J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 1

***

Chapitre 1 : Je suis un QUOIIII !?

Ah ! La vie... elle est si belle et pourtant si fragile.

N’est-ce pas un peu triste pour commencer une histoire ? Mais devinez qui vient de mourir.

Eh oui, moi ! Le personnage principal de l’histoire !

Oh ? Non, je ne me suis pas fait renverser par un camion...

Bon ! Laissez-moi vous parler de ma vie de mortel avant que je ne devienne ce que je suis en ce moment...

Donc, je suis né en tant que garçon dans une famille typique de travailleurs acharnés. Non, je ne suis pas japonais, je suis roumain. La bonne vieille Roumanie politiquement corrompue jusqu’à la moelle ! Eh bien, assez avec ces détails insignifiants... J’ai grandi dans la normalité. Je n’ai pas intimidé. Et je n’ai pas été non plus celui qui intimidait les autres. Je n’étais pas le gars sexy de la classe ni le gars dégoûtant qui n’arrêtait pas de chercher de l’or dans sa cavité nasale. J’étais... dans la moyenne. Je suis allé dans un lycée moyen. J’ai étudié à l’Université polytechnique de Bucarest et je suis devenu directeur commercial dans une entreprise de confiserie. Quoi ? Tous ceux qui se rendent dans une telle école ne finissent pas comme ingénieurs. Même si nous obtenions le diplôme, beaucoup d’entre nous se sont égarés dans des directions complètement inattendues, mais c’est la vie. Quoi qu’il en soit, pour échapper à mon ennui, j’ai acheté un bon ordinateur et j’ai commencé à jouer à des jeux. Et j’ai beaucoup joué... Je peux dire avec sérieux que ma collection était impressionnante ! Les bonnes vieilles ventes saisonnières m’avaient bien aidé !

Hm ? Certains d’entre vous se demandent si j’ai fini comme un vieil otaku effrayant. Eh bien, plus ou moins... Mon rire effectué lors de certaines scènes d’anime avait presque à chaque reprise fait peur à ma copine ! Néanmoins, avant que cet ange pur ne vole dans mes bras, j’ai atteint la condition pour devenir un sorcier ! En d’autres termes... Vierge à 30 ans...

Comment suis-je mort ? Eh bien, pendant qu’Alina faisait des courses avec sa mère pour une robe, puisque nous étions censés aller ensemble au mariage d’un ami, j’étais dans ma chambre en train de jouer à Ultrademon 3. Le jeu est apparu un mois auparavant, et c’était vraiment incroyable ! Eh bien, les technologies de 2023 font des merveilles quand il s’agit de graphiques, malheureusement, je n’étais pas assez riche pour posséder un ensemble de réalité virtuelle.

Pendant que je jouais, j’ai soudain entendu un grand bruit et je suis tout simplement mort...

Et j’étais là, à attendre ma belle... hein ? Je n’ai pas fini l’histoire ? Pff... stupide auteur.

Alors, la raison pour laquelle je suis mort, hein ? J’ai découvert qu’APRÈS que je sois mort de la part de deux âmes qui avait à peu près en même temps que moi quitté ce monde. Pendant que je jouais, un accident s’était produit devant mon immeuble. Un chauffeur de taxi avait percuté une voiture de police. Les conducteurs étaient morts sur le coup, mais le criminel que les policiers ont attrapé avait survécu sans une égratignure. Ce salaud s’était alors précipité dans mon immeuble après avoir volé les armes et les munitions des deux officiers se trouvant dans la voiture, l’un gravement blessé et l’autre mort lors de la collision. Il avait alors choisi une porte au hasard, avait tiré sur la serrure, était entré dans l’appartement, avait vidé le réfrigérateur, avait passé quelques appels et m’avait trouvé. Je ne l’avais pas entendu, car je jouais avec mes écouteurs. Je n’achèterai plus jamais de casque antibruit ! Quoi qu’il en soit, il avait paniqué et avait bien entendu fait la chose la plus stupide qu’on puisse imaginer, il m’avait tiré à bout portant à l’arrière de la tête.

« Je suis désolé, mec, je suis vraiment..., » avait dit le chauffeur de taxi qui s’excusait auprès du flic mort lors de la collision.

« Et moi, et moi ? » Je voulais crier ça, mais je m’étais abstenu. Ce n’était pas leur faute si le criminel était un fou...

*Soupir*, mais quoi encore ?

« Les enfants... venez ici ! » une voix nous avait alors appelés.

Une lumière vive était apparue devant moi. Sans m’inquiéter, je m’étais approché d’elle. Je n’avais pas beaucoup de regrets, j’aurais aimé pouvoir finir mon jeu et surtout... faire ma demande en mariage à Alina, ma petite amie. *Soupir*... Je suppose qu’il était temps de rencontrer mes jolies Valkyries. J’étais un chrétien orthodoxe, mais l’idée de belles jeunes filles de guerre venant me saluer pour m’emmener au Ciel sonnait bien... Ah~~, mes belles Valkyries !

La lumière avait disparu et il y avait eu que des ténèbres autour de moi...

« Hein ? Quoi ? Où ça ? Où sont mes Valkyries ? Un ange mignon serait aussi bienvenu... Je ne suis pas difficile... Euh ? Allô ? » avais-je crié. Cependant, il n’y avait que des ténèbres autour de moi.

« Est-ce ça ? » J’avais entendu la voix d’un étranger, d’un homme, venant de partout à la fois.

Cela m’avait fait sursauter.

« Allô ? Vous m’entendez ? ÉCHO !? » j’avais crié, mais je n’avais rien eu comme réponse...

« Ah ! Ça y est ! Incante ça... ici... euh non, ici... Je pense, » déclara l’homme encore une fois.

Il avait l’air vieux, mais alors, vraiment très vieux.

Euh...

J’avais entendu des chants bizarres et soudain, une explosion se fit entendre.

« ARGH ! » le vieil homme avait gémi en raison de la douleur.

« Vite ! Tuez-les avant qu’ils ne se répandent dans toute l’académie ! » cria un autre homme.

« Le diablotin ! Tuez le diablotin ! » cria un autre homme, puis j’entendis des sons d’épée et des cris de monstres venant de partout.

J’avais commencé à m’inquiéter.

Que se passe-t-il ? m’étais-je demandé pour moi-même.

J’écoutais la bataille, mais soit ils chantaient des mots bizarres, soit ils s’attaquaient à quelque chose d’inconnu. Les sons étaient étrangement familiers à ce que j’entendais auparavant dans mes jeux, mais en toute honnêteté, où étais-je ? L’enfer ? Le paradis ? Ai-je été ressuscité en tant que décolleté d’une belle jeune fille elfe ? Non ! Vu ma chance, il y avait une chance que je sois ressuscité comme étant les fesses d’un vieux !

*Soupir* « ... 99 bouteilles de lait sur le mur~ 99 bouteilles de lait ! Vous en prenez une, vous la balancez, 98 bouteilles de lait restent sur le mur ! » J’avais commencé à chanter une petite chanson pendant que j’écoutais un bruit de fond qui ressemblait à une étrange bataille entre un groupe de héros et une bande de monstres.

Après avoir atteint la 46e bouteille, les sons avaient cessé.

Hm ?

« Devrions-nous le casser ? C’est peut-être plus sûr de cette façon..., » avait dit l’un des hommes.

Oh, j’avais déjà vérifié quelque chose pendant tout ce temps, il n’y avait pas de femmes dans leur groupe, juste des hommes grincheux. J’avais un mauvais pressentiment...

« Non ! Absolument pas ! Nous pouvons le faire, il suffit de se concentrer..., » avait dit le vieil homme encore une fois en reprenant son souffle.

Il avait dû se fatiguer après tous ces chants.

Soudain, les choses s’étaient tues, et je n’avais plus rien entendu.

« Allô ? Y a quelqu’un ? Banane ! CHAT ! Dieu ? Maman ? » J’avais commencé à crier, mais rien et personne n’avait répondu.

J’avais de nouveau soupiré et j’avais attendu...

Puis c’était arrivé. Une lumière brillante avait brisé l’obscurité, et j’avais ouvert les yeux... mais ce qui m’avait salué n’était pas les belles montagnes rebondissantes d’une jeune fille elfe, mais la barbe blanche et touffue d’un vieil homme.

« AAAARGH! » avais-je crié.

« AAAA ! » avait crié les autres.

« AAAA! » avais-je crié.

« AAAA ! » avait crié les autres.

« AAAA! » avais-je crié.

Puis nous nous étions arrêtés...

« Où sont mes Valkyries ? Où suis-je ? Qui êtes-vous tous ? » j’avais commencé à demander ça et j’avais essayé de bouger, mais j’étais totalement paralysé.

J’avais regardé vers le bas, mais ce que j’avais vu n’était pas mes jambes, mais des symboles étranges gravés sur les dalles du sol et ce qui ressemblait au bas d’un cristal géant vert et flottant.

« Hein ? » avais-je haleté en voyant ça.

« Oh ! Vous voyez ! Je vous avais dit que ça marcherait ! » déclara le vieil homme à la barbe ridiculement longue.

« Hmph ! Je continue de dire que nous devrions l’écraser, » avait répliqué le grand type avec une grosse épée et habillé comme un grand guerrier musclé qu’on rencontre typiquement dans les jeux vidéo.

« N’importe quoi ! Quoiqu’il en soit, excusez-nous, Seigneur du Donjon ! Je suis le Haut Mage Tuberculus ! Voici mes associés, le Guerrier Berseker Angius et Maître Dompteur Paladinus le Troisième, » avait-il déclaré tout à coup.

« Euh..., » j’avais regardé à gauche et à droite, mais il semblait qu’il me parlait. « Moi ? Seigneur du Donjon ? Quel donjon ? Vous êtes sains d’esprit ou quoi ? » J’avais demandé ça et essayé d’incliner ma tête, mais pas possible... Je ne pouvais pas bouger.

« Oh, mon Dieu, est-ce que nous l’avons vraiment cassé ? » demanda Paladinus.

« Impossible ! » avait alors déclaré Tuberculus.

Ils avaient regardé le texte du chant une fois de plus. Cela avait été écrit sur un rouleau à l’ancienne, puis ils m’avaient regardé. Ils n’arrêtaient pas d’échanger des regards, ce qui me mettait mal à l’aise.

« Alors, euh..., » avais-je une nouvelle fois essayé de parler.

« Vous êtes le Seigneur du Donjon. Ou plus exactement, le noyau d’un donjon que nous avons fabriqué artificiellement à partir de divers noyaux de donjon détruits. Hm, je crois que nous avons peut-être fait une erreur quelque part, il semble que vous ne sachiez pas qui et ce que vous êtes... C’est troublant. Pour l’instant, essayez de vous adapter à votre environnement actuel. Nous reviendrons dans quelques heures et essayerons de répondre à toutes vos questions. À ce propos, s’il vous plaît, n’invoquez pas de monstres ? OK ? », il avait terminé son explication avec un sourire forcé typique que les politiciens du monde actuel affichaient habituellement.

« Je pense que oui…, » j’avais répondu, mais ses paroles m’avaient fait plus de 9000 dégâts sur ma santé mentale (référence à Cthulhu).

Et ainsi, j’avais été laissé seul dans une pièce complètement dévastée.

« Un Seigneur du Donjon... moi ? Je suis quoi maintenant ? » avais-je dit à haute voix un quart d’heure après leur départ.

Et c’est ainsi que j’avais commencé ma deuxième vie comme le noyau d’un donjon, le seul problème était que je n’étais pas vraiment un donjon...

***

Chapitre 2 : Mes statistiques, ma race, mon… dieu ?

Et voilà, les amis ! J’étais le noyau d’un donjon, une entité aussi connue sous le nom de Seigneur du Donjon, mais mon travail n’était pas de gérer un donjon, mais une école et les innombrables gamins bruyants qui couraient à l’intérieur... Je pouvais déjà sentir un mal de tête terrible et interminable qui n’attendait que le moment propice pour apparaître.

Le vieux a dit quelque chose à propos du fait d’invoquer des choses... Hm, je me demande ce qu’il voulait dire par là. Et plus important encore, qu’est-ce que je suis censé faire là ? m’étais-je demandé ça et par curiosité, je m’étais retourné.

Bien que je n’avais pas de cou à proprement parler, je pouvais facilement faire tourner ma tête dans la direction que je désirais en y pensant simplement. Alors que j’essayais de regarder dans la pièce dans l’espoir de trouver un miroir ou une surface réfléchissante, j’avais remarqué que je pouvais tourner à 360 degrés sans aucun problème !

Malheureusement, l’endroit avait été totalement saccagé. Là où se trouvait autrefois une grande bibliothèque, aujourd’hui, il n’y avait plus qu’une pile de morceaux de bois brisés avec le corps d’un gobelin mort coupé en deux. À côté de la fenêtre se trouvait ce que je pensais avoir été un bureau, mais ce n’était plus qu’un bureau en forme de charbon de bois à la suite d’un grand incendie. Hm, considérant tout le papier et les livres éparpillés autour de l’endroit, j’avais été surpris que toute cette pièce n’ait pas été réduite en cendres. Il y avait aussi quelques choses qui ressemblaient à des tentacules. Ils avaient des pointes et des ventouses sur eux comme les tentacules d’une pieuvre, mais qu’est-ce que cela ferait ici, sur la terre ferme ?

Sushi ? m’étais-je demandé.

C’est alors que j’avais regardé la créature sur le dessus de la bibliothèque détruite.

Un gobelin ? Comment le saurais-je ? Est-ce à cause de mon expérience de joueur ? Eh bien... techniquement parlant, un petit humanoïde à l’allure verdâtre, à longues oreilles, avec une massue est généralement dépeint comme un gobelin dans de nombreuses histoires. Arg... Je ne suis plus au Kansas... ni nulle part ailleurs sur Terre, j’avais réfléchi à ça et j’avais poussé un long soupir.

Tout en regardant dans la salle emplie de déchets, j’avais commencé à me demander si je pouvais ou non changer de point de vue. Ainsi, je pourrais aller regarder certains des livres épargnés par les flammes qui étaient éparpillées dans toute la zone. Je ne pouvais pas reconnaître les lettres, mais j’étais curieux à leur sujet. Peut-être qu’ils avaient une carte du monde ou une photo avec une elfe nue et sexy ! Mes espoirs se portaient sur cette dernière option.

C’est alors que ma vision s’était détachée de mon « corps ». C’était comme regarder autour de soi avec une caméra libre comme dans un jeu. C’était incroyable ! Mais alors je l’avais vu : mon corps... C’était un grand cristal vert flottant placé au centre de la pièce dévastée.

« J’imagine que je n’aurai plus besoin de trouver une bague de fiançailles... mais est-ce que cela serait même possible comme ça ? Mais euh..., probablement pas. Voici les “avantages” d’une réincarnation en tant que pierre flottante..., » avais-je déclaré ça en regardant le conteneur de mon âme et de mon esprit.

Avec un soupir, j’avais continué à flotter dans la pièce, mais c’était vraiment assez désordonné.

Je me demande si je peux ramasser un objet, m’étais-je dit ça en me souvenant de certains romans intéressants que j’avais lus sur le Web. Dans ces histoires, le personnage principal pouvait facilement saisir les choses avec son esprit.

Sans plus attendre, je m’étais approché d’un livre au hasard et je m’étais concentré. Si j’avais eu un front, vous pourriez alors voir les innombrables rides se former en conséquence. Mais le livre n’avait pas bougé. J’avais soupiré et j’avais finalement abandonné après le cinquième essai.

En regardant le livre, j’avais soudain eu l’impression de le voir comme quelque chose de différent de tout le reste, comme une sorte d’objet spécial, mais je ne savais pas quoi en faire. Produire un trou dans le sol avec mon regard n’avait pas l’air d’être une bonne idée, et je doutais franchement que je puisse le faire, alors j’avais décidé de me concentrer sur autre chose.

En pensant à ce que je pouvais faire, la meilleure chose à faire pour l’instant était d’attendre le retour des vieux. Peut-être qu’ils avaient une idée ou une sorte de manuel d’instructions, le guide du Seigneur du Donjon pour les nuls, première édition.

« J’aimerais avoir un menu de statut comme tu peux le trouver dans un jeu. Ce serait sympa..., » *Soupir*, en disant cela, j’avais fermé les yeux et puis j’avais entendu un petit bip à l’intérieur de mon esprit. « Hein ? » J’avais grogné et j’avais de nouveau ouvert mes yeux, même si, techniquement, je n’avais pas d’yeux.

Devant moi, il y avait quelque chose qui ressemblait à un écran de statut comme dans un jeu.

« Super... maintenant, je délire aussi ! » avais-je lâché cela en poussant un profond soupire. Néanmoins, j’avais regardé la fenêtre qui s’était ouverte devant moi.

[Nom] : <non spécifié> (souhaitez-vous choisir un nom maintenant ? : O/N)

[Espèce] : Seigneur du Donjon

[Race] : <aucune race sélectionnée pour l’instant> (souhaitez-vous choisir votre race ? : O/N)

[Niveau] : 1

[Force] : 0

[Agilité] : 0

[Intelligence] : 135

[Mana] : 670

[Régénération de mana] : 0,1 point par seconde.

[Points disponibles] : 0

[Corps alternatif] : 0, Max : 1

[Compétences] > Énumérer toutes les compétences ? O/N.

[Points de compétences disponibles] : 10

[Allégeance] : Dieu des gros seins !

[Conjoints] : Aucun

[Esclaves] : Aucun

[Animaux] : Aucun

[Larbins] : Aucun

...

« Qu’est-ce que... le..., » j’avais dit ça en regardant mes soi-disant statistiques.

Je pense que je peux en quelque sorte approuver toute cette histoire d’allégeance, mais j’ai l’impression que c’est plus une blague qu’autre chose. J’aime les gros seins et même ma petite amie, eh bien... la petite amie de ma vie antérieure a une belle paire, mais je ne suis pas particulièrement obsédé par la poitrine d’une femme ! pensai-je, mais je ne pouvais même pas crier ma frustration. C’était trop embarrassant, même si je n’étais qu’un simple cœur de donjon.

Soudain, j’avais réalisé quelque chose de très important. Je ne me souvenais pas de mon propre nom.

Je crois qu’elle s’appelait Alina, mais quel était le mien ? Cal... Ke... Andy ? Carl ? Larbin ? Arg..., pensai-je.

Peu importe à quel point j’avais essayé, je n’arrivais pas à m’en souvenir. Cela devait être dû au fait que j’étais passé par le cycle de réincarnation, mais cela m’avait fait me demander pourquoi je n’avais pas oublié les technologies avancées et ce genre d’autres choses que j’avais acquis au cours de ma vie précédente. Mon propre nom avait disparu de mes souvenirs, mais le reste était présent.

« Un prix à payer, peut-être ? » avais-je murmuré pour moi.

Après quelques minutes de plus à essayer de me souvenir, j’avais décidé de me concentrer sur le menu devant moi. Ça ressemblait à une blague, alors j’avais décidé de faire le bordel.

« Race. OK ! Voyons la liste ! » déclarai-je.

[Races disponibles]

  • Facile

  • Normal

  • Difficile

  • Ancien

  • Légendaire

  • Héroïque

  • Démoniaque

  • Ancestral

  • Demi-dieu

  • Divin

J’avais été surpris à la fois par les noms et le nombre d’options. Bien que cela soit un peu étrange que les trois premières sonnent plus comme un choix de difficulté, mais encore une fois, peut-être en tant que cœur de donjon, ma race était liée à ma difficulté. Eh bien ! Voyant l’aspect divin si brillant, j’avais décidé de choisir celui-là. Une fenêtre s’était ouverte devant mes yeux.

[Êtes-vous sûr de ce choix ? Cela ne peut pas être inversé.]

« Oui. »

[Êtes-vous vraiment, mais vraiment sûr de ça ?]

« Oui... »

[Êtes-vous vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment sûr de ça ?]

« Oui ! Oui ! Oui ! OUIIIIIIIIIIIIIIIII ! » J’avais crié cette fois-ci.

[Race] : Divin

[Nouvelles compétences ajoutées]

[Augmentation des points de statistiques de base]

[Augmentation du mana et de la régénération du mana]

[Nouvelles capacités ajoutées]

« Hm... intéressant, mais sans importance pour l’instant. Prochain arrêt ! Choisir mon nom ! » avais-je dit et si j’avais pu sourire, j’aurais eu ma bouche avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Dans chaque jeu, la décision la plus importante était de savoir comment nommer son personnage. J’avais toujours voulu quelque chose qui sonnait cool, mais facile à écrire. Je voulais quelque chose qui soit donc facilement prononçable par la plupart des personnes.

