.

« Le roi est maudit », il y avait beaucoup de rumeurs comme ça.

« En fait, il était possédé par quelque chose. Cela a été enlevé par le grand prêtre de l’église Solon il y a dix ans, et après cela, un garçon est finalement né, » expliqua Mélissa.

« C’est donc ainsi, hein, » dis-je.

Un successeur était enfin né, eh bien, il serait vraiment un disciple avec ça.

Mais, un successeur quand on était devenu vieux, hein, en quelque sorte, je m’étais souvenu de Toyotomi Hideyoshi.

Hideyoshi était aussi appelé un play-boy quand il était jeune, mais dans les dernières années, il était devenu un tyran à cause de l’amour pour ses enfants.

Je me demandais si ce roi allait être correct

« Myu ~ ? »

Chibi Dragon qui était allongé avait levé la tête.

Au début, elle penchait la tête, mais elle avait commencé à pleurer « Myu ~, myu ~ » vers la paroi.

{O-chan ?}

« Y a-t-il quelque chose ? Arrêtez, » j’avais ordonné ça au cocher, et le carrosse s’était arrêté.

J’étais descendu du carrosse et j’avais regardé la direction où Chibi Dragon avait pleuré.

Il n’y avait rien là au premier coup d’œil, mais en regardant plus attentivement, j’avais vu une scène à plus d’un kilomètre de là. Il s’agissait de quelqu’un qui était attaqué.

Un chevalier attaquait une carriole.

« Éléanore, Hikari, allons-y, » dis-je.

{Hmm !} répondit Éléanore.

{D’accord !} répondit Hibiki.

« Mélissa, tu restes ici, Chibi aussi, » dis-je.

« Quelque chose est-il arrivé ? » demanda Mélissa.

« Je t’expliquerai plus tard, » dis-je.

On dirait que c’était une urgence. J’avais sprinté vers le carrosse.

J’avais couru la distance de plus d’un kilomètre en moins de trente secondes.

La personne à l’intérieur du carrosse était déjà traînée hors de là.

Il s’agissait d’une fille de 13-14 ans, et à en juger par ses vêtements, on dirait qu’elle était une dame ou une princesse.

Et les attaquants avaient un symbole que j’avais déjà vu — c’était des chevaliers portant une armure avec le symbole de l’armée du Comotoria.

« Pour trahir votre maître, quel sale homme ! » cria la jeune fille.

« Ce n’est pas une trahison. C’est un ordre, » répondit le chevalier.

« Qu’avez-vous dit ! » demanda la jeune fille.

« S’il vous plaît, pardonnez-nous. Soyez préparé à mourir ! » déclara-t-il.

Le chevalier frappa avec son épée vers la fille sans autre raison que ça.

J’avais dégainé Éléanore, et je m’étais placé entre eux tout en parant l’attaque.

« Quoi ? » demanda-t-il.

« Qui êtes-vous ? » demanda la jeune fille.

La fille était celle qui était attaquée, et le chevalier était l’attaquant. Je les avais entendus en même temps, et tous les deux avaient été surpris par mon arrivée.

Une fille sans défense et un chevalier qui l’attaquait.

J’avais immédiatement décidé quoi faire, et j’avais décidé de sauver la fille.

Après avoir abattu tous les chevaliers qui attaquaient la fille, je lui avais parlé. « Est-ce que cela va ? »

« Oui, » répondit la jeune fille.

Elle semblait être une fille assez courageuse.

« Je m’appelle Kakeru Yuuki, et vous êtes ? » demandai-je.

« Je m’appelle Aura Torideca Comotoria, » répondit-elle.

« Comotoria, ne me dis pas que vous êtes une princesse ? » demandai-je.

« Je suis la treizième princesse. Mais à ce propos Kakeru Yuuki, ne seriez-vous pas celui désigné par le Grand Sage Althea ? » demanda-t-elle.

« Oui, vous avez raison, » dis-je.

Cependant, la situation semblait problématique.

La treizième princesse avait été attaquée par les chevaliers portant une armure avec le symbole de son royaume.

Cela semblait vraiment être une situation gênante.

☆☆☆

J’avais emmené Aura et j’étais retourné jusqu’à mon carrosse.

Avant ça, j’avais ligoté les chevaliers et je les avais laissés là.

« Mademoiselle Aura !? » s’exclama Mélissa.

« Madame la Sainte !? » s’exclama Aura.

On dirait que les deux filles se connaissaient et étaient surprises à l’instant où elles s’étaient vues.

J’avais entendu parler de beaucoup de choses les concernant. Alors je m’étais dit qu’il y avait une forte possibilité qu’elles connaissent l’autre et donc je n’étais pas surpris.

« Pourquoi êtes-vous là, Madame la Sainte ? » demanda Aura.

« Je suis en route pour Krades avec Kakeru. Mais à la place de parler de ça, que vous est-il arrivé ? » demanda-t-elle.

« Je ne sais pas pourquoi c’est arrivé si soudainement, » déclara Aura.

« Kakeru, que veut-elle dire par là ? » demanda Mélissa.

J’avais demandé ça à Aura. « L’homme plus tôt, était-il votre subordonné ? »

« Il est le subordonné du père, un homme auquel on peut faire confiance, » déclara Aura.

« Avez-vous des indices sur les raisons qui ont poussé cet homme à vous attaquer ? » demandai-je.

« Je n’en ai pas ! » cria-t-elle.

Il semble que la princesse Aura était très irritée. Eh bien, elle avait presque été tuée, alors on ne pouvait pas y faire grand-chose.

« ... avez-vous une idée, Hmmm ? » demandai-je.

« Hein !? » s’exclama Mélissa.

J’avais regardé Mélissa. Mélissa regardait Aura avec une expression ambiguë.

Aura se mordit la lèvre, elle avait le visage de quelqu’un qui se retenait à propos de quelque chose.

Des indices — on dirait qu’il y en avait quelques-uns.

Le silence continua pendant plus de cinq minutes, et à partir de là, Aura déclara. « Depuis l’année dernière, mes grandes sœurs sont mortes les unes après les autres à la suite d’accidents. »

« Les unes après les autres ? » demandai-je.

« Grande Sœur Astrée, Grande Sœur Clora, Grande Sœur Shima, Grande Sœur Daphne et Grande Sœur Eunice. En l’espace d’un an depuis l’année dernière, six grandes sœurs sont mortes à cause d’accidents, » déclara Aura.

« Vous dites Grande Sœur, parlez-vous des treize princesses qui sont nées successivement ? » demandai-je.

Aura acquiesça.

« Six personnes meurent d’un accident dans l’année Hmm... ça ne ressemble pas à une coïncidence, » dis-je.

« Grande Sœur Leda et Grande Sœur Lena sont mortes en raison de maladie, » continua Aura.

« ... ce n’est pas une coïncidence, » dis-je.

C’était vraiment trop rapproché. S’il en était ainsi, il ne pourrait y avoir que l’odeur de la conspiration.

« Des indices ? » demandai-je.

« ... »

Elle se mordit les lèvres et ne répondit rien.

Elle ne veut donc pas me le dire, pensais-je.

Je me souvenais de Toyotomi Hideyoshi qui avait eu un successeur quand il était vieux.

Ce n’était pas possible que cela ne soit pas ça, n’est-ce pas ? pensai-je.

Aura qui ne déclara plus rien, mais à sa place, Mélissa prit la parole. « Mademoiselle Aura. Pourquoi ne demandez-vous pas à cette personne ? Vous devriez demander de l’aide à Kakeru ? »

« Cette personne ? » demanda Aura.

Aura m’avait regardé très suspicieusement. D’un autre côté, Mélissa m’avait regardé avec des yeux pleins de confiance.

« C’est vrai. Si c’est Kakeru, il sauverait qui que ce soit, et résoudra le problème, » annonça Mélissa. « J’en suis sûre. »

***

Chapitre 65 : Les Ombres Rodantes

« Myu〜 » Le Chibi Dragon pleurait alors qu’elle regardait vers l’extérieur du carrosse.

Encore, pensai-je. Je regardai alors dehors. Cette fois-ci, il y avait des bandits qui étaient montés sur des chevaux et ils venaient par ici. Rapidement, ils entourèrent le carrosse dans lequel je me trouvais.

Un, deux, trois... il y en avait six en tout.

Il s’agissait d’un nombre qui ne pouvait même pas être appelé comme étant une menace pour moi.

Face à ça, Aura était effrayée, et le visage de Mélissa était guindé.

« Laissez-moi ça, » dis-je. Après ça, j’étais sortie du véhicule.

J’avais regardé les bandits qui étaient tous à cheval.

« Qui diable êtes-vous ? » demandai-je.

« Hehehe…, » l’un des hommes pointa le bout de la lance qu’il tenait vers la fenêtre du carrosse sans même me répondre.

Il essayait probablement de voir ce qui se trouvait à l’intérieur.

J’avais dégainé Éléanore, et j’avais coupé la lance.

« Qui diable êtes-vous, » j’avais alors redemandé la même chose.

« N ~ ? Qu’est-ce que c’est encore que ça ? » répliqua l’homme.

« Ah ~, c’est ça, c’est ça... » déclara un autre homme.

« Ouais, ouais, c’est vrai. Sors ton argent et laisse les femmes derrière toi. »Les hommes souriaient, et ce qu’il disait était un classique.

Ce n’était que des phrases vides de réel sens. Il était clair que cela n’était pas la vérité derrière leurs agissements, seulement des mots qui prononçaient pour jouer un rôle.

« Visez-vous également la vie d’Aura ? » demandai-je.

« Si c’est le cas, que feriez-vous ? » L’homme a demandé en souriant.

« Pourquoi ? » C’est agaçant, mais je m’étais retenu et j’avais continué à demander.

« Hehe... je ne peux pas vous le dire, » répondit l’homme.

« C’est juste qu’il y a beaucoup de personnes qui seraient troublées si cette princesse était encore en vie, » rajouta un deuxième bandit.

« Et tu sais, c’est une personne de haut statut, hehe, » commenta un troisième.

« Ho, idiot, tu en dis trop, » répliqua le premier qui avait parlé.

« Ne t’inquiète pas. Après tout, nous allons tous les tuer, » rajouta le deuxième.

« Eh bien, c’est vrai, » déclara un autre des bandits.

« Je le sais bien, » déclara le premier.

Les hommes avaient tous ri en même temps.

Ils continuaient à rire ensemble avec un visage cruel qui m’avait fait me demander ce qui était le plus intéressant dans la situation.

Mais en plus, rien ne pouvait être fait si on leur demandait maintenant plus d’informations.

J’avais alors posé ma main sur Éléanore et Hikari.

{Garde en un en vie !} déclara Éléanore.

« Hein !? » m’exclamai-je.

{Si la situation change, il est possible qu’il parle plus facilement.} Déclara Éléanore.

