Chargez sa magie avec un sourire – Tome 5

***

Chapitre 127 : Une vie lente à grande vitesse

À l’intérieur du bureau, je vérifiais la liste de magie qui se trouvait dans ma nouvelle Carte Rare quand Yuria était entrée dans la pièce.

« Maître, » déclara-t-elle après s’être placée devant moi.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » avait demandé en tournant mon regard sur elle.

« Il y a quelqu’un ici qui est venu vous consulter, » annonça Yuria.

« Me consulter ? » demandai-je.

J’avais incliné la tête dans la confusion en entendant ça.

C’était la première fois que j’entendais Yuria utiliser ce terme pour une réunion.

Il y aurait des « demandes » et des « souhaits » de la part des citoyens. Ces choses arrivaient tous les jours, mais une consultation était une première.

« Ils veulent vous rencontrer en personne et parler au Maître, » répondit Yuria.

« Je vois, » avais-je répondu.

Le visage de Yuria était aussi raide que d’habitude, mais je pouvais dire qu’elle ne savait pas quoi faire.

Elle rassemblait les « demandes » normales, les organisait et me les apportait. Il était clair que la demande de « me rencontrer » la rendait perplexe.

« J’ai compris. Rencontrons-nous. Où est-il ? » demandai-je.

« Il est dehors, » répondit Yuria.

« Alors, il est déjà là ? Alors, laisse-le entrer. Comment s’appelle-t-il ? » demandai-je.

« Nestor, » avait alors répondu Yuria.

J’avais entendu son nom et je lui avais donné la permission d’entrer dans la barrière absolue.

Après un certain temps, Yuria était revenue en guidant un homme dans la pièce.

Il avait l’air d’avoir environ 40 ans. Il avait une barbe carrée et avait l’air d’un gentleman.

« Merci beaucoup, Votre Majesté, » déclara Nestor.

Après qu’il fut dans la pièce, il s’inclina.

« Nestor n’est-ce pas ? Asseyez-vous, » avais-je demandé en indiquant la chaise en face de moi.

Il s’était assis alors que j’appuyais mes coudes sur le bureau et me tenait le menton avec les mains croisées.

J’avais ensuite pris la parole. « Aviez-vous quelque chose à me demander ? »

« En vérité... J’aimerais quitter Ribek, » annonça Nestor.

« Hm ? »

C’était hors de mes attentes.

« Vous voulez déménager de Ribek... Que voulez-vous dire par là ? » demandai-je.

« Je vis à Ribek depuis un certain temps déjà, » répondit Nestor.

« Voulez-vous dire que vous viviez déjà ici pendant le règne de Marato ? » demandai-je.

« Oui et même bien avant cela, » répondit-il.

« Oh, » m’exclamai-je alors.

« Quand je suis né, Ribek était un village agricole. Elle s’est développée lentement mais sûrement jusqu’à ce qu’elle attire l’attention de Marato et qu’il prenne le relais. Après cela, Votre Majesté est arrivée et vous avez rapidement développé la région jusqu’à ce qu’elle est maintenant, » répondit Nestor.

« Euh, cet endroit était un village agricole... Je ne l’avais jamais su avant aujourd’hui, » déclarai-je.

C’était très intéressant. Je n’avais aucune idée de l’histoire de Ribek, donc je n’avais aucune information à ce sujet.

Après tout, au moment de l’arrivée de Marato, cet endroit avait déjà l’atmosphère d’une ville commerçante.

Il ne restait aucun vestige d’une communauté agricole.

« C’est grâce à Votre Majesté que Ribek a tant grandi, et c’est une chose joyeuse. Même aujourd’hui, tout le monde vit en étant heureux... mais…, » déclara Nestor.

« Mais ? » demandai-je.

« Pour quelqu’un comme moi, la vie quotidienne actuelle de Ribek est trop vivante... le rythme de vie est trop rapide, » annonça Nestor.

« ... en bref, vous préférez une zone rurale plutôt qu’une ville ? » demandai-je.

« Pour parler franchement, c’est le cas, » répondit Nestor.

« ... Je vois, » déclarai-je.

Je m’étais replacé sur ma chaise et j’avais regardé le plafond.

Bref, il voulait quitter la ville et vivre à la campagne...

Jusqu’à présent, j’avais développé mon pays avec mon DORECA.

Pour refaire vivre ce monde, j’avais utilisé la magie apparemment infinie des sourires de mes esclaves pour me développer à un rythme rapide.

Tout se passait bien et chaque ennemi étranger était chassé ou détruit. Ma population avait dépassé les 10 000 habitants et nous devenions de plus en plus prospères.

J’avais pensé que c’était mieux ainsi, mais je n’avais pas tenu compte des personnes comme Nestor dans le fil de mes pensées.

Je n’avais jamais pensé à eux avant... mais je pouvais les comprendre.

« Je comprends ce que vous voulez dire, » déclarai-je.

« Vraiment… ? » demanda-t-il.

« Oui, » j’avais hoché la tête tout en lui répondant. « Je... le ferai pour vous. »

☆☆☆

Trois jours plus tard, à l’extérieur de Ribek.

Il y avait une vingtaine de personnes avec Nestor au centre.

Ils étaient tous de jeunes hommes et n’avaient amené personne avec eux. Ils semblaient ne pas être mariés.

« Sont-elles toutes les personnes intéressées ? » demandai-je.

« Oui, » avait répondu Nestor.

J’avais envoyé un avis officiel après mon entretien avec Nestor.

J’avais dit que je ferais un nouveau village agricole et que toutes les personnes intéressées étaient les bienvenus.

Ceux qui étaient venus étaient ces 20 personnes.

« Je vois, » répondis-je.

« Euh... Votre Majesté ? » demanda Nestor.

« Quoi ? » demandai-je.

« Venez-vous aussi, Votre Majesté ? » demanda Nestor.

« Tout à fait. Je vous ai dit que je le ferais pour vous, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Euh... Je suis extrêmement désolé d’avoir à dire ça, mais…, » balbutiant Nestor.

« Je comprends ce que vous voulez dire, » j’avais empêché Nestor de le dire.

« Si je suis là, le rythme s’accélérera de nouveau et rendra votre style de vie difficile, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« E-Eh bien... Je suis désolé de dire... mais oui, » répondit Nestor.

« Vous n’avez pas à vous excuser. Je comprends ce que vous dites. Je suis assez conscient moi-même pour ça, » répondis-je.

Nestor et les gens autour de lui voulaient vivre une vie lente.

Ils voulaient s’éloigner de la ville et vivre à leur propre rythme.

Si je venais avec eux, leur nouvelle zone deviendrait une vie lente à grande vitesse et ils ne pourraient pas vivre à leur propre rythme.

Ils ne voulaient pas ça.

J’avais compris.

« Soyez à l’aise, » répondis-je.

« Hein ? » s’exclama Nestor.

« J’ai laissé derrière moi mon DORECA. La seule que j’ai avec moi, c’est la Carte de cette enfant, » annonçai-je.

« Enchantée de vous rencontrer, » avait déclaré Olga en regardant depuis derrière moi.

C’était la fille de Svetlana, ma douzième esclave.

Elle était la seule que j’avais amenée.

« J’ai moi-même un intérêt pour un mode de vie insouciant et lent, » déclarai-je.

Après que j’avais dit et agis de la sorte, Nestor et les autres semblaient plutôt soulagés.

***

Chapitre 128 : L’esclave et les adultes appropriés

J’avais quitté la ville de Ribek et j’avais marché lentement vers notre destination.

C’était un rythme calme, un rythme de marche insouciant.

Je n’avais pas l’habitude de me promener comme ça depuis que j’étais venu dans ce monde. J’avais toujours besoin d’aller quelque part rapidement et je m’étais précipité dans la nature sauvage et, plus récemment, j’avais utilisé très souvent les trains nouvellement construits.

... Je me sentais agité.

En regardant les terres désolées, je me sentais agité. J’avais le sentiment que je devais faire quelque chose.

Si je ne contrôlais pas mon esprit, je finirais par être incapable de continuer cette vie lente à grande vitesse, alors je m’étais tourné vers le côté et j’avais demandé à Nestor. « Qu’est-ce qui serait bon ? »

« Qu’est-ce que vous voulez dire ? » demanda Nestor.

« Dans quel genre d’endroit aimeriez-vous vivre ? Quel genre de village ? Qu’est-ce que vous voulez faire ? Quel genre de vie aimeriez-vous mener ? Ce genre de choses, » demandai-je à Nestor.

« ... une vie sans compétition, » avait-il répondu.

« Hm ? Une vie sans compétition ? » demandai-je.

Après avoir fait une pause pendant un certain temps, Nestor avait répondu. « Oui. Grâce à Votre Majesté, le pays s’est enrichi. Vous pouvez travailler autant que vous le souhaitez pour améliorer votre style de vie et tout le monde fait de son mieux. Cependant, tout le monde travaille si dur. Il faut travailler durement pour obtenir un emploi et il y a une ruée vers l’emploi. »

« Vraiment ? » demandai-je.

Est-ce comme ça ?

Je n’avais pas vraiment observé cela.

Le tableau noir du bureau que Yuria tenait à jour ne faisait que le suivi des « Vêtements », « Alimentation » et « Logement ».

Il n’y avait aucun paramètre pour la demande d’emploi.

Les travaux publics étaient censés créer des emplois.

Cependant, je n’avais pas pensé à la quantité de ces emplois.

La prochaine fois, je devrai demander à Yuria.

Après ça, j’avais regardé Nestor.

Il avait continué à parler. « Nous sommes épuisés par cette pression constante. Cependant, nous pouvons continuer à vivre à Ribek... grâce à Votre Majesté, nos besoins de base seraient satisfaits, mais si nous ne travaillions pas du tout... les regards des autres citoyens, c’est trop difficile à supporter. »

« Ils vous regardent en vous demandant “pourquoi ce type ne travaille pas” ou quelque chose du genre ? » demandai-je.

Il avait hoché la tête en silence.

Je vois.

« Compris, je m’en souviendrai, » avais-je dit.

On ne sait pas dans quelle mesure j’y ferais face... mais quand même.

« Owawa ! » Une jeune voix résonnait derrière moi.

Je m’étais retourné et j’avais vu Olga et les autres hommes.

Olga portait une énorme maison sur ses épaules.

Nous l’avions rempli avec la plupart des choses dont nous pourrions avoir besoin et qui avaient été faites avec un DORECA.

Et comme Olga avait sa carte d’esclave, elle l’avait sur elle.

Un enfant qui avait l’allure d’avoir autour des quatre ans portait une maison de dix à vingt fois sa propre taille. C’était un spectacle bizarre, mais Olga le faisait.

— Elle le faisait, mais...

Fuuuu~

« Wawawa ! »

Le vent avait soufflé sur elle et Olga avait titubé.

Le poids de la maison avait été invalidé... mais maintenant elle était soufflée par le vent.

C’était les mêmes difficultés que si elle portait un énorme ballon.

« Mademoiselle l’esclave..., mademoiselle l’esclave, posez-la ! Laissez-nous-la porter. »

« C’est bien vrai ma petite dame, laissez ça aux adultes, OK ? »

Les hommes avaient dit ça à Olga.

Il semblerait qu’ils ne pouvaient pas la laisser agir de la sorte.

« C’est bon parce que je suis une esclave, » Olga avait refusé avec une réponse qui ne semblait pas avoir de sens.

En tout cas, Olga était la seule à pouvoir la porter.

Après tout...

« Naaaaaaaaa ! »

« Rrrrrrrrraaaaaaaaa — ! »

« Haaa, haaaa... si lourd... »

« Les esclaves de Sa Majesté sont incroyables... »

— Si ce n’était pas fait par mon esclave, même vingt hommes ne pourraient pas la soulever.

***

Chapitre 129 : Il n’y a aucune chance qu’un monstre arrive

Nous étions l’après-midi du lendemain lorsque nous nous étions arrêtés au bord d’une rivière.

La zone environnante était une zone vide, mais il y avait ici une grande rivière.

L’eau était d’une propreté inattendue, et nous le savions, car de petits oiseaux étaient apparus et avaient disparu le long des berges, semblant sortir de nulle part.

Cette zone était apaisante pour l’âme, alors je m’étais tourné et j’avais demandé à Nestor. « Qu’en est-il de cet endroit ? »

« Je pense que c’est assez bien ici, » Nestor avait immédiatement répondu.

Il semblait avoir décidé une fois qu’il avait vu les petits oiseaux qui vivaient dans le coin.

« OK alors, installons-nous dans cet endroit. Olga, » déclarai-je.

J’avais appelé mon enfant qui portait la maison depuis le début du voyage qui avait débuté hier.

Olga l’avait posée sur le sol et avait couru vers moi.

« Es-tu fatiguée ? » lui avais-je demandé.

« Je ne le suis pas. Je vais très bien ~, » répondit Olga.

Tout comme elle l’avait dit, je ne voyais aucun signe de fatigue, et en vérité, ses yeux semblaient scintiller quand elle me regardait.

« OK alors, il te faut sortir ta carte. Il faut commencer par sécuriser l’espace vital, » ordonnai-je.

« Les maisons en bois sont correctes... n’est-ce pas ? » demanda Olga.

« Tout à fait, » répondis-je en hochant la tête.

Olga avait sorti sa carte et avait posé des cercles magiques.

Une flèche s’était immédiatement apparu pour indiquer les matériaux nécessaires.

« Oh c’est vrai... quel était le matériel pour ça déjà ? » demandai-je.

J’avais recherché dans ma mémoire. Récemment, j’avais laissé ce genre de choses à Yuria et si j’avais vraiment besoin de quelque chose, je paierais dix fois son prix pour le faire avec seulement de la magie. Cela voulait dire qu’à force, j’avais oublié ce qu’il fallait.

« 50 herbes d’abunoi, 300 morceaux de bois, et 10 pierres de bushi~, » c’était Olga qui avait parlé.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel échange, cela m’avait ramené au moment de ma venue dans ce monde.

« Ah, c’est vrai ! » m’exclamais-je.

« Alors on devrait aller les rassembler, » Nestor avait dit cela alors qu’il se tenait de l’autre côté.

« Tout à fait, » répondis-je.

« J’ai compris, » déclara Nestor.

« Olga sort les outils, » ordonnai-je.

« De quoi avez-vous besoin ? » demanda Olga.