***

Chapitre 3 : Invocation d’un objet sacré !

Trois heures...

Il s’agissait de la durée pendant laquelle j’avais essayé de choisir un nom pour moi. J’avais passé en revue les noms normaux et simples puis j’étais passé à des noms que je n’entendais auparavant que dans les mangas ou les animés. Bien qu’il soit difficile d’accepter la vérité, mes goûts pour les noms étaient assez mauvais.

« Lil’Kitty-chan » avait été ma dernière tentative et après quelques secondes à imaginer le restant de ma nouvelle vie en utilisant un tel nom, j’étais devenu mortifié et j’avais laissé tomber.

*Soupir*... peut-être que je devrais laisser ça pour plus tard ? pensai-je.

Et avec cette dernière pensée, ma décision avait été gravée dans la pierre, et bien... du cristal dans mon cas.

Après avoir choisi la race Divine, je m’étais souvenu qu’on m’avait dit que j’avais acquis de nouvelles compétences. Ainsi, sans plus attendre, j’avais ouvert mon menu de statut et avais sélectionné mes compétences. Au lieu de ce menu, une autre fenêtre était apparue. Il s’agissait d’une simple liste avec des options sélectionnables :

[Liste des compétences]

Type :

[Attaque]

[Défense]

[Construction]

[Invocation]

[Compétences uniques] <actuellement indisponible>

Attaque !! J’avais crié dans mon esprit comme un enfant de dix ans en prétendant être une sorte de héros dans un jeu pour enfants.

[Compétences d’attaque]

Type :

[Magie]

[Arts martiaux] <actuellement indisponible> <requière un Corps humanoïde>

[Pièges]

Hm... De la magie, j’avais choisi cette option.

[Compétences magiques]

Élémentaire :

[Contrôle de la température] <en utilisant de manière constante des points de mana, on peut augmenter ou baisser la température dans une certaine zone. Commande vocale : Erst Nan Ork>

[Contrôle des flux de gaz] <En utilisant de manière constante des points de mana, on peut librement contrôler la direction et la vitesse de n’importe quel gaz spécifié. Commande vocale : Ayu Nan Ork>

[Contrôle du débit de fluide] <En utilisant de manière constante des points de mana, on peut librement contrôler la direction et la vitesse de tout fluide spécifié tant qu’il n’est pas présent à l’intérieur d’un organisme vivant. Commande vocale : Khor Nan Ork>

Intermédiaire :

[Boule de feu] <permet de créer une boule entièrement faite de mana et alimentée par le feu. Plus on met de mana dans ce sort, plus elle devient puissante. Commande vocale : Ashur Nav Es>

[Soumission d’Esclave] <en jetant ce sort sur un individu DISPOSÉ À LE DEVENIR, on peut changer leur statut d’esclave. L’esclave recevra la « Protection » du maître. L’esclave ne peut pas nuire au lanceur de sorts. L’esclave ne doit pas nuire à la personne sélectionnée comme MAÎTRE. L’esclave doit obéir aux ordres du MAÎTRE. Le non-respect de cette règle peut entraîner la PUNITION ou le DÉCÈS de l’esclave. Si vous lancez à nouveau ce sort sur l’esclave, ce statut sera supprimé. Commande vocale : Thon Or Non>

Pour un Seigneur du Donjon de niveau 1, ces compétences magiques n’étaient pas si mal, ou du moins, c’était ce que je croyais. Comme il n’y avait pas d’autres personnes de mon espèce avec lesquelles je pouvais me poser des questions ou me comparer, j’avais présumé que j’étais normal ou peut-être au moins inférieur à la moyenne. Si chaque Seigneur du Donjon avait l’opportunité de sélectionner la race Divine et de commencer avec de telles capacités, je doutais même d’être dans le premier top 1000 des débutants. J’étais le dernier à rejoindre le jeu, donc j’avais beaucoup de choses à rattraper.

Avec un soupir, j’avais fermé cette fenêtre et j’étais allé chercher les compétences [Construction].

[Compétences de construction]

Élémentaire :

[Créer une pièce avec <X> murs] <chaque mètre cube de la Zone créée consommeront 10 points de mana. Commande vocale : Clisk Ohs>

[Créer un plafond] <chaque mètre carré de surface créée dans la Zone consommera 5 points de mana. Commande vocale : Clisk Er>

[Détruire les Zones créées] <chaque mètre cube de la Zone détruite avec cette compétence consommera 20 Points de mana. Commande vocale : Pushar Tis>

Intermédiaire :

[Créer des meubles : <Sélection du Type>] <la consommation de mana dépend strictement du type de meubles créés. Commande vocale : Sunzin Ein>

[Créer un atelier avec : <Outils de base>] <la consommation de mana : 100 points. Commande vocale : Korel Kor Kor>

Il n’y avait pas grand-chose à regarder, et pour l’instant, je n’avais pas envie de vérifier mes compétences en matière de défense. J’avais cru qu’elles allaient être pathétiques et me décevoir. Il allait probablement y avoir un message du genre : Continuez à chercher, pas de compétences ici.

Puis, je m’étais vaguement rappelé avoir vu une légère différence dans mes autres statistiques. Curieux, j’étais retourné à l’écran principal des statistiques. Ce que j’avais vu alors avait fait tomber ma mâchoire au sol, bien sûr, cela aurait été le cas si j’en avais un en premier lieu.

[Niveau] : 1

[Force] : 0 +1000

[Agilité] : 0 +1000

[Intelligence] : 134 +1000

[Mana] : 7670

[Régénération de Mana] : 25 points de mana par seconde.

[Protection Divine] <en tant qu’entité divine, vous êtes protégé face à la plupart des attaques magiques et physiques. Les attaques élémentaires infligent 95 % moins de dégâts. Les attaques intermédiaires infligent 90 % de dégâts en moins. Les attaques avancées infligent 80 % de moins de dégâts. Les attaques des maîtres infligent 70 % de moins de dégâts. Les attaques héroïques infligent 60 % de moins de dégâts. Les attaques divines infligent 50 % moins de dégâts. >

[Aura Divin] <vous êtes enveloppé dans une aura de guérison divine avec un rayon de 10 mètres centré autour de votre corps pour tous ceux que vous percevez comme un Allié ou Neutre. Vous êtes enveloppé d’une Aura de Dommage Divin avec un rayon de 5 mètres autour de votre corps pour toute personne que vous percevez comme un ennemi. Les dommages induits sont déterminés par la quantité de mana déversée dans l’aura et le désir de l’entité divine. >

[Perception Divine] <vous pouvez maintenant voir et communiquer avec d’autres Dieux ou entités semblables à Dieu qui sont invisibles pour les mortels normaux ou immortels. Les performances de la Perception surnaturelle sont triplées. Vous pouvez maintenant interagir avec des entités spirituelles ou basées sur l’énergie. >

Comment ça, une petite différence ? Ces statistiques étaient MONSTRUEUSES ! Et qu’est-ce que c’était avec ces compétences divines ? C’était vraiment abusée comme des capacités pour les joueurs de haut niveau dans un MMORPG ou pour un Boss très puissant !

*Soupir*, sans aucun doute, ces compétences étaient le résultat de mon choix de la race Divine. Je suppose qu’il était sage de ma part d’avoir choisi celle-là, alors même que mon nom était encore en cours d’élaboration. Quant aux autres choses : Conjoint, esclaves, animaux et larbins, je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle ils étaient là en premier lieu. Tout cela m’avait fait ressembler à une sorte de pervers ou un truc louche comme dans un manga ou un anime.

Mais cela avait apporté un nouveau niveau d’excitation. Mes sorts actuels nécessitaient à peine du mana. Je pourrais probablement tous les lancer constamment pendant un certain temps sans me fatiguer.

D’accord, allons-y ! Faisons un test ! J’avais crié ça dans ma tête.

Après avoir choisi la compétence d’attaque : Boule de feu, j’avais crié « Ashur Nav Es ! »

...

Il ne s’était rien produit.

J’avais encore une fois crié, mais cette fois-ci, j’avais concentré un peu de mana. Cent points pour être exact. Immédiatement, les points avaient été déduits de ma réserve, et j’avais attendu avec des yeux pétillants que quelque chose explose dans la pièce.

...

Il ne s’était rien passé.

« Super... J’ai une compétence cassée qui m’est donc totalement inutile ! » Je m’étais alors plaint.

Sans un Maître de Jeu pour signaler le bug, j’avais renoncé à lancer d’autres techniques d’attaque.

Essayons d’invoquer. J’avais réfléchi, puis j’avais choisi ce groupe de compétences.

[Compétences d’invocation]

Niveau Débutant :

Hm, celui-ci s’appelle Débutant et non Élémentaire..., j’avais réfléchi à ça et j’avais continué à lire.

[Invocation un objet jeté] <invoque une pièce d’équipement laissée par des aventuriers errants dans tout le donjon. 10 points de mana. Commande vocale : Pon Pon Kyun>

[Invocation un monstre (Rang 1)] < invoque un monstre d’un rang égal ou inférieur au rang spécifié. Le monstre invoqué est loyal envers l’invocateur. 150 points de mana. Commande vocale : Shuin Asu Er>

[Invocation d’un Mini Boss (Rang 1)] <Lancement impossible. Il n’y a pas assez de Salles de Boss>

[Invocation d’un Boss (Rang 1)] <Lancement impossible. Il n’y a pas assez de Salles de Boss. Rang des Mini Boss Insuffisants dans le donjon. Nombre insuffisant de monstres tués. Minimum requis : 20>

Niveau intermédiaire :

[Invocation d’une pièce d’équipement aléatoire actuellement porté par les aventuriers] <une compétence unique utilisée seulement par les criminels les plus pervers. Aucun honorable Seigneur de Donjon n’utiliserait une telle compétence. Le coût en mana est de 1000 points. Les aventuriers actuellement présents : 7. Commande vocale : Colly Tos>

[Invocation d’un Allié] <les aventuriers qui ont formé un contrat avec le Seigneur du Donjon peuvent être convoqués au choix du Seigneur tant qu’ils se trouvent dans le donjon ou dans un rayon de 1 km de la sortie du donjon. Le coût en mana est de 250 points. Contrats actuels 0 : Commande vocale : Azer Nef Yer>

J’avais regardé les compétences, ou plus précisément la stupide compétence Colly Tos avec un coût anormal de mana. Je me demandais s’il y avait une différence entre cette compétence unique et les autres, mais pour une raison quelconque, la description m’avait vraiment ennuyé. En d’autres termes, si je jetais le sort, je finirais comme un pervers, mais en y pensant logiquement, si les aventuriers venaient d’entrer dans le donjon, et que j’avais confiance en mes compétences, alors je pouvais réduire leur capacité de combat en invoquant une pièce de leur équipement. Par exemple, si j’étais chanceux et que j’avais l’épée du chevalier, alors il serait perdu et pourrait même mourir s’il n’était pas capable de se protéger des monstres. Par conséquent, je ne pouvais pas voir cela comme une si mauvaise compétence. Avec la quantité folle de régénération de mana que j’avais, je doutais d’avoir à craindre d’en manquer avant qu’ils ne m’atteignent et je les ai tous déshabillés.

En y pensant, si le groupe n’était composé que d’aventurières, cette compétence serait certainement une attaque directe contre leur virginité.

C’est peut-être la raison pour laquelle les dieux de ce monde ont décidé de lui offrir une description aussi merdique ? pensais-je

Mais..., avec un petit sourire, j’avais décidé d’essayer. De toute façon quel mal y avait-il ?

« Colly Tos ! » J’avais crié ça et je m’étais concentré sur le sol devant moi.

Ma réserve de mana avait été réduite de 1000 points, et le sort avait été lancé. Devant moi, une lumière brillante était apparue, puis une pièce d’équipement avait été retirée à l’un des sept aventuriers qui parcouraient mon donjon et cela l’avait placée devant moi.

« OOOH! » avais-je crié en regardant l’effet du sort avec des yeux écarquillés.

C’était le premier sort qui avait fonctionné depuis que je m’étais réincarné dans ce monde. Je m’attendais à une épée ou peut-être un protège-bras, quelque chose d’intéressant, mais ce que j’avais eu à la place était au-delà de mes attentes.

Le vêtement devant moi avait été vénéré par beaucoup comme un objet sacré, la seule chose qui avait fait perdre à beaucoup d’hommes pervers leur emprise sur la réalité. C’était aussi une arme secrète souvent utilisée avec grand succès par celle avec le titre de : Amante. C’était une culotte blanche et soyeuse avec des broderies à froufrous sur les bords.

Je l’avais regardé avec stupeur alors que les engrenages dentelés dans mon esprit grinçaient. Le processeur s’était finalement arrêté. L’usine s’était mise en surcharge et avait cessé de fonctionner.

Et puis c’était arrivé...

[Titre obtenu : Voleur de Petites Culottes] <Voulez-vous appliquer le titre ? O/N>

Avec un regard vide, j’avais sélectionné « Non » et j’avais fermé la fenêtre.

« Le Colly Tos est stupide et inutile..., » murmurai-je.

Mon mana avait à nouveau été drainé par 1000 points de plus et devant moi, quelque chose d’autre était apparu. Cette fois, il s’agissait d’un soutien-gorge blanc à froufrous...

***

Chapitre 4 : Pervers-kun

Le pervers connu sous le nom de « Voleur de Petites Culottes » avait été appréhendé devant l’Académie de magie et était maintenant arrêté par la police locale !

Telles étaient mes pensées quand je regardais les deux objets sacrés apportés devant moi par la compétence inutile de Colly Tos. En fait, attends un peu... il faut de la magie, donc plutôt qu’une compétence, il serait beaucoup plus correct de la définir comme un sort. Quoi qu’il en soit, la prochaine fois, je tiendrai compte des avertissements. Je ne voulais pas d’une mise à jour vers un titre déjà inutile et nuisible à la réputation : Voleur de Petites Culottes. Franchement, qui, avec un peu de bon sens, utiliserait une telle chose ?

« Je suppose que l’un des sept aventuriers est une femme, mais en regardant la taille... hm, » avais-je dit en analysant le tissu.

La taille de la poitrine était probablement autour d’un B, peut-être C, mais la petite culotte avait l’air un peu petite. Si je ne me trompais pas, je les avais enlevés à une splendide elfe, à un travesti ou à une adolescente. À l’exception du premier, cela pourrait leur infliger à tous de terribles dommages mentaux s’ils découvraient qui avait volé leurs précieux sous-vêtements.

« Pour l’instant, essayons de cacher ces choses ? Euh... comment je les soulève maintenant ? » je me l’étais demandé de vive voix, et si j’avais une tête, elle se serait légèrement inclinée vers la droite.

Je m’étais souvenu à ce moment-là des points de compétences. J’en avais encore une dizaine. L’ouverture de mon menu d’état avait confirmé ce fait.

[Points de compétences disponibles] : 10

« Hm... Je me demande..., » avais-je murmuré en regardant le menu.

La dernière fois que j’avais ouvert le menu des compétences, il n’y avait pas de compétences sans points. Soit je devais les découvrir par le processus d’essai et d’erreur, soit je devais trouver une sorte de menu secret.

« Hm... »

Il n’y avait pas d’option cachée aussi loin de ce que je pouvais voir. Le va-et-vient entre les deux menus n’avait pas révélé grand-chose, mais je m’étais souvenu que ce monde ne suivait pas les mêmes règles statiques et incassables du monde virtuel dans un jeu. C’était le monde réel.

« Alors peut-être..., » avais-je en fixant intensément les fenêtres. « Montre-moi toutes les compétences ! » avais-je dit, mais il ne s’était rien passé.

J’avais grogné.

« Affiche-moi ton menu caché ! » avais-je encore crié.

Rien.

« Banane ! »

Ne fonctionne pas...

« Pour l’amour du bien, montre-moi quelque chose, espèce d’idiot de menu ! » avais-je crié de colère.

Et bien sûr, rien.

J’avais soupiré et j’avais fermé les fenêtres.

Comment suis-je censé utiliser ces stupides points de compétence ? Je m’étais demandé ça et en regardant dans la pièce, j’avais vu le livre que j’avais essayé de ramasser plus tôt.

« Absorption..., » avais-je dit sans faire attention.

Franchement, rien n’avait traversé ma grosse tête vide de cristal quand j’avais dit ce mot. J’avais peut-être repensé à ces romans intéressants que j’avais lus un jour. Certains personnages pouvaient absorber complètement le livre, d’autres pouvaient immédiatement le lire par un simple contact, et puis il y avait ceux qui les mangeaient simplement et obtenaient l’information écrite à l’intérieur. Je n’avais vraiment aucune idée de la façon dont ces choses fonctionnaient réellement. Ce dernier type avait-il des yeux à l’intérieur de l’estomac ? Que se passerait-il s’ils mangeaient un magazine porno ?

Cependant, il se trouvait que mon ordre avait fonctionné.

Le livre avait été entouré d’un éclair de lumière et ensuite absorbé dans le sol. Ce que je savais ensuite, c’était que je tenais le livre dans mon corps de cristal. C’était plutôt bizarre, comme si vous étiez conscient de l’existence de votre estomac. Vous y aviez simplement pensé, et vous saviez qu’il y avait là, quelque part, un sac de chair contenant de la nourriture et des acides gastriques.

En fermant les yeux, j’étais retourné à l’endroit où j’étais apparu pour la première fois en me réincarnant dans ce monde. C’était en moi, et là, j’avais vu le livre. À l’intérieur de ce lieu, j’avais conservé mon corps humain que j’avais avant de me réincarner, quelque chose comme une manifestation physique de moi-même. Bien sûr, j’étais à poil, mais ce n’était pas important.

En tendant la main, j’avais pris le livre dans mes mains et je l’avais ouvert. Une étrange lumière blanche m’entourait, moi et le livre, ce qui me permettait de bien voir à l’intérieur de cette obscurité sans fin.

Maintenant que j’y pense, quand je suis venu au monde pour la première fois, je ne me souviens pas avoir vu mon corps ou quoi que ce soit d’autre par ici. Pourquoi est-ce que je peux le voir maintenant ? Je me demandais ça tout en regardant ma main, je l’avais contracté, en essayant de voir si tout fonctionnait, puis j’avais regardé le livre.

« Cool ! » avais-je dit sans poursuivre le débat sur le sujet précédent.

Quand je l’avais ouvert à la première page, une fenêtre d’option était apparue devant moi.

{Vous pouvez maintenant apprendre le contenu de ce livre en le désintégrant en énergie informationnelle. Si vous ne souhaitez pas le détruire, vous pouvez échanger 3000 points de mana pour obtenir le même résultat en le copiant avec de la magie.}

Je n’avais pas pu me résoudre à détruire le livre. Il y avait aussi la possibilité que les vieux m’ennuient à cause de cela. Voyant que ma réserve de mana était plutôt grande, j’avais décidé d’utiliser cette dernière option au lieu de détruire le livre.

« Apprentissage ! », avais-je, et la compétence s’était activée.

3000 points de mana avaient été soustraits des 6125 qui me restaient. Je suppose que j’en avais régénéré deux ou trois entre temps.

Ce qui s’était passé ensuite avait été plutôt surprenant. À l’instant où cette compétence inconnue s’était activée, le livre avait été recouvert d’une lumière vive, puis une copie avait été formée à partir de mon mana. Je l’avais regardée avec une grande surprise, mais le double n’avait pas duré longtemps. Il s’était transformé en ce que je ne pouvais décrire que comme de la poussière de fée dorée. Cela s’était dispersé dans l’obscurité autour de moi et avait volé pendant quelques secondes avant d’être complètement absorbé par elle.

Wôw ! J’avais été surpris.

[Compétence apprise : Télékinésie] <pour acquérir cette compétence en tant que compétence active, vous devez utiliser 5 points de compétence.>

Attendre quoi ? 5 points ? Je n’en ai que 10, mais... Télékinésie semble utile, peut-être que c’est similaire à avoir une capacité psychique ? Je me demande de quoi il s’agit en fait. Comment ça marche ? Je me l’étais demandé et puis comme un ordre, l’obscurité autour de moi avait répondu, me montrant des pages écrites à l’intérieur du livre, mais cette fois dans ma langue.