« C’est possible, » dis-je.

« Que vas-tu essayer dans ce cas ? » l’homme me demanda ça avec un visage grimaçant. « Je vais te dire ça, nous sommes… » commença-t-il.

À ce moment-là, je fis apparaître l’aura noire tout autour de moi, puis j’attaquai avec Éléanore, décapitant l’homme qui se trouvait le plus proche de moi.

Un jet de sang tel une fontaine sanglante apparut alors.

« Trop lent. Faites-le avant de dire des choses stupides, » j’avais dit ça en regardant les hommes restants.

Leurs expressions avaient changé en un instant. Elles étaient passées d’une expression décontractée à des expressions remplies d’intention meurtrière et d’animosité.

Mais il était trop tard.

Tout était trop tard.

J’en avais laissé un intact et j’avais découpé les autres.

Je lui avais fait perdre conscience, et j’avais décidé d’interroger tranquillement plus tard.

{Papa, c’est quoi ça ?} Soudain, j’entendis la voix d’Hikari dans ma tête.

« Quoi ? » demandai-je.

{Oui, là-bas. Il y a une chose noire qui vole un peu plus loin,} déclara Hikari.

Une chose noire ? pensai-je.

J’avais regardé la direction qu’Hikari venait de m’indiquer. En diagonale dans les airs, il y avait quelque chose.

Comme l’avait dit Hikari, il y avait une chose noire qui était présente là.

Après avoir concentré mon regard, ma vision multipliée par 777 me permit de voir ce que c’était même si c’était au loin.

« … Un globe oculaire ? » murmurai-je.

La chose que je venais de voir était un globe oculaire avec des ailes telle une chauve-souris.

Le globe oculaire... il jouait dans la sombre aura que j’avais générée tout autour de moi.

« C’est quoi ce truc ? » demandai-je.

{Un Oeil Maléfique. C’est un monstre qui communique les choses qu’il voit à son propriétaire. Normalement, il ne bougerait pas s’il était sauvage. Donc s’il bouge, c’est qu’il suit les ordres de quelqu’un.}

« Un monstre ? Des ordres… ? » répétai-je.

Le globe oculaire avait volé là pendant un moment, mais finalement, il s’était envolé plus loin.

☆☆☆

Après avoir interrogé le bandit, il me déclara qu’ils visaient bien la vie d’Aura selon les ordres du roi.

Aura qui avait entendu ça se lamentait. Je lui avais également parlé de l’existence du monstre de type globe oculaire.

« Utilisez-vous quelque chose comme ça à Comotoria ? » demandai-je.

« Hmm, je ne sais rien du tout à propos de ça, » répondit Aura.

« On dirait que les circonstances se sont compliquées, » dis-je.

« Que voulez-vous dire par là ? » demanda-t-elle.

« Les monstres sont impliqués, » répondis-je. « Peut-être, les choses jusqu’à maintenant peuvent être faites à la suite des ordres du roi de Comotoria, mais ce n’était peut-être pas les véritables intentions du roi. »

« Veux-tu dire qu’il pourrait être contrôlé par quelqu’un qui tire les ficelles tout en restant dans l’ombre ? » demanda Mélissa.

« Y a-t-il la possibilité que cela soit possible ? » demandai-je.

« ... Oui, c’est possible, » Mélissa avait réfléchi pendant un moment avant de hocher la tête tout en me répondant.

Aura était surprise. Ses yeux étaient écarquillés.

Une lumière brillait dans ses yeux. C’était peut-être la lumière de l’espoir.

« … Dans tous les cas, dépêchons-nous d’aller à Krades, » au moment où j’avais dit ça, Aura et Mélissa avaient toutes deux hoché la tête.

{Si ce n’est pas toi, il n’aurait pas été possible de remarquer ce globe oculaire,} Alors que nous nous dépêchions, Éléanore avait dit ça.

Comme il était devenu plus facile à voir parce qu’il semblait avoir joué dans l’aura sombre que je générais... dans un certain sens, cela pourrait être vrai ce qu’elle venait de me dire.

***

Chapitre 66 : La Femme de l'ombre

Le Royaume Comotoria, sa capitale, Krades.

Nous étions tous allés au palais. Mélissa était également venue avec moi.

J’avais mon apparence habituelle, avec mes deux Épées Démoniaques, Éléanore et Hikari, attachées à ma ceinture. Mélissa marchait à mes côtés dans son habit formel de l’Église de Solon. Elle portait ses habits de sainte.

Alors que nous étions guidés par une dame de la cour, nous nous dirigions vers la salle d’audience.

« On a l’impression que tout ici est quelque peu sombre, » murmurai-je.

Le décor lui-même était ce qui était attendu en tant que palais royal d’un royaume, c’était donc tout à fait splendide. La façon dont c’était construit et son ampleur, les décorations étaient également de hautes qualités, et tout ce qui était présent semblait très chère.

Mais il y avait une ambiance sombre qui nous submergeait totalement, Mélissa et moi.

« C’est très différent de la dernière fois où je suis venue ici, » déclara Mélissa, semblant confuse.

« Ce n’est pas seulement le bâtiment, mais les personnes présentes sont aussi ainsi, » dis-je, ce à quoi Mélissa hocha la tête.

Même la dame de la cour qui nous guidait, ainsi que les gardes qui se tenaient ici et là étaient ainsi.

Pour une raison inconnue, ils semblaient tous sombres.

« Soyons prudents, » dis-je.

« Tout à fait, » répondit Mélissa.

Nous avions dit cela avec une douce voix, et chacun de nous hocha la tête à l’autre.

Toujours guidés par la dame de la cour, nous étions finalement arrivés à la salle d’audience.

Après ça, nous avions attendu là un moment, et du côté du trône, un vieil homme était apparu.

Portant les vêtements du roi et une couronne, il semblait être un vieil homme ridé et usé.

{Il ressemble à un zombie.}

{Il fait peur…}

La voix de la mère et de la fille Épée Démoniaque avait pu être entendue dans ma tête quasi en même temps. Éléanore avait un ton grave, tandis qu’Hikari, tout comme elle disait, avait l’air effrayée.

Le vieil homme qui était apparu devant nous était la personne qui avait le visage le plus sombre du palais parmi tous ceux que nous avions rencontrés jusqu’à maintenant.

Il n’était pas seulement terne, mais la vie ne pouvait pas être ressentie en lui. Et tout comme une personne morte, il avait un teint semblable à du papier.

« Pardonnés par les cieux, nous sommes extrêmement ravis de vous voir, » déclara Mélissa, usant d’une formule appropriée par l’Église.

« Ohh, Ohh. Cela fait longtemps, Madame Mélissa, » répondit-il d’un ton terne.

« C’est un honneur de vous voir, Votre Majesté, » déclara Mélissa.

Le roi et Mélissa avaient tous deux parlé avec des salutations formelles.

Avec sa manière rude et habituelle de parler dans son mode religieux, Mélissa avait vraiment l’air d’être une Sainte.

D’autre part, le roi parlait avec un ton très grave, il semblait être sur le point de pouvoir mourir à tout moment.

« Eh bien ! Bien, qui est-ce là ? » demanda le roi.

« Je suis Kakeru Yuuki, » répondis-je.

« Kakeru Yuuki… eh bien, quel nom inhabituel ? » dit-il.

« Il est celui qui a été présenté par Madame Althéa, » ceci provenait d’une voix d’une femme, et elle était apparue sur le côté.

Une femme envoûtante et glamour à souhait. La femme avait le visage le plus vivant parmi les personnes que nous avions rencontrées dans le palais.

Mais, ses yeux étaient froids. Quand nos yeux s’étaient rencontrés, ses yeux étaient si froids que j’en avais presque tremblé.

« Hmm, » Mélissa avait légèrement gémi en la voyant.

« Ohh, Aerine, » déclara le roi.

« Votre Majesté, » répondit Aerine.

La femme appelée Aerine se tenait aux côtés du roi, et lui prit sa main.

Un vieil homme qui avait déjà plus de 70 ans, et une beauté à la fin de la vingtaine.

Les deux avaient l’air d’avoir ce genre de relation.

« Et alors, Aerine. Parles-tu de la Sage ? » demanda le roi.

« Oh ! Ne vous le rappelez-vous pas, Votre Majesté ? » demanda Aerine. « La lettre de Madame Althea n’est-elle pas venue il y a quelque temps ? Elle disait qu’elle voulait qu’un homme ait un titre de baron. »

« Oh, c’est vrai, cette lettre est bien venue. Je t’ai laissé t’en occuper, » dit-il.

« Tout à fait, » répondit Aerine.

« C’est donc ça, » déclara le roi avant de me regarder. « Êtes-vous le baron Yuuki ? »

« … Tout à fait, » répondis-je en hochant la tête. J’étais un peu confus vis-à-vis du roi qui donnait l’impression qu’il venait d’entendre tout ça pour la première fois.

« Si Madame la Sage le dit, il devrait être qualifié, » déclara-t-il. « Continuez à travailler durement pour notre royaume. »

« … Certainement, » répondis-je.

« Votre Majesté. Selon les rumeurs, le baron Yuuki est un incomparable guerrier, » déclara Aerine.

« Ohh, vraiment !? » demanda le roi.

« D’un autre côté, il y en a qui disent que ce ne sont que des rumeurs, » continua Aerine.

« Oh. Lequel est la vérité ? » demanda le roi.

« Puisqu’il est venu jusqu’ici, pourquoi ne pas le tester ? Plutôt que de prendre en compte des rumeurs, il vaudrait mieux le voir de nos propres yeux, » déclara Aerine.

« Comment allons-nous le tester ? » demanda le roi.

« Y a-t-il quelqu’un d’approprié pour ça ? Faites venir Grodo ici, » déclara Aerine.

Aerine parla ensuite aux gardes, et leur donna des ordres.

Après un moment, un homme était arrivé dans la pièce.

« Qu’est-ce… que c’est que ça ? » demanda Mélissa qui avait eu le souffle coupé. Elle ne pouvait pas être blâmée.

L’homme qui était arrivé n’était évidemment pas humain.

Ayant une hauteur de plus de deux mètres, il portait des vêtements en loques et des chaînes.

Il laissait échapper un souffle menaçant depuis sa bouche… et surtout, il n’avait pas d’yeux.

À la place de le voir comme un humain, il était plus approprié de le décrire comme un monstre qui voulait ressembler à un humain.

« Qu’est-ce ? » demanda le roi.

« Un prisonnier à mort, » répondit Aerine. « Il s’agit d’un prisonnier maléfique qui a tué plus de cent personnes à mains nues. Il est vrai qu’il est mauvais, mais sa force est également une réalité, et surtout, c’est un homme qui peut mourir sans problème. Il est le mieux afin de tester la force du Baron. »

« Ohh, je vois, » le roi semblait maintenant en être convaincu.