« J’aurais probablement besoin d’une hache et d’une faucille, » dis-je.

Olga avait hoché la tête et avait couru vers la maison qu’elle avait mise à terre. Elle était entrée et était sortie avec un tas de haches dans les bras.

Quand elle était sortie, elle avait une pile de haches empilées presque aussi hautes que son propre corps.

J’avais expliqué à Nestor et aux autres ce en quoi il en retournait. « Les morceaux de bois peuvent être flétris ou pourris et cela fonctionnera quand même. Vous pouvez donc prendre ces haches et abattre les arbres desséchés. »

« Compris, » déclara Nestor.

« Mademoiselle l’Esclave, donne-m’en un. »

« OK, alors laisse ton grand frère te montrer comment c’est fait... wouah c’est plutôt lourd ! »

Les hommes avaient commencé à bouger et un homme avait même lâché sa hache.

Les haches fabriquées par le DORECA étaient plus lourdes qu’elles n’en avaient l’air, de plus ils venaient de voir Olga les porter facilement et ils avaient baissé leur garde.

Les hommes disaient « comme on peut s’attendre de Mademoiselle l’Eslave » et d’autres choses comme ça, puis la moitié du groupe étaient parties pour abattre des arbres.

« Vous pouvez prendre les faucilles pour couper l’herbe et ramasser des pierres pendant que vous y êtes, » déclarai-je.

Les hommes restants avaient saisi des faucilles amenées entre temps et ils s’étaient dirigés dans l’autre direction.

« D’accord, je suppose que c’est mon tour, » déclarai-je.

« Votre Majesté. » Alors que j’étais sur le point de me déplacer, Nestor m’avait parlé.

Il avait un autre regard plein d’excuses et, une fois de plus, il semblait réticent à parler.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Je me demandais si vous pouviez nous laisser cet endroit, pour que nous puissions tout faire par nous même, » demanda Nestor.

Il avait mis l’accent sur « nous » pendant qu’il parlait.

« Hm ? » murmurai-je.

« Si vous le faites, Votre Majesté, tout sera fini en quelques instants, » déclara Nestor.

Ah, donc c’est donc la raison.

C’est vrai, ils voulaient prendre leur temps pour faire les choses.

Ils voulaient que je me retienne, car tout se terminerait à l’instant où j’aurais commencé à tout faire.

« Je suis vraiment désolé, mais le pouvoir de Votre Majesté est trop grand et cela serait..., » déclara Nestor.

« J’ai compris, on en a déjà parlé, » déclarai-je.

Nestor avait soupiré de soulagement.

« En échange, Olga travaillera. Elle a besoin d’acquérir de l’expérience... c’est une enfant après tout, » dis-je en compromis.

« Ah, d’accord, » Nestor avait hoché la tête.

On dirait qu’il pensait que ça irait si c’était qu’elle.

En vérité, Olga avait déjà commencé à travailler, mais vous pouviez voir qu’elle était comme un enfant normal.

Alors qu’elle continuait à accepter les matériaux apportés par les hommes, elle avait l’air presque comme si elle allait être écrasée sous le poids.

Quand elle ne s’occupait pas des choses faites par le DORECA, elle était comme une fille de son âge.

Plus qu’une aide, c’était presque un obstacle.

« Ne te force pas trop, Mademoiselle l’Esclave. »

« Peux-tu le porter aussi loin ? Alors, vas-y. »

Cet état étrange d’être un léger obstacle combiné avec sa gentillesse et son désir adorable de faire de son mieux ainsi que son travail avaient fait d’elle une petite idole pour les hommes.

Ils aimaient l’aider et l’observer pendant qu’elle essayait de travailler.

C’était presque comme regarder un hamster courir dans une roue.

De l’autre côté, j’étais assis et je m’ennuyais.

Nestor et les hommes rassemblaient le matériel à leur rythme.

Olga se déplaçait constamment en se mêlant à leur groupe.

Les adultes qui avançaient tranquillement et l’enfant esclave qui courait partout.

De façon inattendue, tout cela s’était très bien enchevêtré.

Ça avait l’air de bien se passer et Olga semblait s’être épanouie.

Tant que je pouvais voir le visage satisfait de mon esclave pendant qu’elle travaillait, il n’y avait pas de problème.

Il n’y avait pas de problème, mais...

« Dois-je aider avec quelque chose ? » demandai-je.

« Ah, non, c’est très bien ainsi, » répondit l’un des hommes.

« Vous n’avez pas à vous inquiéter Votre Majesté, » répondit Nestor.

Ils semblaient tous prudents et avaient essayé de m’arrêter dans la panique quand j’avais essayé de faire un peu de travail.

J’étais donc totalement libre.

J’étais bien trop libre, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu absolument rien à faire.

Les autres se déplaçaient en travaillant, mais je n’avais rien à faire. Je n’arrivais pas à me calmer encore plus que lorsque j’étais arrivé au centre de villégiature.

Comme je commençais à me sentir inutile et que j’étais sur le point de faire quelque chose, peu importe le nombre de protestations...

J’avais vu un monstre apparaître du coin de l’œil.

C’était une chenille complètement blanche et poilue.

C’était un Elka.

Sa bouche avait bougé et il avait fait face au ciel.

Pas possible, c’était sur le point de crier.

Au moment où j’avais réalisé ça, je m’étais mis à courir.

Je l’avais chargé en un instant et j’avais attrapé sa bouche.

« — ! »

« Ferme ta gueule, » criai-je.

J’avais dit comme je l’avais menacé en gardant sa bouche fermée.

L’Elka avait lutté contre moi. Je l’avais écrasé contre le sol.

Puis j’avais utilisé le mouvement de balancement de l’Elka et j’avais commencé à le pousser vers l’avant tout en avançant pas à pas.

Je l’avais poussé encore un peu plus loin.

Je l’avais ainsi poussé loin de tout le monde.

Je l’avais poussé de près d’un kilomètre avant de l’expulser de là.

Il s’était alors écrasé sur le sol lors de la dernière poussée et il m’avait regardé avec des yeux injectés de sang.

« Désolé, mais je ne peux pas te laisser les déranger, » déclarai-je.

Une vie lente et insouciante n’avait pas besoin d’ennemis. Les monstres n’étaient pas nécessaires.

On parlait déjà d’avoir une ferme pour héberger des monstres, mais Nestor et eux n’en avaient pas besoin.

En fait, j’étais juste irrité. Je m’abstenais d’intervenir, mais les monstres avaient eu le courage de faire un premier pas.

« C’est pour ça que tu dois la fermer et l’accepter, » déclarai-je.

L’Elka m’avait alors attaqué.

Je l’avais rencontré de face, je l’avais attrapé et je lui avais tordu le cou. La chenille blanche avait tremblé puis elle avait frissonné avant de mourir.

J’avais vérifié que le monstre était bien mort puis j’étais revenu.

« Hm ? Où étiez-vous, Votre Majesté ? » demanda Nestor.

« Je devais aller aux toilettes, » déclarai-je.

« Oh, OK. »

« Merde, » murmurai-je.

J’avais vu un autre monstre s’approcher. Cette fois, c’était un toroi.

Je m’étais mis à courir vers lui

« Votre Majesté ? » demanda Nestor.

« Je dois y retourner, ne vous inquiétez pas, » criai-je en courant.

En m’élançant, je l’avais affronté et je l’avais emporté au loin avant de lui briser le cou.

Après ça, j’étais tranquillement revenu jusqu’au camp de base.

« Maître ! » cria Olga.

« Oui, quoi de neuf, Olga ? » demandai-je.

« Devrions-nous faire des toilettes ? » demanda Olga.

« Toilettes ? Non, on n’en a pas besoin maintenant. La première chose à faire est de faire des maisons, » répondis-je.

« Mais, Maître, vous..., » commença Olga.

« ... zut, je dois y retourner, » déclarai-je, coupant la parole à Olga.

« Ehhhhhhhh ? » s’exclama Olga.

« Je te laisse la gestion de cet endroit, tu es dès maintenant ma représentante, » déclarai-je.

« ... J’ai compris ~ ! » s’écria Olga.

— Magie a été augmentée de 3 000 —

Je n’avais pas fait attention au son de l’annonce.

D’un coup d’œil, j’avais vu un scorpion géant s’enfuir et je l’avais coupé en deux avant de regarder le ciel.

« Il y a plus de monstres que je ne le pensais, » déclarai-je en regardant dans les terres désolées tout autour de nous.

Au début, j’étais tellement libre que je ne pouvais pas le supporter, mais il semble que ce n’était plus le cas.

« Tu veux une vie tranquille ? Très bien, » dis-je pour moi-même,

J’avais souri puis j’avais lâché un long rire.

Je vais t’accorder ça. Tu le veux, tu vas l’avoir.

Ce jour-là, j’avais couru dans la zone d’un kilomètre de rayon et je m’étais assuré que tout allait bien.

Olga, Nestor et les hommes avaient continué à faire leur village tranquillement sans rien savoir de tout ça.

***

Chapitre 130 : Habit d’Esclave, v2

Nous nous trouvions à une courte distance de l’emplacement du village.

J’avais marché dans le coin avec Olga.

« Ah, les poils d’une chenille sont là…, » s’exclama Olga en voyant ça.

Olga était allée plus loin pour aller ramasser les poils d’un Elka.

« Avec cela, nous pouvons faire beaucoup de vêtements et de tissus... Je pense…, » déclara Olga.

« Je pense qu’il nous en manque un peu, » déclarai-je.

« Alors nous devrions rassembler plus de poils, desu, » déclara Olga.

Olga avait enlevé son sac à dos et avait commencé à le remplir avec les poils blancs.

Quand nous avions quitté le village pour la première fois, le sac à dos était vide, mais maintenant il était complètement rempli de matériel.

« Il y en a d’autres par ici... hein ? », demanda Olga.

« Qu’est-ce que c’est Olga ? » demandai-je.

Elle se promenait en ramassant des choses et maintenant elle regardait autour d’elle sans cesse.

« Nous sommes allés assez loin, » déclara Olga.

« Hm ? Oui, je suppose que c’est bien le cas, » répondis-je.

J’avais regardé autour de moi.

Il n’y avait rien d’inhabituel dans cette partie des terres désolées, mais j’avais des souvenirs de cette zone.

Nous étions passés par ici en venant de Ribek.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Quand nous sommes venus ici avant... Je ne pense pas que ces matériaux étaient là, » déclara Olga.

« Ah ! Non, ils ne l’étaient pas, » répondis-je.

Bien sûr que non.

C’était les matériaux qui étaient apparus en provenance de tous les monstres que j’avais vaincus pendant que je me promenais dans la zone.

Pendant qu’ils construisaient des maisons, j’étais en train de vaincre des monstres.

Je comprends pourquoi Olga pense que c’est bizarre.

Cette situation ressemblait presque à un jeu agricole. Vous étiez un fermier et des matériaux et des choses surgissent de nulle part tout autour de votre ferme sans raison.

Mais c’est très bien ainsi.

« Tu t’en es bien souvenu, » déclarai-je.

« Maman m’a dit que je devais veiller correctement sur le Maître, » déclara Olga.

« Svetlana, hein ? » murmurai-je.

Je pensais que les paroles d’Olga étaient un peu drôles.

Elle avait l’air d’avoir 3-5 ans.

Une Esclave Éternelle nouvellement née avait grandi jusqu’à cette taille si rapidement et elle allait maintenir cette apparence pendant un certain temps.

D’une certaine façon, elles étaient comme des papillons.

Bien qu’ils n’avaient que deux formes : chrysalide et papillon.

L’apparence jeune d’Olga était charmante et adorable. C’était agréable à regarder.

Je voulais récompenser cette adorable enfant.

J’avais commencé à penser à ce que je pouvais faire pour elle.

« ... »

Alors que je pensais à ça, Olga s’était soudainement arrêtée et avait pris un petit arc de son sac à dos. Elle s’était préparée et avait regardé autour d’elle.

Ce n’était pas seulement par la vue, mais je sentais une soif de sang.

L’arc qu’elle tenait n’était pas un arc régulier, c’était l’arc spécial des Esclaves Éternelles... le Gradik. Il était mignon, mais il avait de la puissance.

« Tu as apporté ça dans tes bagages ? » demandai-je.

« Maman l’a dit. Je dois penser au Maître et je dois m’assurer que vous ne vous ennuyez pas. C’est un outil pour cela, » déclara Olga.

On dirait qu’elle écoutait correctement les enseignements de sa mère.

Elle était de plus en plus adorable.

« Ha ! »

Pendant que j’étais occupé à admirer Olga, elle avait poussé un cri mignon et elle avait tiré une flèche avec son arc.

La flèche qu’elle avait tirée avait frappé sa cible, s’écrasant sur la chenille aux poils blancs.

« Fuu... »

Après avoir tiré sur la cible, elle avait relâché son souffle.

Le sourire de soulagement qu’elle avait fait après ça était adorable et semblait parfait pour son âge.

« Olga, attention ! » criai-je.

« — ! »

La chenille sur qui elle avait tiré n’était pas morte. Elle avait avancé rapidement sur le sol, chargeant Olga.

J’avais tiré sa main afin de l’écarter du chemin de sa charge. Après qu’Olga avait ainsi été mise à l’écart de la charge de l’Elka, elle avait tiré une autre flèche.

Elle n’arrêtait pas de tirer. Elle prenait une flèche et l’envoyait quelques secondes après.

Chaque flèche avait volé dans les airs, et avait touché sa cible.

L’Elka avait été transformé en une pelote d’épingles à sa mort et son corps avait fondu pour révéler un tas de poils blancs.

« Je suis désolée, Maître, j’ai baissé ma garde, » déclara Olga.

« Ne t’inquiète pas pour ça, » lui répondis-je.

« Oh... les vêtements que vous m’avez donnés sont…, » balbutia Olga en regardant sa tenue.

L’expression d’Olga avait changé. La robe verte d’esclave avait été déchirée.

C’était probablement arrivé quand l’Elka l’avait attaquée.

« Ce n’est pas grave pour les vêtements. Est-ce que cela va, toi ? » demandai-je.

« Je... oui, » répondit-elle.

« Je vois. Alors je vais te faire de nouveaux vêtements. Après tout, nous avons une tonne de poils d’Elka, » je lui avais dit ça.