Surpris, j’avais commencé à lire les pages, mais je comprenais déjà et connaissais le contenu d’un seul coup d’œil. Compte tenu du fait que j’avais absorbé le livre, cela devait être semblable au fait d’avoir toujours un smartphone sur soi. Si vous aviez besoin d’informations, vous pouviez simplement aller sur le net et utiliser un moteur de recherche.

« Donc, d’après ce que je peux comprendre, ce sort est en fait la même chose qu’une capacité psychique très faible. Si je me souviens bien, sur Terre, il y avait le concept de capacité psychique et la télékinésie était l’une de ces capacités, mais elle avait différents niveaux de pouvoir. Le plus petit permettait simplement de faire déplacer de petits objets, mais les versions avancées pouvaient même écraser des atomes en particules élémentaires. Cependant, ce sort n’est pas comme ça. Il créait une aura de mana, qui est ensuite utilisée comme membre supplémentaire. Alors, je pourrais créer des mains avec le pouvoir de l’esprit, et utiliser les mains pour agresser les filles ! J’ai compris ! Je veux dire... attends, non ! Pas la dernière partie... c’est pour utiliser des mains pour ramasser des choses utiles ! Oui ! » avais-je dit après avoir corrigé mon erreur.

Pourtant, il y avait un autre problème dans toute cette affaire : les points.

Au départ, j’avais 10 points à investir dans les compétences, mais sur l’ensemble, j’en aurais consommé 5... Choisir la race divine ne m’avait pas donné de points supplémentaires à dépenser. J’avais donc dû supposer que je ne pouvais gagner que par le fait de monter de niveaux. Vu la progression de la plupart des jeux, il se pouvait que je n’obtienne qu’un seul point de ce genre après avoir atteint le niveau supérieur. Par conséquent, 5 serait perdu avec la version de ce monde de la Télékinésie, et il me resterait cinq points à garder pour tout ce dont j’avais besoin. Donc, avec 1 point pour chaque niveau, cela signifiait que je devais les dépenser avec sagesse.

Eh bien, la télékinésie est un truc à avoir absolument, vu que je n’ai pas de mains pour tâtonner ou caresser... Je veux dire, attraper des choses. Donc, j’y investirai 5 points. Avec les 5 autres, je dois voir quelles autres compétences utiles que je pourrais trouver, avais-je pensé en regardant dans l’obscurité.

Après avoir pensé ça, j’étais retourné dans le monde réel et dès que j’avais ouvert les yeux, j’avais ouvert le menu d’état. J’avais alors sélectionné des compétences. Sous la section des [Compétences d’attaque] >[Magie], j’avais vu le nouveau sort [Télékinésie].

« Sélection. Investissement des points, » avais-je dit et rien ne s’était produit.

Surpris, j’avais regardé la compétence, puis j’avais demandé « Détails... »

[Télékinésie] <Détails>

Ce sort nécessite 35 points mana pour le lancer et 5 autres pour chaque minute d’utilisation active. Il entoure le corps d’un champ de mana. Le champ peut être utilisé pour déplacer des objets à distance en fonction de la capacité de l’individu.

[Pour apprendre cette compétence en tant que compétence active, vous devez investir 5 points de compétence ou vous entraîner avec quelqu’un ayant au moins le rang 2 de Télékinésie.]

J’avais cligné des yeux en raison de la surprise.

Donc, vous pouvez aussi vous entraîner ? Eh bien ! Techniquement, c’est apprendre des sorts et s’entraîner pour des compétences... Arg, ce système est déroutant ! avais-je gémi, puis j’avais sélectionné le choix « Oui ».

De cette manière, 5 points avaient été attribués à cette compétence, et j’avais gagné « Télékinésie ».

[Félicitations ! Vous avez appris à utiliser Télékinésie !]

Après avoir fermé le message, j’étais prêt à utiliser cette nouvelle compétence.

« Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Je vais déplacer des objets avec mon cerveau ! » avais-je dit avec un accent loufoque.

« Quelle était la commande vocale pour ça ? » Je me demandais ça, car j’avais l’impression d’avoir oublié un détail mineur.

En jetant un coup d’œil rapide à la fenêtre de compétence, j’avais appris la commande vocale. J’étais prêt.

« OK ! Serus Kar ! » avais-je crié et immédiatement après ça, 35 points avaient été retirés des 3450 points qui me restaient.

Un champ d’énergie s’était formé autour de mon corps en forme de cristal. C’était intéressant, et c’était comme si j’avais acquis un autre sens.

« J’ai besoin de quelque chose à bouger pour mon essai... hm... Eh, ça fera l’affaire ! » avais-je dit en souriant tout en ciblant du regard la culotte blanche se trouvant devant moi.

Sans plus attendre, je m’étais concentré et j’avais essayé de la soulever. Le champ s’étendait comme un nuage de fumée et s’enroulait autour de la petite masse de tissus blancs. Doucement, je l’avais soulevé du sol.

« C’est un succès ! » avais-je crié avec joie.

Ma concentration s’était dissipée, et le contrôle du champ de Télékinésie avait été perdu. Le sort s’était annulé, et la culotte était tombée par terre. Pour une première expérience, je croyais que c’était assez bien. J’étais heureux.

« Serus Kar, » avais-je dit. J’avais ainsi recréé le champ de mana autour de moi.

Deux choses semblables à des tentacules s’étaient formées sur le sol. C’était trop dur de faire de vrais bras avec les doigts et tout le reste. De cette façon, j’avais plus de contrôle sur eux, mais avec le temps, j’étais certain de pouvoir utiliser des mains au lieu de tentacules.

« Voyons voir... Cette culotte devrait avoir quelque chose comme un élastique. Ces “mains” peuvent-elles le tirer et l’étirer ? Hm ! Si cette expérience réussit, peut-être que je devrais essayer de nettoyer cet endroit ? » avais-je dit en soulevant la culotte.

Cela m’avait pris un moment, mais j’avais réussi à me concentrer assez bien pour saisir la culotte avec les deux tentacules. Avec précaution, j’avais tiré et étiré l’élastique, mais presque immédiatement, mon tentacule droit avait lâché l’objet sacré.

« Arg..., je dois me concentrer davantage..., » avais-je dit et puis j’avais regardé la culotte en l’étirant de nouveau.

Sans le savoir, j’avais infusé le champ de mana avec 10 points de mana supplémentaires, le rendant plus puissant.

J’avais réussi, mais, à ce moment-là.

*Toc !* *Toc !* *Toc !*

Mon cœur s’était arrêté. Techniquement parlant, je n’en avais pas, mais à ce moment-là, je tenais une petite culotte, l’étirant et la fixant intensément, alors une sorte de cœur s’était arrêté.

La poignée de la porte avait été tournée, et la porte s’était ouverte.

J’avais dégluti.

Une fille timide aux longs cheveux luxuriants et noirs coiffée vers l’arrière était apparue de là. Regardant avec les yeux tournés vers le haut et rougissant fortement, elle avait jeté un coup d’œil à la culotte et puis m’avait à nouveau regardé. J’étais tellement gelé que je pouvais même chanter une chanson sur le fait de tout laisser tomber.

Plus d’une minute s’était écoulée pendant qu’on se regardait comme ça. En fin de compte, c’était elle qui avait brisé le silence gênant.

« Euh... puis-je récupérer ma culotte et mon soutien-gorge ? » demanda la jeune fille.

« Hein ? » J’avais cligné des yeux en raison de la surprise.

[Condition pour l’obtention d’un nouveau titre : Voler la culotte d’une jeune fille et se faire prendre par elle en l’étirant.]

[Condition pour l’obtention d’un nouveau titre : Se faire prendre par une jeune fille dont vous avez volé le soutien-gorge.]

[Condition pour l’obtention d’un nouveau titre : Tenir nonchalamment la culotte volée d’une jeune fille devant elle pendant plus d’une minute.]

[Nouveau titre gagné : Pervert-kun] <souhaitez-vous appliquer le titre ? O/N>

« ... »

J’avais profondément inhalé et j’avais fermé la fenêtre.

Je suis vraiment mort...

***

Chapitre 5 : Salut ! Mon nom est…

« C’est euh... à des fins de recherche ? » J’avais dit ça en étirant la culotte une fois de plus et en regardant après ça la fille.

Techniquement parlant, c’est bien à des fins de recherche..., pensai-je, mais il n’y avait rien d’autre que je pouvais faire. Les preuves incriminantes, le titre bizarre, il y avait trop d’indications allant dans la mauvaise direction.

« Oh ? À des fins de recherche ? OK ! » déclara la jeune fille avec un sourire heureux, puis elle avait quitté sa position derrière la porte.

Hein ? Qu’est-ce qui vient de se passer ? m’étais-je demandé, abasourdi.

La jeune fille n’avait pas plus de quinze ans, elle portait une jupe noire qui s’arrêtait au genou avec des volants blancs sur le bord, mais sur son haut il y avait une veste en cuir avec des manches longues en soie. D’étranges runes dorées étaient brodées sur les manches. Elle ne semblait pas porter d’armes ou de sacs avec elle, probablement parce qu’elle les avait laissés quelque part après que je lui avais « volé » ses objets sacrés.

« En avez-vous encore besoin pour vos recherches ? » demanda-t-elle en se penchant un peu vers l’avant et en me regardant les yeux tournés vers le haut.

« Hein ? Quoi ? » avais-je demandé d’un air confus.

« Ma culotte... et mon soutien-gorge, » elle avait l’air timide alors qu’elle disait ça.

J’avais cligné des yeux en raison de ma surprise et je m’étais immédiatement rappelé pourquoi elle était là.

« Oh ! Bien sûr, désolé pour ça ! Je ne pensais pas du tout à avoir ce résultat ! C’est juste que je testais le sort Colly Tos et..., » déclarai-je.

J’avais senti que du mana avait disparu de moi, et un flash de lumière était apparu sur la culotte et le soutien-gorge.

Merde..., pensai-je.

Je commençais à soupçonner que le sort, contrairement aux autres, s’activerait chaque fois que je prononçais les paroles magiques, peu importe si je voulais l’utiliser ou non.

« Euh ? » déclara la fille en regardant la lumière.

Heureusement, il n’y avait pas une autre paire de culottes. C’était juste une jupe noire avec des volants blancs.

...

...

J’avais lentement tourné mon regard vers la fille.

Et c’est parti ! Vue complète du jardin secret ! criai-je en moi.

Elle avait lentement baissé les yeux, et ses joues devinrent rapidement d’un rouge vif.

« KYAAA ! » elle avait crié tout en tombant au sol sur ses fesses et en couvrant la partie inférieure de son corps nu..

« Désolé ! Désolé ! Je ne pensais pas du tout à faire ça ! Ce n’était pas mon intention ! » Je m’étais excusé en tournant rapidement la tête.

Ce n’était pas comme si je n’avais jamais vu une femme nue. Dans ma vie antérieure, j’avais une relation heureuse et saine avec ma petite amie Alina, mais cette fille n’était pas Alina, et il y avait de fortes chances qu’elle n’était rien d’autre qu’une enfant.

Je ne suis pas un pervers. Je ne suis pas un pervers. Je ne suis pas un pervers. Je ne suis pas un pervers. J’avais commencé à marmonner dans mon esprit dans une tentative de me laver le cerveau pour m’empêcher de penser à une telle chose.

« Tu es méchant ! Pourquoi as-tu fait cela ? » demanda-t-elle avec un pleurnichant.

Mon cœur avait été brisé en un milliard de morceaux... J’avais fait pleurer une jeune fille mignonne. Les dieux étaient sûrs d’envoyer des éclairs sur moi pour un tel crime.

« Je suis désolé... le sort... il ne fonctionne pas correctement..., » avais-je dit et en remarquant les vêtements que j’avais volés à côté de moi, je lui avais dit : « Tu peux t’habiller. Je ne vais pas profiter pour jeter un coup d’œil sur toi. Je te le promets ! »

Avec un reniflement, elle avait demandé « Tu le promets vraiment ? »

« Oui ! Maintenant, s’il te plaît... avant que tu attrapes un rhume, » déclarai-je.

En regardant ailleurs, je l’avais entendue bouger pour récupérer ses vêtements. À en juger par les bruits de bruissement, je pouvais deviner qu’elle les mettait.

De toutes les choses qui arrivent... Stupide sort..., avais-je grogné dans mon esprit.

« J’ai fini ! » annonça-t-elle au bout d’un moment.

« Bien... encore une fois, désolé pour ça, » je m’étais excusé d’une manière sincère et je m’étais retourné.

Elle se tenait devant moi, et elle était entièrement habillée. Les objets sacrés avaient été replacés sur leurs autels sacrés.

Trop près ! voulais-je crier.

La fille était littéralement si proche que je pouvais presque l’embrasser. Il ne semblait pas qu’elle avait peur de moi, mais plutôt qu’elle avait l’air de me regarder avec curiosité, presque excitée de voir ce que j’étais.

« Es-tu un cœur de donjon ? » demanda-t-elle.

« Oui ? » avais-je répondu en étant confus.

« Je n’en ai jamais vu un d’aussi amical ! Sans parler d’une personne disposée à parler avec d’autres, » avait-elle alors dit.

« Vraiment ? Quels étaient les autres cœurs de donjon que tu as rencontrés avant ? » avais-je demandé en étant curieux.

« Ils étaient laids et méchants avec moi ! Ils ont toujours essayé de me tuer après que j’ai vaincu le dernier boss ! » Elle avait croisé les mains sur sa poitrine et m’avait montré une expression de désapprobation.

« Alors, es-tu aventurière ? » lui avais-je demandé.

Bien que je voulais savoir ce qui était arrivé à ces cœurs de donjon, j’avais le sentiment que ce ne serait pas agréable. Ils avaient essayé de la tuer, elle était vivante. En reliant les points, vous réalisez qu’elle les avait détruits.

Est-elle forte ? Me demandais-je.

« Oui ! Je suis Nanya ! Je suis une Sorcière des Tempêtes de 543 ans et une aventurière de rang Empereur ! » répondit-elle avec un grand sourire.

« 5... 543 ? Mais tu n’as pas l’air d’avoir plus de 16 ans ! » avais-je crié.

« Hein ? Quoi ? Mais j’ai bien 543 ans... et je suis une Sorcière des Tempêtes..., » déclara-t-elle en prenant du recul, effrayée et confuse par ma réaction soudaine.

« Désolé, mais... c’est juste que... vraiment ? Sérieusement ? » avais-je demandé, car je ne savais pas trop quoi croire.

« Mais ! Tu es un cœur de donjon, alors tu devrais le savoir ! » Elle s’était plainte et avait gonflé ses joues, boudeuse.

Waouh ! Elle est si mignonne ! Attends ! Non ! C’est mauvais ! Elle peut me tuer en un clin d’œil ! Elle me fait marcher, non ? avais-je pensé en la regardant et j’étais partiellement content qu’un cristal ne rougisse pas.

« Euh... comment je fais ça ? » avais-je demandé.

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? C’est fondamental ! N’importe quel cœur de donjon peut le faire, » répondit-elle avec un regard de « comment cela peut-il être possible » dans ses yeux.

« Mais c’est la vérité ! Je suis né il y a quelques heures... pas comme si j’en savais beaucoup sur tout ça..., » je m’étais excusé pour l’insulte directe.

« Ça ne peut pas être vrai ! Un jeune cœur de donjon n’a pas assez de mana pour utiliser la compétence Colly Tos ! » répondit-elle.

« Eh bien, je le peux ! Je peux utiliser la compétence Colly Tos ! » avais-je répondu.

Les points de mana avaient été soustraits de ma réserve, et sa culotte était apparue entre nous. Elle l’avait attrapé avant qu’elle ne touche le sol.

« Ne regarde pas ! » m’avait-elle averti avec un regard perçant et d’une expression à moitié en colère. « Comment se fait-il que tu n’invoques que ma culotte ? Il y a d’autres aventuriers ici ! Qu’est-ce que tu es ? Un pervers ? » marmonna-t-elle en se rhabillant.

Bingo ! pensais-je.

Si seulement elle pouvait voir mes titres disponibles : [Voleur de Petites Culottes] et [Pervert-kun]...

« Peu importe, je te dis la vérité... Je suis un TRÈS jeune donjon. Et je suis même de niveau 1 ! » avais-je répondu après avoir été autorisé à la regarder à nouveau dans sa direction.

« Tu es vraiment sérieux, hein ? » demanda-t-elle en plissant les yeux.

« Oui... »

« Alors tu dois être de la race héroïque ou au moins légendaire, sinon il est impossible d’avoir autant de mana en étant du niveau 1, » expliqua-t-elle.

« Euh... Je ne suis ni l’un ni l’autre, » avais-je dit à voix basse.

« Haahaa ! Alors tu mens ! Tu es un cœur de donjon de haut niveau en train de te moquer de moi, » criait-elle triomphalement.

« Je ne le suis pas ! Je suis de la race Divine et c’est pourquoi j’ai tant de mana ! N’est-ce pas le cœur de donjon le plus commun par ici ? » avais-je dit, tout en étant un peu frustré de son incrédulité constante.

Elle n’avait pas répondu.

Il y avait un silence complet.

« Euh... Allô ? » avais-je demandé alors que j’étais un peu inquiet.

Son esprit est-il brisé ? Me demandais-je alors.

« Si tu ne fais ou ne dis rien, je vais utiliser le sort “tu sais quoi” jusqu’à ce que tu sois toute nue devant moi, » avais-je calmement déclaré.

543 signifie à peine légal, n’est-ce pas ? me demandais-je.

« Cooo..., » avais-je commencé à prononcer.

« Quoi ? Attends ! NON ! » avait-elle rapidement crié et elle se jeta à genoux, serrant ses vêtements. Elle m’avait regardé avec des joues gonflées et un regard furieux bien visible dans ses yeux.

« Alors, que s’est-il passé ? » avais-je demandé.

« Euh... Tu as dit que tu étais un cœur de donjon de race Divine, mais quelque chose comme ça... c’est impossible. Ils sont éteints depuis des milliers d’années... Le donjon le plus fort en ce moment est un donjon Ancestral de niveau 235. On dit qu’un donjon Demi-dieu de la moitié de ce niveau est considéré comme beaucoup plus fort que ce donjon Ancestral. Je ne peux même pas sonder la force d’un donjon Divin... Si tu as tant de mana que tu peux utiliser Colly Tos, alors tu dois être au moins deux ou trois fois plus fort qu’un donjon Demi-dieu du même niveau, » avait-elle expliqué sans se lever de sa position.

« Vraiment ? Je pensais que j’étais le type le plus commun, » avais-je répondu avec surprise.

« Commun ? Comment est-ce possible ? » demanda-t-elle en inclinant la tête.

Je me demande si je peux investir dans une compétence appelée « Bon Sens du Monde »... D’après ce que je voyais, j’en ai peut-être besoin, m’étais-je dit.

« Mais de toute façon, si tu es vraiment un cœur de donjon Divin, et en plus un de ceux sympathiques même si tu es un pervers..., » elle avait prononcé les derniers mots avec un ton de plus en plus faible.

J’ai tout entendu, avais-je pensé.

« Si tu n’es qu’un simple niveau 1, alors tu deviendras très fort à l’avenir, c’est-à-dire si les autres aventuriers n’entendent pas parler de toi... Euh, tu devrais dire à partir d’aujourd’hui que tu es un niveau 250 de la race Héroïque. Si tu fais ça, la puissance coïncidera. Il faut juste que tu n’utilises pas des compétences spécifiques à la race Divine..., » m’avait-elle dit.

« D’accord, je vais faire ainsi. Merci, Nanya, » avais-je répondu.

« Pas de problème, je serai professeure ici à partir de la semaine prochaine, donc cela ne serait pas bien si tu ne faisais pas ton travail correctement. Et aussi... s’il te plaît, n’utilise pas le sort Colly Tos... Je ne veux pas me promener sans culotte ! C’est embarrassant ! » dit-elle avec des joues roses toutes gonflées.

« C’est compris ! » avais-je rapidement répondu.

But dans la vie : Débarrasse-toi des titres Voleur de Petite Culotte et Pervers ! pensais-je.

« Au fait, quel est ton nom ? » me demanda-t-elle en étant toute timide.

« Je n’en ai pas encore, » je lui avais dit sans mentir.

« Pas de nom ? C’est mauvais... hm... Voyons voir... euh... Je sais ! À partir de maintenant, on t’appellera Illsyore ! Et je t’appellerai Illsy ! » avait-elle déclaré avec un sourire éclatant après mûre réflexion.