Non, attends une minute, ne te laisse pas convaincre, tes yeux ne voient vraiment rien, pensai-je.

« Baron Yuuki, êtes-vous d’accord avec ça ? » demanda Aerine tout en me regardant.

J’avais parfaitement compris ce qu’elle voulait. Elle voulait utiliser cette personne pour tenter de me tuer. En cet instant, j’étais sûr de moi.

Et j’étais également convaincu que le globe oculaire était quelque chose lié à Aerine.

« … Oui, ce n’est pas un problème, » dis-je.

Il s’agissait d’un combat qui ne pouvait pas être évité.

« Kakeru, êtes-vous vraiment d’accord avec ça ? » demanda Mélissa.

Je lui avais souri en retour.

« Tout est parfait alors. Que quelqu’un donne une arme à Grodo, » après qu’Aerine donna cet ordre, une arme fut apportée à Grodo.

Il s’agissait d’une arme dans le genre d’une hallebarde ou d’une bardiche extrêmement longue.

L’arme était si lourde et large qu’il fallut pas moins de cinq gardes pour la transporter.

Puis, après avoir fini de transporter l’arme, l’un d’eux se plaça devant Grodo et il enleva les chaînes qui le retenaient.

« Toi, prends donc cette arme, » ordonna Aerine.

Où est-ce que le prisonnier à mort compte aller ? pensai-je.

Grodo prit l’arme et il la leva d’une seule main.

« Ohh, comme il est fort ! » s’exclama le Roi.

« Kakeru… ! » alors que le roi était vraiment très impressionné, Mélissa était inquiète et elle m’appela par mon prénom.

Après avoir fait face à Aerine, je lui demandai. « Cette chose, c’est un meurtrier et un prisonnier à mort, n’est-ce pas ? »

« Oui, vous avez raison, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

Alors, il n’y a aucun problème, pensai-je.

Je dégainai alors ma longue Épée Démoniaque et je fis face à Grodo.

L’homme qui ne ressemblait qu’à un monstre me regardait avec une hostilité clairement visible.

Je ne déteste pas ça, pensai-je.

À l’intérieur du palais qui était sombre y compris le roi, ce truc qui dégageait de la « chaleur » était quelque chose que je ne détestais pas.

Je ne le ferais pas, mais...

« Si vous tenez une rancune, alors tenez-la envers votre maître, » dis-je avant de dégainer ma deuxième Épée Démoniaque et de me mettre en position.

« Guoooooooo !! » Grodo cria tout en fonçant vers moi et en balançant dans ma direction son énorme arme.

Je l’avais arrêtée avec Hikari, et l’avais cassée avec Éléanore.

Puis, avec les deux Épées Démoniaques, Grodo avait été tranché par une attaque en forme de croix.

« Ohh ! » s’exclama le roi.

« Kakeru ! » s’exclama Mélissa.

Le roi était tout simplement impressionné, tandis que Mélissa était soulagée.

« ... » Et pour finir, serrant les dents, Aerine avait fait un visage montrant qu’elle était frustrée à mort.

Il semblerait donc que le cerveau derrière tout ça était bien cette femme.

Donc, dans ce cas, j’ai besoin de me débarrasser de cette femme, pensai-je.

***

Chapitre 67 : La Magie de la Fille

Après que l’audience fut terminée, et nous nous étions téléportés à quelques kilomètres de la capitale royale.

Là-bas, nous avions posé avant ça la Maisonnette Magique.

La porte s’était alors ouverte. Aura et Chibi Dragon étaient sortis de là.

Pendant que nous avions rencontré le roi, elles étaient restées en sécurité là.

« Myu〜 » le petit dragon se mit à gémir.

« Je suis de retour, O-chan, » Hikari qui était redevenue sous forme humaine attrapa le Chibi Dragon.

Aura se tourna vers moi avant de me parler. « Comment était-ce ? »

« … La femme du nom d’Aerine est celle qui est derrière tout ça, » répondis-je.

« Je le pense également, » Mélissa qui était toujours avec son apparence de sainte était d’accord avec moi.

« La reine…, » Aura baissa la tête et se mordit les lèvres. Elle affichait un visage qui indiquait qu’elle était très frustrée, mais pas du tout surprise.

« Le saviez-vous ? » demandai-je.

« C’est à partir du moment où la reine est apparue que mes sœurs aînées ont commencé à mourir, » déclara Aura.

« Il n’y a donc aucun doute à avoir quand à ça ? » dis-je.

« Kakeru, cette femme est peut-être un démon, » déclara Mélissa.

En entendant ces paroles, je hochai la tête puis je parlai. « Je le pense également. Car après tout, elle est capable de contrôler des monstres. Et disons-le franchement, Gordo qu’elle a fait venir afin de me tuer était selon moi bel et bien un monstre. De plus, comme tu le dis, il y a une forte probabilité que cette femme soit elle-même un démon. »

« Oui, et aussi, ces yeux, » déclara Mélissa.

« Oui, ce ne sont sûrement pas les yeux d’un être humain, » répondis-je.

« Ne devrions-nous pas simplement exposer tout cela au regard des autres ? » demanda Mélissa.

« Comment ? » demandai-je. « D’après ce que j’ai vu, le roi est totalement contrôlé par elle. Il ne fait aucun doute quant à ce qui se passera si l’on arrive là-bas et qu’on dit “Cette femme est un monstre”. »

« Je vais... non, même si c’est moi qui le fais, ça pourrait se révéler inutile, » déclara Mélissa avec beaucoup de regrets dans la voix.

Le Roi était un croyant et elle était une Sainte. Elle avait probablement pensé un instant que cela pourrait fonctionner dans un tel cas.

« Il y a une magie appelée “Révélation”. Donc je pense que nous devrions tout simplement l’utiliser, » déclara Aura.

« “Révélation” ? » demandai-je.

« C’est vrai qu’il existe une telle magie. Mademoiselle Aura, pouvez-vous utiliser ce genre de sort ? » demanda Mélissa.

« Oui, » répondit Aura.

« Dans ce cas, nous avons une chance, » déclara Mélissa en étant convaincue de ça.

Comme je ne comprenais pas la situation, j’avais alors demandé aux deux filles. « Hé ! Quel genre de magie est le sort de “Révélation” ? »

« Hmm… Hikari-chan, pourriez-vous vous changer en Épée Démoniaque ? » Mélissa avait réfléchi pendant quelques secondes, puis elle avait demandé ça à Hikari.

« D’accord, grande sœur ! » répondit Hikari.

Et ainsi, Hikari redevint une Épée Démoniaque.

Elle avait été ainsi plantée dans le sol sous sa forme d’Épée Démoniaque et était à côté du Chibi Dragon.

« Mademoiselle Aura, » demanda Mélissa.

« Oui, » répondit Aura.

Aura s’approcha d’Hikari. Elle avait ensuite fait apparaître une lumière produite par son pouvoir magique qui recouvrit tout son corps puis elle lança son sort.

La lumière magique enveloppa la silhouette d’Hikari. Et ainsi, Hikari reprit forme humaine.

Et la Chibi Dragon qui était aussi à côté d’elle fut elle aussi enveloppée par la magie, et elle se transforma en un dragon géant.

Il s’agissait de l’apparence du dragon que j’avais précédemment combattu, mais elle ne libérait pas une lumière rouge.

« Q-Qu’est-ce que c’est ? » Aura, qui ne savait rien à propos du Chibi Dragon, Olivia… avait été surprise.

De l’autre côté, Mélissa qui n’était pas surprise m’avait déclaré. « C’est ce genre de magie. »

« Je vois, » dis-je.

Si c’est comme ça, ça pourrait bien fonctionner, pensai-je.

☆☆☆

La nuit, dans la salle d’audience.

Tout en prenant Aura avec moi, nous nous étions téléportés ici.

« Cette place ? Que s’est-il passé ? » demanda Aura.

« Il s’agit d’une magie qui me permet d’entrer dans un endroit où je suis déjà allé, » dis-je.

« Une telle magie existe-t-elle vraiment !? » s’exclama Aura. Elle était très surprise.

« Mais, je ne peux pas aller aux endroits où je n’étais pas venu avant. Donc, à partir de maintenant, guidez-moi là où se trouve Aerine, » lui demandai-je.

« D’accord. Allons-y, » Aura avait compris la situation, et elle avait hoché la tête.

Nous avions ainsi quitté la salle d’audience. Nous avions prudemment marché à travers les couloirs vides.

Des pas pouvaient être entendus. Quelqu’un approchait de nous.

« Quelqu’un arrive. Que devrions-nous faire ? » demanda Aura alors qu’elle commença à paniquer.

Je m’étais alors téléporté avec elle. Nous nous étions retrouvés devant la Maisonnette Magique en dehors de la capitale.

« Cet endroit, c’est celui d’avant… ? Que s’est-il passé ? » demanda Aura.

« Nous allons tout simplement attendre un peu ici, » dis-je.

Après que j’eus dit ça, nous avions attendu trois minutes.

Puis, toujours avec Aura, je m’étais téléporté dans le couloir que nous avions quitté précédemment.

Je pouvais maintenant entendre les bruits de pas qui se trouvaient derrière nous.

« Allons-y ! » dis-je à Aura avec une voix douce.

Tout en ayant Aura comme guide, nous avions voyagé à travers le palais.

Quand nous étions sur le point de nous faire voir, nous nous déplacions vers la Maisonnette Magique, puis nous attendions un moment avant de revenir.

Si vous évitez les rencontres en utilisant la sauvegarde et le chargement trouvable dans un jeu, cela aurait été la même chose.

Et ainsi, nous avions atteint la salle ciblée sans rencontrer personne.

Il s’agissait d’une pièce avec la plus belle porte vue jusqu’à maintenant.

« Quel est cet endroit ? » demandai-je à Aura avec une voix douce.

« La chambre de mon père. Car la reine se trouvera soit ici soit dans sa propre chambre, » répondit Aura.

« Je vois, » dis-je en hochant la tête. Puis je poussai la porte.

Je l’avais poussé avec précaution, ne la laissant pas faire le moindre son.

Quand l’espace pour une personne fut fait, je m’étais glissé à l’intérieur. Et Aura me suivit également.

Soudainement, une odeur avait été captée par mon nez.

Il s’agissait d’une odeur que je connaissais bien. C’était l’odeur des personnes qui avaient eu un rapport sexuel. Cette odeur emplissait entièrement la chambre du roi.

« Votre Majesté, » j’avais entendu une voix. Il s’agissait d’une voix féminine que j’avais déjà entendue auparavant.

J’avais alors retenu mon souffle et j’avais fait un geste à Aura pour qu’elle reste silencieuse.

« Qu’est-ce qu’il y a, Aerine ? » demanda le roi.

« Le Baron Yuuki est très dangereux, » répondit Aerine.