Puis Origa avait sorti sa carte d’esclave. « Qu’est-ce que nous allons faire, Maître ? »

« C’est bon, range-le, » ordonnai-je.

Après avoir dit ça, j’avais sorti mon DORECA.

Olga avait été surprise.

« Pourquoi avez-vous ça sur vous ? » demanda Olga.

Je n’avais rien dit et j’avais juste souri en réponse.

Il n’y avait aucune chance que je laisse ça derrière moi. Nous n’avions aucune idée du genre de dangers qui apparaîtraient dans un nouveau pays comme celui-ci, de sorte qu’il n’était pas possible que je lâche la source principale de mon pouvoir.

« Oublie ça, Olga, as-tu une demande ? » demandai-je.

« Demande ? »

« Oui, n’importe quoi. Si c’est quelque chose que je peux faire, je le ferai pour toi. Vas-y, et dis-moi, » déclarai-je.

« ... » Olga avait réfléchi à tout ça.

Elle avait penché la tête sur le côté et avait beaucoup réfléchi.

Elle n’arrêtait pas de penser, mais il ne semblait pas qu’elle pouvait trouver quelque chose. Elle pensait tellement fort qu’on aurait dit que de la fumée sortirait de sa tête.

« Ne penses-tu à rien de particulier ? » demandai-je.

« Je suis désolée, Maître, » déclara Olga.

On dirait qu’elle n’était pas douée pour demander des choses.

Les Esclaves Éternelles étaient la plupart du temps comme ça, mais Olga semblait être un cas encore pire que toutes les autres.

« Alors nous choisirons avec ça, » après avoir dit ça, j’avais ouvert mon menu et avait vérifié la liste.

Récemment, j’avais laissé le développement à Nina et presque tous les jours, il y avait un nouvel objet dans la liste.

J’avais vérifié avec soin chaque possibilité qui m’était offerte.

Parmi les articles disponibles, il y en avait un qui avait l’air intéressant.

« Olga. J’ai des vêtements très convenables pour les esclaves... est-ce que cela te plairait ? » demandai-je.

« ... Oui ! » En entendant ces mots, les yeux d’Olga brillaient.

 

☆☆☆

 

« Vous êtes revenues, Votre Majesté ? … Euh ? »

Lorsque nous étions retournés sur les terres du village, Nestor était sorti pour nous saluer et avait été rapidement choqué par ce qu’il avait vu.

Il fixait Olga comme s’il voyait quelque chose d’incroyable.

« C’est... C’est... ? »

« C’est pour les esclaves, l’un de leurs nouveaux uniformes conçus récemment, la prochaine génération de leurs tenues exclusives, » déclarai-je.

J’avais volontairement exagéré.

C’était exact dans un sens... mais c’était certainement une exagération.

« L’uniforme des Dames Esclaves ? » demanda Nestor.

« Oui, cela lui va bien, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Haaa... maintenant que vous le mentionnez, cela ressemble à des vêtements de serviteur et cela leur convient vraiment, comme vous l’avez dit, Votre Majesté, mais…, » il avait dit cela en affichant un regard étrange.

Je pourrais le comprendre.

Après tout, Olga portait maintenant un uniforme de femme de chambre.

Il était noir et blanc avec un tablier et des volants pour compléter le tout.

« N’est-ce pas Olga ? Ça te va bien, » demandai-je.

« Oui, c’est grâce au Maître, desu, » répondit Olga.

— Magie a été augmentée de 10 000 —

Tout en disant ça, elle avait affiché un sourire éblouissant.

***

Chapitre 131 : …

Une nuit s’était écoulée et au petit matin, Nestor et ses hommes avaient continué à construire.

Ils n’avaient pas fini de créer des maisons pour tout le monde. Même si les matériaux pour les fabriquer étaient du bois et de l’herbe qu’ils pouvaient trouver presque n’importe où, la quantité était plus que généreuse pour que cela prenne beaucoup de temps, ce qui rendait la tâche plus difficile.

« Nestor, je les ai trouvés quand je cherchais du bois. »

« Ne serait-ce pas des fruits ? Et ils sont frais. Alors, tu en as trouvé. »

« Ouais, je me demandais s’il y avait des trucs comme ça dans la zone. »

« Ne touche pas à cet arbre-là. Une fois que nous aurons mangé les fruits, nous utiliserons les graines pour planter ces arbres. »

Malgré cela, Nestor et les hommes se comportaient de façon décontractée.

À ce rythme, ils se développeraient plus lentement que ma première ville Akito.

Ils ne s’inquiétaient pas des progrès journaliers et avaient lentement suivi le cours de leur vie.

Parmi eux, il y avait Olga, en uniforme de servante, qui courait ici et là.

« Mademoiselle l’Esclave, soyez prudente, ne vous blessez pas. »

« Comme c’est mignon, ces vêtements conviennent vraiment bien à la petite Esclave. »

J’avais l’impression que son adorabilité augmentait encore plus leur nature insouciante.

Je m’ennuie tellement.

Après mon arrivée ici, cela allait bien pour le premier jour... mais très vite, je m’ennuyais.

« ... Je me demande si je devrais aller marcher ou faire une autre activité de mon côté, » murmurai-je pour moi-même.

Je m’étais séparé du groupe.

J’avais marché au hasard.

Au plus profond de mon cœur, j’espérais quelque chose... qu’un monstre apparaisse.

Un monstre serait bon pour tuer le temps.

J’avais marché.

Et encore marcher après ça.

J’avais regardé autour de moi sans cesse et j’avais marché.

Après environ 30 minutes, j’étais sur le point de retourner au nouveau village après avoir fait un grand tour. En chemin, je n’avais pas vu un seul monstre.

« ... Pourquoi apparaissent-ils toujours quand je ne les veux pas et qu’ils disparaissent quand je les veux... »

J’étais un peu déçu.

Aucun monstre n’était apparu.

Peut-être que j’avais vaincu tous ceux qui étaient présents dans la région.

Eh bien, pour Nestor et la lente vie des hommes, ce serait bien que je me débarrasse d’eux tous.

Peut-être que les monstres avaient fui la zone en pensant que s’approcher de cet endroit était dangereux.

C’était peut-être un peu trop de faire ainsi.

« Ouverture du Menu. »

J’avais pris ma Carde Rare et j’avais utilisé le sort de rencontre.

Puis je m’étais encore une fois promené dans la zone.

Tout en marchant... j’avais erré ici et là.

« Rencontre augmentée, » murmurai-je pour le lancer une nouvelle fois.

J’avais marché encore un peu.

J’avais erré sans but.

« ... Rencontre augmentée, » j’avais à nouveau lancé le sort.

J’étais au bord des larmes. Je me fiche de savoir si c’est un fantôme ou un démon.

J’avais empilé la magie en continuant à marcher et... un Elka était apparu !

L’Elka m’avait regardé en état de choc.

Puis il s’était tourné maladroitement de 180 degrés et s’était mis à courir.

« Désolé, mais je ne te laisserai pas partir, » criai-je.

Je l’avais pourchassé avec joie, je l’avais rattrapé et vaincu à mains nues.

« Fuu, » dis-je.

Il n’y en avait qu’un, mais c’était quand même une diversion.

J’avais pris les poils blancs et je les avais mis dans ma poche.

« Mais quand même, même en utilisant la magie, c’est à ce niveau-là ? Je les ai même superposés..., » murmurai-je.

À quel point ont-ils peur ? Je suppose que c’est ce que vous appelez récolter ce que vous semez.

C’était vraiment fort que cela soit rendu ainsi, alors j’avais décidé de retourner au village.

À ce stade, je devais juste donner un peu de plaisir à Olga.

Il s’agirait essentiellement de retirer l’aide de l’Ésclave Éternelles à ces gars, ce qui les aiderait probablement à poursuivre leur lente vie.

Je m’étais mis à réfléchir et j’avais commencé à y revenir quand...

Tout mon corps avait l’impression qu’il flottait et le paysage passait à grande vitesse.

J’avais l’impression que mon corps tombait !

« Pff ! »

Je m’étais calmé et j’avais redressé mon corps en plein vol pour pouvoir atterrir proprement.

« Qu’est-ce que c’était ? » demandai-je.

J’avais vérifié ma situation.

Au-dessus de moi, il y avait un trou avec de l’herbe séchée et du lierre. Apparemment, j’étais tombé dans un trou.

Le trou avait environ deux mètres de diamètre et d’après l’apparence, il n’avait pas été creusé récemment.

Il était probablement là depuis des années... mais pas des dizaines d’années.

Un trou qui était là depuis longtemps, et j’avais marché dedans.

C’était en plein dans une plaine.

« De toute façon, comment je sors de là, hein ? » murmurai-je.

Alors que j’étais sur le point d’escalader les murs pour revenir, j’avais regardé et j’avais réalisé quelque chose.

Le trou était presque droit vers le bas, mais il y avait un passage qui s’étendait sur le côté.

« Oh~, » j’avais involontairement parlé tout en sachant que je souriais.

J’étais tellement fatigué de m’ennuyer et même si je ne savais pas ce que c’était, c’était au moins un changement.

En ce moment, j’étais très reconnaissant pour un tel changement.

« Qu’il s’agisse d’un démon ou d’un serpent... dans les deux cas, je serais content, » avais-je murmuré et j’étais entré dans le tunnel.

Le plafond du tunnel était assez bas et à moins de s’abaisser, on ne pouvait pas y entrer.

Je m’étais accroupie et j’étais entrée dans le trou.

Après avoir continué pendant un certain temps, j’étais soudainement à nouveau tombé.

« Woah ! » criai-je.

La deuxième fois, j’avais pu y faire face beaucoup plus facilement.

Puis, alors que j’étais sur le point d’arriver au sol, cela arriva...

« Kyaaaaaaaaaa ! »

« Hein ? »

J’avais entendu une femme crier en dessous de moi.

Je n’avais pas eu le temps de me réajuster quand j’étais entrée en collision avec elle !

« Ohohoho... euh. Arg, allez-vous bien !? » Avais-je demandé. J’avais de commencer à paniquer.

Sous moi se trouvait une jeune femme inconsciente.

Elle n’était pas seulement inconsciente, il y avait du sang qui s’écoulait de sa tête.

J’avais sorti une Panacée et je l’avais versé dans sa bouche.

Le sang s’était vite arrêté et donc, j’avais commencé à me sentir soulagé.

C’était bien, mais j’étais déconcerté par son apparence.

C’était une femme que je n’avais jamais vue auparavant et, franchement, elle ne ressemblait pas à un humain normal.

Sa moitié supérieure était une belle fille, mais sa moitié inférieure était un serpent !

 

***

 

« Mon nom est Akito, » déclarai-je.

« Mon nom est... Lyra. »

Je m’étais présenté après que la fille avec la moitié inférieure de serpent se soit réveillée. Une fois réveillée, elle s’était immédiatement éloignée de moi et elle s’était mise sur ses gardes.

Eh bien, c’était moins sur ses gardes et plus de la peur que je soupçonnais venant d’elle.

Elle avait pris ses distances et m’avait regardé avec des yeux comme un petit animal.

« Pourquoi avez-vous si peur ? » demandai-je.

« Eh bien, vous êtes un humain, » répondit Lyra.

« Hein ? »

« Les humains nous capturent et nous font des choses horribles..., » déclara Lyra.

« Euh »

Je ne savais rien à ce sujet, mais est-ce que les gens de ce monde l’ont fait ?

Des thérianthropes comme Lyra avaient-ils été persécutés par les humains ?

C’était une histoire que je pouvais comprendre.

« Ne vous inquiétez pas, je ne le ferai pas, » déclarai-je.

« Mais…, » commença Lyra.

« Parce que je suis un peu différent des humains que vous connaissez, Lyra, » déclarai-je.

« Hein ? » Lyra avait été surprise. Je voulais lui montrer des preuves pour la mettre à l’aise.

J’avais sorti mon DORECA et ouvert mon menu.

J’avais regardé Lyra puis ma liste de création et j’avais réfléchi pendant un petit moment. Puis j’avais posé un cercle magique.

J’avais mis les poils blancs que j’avais avec moi et j’en avais fait un ruban.

« Hein ? » s’exclama la fille.

Lyra avait été surprise une fois de plus alors que je m’approchais d’elle et attachais le ruban sur sa queue en un nœud.

Sa queue avait maintenant un ruban rouge attaché comme un papillon.

« Hmm ! Ça vous va plutôt bien, » déclarai-je.

« Comment avez-vous fait ça ? » demanda Lyra.

« Il s’agit de mon pouvoir spécial, c’est quelque chose comme de la magie. Les humains ne peuvent pas faire ça, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Lyra avait secoué la tête.

Ses yeux craintifs avaient commencé à scintiller à la place.

« Pour que vous puissiez faire de telles choses... êtes-vous un Dieu ? » demanda-t-elle.

« Non... mais je suppose que vous pourriez m’appeler un Émissaire d’un Dieu, » répondis-je.

Je n’y avais jamais vraiment pensé, mais la Déesse m’avait dit de descendre dans ce monde et de le restaurer... ainsi je peux être considéré comme un Émissaire d’un Dieu.

Quand j’avais dit ça, les yeux de Lyra brillaient.

« Incroyable ! » s’exclama-t-elle.

J’avais fait cela pour dissoudre sa prudence, mais c’était plus efficace que prévu.

J’avais écouté ce que Lyra avait à dire.

Apparemment, c’était une race de demi-homme qui vivait sous terre.

Il y a longtemps, beaucoup de choses s’étaient passées, ils avaient été pourchassés par les humains et avaient fini par s’enfoncer profondément sous terre.

« Cela fait presque cent ans qu’un humain est venu ici, mais si vous êtes un Émissaire d’un Dieu, je peux le comprendre, » déclara-t-elle.

Cela faisait 100 ans qu’un humain n’était pas arrivé ici pour interagir ? Alors pourquoi suis-je venu ici ?

... Oh, c’était Rencontre Augmentée n’est-ce pas ?

C’était probablement le résultat de l’avoir superposé plusieurs fois, ce qui m’avait amené à tomber ici et à rencontrer Lyra.

« E-Euh... Seigneur Émissaire..., » balbutia-t-elle.

« Hm ? »

« Seigneur Émissaire... pouvez-vous faire d’autres choses ? » demanda-t-elle timidement avec ses yeux remplis d’attente.