Je n’ai jamais entendu parler d’un nom aussi ridicule, mais j’aime ça !, pensai-je.

[Nom donné : Illsyore]

[Surnom : Illsy]

Hm, mais, attends un peu..., pensai-je.

« Euh, n’est-ce pas un nom de fille ? » avais-je demandé prudemment.

« Mais tu es un cœur de donjon. Même si ta voix est celle d’un homme, peu importe si tu as un nom de femme, ce n’est pas grave ! Et j’aime ça ! » déclara-t-elle en gonflant sa petite poitrine.

« ... »

Donc, en conclusion, je suis un homme pervers avec un nom de fille..., j’avais pris une grande bouffée d’air et puis j’avais laissé sortir l’air. Ça ne peut pas être pire..., avais-je gémi intérieurement.

***

Chapitre 6 : La libération et l’ivrogne !

Je n’étais plus un cœur de donjon sans nom ! Hourra !

Malheureusement, c’était un nom de fille, et mon âme était celle d’un homme... *Soupir*...

Après que Nanya soit partie et m’ait fait promettre de ne plus prononcer les mots de ce sort maudit, j’étais resté seul dans ma pièce et j’avais commencé à m’interroger sur beaucoup de choses concernant ma nature. Tout d’abord, j’avais réalisé que j’étais probablement un cœur de donjon unique, mais le menu de statut disait Seigneur du Donjon. J’avais oublié de demander à Nanya s’il y avait une différence entre les deux. Mais encore une fois, je n’aurais jamais imaginé que ma race Divine s’était éteinte depuis des milliers d’années. Comme je l’avais vu là apparaître quand on m’avait demandé de le choisir, j’avais pensé que c’était une chose standard, et que tout le monde sauterait dedans quand le choix s’offrait à eux. Je pensais que le monde était rempli de ces donjons, et non l’inverse.

Dans le silence de cette pièce dévastée, j’avais tranquillement absorbé les livres qui se trouvaient à proximité. Après les avoir copiés avec ma magie, je les avais ramenées d’où je les avais pris. De cette façon, j’avais gagné beaucoup de sorts, mais malheureusement, aucun d’entre eux n’était un sort de « bon sens ». Dans tous les cas, j’avais appris à lire et à écrire. C’était une compétence qui m’avait paru très utile puisque je devais être une Académie de Magie. Comment avais-je accompli un tel exploit ? Eh bien, il y avait quelques livres avec du matériel d’apprentissage destiné aux enfants. J’avais étudié ceux-là dans mon esprit intérieur. Ne me jugez pas pour le nom ! J’étais en conflit à propos de la consommation : Le palais intérieur, le grand au-delà, les ténèbres, la terre des rêves ou l’esprit intérieur. J’avais choisi ce dernier parce que je l’avais trouvé le plus logique parmi eux.

Parmi tous ces livres, il y en avait quelques-uns sur les leçons d’histoire. C’est ainsi que j’avais appris que le monde dans lequel je vivais avait trois continents explorés et beaucoup plus d’inexplorés. Personne n’avait réussi à faire le tour du monde. Étonnamment, ils étaient tous des continents insulaires de la taille de l’Australie. Ainsi, d’après ce que j’avais compris, cette planète était plus grande que la Terre. Cependant, la force de la pesanteur semblait être à peu près la même. J’avais essayé ça en laissant tomber des objets au hasard sur le sol. Si la gravité était plus forte ici, j’aurais dû remarquer une vitesse de chute plus rapide. Quant à l’endroit où j’étais en ce moment, j’étais sur le deuxième continent, Allasn. Elle était gouvernée par trois royaumes puissants : Le Royaume de Feyan au nord, le Royaume de Shoraya au sud-est, et le reste appartenaient au Grand Empire du Paramanium, qui s’était également étendu sur le premier continent. Mon emplacement exact était quelque part dans le sud-est, dans le royaume de Shoraya. Pour autant que je sache, la langue était le shorayan. Étonnamment, je n’avais pas trouvé de livre sur la création du monde ou sur les religions de ce lieu, mais cela ne me dérangeait pas énormément, j’étais juste curieux à ce sujet.

Il y avait beaucoup de livres sur les pièges et l’architecture. J’ose dire qu’il y en avait plus que les livres de magie. Les sorts que j’avais appris n’avaient pas inspiré le besoin de gaspiller mes points de compétence avec eux, alors pour le moment, ils avaient décoré ma fenêtre de compétence en me suppliant d’être utilisé. C’était le genre de maléfices que l’on trouvait souvent dans les jeux. Tu as des statistiques aux maximums, donc il te reste des points supplémentaires. En conséquence, tu les as utilisés dans des compétences dont tu es sûr à 100 % que tu n’utiliserais pas dans une vraie bataille, mais qui avaient l’air amusants ou cool.

Après que j’eus fini avec les livres, je m’étais ennuyé alors j’avais commencé à tester mes compétences. J’avais aussi commencé par nettoyer la chambre. J’avais tout simplement tout absorbé et en utilisant les compétences en construction, j’avais reconstruit la fenêtre, les murs, la porte et les meubles cassés. Ensuite, j’avais rassemblé tous les débris et les avais placés dans un coin libre. Pour l’instant, je ne savais pas quoi en faire ou si elle pouvait être réutilisée dans quelque chose.

Est-ce que ce monde connaît vraiment le concept du recyclage ? m’étais-je demandé en regardant la pile.

Peu de temps après que j’eus fini de nettoyer, quelqu’un était entré dans ma salle, c’était le barbu d’avant. Il avait cligné des yeux quand il avait vu tout l’endroit restauré comme il était avant, ou du moins, il n’y avait plus de bureau carbonisé derrière moi.

« Oh, mon Dieu ! » Tuberculus avait été surpris.

« J’ai... Euh... nettoyer l’endroit, » avais-je dit.

« Je peux le voir. Merci ! » il se frottait sa barbe et il regardait tout autour de lui avec curiosité.

Je l’avais regardé pendant qu’il réfléchissait devant moi et j’avais regardé les meubles restaurés et les livres que j’avais déjà lus. Il avait pris le livre de télékinésie et avait cligné des yeux emplis de surprise.

« Que fait ce livre ici ? » demanda-t-il.

« C’était sur le sol... Ne faisait-il pas partie de votre collection ? » avais-je répondu en posant une question. J’avais regardé les autres livres dans la pièce.

Je n’avais pas trouvé ça bizarre compte tenu des autres sorts qui y étaient stockés.

« Non, ça ne l’est pas. C’est un livre inutile avec un sort que personne ne peut utiliser. Un tel gaspillage de mana et pour quel usage ? Pour soulever une coupe ? » déclara-t-il en haussant les épaules et en poussant un soupir de déception.

« Pourquoi est-ce un gaspillage de magie ? » avais-je demandé en étant curieux.

Il ne semblait pas inutile... et le coût était plutôt bas ? Où n’ont-ils que 100 points de mana ou une quantité très proche de ça ? avais-je réfléchi en regardant le livre dans ses mains.

C’était le tout premier sort que j’avais appris dans ce nouveau monde, mais il ne semblait pas inutile. En fait, je l’avais trouvé très utile, et il y avait d’innombrables utilisations.

« Parce qu’il coûte cher à utiliser, qu’il est difficile à contrôler, qu’il a de faibles capacités défensives et d’attaque, et que personne ne s’est jamais donné la peine de le maîtriser, » avait-il expliqué en s’approchant du bureau et en le plaçant sur le dessus.

« Oh ? Vraiment ? » avais-je répondu.

Je peux facilement l’utiliser. Il y a des tonnes d’applications pour une capacité de télékinésie. Je suis d’accord sur la partie contrôle, mais j’ai peut-être reçu de l’aide à cause de mon espèce. Cependant, je ne considère pas cela comme une compétence inutile, m’étais-je dit, mais j’avais décidé de garder mon opinion pour moi.

« Quoi qu’il en soit, je suis passé ici pour t’informer qu’à partir de demain, l’Académie de Magie de Fellyore commencera ses premiers cours ! Aujourd’hui, nous avons eu la cérémonie inaugurale et, malgré quelques désagréments mineurs, nous nous en sommes sortis. Par conséquent, je te libère de l’enfermement de cette pièce, » avait-il déclaré, et après cela, il avait frappé le sol à deux reprises avec son bâton, et j’avais entendu quelque chose se briser autour de moi.

[La barrière de confinement a été enlevée]

[Le Territoire du Donjon a augmenté] <pour ajouter plus de territoire, vous pouvez dépenser plus de points de mana.>

[Un nouveau bâtiment a été ajouté au donjon actuel : Dortoir]

[Nouvelles formes de vie détectées : 435 étudiants]

[De nouvelles formes de vie détectées : 12 enseignants]

J’avais cligné des yeux quand j’avais vu les nouveaux messages.

« Merci ? » avais-je dit un peu incertain quant à la façon d’agir.

« Je vous en prie ! » Il m’avait averti avec un regard sévère.

Dans le silence de mon esprit intérieur, j’avais senti un frisson couler le long de ma colonne vertébrale. Tuberculus était sérieux. Il allait mettre fin à mon existence si je faisais quelque chose de mal ou si je n’accomplissais pas mon devoir, bien que je n’avais toujours aucune idée de ce que cela devait être.

« Très bien alors, je te suggère de commencer à réparer le bâtiment principal de l’école et le dortoir, en particulier la salle de bain des filles se trouvant au premier étage. Un voyou a décidé de lancer un sort de [Boule de feu] dans l’un des bains. C’était un vrai désastre, mais heureusement, madame Nanya était là pour s’en occuper avant que ça ne devienne dangereux, » m’avait-il déclaré, mais j’avais l’étrange sentiment qu’il n’y avait pas de farceur dans la salle de bain des filles, à moins qu’il ne s’agisse d’un gros cristal vert qui avait accidentellement lâché un tel sort au mauvais endroit. Bien que je n’étais pas sûr de la façon dont cela s’était produit, étant donné toute la restriction imposée par la barrière présente tout à l’heure.

En parlant de ça..., pensais-je.

« Monsieur Tuberculus, quelle est la différence entre une compétence et un sort ? » demandai-je.

« Oh ? C’est une question plutôt étrange, » répondit-il. « Eh bien, techniquement parlant, chaque capacité que l’on a est fondamentalement appelée une compétence, et c’était comme ça pendant des milliers d’années, mais récemment, le terme de sort a été adopté pour toute capacité qui nécessite du mana, mais ne nécessite pas d’arme. Par exemple, la [Boule de feu]. C’est une compétence, mais quand on parle avec quelqu’un, il vaut mieux dire le sort de [Boule de feu] pour le différencier de la compétence [Boule de feu] qui est appliquée sur un bâton. Dans la catégorie Compétences, tu as aussi les Talents en épée. C’est quelque chose que nous avons emprunté au Troisième Continent. Ils différencient les sorts des compétences par l’utilisation du terme talent, » expliqua le vieil homme, et étonnamment, j’avais compris.

Je suppose que mes capacités sont toutes des Compétences parce que c’est le nom de base pour TOUTES ces capacités. Par conséquent, je dois utiliser Sort lorsque je parle d’une capacité qui n’utilise pas d’arme. Hm, je me demande si les Buffs sont les mêmes, avais-je réfléchi en regardant par la fenêtre.

Il commençait à faire nuit dehors.

« Je vais maintenant partir. Je vais passer demain matin pour t’apprendre quoi faire pendant les cours, mais l’idée de base serait de réparer tout ce que les enfants détruisent, » déclara Tuberculus en me regardant.

« Oui, monsieur, » avais-je répondu comme un soldat devant son sergent.

« Je ne suis pas un monsieur, mais tu peux m’appeler principal Tuberculus à partir de demain. Hm, ça sonne bien, n’est-ce pas ? » avait-il dit en riant.

Après avoir ramassé le livre de Sort de Télékinésie, il était sorti de la pièce et m’avait laissé seul avec mes pensées.

10 minutes plus tard.

Je suppose que je devrais commencer à arranger les choses. J’ai une quantité incroyable de mana et..., pendant que je pensais à cela, la porte de ma pièce s’était ouverte une fois de plus et une fille à moitié nue et ivre était rentrée là.

C’était Nanya.

« Hic ! Espèce de traître !, » avait-elle crié en m’accusant sans ménagement.

« Pardon ? » avais-je demandé en étant confus.

« Toi... toi... toi... Hic ! Tu as laissé ce vieux snapch prendre mes livres, » déclara-t-elle avec un autre hic, puis elle s’était approchée de moi en titubant.

Vieux snapch ? Non, peut-être vieux snock ? avais-je réfléchi.

Elle s’était assise sur le sol à quelques pas de moi. En la regardant, en commençant par le cou, j’avais pu voir une épaule nue, son joli cou, une partie de sa poitrine, et les formes joyeuses qui révélaient sans vergogne le fait que ses montagnes sacrées n’étaient pas protégées par un soutien-gorge. La chemise de nuit blanche d’une seule pièce qu’elle portait avait essayé du mieux qu’il pouvait cacher le haut de son corps, mais ses cuisses s’étaient révélées justes assez pour qu’un homme puisse les fixer intensément et laisser son imagination prendre le dessus. Je savais qu’elle était une femme de 543 ans dans un corps jeune, mais quand même... c’était un magnifique corps.

Est-ce que j’ai gagné un fétichisme pour les adolescentes ? m’étais-je demandé.

J’avais un peu peur si c’était vrai. Dans le pire des cas, j’allais finir comme amoureux des lolis ou dans une prison pour cœur de donjon. Y avait-il quelque chose comme ça ?

« Hé ? Pourquoi es-tu silencieux ? » me demanda-t-elle en me montrant du doigt l’image miroir à côté de moi.

« Tu es ivre. » J’avais plissé les yeux vers elle.

« Je ne le suis pas ! Je suis juste un tout petit peu étourdie... alors arrête de bouger comme ça ! » se plaignit-elle en montrant le vrai moi cette fois, mais le petit doigt n’était pas sûr de savoir lequel était le vrai moi.

« Vraiment maintenant ? Qu’est-ce que fait 2 plus 2 ? » avais-je demandé.

« Je ne suis pas ivre ! C’est... euh... 2 498 398 398,234 * 9 ! Haahaa ! J’ai raison ! » répondit-elle avec un sourire victorieux tout en gonflant sa poitrine, laissant transparaître ces points guillerets à travers le tissu.

« Comment cela peut-il être possible ? C’est 4 ! » avais-je rétorqué.

« Bah ! Non ! Je suis Justche ! » répondit-elle.

« Tu es quoi ? » demandai-je.

« Eh... tu parles trop... euh, je vais maintenant dormir... Je..., » avant qu’elle n’ait fini ses paroles, elle s’était couchée devant moi et elle s’était mise en boule afin de former une petite masse. Elle s’était endormie.

« Toi, petite..., » murmurai-je.

Tout en poussant un long soupir, j’avais décidé d’abandonner. Cette femme n’était pas celle à qui on pouvait parler quand elle était ivre, d’ailleurs, elle était déjà endormie. Au lieu de la réveiller, j’avais décidé d’invoquer un petit lit et, à l’aide de mon sort de télékinésie, je l’avais placée délicatement dessus.

Pendant que je la soulevais dans les airs, j’avais vu quelque chose d’inattendu. Une longue queue noire avec un ruban rouge noué sur le bout de la queue faisait des ondulations dans l’air. J’avais cligné des yeux emplis de surprise et changeant mon point de vue, j’avais remarqué la queue sortant du dos de Nanya, ou pour être plus exact, c’était la continuation de sa colonne vertébrale, le coccyx de l’humain, pile au niveau de ses fesses.

Elle a une queue ? Eh bien... elle est assez vieille, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit... une non-humaine, pensais-je en le regardant, mais je n’étais ni effrayé ni dégoûté. Au contraire, il y avait eu une pensée bizarre qui m’était venue à l’esprit, est-ce que je trouverai des filles-chats et des elfes ici ?

Je commençais à m’exciter à cette idée.

Après avoir mis Nanya au lit, j’avais invoqué une couverture et je l’avais soigneusement bordée. La femme s’était blottie à ce moment-là avec un sourire satisfait sur les lèvres. Elle était plutôt mignonne comme ça. Si j’avais eu des lèvres, je l’aurais à coup sûr embrassée.

Oh, non ! Mauvais cerveau ! Ce n’est pas une bonne idée ! Je m’étais moi-même méprisé en raison de cette pensée.

Quand une femme était forte et pouvait même avoir une ceinture de karaté, n’essayez pas de lui sauter dessus pendant qu’elle dort, vous pourriez vous retrouver avec un coup de poing au visage. Ces mots avaient été prononcés à partir d’une véritable expérience.

Maintenant que je regarde autour de moi. D’où vient cette lumière ? m’étais-je demandé.

La pièce était éclairée, mais il n’y avait pas de bougie ou de lampe en vue.

Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que c’est moi ? m’étais-je demandé et j’avais regardé en bas.

Ouais ! C’était moi ! Mon corps brillait d’une lumière blanche et pâle. Ce n’était pas vert, ce qui m’avait encore plus surpris.

Afin de cacher la lumière, comme je n’avais aucune idée de son fonctionnement réel ou de l’endroit où se trouvait le bouton d’arrêt, j’avais décidé d’invoquer une couverture assez grande pour me couvrir. Je pouvais laisser ma vue hors de mon corps, donc il n’y avait pas vraiment besoin de cette lumière.

[Attention ! 25 Assassins sont entrés dans le territoire du Donjon !]

Ça n’a pas l’air très bon..., avais-je pensé qu’en regardant son message.

***

Chapitre 7 : Le massacre de minuit

Pour la première fois depuis que j’avais été réincarné, j’avais quitté la petite pièce qui était devenue ma demeure, ou plutôt la dernière pièce de boss du donjon. En regardant le ciel, je pouvais voir deux lunes brillantes qui faisaient des signes de la main à ce monde. L’une était jaune et remplit de cratères, tandis que l’autre était plus petite et ressemblait à un rubis non taillé : Lunaris et Lunoria, les deux sœurs du Dieu Soleil.

C’est comme ça que je les appelais. Je n’avais pas encore trouvé de livre dans la bibliothèque de ce vieil homme pour me parler de la création du monde actuel, quel qu’en soit le point de vue. Même ainsi, admirer les étoiles n’était pas la raison pour laquelle j’étais sorti de cette pièce. Quelque part sur mon territoire, il y avait 25 assassins prêts à attaquer une certaine cible. Qui était exactement cette personne, je n’en avais aucune idée, mais si c’était un étudiant, et qu’il avait été blessé parce que je n’avais pas agi, le vieil homme était sûr de me tuer.

*Soupir* « ... et moi qui croyais que c’était facile, » murmurai-je.

En regardant autour de moi, je me demandais où exactement ils se cachaient. Les contrôles des compétences spécifiques d’un donjon étaient plutôt difficiles à saisir pour moi. J’étais né comme un humain normal et en bonne santé, pas comme un cœur de donjon.

« Où sont-ils ? » murmurai-je pour moi-même.

Soudain, j’avais vu deux ombres sauter à travers les arbres.

L’avantage d’être un cœur de donjon avec un grand Territoire de Donjon était que je pouvais facilement détecter les intrus et connaître instinctivement leur emplacement exact, mais jusqu’à ce que je vois ces ombres, je n’étais pas au courant de cette capacité.

Je volais au-dessus d’eux, me cachant à travers les branches des arbres. Je les regardais courir à travers la forêt. À en juger par la taille de leur poitrine et de leur cul, j’en avais déduit que j’étais face à 14 hommes et 11 femmes, dont l’une était soit une planche à pain, soit un piège. Ils étaient tous habillés des mêmes vêtements noirs comme des ninjas d’un anime.

Les 25 points rouges s’étaient déplacés assez rapidement vers le dortoir. Ils étaient tous agiles, voyant que la petite forêt entre eux et leur cible était traversée sans accroc. Mais ce n’était pas le moment de les admirer. Une fois arrivés au dortoir, les élèves et les enseignants à l’intérieur seraient en danger.

C’est un peu étrange... Normalement, vous enverriez un ou deux assassins pour tuer furtivement une cible, pas 25. Qui attaquent-ils en si grand nombre ? me demandais-je en avançant devant eux.