« Pourquoi ? N’est-ce pas un splendide jeune homme très courageux ? » demanda le roi.

« Ne l’avez-vous pas remarqué, Votre Majesté ? Cet homme est le porteur de l’Épée Démoniaque Éléanore, » répondit Aerine.

« Quoi !? » s’écria le roi.

*Ba*. Le son d’un homme qui se levait soudainement put être entendu.

« Cette légendaire Épée Démoniaque ! » s’exclama le roi.

« Tout à fait, » répondit Aerine. « Je pensais qu’il n’y avait aucune chance pour qu’un homme puisse tenir une telle arme tout en restant normal, alors j’ai enquêté sur lui. Et ainsi, j’avais découvert un problème très sérieux. »

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda le roi.

« Cet homme est une connaissance de mademoiselle Aura, » annonça Aerine.

« ... »

Je sentais la présence de quelqu’un qui retenait son souffle. J’avais fait un geste encore une fois pour faire taire Aura.

« Quoi !? » s’écria le roi.

« On dirait que Mademoiselle Aura envisage d’utiliser le pouvoir de l’Épée Démoniaque pour usurper le Royaume de Comotoria, » déclara Aerine. « Votre Majesté devrait également le savoir. Éléanore a pris le contrôle de nombreux royaumes au travers de l’histoire, et elle a conduit aussi bon nombre de royaumes dans le chaos, pour les envoyé dans les méandres de l’oubli après les avoir détruits. »

« Hmm, c’est sans doute l’épée d’un démon qui appelle à la destruction, » le roi avait dit ça avec un ton fort.

Je m’étais mis à penser. Ton infamie est plutôt incroyable.

{Es-tu maintenant impressionné par moi ?} demanda Éléanore.

Ne sois pas fière, je ne te loue pas du tout là, pensai-je.

« Cependant, Aura... pourquoi as-tu mis la main sur quelque chose comme l’Épée Démoniaque ? » déclara le Roi pour lui-même.

« À part pour usurper le trône du prince, je ne pense pas qu’il y a d’autres raisons, » déclara Aerine.

Quelle accusation !! pensai-je. C’est juste une accusation, mais le roi l’a totalement tenu pour acquis.

« Aura, comment oses-tu !? » s’écria le roi pour lui-même.

« Votre Majesté, il ne reste plus de temps, » déclara Aerine. « Nous devrions penser à exécuter Mademoiselle Aura… non, nous devrions tout de suite exécuter Aura. »

Je sentais la présence d’Aura qui tremblait juste à côté de moi. Quand je l’avais regardée, je vis qu’elle tremblait avec un visage qui était devenu bleu.

Elle devait encore penser que même si sa vie était ciblée, c’était une sorte d’erreur.

De plus, l’endroit d’où cet ordre avait été transmis se trouvait juste en face d’elle. Elle ne pouvait pas faire porter le blâme sur une autre personne.

« Attendez ! » Je ne pouvais plus regarder ça plus longtemps et j’avais donc déclaré ça à haute voix avant de faire quelques pas en avant.

« Vous êtes… le Baron Yuuki, » après avoir été abasourdie un instant, Aerine avait crié. « Vous, l’insolent, où pensez-vous que vous êtes !? »

« C’est vrai que c’est un endroit où un monstre devrait être présent, » dis-je avec du sarcasme dans la voix. Face à ça, le visage d’Aerine changea.

{Il ne fait plus aucun doute maintenant.} Déclara Éléanore. J’avais pensé la même chose.

« Je ne sais pas de quoi vous parlez, cependant, il s’agit d’un crime de lèse-majesté de se faufiler dans la chambre de Sa Majesté le Roi. Vous méritez donc la peine de mort, » cria Aerine.

« Vraiment !? » dis-je sans montrer le moindre signe de peur ou même que cela m’importait ce qu’elle disait. Rien ne se passerait avec seulement des mots. Nous ne ferions que passer par des phrases sans signification.

Nous devions d’abord exposer sa vraie forme avec la magie.

Je m’étais retourné et j’avais dit à Aura. « Utilisez la magie. »

« ... »

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.

Aura était pétrifiée et elle ne pouvait pas bouger.

« Oh ! » murmurai-je.

{Tout cela est peut-être trop choquant pour elle. Elle ne peut pas vraiment être blâmée pour ça.} Déclara Éléanore.

On ne pouvait pas la blâmer, mais c’était gênant que cela arrive maintenant.

« À la garde ! Y a-t-il quelqu’un !? » cria Aerine.

Des gardes entrèrent en masse dans la pièce.

« Capturez ce ruffian ! » cria Aerine.

« « À vos ordres ! » » Les gardes répondirent tous en même temps puis ils se tournèrent tous vers moi.

Que dois-je faire, qu’ai-je besoin de faire maintenant ? pensai-je.

On ne pouvait pas y faire grand-chose, alors nous allions pour le moment reculer.

Partons, et nous reviendrons plus tard, pensai-je.

Alors que j’étais sur le point de me téléporter en prenant Aura avec moi pour nous enfuir...

{Attends, Papa !} déclara Hikari tout en reprenant sa forme humaine.

Le fait qu’elle devienne ainsi avec son apparence jeune fille ne convenait pas vraiment avec cette scène.

« Hikari ? » demandai-je.

« Laisse-moi me charger de ça, » annonça-t-elle.

« “Laisse-moi me charger de ça”, tu veux dire quoi par là ? » demandai-je.

Hikari fit un pas en avant, tendit la main et utilisa la magie. « Révélation. » Elle incanta le sort en une fraction de seconde.

La lumière magique enveloppa le corps d’Aerine.

{Je comprends... elle a donc hérité de ta capacité en magie. De plus, comme cette magie a été lancée sur elle…} déclara Éléanore ce qui me fit retrouver mes sens.

Dans ce monde, ceux qui avaient les qualifications pour ça pouvaient apprendre la magie qui leur était lancée dessus.

Hikari qui avait acquis une partie de ma « multiplication des capacités par 777 », avait naturellement acquis le sort de « Révélation » qu’on lui avait lancé dessus.

Hikari qui avait donc utilisé ce sortilège, et c’était Aerine qui l’avait reçu.

Aerine se transforma pour prendre son apparence de monstre. Elle était devenue un monstre énorme ressemblant à un lézard.

« Papa, désolée pour l’attente ! » après avoir dit ça, Hikari se retransforma en Épée Démoniaque.

Aerine avait été surprise d’être contrainte de revenir à son apparence de monstre. Il en était de même du roi et des gardes qui étaient présents.

J’avais préparé mes deux Épées Démoniaques, puis j’avais revêtu la sombre aura avant d’avancer vers Aerine.

Il était temps pour la punition.

***

Chapitre 68 : Le mal ne fleurit pas

« Funnuuuuuuu !! »

Le lézard rugit et frappa avec sa queue. Il s’agissait d’un rugissement qui était inimaginable quand on pensait à la beauté envoûtante qu’elle était il y a un instant.

J’avais esquivé l’attaque en allant sur le côté. La queue frappa le sol là où je me tenais avant ça.

Le sol se brisa, et même le bâtiment trembla sous cet assaut.

Avec cette force, les individus normaux ne seraient pas épargnés par une telle frappe.

« Là, là, là ! » cria-t-elle alors qu’elle effectuait des attaques consécutives avec sa queue.

J’avais alors essayé de la bloquer.

J’avais reçu l’attaque de queue qui avait été lancée depuis en haut en croisant les deux Épées Démoniaques en haut de moi.

J’avais l’impression que c’était très puissant.

*Crack*, le sol sous moi commença à se fissurer.

« Assez fort. C’était vraiment ce que je m’attendais de votre part, hehe, » dis-je.

« Kukuku, tu ne peux rien faire même si tu le sais, » déclara le monstre.

« J’ai seulement besoin de l’esquiver. Ça ne me fera rien si elle ne me touche pas, » dis-je.

Alors que je disais ça, j’avais à nouveau esquivé sa queue. L’attaque mortelle utilisant sa queue frappa continuellement le sol.

« Pff, comme tu es agile ! Alors, qu’en est-il de ça ? » demanda Aerine, puis elle avait arraché ses propres écailles et les avait éparpillées autour d’elle.

Les écailles se transformèrent en plein air en quelque chose qui avait l’apparence d’Aerine en version miniature.

Il y avait donc une meute de petits lézards.

Ils avaient alors attrapé mes pieds, et m’avaient littéralement bloqué sur place.

« Tes pieds sont bloqués, alors maintenant prépare-toi à mourir, » cria Aerine.

« Attention ! » j’avais entendu Aura qui criait ça depuis derrière moi.

{Ce n’est pas aussi dangereux qu’elle le dit} déclara Éléanore.

{Tout à fait, elle est après tout face à mon papa !} répliqua Hikari.

J’avais ainsi entendu dans ma tête les paroles de la mère et de la fille. Comme elles l’avaient dit, il n’y avait rien de dangereux là, et il n’y avait aucune chance que je perde.

La queue qui avait été envoyée sur moi… Je l’avais cette fois-ci bloquée en utilisant Hikari.

Je l’avais arrêtée en utilisant l’Épée Démoniaque la plus courte.

« Quoi !? » s’écria Aerine, surprise.

« Haaa !! » J’avais crié alors que j’effectuais une attaque avec Éléanore.

« Guaaaaa!! » Des hurlements retentirent. Ce fut un cri qui secoua même le bâtiment.

La queue d’Aerine avait été coupée en plein milieu.

Depuis la queue qui se tortillait après avoir été coupée, une sombre aura sortait de la blessure.

Aerine prit entre ses mains sa queue alors qu’elle souffrait.

« R-Ridicule. Pour qu’une lame puisse trancher ma peau si dure, » déclara-t-elle.

« Ahh, votre dureté est-elle quelque chose dont vous êtes fier ? J’ai alors fait une mauvaise chose, » dis-je en me moquant d’elle. Après ça, je chargeai à nouveau et je frappai cette fois-ci avec Hikari.

La queue qui avait déjà été coupée fut encore plus réduite après avoir subi une nouvelle attaque. Un bout de queue qui ressemblait à un jambon tranché vola dans l’air avant de tomber sur le sol.

« Guo, uoooooo……… » L’ampleur du cri avait changé.

La part représentant la douleur avait augmenté dedans, et cela n’arrivait même plus ébranler le bâtiment.

J’avais alors planté Éléanore dans le morceau de queue qui était au sol, puis je l’avais jetée en l’air, et je l’avais coupée en morceaux.

Les morceaux de viande s’étaient dispersés dans les environs.

« Fils de pute !! » Une voix emplie de haine retentit à côté de moi.

Avec des yeux remplis de sang dû à sa haine, Aerine me fusilla du regard.

« C’est tout ce que vous avez sous le coude ? » demandai-je.

« Ku! » Aerine sauta alors en arrière.