« Je peux faire n’importe quoi d’autre que des créatures vivantes, » répondis-je.

J’embellissais un peu, mais ça ne devrait pas être incorrect.

« Alors... pouvez-vous faire des maisons et des objets... ? », demanda-t-elle.

« Oui, je peux faire un empire souterrain. »

J’avais répondu avant qu’elle n’ait fini ses mots.

Ce genre de choses était ma spécialité.

Les yeux de Lyra brillaient d’espoir et de joie.

Chapitre 131 : Émissaire d’un Dieu et de l’Empire souterrain

***

Chapitre 132 : Le créateur de Nid, Akito

J’étais allé avec Lyra chez elle.

Nous avions traversé quelques tunnels souterrains jusqu’à ce que nous y arrivions. Ce qui m’avait accueilli était plus une base secrète d’enfant qu’un foyer.

Il s’agissait simplement d’un trou qui avait été creusé pour devenir un peu plus grand.

D’une certaine façon, cela convenait à une fille monstrueuse vivant sous terre.

Mais ce qui me dérangeait, c’était...

« Il n’y a personne d’autre ici ? » demandai-je.

La maison était unique et il n’y avait personne d’autre dans la zone.

« En vérité... notre peuple envoie une fille du village pour créer un nouveau village et apprendre, » répondit-elle.

« Ohh ? »

« Nous créons une nouvelle colonie, donnons naissance et élevons les enfants, » déclara Lyra.

« D’une certaine façon, vous êtes comme des fourmis ou des abeilles, » murmurai-je.

« Mais... je suis si maladroite, » avoua Lyra.

« Est-ce un problème ? » demandai-je.

Lyra hocha la tête et entra chez elle.

Je l’avais suivie et j’étais entré... puis j’avais compris.

Sa maison avait une table, un lit et divers meubles, mais tous étaient mal faits.

Les pieds de la table étaient tous inégaux et le lit était simplement une boîte mal faite remplie de feuilles.

Je retire ce que j’ai dit... la base secrète d’un enfant serait probablement mieux que ça.

« Je vois, c’est pour ça que vous m’avez demandé si je pouvais faire d’autres choses, » déclarai-je.

« Oui…, » Lyra parlait doucement alors qu’elle semblait embarrassée pendant qu’elle penchait la tête.

Si c’est le cas, ça facilite les choses.

« Pour faire une maison... les matériaux... seraient trop problématiques d’aller les récupérés depuis la surface, alors je vais le faire avec magie. La prochaine fois, ce sera..., » déclarai-je.

« Kyaaa ! » Soudain, Lyra avait crié.

« Qu’est-ce qui ne va pas !? » demandai-je.

« Ç-Ça ! » cria-t-elle.

Lyra avait montré du doigt une partie du mur du tunnel qui s’effondrait. De là, un énorme serpent était apparu.

Il avait l’air encore plus grand qu’un anaconda. Il semblait avoir presque un mètre d’épaisseur, un serpent géant.

Il n’était pas seulement gros, les crocs dans sa bouche semblaient dégouliner de ce qui semblait être du venin.

On dirait que c’était un serpent venimeux.

« Pourquoi est-ce qu’un Zumiya... ? » murmura-t-elle.

« Ça s’appelle un Zumiya ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Ce n’est pas votre ami ? » demandai-je.

« Pas du tout ! Ne me mettez pas dans le même panier que quelque chose comme ça ! » cria-t-elle.

Lyra avait nié avec force. Un serpent géant et une fille serpent... Je pensais qu’ils pourraient être des alliés, mais il semble que j’avais tort.

« Quoi qu’il en soit, courons ! » Lyra l’avait dit alors qu’elle se préparait à fuir.

« Vous n’avez pas une fontaine d’Ilia ? » demandai-je.

« Si j’en avais une, je ne pourrais pas non plus m’en approcher, » répondit-elle.

Oh oui ! C’est après tout une fille monstrueuse, bien qu’elle semble différente d’un monstre.

Alors je réfléchissais à ça, le Zumiya s’approcha de moi.

J’avais esquivé la frappe de sa bouche ouverte et j’avais frappé le côté de sa tête.

Bam ! J’avais l’impression d’avoir frappé un rocher très dur.

« C’est dur, hein…, » murmurai-je.

« Ça l’est ! Et ce n’est pas tout s’il se rapproche de vous. Si cela vous entoure dans ses anneaux, cela vous fera fondre avec du venin et vous mangera lentement. Fuyons Seigneur Envo..., » cria-t-elle.

J’avais dégainé la Véritable Esclave Éternelle et j’y avais mis de la magie avant de frapper.

C’était un peu plus dur que je ne le pensais, mais une fois que j’avais mis plus de magie, j’avais pu lui couper la tête.

« Je me demande si c’est une sorte de matériel. Lyra, est-ce que c’est juste un individu ? Ou est-ce que ce Zumiya est le nom d’une race ? » demandai-je.

« ... » Lyra était à court de mots.

« Lyra ? » demandai-je à nouveau.

« ... »

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » J’avais agité ma main devant ses yeux.

« ... ha ! » cria-t-elle.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Le Seigneur Émissaire est fort, » déclara-t-elle.

« ... Vous pensiez qu’un Émissaire d’un Dieu serait faible ? » demandai-je.

« Euh... j’avais... peur des Zumiyas alors..., » déclara-t-elle.

Alors elle pensait que même un Émissaire d’un Dieu ne pourrait pas le battre ?

Eh bien, peu importe.

« Quoi qu’il en soit, est-ce un individu ou une espèce ? » demandai-je.

« Il y en a peu, mais c’est une espèce, » avait-elle répondu.

« Je vois, alors je suis soulagé, » répondis-je à mon tour.

S’il ne s’agissait que d’une seule créature, cela ne pourrait se transformer qu’en un seul objet. Tant qu’il s’agissait d’une espèce alors, même si elles étaient rares, ce ne sera pas un problème.

J’avais pensé à ce moment-là à mon « soulagement » et je l’avais même laissé sortir sans le vouloir.

« Vous êtes soulagé par cela... se pourrait-il que le Seigneur Émissaire soit une personne plus étonnante que je ne le pensais ? » Lyra semblait murmurer.

Pour l’instant, je vais l’ignorer et je m’étais concentré sur ce que je dois faire.

Comme je ne pouvais pas faire une fontaine d’Ilia, alors je devrais penser à un système défensif.

Je devrais probablement le faire avec le concept d’un fort souterrain.

 

☆☆☆

 

J’avais mis de la magie dans Véritable Esclave Éternelle et j’avais commencé à couper au mur. Cela donnait une sensation de dissolution comme un couteau chaud à travers le beurre alors que j’élargissais la grotte.

Longueur, largeur et hauteur.

Je les avais tous agrandis... J’avais rendu la grotte énorme.

J’avais fait en sorte qu’au moins la moitié d’un terrain de basketball puisse entrer dans cette zone.

L’espace était presque 5 fois plus grand qu’à l’origine.

Maintenant qu’il était plus grand, je pouvais construire comme je le voulais, même si cela ressemblait à un château.

En écoutant ce que Lyra avait dit, elle serait comme la reine de la nouvelle colonie, son point de vue serait comme tel.

Je me tenais devant le trou que le Zumiya avait creusé et j’avais commencé à couper avec mon épée.

De ce trou d’un mètre de large, j’avais creusé un espace d’environ un quart de la taille de la salle précédente.

Puis j’avais sorti mon DORECA et placé un cercle magique à l’entrée.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-elle.

« Lyra, amenez cette table ici, s’il vous plaît, » demandai-je.

« Ah, oui, » répondit-elle.

Lyra avait fait ce que j’avais dit et avait apporté la table branlante.

« J’ai besoin d’utiliser ça, » déclarai-je.

« L’utiliser ? Je ne comprends pas, mais allez-y, » répondit-elle.

Maintenant que j’avais obtenu la permission, j’avais découpé la table et l’avais placée à l’intérieur du cercle magique.

Avec les matériaux rassemblés... c’était devenu une porte en bois.

« Ehhhhhh !?? » Lyra avait été clairement surprise. « Elle s’est transformée en porte !? »

« C’est la puissance de Dieu, ma puissance, » déclarai-je.

« Incroyable ! » s’exclama Lyra.

« Nous incorporerons un système d’attaque dans cette zone. Comme cette grotte est souterraine, ce chemin facile à traverser guidera les ennemis vers cette zone particulière, » alors que je pensais à quoi faire, je l’avais marmonné.

C’était devenu amusant.

C’était différent de mon schéma habituel, c’était un peu comme la fabrication d’un donjon.

C’était proche de ce que j’avais fait avant, mais l’emplacement et les besoins étaient différents.

Tetris et Puyo Puyo. Mario Kart et Gran Turismo. Street Fighter et Virtual Fighter.

C’était ce genre de sentiment que j’avais en faisant ça. C’était dans le même genre, mais était différent. C’était un sentiment de fraîcheur.

J’avais sorti mon DORECA et placé des cercles magiques autour de moi en utilisant seulement la création à l’aide de la magie.

« Que faites-vous, Seigneur Émissaire ? » demanda-t-elle.

« C’est... oh quelque chose de parfait est apparu devant moi, » déclarai-je.

Alors que j’étais sur le point d’expliquer ce que j’avais fait, un mur plus loin s’était brisé et un trou s’est formé. Un monstre avait envahi la pièce.

Cela avait la taille d’un gros chien et ressemblait à une taupe.

« Wôw, un autre est sorti, » déclara Lyra.

« Venez ici, » déclarai-je.

J’avais attrapé la main de Lyra et je l’avais emmenée dans la zone sans danger.

« Ne voulez-vous pas vous battre ? » demanda Lyra.

Si ça ne se passait pas bien, je me battrais, mais jusque-là, j’attendais de voir.

J’avais emmené Lyra plus profondément à l’intérieur de la pièce pendant qu’on regardait la bête avancée.

Alors que le monstre entrait dans la pièce pour nous poursuivre alors qu’il passait au centre...

Dodododo ! Un grand nombre de flèches furent tirées à partir des murs.

Le monstre était devenu un hérisson en quelques instants, était tombé au sol, mort.

« Quuuuooiiii, » s’écria-t-elle.

« C’est un système de défense automatique. Nina l’a développé par hasard et nous voulions le mettre sur le cuirassé, mais ça n’a pas marché. Avec ça, vous n’aurez pas à vous battre et le monstre sera vaincu, » déclarai-je.

« Pour mon bien... merci beaucoup Seigneur Émissaire ! » déclara Lyra avec des yeux scintillants et un grand sourire. J’avais réfléchi à aller plus loin que ça.

Il me fallait sécuriser les bases de la vie et d’autre chose dont un donjon aurait besoin.

***

Chapitre 133 : Queue et Ruban

J’avais choisi le nouvel objet dans mon DORECA et j’avais posé le cercle magique.

La flèche pointait vers le Zumiya récemment vaincu et j’avais vu que ses crocs brillaient.

J’avais arraché les crocs et les avais placés à l’intérieur du cercle magique.

Le cercle s’était transformé et une tache était apparue sur le sol et avait commencé à rapidement se répandre.

« Wôw ! »

« Kyaaa ! »

Lyra et moi avions paniqué et sauté hors de la pièce.

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

« Ce n’est pas une tache... est-ce un bourbier ? C’est un bourbier empoisonné... oui, c’est un bourbier empoisonné ? » s’écria Lyra.

« Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhhhhhhhh ! Un bourbier empoisonné !? » demandai-je.

« On dirait que oui, » répondit-elle.

J’avais utilisé le DORECA pour créer un Pushinee et je l’avais jeté dans le bourbier.

La nourriture en forme de bloc était tombée dedans et avait commencé à fondre avec un son de grésillement.

« Hii ! » s’écria Lyra.

« Oui ! C’est un bourbier empoisonné, » déclarai-je.

J’avais regardé à l’intérieur de la pièce. Le bourbier empoisonné s’était répandu sur tout le sol.

Toute la pièce était maintenant un bourbier empoisonné.

« Pour une pièce afin de repousser l’ennemi, cela devrait être assez bon, » déclarai-je.

« Mais j’ai peur…, » murmura-t-elle.

« Vous avez peur, hein ? Je suppose que c’est normal, » déclarai-je.

« Je n’arrive plus à passer par ici…, » murmura la jeune femme.

« ... Hmmm, » j’avais un peu réfléchi à la situation.

J’avais regardé à l’intérieur de la pièce, puis la maison de Lyra derrière elle, et enfin autour de la zone prévue.

Je pouvais utiliser ce bourbier empoisonné, j’en étais persuadé, mais l’avoir ici ne serait pas pratique.

Je devrais le déplacer.

« Hupp »

J’étais allé soulever le bourbier empoisonné...

Cela semblait absolument impossible, mais comme il avait été fabriqué avec le DORECA, j’avais facilement pu le soulever.

« S-Seigneur Émissaire ! Vous pouvez faire des choses comme ça aussi !? » s’écria la fille.

Lyra avait regardé en état de choc pendant que je portais le bourbier. Cette vue impossible l’obligeait à me regarder avec encore plus de respect.

« Incroyable, » cria-t-elle.

« Eh bien ouais. OK alors, je veux le déplacer, mais je n’ai pas vraiment d’endroit pour le mettre, » déclarai-je.

Je n’avais creusé que quelques zones, donc je n’avais pas d’endroit pour mettre ça temporairement.

Si je le laissais ici pendant que je creusais, ce serait un obstacle.

« On ne peut rien y faire... Je suppose que je vais le détruire, » déclarai-je.

J’avais utilisé mon DORECA et l’avais fait disparaître.

« Qu-Quoiiii…!? » Lyra était à court de mots.

Ses yeux ressemblaient à ceux de mes esclaves.

C’était pour ça que j’avais dit ça. « Voulez-vous m’aider ? »

« Je peux !? » Sa réaction avait été à peu près la même que celle de mes esclaves.

 

***

 

« OK, ça devrait aller pour l’instant, » déclarai-je.

J’avais creusé une autre pièce sous la maison de Lyra.

Pour l’instant, j’avais fini de creuser les étages supérieur et inférieur de sa maison.

Partout où l’ennemi pouvait venir, il y aurait assez d’espace pour les contrôler et prendre des mesures de rétention.

Sinon, ils pourraient s’introduire directement dans le noyau de son nid. Dans toutes les directions, l’intrus devait traverser au moins une pièce avant d’atteindre la partie principale de la maison.