Après avoir choisi un point d’intersection avec eux, j’avais commencé à formuler un plan tout en examinant mes compétences. Je n’avais eu que quelques instants avant l’arrivée des ennemis. Pour l’instant, j’avais décidé de ne pas invoquer un monstre parce qu’il y avait une chance que je n’étais pas capable de les contrôler. J’aurais dû pratiquer beaucoup plus avant d’essayer cela et même ainsi, si j’avais engendré un slime ou gobelin de niveau 1, alors les attaquants s’en occuperaient facilement. L’autre option était d’utiliser des attaques à grande échelle, mais la seule capable de cela était [Boule de feu]. Je n’avais aucune idée à quel point la technique était forte, mais à en juger par ce que le directeur m’avait dit plus tôt, elle était assez faible.

Pourquoi n’ai-je pas acquis des compétences magiques utiles ? m’étais-je demandé avec un soupir.

Mes compétences d’attaque magique actuelles étaient :

[Boule de feu] <permet de créer une balle faite entièrement de mana et alimentée par le feu. Plus on met de mana dans ce sort, plus il devient puissant. Commande vocale : Ashur Nav Es>

[Lance de glace] <permet de créer une lance perforante faite de glace enchantée et de transpercer l’ennemi visé. Plus on met de mana dans ce sort, plus il devient puissant. Coût du mana : 25 points de mana. Doubler le mana créera une deuxième lance. Commande vocale : Eret Elf Es>

Et c’était ça...

Techniquement parlant, j’avais assez de mana, donc si je l’envoyais à la chaîne assez vite, je pourrais probablement les annihiler avec une [Lance de glace]. Le problème était la [Boule de feu]. Contrairement à l’autre compétence, celle-ci ne parlait pas de ciblage de l’ennemi. Si je devais deviner la méthode, je pensais que je devrais concentrer ma magie sur le point de chute et ensuite viser la cible. Si j’avais bien deviné, c’était le type que je pouvais utiliser avec une arme.

Je viens de le remarquer... mais dans la description, il le mentionne comme un sort, Hm... Je suppose que je ne peux pas l’utiliser avec une arme ? m’étais-je dit après avoir jeté un autre coup d’œil rapide.

Malheureusement, nous n’avions pas eu le temps de le tester sur le terrain. J’avais chargé du mana dans une [Boule de feu], 20 points étaient ce que je pensais qui serait suffisant, vu qu’il n’en parlait pas, puis je l’avais dirigé vers la direction générale des ennemis. Je n’avais pas l’intention de les frapper, mais de les disperser et de les arrêter sur leurs avancées. Une fois que j’aurais fait cela, j’allais utiliser des [Lances de glace] pour les cueillir un par un.

« Ashur Nav Es ! » Avais-je incanté, puis j’avais relâché le sort.

Devant moi, une boule de feu de dix centimètres de diamètre s’était formée puis avait été libérée dans la direction générale vers laquelle je l’avais dirigée. Comme un feu d’artifice, elle avait volé dans les airs et avait paresseusement frappé le premier arbre. Cela avait fait pouf et avait assombri un peu l’écorce.

« C’était... pathétique, » j’avais murmuré ça après avoir regardé le premier coup raté.

Au moins, cela avait fait le travail, et les 25 assassins s’étaient arrêtés sur leurs lancées. Quatre d’entre eux s’étaient dirigés vers la gauche, cinq vers la droite et les autres étaient restés immobiles. Je suppose qu’ils essayaient de me détecter et de me tuer avant que j’aie eu l’occasion de frapper à nouveau. Malheureusement pour eux, je n’étais qu’une humble chose flottante.

Deuxième round, avais-je réfléchi et je m’étais concentré sur les assassins à ma gauche.

Cette fois, j’avais décidé d’utiliser mon sort de [Lance de glace]. En les ciblant tous, j’avais concentré environ 500 points dans le sort et je l’avais ensuite relâché avec un chant.

« Eret Elf Es ! »

Vingt lances à glace s’étaient formées autour de moi et avaient volé dans les airs à une vitesse vertigineuse. Ils n’étaient pas plus rapides que le son, mais impossibles à esquiver pour un humain normal. Je ne pouvais pas contrôler leur direction, alors j’espérais au moins les érafler.

« AARGH ! » les cris des hommes avaient résonné dans la forêt avec le bruit des branches et de la glace.

Les quatre signes de vie avaient disparu de ma perception. Ils avaient été défaits.

[Vous avez gagné un niveau]

Le son mental et le petit message pop-up m’avaient annoncé la bonne nouvelle. J’en étais heureux, mais j’avais dû l’ignorer pour l’instant. Règle de base dans n’importe quel jeu vidéo : ne jamais attribuer de points d’aptitudes, ou des points d’aucune sorte pendant une bataille. De plus, ne vérifiez jamais votre inventaire ou ne changez pas d’équipement pendant le combat. Faites cela après la bataille, et vous aurez moins de chances de souffrir d’une mort pathétique.

Les autres assassins avaient probablement été surpris parce qu’ils s’étaient arrêtés dans leurs déplacements et avaient essayé de se cacher derrière les arbres, mais je savais déjà où chacun d’entre eux se trouvait. Ainsi, sans perdre d’initiative, j’avais ciblé tous les assassins à ma droite et j’avais concentré mon mana dans le sort de [Lance de glace].

« Eret Elf Es ! » j’avais à nouveau crié, et 500 points étaient disparu de ma réserve.

Vingt lances faites de glace enchantée s’étaient formées autour de moi et avaient ensuite volé dans les airs au niveau des cibles désignées. Comme auparavant, elles avaient brisé les branches de bois avec lesquelles elles étaient entrées en contact, avaient détruit l’écorce des arbres et avaient empalé impitoyablement les assassins.

Leur nombre avait été réduit de cinq autres individus après cette attaque. Il ne restait que les 16 devant moi.

C’est plutôt facile... Dois-je essayer maintenant la [Boule de feu] ? En regardant vers l’avenir, j’avais réfléchi.

Jusqu’à présent, ils n’avaient pas encore fait de gros mouvement, pensant probablement que je n’étais pas au courant de leur emplacement actuel, ou ils attendaient que je fasse un mouvement et que je m’approche d’eux.

« Ashur Nav Es ! » Avais-je crié.

Cette fois, j’avais concentré 1000 points de mana dans le sort. À en juger par mon expérience jusqu’à présent, j’avais deviné que mon attaque de [Boule de feu] serait quelque peu destructrice, mais pas du tout puissante pour tuer même la moitié d’entre eux. Cela allait probablement s’arrêter au premier arbre et en détruire deux ou trois autres, peut-être même allumer un petit feu, mais ce qui s’était réellement passé était au-delà de mes prédictions.

Dès que je l’avais lancée, j’avais été laissé sans voix en raison de l’ampleur du sort. Cela mesurait trois mètres de diamètre et volait à une telle vitesse que j’avais cru que cela allait franchir le mur du son. Il s’était écrasé sur les trois premiers arbres, puis il avait explosé.

BOOM !

Le son était assourdissant, la chaleur dégagée avait transformé tous les arbres environnants en charbon de bois. Cela ne serait pas un mensonge de dire que toute cette scène ressemblait à une image tout droit sortie de l’enfer. Les cris des assassins qui avaient été brûlés avaient fait frissonner ma colonne vertébrale, mais j’étais au moins heureux de ne pas sentir l’odeur de la chair brûlée.

Qu’est-ce que j’ai fait ? Était tout ce que je pouvais penser à ce moment-là alors que les signes de vie disparaissaient les uns après les autres.

Ainsi, les assassins avaient été tués.

Un sort avec 20 points de mana était ce que vous appelleriez un pétard assez puissant, toujours dangereux, mais sans danger de mort. Cependant, un sort à 1000 points avait laissé derrière lui une zone sinistrée, un sol retourné, des arbres brûlés, des murs de feu, et les os réduits en cendre de toutes les créatures qu'il avait touchées. Si j’avais su, je n’aurais pas osé lancer une telle chose. Mais personne ne m’avait mis en garde contre cette attaque.

J’avais dû me demander si cet enfer est le résultat de ma race Divine.

En regardant les flammes brûlantes, j’avais réalisé qu’il y avait encore un signe de vie, un survivant.

Est-ce que ça peut vraiment l’être ? m’étais-je demandé, surpris, néanmoins, un frisson de peur m’avait traversé.

S’il y avait quelque chose de capable à survivre à cette chose, alors il y avait une chance que je ne puisse pas la vaincre.

Avec une bouffée, j’avais volé au-dessus du sol brûlé et je m’étais approché du survivant. Juste là, derrière un énorme rocher à moitié fondu, j’avais trouvé un assassin inconscient. C’était une femme. D’après ce que je voyais, elle s’était cachée derrière le rocher au tout dernier moment. C’était le seul dans la région, mais cela avait fini par lui sauver la vie, mais les flammes qui brûlaient rapidement dans la région l’avaient rapidement privée de son oxygène.

Que dois-je faire ? Que puis-je faire ? m’étais-je demandé. J’avais regardé autour de moi, impuissant.

Il n’y avait personne autour de moi à qui je pouvais demander de l’aide. J’étais seul et même si j’avais essayé de rentrer et d’attraper Nanya par la queue, l’endroit était assez dangereux, même pour elle. Il n’y avait que moi, mais en y pensant, elle était une ennemie, n’est-ce pas ?

C’est une ennemie... Je dois la tuer, mais..., avais-je pensé. Puis je m’étais préparé à lancer un sort de [Lance de glace].

À ce moment-là, j’avais réalisé quelque chose d’horrible. C’était tout à fait quelque chose de terrible que j’allais faire.

Depuis quand suis-je comme ça ? Depuis quand puis-je tuer... si facilement ? m’étais-je demandé. Ainsi, je m’étais ainsi empêché de tuer la femme inconsciente.

Dans ma vie antérieure, il y avait la police. Je pouvais toujours lâcher le méchant à leur porte et laisser la loi s’occuper du reste, mais ici, j’étais la loi. Tuer un ou deux individus n’était rien, et j’avais même pu augmenter mon niveau. Mais même ainsi, ce n’était pas un jeu dans lequel je pourrais joyeusement écraser ceux que je voulais, c’était la vraie vie. Tuer quelqu’un avait donc des conséquences.

Non, ce n’est pas bon... Tuer n’est pas bon ! Ce sera un dernier recours, mais quand même... puis-je ? Non ! Je ne dois pas... mais tous ces gens. Arg ! J’ai l’impression que je vais vomir, mais il n’y a pas moyen de faire ça sans estomac... Arg, avais-je gémi et réfléchi à tout ça, regardant à gauche et à droite, essayant de trouver une certaine tranquillité d’esprit, mais j’étais entouré par les cadavres et les os de ce qui était autrefois 24 êtres vivants et sensibles. Le seul survivant était une femme inconsciente se trouvant devant moi.

Que dois-je faire ? m’étais-je demandé à mesure que je me rapprochais d’elle.

« Absorption, » avais-je dit en pensant à la stocker à l’intérieur de mon corps comme je l’avais fait avec les livres à l’académie.

[Impossible d’absorber. L’identité de la cible doit être soit une épouse, un esclave, un animal de compagnie ou un sbire.]

Mince... Avais-je pensé, mais je m’étais souvenu que je pouvais utiliser le sort de [Soumission d’Esclave].

Excité au sujet de la possibilité, j’avais vérifié le menu de compétence pour plus d’informations à ce sujet.

[Soumission d’Esclave] <en jetant ce sort sur un individu DISPOSÉ À LE FAIRE, on peut changer leur statut d’esclave. L’esclave recevra la « Protection » du maître. L’esclave ne peut pas nuire au lanceur de sorts. L’esclave ne doit pas nuire à la personne définie comme comme MAÎTRE. L’esclave doit obéir aux ordres du MAÎTRE. Le non-respect de cette règle peut entraîner la PUNITION ou le DÉCÈS de l’esclave. Si vous lancez à nouveau ce sort sur l’esclave, ce statut sera supprimé. Commande vocale : Thon Or Non>

DISPOSÉ À LE FAIRE... ces mots m’avaient frappé durement.

La femme était inconsciente et probablement aussi blessée.

Que puis-je faire ? Merde ! avais-je juré. An regardant mes compétences, mes yeux étaient tombés sur les compétences élémentaires de la section magie.

Deux sorts avaient attiré mon attention :

[Contrôle de la température] <en utilisant de manière constante des points de mana, on peut augmenter ou baisser la température dans une certaine zone. Commande vocale : Erst Nan Ork>

[Contrôle des flux de gaz] <en utilisant de manière constante des points de mana, on peut librement contrôler la direction et la vitesse de n’importe quel gaz spécifié. Commande vocale : Ayu Nan Ork>

En utilisant la température, je peux réduire la chaleur autour d’elle, puis je peux utiliser le contrôle du flux du gaz et verser de l’oxygène tout en retirant le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone de là ! De l’air respirable ! Parfait ! Alors je vais juste crier et espérer qu’elle se réveillera... sinon, plus ou moins, je suis foutu, non, plutôt elle, j’avais pensé qu’en élaborant un plan comme ça, je ne pouvais qu’être décrire que comme un génie.

« Erst Nan Ork ! Ayu Nan Ork ! » avais-je crié. Puis j’avais injecté mes points de mana à l’intérieur des deux sorts tout en pensant aux effets désirés.

Comme je l’imaginais, la température était descendue à vingt degrés et l’air était redevenu respirable. La zone où j’avais concentré mes sorts était un cercle de dix mètres de diamètre autour d’elle. Ainsi, pour l’instant, elle était en sécurité, mais je ne pouvais pas baisser la garde. Le mana n’arrêtait pas de se déverser dans ces deux sorts, mais seul le contrôle du flux de gaz nécessitait un peu plus. C’était délicat, car je n’avais pas simplement déplacé un gros volume, mais seulement quelques composants particuliers.

« Oh ! Tu m’entends !? Réveils-toi ! » lui avais-je crié dessus.

Pas de réponse, mais je n’avais pas abandonné et j’avais continué à crier plus près de son oreille. « OOOI ! ALLO ! Lève-toi ! »

Elle avait tressailli et s’était déplacée un peu sur le sol. Il semblait que la température était juste ce qu’il fallait pour qu’elle fasse une sieste confortable.

Est-ce que c’est le cas ? avais-je pensé. Puis j’avais abaissé la température à dix degrés Celsius.

Elle avait commencé à se tourner et à trembler un peu, mais finalement, elle avait ouvert les yeux.

Ce qu’elle avait vu, c’était probablement l’enfer de flammes présentes autour de nous. Ce qu’elle pouvait sentir, c’était l’odeur de chair brûlante, d’os et de bois tout autour d’elle. Ce qu’elle pouvait entendre, c’était un concert de flammes.

« M’entends-tu ? » avais-je redemandé.

Ma voix l’avait fait trembler et avait sauté en arrière d’un mètre, touchant ainsi avec sa main le rocher qu’elle avait utilisé comme protection. Malheureusement, il était très chaud. Elle avait ouvert la bouche en raison de la douleur, mais n’avait pas crié.

Bizarre..., m’étais-je dit quand j’avais vu sa réaction.

Au moins, elle avait compris qu’elle n’était pas seule. Attrapant le poignard sur sa ceinture, elle l’avait dégainé et avait essayé de déterminer ma position exacte. Pendant un moment, j’avais eu peur qu’elle saute pour m’attaquer, mais j’avais remarqué que ses yeux me cherchaient à gauche et à droite, même si je me tenais juste devant elle.

Suis-je invisible ? m’étais-je demandé.

En pensant logiquement, mon corps de cristal était avec Nanya dans ma pièce. Elle n’avait aucun moyen de me voir. En fait, je n’avais aucune idée de ce à quoi je ressemblais quand ma vision était concentrée hors de mon corps.

« Écoute-moi bien. Si j’annule mes sorts autour de toi, les flammes vont te dévorer. Cela te brûlera vive. Tu ne veux pas ça, n’est-ce pas ? » l’avais-je prévenue.

Elle avait tremblé quand elle m’avait entendu. Et avec un lent hochement de tête, elle avait confirmé qu’elle voulait toujours vivre.

« Ne peux-tu pas parler ? » lui avais-je demandé juste pour être sûr.

Alors qu’elle regardait le sol brûlé devant elle et qu’elle serrait sa main autour de la poignée de son poignard, elle semblait troublée de savoir si elle me répondrait ou non. Un assassin muet ne m’était nullement utile en vie, alors si j’y pensais de cette façon, et si elle le confirmait, je n’avais aucune raison de la garder en vie.

Heureusement pour elle, je n’étais pas comme ça. Si elle pouvait parler ou non, je m’en fichais.

« Je vais prendre ton silence pour un non, » avais-je déclaré.

Quand elle m’avait entendu déclarer ça, elle m’avait regardé avec un regard empli d’inquiétude. Grâce à son masque, je ne pouvais voir que ses yeux. Alors qu’elle devait penser que je l’abandonnerais maintenant, elle avait abaissé son poignard et s’était résignée à son sort.

« Écoute. Je peux te sortir de là, mais à une seule condition. Je vais te jeter un sort pour faire de toi mon esclave. Si tu l’acceptes, je te sauverai, sinon, j’annulerai mes sorts et laisserai les flammes te consumer, » lui avais-je dit.

Mes paroles lui avaient donné un peu d’espoir, mais sa situation et la condition était terrible. Devenir l’esclave de quelqu’un d’inconnu était horrible, mais elle n’y avait pas d’autre choix. C’était ça ou être brûlé vif. D’une certaine façon, j’avais l’impression de jouer le méchant, mais encore une fois, elle était un assassin qui avait envahi mon territoire. Mon travail consistait à protéger l’académie, les élèves et les enseignants. C’était une ennemie, donc je n’avais aucune pitié.

Voyons... ne m’oblige pas à te tuer..., avais-je dit dans mon esprit, privilégiant l’option esclave plutôt que pour l’autre.

J’avais peut-être impitoyablement massacré tous les autres, mais à l’heure actuelle, si j’avais la chance de sauver une seule vie, je voulais le faire. Tuer était mauvais, quel que soit le monde. Si vous aviez le pouvoir de le faire, vous aviez aussi le pouvoir de défendre. De plus, l’arrière-goût d’avoir pris la vie de quelqu’un était amer et désagréable. J’étais peut-être bizarre, mais je n’aimais pas les meurtres insensés.

Dans ma vie antérieure, je m’en fichais quand cela arrivait aux autres, mais maintenant, après avoir pris la vie de quelqu’un et menacé d’en prendre une autre, c’était peut-être une façon égoïste de penser, ou celle d’un individu impuissant. Si dans une situation, j’avais le pouvoir de choisir, alors je ne m’en serais certainement pas soucié, mais maintenant, pour une raison inconnue, c’était différent. Peut-être que la réincarnation avait changé quelque chose dans mon âme ?

L’assassin y avait réfléchi pendant presque une minute, mais ensuite, avec un regard déterminé dans ses yeux, elle avait serré son poignard et avait hoché la tête. Elle avait accepté de devenir esclave plutôt que de subir une mort futile comme tous ses autres collègues.

« Merci..., » avais-je dit en poussant un soupir de soulagement.

Cela l’avait troublée, mais je n’avais pas laissé ce fait me déranger.

« Thon Or Non ! » avais-je crié. Puis, j’avais placé tout le mana nécessaire dans mon sort.

Elle avait été enveloppée d’une lumière blanche, et un étrange tatouage en forme de collier avait commencé à se former autour de son cou. Il était fait d’étranges runes noires gravées sur sa peau, qui brillaient en jaune à travers le tissu qu’elle portait. À en juger par ses yeux et ses poings serrés, on aurait dit que ça faisait mal. J’espérais que ce n’était pas trop violent. Quand cela avait été fini, la lumière avait disparu.

[Lancement du sort avec succès]

[Acquisition d’un nouvel esclave]

[De nouvelles compétences uniques débloquées]

[Avertissement : état de l’esclave critique] <Maladies détectées> <Blessures graves détectées> < Malédictions mortelles détectées>

Bah ! Plus tard ! m’étais-je dit alors que je fermais les fenêtres sans m’en soucier et je jetai rapidement Absorption sur elle.

Son corps avait été couvert d’une lumière vive comme tout le reste lorsque cela avait été absorbé avec succès, puis elle avait disparu, et bien... ses vêtements étaient restés.

Je ne m’attendais pas à ça ! m’étais-je dit. Puis j’avais rapidement absorbé toutes ses affaires.

Après avoir fait cela, tout ce que j’avais à faire était d’éteindre le feu et de vérifier les dommages s’il y en avait eu. Je n’avais aucune idée s’il y avait un sort que je pouvais utiliser pour replanter la forêt, mais en y réfléchissant, j’en étais venu à réaliser quelque chose.