Les mini lézards qu’elle avait invoqués avec ses écailles s’étaient placés entre nous. Ils protégeaient Aerine.

Je les avais alors découpés. Une attaque, un mort. Je les avais aussi tous coupés, puis je m’étais dirigé vers Aerine.

Je l’avais pourchassée alors qu’Aerine avait perdu toute la force qu’elle avait eue au départ.

La haine était seulement présente en ce moment. Elle me regardait avec des yeux remplis de haine pure à cent pour cent.

{Arrête de jouer, dépêche-toi de lui retirer son dernier souffle.} Éléanore m’avait alors grondé.

Elle était sûrement agacée que je la punisse ainsi, alors je devrais probablement tuer Aerine dès maintenant.

Après avoir décidé ça, j’avais mis Éléanore en position.

« Ku, kukukukuku » Aerine avait soudainement commencé à rire.

C’était vraiment trop soudain. Une expression pleine de confiance était apparue sur son visage.

« Qu’est-ce qui vous fait rire ? » demandai-je.

« Kukuku » Aerine n’avait pas répondu, puis elle avait claqué des doigts.

Un monstre de type globe oculaire qui avait des ailes de chauve-souris était apparu.

Comme s’il s’agissait d’un projecteur, les yeux du monstre avaient libéré de la lumière, et cela avait alors montré une vidéo.

Ce qui était montré était une chambre se trouvant quelque part, et une femme d’âge mûr dormait sur le dessus d’un splendide lit.

Autour d’elle se trouvait un grand nombre de mini lézards.

Des sons pouvaient également être entendus, et les mini lézards produisaient des sons vraiment horribles.

« Qui est-ce ? » demandai-je.

« Maman ! » j’entendis alors Aura qui criait.

« Est-ce que cette personne est votre mère ? » demandai-je à Aura.

« Oui. Qu’allez-vous faire à ma mère ? » demanda Aura.

« Cela dépendra de votre attitude ! » déclara Aerine

« Une otage, Hmm, » dis-je.

« Je savais qu’Aura avait un lien avec vous. Alors j’ai préparé ça dès cet instant, » déclara Aerine.

« … Comme c’est méprisable, » murmurai-je alors que j’hésitais sur ce qu’il fallait faire.

Il serait facile pour moi de la tuer à cet instant.

Pour moi qui avais combattu le Dragon Rouge Olivia, la force de cette chose était plus proche de celle d’un insecte.

Elle était seulement à un centième de la puissance d’Olivia.

C’était pourquoi il était facile pour moi de la tuer, mais si je faisais ça, il était facile d’imaginer ce qui arriverait à la mère d’Aura. Elle allait à coup sûr être tuée.

{Qu’est-ce que tu vas faire ?}

{Papa...}

Je me demandais bien ce que je devais faire. À l’endroit où la mère d’Aura se trouvait maintenant, je ne pouvais pas me téléporter là-bas puisque je n’y étais jamais allée.

Un otage... c’est agaçant, mais c’est efficace, pensai-je. Je ne peux pas faire grand-chose face à ça.

Mais, alors que je pensais à ça.

« Kakeru !! » J’avais entendu une voix en provenance du globe oculaire.

Il s’agissait d’une voix que je connaissais bien, la voix de l’une de mes femmes.

Peu après ça, Mélissa était apparue aux côtés de la mère d’Aura.

« Mélissa !? Pourquoi es-tu là ? » demandai-je, mais une réponse différente put être entendue.

« Si tu peux m’entendre, alors ne t’inquiète pas ! Car après tout, je suis là ! »

Il semblerait que ce ne soit pas un appel vidéo, mais seulement envoyé dans un sens.

Mais, j’avais compris la situation. Et, il n’y avait plus de soucis à me faire.

J’avais préparé mes Épées Démoniaques puis j’avais revêtu mon habituelle aura sombre, et j’avais avancé vers Aerine.

« Qu’est ce que tu vas faire ? » Aura avait l’air surprise. « Salaud, ne t’inquiètes-tu pas de l’otage ? »

« Faites ce que vous voulez ! » J’avais rapidement répondu. Et aussi bien Aura qu’Aerine furent surprises.

« Ce n’est qu’un bluff, hehe… alors, regarde ça et regrette pour tes actes, » déclara Aerine.

Aerine fit claquer ses doigts.

À travers l’écran, les lézards avaient attaqué la mère d’Aura.

« Maman ! » Aura avait alors poussé un cri.

Mais pour ma part, je n’avais pas bougé d’un iota.

Du sang éclaboussa la mère d’Aura… mais tout cela provenait du corps de Mélissa qui était à côté d’elle.

L’Immortelle Sainte Mélissa, ses pouvoirs lui permettaient de recevoir des dommages à la place d’un autre ainsi que son immortalité qui l’empêchait de mourir et cela, peu importe ce qu’elle subissait.

Tant qu’elle était là, la mère d’Aura ne pourrait jamais mourir. Elle ne serait même pas blessée.

Le sang jaillit du corps de Mélissa. Son apparence était adaptée à son surnom de sainte, elle avait un air empli de dignité.

{Plus tard, tu devras le lui faire.} Déclara Éléanore.

Bien sûr, je prévois de le lui faire après ça, pensai-je.

« Q-Qu’est-ce que cela signifie ? » cria Aerine, paniquée.

J’avais alors fait un pas en avant, Aerine avait totalement flanché.

« Eh bien, est-ce votre dernière carte ? » demandai-je.

« Ku……! » cria Aerine.

« Vous reste-t-il quelque chose d’autre ? » demandai-je alors que je la regardai droit dans les yeux.

« U-Uwaaaaa !! » Aerine se tourna et commença à courir.

En cours de route, elle avait lancé au loin le roi qui ne pouvait pas comprendre la situation, et avait couru de toutes ses forces.

Bien sûr, je ne la laisserai pas partir si facilement. Je m’étais téléporté dans la même pièce, mais juste en face d’elle.

« Quoi !? » s’écria-t-elle.

« Mourrez tout simplement ! » criai-je.

« Merde !! » alors qu’elle était désespérée, Aerine m’attaqua.

J’avais alors frappé en utilisant Éléanore et ainsi, j’avais décapité Aerine.

Aerine s’était effondrée sur le sol alors que son corps avait eu quelques mouvements sporadiques.

Et à travers la vidéo, je vis que les lézards redevenaient tous des écailles.

Mélissa était très digne même si elle était trempée par du sang. La mère d’Aura était totalement indemne.

De ce côté-ci, le cadavre d’Aerine s’était effondré, Aura était maintenant soulagée, et le roi avait commencé à trembler.

Pour l’instant, tout est tranquille, pensais-je.

***

Chapitre 69 : La Conquête de la Princesse et des Ténèbres en même temps

« Je pense à abandonner le trône... »

Le lendemain matin, dans la salle d’audience.

Aura et moi étions debout en bas des marches, et le roi était assis sur son trône.

Le roi semblait vraiment être épuisé. Il était déjà à la base un vieil homme, mais il semblerait maintenant qu’il soit devenu après ça beaucoup plus vieux. Il semblait tellement affaibli qu’il pourrait mourir à tout moment.

« Papa... »

« J’ai été aveugle. J’ai osé prendre ce monstre en tant que reine, et j’ai été contrôlé par ce monstre, » le roi avait recouvert son visage avec ses mains.

« Astrea, Clora, Shima, Daphne, Eunice, Lena, Leda …, » il avait prononcé les prénoms de toutes ses filles.

« Ohhhhhhh... pardonne-moi, pardonne-moi... » Il s’était mis à pleurer en se couvrant le visage, repensant à ses filles qui n’existaient plus.

« Papa… » Aura qui était à mes côtés s’était également mise à pleurer.

Honnêtement, j’étais troublé par ça. Je ne savais pas quel visage faire en ce moment. Je ne pouvais pas en rire ou en sourire. Je ne pouvais que rester silencieux.

Je restai silencieux et regardai les personnes présentes en attendant qu’elles se calment.

Aura revint après ça à ses sens.

« Papa, ce royaume a encore besoin de toi. S’il te plaît, continue à régner. S’il te plaît, continue à nous conduire et à diriger le peuple, » plaida Aura.

« Le péché d’avoir fait venir ce monstre en ce lieu... est trop lourd, » déclara le roi. « Cela ne peut être pardonné autrement qu’en abandonnant le trône. »

« Papa, » cria Aura.

« Et maintenant, le prochain roi... est... euh…, » bégaya le Roi. Il jeta un coup d’œil vers Aura. Il semblait hésiter sur quelque chose.

Il avait clairement dit qu’il abandonnait son trône, alors sur quoi hésitait-il après tout ce temps ?

{Il ne peut probablement pas dire que son fils serait le prochain roi !} déclara Éléanore.

Je vois, c’était donc pour ça.

La raison pour laquelle il avait tué ses filles tout en étant contrôlé par Aerine était de faire de son fils le roi. Alors, après avoir retrouvé ses sens, il était probablement difficile pour lui de dire que son fils serait le prochain roi.

{Cette obsession et son cœur faible étaient probablement la raison pour laquelle il était contrôlé}

C’était probablement vrai. Je le pensais également.

Le roi continua à bégayer. Un peu après Éléanore, Aura le remarqua également.

Aura s’agenouilla et déclara tout en s’inclinant la tête. « Le prince héritier devrait être le prochain roi. Aura Torideca Comotoria, aussi faible que je suis, je suis prête à soutenir le nouveau roi en tant que vassale. » Avec un ton formel, elle avait dit ce que le roi voulait.

Le roi avait clairement été soulagé, et son expression s’était éclaircie.

{C’est pourquoi il a été si facilement trompé.} Éléanore n’avait aucune pitié pour lui.

Mais moi aussi, j’étais d’accord avec elle.

☆☆☆

J’avais été invité dans la maison d’Aura.

Il s’agissait d’un magnifique manoir qui se trouvait dans l’endroit le plus animé de la capitale royale, Krades. C’est plusieurs fois plus luxueux que mon manoir.

Comme attendu d’une princesse, pensais-je.

Après avoir été accueilli par de nombreux majordomes et servantes, j’avais été conduit jusqu’au salon.

Après avoir attendu un moment, Aura était apparue.

L’apparence qu’elle avait en ce moment alors qu’elle était vêtue d’une robe de princesse était la plus belle que j’avais vue d’elle jusqu’à maintenant.

Aura, le dos droit, marcha gracieusement jusqu’à moi.

Elle se tenait devant moi, me regardant tout ce temps, puis elle inclina la tête.

« Merci beaucoup. Tout cela est grâce à vous, » déclara-t-elle.

« Tout à fait, soyez reconnaissant envers moi, » dis-je.

« Oui, merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, » Aura baissa la tête une fois de plus, et me dit. « J’ai parlé avec mon père. Vous êtes désormais un vicomte... un rang au-dessus du baron. »

« Je vois, » dis-je.