Maintenant, que faire de ces pièces ?

Hmm ? En fait... y a-t-il des ennemis extérieurs ?

Je sais pour le serpent géant Zumiya... mais je ne sais rien d’autre.

« Je vais devoir le demander à Lyra, » murmurai-je.

J’avais réfléchi à quoi faire et j’avais commencé à bouger. Lyra devrait être en haut.

J’avais utilisé les escaliers que j’avais créés et j’avais grimpés tout en haut.

« Lyra ? Où êtes-vous ? » demandai-je.

« S-Seigneur Émissaire ? » répondit-elle.

« Oh ! Vous êtes là, j’ai quelque chose à vous demander..., » déclarai-je.

Puis j’avais continué à aller vers sa voix.

« Kya ! » Quand je m’étais approché de Lyra, elle avait poussé un petit cri.

Elle cachait son corps à moitié nu.

Elle avait enlevé ses vêtements sales et était en train de se changer.

Attendez... n’est-elle pas complètement nue ?

Son corps inférieur de serpent n’avait jamais eu des vêtements dessus, et maintenant sa moitié supérieure était nue.

La seule chose qu’elle portait... c’était le ruban au bout de sa queue.

Ruban nu... ces deux mots m’étaient venus à l’esprit.

Je regardais dans le vide.

« S’il vous plaît, ne me regardez pas, Seigneur Émissaire ! » déclara Lyra.

« D-Désolé ! » J’avais paniqué une seconde avant de lui tourner le dos et de sauter dans la pièce que je venais de quitter.

Je sentais mon cœur battre la chamade.

« Ruban... queue... nue…, » murmurai-je.

Pour une raison inconnue, les battements de mon cœur s’étaient accélérés.

Non, non, pourquoi ça me fait un tel effet ?

Je n’ai pas ce genre de passe-temps. Lyra est mignonne et tout, mais c’est différent.

... c’est différent, n’est-ce pas ?

« Ne vois pas le mal, n’entends pas le mal. Ne vois pas le mal, n’entends pas le mal, » j’avais chanté comme un sort et j’avais utilisé mon imagination pour penser à autre chose.

J’imaginais Risha dans la forêt au printemps.

Risha, qui prenait son bain, et qui caressait son collier à son cou avec amour.

Collier d’esclave... Ruban de Queue= Collier d’Esclave.

J’avais commencé à me calmer.

Je m’étais calmé un peu, mais j’avais des sentiments complexes.

Il n’y avait rien à faire. Obtenir un sentiment de sécurité en se souvenant de mon esclave était approprié.

« Kyaaaaaaaa ! »

Soudain, j’avais entendu Lyra crier.

« Lyra ! » J’avais appelé et j’avais couru en haut des escaliers.

Il y avait deux hommes là-bas.

Lyra avait mis ses vêtements, mais les hommes l’avaient attrapée.

« On a de la chance. Hehehehe. Je n’arrive pas à croire qu’il y avait une fille-serpent aussi superficielle, » déclara l’un d’eux.

« Ce que je n’arrive pas à croire, c’est qu’on ait trouvé une reine vierge. Elle n’a pas fait son nid et pondu des œufs. Elle se vendra pour 3 fois le prix, » déclara l’autre homme.

« Hehehe ! Nous serons capables de jouer pendant longtemps après ça…, » déclara le premier homme.

« Qu’est-ce qui ne va pas… !? » demandai-je.

J’avais sauté dans la zone et j’avais immédiatement retiré leur tête de leur cou.

Il n’était pas nécessaire de poser des questions. J’avais vu dès le début que c’était de la racaille.

Je leur avais donc coupé la tête sans poser de question et j’avais ainsi sauvé Lyra.

« ... »

« Lyra ? »

Lyra avait été paralysée pendant un moment avant de se jeter dans ma poitrine et de se mettre à pleurer.

« J’avais si peur... si peur... si peur..., » elle avait pleuré et s’était accrochée à moi.

« Je suis désolé de ne pas vous avoir sauvé immédiatement, » déclarai-je.

Elle m’avait enfoncé la tête dans la poitrine et avait secoué la tête.

Ne dites pas ça, on dirait que c’était ce qu’elle voulait dire.

« Je m’assurerai que quelque chose comme ça ne se reproduira pas, » déclarai-je.

Lyra avait levé le visage. Deux émotions se mélangeaient dans son regard.

La peur de sa rencontre précédente et l’espoir.

« Je dois aussi réfléchir à la façon de prévenir les invasions humaines, » déclarai-je.

Un sourire d’espoir était apparu sur son visage, écrasant la peur.

***

Chapitre 134 : Le Seigneur du Serpent Loyal Lyra

J’avais parachevé l’installation des défenses avec mon DORECA.

J’avais fini la pièce où je m’étais débarrassé de la tourbière empoisonnée, la pièce de la reine et la pièce du sud.

J’avais placé un cercle magique au milieu de la pièce où je me trouvais et j’avais utilisé la création magique d’urgence afin de réaliser l’objet.

Cela ressemblait à un plancher tout à fait normal, mais lorsque j’avais jeté un bout de bois dessus...

Shing ! Des lames tranchantes avaient fait irruption en provenance du sol.

Le débris de bois avait été tranché comme du fromage en tranche.

« OK, passons à la prochaine pièce, » déclarai-je.

Teku teku teku teku teku

J’étais passé devant la salle de la Reine et dans la salle de l’Est.

Là, j’avais placé plus de cercles magiques avec la magie d’urgence qui ne consommait que de la magie.

Six cercles magiques étaient apparus et s’étaient transformés en une escouade de six marionnettes mécaniques.

Chacune d’entre elles portait une armure et tenait une épée longue.

Puis j’avais pris un débris de bois et je l’avais jeté entre les marionnettes.

Elles avaient réagi et s’étaient déplacées d’un seul tenant alors qu’elles frappaient avec leurs épées longues.

Des frappes verticales, frappes horizontales et coups perforants.

Le morceau de bois avait été découpé en morceaux alors qu’il était encore en l’air.

J’avais encore une fois jeté un morceau de débris entre elles et il avait été frappé avec les mêmes mouvements.

Les six marionnettes directionnelles ne pouvaient utiliser que des frappes verticales, des frappes horizontales et des coups perforants. Ces trois mouvements constituaient l’ensemble de leur répertoire.

C’était un simple piège.

« Dans quelle mesure est-il bon dans un cas antipersonnel ? » demandai-je.

J’étais inquiet alors j’avais sorti Véritable Esclave Éternelle et je m’étais approché du centre des marionnettes.

Les six longues épées m’avaient attaqué en même temps.

Attaque verticale x6, attaque horizontale x6, attaque perforante x6.

Clang clang clang clang clang clang...

Les bruits de cliquetis et d’affrontement résonnaient lorsque j’échangeais des coups avec les marionnettes. Cela avait eu comme effet de produire des étincelles et des éclairs de lumière.

« Avec cela, elles devraient pouvoir repousser la plupart des ennemis, » murmurai-je.

J’avais pris mon DORECA et je m’étais dirigé vers la pièce d’à côté.

Teku teku teku teku teku

Après ça, il y avait la chambre nord... j’allais peut-être installé un nitoka.

J’avais arrêté de marcher et je m’étais retourné.

Lyra était là, derrière moi.

« Lyra..., » dis-je

« Oui ! » répondit-elle.

« Qu’avez-vous fait depuis un certain temps ? M’avez-vous suivi ? » demandai-je

« C’est très bien ainsi. Seigneur Émissaire, ne faites pas attention à moi et continuez, s’il vous plaît, » déclara-t-elle.

« Eh bien, même si vous dites que c’est bien pour vous..., » répondis-je.

Après avoir réfléchi un instant, j’étais sorti de la pièce.

J’étais arrivé dans la pièce du sud jusqu’à côté du piège.

Teku teku teku teku teku. Lyra m’avait suivi sans rien dire.

Je n’y avais rien fait avant de partir et d’aller vers le piège avec les marionnettes se trouvant dans la salle de l’ouest.

Teku teku teku teku teku. Lyra m’avait également suivi sans dire un mot.

Cette fois, j’étais retourné à la chambre de la Reine.

Et comme je le pensais, teku teku teku teku teku, comme un chiot, elle m’aurait suivi partout où j’allais. Elle avait un sourire empli de bonheur quand elle restait à côté de moi.

En vérité, elle n’avait pas fait le son teku teku teku... elle n’avait pas vraiment marché quand elle me suivait.

Après tout, la moitié inférieure de Lyra était celui d’un serpent, alors, au lieu du teku teku teku, elle glissait.

Cependant, son mouvement donnait l’impression d’un teku teku teku comme le ferait un chiot.

Je me déplaçais dans les pièces inutilement, mais elle me suivait avec joie en produisant une sensation de teku teku teku et tout cela sans rien me demander.

« Lyra..., » déclarai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Vous n’avez pas besoin de me suivre, vous savez ? Je peux le faire moi-même pour que vous puissiez vous reposer pendant ce temps, » déclarai-je.

« Est-ce gênant que je vous suive, Seigneur Émissaire ? » demanda Lyra.

« Ce n’est pas vraiment un problème, mais…, » commençai-je.

Cela pesait un peu dans ma tête, mais ce n’était pas un gros problème en soi.

Je me demandais ce que je devais faire quand j’avais finalement réalisé quelque chose.

La queue de Lyra bougeait pendant tout ce temps.

Le bout de sa queue, où j’avais attaché le ruban, bougeait d’avant en arrière et d’avant en arrière.

... elle me rappelait vraiment un chiot qui regardait son maître bien-aimé.

« ... Lyra, » déclarai-je.

« Oui, » répondit-elle d’une manière timide.

J’avais créé un cercle magique et j’avais obtenu ainsi une petite balle.

C’était une balle en caoutchouc tout à fait normale.

« Alors~, je..., » murmurai-je.

Je l’avais jetée au loin.

Lyra m’avait regardé puis elle avait tourné son regard vers la balle.

« ?? » Elle avait incliné la tête et semblait se demander ce que je faisais en ce moment.

Eh bien, je suppose qu’elle n’est pas comme un chiot jusqu’à ce point.

« Désolé, ce n’est rien. Oubliez ça, » déclarai-je.

« ... Ah, » Lyra avait haussé la voix avec un regard empli de surprise. « Je viens de comprendre ! » s’exclama-t-elle.

Elle avait rapidement glissé sur le sol et avait saisi la petite balle.

Puis elle me l’avait rapportée... avec un sourire éclatant qui illuminait son visage.

« Tenez, la voici, Seigneur Émissaire, » dit Lyra en souriant et en faisant frétiller le bout de sa queue.

Ce n’était pas instinctif, et cela n’avait été fait qu’après qu’elle y ait réfléchi au préalable.

Son processus de pensée était probablement « je ferais n’importe quoi » ou alors ce n’était que son expression faciale qui affichait ça en ce moment. Sa queue bougeait furieusement alors qu’elle la tenait.

Oh non... c’est mauvais.

J’avais pensé à ce moment-là que Lyra était presque trop dangereusement mignonne.

***

Chapitre 135 : La Proposition de la Reine

Après avoir terminé les pièges dans les autres pièces, j’avais décidé de prendre une pause avec Lyra.

Je m’étais assis sur le sol, puis j’avais créé un cercle magique pour du Pushinee et j’avais repoussé la terre qui se trouvait à côté de là.

La flèche lumineuse provenant du cercle magique avait changé de position et la lumière avait changé. Je l’avais utilisé d’une manière différente de celle prévue.

En regardant la lumière, je m’étais alors mis à réfléchir. Pour l’instant, j’ai créé le système défensif de base, mais je sens qu’il manque quelque chose de plus.

En analysant ce que les brutes ont dit qui ils ont essayé de kidnapper Lyra, je réalise que si je fais cela de façon peu habile, cela peut finir mal.

Maya ainsi que les autres personnes qui m’étaient proches, ne poseraient pas de problème, mais j’étais incertain au sujet des autres humains.

« Comme je le pensais, je devrais faire une grotte sans avoir le moindre besoin d’entretien... un donjon serait parfait, » déclarai-je en tant que conclusion de ce que j’avais imaginé.

« ... »

« Qu’en pensez-vous, Lyra ? Avez-vous remarqué quelque chose que vous aimeriez avoir ? Dites-moi n’importe quoi qui vous passe par la tête, » demandai-je.

« ... »

« Lyra ? » demandai-je.

Lyra n’avait pas répondu, alors je m’étais demandé ce qui n’allait pas alors j’avais regardé de son côté pour la regarder directement.

À ce moment-là, nos yeux s’étaient rencontrés. Lyra s’était repliée sur elle-même et me regardait d’un regard très chaleureux.

Elle ne disait rien... elle me regardait simplement avec un regard ravi.

Puis, j’avais agité la main devant son visage. Comme prévu, elle n’avait nullement réagi face à mon mouvement.

Qu’est-ce qui n’allait pas ? Dormait-elle les yeux ouverts ? Mais en ce moment, ses yeux me fixaient.

Je m’étais déplacé vers la gauche et bien sûr, ses yeux m’avaient parfaitement suivi.

Après ça, je m’étais déplacé vers la droite, et son regard m’avait poursuivi.

Non, elle est réveillée, pensai-je. Elle est réveillée... mais que se passe-t-il chez elle ?

Euh...

À ce moment-là, mon corps avait commencé à briller intensément.

Il n’était pas seulement brillant, mais au loin, une flèche pointait directement vers mon corps.

Il s’agissait d’une lumière spéciale issue d’un cercle magique.

Peu de temps après ça, j’avais entendu des bruits de pas venant vers ici. Puis, une petite Esclave Éternelle était apparue par l’accès extérieur, et elle portait un uniforme de femme de chambre.

« Olga, » avais-je dit quand je l’avais vue.

« Maître, » déclara-t-elle après m’avoir entendu.

Olga, mon esclave, était arrivée auprès de moi.

Sa main tenait sa carte d’esclave. Elle était donc venue me chercher en utilisant un cercle magique qui avait besoin de moi.

« Qu’est-ce qui ne va pas, Olga ? » demandai-je.

« Maître, je me demandais simplement où je devrais dormir, » répondit-elle.

« Hm ? »

« Il est temps d’aller dormir, vous savez ? » demanda-t-elle.