J’ai le sort de Télékinésie. Si j’avais utilisé cela, j’aurais pu la sortir du feu en toute sécurité, puis j’aurais demandé à Tuberculus de l’attacher et c’était fini... Pourquoi n’y ai-je pas pensé et ai-je pris la peine de faire d’elle mon esclave ? m’étais-je demandé.

Même les noyaux de donjon Divin avaient occasionnellement un déficit intellectuel.

***

Chapitre 8 : Ma pauvre El’Doraw…

Un déluge d’eau était tombé sur le feu de forêt créé par ma [Boule de feu] géante. Tuberculus, ainsi que plusieurs étudiants et quelques enseignants avaient travaillé côte à côte alors qu’ils vidaient leurs réserves de mana pour tenter de sauver ce qui restait de la forêt.

Pendant ce temps, j’avais ramassé les restes des assassins et je les avais déposés dans un trou que j’avais créé en utilisant la compétence [Création d’une pièce avec <4> murs]. Cela faisait environ 4 par 4 par 10, ce qui signifie que j’avais dû utiliser 1600 points de mana pour 160 m3. Une fois que tous les corps étaient là, j’avais envoyé dedans une [Boule de feu] avec cent points de mana et j’avais détruit les murs environnants, provoquant un effondrement et les enterrant ainsi par la même occasion.

Après cela, j’avais aidé à éteindre l’incendie en contrôlant la quantité d’oxygène dans la zone. Sans combustible à brûler, l’incendie s’était rapidement éteint. Les mages envoyaient encore leur magie de l’eau sur la zone qui brûlait auparavant, juste pour s’assurer qu’aucune braise résultante n’essayerait d’allumer un autre feu.

Nous avions terminé en moins d’une heure, et la zone avait été désignée comme étant trop dangereuse pour que les étudiants réguliers s’y aventurent. Les enseignants leur avaient interdit d’intervenir sans superviseur. Pendant ce temps, j’avais vérifié autour du dortoir et de l’école pour voir si cela n’avait pas été endommagé. D’après ce que j’avais vu, il n’y avait même pas une égratignure.

J’étais donc retourné dans la pièce où résidait mon corps de cristal. Là, j’avais trouvé une situation troublante et mignonne. Même s’il faisait plutôt sombre, je pouvais encore voir dans la pièce. Là, à la base de mon cristal, une certaine enseignante adolescente était pelotonnée en boule avec sa chemise tirée sur ses hanches, juste assez pour cacher ses seins, mais révélant complètement la peau blanche qui se trouvait plus bas. De son dos, la longue queue noire avec un ruban attaché à celle-ci était tenue par ses deux mains et elle tétait sur le bout comme le pouce d’un bébé.

« Unya ~ Maître ~ pas là... ça chatouille ! Voyons ! » déclara-t-elle dans son sommeil.

J’avais failli saigner du nez à cause de son attaque trop mignonne.

De quoi rêve cette fille ? Mais attend une seconde, malgré le vacarme dehors, elle ne s’est pas réveillée ? m’étais-je demandé pendant que je la regardais agir.

« Nanya ~, » je l’avais appelée à l’aide d’un murmure.

« Nanya-chan ~ », j’avais encore une fois appelé.

« Si tu ne te réveilles pas, je vais caresser tes seins, » lui murmurai-je à l’oreille.

« Ouiii~, s’il te plaît, fais-le, mais soit gentil ~, » m’avait-elle répondu dans son sommeil.

« Franchement ? Alors cela ne te dérangerait pas si je le faisais !? » Avais-je dit tout en étant ravi. Mais après être revenu à la réalité, je n’étais pas un pervers qui attaquerait une fille innocente pendant qu’elle dormait profondément et rêvait probablement de son amoureux.

J’avais poussé un profond soupir et j’avais lancé Télékinésie pour la remettre doucement sur le lit et j’avais également tiré la couverture sur elle. Elle s’était pelotée comme un chaton et n’avait pas dit un mot de plus.

Nanya, sois contente que je ne sois pas Pervert-kun ! m’étais-je dit.

En fait, je l’étais... mais oublions ce titre, surtout comment j’avais réussi à l’acquérir.

Je devrais aller vérifier l’assassin que j’ai attrapé, avais-je pensé, mais avant d’entrer dans mon esprit intérieur, je m’étais assuré de vérifier mon territoire et de voir s’il y avait d’autres assassins. Parmi les enseignants, j’avais vu Tuberculus se diriger en étant furieux vers ma chambre, sans doute pour me demander pourquoi la moitié du campus de l’école s’était enflammée pendant que tout le monde dormait.

« Bonjour, Tuberculus ! Il fait beau, hein ? » avais-je dit en m’approchant de lui.

Il s’arrêta immédiatement et regarda autour de lui avec suspicion.

« Seigneur du Donjon ? » demanda-t-il.

« Oui, mais franchement, quelle est la différence entre un cœur de donjon et un Seigneur du Donjon ? » lui avais-je demandé.

« Le Seigneur du Donjon est plus puissant, il peut utiliser des sorts, et il peut prendre forme humain une fois qu’il a atteint certaines conditions. Le cœur de donjon ne se transformera jamais en humain, mais il a la chance, une fois tous les 100 ans, de se transformer en un Seigneur du Donjon ou en une race supérieure. Non, attends ! Pourquoi te dis-je ça ? Seigneur du Donjon, que s’est-il passé ? » demanda-t-il avec fureur après avoir expliqué calmement, comme un professeur estimé, la différence entre les deux.

« Merci pour l’info, eh oui... à ce sujet, » avais-je répondu avec insouciance, en essayant d’éviter de donner trop de détails sur la façon dont j’avais failli anéantir le campus.

« J’écoute, » déclara-t-il.

Merde... Qu’est-ce que je fais maintenant ? m’étais-je demandé.

Au moins, il ne me regardait pas dans les yeux et ne pouvait pas dire si je mentais ou non. En fait, il regardait vers l’arbre à ma gauche.

« J’ai senti des assassins entrer sur mon territoire, et avec l’aide de Nanya, nous avons réussi à les vaincre. L’un d’eux a brûlé la forêt. C’est leur faute ! Ce n’est pas du tout la mienne ! » avais-je menti.

« Assassins, hein ? » il avait répondu, mais au lieu de douter de moi, il avait fait une tête sérieuse et avait regardé vers le sol.

Au ralenti, il avait commencé à peigner sa barbe blanche avec sa main droite.

« Vous savez, vous ne m’avez pas vu, mais j’ai aidé contre le feu..., » ce n’était pas un mensonge.

« Est-ce pour ça qu’il s'est éteint si vite ? » avait-il demandé.

« Je suppose que oui ? » avais-je répondu. « Mais Nanya a aussi aidé ! Je pense qu’elle se repose maintenant... quelque chose à propos d’une sieste de chat. » Je lui avais raconté ça ainsi, en mentant à nouveau, mais cela s’était ajouté à l’histoire.

Les événements s’étaient donc déroulés selon les lignes suivantes : Nanya dormait. J’avais senti les intrus. J’avais alerté Nanya. Elle s’était précipitée pour les tuer. J’avais un peu aidé. Nous avions aidé à éteindre l’incendie. Elle s’était sentie fatiguée et s’était rendormie. Fin de l’histoire.

« Elle est très forte. Si elle le souhaitait, elle aurait pu brûler toute la forêt en une seule fois. D’accord, je vais retourner au dortoir pour en parler aux autres professeurs. Si tu sens d’autres intrus, fais-le-moi savoir immédiatement et ne les engage pas de ta propre initiative... En fait, tu ne peux pas faire grand-chose, tu es un faible Seigneur du Donjon. Tu as probablement utilisé une [Boule de feu] ou une [Lance de glace] pour essayer de les frapper de loin, mais tu les as seulement distraits assez longtemps pour permettre à Nanya de les finir, n’est-ce pas ? Hm ! Mais, est-ce que ton noyau possède en vue de cette zone ? Comme c’est étrange... Quoi qu’il en soit, je vais maintenant rentrer. Tant qu’il n’y a plus de dangers et que Nanya s’en est occupée, tout va bien, » déclara-t-il en se grattant l’arrière de la tête et en se retournant.

« Bonne nuit, Principal ! » Je lui avais fait signe de la main invisible.

« Bonne nuit, Seigneur du Donjon, » répondit-il.

Donc, les Seigneurs du Donjon ordinaires ne peuvent pas voler comme moi et lancer des sorts magiques à gauche et à droite ? Il n’avait pas l’air de s’inquiéter du fait que je pouvais parler avec lui malgré le fait qu’il n’était pas si près de mon corps de cristal. Alors, oups ? avais-je pensé. Puis j’étais retourné dans ma chambre.

Avec tous sous contrôle, j’avais glissé dans mon esprit intérieur pour vérifier mon petit bonus, la petite esclave !

En y réfléchissant, je n’avais aucune idée à quoi elle ressemblait. Tout ce que je pouvais voir, c’était une grande femme avec probablement un bonnet C couvert de la tête aux pieds en noir et maniant des poignards d’apparence dangereuse. Maintenant, j’avais eu la chance de bien la regarder et... Hmm... d’analyser son corps sous toutes les coutures.

Dans mon esprit intérieur, l’obscurité était absolue comme toujours, mais juste là, les objets absorbés flottaient. Parmi eux, il y avait une lumière particulièrement forte. Je l’avais approchée. C’était le corps de la femme que j’avais réduite en esclavage ce jour-là. Avec ses yeux fermés comme si elle dormait profondément, elle flottait, me laissant jeter autant de regards que je le désirais sur son beau corps. Elle était grande, probablement 1,80 mètre, avec avec de longs cheveux blancs luxuriants et un beau visage. Les courbes étaient à mourir avec entre autres des seins guillerets, des fesses rondes, une taille fine, une peau pâle sans même une marque d’imperfection. Hmm, non pas trop. En vérité, il y avait un bon nombre de petites cicatrices et égratignures, quelques marques de beauté, une brûlure sur le côté, et une très vilaine cicatrice sur son cou comme si une bête en avait arraché un bon morceau. Elle avait aussi une vilaine brûlure sur le dos, mais ses cheveux étaient plus longs et couvraient la plus grande partie. Peut-être qu’elle les avait attachés en un paquet sous ce masque ? Quoi qu’il en soit, elle avait le potentiel d’être une déesse de la beauté, mais les marques sur son corps suggèrent le contraire.

Qui ferait une chose aussi cruelle au corps d’une femme ? m’étais-je demandé, mais il était tout à fait évident qui avait fait la vilaine marque de brûlure sur son dos.

Il y avait une caractéristique qui m’avait surpris, ses longues oreilles pointues. C’était un elfe, une vraie elfe.

Je me demande si je peux la réveiller ? m’étais-je demandé et comme si l’obscurité répondait à ma question, elle avait ouvert les yeux.

Avec une expression vide, elle m’avait regardé pendant un long moment, puis s’était rendu compte qu’elle était complètement nue. Une rougeur s’était faite visible sur ses joues, et j’avais été giflé si fort que j’avais volé quelques mètres en arrière. Qu’est-ce que c’était que ce truc sur le fait que l’esclave ne peut pas nuire au lanceur de sorts ? Quel mensonge ! Je voulais crier, mais j’avais repris le mode de vol normal et je m’étais approché d’elle.

« Hé ! Ça fait mal ! » lui avais-je dit.

Elle avait souri en réponse à mes paroles.

« Arg... Pourquoi m’as-tu giflé de toute façon ? Je suis aussi nu, mais ce n’est pas comme si j’allais t’attaquer ! » m’étais-je plaint auprès d’elle.

Elle avait regardé ma moitié inférieure et s’était détournée avec dédain. Est-ce qu’elle vient de me lancer un rire à ma façon ?

*Soupir*... J’avais décidé de ne pas me fâcher parce qu’elle se moquait de moi. En plaçant mes mains derrière ma tête, j’avais pris une posture détendue et j’avais flotté autour d’elle. Ce n'est pas comme si j’allais me plaindre. Contrairement à toi, je n’ai pas de corps. Cette forme est la meilleure que j’ai au niveau d’apparence humanoïde...

Elle m’avait regardé fixement.

« Je suis en quelque sorte le roi de cet endroit. Comprends-tu ? Mais si tu es gentille, je te rendrai ta culotte et peut-être aussi ton soutien-gorge. Qu’en dis-tu ? » Je lui avais demandé poliment, en lui montrant un sourire agréable.

En ouvrant la bouche, elle bougeait les lèvres comme si elle voulait dire quelque chose. Je ne pouvais pas dire quoi, mais j’avais le sentiment que ce n’était pas une bonne chose.

« Alors c’est non ! Au moins, j’ai quelque chose de décent à regarder ! Haha ! Hahahaha ! » j’avais ri et j’avais flotté autour d’elle un peu plus vite.

Elle s’était mise en colère et avait essayé de me frapper, mais je ne voulais pas qu’elle me touche, alors l’obscurité m’avait toujours déplacé au dernier moment. Voyant qu’elle ne pouvait rien faire, elle s’était recroquevillée et avait couvert ses fesses de ses mains tout en appuyant sa poitrine sur ses cuisses. C’était une tentative futile. Si je volais sous elle, je pourrais avoir une vue complète des jardins du Nirvana !

« Mais c’est gênant que je n’entende pas ta voix... Je vais voir si je peux arranger ça. Bon, statut, » avais-je dit tout en m’étant arrêté devant elle.

[Nom] : Shanteya Dowesyl <Nom d’esclave non sélectionné> esclave de [Illsyore].

[Espèce] : El’Doraw

[Race] : Albinos <Rare>

[Niveau] : 34

[Force] : 47

[Agilité] : 65

[Intelligence] : 84

[Mana] : 230

[Régénération de Mana] : 0,3 point par seconde.

[Points disponibles] : 0

[Compétences] > Énumérer toutes les compétences ? O/N.

[Points de compétence disponibles] : 0

[Allégeance] : Brasil, Dieu des ombres

[Conjoints] : Aucun

[Esclaves] : Aucun

[Animaux] : Aucun

[Minions] : Aucun

[Caractéristiques uniques] > Afficher la liste ? O/N.

Oui

[Caractéristiques uniques]

[Malédiction d’obéissance] <les membres de la Guilde d’Assassin La Rage du Fantôme sont maudits pour s’assurer de leur obéissance complète envers leur maître et leur chef de guilde actuel. Si l’on refuse de suivre un ordre d’assassinat donné par leur maître, la malédiction s’activera et drainera lentement la vie et l’énergie de l’Assassin jusqu’à leur mort. Une fois activé, seul le chef de guilde peut le désactiver. Situation actuelle : Activé. 2 jours 23 heures et 46 minutes restantes > Souhaitez-vous l’enlever ? O/N.

[Serment de mort] <fait au temple de Brésil, Dieu des Ombres. Shanteya Dowesyl a été forcée de jurer qu’elle tuerait un jour ses propres parents si elle retournait un jour dans la capitale des El’Doraws (la capitale officielle déclarée au moment de son retour) > Souhaitez-vous l’enlever ? O/N.

J’avais regardé ces deux caractéristiques. Elles étaient complètement inutiles pour moi, oui, absolument inutiles ! C’était une évidence ! J’enlèverais ces caractéristiques inutiles !

Oui ! Oui !

J’avais vérifié deux fois pour être sûr, et un dernier avertissement m’était parvenu :

[Enlever ces deux caractéristiques vous coûtera 3400 points de mana.]

Bon sang ! C’est beaucoup !

L’El’Doraw m’avait regardé avec une expression interrogative sur son visage. Je n’avais aucune idée si elle pouvait voir l’écran d’état qui apparaissait devant moi, mais si elle ne le faisait pas, j’avais probablement l’air d’un fou, non pas que de toute façon je m’en souciais.

Après avoir confirmé une dernière fois, j’avais senti le mana se vider de ma réserve, et les deux caractéristiques bizarres avaient disparu de la liste.

La dernière chose que je voulais voir, c’était son état de santé actuel. En y réfléchissant, une autre fenêtre bizarre était apparue devant moi.

[État de santé de Shanteya Dowesyl]

[Maladies : 4] Guérir ? O/N.

[Maladie incurable : Drain de mana] Guérir ? O/N.

[Fractures : 3] Guérir ? O/N.

[Organes perforés : 2] Guérir ? O/N.

[Blessures ouvertes : 12] Guérir ? O/N.

[Cicatrices : 34] Guérir ? O/N.

[Brûlures : 2] Guérir ? O/N.

[Organes manquants : 3] Guérir ? O/N.

J’avais été tout simplement choqué par ce que j’avais vu. Le nombre de blessures, de cicatrices, de maladies et le reste étaient pires que je ne le pensais. À première vue, je ne pouvais voir que quelques cicatrices et la brûlure que j’avais faites, mais en pensant que je lui avais fait si mal, cela m’avait effrayé. Ensuite, il y avait des statistiques à côté des [Maladies] et des [Maladies incurables], mais je ne comprenais pas. Il en allait de même pour les [Organes manquants]. Quand je pense que quelque chose d’aussi brutal lui était arrivé, je ne pouvais même pas imaginer le genre de vie qu’elle avait vécue jusque là.

« Je vais maintenant te guérir, » lui avais-je dit et elle avait cligné des yeux en me regardant.

J’avais choisi la première action, et 400 points de mana avaient été soustraits de ma réserve, la deuxième action avait enlevé 1000 points, la troisième...

Il s’était passé quelque chose d’étrange. J’avais la tête lourde et ma vision était devenue floue. Cela m’avait effrayé, alors j’avais rapidement ouvert mon propre écran de statistiques.

[Mana] : 340

Tout le reste était normal.

« Désolé... J’en ai trop utilisé... Je vais... maintenant dormir..., » avais-je dit. Puis j’avais flotté jusqu’à arriver d’elle.

Je crois que je l’avais enlacée dans mon sommeil parce que je ne me souviens pas de ce qui s’était passé après.

Était-ce à cause de la quantité de mana que j’avais consommée ou était-ce que j’avais besoin de dormir comme n’importe qui d’autre ? Je n’avais aucune idée, mais quand même, c’était une bonne chose que cela se soit passé, je n’aurais pas été capable de guérir les autres statistiques avec cette petite quantité de mana restante. Après tout, je suppose que certaines choses exigeaient beaucoup... Était-ce que j’étais devenu trop arrogant parce que j’étais de la race Divine ?

Quoi qu’il en soit... dormir maintenant... avec cet oreiller vraiment confortable...

***

Chapitre 9 : Comment Nanya m’a volé mon el’doraw…

Quand je m’étais réveillé le lendemain, j’étais encore dans mon esprit intérieur. Je ne savais pas combien de temps j’ai dormi, mais mon mana était revenu à ses valeurs normales, et je m’étais senti vivant et en bonne santé. Une chose était différente aujourd’hui. J’étreignais un oreiller chaud avec une sensation de guimauve. À la fois confus et curieux, j’avais doucement tâtonné les agréables coussins et avais réalisé qu’il me faisait ressentir une sensation de nostalgie.

Où est-ce que je ressentais ça avant ? m’étais-je demandé.

Ah ! C’est vrai, Alina... Chaque fois que nous nous comportions comme des lapins en chaleur, j’insistais toujours pour placer mon visage dans ses délicieuses montagnes. Elles étaient douces et ressemblaient à ceux-là. Hein ? pensai-je.

Alors que je clignais les yeux de surprise, j’avais reculé un peu de ces coussins souples et j’avais levé les yeux vers la propriétaire. La jolie El’Doraw m’avait regardé avec un froncement de sourcils et un rougissement rose bien visible sur ses joues. Ouais ! Cela l’avait confirmé ! Celle que j’avais tripotée dans mon sommeil n’était autre que ma mignonne esclave ! D’une certaine manière, je me sentais heureux, mais la paume qui m’avait envoyé voler vers les profondeurs de l’obscurité de mon esprit intérieur ne me semblait pas si confortable. Peut-être que je le méritais ?

Avec un long soupir, j’étais retourné à ses côtés.

« C’était méchant ! Pourquoi as-tu fait ça ? » avais-je demandé.

La seule réponse que j’avais reçue d’elle était un « Hmph » silencieux. Après, elle avait évité mes yeux et avait croisé ses mains sur sa poitrine.