« De plus, par rapport à la terre qui vous avait été accordée auparavant, il dit que vous recevrez encore plus de terres que cela, » dit-elle.

« Des terres ? Ah, il y avait quelque chose comme ça, » m’exclamai-je.

Je m’étais alors souvenu du messager de Comotoria qui était venu dans mon manoir.

Si j’avais raison, à ce moment-là, cet homme m’avait dit qu’il me donnerait un terrain en plus du titre de baron. Je n’avais pas d’intérêt avec ça, donc je l’avais oublié jusqu’à maintenant.

« Est-ce vaste ? » demandai-je.

« Oui. Il semble que votre rang de noblesse ne pouvait pas être immédiatement élevé plus haut, et donc vos terres ont été augmentées en conséquence, » dit-elle.

« Pff. Tout ça, c’est gênant, alors je vous laisse gérer ça, » dis-je.

« Hein !? » s’exclama Aura.

« Je ne m’intéresse pas aux terres ou territoires. Et franchement, il en est de même pour les titres de noblesse, » dis-je.

« I-Impossible…, » déclara Aura. L’expression d’Aura sembla se briser.

Elle avait le visage raffiné d’une princesse quand elle était entrée dans la pièce, mais maintenant, elle pleurait presque.

« Je ne peux pas montrer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait. Y a-t-il quelque chose... y a-t-il autre chose que vous voulez ? » Avec un visage qui était sur le point de pleurer, elle m’avait supplié.

« Vous ! » j’avais immédiatement répondu ça.

Dès le début, je prévoyais seulement de demander ça.

Aura était abasourdie par ma réponse. « Moi… !? »

« Oui, vous, » dis-je.

« Moi... mais dites-vous que vous me voulez, moi… ah !! » Elle avait été un peu lente à comprendre ce que je sous-entendais, mais Aura l’avait finalement réalisée.

Et en vue de la façon dont son visage rougissait, il ne faisait aucun doute qu’elle avait très bien compris ce dont je parlais.

« C’est bien ça. Alors, laissez-moi vous enlacer, » dis-je.

« Ne plaisantez pas avec moi, plutôt que de prendre le titre de vicomte et plutôt qu’accepter les terres…, » commença Aura.

« Je ne plaisante nullement. Vous êtes une gentille fille. Et une fille telle que vous est une récompense appropriée pour moi, » répondis-je.

« ... dites-vous cela sérieusement ? » demanda-t-elle.

« Je suis sérieux, » j’avais à nouveau immédiatement répondu.

Le visage rouge d’Aura avait encore plus rougi.

Elle avait rougi et était devenue par la même occasion agitée.

C’était un peu vexant. Ce n’était pas comme si elle n’aimait pas l’idée, alors j’avais porté Aura comme si vous portiez une princesse.

« Où est la pièce qui a un lit ? » demandai-je.

« Eh, euh !? » s’exclama-t-elle.

« Où est-ce ? » demandai-je.

« Euh ! Il faut aller à gauche, » répondit-elle finalement.

« Allons-y ! » dis-je.

Tout en tenant Aura dans mes bras, j’avais marché avec force.

Au moment où nous étions sortis, nous avions rencontré des serviteurs dans le couloir.

Les majordomes et les servantes m’avaient regardé avec un visage surpris.

Aura avait couvert son visage avec ses mains. On dirait qu’elle était trop embarrassée qu’elle eût voulu mourir.

« Hmm…, » commença-t-elle.

« Quoi ? Même si vous dites maintenant que vous ne le faites pas…, » commençai-je.

« Depuis que vous m’avez sauvé, je me suis rendu compte que je vous aimais, » Aura avait dit cela avec une voix aussi faible que le vol d’un moustique. La façon dont elle avait dit ça tout en couvrant son visage était si dangereusement mignonne.

J’avais emmené Aura dans la pièce où il y avait un lit et je l’avais « prise » en tant que récompense.

☆☆☆

Dans l’obscurité, de petits monstres de lézards se tortillaient. Les lézards s’étaient rassemblés à un moment donné en ce lieu.

Avec cette brume sombre comme point central, cela donnait l’impression qu’un trou noir était présent.

Les lézards étaient venus là et avaient sauté dedans, les uns après les autres.

Après cela, le trou noir s’était graduellement agrandi, il était devenu plus gros chaque fois que des petits lézards avaient sauté dedans.

Cela s’était ainsi répété pendant toute la journée.

La brume noire s’était finalement matérialisée et elle s’était brisée comme si elle avait été un œuf.

« Kuhoaa! »

Un lézard était sorti depuis cet endroit-là.

La chose qui était sortie de l’œuf cassé était Aerine sous sa forme de lézard. Cependant, son apparence était petite. Elle avait tout simplement la taille d’un enfant.

Le visage d’Aerine était empli de haine.

« Cet homme... je ne lui pardonnerai pas, je ne lui pardonnerai jamais ! » Les mots qu’elle crachait étaient aussi remplis de haine. « Je vais le torturer, et torturer ceux qui l’entourent... Je le tuerai lentement afin qu’il regrette d’être vivant ! »

Avec des yeux injectés de sang, une forte volonté pourrait être ressentie dans la déclaration qui annonçait qu’elle ferait n’importe quoi pour que cela puisse être fait.

« ... »

Un homme était apparu sans provoquer le moindre son.

Alors qu’il portait une tenue noire, l’homme avait l’apparence d’un assassin.

« Toi, tu es venu au bon moment, » s’exclama Aerine.

On dirait qu’Aerine et l’homme se connaissent.

Ce n’était pas comme si sa haine avait complètement disparu, mais elle avait diminué quand elle avait vu l’homme.

« Ramène-moi avec toi, et quand j’aurais retrouvé ma force, cet homme…, » sans attendre qu’Aerine finisse de parler, l’homme la perça avec sa main.

Il la transperça violemment sans même la moindre présence d’une arme.

Sa main transperça le corps d’Aerine. La main couverte de sang avait des ongles tranchants, et elle ne ressemblait pas à celle d’un humain.

« Kaha! … Pourquoi !? » demanda-t-elle.

« Tu sais, tu n’as pas l’air de perdre ta haine, » l’homme avait déclaré ça avec un ton impitoyable. « Celui qui ne peut pas être contrôlé sera détruit. »

« Même si... je…, » balbutia-t-elle.

« Dommage ! » L’homme avait utilisé sa main restante et l’avait planté dans le corps d’Aerine avant de la déchirer en deux.

Aerine qui venait de se régénérer avait été déchiquetée en deux morceaux, et cette fois, elle était vraiment morte.

L’homme ne la regarda plus après ça, et il se tourna vers l’autre côté comme s’il avait perdu tout intérêt pour elle.

« D’avoir été capable de s’occuper d’Aerine comme si elle était une enfant, il est plus fort que prévu, » contrairement à ses paroles d’avant, un peu de faiblesse pouvait être ressentie avec ses mots. « Nous sommes plus forts que quiconque, mais il ne peut probablement plus être arrêté dans un “un contre un”. »

Après avoir murmuré ça, il laissa échapper un soupir.

« L’homme qui a été capable de faire de l’Épée Démoniaque sa subordonnée... l’homme qui a même pu donner naissance à une nouvelle Épée Démoniaque. Je dois faire en sorte que personne ne soit impliqué avec lui, » tout en disant cela, l’homme avait disparu dans l’obscurité.

Dans un endroit où Kakeru n’était pas présent, l’obscurité avait décidé de changer radicalement ses mouvements.

***

Chapitre 70 : Le Mur des Probabilités

Il s’agissait de l’après-midi et nous nous trouvions dans le salon.

J’étais assis face à Delphina, et Hikari nous regardait tout en serrant le Chibi Dragon.

« Sais-tu que j’ai des terres à Comotoria ? » demandai-je.

« Tout à fait, je sais également que ces terres ont augmenté dernièrement, » répondit-elle.

« Comme prévu de ta part, tes oreilles entendent tout et elles sont très rapides, » dis-je.

« L’information est après tout, la base du commerce, » répondit-elle.

« Ces terres, je te les laisse, » dis-je.

« D’accord, » répondit-elle. Les yeux de Delphina brillaient. Ils étaient comme ceux d’un prédateur qui regardait sa proie. « Me les laissez-vous vraiment ? »

« Oui, je vais tout te laisser, » dis-je.

« Les taxes également ? » demanda Delphina.

« Je vais te donner toute autorité dessus, » dis-je.

« Pour être sûre, je vais demander ceci. Est-ce que vous savez combien de terre vous avez ? » demanda-t-elle.

« Je ne sais pas du tout, » dis-je.

Delphina se mit alors à rire. C’est un rire qui disait, « avec un tel gars, on ne peut pas y faire grand-chose de plus », et je ne savais pas si elle était étonnée ou quoi.

« Si oui…, » commença-t-elle.

« Quoi que ce soit je te les laisse, » dis-je.

« Hein !? » Delphina avait été surprise. Elle avait fait un visage qui indiquait qu’elle avait été prise par surprise.

« Quoi que ce soit, Hmm, » commença-t-elle à réfléchir.

« Ah, je vais tout te laisser. Je parle également de la gestion. Et bien sûr, s’il y a du profit, je te le laisse également, » dis-je.

« Hein !? » Delphina avait été de plus en plus surprise. Elle avait été plus surprise que juste avant.

« Q-Qu’est-ce que vous complotez ? En faisant cela, vous n’obtiendrez pas…, » commença Delphina.

« Ma femme deviendrait ainsi plus forte, » j’avais interrompu ce que Delphina s’apprêtait à dire. « Y a-t-il un plus grand gain que cela ? »

« ... vous, vous êtes toujours comme ça, » murmura-t-elle.

Delphina bouda un peu.

Son visage quand elle boudait était mignon, mais je devrais laisser ça pendant la nuit.

« Le ferais-tu ? » demandai-je.

« Je le ferai... Je ne vous laisserai rien dire si vous regrettez ça plus tard, » déclara Delphina.

« Que regretterais-je ? » demandai-je.

« À propos de moi, avez-vous oublié la promesse comme quoi vous comptiez m’acheter ? » répondit Delphina.

Je l’avais regardée avec intensité. Quoi ? À propos de ça, hein !?

« Je n’ai pas oublié à propos de cette promesse. C’est inclus dedans. Cela te fait devenir une femme qui ne peut être achetée par quiconque dans ce monde autre que moi, » dis-je.

« … Je comprends, » après avoir dit ça, Delphina quitta la pièce.

Au moment où elle partait, il y avait un sourire sur ses lèvres. Eh bien, je pouvais tout à fait lui laisser quelque chose comme des terres ou du territoire.

« Papa ! » Hikari était venue à moi tout en serrant le Chibi Dragon. Elle souriait et marchait avec son petit trot. Elle était si belle qu’on ne pouvait rien faire face à ça.