« Ohh, donc il est déjà si tard ? » demandai-je en retour.

Je n’avais pas réalisé que tant de temps s’était écoulé depuis ma venue dans cette grotte.

Depuis que j’étais sous terre, je n’avais aucune idée que beaucoup de temps s’était écoulé vu que je ne m’ennuyais pas.

« Fait-il déjà nuit dehors ? » avais-je demandé afin de le confirmer.

Olga avait hoché la tête de haut en bas tout en me regardant.

« Je vois. Alors, nous allons dormir pour ce soir. Olga, tu peux également te reposer ici, » annonçai-je.

« Maître, je vous ai apporté un futon pour votre usage, desu, » déclara Olga.

Après avoir dit ça, Olga avait couru vers la sortie extérieure. Puis, peu de temps après ça, elle était revenue.

Elle portait cette fois-ci un futon plus grand que son corps. Elle utilisait la fonction du DORECA pour pouvoir facilement le transporter.

« OK alors, dormons ici. Lyra, qu’est-ce que vous allez faire maintenant ? » demandai-je en me retournant vers Lyra.

Mais après avoir demandé, j’avais finalement réalisé quelque chose.

Le regard de Lyra était devenu encore plus passionné après avoir vu Olga et avoir entendu ce que j’avais dit.

Qu’est-ce qui se passe en ce moment ? pensai-je.

« S-Seigneur Emissaire, » balbutia Lyra.

« Oh, vous parlez enfin. Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Cet enfant, cela pourrait-il l’être… ? » commença à demander Lyra.

« Il s’agit de mon esclave, » répondis-je directement.

« Hein ? » Lyra semblait surprise et déçue en même temps. Elle avait alors demandé. « Esclave ? N’est-elle pas l’enfant du Seigneur Emissaire ? »

« C’est également le cas. Il s’agit bien de mon enfant. Il s’agit d’une Esclave Éternelle, donc elle est aussi mon esclave ainsi que sa mère, » répondis-je.

« Ah, oui ! » s’exclama Lyra. Elle semblait avoir rapidement compris la situation. Il semblerait qu’elle connaissait déjà la race des Esclaves Éternelles et tout ce que cela impliquait.

Puis elle avait recommencé à me regarder avec des yeux moites et un regard encore plus enflammé.

Le regard de plus en plus exalté n’est pas mon imagination, n’est-ce pas ? me demandai-je.

« Lyra... qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Euhh... Seigneur Emissaire, » commença-t-elle à me répondre.

« Hm ? »

« Je suis ici pour devenir indépendante en créant une nouvelle communauté puis en donnant naissance à des enfants, » continua-t-elle.

« Oui, je le sais déjà. C’est pour ça que je vous aide à la construire, n’est-ce pas ? » demandai-je en retour.

Qu’en est-il ? avais-je dit avec mes yeux.

« Euh, si vous trouvez cela agréable…, » déclara Lyra avec un ton très fébrile. « Pourriez-vous me permettre de porter vos enfants, Seigneur Émissaire ? »

« Bien sûr, cela me convient parfaitement, » répondis-je directement.

« Vraiment !? Merci beaucoup ! Je suis si heureuse d’entendre ça !! » déclara Lyra avec une émotion très vive.

Oh, alors c’est de ça qu’il s’agissait, pensai-je en poussant un soupir de soulagement intérieur.

En fait, j’avais déjà eu l’impression depuis longtemps que cela finirait comme ça et cela ne me dérangeait nullement. C’était même le contraire.

Après tout, Lyra était très mignonne.

C’est pourquoi je n’avais pas été surpris par sa demande et j’avais pu lui donner une réponse claire très rapidement.

Je me demande comment on va faire pour avoir des enfants, pensai-je alors que je regardais sa moitié inférieure. Il s’agissait, après tout, d’une femme-serpent.

***

Chapitre 136 : Merveille de la Nature

« Maître, j’ai apporté de l’eau, desu, » Olga était apparue dans la pièce, puis elle avait dit cela alors qu’elle portait de façon instable un pichet d’eau.

La cruche avait été créée avec le DORECA, mais l’eau se trouvant à l’intérieur était naturelle, donc c’était lourd pour elle.

« Sois prudente, » déclarai-je.

« Je vais bien, desu — Hiyaan ! » cria-t-elle.

Elle avait trébuché sur un rocher et l’eau s’était répandue sur tout le sol de la grotte.

« Comment vas-tu ? » demandai-je.

Olga avait utilisé ses mains et s’était levée. Elle était couverte de boue et sa robe était sale.

« Es-tu blessée ? T’es-tu égratigné les genoux ? » demandai-je.

« Je vais bien, desu, » elle avait répondu catégoriquement... mais je pouvais voir une nouvelle éraflure sur son genou et elle saignait.

« Tiens, voici une panacée, » déclarai-je.

« Je suis navrée…, » répondit-elle.

« Ne t’inquiète pas pour ça. Il te suffit d’aller en chercher un peu plus. Vas-y doucement cette fois-ci, » déclarai-je.

« Ok ! » Olga s’était mise à courir après m’avoir répondu.

Après un certain temps, elle était revenue avec une cruche pleine. C’était certainement lourd pour elle, car elle bougeait de façon instable. Une fois de plus, elle était tombée, mais...

« Bon travail, » je l’avais anticipé et j’avais décidé d’attraper à la fois elle et la cruche.

Peut-être qu’Olga n’a pas réalisé que c’est trop lourd pour elle ? pensais-je en la soutenant.

« Place-le à l’intérieur de ce cercle magique, » ordonnai-je.

« Oui ! » Répondit-elle avant de verser l’eau dans le cercle magique et le point d’eau avait été achevé.

Il s’agissait de quelque chose de souterrain, mais il y avait maintenant une source d’eau semi-permanente.

L’eau continuait à jaillir et elle débordait de la cavité. Puis elle avait traversé un caniveau creusé dans le sol et cela avait coulé jusqu’au bout de la pièce.

À cet endroit, il y avait un trou que j’avais fait afin que l’eau s’y rassemble.

Une fois là-bas, il y avait un autre cercle magique.

Le cercle magique fait pointer une flèche vers la poche de la robe d’Olga.

« Mets ça à l’intérieur, » ordonnai-je.

« Entendu ! » Olga avait répondu, puis elle était allée porter dans le cercle un type de minéral appelé Zunka. C’était quelque chose que nous avions récemment commencé à utiliser.

Après qu’il eut été placé dedans, le cercle magique s’était transformé en une petite masse noire et était tombé dans le trou.

Une fois que l’eau avait touché cette masse noire, elle avait disparu sans produire le moindre bruit ou effet visuel.

« Maître, qu’est-ce que c’est ? » demanda Olga.

« Il s’agit d’un objet de destruction, appelé gomme. C’est un objet qui fait disparaître les choses faites par le DORECA, » répondis-je.

« Woooooww ! Avec ça, s’occuper des ordures serait bien trop facile, desu, » s’exclama-t-elle.

« Ça efface des objets, mais ça prend beaucoup du temps. S’il y a trop de choses, on ne pourra pas répondre à la demande et cela s’accumulerait. Tu vois, l’eau s’accumule lentement, n’est-ce pas ? » lui demandai-je.

« Ah, vous avez raison, desu, » répondit-elle.

« Pour cette raison... Ouverture du menu, » déclarai-je.

J’avais sorti mon DORECA et j’avais créé un autre cercle magique pour le même objet.

Avec deux exemplaires de cette pierre, l’eau ne déborderait plus du tout.

La flèche du cercle magique ne désignait plus cette fois-ci Olga, mais dans une direction différente.

« Va chercher un autre minerai de Zunka, » ordonnai-je.

« Ok ! » Olga était partie en courant après ça.

Elle était une enfant, mais en tant qu’esclave Éternelle, elle avait un esprit travailleur qui ne diminuait jamais.

Je l’avais vue partir au loin et puis...

J’avais appelé Lyra qui était restée collée contre mon dos pendant tout ce temps.

Elle s’accrochait vraiment à moi. Sa moitié supérieure humaine était chaude, et sa moitié inférieure était froide. C’était une sensation étrange.

« Vous avez toujours besoin de faire ça ? » demandai-je.

« Désolée, Seigneur émissaire, j’ai encore besoin d’un peu plus longtemps, » répondit Lyra.

« Fumu, donc c’est quelque chose qui prend autant de temps ? » demandai-je.

« Ma mère m’a dit que ça lui a pris 10 jours pour m’avoir, » répondit-elle.

« Dix jours !? C’est incroyable, » m’exclamai-je.

J’avais vraiment été surpris par cette annonce.

En vérité, cela faisait partie du processus de création des enfants de cette race.

L’espèce de Lyra s’enlacerait avec le corps d’un homme, touchant la peau avec sa peau ce qui lui permettait de prendre de l’énergie et de l’utiliser pour donner naissance à un enfant après en avoir eu assez.

Quand j’avais entendu dire qu’elle voulait un enfant, je me demandais ce que nous ferions puisque sa moitié inférieure était un serpent... mais cela semblait étrangement facile à accomplir.

Mon corps était léthargique et je sentais clairement le fait qu’elle utilisait mon énergie vitale pour créer l’enfant.

« J’ai entendu parler d’autres personnes, mais celles dont la force vitale est particulièrement faible ne créeront pas un enfant, peu importe combien de temps nous le faisons, alors il fallait parfois les manger pour compléter l’enfant, » déclara Lyra.

« Mangez-les !? Oh, vous ne m’avez jamais dit ça ! » m’exclamai-je.

« C’est bon ! Si c’est avec vous, Seigneur Émissaire, tout ira bien ! De plus…, » répondit Lyra.

« De plus... ? » demandai-je.

Le visage de Lyra rougissait pendant qu’elle bougeait.

« Seigneur Émissaire... Je ne pourrais jamais vous faire ça, » répondit-elle.

« Je vois, » j’avais hoché la tête après l’avoir entendue.

Après avoir dit ça, Lyra s’était encore plus cramponnée à moi.

On aurait dit qu’on était vraiment totalement collé l’un à l’autre et j’avais l’impression d’être enveloppé par un serpent.

J’avais recommencé à réfléchir.

Je sentais que c’était comme ça que cela fonctionnait. On aurait dit comme des serpents qui s’accouplaient dans la nature.

Les serpents s’entrelaçaient complètement et s’accouplaient pendant des jours. Certaines variétés agissent comme une mante religieuse et mangeaient leur partenaire après l’accouplement.

Sa moitié inférieure était un serpent, donc je suppose que c’était très similaire.

« E-Euh... Seigneur Émissaire, » s’exclama Lyra.

« Hm ? Quoi ? » demandai-je.

« Umm... uhh... ei » Lyra s’était un peu agitée et elle avait encore plus rougi avant de m’embrasser sur la joue.

Puis son visage était devenu complètement rouge comme s’il bouillonnait et elle s’était cachée derrière mon dos.

« Lyra, » murmurai-je.

« C-Ça le fait aller... un peu plus vite, » répondit-elle, toute timide.

« Est-ce que c’est le cas ? » demandai-je,

Il était difficile de dire si c’était un mensonge ou la vérité.

Il se pouvait aussi que Lyra fût trop embarrassée et qu’elle ait trouvé une excuse.

Mais quoi qu’il en soit...

On aurait dit qu’elle le voulait vraiment.

« Lyra, » murmurai-je avec douceur.

« ... oui, » répondit-elle timidement.

« Montrez-moi votre visage, » demandai-je.

« Mais…, » répondit-elle.

« Allez, » j’avais donc insisté.

« Ok…, » elle avait finalement acceptée.

Elle avait tourné timidement son visage vers moi puis je m’étais rapproché précipitamment d’elle et je lui avais donné un baiser sur les lèvres.

« Awa, awawawawawa »

« Wooooooo »

Lyra avait paniqué et Olga qui était revenue, nous avait regardés avec des yeux emplis de joie.

Après ça, Lyra s’était complètement cachée derrière mon dos.

***

Chapitre 137 : Les usages des ennemis

Après avoir fini mes tâches, j’étais retourné dans la chambre de Lyra.

Là-bas, je l’avais vue regarder tendrement son œuf. Elle avait enveloppé l’œuf qu’elle avait mis au monde avec sa queue.

Son apparence me fascinait. Je pouvais sentir la sainteté d’une mère qui exsudait hors d’elle.

« Seigneur Émissaire, » déclara-t-elle quand elle me vit arriver.

« C’est bon, vous n’avez pas besoin de vous lever, » déclarai-je. Ainsi, j’avais empêché Lyra de se lever. « Comment ça se passe ? »

« Je pense qu’il va bientôt naître. Je peux le sentir à l’intérieur, » répondit-elle.

« Hmm, » j’avais hoché la tête et regardé l’œuf.

Je ne pouvais pas le dire en le regardant, mais c’était elle qui le couvait, alors elle le saurait probablement. « J’ai fait diverses installations. J’ai fait trois blocs de pièces avec des arbres fruitiers. Il y a divers fruits, un système d’arrosage automatique et un éclairage approprié. Je pense qu’ils devraient continuer à porter des fruits à moins que vous ne les coupiez... aimez-vous les fruits ? »

« Oui. Du moins, je les aime plus que la viande ou le poisson, » répondit-elle.

« Hein ? » m’exclamai-je.

« Parce que je les avale en entier, » m’expliqua-t-elle.

« Oh, donc vous vous retrouverez avec des os et des choses coincées…, » déclarai-je.

Je ne m’en étais pas rendu compte avant qu’elle le dise.

« J’ai également laissé un coffre au trésor dans l’autre pièce, » continuai-je à lui dire. « Il y a des objets de valeur, mais extrêmement encombrants. Une fois que quelqu’un en prend un, il doit directement partir avec lui, car il doit le porter avec ses deux mains. Ils partiront ainsi en étant probablement satisfaits, alors ne vous approchez pas de cet endroit si vous le pouvez. »

Apparemment, Lyra était très prisée par les envahisseurs.

« Je vous remercie beaucoup, » déclara Lyra.

« Et aussi, de l’autre côté, j’ai créé une fausse chambre de la Reine. J’ai défait certains meubles et j’y ai cassé des objets qui se trouveraient normalement dans un tel lieu. Je les ai laissés traîner pour donner l’impression que cet endroit avait déjà été attaqué et détruit. C’est censé donner la certitude que les humains ont déjà attaqué et pillés. Ce serait mieux si vous ne vous approchez pas non plus de cette pièce. »

« Je vous remercie beaucoup, » déclara Lyra.