Juste par précaution, j’avais jeté un coup d’œil à l’extérieur de mon esprit intérieur et j’étais retourné dans le monde réel. Le lit était vide, ce qui signifie que Nanya était déjà partie. Les oiseaux gazouillaient à l’extérieur, et je pouvais voir les résultats de ma bataille : une forêt brûlée.

J’étais retourné chez ma jolie esclave El’Doraw.

« Alors, où en étais-je ? Oh, oui ! J’étais sur le point de mesurer tes trois tailles ! » avais-je dit avec un sourire pervers.

Elle m’avait regardé et avait serré le poing.

« Je plaisante ! Je plaisante ! » Avais-je rapidement dit en revenant d’un pas en arrière avant de recevoir le prochain sandwich aux articulations.

En poussant un soupir, j’avais de nouveau ouvert la fenêtre d’État de santé.

« D’accord ! Je vais enlever ces brûlures, cicatrices et réparer tes organes si mon mana me le permet, » lui avais-je dit avec un ton de voix ennuyé.

Avec un regard perplexe, elle m’avait regardé pendant que je regardais l’écran holographique devant moi.

Voyons voir... Qu’est-ce qu’il reste ? m’étais-je demandé.

[État de santé de Shanteya Dowesyl]

[Fractures : 3] Guérir ? O/N.

[Organes perforés : 2] Guérir ? O/N.

[Plaies ouvertes : 12] Guérir ? O/N.

[Cicatrices : 34] Guérir ? O/N.

[Brûlures : 2] Guérir ? O/N.

[Organes manquants : 3] Guérir ? O/N.

J’avais commencé par les [Fractures]. Cela m’avait coûté 150 points de mana. C’était beaucoup moins que les autres. La même chose s’était produite avec [Organes perforés], [Plaies ouvertes], [Cicatrices] et [Brûlures]. Cela avait fait un total de 840 points de mana pour une guérison complète. Il ne restait que les [Organes Manquants]. Chaque organe me coûterait 500 points de mana, pour un total de 1500, mais quand j’ajoutais les autres guérisons, la consommation de mon mana atteignait 2490 points, soit près de la moitié de ma réserve totale. En conséquence, j’avais commencé à me sentir un peu léthargique. Ainsi, je ne pouvais que déduire que ma fatigue était attribuée à l’utilisation rapide du mana plutôt qu’à son épuisement. Si je me souvenais bien, quand j’avais ouvert les yeux pour la première fois dans ce monde, j’avais environ 600 points de mana au total.

En y pensant, si j’avais choisi quelque chose comme la race normale ou héroïque, je n’aurais peut-être jamais pu maîtriser les assassins hier soir. Peut-être que Shanteya aurait été tuée par Tuberculus ou l’un des autres enseignants. J’aurais peut-être fini par être détruit par un seul de ces assassins.

Mais c’était effrayant, alors j’avais décidé de ne pas trop y penser.

« Voilà ! Tout est guéri ! » avais-je dit avec un sourire quand j’avais fermé la fenêtre sur son état de santé.

Shanteya m’avait regardé d’un air confus, mais peut-être n’était-elle pas consciente du fait que son corps n’était plus jonché de cicatrices et de brûlures. Mais encore une fois, si à l’intérieur de mon esprit intérieur elle ne pouvait pas sentir la douleur des os cassés et des organes perforés, c’était tout à fait possible qu’elle ne soit pas au courant de son état actuel.

Avec un soupir, je lui avais dit de regarder son corps. « Tes cicatrices ont disparu. J’ai également guéri tes os brisés. J’ai réparé tes organes endommagés, ajouté ceux qui manquaient, enlevé la malédiction et le serment de mort qui étaient présents sur toi, et hier j’ai enlevé ta maladie incurable aux côtés des quatre autres maladies. »

J’avais placé mes mains derrière mon dos et j’avais flotté un peu en arrière. J’étais un peu fatigué, mais j’étais satisfait de mon travail. Ça n’avait pas d’importance si j’avais épuisé mon mana une fois de plus. Tant que j’avais fait quelque chose de bien et que j’avais aidé quelqu’un, cela en valait peut-être la peine. Mais encore une fois, si elle devait être mon esclave à partir de maintenant, je ne voyais aucune raison de la garder plus morte que vivante.

Puis c’était arrivé.

Alors qu’elle vérifiait ses anciennes cicatrices et qu’elle s’était touchée autour du cou pour sentir l’horrible blessure présente avant, elle avait éclaté en larmes. Pendant un moment, j’avais cru que j’avais fait quelque chose de mal, en la voyant pleurer comme ça.

« Je suis guérie... et libre... enfin..., » avait-elle déclaré d’une voix grave remplie du hoquet d’un grand cri.

« Euh... pas de problème ? » avais-je répondu confus.

Je ne savais pas comment réagir. J’avais toujours été faible face aux filles en pleurs. Cela faisait partie de l’arsenal invaincu d’Alina dans ma vie passée. C’est ainsi que j’avais fini par trouver un emploi et emménager avec elle... Je n’avais qu’une seule chose à dire : Peu importe le monde, la période ou l’espèce... les femmes sont effrayantes !

De mon point de vue, je ne comprenais pas pourquoi elle pleurait comme ça. Tout ce que j’avais fait, c’était enlever quelques caractéristiques ennuyeuses et la guérir. On m’avait donné l’option, donc je ne voyais aucune raison de ne pas le faire, d’autant plus que j’étais à blâmer pour certaines de ses blessures. Je ne pouvais pas dire : « C’est de ma faute, ce n’est pas moi, ce n’est pas moi. C’est de ma faute, ce n’est pas moi. »

« Est-ce que ça va ? » avais-je demandé à voix basse en m’approchant d’elle.

Elle hocha lentement la tête en essuyant ses larmes.

« Je vais bien... Mais comment te remercier ? Je ne sais même pas qui tu es ou pourquoi tu as fait cela pour moi..., » avait-elle dit d’une voix douce, car elle s’était abstenue de pleurer aussi fort qu’elle le pouvait.

« Ce n’est rien. De plus, j’étais à blâmer pour certaines de ces coupures et brûlures... J’ai sous-estimé la puissance de ma propre magie. Tu peux considérer le reste comme un bonus supplémentaire alors ne me poursuit pas en justice ! » avais-je répondu.

Je suppose que les esclaves n’étaient pas très bien traités par ici. Techniquement parlant, si je retournais dans mon monde d’origine et que je proclamais que Shanteya était mon esclave, il y avait 10 chances sur 10 que je finisse en prison pour avoir agi contre les droits de l’homme. Sur une autre note, certaines personnes nous auraient regardés bizarrement et pensent que nous n’étions qu’un couple de pervers.

« Je ne vois pas ça comme ça. Tant que j’aurai le pouvoir et les ressources pour te traiter, je le ferai. Tu es une personne vivante avec ton libre arbitre. De plus, si tu te souviens, le sort de l’esclave exige que tu acceptes volontairement ce rôle. En tant que nouveau maître, je ne nierai pas ta liberté d’expression, ta liberté de choix et ton droit de propriété, » avais-je expliqué à partir du peu de choses dont je me souvenais au sujet des droits de l’homme.

« Mais un esclave doit toujours obéir à son maître quoiqu’il arrive, et vu tout ce que tu as fait pour moi, je ne peux pas penser à un moyen de te rembourser. Dans tous les cas, permets-moi d’être celle qui te servira pour le restant de sa vie ! » déclara-t-elle avec un regard ferme dans les yeux.

« Euh ~, ce n’est pas exactement ce que j’avais en tête, mais cela signifie-t-il que tu me permets de te tâtonner comme je veux ? » avais-je demandé avec un sourire pervers plâtré sur mon visage, mais avec l’intention cachée de la faire s’éloigner de moi.

« S-Si c’est ce que veut le maître... Je ne renierais pas les désirs du maître, » déclara-t-elle avec un regard timide présent sur son visage. Elle avait lentement détourné la tête et avait poussé sa poitrine vers l’avant, révélant ces délicieux monticules.

« Eh !? » je m’étais rapidement retourné et j’avais giflé mes deux joues.

« Maître ? » demanda-t-elle en penchant la tête vers la droite.

« Tu as des armes très dangereuses là ! » avais-je répondu sans me retourner.

Ça m’avait fait me rappeler de ses vêtements. Elle portait toujours... le costume d’Ève.

« Je suis désolé pour ma dernière demande, s’il te plaît, oublie ça. Euh ! Et aussi, voici tes vêtements... Je t’ai en quelque sorte absorbée sans vêtements..., » répondis-je en sortant les vêtements de l’assassin des profondeurs des ténèbres.

« Le maître n’est-il pas content de mon corps ? » demanda-t-elle en étant un peu déçue.

« Non ! Non ! Ton maître est très content, et c’est le problème ! Maintenant s’il te plaît, habille-toi, avant que je perde ma moralité ! » avais-je rétorqué.

« Hehe ! Comme tu veux, Maître ! » répondit-elle. Puis elle s’habilla rapidement.

Quand je m’étais retourné, elle portait à nouveau des vêtements. Ils étaient les seuls à ma disposition, et comme je ne voulais pas subir la colère d’un dieu sacré à cause du sort de Colly Tos, j’avais décidé de ne pas utiliser celui-là. D’ailleurs, je doutais que le soutien-gorge de Nanya puisse s’adapter aux bazookas de Shanteya.

« D’accord ! Je vais maintenant te ramener dans le monde réel ! » lui avais-je dit.

« Comme tu le veux, maître, » elle avait répondu par une grande révérence.

Une esclave El’doraw si polie.

En retournant dans le monde réel, j’avais trouvé mon corps de cristal sans couverture et une Nanya en colère qui me regardait fixement. Avais-je des ennuis ?

« Illsy ! » grogna-t-elle.

« Oui ? » avais-je lentement répondu après avoir dégluti.

« Qu’est-ce que c’est que cette tentative d’assassinat, une forêt en feu, et moi me battant avec de la magie du feu ? » avait-elle à nouveau grogné.

« Techniquement parlant, je pense avoir dit que c’est l’un des assassins qui l’a fait ? » avais-je essayé de me sortir de ma future tombe.

« Espèce d’imbécile ! Pourquoi ne m’as-tu pas réveillée ? J’aurais pu te conseiller sur ce qu’il faut faire, et ne pas aller avec ta puissance divine ainsi ! Argh ! J’ai dû couvrir tous les trous de l’intrigue dans ton histoire, » avait-elle dit en me montrant du doigt.

« Euh... Je suis désolé ? » avais-je répondu.

« Ça n’a plus d’importance maintenant..., » elle avait agité la main et baissé la tête.

« Euh... Nanya ? » demandai-je.

« Quoi ? » elle m’avait regardé fixement alors qu’elle m’avait répondu.

« Je veux te présenter à quelqu’un, mais promets-tu de ne pas me crier dessus ou de ne pas l’attaquer ? » avais-je dit en choisissant mes mots avec soins.

« Quoi ? » elle avait regardé dans toute la pièce, mais elle ne pouvait pas détecter quelqu’un d’autre que moi.

« C’est une El’Doraw. Elle faisait partie des assassins qui ont essayé d’attaquer l’académie. Elle est maintenant en quelque sorte mon esclave..., » lui avais-je expliqué.

En entendant cela, Nanya avait haussé les sourcils et m’avait regardé avec une expression confuse.

« Alors, s’il te plaît, essaye de ne pas lui faire du mal ? J’ai épuisé mon mana en essayant de la guérir et guérir le serment de mort et une malédiction n’était pas facile, » avais-je dit. J’avais poussé un long soupir à la fin.

« S-Serment de mort ? Tu peux maintenant guérir les serments de mort ? De quelle sorte de folie parles-tu ? » me demanda-t-elle.

« Euh... N’est-il pas normal de guérir un serment de mort si tu as assez de magie ? Ça m’a coûté 2000 points de mana. Il y avait aussi cette étrange malédiction que j’ai enlevée, la Malédiction d’Obéissance. C’était seulement 1400 points de mana, » avais-je expliqué avec un haussement d’épaules.

Mais franchement, je n’y voyais pas grand-chose. Considérant le fait que mon mana était restauré avec un rythme d’environ 25 points par seconde, dépenser quelques milliers de points sur quelque chose comme ça semblait presque naturel.

Nanya avait gémi et s’était frotté le front avec deux doigts.

« Arrête de parler avant de briser mon bon sens... Et qu’est-ce que tu veux dire par points ? J’ai entendu dire qu’il était normal pour certains mages de mesurer leur réserve d’énergie dans quelque chose comme ça, mais... Je ferais mieux d’arrêter d’y penser. Quoi qu’il en soit, montre-moi cette personne dont tu as parlé. Une fois que j’aurai parlé avec elle, je trouverai une solution..., » déclara-t-elle en poussant un autre soupir. En baissant la main, elle m’avait regardé et m’avait demandé : « Elle ne m’attaquera pas, n’est-ce pas ? »

« Elle n’attaquera pas, » avais-je répondu et après ça, je l’avais appelée afin de la sortir de l’obscurité de mon esprit intérieur.

Shanteya était apparue à ma droite, debout et portant les vêtements dans lesquels je l’avais déjà trouvée. Il y avait une expression calme sur son visage, mais contrairement à avant, elle ne portait maintenant pas de masque et son cou était découvert, montrant le tatouage complexe d’esclave placé là par mon sort.

Nanya avait d’abord regardé la poitrine de l’El’Doraw, puis la sienne. Pour une raison inconnue, elle m’avait jeté un regard noir et avait poussé un soupir de vaincue. C’était un comportement plutôt bizarre, mais je ne l’avais pas laissé me déranger, alors j’avais procédé aux présentations.

« Cette jeune fille est en fait Nanya la Sorcière des Tempêtes, une enseignante dans cette académie, dont je ne connais pas encore le nom, » avais-je dit.

« C’est Fellyore ! L’Académie de Magie de Fellyore ! » Nanya me l’avait dit en me fusillant du regard.

Maintenant qu’elle en parle, je me souviens que le vieil homme a dit quelque chose comme ça. Je suppose que je n’ai pas fait attention à lui..., pensais-je.

« Bref, voici ma première esclave, Shanteya Dowesyl ! » avais-je dit fièrement.

« Ravie de vous rencontrer, madame, » déclara l’assassin el’Doraw avec un salut respectueux.

« De même... Alors, j’ai entendu dire que ce crétin t’a guérie ? » demanda Nanya en me montrant du doigt.

Hé ! Je ne suis pas un crétin ! Je suis parfois maladroit... c’est tout..., avais-je pensé, mais j’avais décidé de me taire avant qu’elle ne réponde de façon yakuza.

« Le maître n’est pas un crétin et, en effet, il m’a guérie de mes maladies, de mes malédictions, de mes os brisés, de mes cicatrices, a remplacé mes organes manquants et m’a offert le retour de ma voix. Par conséquent, j’ai une dette éternelle envers mon maître, et je le servirai pour sa gentillesse comme il le désire ! » déclara Shanteya après avoir jeté un rapide coup d’œil sur Nanya.

Pour une raison inconnue, l’El’Doraw semblait avoir eu l’impression que parce que j’avais fait une petite guérison, elle était censée être mon esclave ? Ma mentalité du 21e siècle m’avait crié que c’était vraiment mal. Je voulais la corriger, mais que pouvais-je dire ? Techniquement parlant, je l’avais en quelque sorte arrachée à ses anciennes connaissances, menacée de mort, et j’avais enlevé de force ses caractéristiques uniques.

En d’autres termes, je l’abandonnerais si je lui disais de ne plus être mon esclave, n’est-ce pas ? En réfléchissant en silence, j’avais réfléchi à tout ça.

« Tu m’écoutes ? Oh ! Illsy ! » cria Nanya.

Clignotant des yeux de surprise, j’avais regardé la vieille femme qui criait. Elle était sur le point de me frapper avec un bâton, mais Shanteya me défendait avec bravoure.

« Je ne vais pas te laisser faire du mal au Maître ! » déclara-t-elle en se tenant entre moi et le bâton de bois si menaçant.

« Je ne vais pas lui faire du mal, mais le briser en mille morceaux ! » répliqua la prof.

Ça me tuerait même si c’est moi ! Avais-je voulu dire.

« Je suis là ! Qu’est-ce qu’il y a, Nanya ? » avais-je rapidement demandé.

« Oh ? Tu es de retour, hein ? Eh bien, comme je disais. L’esclavage est interdit dans ce royaume par l’ordre du roi précédent, » m’avait-elle dit en regardant mon cristal.

Interdit ? Je suppose que c’est une bonne nouvelle, pensai-je.

« Malheureusement, les autres royaumes ne le pensent pas. Les esclaves représentent un atout précieux pour les nobles et les riches, mais ce que je voulais savoir, c’est ce que tu as fait à Shanteya ? As-tu jeté une malédiction sur elle ? » me demanda-t-elle en montrant le tatouage sur son cou.

« Hein ? Non, euh... laisse-moi te donner la description du sort, » avais-je suggéré.

« Vas-y donc, » répondit-elle.

« D’accord, donc en jetant ce sort sur un individu consentant, on peut changer son statut d’esclave. L’esclave recevra la protection du maître. L’esclave ne peut pas nuire au lanceur de sorts. L’esclave ne doit pas nuire à celui qui a été choisi comme maître. L’esclave doit obéir aux ordres du maître. Le non-respect de cette règle peut entraîner la punition ou la mort de l’esclave. En jetant à nouveau ce sort sur l’esclave, tu peux annuler l’effet du sort. Eh bien, c’est ce qu’il dit, cependant, j’ai remarqué que lorsque j’ai absorbé Shanteya pour la guérir, le sort n’a pas fonctionné sur elle. Elle m’a giflé quand j’ai... Quand elle m’a vu pour la première fois, » avais-je expliqué en essayant de mon mieux d’omettre la partie où j’avais essayé de tâtonner les deux grandes splendeurs sur sa poitrine.

« Vraiment ? » demanda Nanya en fronçant son front.

« Oui ? » avais-je répondu.

« Alors, relance une nouvelle fois la magie sur elle, » elle me l’avait dit en croisant les bras au niveau de sa poitrine.

« Non ! » déclara Shanteya en la regardant fixement.

« Quoi ? Ce crétin a fait de toi son esclave ! C’est absurde ! » avait déclaré Nanya, puis, d’un ton de voix lent, elle avait dit « ... et il t’a dit des choses comme quoi tu dois obéir à ses ordres, et si... tu sais... et qu’il fait ça et ça..., » ses joues étaient devenues rouges, mais je n’entendais pas ce qu’elle marmonnait à la fin.

« Même si c’est le cas, ce n’est rien. Le maître m’a offert quelque chose à laquelle personne n’a jamais pensé, » avait dit Shanteya d’une voix calme alors qu’elle posait sa main sur sa gorge. « Ma voix... et ma capacité à porter des enfants une fois de plus... »

La dernière partie avait été un peu surprenante. J’avais cru qu’il lui manquait un rein ou quelque chose du genre quand j’avais vu des organes manquants.

« Est-ce que c’est vrai ? Si c’est le cas, je vais m’occuper de toi. Toi, bouffon maladroit, fais de moi son second maître pour que je puisse la surveiller ! Je ne te laisserai pas faire du mal à cette pauvre fille, » avait déclaré Nanya avec une main sur sa hanche et en me montrant du doigt.

« Euh, bien sûr ? » avais-je cligné des yeux en raison de la surprise. Après avoir pris une grande respiration, j’avais regardé l’El’Doraw et je lui avais dit : « Dorénavant, écoute les ordres de Nanya comme si c’était les miens ! Comprends-tu mon ordre ? »

« Oui, maître. Si c’est ce que tu souhaites, je le ferai, mais sache que cela ne me dérange pas si le maître m’ordonne de faire quelque chose de pervers. Tant que c’est pour le maître ou avec maître... je suis prête à le faire..., » elle avait détourné le regard quand elle avait prononcé ces derniers mots, rougissant fortement.

Oh ! Oh ! À quoi penses-tu ? C’est à cause du sort ? m’étais-je demandé en la regardant en étant un peu choqué par son manque de défense contre moi.

« Bien ! Maintenant, suis-moi, Shanteya. Nous avons beaucoup de choses à discuter et aussi de nouveaux vêtements à trouver pour toi. Mais la première chose à faire est un ordre ! Je t’ordonne de n’attaquer personne dans cette Académie à moins que je ne les déclare comme ennemis. Cela signifie que tu n’essayeras pas d’accomplir ta mission initiale ! Compris ? » demanda Nanya en saisissant sa main.