« Qu’est-ce qu’il y a, Hikari ? » demandai-je.

« Hmmm, Papa, es-tu libre maintenant ? » demanda Hikari.

« Oui, j’ai du temps libre, » dis-je.

* Toc Toc*, il y avait un coup qui avait été frappé sur la porte.

Le mot « Ah ! » était alors sorti de la bouche de Hikari.

« Qui est-ce ? » demandai-je.

« C’est Nana. »

« Tu peux entrer, » dis-je.

La porte s’ouvrit et Nana entra dans la pièce.

Elle était apparue dans son armure habituelle, avec sa longue épée pendante de sa taille.

Contrairement à Delphina, Nana avait commencé à me parler en se tenant devant moi. « Êtes-vous maintenant dans votre temps libre ? »

« … Oui, » dis-je.

J’avais regardé Hikari. Tout en serrant le Chibi Dragon, Hikari était retournée à l’endroit où elle se tenait auparavant avec de mignons petits pas.

Je devrais me rattraper plus tard, pensais-je, alors que je regardais Nana. « Que se passe-t-il ? »

« Je suis venue vous faire un rapport concernant l’entraînement des esclaves-soldats, » annonça Nana.

« Ahh ! » m’exclamai-je.

« 14 filles ont été blessées dans une simulation de bataille hier, et l’une d’entre elles ne serait complètement guérie qu’après un mois. Je pense que l’entraînement ne serait pas vraiment bon pour elle pendant un moment, » déclara Nana.

« Et la formation en elle-même ? » demandai-je.

« Ça se passe comme prévu. Si Monseigneur les menait, elles seraient capables de se battre contre des ennemis avec le même nombre d’individus, » répondit Nana.

Ça veut dire qu’elles ne sont pas encore vraiment optimums, pensai-je.

Le nombre d’esclaves-soldats en ce moment était de 200, et si elles étaient capables de se battre contre 200 autres soldats avec moi à l’avant-garde, cela voulait dire que ce n’était vraiment pas bon.

« S’il vous plaît, continuez l’entraînement, » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

« Ahh, et aussi, » commençai-je.

J’avais ouvert mon entrepôt dans une dimension différente. J’avais sorti une boule magique blanche de là-bas.

« Utilise ça sur celle qui a été lourdement blessée. Elle devrait être guérie en un instant, » dis-je.

« J’ai compris, » répondit Nana en prenant la boule magique et en sortant de la pièce.

« Papa ! » encore une fois, Hikari était venue me voir. Elle se tenait devant moi, regarda la porte un instant, puis commença à parler. « Euh, récemment, nous n’avons pas joué très souvent. »

« Ah, c’est vrai qu’en y pensant, » dis-je.

« Quand partons-nous ? » demanda-t-elle.

Ce n’est pas comme si je l’avais fait exprès. C’était juste que j’y allais seul tous les jours pour gagner le bonus de connexion. Et donc, je n’étais pas allé là-bas avec Hikari pour effectuer le tirage au sort.

Je vois, elle veut y aller afin de tenter sa chance, pensai-je.

« Bon, allons-y aujourd’hui, » dis-je.

« Vraiment !? » s’exclama Hikari alors qu’un sourire avait fleuri sur son visage.

Hikari qui était vraiment à son très bel âge m’avait laissé voir le sourire le plus mignon du monde.

Et puis, un * toc toc * put être entendu en provenance de la porte.

Hikari avait manifestement fait un visage déçu, et Miyu était entrée par la porte ouverte.

« Maître, les messagers du Royaume de Calamba sont venus. Ils disent qu’ils sont l’envoyé par la reine, » dis-je.

« Des messagers de Rica, Hmm, » dis-je.

Hikari avait fait un visage triste, mais mature qui écoutait correctement, et avait essayé de retourner là où elle venait.

« Hikari, attends une minute, » dis-je.

« Papa ? » demanda Hikari.

« Miyu. Fais-les attendre, » dis-je.

« D’accord, je comprends, » déclara Miyu avant de quitter la pièce. Je pouvais entendre ses pas précipités s’en aller.

« Papa ? » demanda Hikari.

« Allons-y, » dis-je en prenant sa main et en lui faisant un sourire.

« D’accord, » répondit-elle.

Et, nous avions commencé à marcher. Après avoir souhaité aller à la loterie, nous avions fait un pas ensemble.

La scène autour de nous avait changé en un instant, et nous étions arrivés à l’endroit où se trouvait la loterie.

Et à ce moment exact, j’avais vu l’homme avant qu’il ne sorte.

C’était l’homme qui était venu du même monde qui avait eu des compétences de tentacules après avoir tiré au sort le même jour que je l’avais fait.

En raison de toujours avoir beaucoup de billets de loterie, l’homme m’avait laissé une certaine impression.

« Bienvenue, » annonça la femme de la loterie avec son sourire habituel.

Moi, Hikari, et Éléanore nous nous trouvions devant elle.

Éléanore qui pour une raison inconnue reprenait sa forme humaine ici, et Hikari qui l’avait immédiatement enlacée en la voyant.

J’avais alors demandé au personnel de la loterie. « Vis-à-vis de l’homme plus tôt qu’elles ont été ses résultats ? »

« Eh bien, assez correct. Il a apporté environ 120 billets de loterie et a touché des récompenses assez décemment, » répondit-elle.

« 120 billets ! Comme d’habitude, cette personne est tellement folle quant à ses réalisations, » dis-je.

« Oui, il est toujours incroyable, » rajouta-t-elle.

« Dans mon cas, je n’ai que ça, » dis-je.

J’avais sorti les billets de loterie. Après avoir rassemblé des esclaves soldats et certaines choses, c’était les vingt billets de loterie que j’avais obtenus en utilisant de l’argent.

Et puis, j’avais remarqué quelque chose.

Derrière la femme, la liste des prix de loterie avait changé.

J’avais regardé fixement le panneau.

– Prix de participation : Boule magique (Blanche)

– Cinquième Prix : Boule magique (Noire)

– Quatrième prix : Attaque supplémentaire 1 %, 3 fois

– Troisième prix : Attaque supplémentaire 3 %, 3 fois

– Deuxième prix : Attaque supplémentaire 10 %, 3 fois

– Premier prix : Attaque supplémentaire 100 %, non inclus dans les 3 fois

Les prix avaient beaucoup changé. Des choses similaires étaient alignées là.

Ce modèle, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu.

J’avais regardé la femme du personnel et j’avais demandé. « Les prix ont changé, n’est-ce pas ? »

« Oui. Récemment, un nouveau roi règne dans le Royaume Comotoria, » répondit-elle. « Pour cette raison, les affaires nationales de Comotoria ont été normalisées. Un énorme événement s’était produit, de sorte qu’afin de fêter cela, il y a cette loterie limitée. »

Comme je l’avais pensé, c’était bien ça. C’était la même chose que j’avais eue avec la capacité de prêt avant aujourd’hui.

C’était le même modèle quand le papier-monnaie avait été introduit par Mercury, et puisque le roi de Comotoria avait changé, ils avaient fait une loterie limitée pour commémorer cela. C’était la même chose.

En passant, en regardant attentivement les prix, la position des boules magiques noires et blanches avait changé, je me demande si cela était aussi quelque chose de limité.

« Et, vous ne le croiriez pas, mais en ce moment, du deuxième au quatrième prix, ils ont trois fois plus la probabilité de sortir ! » dit-elle.

« N’y a-t-il donc rien pour le premier prix ? » demandai-je.

« Il n’y a rien pour le premier prix ! Ce n’est quand même pas pour rien le premier prix, » répondit-elle.

« Je vois mieux maintenant, » dis-je. J’avais hoché la tête, puis j’avais donné les billets de loterie à la femme.

« Oui, avec 20 tickets, cela fera 22 tirages. Qui va les jouer ? » demanda-t-elle.

« Qui veut ? » dis-je en me tournant et en demandant à Éléanore et Hikari.

Hikari réfléchit un moment et déclara ça en se cramponnant à Éléanore. « Toutes les deux ! »

« On ne peut pas y faire grand-chose, hehe, » dis-je.

Les deux filles se placèrent ensemble devant la machine à loterie, elles se positionnèrent sur le marchepied préparé par la femme du personnel et elles tinrent le manche de la machine à loterie.

« Un-deux-trois, » dis-je.

Et elles tirèrent en même temps sur le levier.

*GaraGaraGara*, *Poton*.

Blanche, blanche, blanche, noire, blanche, noire...

La plupart des tirages étaient des échecs, et le cinquième prix sortait parfois.

Je m’en fichais de la loterie habituelle.

Mais là, j’avais regardé la liste des prix, et j’avais essayé d’imaginer leurs effets.

Je pouvais en quelque sorte les imaginer, alors je voulais gagner l’un d’entre eux, et essayer de le tester.

J’avais pensé : Quatrième prix, ne peux-tu pas venir ?

La 22e fois, la dernière balle…

Une boule dorée sortie de la machine.

La cloche sonna, * Garan *, * Garan *, un son retentit dans la pièce.

« Toutes nos félicitations ! Il s’agit du premier prix ! » s’exclama la femme du personnel.

« … Hein !? » j’étais très surpris.

J’avais regardé la liste des prix. Les mots « Attaque supplémentaire 100 % » dansaient très largement devant mes yeux.

Étonnamment, le premier prix avait franchi le mur des probabilités.

***

Chapitre 71 : Héros

Après ça, nous avions quitté la place de la loterie, et étions retournés à ma propriété sur le côté de mon manoir. Là, Nana entraînait les 200 esclaves-soldats.

Suivant les ordres de Nana, elles effectuaient des mouvements en coordination. Comparé à avant, cela semblait vraiment décent.

En voyant ça, je m’étais dit que je pourrais probablement les emmener sur les champs de bataille dans un proche avenir.

Eh bien, je ne suis pas venu pour cette raison aujourd’hui, pensai-je.

« Nana ! » dis-je.

« Monseigneur est venu jusqu’ici me voir. Que se passe-t-il ? » demanda Nana.

« Je veux tester quelque chose, viens avec moi, » dis-je.

« À vos ordres, » Nana répondit immédiatement.

En ordonnant aux soldats esclaves de prendre une pause ici, elle avait dégainé son épée longue et m’avait fait face.

J’aime cette partie de Nana.

La partie qui faisait que j’avais seulement dit « je veux tester quelque chose », mais elle avait tout de suite su qu’il s’agissait du fait de se battre contre moi.

J’avais dégainé Éléanore. Hikari était également à ma taille, mais pour tester, je devrais d’abord le faire avec Éléanore.

J’avais alors activé ma capacité d’attaque supplémentaire à 100 % que j’avais acquis en allant jouer à la loterie.