« Et aussi..., » j’avais expliqué à Lyra tout ce que j’avais fait, l’un après l’autre.

Je n’avais pas fait de ce lieu un village, j’en avais fait un donjon.

Je n’avais pas préparé la zone pour seulement repousser les ennemis, j’avais aussi préparé des choses pour les tromper et les amener à partir de leur propre chef.

Contrairement à mes propres villes, je ne pouvais pas avoir de gardes dans les environs.

C’est pourquoi je m’étais davantage concentré sur le fait de les faire partir pacifiquement que sur le fait de les détruire.

Même si je le disais moi-même, c’était assez détourné comme méthode. Par chance, je pourrais finir par faire une loi en utilisant mon autorité en tant que Roi pour protéger Lyra et les autres... mais pour l’instant, cela devrait suffire.

« Le Seigneur Émissaire est..., » murmura Lyra.

« Hm ? »

« Comme je le pensais, le Seigneur Émissaire est une personne étonnante. Vous avez fait en un clin d’œil des choses auxquelles nous ne pouvions même pas penser, » déclara Lyra.

« Nous ? » demandai-je.

« Ma famille, » répondit-elle. « Ma mère, sa mère et la mère de sa mère. Chacune d’entre elles a creusé un trou de plus en plus profond pour essayer de ne pas se faire remarquer par qui que ce soit. Elles se sont cachées. »

« J’aimerais aussi acquérir ce savoir-faire, » déclarai-je.

« Hein ? » Lyra avait été surprise. « Vous savez, ce n’est pas si génial que ça ? »

« Je comprends que ce n’est peut-être pas comme ça pour vous, mais c’est assez étonnant de pouvoir creuser aussi profondément, » lui répondis-je.

« Est-ce vraiment le cas ? » demanda-t-elle.

« Ouverture du menu, » déclarai-je.

J’avais sorti mon DORECA et j’avais fait une glace avec de la magie.

Cela m’avait coûté 50 000 pts de magie.

« Pouvez-vous manger ça ? Ça s’appelle de la glace. C’est délicieux et froid, » expliquai-je. Puis je lui avais donné la glace.

« Délicieux et froid... ? Ça l’est ! C’est délicieux. Je n’ai jamais mangé quelque chose comme ça avant ! » s’exclama-t-elle.

« C’est l’une des choses considérées comme “pas grand-chose”. Elle m’a coûté 50 000 points de magie, » expliquai-je.

« Ah... d’accord, » Lyra semblait comprendre ce que j’essayais de dire et a hoché la tête.

« De plus, même si ce n’est pas grand-chose... tant que nous empilons beaucoup de petites choses, cela deviendra quelque chose d’important. C’est la base de la fabrication, » expliquai-je.

« Je vois. Je comprends. Je vous enseignerai petit à petit tout ce qui concerne le nid de ma mère, » déclara-t-elle.

« Oui, s’il vous plaît, » dis-je.

« Maître, » Olga était arrivée à ce moment-là. « Des envahisseurs sont venus, desu. »

Le corps de Lyra s’était raidi en entendant ça. Son visage était devenu pâle et elle bougea son corps de façon encore plus protectrice en cachant l’œuf derrière elle.

« Comment cela se passe-t-il ? » demandai-je.

« Ils sont allés dans la fausse salle de la Reine et ils ont crié ça. “Merde ! Cette zone est déjà pillée !” Après ça, ils ont cassé des objets dans la salle puis ils sont partis, desu, » répondit Olga.

Après avoir appris que les envahisseurs avaient quitté la zone, Lyra avait été visiblement soulagée.

« Alors, ils exprimaient leur colère. Laisse la pièce telle quelle, ne répare rien. Je les remercie pour leur destruction qui rend tout cela plus réaliste, » ordonnai-je.

« D’accord, desu, » Olga avait terminé son rapport et s’était mise à courir.

« Le Seigneur Émissaire est incroyable, » déclara Lyra.

« Hm ? »

« Si c’était moi qui étais à votre place, je l’aurais un peu réparé, » continua Lyra.

« Je ne fais rien d’autre que d’utiliser ce qu’ils m’ont offert. Ce n’est rien d’étonnant, » répondis-je.

« Oui, mais le Seigneur Émissaire est incroyable, » Lyra m’avait dit cela et elle m’avait regardé avec plus d’admiration alors qu’elle couvait l’œuf.

***

Chapitre 138 : Un Donjon parfait

J’avais donc continué à réaliser le donjon avec Olga.

Une certaine pièce utiliserait un nitoka comme piège qui propulsait les envahisseurs hors de la pièce d’un coup.

En vérité, j’avais même sauté dessus afin de tester le piège... et depuis que j’avais fait, j’étais donc reparti pour aller auprès de Lyra.

« Avec cela, la plupart des choses devraient être terminées, » déclarai-je.

« Tout à fait, » Olga hocha la tête et son visage jeune était rempli d’un sentiment d’accomplissement.

« Tout ce qui reste, c’est l’entretien... Olga vient ici de temps en temps pour réparer ce qui nécessitera ça. Tu peux aussi venir avec Svetlana, » ordonnai-je.

« Bien reçu, Desu. Mais Maître..., » commença Olga.

« Quoi ? » lui demandai-je.

« Maître a fait ce donjon pour la protéger, n’est-ce pas desu ? » demanda-t-elle.

« Oui, c’est exact, » lui répondis-je.

« Alors je pense que ce serait une bonne chose de lui donner une carte d’esclave, desu, » déclara la petite Olga.

Une carte d’esclave, la carte fonctionnant grâce à mon DORECA.

Il avait certaines restrictions, mais elle était dotée de pouvoirs semblables aux miens.

« Ça rendrait les choses plus faciles. Elle pourrait faire l’entretien elle-même. Elle pourrait aussi agrandir les lieux et ajouter des choses, » déclarai-je.

« Tout à fait, » déclara Olga.

« Mais ce n’est pas bon, » déclarai-je.

« Pourquoi, desu ? » demanda Olga.

« C’est une carte spéciale qui n’est que pour mes esclaves, » répondis-je.

« Seulement pour vos esclaves ? » demanda Olga.

« Oui, c’est exact, » répondis-je.

« Seulement... pour les nôtres et moi ? » murmura Olga.

« C’est exact, » avais-je répondu en hochant la tête.

— Magie a été augmentée de 10 000 —

Olga avait été profondément émue.

Elle était si jeune, mais son visage était submergé d’émotions.

Je m’étais remis à parler. « C’est quelque chose de spécial que je ne donne qu’à mes esclaves. Je ne l’ai pas donné à Maya et aux autres, n’est-ce pas ? »

Olga avait écarquillé les yeux et avait hoché vigoureusement la tête.

En vérité, je ne pouvais vraiment pas le donner à Lyra.

Son nom était « Carte d’Esclave ». C’était quelque chose qui ne pouvait être donné qu’à mes esclaves.

Il s’agissait d’une restriction physique appliquée à cet objet.

Mais cela n’avait pas d’importance, même si je le pouvais... je ne le ferais pas.

Je ne donnerais pas mon pouvoir à d’autres que mes esclaves.

Du fond du cœur, j’avais toujours voulu que ces adorables esclaves soient « spéciales ».

***************************************

« Lyra, » dis-je en arrivant.

« Ah, Seigneur Émissaire, » déclara Lyra.

« C’est bon, restez là, » déclarai-je.

Olga et moi étions enfin arrivés auprès de Lyra.

Quand elle m’avait vu, elle avait commencé à se lever, mais je l’avais arrêtée parce qu’elle réchauffait encore l’œuf.

« Le donjon est en grande partie terminé. Voici le plan, » déclarai-je.

Après lui avoir parlé, je lui avais donné un rouleau de papier. Il s’agissait d’un papier spécial fabriqué par le DORECA.

« Les détails de chaque pièce, l’usage et les choses nécessaires sont écrits ici. Quand vous aurez le temps de le lire, faites-le, » déclarai-je.

« Merci beaucoup ! » s’exclama Lyra.

« C’est gênant à dire moi-même, mais ce donjon est difficile à vaincre. Normalement, je pense que cela ne vaudrait même pas la peine de le conquérir. La plupart des personnes partiront à mi-chemin. Seuls ceux qui sont vraiment avides essaieront de continuer, » expliquai-je.

« D’accord ! »

« Nous reviendrons pour faire la maintenance et la mise à jour, » annonçai-je.

« ... Euh, partez-vous déjà ? » demanda Lyra.

« Oui..., » j’avais hoché la tête. « Comme prévu, j’ai quitté mon pays un peu trop longtemps. Il faut que je revienne. »

« Est-ce que c’est si..., » murmura Lyra.

Lyra était devenue découragée.

« Ne me regardez pas comme ça. Je reviendrai. Quand je le ferai, l’enfant sera..., » commençai-je.

En ce moment, j’avais regardé...

« Ah ! » Lyra avait haussé la voix.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Hmm, sortir..., » murmura Lyra.

« Vous sortez ? Ou moi ? » demandai-je.

« Non, l’enfant, » répondit Lyra en pointant l’œuf du doigt.

Quitter... quitter l’œuf ?

C’était donc en train de naître !

Oui, l’œuf qu’elle avait réchauffé pendant tout ce temps était en train de changer.

Il tremblait et petit à petit, il s’était mis à craquer.

Il s’était ouvert et de l’intérieur, une petite fille-serpent avait émergé.

Elle avait des traits de bébé et ses écailles étaient lisses.

Elle était charmante... en fait, elle était adorable.

L’enfant avait regardé autour d’elle puis elle m’avait d’abord regardé fixement.

« Mère ? » demanda-t-elle.

« Peux-tu donc immédiatement parler ? Non, je ne le suis pas, » répondis-je.

« Alors... Mère ? » Cette fois, elle s’était tournée vers Olga.

« Olga est une esclave, desu, » répondit Olga sans hésitation.

L’enfant-serpent s’était finalement tourné vers Lyra. « Mère ? »

« Oui ! » répondit Lyra.

« Mère ! » Elle avait encore une fois prononcé ce mot puis elle avait sauté sur Lyra.

Lyra avait enlacé son enfant et lui avait caressé chaleureusement la tête.

« Tout à fait, je suis ta mère, » déclara Lyra.

« Mère ! » s’exclama l’enfant.

Elles s’étaient serrées l’une contre l’autre avec amour.

Boom !

Au loin, il y avait un grondement de tonnerre.

« Kya ! Qu’est-ce que c’était ? » Lyra avait crié en couvrant son enfant.

« C’est un envahisseur. Il s’agit du son de la chute du plafond, » expliquai-je.

« Plafond ? » Lyra avait été surprise par ma réponse.

Nous avions attendu un moment, mais le piège suivant n’avait pas pu être entendu.

« Je vois. Si le piège ne s’est pas activé et a été annulé... Olga, » déclarai-je.

« Je vais aller voir, » déclara Olga. Puis elle avait quitté la chambre.

Après un certain temps, le papier que j’avais donné à Lyra s’était illuminé.

« Wôw ! » s’exclama Lyra.

« Olga a maintenant désactivé le piège. Si le piège ne s’active pas et qu’il est désamorcé, cela sera affiché ici. Si cela continue d’émettre de la lumière, alors mettez-vous à l’abri, » expliquai-je.

« Incroyable... alors ça peut faire de telles choses, » déclara Lyra.

« J’ai pensé à tout ce que je pouvais. Vous pouvez ainsi vous détendre et élever l’enfant, » déclarai-je.

« Merci beaucoup ! Euh, Seigneur Émissaire..., » déclara Lyra.

« Quoi ? » demandai-je.

Lyra semblait vouloir dire quelque chose... elle avait l’air d’être sur le point de supplier pour quelque chose.

Après avoir un peu hésité, elle avait continué. « Pourrais-je avoir plus d’œufs du Seigneur Émissaire ? »

« Oui, cela me convient parfaitement, » répondis-je.

Le visage de Lyra s’était illuminé et elle s’était précipitée pour me serrer dans ses bras.

Je lui avais tenu compagnie toute la journée.

Puis le lendemain, elle avait obtenu 10 œufs avant que je me sépare d’elle.

J’avais décidé dans mon esprit que je reviendrais voir cette nouvelle reine dès que possible.

***

Chapitre 139 : Élection Générale des Esclaves

Dans la Capitale Royale de Ribek, zone sud.

Je marchais avec un jeune homme tout en inspectant la zone.

Le nom de cet homme était Erasto. Il s’agissait d’un citoyen de Ribek qui vivait dans le coin.

Peu après mon retour à Ribek, j’avais accepté la demande d’Erasto et j’étais donc venu ici.

« Certes, cet endroit est devenu désordonné, » déclarai-je.

Ce que je voyais devant mes yeux, c’était des bâtiments qui semblaient être placés au petit bonheur la chance.

La rue qui les séparait serpentait en méandres inutilement.

Si vous entriez de l’extérieur de Ribek, vous finiriez par vous entortiller et tourner tellement que vous ne sauriez pas où vous étiez et où vous deviez aller.

À ce moment-là, cela me donnait presque l’impression d’un bidonville.

« Oui. Cette région date en grande partie d’avant le début de votre règne. Ces bâtiments sont de nouvelles constructions de Votre Majesté, mais ils ont été construits exactement aux mêmes endroits qu’auparavant. De plus, ils ont été construits rapidement l’un après l’autre, de sorte que c’est devenu ainsi, » répondit-il.

« Je vois, » déclarai-je.

« C’est très troublant. Si les gens entrent par le sud et tentent d’atteindre le centre ou le nord... ils se perdront à tous les coups. De plus, le transport prendra plus de temps que nécessaire, » déclara-t-il.

Erasto parlait d’une manière jeune avec un discours poli, mais rarement utilisé d’après son hésitation.

Je pouvais facilement imaginer ce qu’il disait.

En résumé... il n’y avait pas de routes principales dans cette zone.

Il y avait beaucoup de chemins sinueux et il devenait facile de se perdre.

Dans les premiers temps où il était difficile de se procurer de la nourriture, cela n’avait pas d’importance... mais actuellement, c’était devenu un véritable problème.

Nous avions finalement atteint une petite place où un certain nombre de citoyens attendaient.