« Je comprends, mais sache que j’ai déjà abandonné cette mission et ce style de vie au moment où le maître m’a fait sienne. Je souhaite seulement être au service du maître Illsyore ! » déclara Shanteya avec confiance.

Oh ~ ! Quelle gentille fille ! avais-je pensé quand je l’avais entendue.

« Tant que tu le comprends, tout va bien. De plus, le sort de l’esclave s’assurera du reste. Maintenant, suis-moi, » déclara-t-elle en traînant ma belle El’Doraw hors de là.

J’avais été laissé seul dans cette pièce toute froide.

« Attends ! Est-ce qu’elle vient de me voler mon esclave ? » j’avais cligné des yeux en raison de la surprise, mais il était de toute façon trop tard pour me plaindre. Ce n’était pas comme si je pouvais le faire en premier lieu. Je ne voulais pas offenser ou mettre en colère Nanya.

***

Histoire parallèle : Une étreinte qui ne ressemble à aucune autre !

[Point de vue de Shanteya]

Une meute de monstres de rang Maître et un contingent de chevaliers avaient réduit notre nombre de 40 à 25. J’avais subi le plus grand nombre de blessures entre tous ceux qui avaient survécu. Mais je pouvais encore courir, je pouvais encore me battre, je pouvais encore tuer si on me l’ordonnait.

Après notre entrée dans l’enceinte de l’Académie, j’avais eu du mal à suivre le rythme. J’étais parmi les derniers, donc quand nous avions été attaqués, j’étais aussi la dernière à me mettre à l’abri. Contrairement aux autres, qui se cachaient derrière les arbres, je m’étais abritée derrière un gros rocher. J’avais entendu leurs cris résonner dans la forêt, puis l’ordre de notre chef de ne pas bouger. La stratégie était simple : se cacher dans l’obscurité, attendre que l’ennemi se montre et attaquer, mais nous n’avions pas eu l’occasion de le faire. La dernière attaque nous avait frappés de plein fouet.

Après une lumière vive et une puissante explosion, j’avais fermé les yeux et couvert mes oreilles, mais une chaleur douloureuse m’avait léché le dos et j’avais senti l’odeur de chair brûlante. C’était quelque chose que je ne connaissais que trop bien, mais je n’avais pas réalisé que j’en étais la source. En me poussant vers le haut, j’avais essayé de rester debout et de m’éloigner de là, mais si je le faisais, je désobéirais aux ordres...

Il m’avait dit de ne pas bouger, mais comment pourrais-je le faire ? C’était chaud, douloureux et effrayant.

Je dois m’en aller... Je dois..., m’étais-je dit en me levant et en avançant.

Comme si cela avait été un éclair foudroyant qui frappait un arbre, la douleur avait traversé mon corps de la tête aux pieds. Mes muscles étaient tendus, et je me tenais là, les yeux et la bouche ouverts, mais je n’avais pas de voix, seul l’air sortait.

Ça fait mal... Ça fait mal..., avais-je pleuré à l’intérieur.

Il s’agissait de la malédiction d’obéissance. Ma volonté de fuir, mes actions elles-mêmes l’avaient activée, mais je m’en fichais. Avec un pas de plus, si je pouvais m’enfuir et sauver ma vie, je pourrais retourner auprès du maître de la guilde et le supplier d’arrêter le compte à rebours avant qu’elle ne me tue.

Je dois partir de là..., avais-je pensé, mais le manque d’air m’atteignait. La chaleur terrible me faisait bouillir vivante, et la douleur de mes os cassés était terrible.

Est-ce que j’avais une chance de m’enfuir ? Pourrais-je, moi, la Poupée Brisée de la Guilde de la Rage du Fantôme, être sauvée ? Mais par qui ?

Je ne peux pas..., avais-je réfléchi une dernière fois avant de sentir ma force m’échapper et tomber à genoux.

Ma vue était floue, la douleur paralysait mes sens, et là, au milieu de cet enfer ardent, je m’étais évanouie...

Je ne savais pas combien de temps s’était écoulé pendant que j’étais là, estropiée, brûlée, blessée et souffrante de plus de choses que je ne pouvais compter, mais ma vie était telle. J’étais la Poupée Brisée. Bizarrement, la chaleur s’était lentement dissipée et mes poumons ne me faisaient plus mal. Puis il y avait eu un frisson, et j’avais été forcée de me réveiller en raison de la voix d’un étranger.

Surprise, mon corps s’était crispé, et j’avais sauté en arrière face à la voix de l’étranger, mais j’étais trop faible. En allant en arrière, j’avais déplacé ma main pour arrêter ma chute, mais j’avais touché le rocher derrière moi, il était très chaud. J’avais eu mal, et j’avais ouvert la bouche pour crier, mais ce n’était rien d’autre qu’un mauvais réflexe laissé là depuis que j’avais perdu ma voix.

Je m’étais éloignée du rocher et j’avais regardé autour de moi, surprise.

J’ai entendu une voix tout à l’heure. Un ennemi ? m’étais-je demandé quand j’avais attrapé mon poignard.

En regardant autour de moi, j’avais concentré mes sens, mais je ne pouvais sentir aucun signe de quelqu’un d’autre vivant dans cet enfer brûlant. Les oreilles d’un El’Doraw étaient capables de capter toutes sortes de sons aigus et graves. Nous entendions beaucoup mieux qu’un humain ordinaire, ce qui nous permettait d’être les meilleurs chasseurs dans une forêt, mais dans le feu de l’enfer, je n’entendais que la douce mélodie des braises alors qu’elles effectuaient une danse des flammes. Il n’y avait même pas un seul battement de cœur. Il n’y avait pas d’odeur que mon nez pouvait ramasser, ou d’ombre que mes yeux pouvaient attraper. J’étais seule là-dedans.

Puis je l’avais entendu me parler à nouveau, j’avais flanché. C’était un homme, mais il était si proche de moi.

Un Mage ? Non... Si même moi je ne peux pas le sentir, alors peut-être, un Haut Mage ? Peut-être un aventurier de rang Maître ou Empereur ? Est-ce possible ? m’étais-je demandé en regardant vers la voix, mais à part le son, il n’y avait rien.

Quant à ses paroles, la menace était claire. J’avais lentement hoché la tête, peut-être un peu timidement.

« Ne peux-tu pas parler ? » m’avait-il demandé.

La voix avait fait frissonner ma colonne vertébrale. J’étais un assassin, c’était clair. Il était fort probable que tous mes camarades avaient été anéantis. En tant que la dernière, la chose logique serait de me garder en vie pour l’information, mais sans voix, il n’y avait aucune chance que je puisse lui révéler le moindre secret. Je ne voulais pas d’une répétition de la Forteresse de Halevale... D’être touchée par tant d’hommes et forcée de faire des choses horribles. S’ils n’avaient pas sous-estimé ma force mentale et mon incapacité à porter des enfants, je n’aurais peut-être pas pu me libérer. Bien que j’avais encore quelques cicatrices de l’époque, de quand ils avaient essayé de me torturer par la douleur...

« Je vais prendre ton silence pour un non, » avait-il dit d’une voix calme.

J’avais levé les yeux et mon regard empli d’inquiétude avait trahi mes peurs intérieures. Comment l’empêcher de me tuer ou de m’envoyer comme jouet pour ses hommes ? Blessée, maudite, brûlée et probablement aussi saignante, je n’avais pas d’issues devant moi. Les flammes me consumeraient s’il les laissait faire.

Une mort lente par viol et torture... ou brûlée vive par les feux de cette forêt ? m’étais-je demandé en regardant le sol et en abaissant mon poignard.

Qu’est-ce que j’essayais de faire avec cette petite lame ? Je ne pouvais pas me battre contre celui qui avait si facilement détruit toute la force d’assassinat destinée à tuer la quatrième princesse du royaume de Teslov. J’étais seule... Mon destin était entre ses mains, mais je pouvais déjà le prévoir.

L’homme avait reparlé, mais cette fois, c’était une offre. Quand je l’avais entendue, je n’en croyais pas mes oreilles. Il était prêt à épargner ma vie, mais à quel prix ?

Une esclave ? Mais au moins, je serai libre... Non, ai-je le droit d’être libre ? Peut-on dire que le fait d’être esclave est d’être libre ? Je suis un assassin, la Poupée Brisée de la Rage du Fantôme. Je ne peux pas le laisser me tromper... S’il a tué mes camarades, il doit sûrement maintenant savoir qui nous sommes. Pour qu’il puisse nous intercepter comme ça, il n’y a pas d’autre explication ! Mais ça veut dire que j’ai été épargnée ? Pourquoi ? Et il me demande d’être son esclave ? Qu’est-ce que cela signifie ? Ah, ma malédiction... J’ai moins de trois jours pour retourner à la guilde, sinon... Si je n’accepte pas d’être son esclave, il me tuera comme il l’a fait pour nous tous. Pour avoir une chance de s’échapper... oui. Oui ! Je dois accepter d’être son esclave. Et quand l’occasion se présentera, je m’enfuirai de son emprise et retournerai à la Rage du Fantôme. Si j’ai de la chance, j’arriverai avant l’heure. À moins que mon propre corps ne succombe pas à mes blessures. À quel point suis-je gravement blessée, je me le demande ? Est-ce que j’y arriverai ? J’y avais bien réfléchi, mais j’avais dû me décider.

J’avais choisi d’être son esclave. Serrant la poignée du poignard et regardant vers la voix, j’avais hoché la tête. J’étais déterminée à aller jusqu’au bout de mon plan, à survivre. C’était simple. Une fois que je serais devenue esclave, je saisissais la première occasion et fuyais. Un jour, non... même deux jours devraient suffire pour trouver un tel moment.

Il s’était passé quelque chose de bizarre. Il m’avait remerciée d’une voix calme.

Pourquoi ? m’étais-je demandé un peu confuse.

Quand il avait jeté le sort. J’avais entendu un message dans ma tête me demandant si je voulais devenir l’esclave d’Illsyore. Était-ce son nom ? J’avais répondu « Oui », puis le sort avait été appliqué sur mon corps. J’avais senti des frissons couler le long de ma colonne vertébrale, puis une terrible brûlure autour du cou. En fermant les yeux, j’avais lutté contre la douleur, mais elle n’avait pas duré longtemps.

Je n’ai jamais entendu parler d’un tel sort, m’étais-je dit.

Habituellement, le propriétaire de l’esclave plaçait un collier magique sur un esclave, sans lui demander s’il souhaitait le devenir.

Quand j’avais ouvert les yeux, je n’étais plus dans la forêt... J’étais seule dans un endroit sombre. Mon corps brillait et flottait ? J’étais aussi nue, mais j’étais là, vivante, et je n’avais ressenti aucune douleur. Pourtant, je ne voulais pas regarder mon propre corps... Je me sentais repoussée par lui... Tant de cicatrices et de bleus recouvraient ma peau. Les bleus ne provenaient pas de la récente bataille, mais du plaisir que les hommes avaient eu avec moi la veille au soir. J’étais un assassin qui était aussi une femme, oui, une femme. Mon devoir, tout comme celui de mes autres sœurs du groupe, était de faire plaisir aux hommes quand nous étions en mission, des jouets pour leurs désirs charnels.

Non ! C’est mauvais... Je ne veux pas me souvenir de ce temps maudit ! Ce moment où cet homme m’a touchée ! Le moment où mon cauchemar a commencé ! avais-je pensé et crié dans ma tête, essayant d’empêcher ces horribles souvenirs de me revenir.

Je ne voulais pas me souvenir du moment où une innocente fille de seulement 10 ans avait été enlevée de chez elle et forcée de prêter serment à un dieu des ténèbres. Je ne voulais pas que mon corps se rappelle comment cet étranger avait volé mon innocence et eût joué avec moi comme si je n’étais qu’une poupée... Je ne voulais pas me souvenir de la raison pour laquelle j’avais gagné le surnom de Poupée Brisée... Malheureusement, le cauchemar se répétait chaque fois qu’un homme m’enlaçait, sans exception. Nuit après nuit, mon corps avait été utilisé sauvagement, et je ne m’étais jamais défendue... Je ne pouvais pas, j’étais paralysée...

Le temps passait lentement dans cette obscurité. Quand je m’étais calmée, j’avais commencé à me demander si j’étais morte et si j’attendais le jugement des dieux.

Est-ce que la voix m’a menti ? m’étais-je demandé. Mais ce n’était pas important maintenant, alors j’avais fermé les yeux et j’avais lentement dérivé dans un sommeil profond. J’étais fatiguée...

Quand je m’étais réveillée, j’avais vu un homme devant moi. Je m’étais figée.

Qui est cette personne ? Un humain ? Mais je ne le reconnais pas... Il ne fait pas partie des assassins... et..., j’avais suivi ses yeux. Il regardait mon corps nu. J’ai oublié... Je suis nue... L’a-t-il fait ? Est-ce qu’il va..., avais-je pensé et avant de m’en rendre compte, je l’avais giflé aussi fort que j’avais pu.

L’étranger avait été envoyé à quelques mètres en arrière, mais j’avais alors vu mon petit doigt. C’était plié d’une façon bizarre. D’un seul geste, je l’avais replacé à sa place et j’avais caché ma main hors de sa vue.

Est-ce un os cassé ? Mais je ne ressens aucune douleur..., avais-je pensé. Puis j’avais affiché un sourire face à cet homme.

Cela ne me dérangeait pas qu’il me voie nue. Mon seul souhait était qu’il ne me touche jamais, mais s’il était mon maître, je n’avais pas d’autre choix que d’obéir. En le regardant sous la ceinture, le serpent habituel n’était rien d’autre qu’un ver selon moi. J’avais involontairement laissé sortir un rire.

L’homme se remit à parler, mais ses paroles étaient étranges, mais sa voix était familière. Il parlait comme s’il n’était pas un humain. Je l’avais regardé fixement, mais il m’avait dit quelque chose de bizarre.

Le roi ? Est-il un membre de la famille royale ou peut-être un démon ? Où en sommes-nous vraiment ?, m’étais-je demandée, mais je n’avais pas tourné la tête afin de regarder autour de moi au cas où il m’attaquerait à nouveau. Se moque-t-il de moi ? Je n’ai pas l’impression que c’est le cas, mais je ne souffre pas, alors où suis-je ? m’étais-je demandée et pendant que je pensais cela, j’avais ouvert la bouche pour voir si je pouvais dire quelque chose. Il n’y avait que de l’air qui sortait, pas de sons. Ma voix avait disparu, même dans cet endroit magique.

Son commentaire suivant m’avait mise en colère pour une raison inconnue. Bien que j’étais habituée à être maltraitée quotidiennement par les hommes et obligée à satisfaire leurs besoins, cet homme était le seul homme au monde à qui je ne voulais pas offrir ce plaisir. En serrant le poing, j’avais essayé de le frapper, mais il avait reculé.

Je ne peux pas le frapper... Eh, si c’est son domaine... Si c’est son royaume, alors c’est logique... avais-je pensé.

J’avais placé mes genoux sur ma poitrine et j’avais couvert mes fesses avec mes paumes. Il n’y avait rien autour de moi à porter, donc c’était tout ce que je pouvais faire.

Aime-t-il jouer avec les femmes de cette façon ? m’étais-je demandé.

Il s’était éloigné de moi et quelque chose d’étrange était apparu devant lui. J’avais cligné des yeux emplis de surprise et j’avais regardé ce qui ressemblait à un verre carré flottant. Cependant, les caractères étaient étranges, différents, je n’en reconnaissais aucun, même si je savais écrire et lire dans quatre langues différentes.

Quand il avait eu fini, il avait dit quelque chose d’absurde à propos de ma guérison. J’avais cligné des yeux en raison de la surprise, mais je ne pouvais pas croire ses paroles. Il n’y avait personne au monde qui voudrait soigner quelqu’un comme moi.

Soudain, il avait commencé à agir bizarrement et s’était rapproché de moi. Il était engourdi et avait l’air groggy. J’avais essayé de reculer et de l’éviter, mais il m’avait percutée. L’étranger avait enfoncé son visage dans ma poitrine et avait fermé les yeux sans faire attention au reste.

Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’il a ? Est-ce qu’il veut enfin le faire ? Il... il dort, n’est-ce pas ? avais-je pensé qu’en le regardant, j’étais abasourdie par les événements.

Cependant, c’était étrange. Son étreinte n’était pas comme celles des hommes de mon groupe. Il ne m’avait pas serrée avec rudesse ou force, alors je ne m’étais pas échappée et je n’avais même pas essayé de me défendre. Il ne m’avait pas retenue de force. Il m’avait simplement serrée avec douceur et avec délicatesse dans ses bras, comme une fleur précieuse. Mais je n’étais pas une fleur, mon corps était laid, il était couvert de cicatrices et souillé par beaucoup d’hommes. Qui enlacerait volontiers une personne comme moi ? Pourtant, il était là, dormant paisiblement avec sa tête sur ma poitrine et ses bras enroulés autour de moi comme le ferait un amant.

Je pourrais te tuer tout de suite, tu sais ? avais-je pensé qu’en touchant sa joue.

Il avait grimacé et avait refermé sa bouche sur mon doigt. J’avais frissonné, pensant qu’il allait me mordre avec force, mais j’avais ressenti une sensation étrange et douce, c’était sa langue. Il me léchait le doigt et ne m’avait nullement fait mal.

Euh ~, arrête ça..., j’avais sorti mon doigt, et en réaction, il avait enfoui encore plus son visage dans ma poitrine.

Que se passe-t-il avec lui ? Cet homme... il... il..., avais-je soupiré et j’avais abandonné.

En le regardant dormir si paisiblement, je m’étais demandé quel genre d’imbécile il était. Pourquoi dirait-il quelque chose d’aussi stupide que de me guérir ? Pourquoi m’avait-il sauvée au lieu de me tuer ?

Je suis l’assassin, tu sais ? On n’agit pas ainsi avec un assassin..., avais-je pensé en caressant doucement ses cheveux.

Je me demandais quand j’avais commencé à faire ça. Cet homme, cet étranger, il avait l’air si paisible, si doux, si calme, mais en même temps vulnérable à toute forme d’attaque. Me montrait-il exprès son côté faible, ou bien était-il naturellement faible comme cela ?

Tous les hommes qui m’avaient serrée dans leurs bras jusqu’à présent ne l’avaient fait que pour satisfaire leurs désirs charnels. Quand ils avaient fini de se vider, j’avais été mise de côté comme un chiffon jetable. C’était ainsi que je m’attendais à ce que cet homme agisse avec moi, mais au lieu de cela, j’avais fini par l’enlacer et être tenue dans ses bras pendant qu’il dormait paisiblement.

Te sens-tu en sécurité avec moi ? Pourquoi es-tu comme ça ? Voulais-je demander, mais dès que mes lèvres s’étaient ouverte, il n’y avait pas de voix qui s’était fait entendre.

Avec un sourire doux sur mes lèvres, j’avais enroulé mes bras autour de lui et j’avais fermé les yeux.

Même si je ne sais pas ce qu’il compte faire avec moi la prochaine fois... ce sentiment, cette émotion... c’est agréable. Je l’aime bien. Je me demande si c’est comme ça d’être avec un homme qui vous traite avec douceur. Un amant, et non pas un destructeur brutal ? C’est tellement dommage qu’une fois qu’il se réveillera, il se transformera en bête... Il me détruira... et me mettra de côté comme tous les autres, mais peut-être... vivre un moment dans cette illusion, c’est tout ce dont j’ai besoin ? Avec cette dernière pensée en tête, je m’étais endormie avec lui dans les bras.

À ce moment-là, je n’avais aucune idée à quel point j’allais aimer cet étranger qui dormait si paisiblement dans mes bras. Je ne savais pas non plus qu’il était mon maître, Illsyore. Après tout, c’était le nom d’une fille...

***

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4 commentaires

  1. Alors c'était pour sa le sondage? j'applaudis l'idée du chef de sortir un ln de création de donjon ...je suppose, mais c abuzay la xD

  2. Moi j'aime bien, j'avais déjà lu le premier chapitre sur un autre site mais ils n'avaient jamais continué la traduction

    • Tout a été retraduit de 0.

      C’est bien, car il avait été abandonné et que j’aime bien cet auteur que j’ai commencé à le traduire. Un troisième (très court pour le moment) viendra quand j’aurai fini de publier le Tome 3 de celui-là, vu qu’il s’agit d’un spin-off qui révèle bien trop d’informations.

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