Selon l’explication du membre du personnel, ce n’était pas une arme ou un équipement, mais de quelque chose qui était utilisable sur les humains.

« Allons-y ! » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

J’avais frappé avec Éléanore d’en haut et j’étais entré en collision avec l’épée longue de Nana.

Les bruits des collisions firent écho, et les étincelles volèrent.

Tout en se protégeant avec son épée, Nana avait pris un peu de recul.

Elle avait bloqué l’attaque, et jusqu’à maintenant, c’était pareil à nos précédents combats.

L’étrange changement s’était produit juste après ça.

… Kiiin !

Un son d’épée semblable à mon attaque d’avant put être entendu une fois de plus.

Mais ce qui suivit fut un son complètement différent de quand son épée longue était entrée en collision avec Éléanore.

Za ! Za ! Za !

Est-ce qu’elle s’est détendue après avoir bloqué l’attaque, pensai-je. Nana avait fait trois pas en arrière après avoir subi l’impact.

Je pouvais voir la surprise présente sur son visage.

« Monseigneur, qu’est-ce que c’était maintenant !? » demanda Nana.

« C’est la chose que je voulais tester. Faisons-le plusieurs fois, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit Nana alors que son visage indiquait qu’elle était devenue plus sérieuse.

Elle avait été surprise un instant, et la compréhension était également venue en un instant.

Et, son positionnement s’était également fait en un instant.

J’avais continuellement attaqué, et Nana avait en permanence bloqué mes attaques. Elle avait compris qu’il y avait une attaque supplémentaire après chaque attaque, et avait donc ajusté sa manière de se défendre en prenant ça en compte.

J’attaquais et Nana bloquait.

J’avais à peu près compris les effets de l’attaque additionnelle 100 %. Environ une seconde après avoir attaqué, une attaque complètement identique apparaîtrait.

Si c’était une frappe de type tranchant, alors une attaque qui avait la même force apparaissait à l’endroit où la première frappe avait été effectuée.

« La suivante sera Hikari. Bloque-la, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit Nana.

Après avoir échangé avec Éléanore, j’avais attaqué cette fois-ci en utilisant Hikari. C’était pareil avec Hikari. Comme je l’avais pensé, l’attaque supplémentaire apparaissait après une seconde de délais.

J’avais ensuite rengainé Hikari.

« Maintenant, avec de la magie, allons-y ! » dis-je.

« D’accord, » répondit Nana.

J’avais utilisé la magie du feu que j’avais acquise après avoir touché par ce sort dans mon combat contre Almosso, et ainsi, une boule de feu s’était envolée vers Nana. Nana frappa avec son épée longue et trancha la boule de feu.

La boule de feu entaillée s’ouvrit totalement. Une seconde après ça, la même boule de flammes apparut, mais elle était également ouverte.

J’avais baissé la main et j’avais arrêté mon essai. « Bon, c’est assez ainsi. »

« Compris, » répondit Nana.

« J’ai à peu près compris le fonctionnement. Merci, Nana. Si je ne t’avais pas à mes côtés, je n’aurais pas pu aussi bien le tester, » déclarai-je.

« Je suis reconnaissante pour vos paroles, » déclara Nana.

« Désolé de t’avoir dérangé. Tu peux maintenant continuer la formation, » déclarai-je.

« À vos ordres, » répondit Nana.

Après avoir renvoyé Nana à sa tâche alors qu’elle avait légèrement baissé la tête, je quittai les lieux.

Je m’étais mis à réfléchir tout en marchant. Attaque additionnelle 100 %. Au début, quand j’ai vu son nom, je pensais que je pouvais simplement doubler ma force, mais après l’avoir utilisé, j’avais pu voir que ses effets étaient supérieurs à ce à quoi je m’attendais.

Des attaques physiques totalement identiques apparaissaient après une seconde, alors en l’utilisant avec certaines tactiques appropriées, ma force était plus que doublé.

C’était simple. Alors que les attaques supplémentaires apparaissaient, cela signifiait aussi que je pouvais reprendre mon souffle tout en attaquant continuellement mon adversaire.

La puissance de feu était peut-être doublée, mais les choses que je pouvais faire augmentaient. C’était donc ainsi.

« ... des attaques supplémentaires sont apparues ? » murmurai-je.

Je m’étais arrêté net, car à cet instant, une pensée avait surgi dans ma tête.

« Est-ce que “ça”...... peut aussi être doublé ? » murmurai-je.

☆☆☆

À l’intérieur de ma chambre à coucher, Mélissa gémissait alors qu’elle était sous mon corps.

Tout en attaquant Mélissa qui était nue, j’avais constamment demandé. « Comment est-ce que ça va, Mélissa ? Comment ça se passe ? »

« Je-je ne sais pas, je-je ne sais pas, c’est bizarre, » balbutia-t-elle en gémissant.

« Est-ce bizarre ? » demandai-je.

« C’est bizarre, je ne sais pas, mais c’est étrangeeee, » mi-frénétique, Mélissa déclara que c’était « bizarre ».

Je pouvais sentir des « vibrations » qui parcouraient son corps alors j’étais en elle.

C’était identique à quand j’avais frappé à l’aide de mon épée.

Il y avait également une « Attaque supplémentaire, 100 % » reproduisant les mouvements de mes hanches.

Les doubles impacts attaquèrent Mélissa, la rendant « bizarre », « je ne sais pas ». Une réponse claire n’était pas revenue, mais j’avais parfaitement compris le fonctionnement en l’expérimentant directement.

☆☆☆

Après deux heures, Mélissa était trempée et épuisée.

Couchée sur le lit, elle était totalement épuisée.

Cette fois-ci, cela avait seulement pris deux heures pour en arriver là.

Mélissa avait le surnom de la Sainte Immortelle, une femme dont l’endurance et la récupération étaient ridiculement élevés en comparaison des autres.

Pour le dire simplement, elle ne pouvait par mourir.

La dernière fois, quand j’avais finalement réussi à totalement l’épuisée, cela m’avait pris 24 heures. Et cette fois, il ne m’avait fallu que deux heures.

C’était probablement un type d’utilisation qui n’était pas prévu dans le manuel, mais... bon, l’Attaque additionnelle, 100 % étaient vraiment effrayante.

Je me demande s’il y a aussi d’autres utilisations possibles pour cette capacité, pensai-je. Je devrais organiser mes idées et les essayer une par une.

Pendant que je pensais à ça, Mélissa colla son corps contre le mien. Elle était épuisée et ne pouvait presque pas bouger, mais elle rampa sur le lit et tira sur mon corps pour pouvoir ainsi être contre moi.

La chaleur émanant de son corps me faisait du bien.

« Kakeru…, » murmura-t-elle.

« Oui. Est-ce que ton corps va bien ? » demandai-je.

« Je vais bientôt récupérer, alors attend un peu pour la suite, » déclara Mélissa.

Il n’y avait aucune force dans ses paroles, elle savait même que ses paroles étaient un peu vulgaires.

Malgré tout, Mélissa disait ça avec défi. On dirait qu’elle essayait vraiment de s’en remettre rapidement afin de me tenir pleinement compagnie.

« Toi, tu es vraiment trop mignonne, » dis-je.

« Q-Qu’est-ce que tu me dis si soudainement !? » s’exclama Mélissa. Mélissa rougissait de plus en plus après avoir entendu ça. Je pensais qu’elle devenait de plus en plus mignonne au fil des jours.

« Mais tu n’as pas besoin de te forcer. Tu n’as pas besoin d’en faire autant, » dis-je.

« Mais…, » répondit Mélissa.

« C’est très bien ainsi. Mais si tu veux vraiment en faire plus, je le ferais, » dis-je.

J’avais alors ouvert mon entrepôt dans une dimension différente, puis j’avais sorti une boule magique blanche et je l’avais utilisée sur Mélissa.

Il s’agissait d’un prix récupérable dans la loterie, un objet magique qui permettait une récupération complète et instantanée.

La boule magique avait brillé avant de fondre, enveloppant le corps de Mélissa d’une vive lumière.

« Quoi !? Mon corps… ma fatigue a disparu en un instant !? » s’écria Mélissa. Elle avait été très surprise, et en même temps, la force était revenue dans sa voix. La boule magique avait complètement restauré son endurance.

« La raison pour laquelle je n’ai pas fait plus, c’était à cause de la fatigue, » déclara Mélissa.

« Je vois... alors, allons-y, » dis-je.

Mélissa se colla encore plus contre moi, mais cette fois, elle m’avait dit en chuchotant. « Hmm~, Kakeru, c’est toujours la nuit, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est bien la nuit, » répondis-je.

« Le jour ne s’est pas encore totalement écoulé, et c’est encore la nuit, non ? » murmura-t-elle.

« Haha, » j’avais commencé à rire après m’être souvenu de ce qui s’est passé avant ça.

Il avait fallu la totalité de la journée la dernière fois (24 heures).

« Normalement, c’est encore la nuit, » déclarai-je.

« Fufufu, » pour une raison inconnue, Mélissa avait alors commencé à rire tout en étant joyeuse.

Elle avait repositionné son corps tout nu pour être collée face à moi, et m’avait caressé les joues avec bonheur.

« Qu’est-il arrivé ? » demandai-je.

« Je suis heureuse ! » répondit Mélissa.

« Je le sais, mais pourquoi ? » demandai-je.

« Tu sais, je viens de me rendre compte qu’avant ça, quand je me suis unie avec toi jusqu’à être épuisée, n’est-ce pas la même chose qui se déroule avec les couples normaux ? » demanda Mélissa.

« Eh bien, oui, à peu près, » dis-je.

« Je suis heureuse de ça, » répondit Mélissa. « Moi, quand je suis avec toi, je peux devenir une fille normale. Je pense que c’est bien d’être une fille normale. »

« Est-ce donc pour ça que tu es heureuse ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

Je ne comprends pas vraiment la raison, pensais-je, mais Mélissa semblait heureuse, alors peu importe.

« Ha ! » Mélissa s’exclama, et elle faisait un visage complexe.

« Qu’est-il arrivé !? » demandai-je.

« Je cherche maintenant un mot pour te décrire, » répondit-elle.

« Un mot pour me décrire ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Mélissa. « Invaincu sur les champs de bataille, pouvant résoudre divers énormes incidents, possède d’innombrables femmes. Il y a un mot qui décrit ce genre d’homme, mais je ne peux pas le trouver, c’est comme s’il était sur le bout de la langue. »

« Ahh, il y a des moments comme ça, avec des mots qui sont coincés dans la gorge, » dis-je.

Mélissa se mit à réfléchir tout en grognant et en inclinant la tête.

Après un moment, elle trouva sa réponse et elle me fit alors un visage amplié d’un large sourire. « C’est le mot Héros ! »

Un Héros.

La Sainte Immortelle que les gens admiraient avait dit que j’étais un Héros.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît.

Les commentaires sont fermés