J’avais regardé les personnes présentes. « Sont-elles les personnes qui vivent dans le coin ? »

« Oui, » répondit-il. Erasto avait alors parlé en tant que représentant du quartier. « Ce sont les gens qui souhaitent demander de l’aide à Votre Majesté. »

« Je vois. Nous devons réaménager la zone, tout mettre sur une grille et nommer la route. Ah oui, nous avons récemment mis au point un produit semblable à l’asphalte, alors nous l’utiliserons, » déclarai-je.

« Je ne sais pas pour la dernière chose, mais merci beaucoup ! » déclara Erasto.

« « « Merci beaucoup ! » » » Les citoyens avaient tous pris la parole.

« Nous vous sommes toujours reconnaissants pour votre travail, Votre Majesté ! » déclara Erasto.

« « « Nous vous en sommes reconnaissants ! » » »

« Ne vous inquiétez pas pour ça. Ce sont des maisons que nous avons construites avec le DORECA, il est donc facile de les réaménager, » déclarai-je. « J’enverrai mes esclaves ici. Pour que nous puissions terminer les choses rapidement, vous devrez faire sortir les choses qui n’ont pas été faites par DORECA. »

« Compris ! ... euh, Votre Majesté ? » Il avait parlé avec vivacité, mais peu après ça, il parlait avec hésitation.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« C’est à propos de mademoiselle l’esclave... mais pourriez-vous envoyer votre première esclave... s’il vous plaît ? » demanda Erasto.

« Risha ? Pourquoi ? » demandai-je.

« S’il vous plaît ! » déclara Erasto avec une force incroyable alors qu’il s’inclinait.

Pourquoi demander ça tout d’un coup ? Alors que je me demandais ça...

« « « S’il vous plaît !! » » » Les autres citoyens avaient également crié et s’étaient inclinés.

« Qu’est-ce qui se passe ? » demandai-je.

Ils avaient tous levé la tête et m’avaient regardé avec passion.

S’il vous plaît — leurs regards me suppliaient.

« ... je vois. Je suppose que je peux…, » j’avais été agressé par ces regards passionnés et sans réfléchir, j’avais indiqué mon accord.

Les citoyens avaient tous vu leur excitation aller au-delà de leurs attentes.

 

☆☆☆

 

Le Palais de Ribek.

Je l’avais regardé fixement.

Le Palais possédait une barrière absolue quand je l’avais construit, il était parfait. Mais maintenant, avec toutes les mères et les filles esclaves, c’était devenu un peu étroit à mon goût.

D’ici peu, je devrais le restructurer pour avoir quelque chose de plus grand.

« Hm ? »

Depuis le palais émergea une esclave.

Il s’agissait de l’esclave la plus calme parmi elles... Yuria.

« Yuria —, » j’allais l’appeler, mais à mi-chemin, ma voix s’était arrêté.

Derrière elle, il y avait un groupe d’enfants qui couraient, ils ressemblaient à une petite troupe.

Ils étaient tous en âge d’aller à l’école primaire. Il y avait environ 10 garçons et filles.

Parmi eux, il y avait un garçon portant un chapeau qui ressemblait au leader.

« Mademoiselle l’Esclave, nous avons rassemblé les rapports, » déclara le garçon.

« Bon travail. Montrez-moi ça, » déclara Yuria.

« Ok ! » Le représentant avait remis le paquet de papiers à Yuria.

Yuria les avait regardés, les avait vérifiés.

« D’accord, merci beaucoup, » déclara Yuria.

« Est-ce bon ? » demanda le garçon.

« Cela l’est. Je peux mettre de l’ordre dans les informations, » déclara Yuria.

« Avons-nous été utiles ? » demanda le garçon.

« Oui, c’est le cas, » Yuria était calme comme d’habitude.

Les enfants étaient joyeux. Les filles souriaient et les garçons étaient très fiers.

Oh ? Utilisait-elle des enfants pour recueillir des informations ?

« Mademoiselle l’Esclave ! Peut-on faire autre chose ? » Le leader lui demanda ça. Les enfants la regardaient tous avec des yeux emplis d’attentes.

« Oui, alors…, » Yuria avait donné des instructions aux enfants.

J’avais l’impression d’être sur le chemin, alors j’avais décidé de m’éloigner tranquillement.

 

☆☆☆

 

D’une façon ou d’une autre, j’avais fini par marcher dans toute la ville de Ribek.

Non seulement la section sud, mais il y avait un besoin de restructuration et d’amélioration dans d’autres domaines.

Jusqu’à présent, je me concentrais sur les bases de la vie, mais à partir de maintenant, je sentais que nous allions entrer dans une phase de développement rapide.

La déesse m’avait demandé de « restaurer » ce monde.

Je pourrais le faire normalement, mais ce serait ennuyeux.

À la manière dont j’agissais maintenant, je voulais aller au-delà de la simple restauration, je voulais évoluer et l’améliorer.

J’avais entendu beaucoup de choses, mais ce que j’avais entendu m’avait fait réaliser qu’avant d’être détruit, ce monde était principalement au niveau du moyen-âge de mon monde.

Selon mon bon sens et mes connaissances, la restauration était encore « coincée dans le passé ».

C’est pourquoi je voulais progresser vu que maintenant, les bases étaient stables.

J’avais des connaissances. Je savais beaucoup de choses, du moyen-âge jusqu’au début de l’âge moderne. J’avais des connaissances sur de nombreuses technologies pionnières.

Je les matérialiserais lentement mais sûrement à l’aide du DORECA.

Pour l’instant, j’avais pour but de commencer à développer des choses semblables à des machines. Des choses qui avaient une force motrice et des dispositifs comme les lumières électriques.

L’éclairage électrique était particulièrement important. La capacité des humains à conquérir l’obscurité de la nuit était importante pour le développement.

En utilisant la magie, je pourrais aussi créer des lumières magiques...

J’avais légèrement souri en regardant la ville animée autour de moi.

J’avais fini par remarquer quelque chose.

Y compris les magasins que j’avais déjà vus... sur les stands et dans les magasins... il y avait l’une des deux marques sur eux.

Il y avait une marque rouge ou une marque blanche et jamais les deux sur le même bâtiment.

Cela me dérangeait un peu de voir ça et je devenais de plus en plus inquiet quant à sa signification.

J’avais regardé partout dans ce quartier commerçant.

Sans exception, chaque magasin avait l’une des deux marques.

« Qu’en penses-tu, Akito ? » demanda une voix.

« Oh, » j’avais été surpris d’être appelé si soudainement.

Je m’étais retourné et j’avais alors vu le chef de Kazan, Martha.

« Martha... qu’est-ce que tu veux dire par là ? » demandai-je.

« Cette chose…, » déclara Martha en montrant les deux marques différentes.

« Risha ou Yuria, laquelle des deux ? » demanda Martha.

« Hein ? » Je n’avais aucune idée de ce qui se passait.

 

☆☆☆

 

« Je suis désolée, Maître ! » déclara Risha.

« Je suis désolée, » déclara Yuria.

À l’intérieur de la salle de réception du palais, Martha mangeait avec joie du gâteau et buvait du thé. Cependant, Risha et Yuria s’excusaient auprès de moi.

« D’abord, dites-moi ce qui se passe, » ordonnai-je.

Risha et Yuria avaient échangé des regards avant que Risha ne commence son explication.

« C’est arrivé pendant que le Maître était parti. Nous ne nous en sommes pas rendu compte, mais les habitants de la ville ont commencé à se diviser entre la faction de la première et la seconde esclave. »

« Y a-t-il eu une querelle ? » demandai-je.

« Pas spécialement... mais... euh…, » déclara Risha.

« ... »

Risha et Yuria ne semblaient pas vouloir s’exprimer.

Qu’est-ce qui se passe ? Me demandai-je.

« Je répondrais à leur place, » déclara Martha avec un sourire satisfait. « Les esclaves favorisent le Maître et le Maître favorise les esclaves, n’est-ce pas ? Et Akito, tu es affectueux avec elles, n’est-ce pas ? »

« Tout à fait, je leur montre mon affection, et les récompenser est mon principe, » répondis-je.

Et alors ? J’avais regardé Martha.

« Il y a eu une rumeur qui a circulé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais ça se passe comme ça. “Les réalisations des esclaves changent le degré d’affection qu’elles reçoivent”. Il y a donc maintenant des factions qui soutiennent chacune des deux, ce qui s’est réchauffé récemment, » expliqua Martha.

Elle avait souri avec un regard taquin dans les yeux.

« Cela s’est transformé en un concours sur qui obtiendrait plus de réalisations et recevrait tes faveurs. C’est entre Risha et Yuria. Donc cette marque que tu as vue…, » déclara Martha.

« ... Euh, en gros…, » déclarai-je.

J’avais trié dans mes pensées. J’avais compris ce genre de choses.

C’était quelque chose de très familier...

***

Chapitre 140 : La Représentante d’Akito

Partie 1

Aujourd’hui, j’étais parti avec Risha.

Nous avions quitté la ville de Ribek et étions allés en pleine nature sans prendre le train.

À un moment donné, j’avais parlé à Risha qui marchait à un pas derrière moi. « S’est-il passé des choses pendant mon absence ? »

« Tout s’est bien passé, » répondit-elle. « Tout le monde a agi selon les politiques du Maître. Les citoyens ont augmenté en nombre. Il y a eu plusieurs attaques des forces du Dieu maléfique, mais les forces d’élite et le peuple de Kazan les ont repoussés. »

« Je vois, » avais-je dit en hochant la tête.

Maya et les femmes qui avaient utilisé le cuirassé Risha et les habitants de Kazan qui étaient des guerriers jusqu’au dernier avaient agi. Je pouvais parfaitement imaginer la scène.

Même quand j’aidais Lyra, le pays continuait sans problème à vivre.

C’était une bonne chose.

« ... » Risha m’avait jeté un coup d’œil de côté.

En ce moment, elle semblait incapable de se calmer. On aurait dit qu’elle avait quelque chose à dire.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je alors.

« Hein ? » s’exclama-t-elle, surprise.

« N’as-tu pas quelque chose à me dire ? » demandai-je.

Risha hésita avant de prendre une profonde respiration. « Quand le Maître n’était pas là, je n’arrivais pas à me calmer. Il s’agit de la première fois que je m’éloigne du Maître pendant si longtemps. »

« N’as-tu pas pu te calmer ? » demandai-je.

Était-elle mal à l’aise ou se sentait-elle seule ? me demandai-je.

« Oui. Euh... sans les nouveaux ordres du Maître, je me réveillais le matin sans avoir eu de repos et j’étais incapable de me calmer, » répondit Risha.

« Je vois, » déclarai-je.

C’était... vraiment comme on pouvait s’y attendre venant de Risha.

Les Esclaves Éternelles étaient ce type de race. Elles aimaient leur Maître et désiraient des ordres. Elles étaient adorables et admirables.

Je le savais depuis le début, mais je me l’étais remémoré une fois de plus.

J’avais l’impression en ce moment que je devais m’excuser d’être parti si longtemps, mais c’était plutôt que je ressentais plutôt comme si j’avais le besoin de leur donner une sorte de cadeau.

Je pensais à... mais j’avais fini par abandonné.

« Quand on reviendra, tu travailleras encore plus, » déclarai-je.

« Ok ! » déclara-t-elle.

Au moment où je lui avais annoncé ça, Risha avait souri et la pierre précieuse sur son collier s’était mise à briller d’une vive lumière.

 

***

 

 

Nous avons marché jusqu’à ce que nous puissions voir la ville d’Akito.

« La ville d’Akito, Maître ? » demanda Risha.

« Oui, » répondis-je.

« Pourquoi avons-nous marché au lieu d’utiliser le train ? » demanda-t-elle.

« C’est une affaire importante. Le train ne serait pas acceptable dans cette situation, » répondis-je.

« Important... compris. Je vais contacter Monsieur Madway, » commença Risha.

« Attends, » j’avais arrêté Risha alors qu’elle partait en courant vers la ville.

« Pourquoi ? » Risha m’interrogea en inclinant la tête en raison de la confusion.

En réponse à son regard sur moi, j’avais sorti ma deuxième Carte, la Carte de magie.

Quand ma carte avait évolué de « Commun » à « Rare », j’avais été devenu capable d’utiliser de nouvelles magies.

J’avais activé deux magies et j’avais placé un cercle pour Risha et moi.

Nous nous étions alors tous les deux transformés.

Le visage de Risha était resté le même, mais ses cheveux étaient devenus noirs au lieu d’être blonds.

Ses oreilles pointues s’étaient arrondies et son collier à son cou avait disparu.

De plus, sa robe vert foncé s’était transformée en un habit plus approprié pour une villageoise de classe aisée.

Pour résumer, elle s’était soudainement transformée en une jeune femme d’une famille riche !

« Maître, vous avez l’air différent ! » déclara Risha.

« Risha, toi aussi, » déclarai-je.

« Ah, c’est vrai..., » elle avait dit ça en regardant ses mains et en touchant ses oreilles.

« Incroyable, vous pouvez aussi faire ça, Maître ? » demanda-t-elle.

« Il s’agit d’une nouvelle magie. C’est un sort pour changer les apparences. Pour revenir à son apparence d’origine, il suffit de dire “bozbet” et... Ahh ! » m’écriai-je.

Je l’avais dit sans le vouloir.

Au moment où je l’avais fait, j’étais retourné à mon apparence précédente.

J’étais maintenant un Akito normal.

J’avais souri avec ironie et j’avais jeté la magie une fois de plus sur moi.

Mon lapsus m’avait coûté un usage de magie inutile. Mais je pouvais aussi le considérer comme une démonstration de son fonctionnement.

« Voilà. Comprends-tu maintenant ? » demandai-je.

« Oui ! ... mais pourquoi avez-vous changé nos apparences ? » demanda-t-elle.

« Désormais, nous serons les habitants de la ville d’Akito. Nous serons un jeune couple qui s’est retransformé en humain après avoir été des bêtes, » déclarai-je.

« Jeune couple ? Le Maître et moi ? » s’écria Risha.

« Oui, » répondis-je calmement.

« C’EST C’EST C’EST C’EST C’ESTTTTTTTTTT, C’EST BEAUCOUP TROP ! » Risha avait crié en pleine panique alors que son visage devenait rouge.

Il semblait qu’une Esclave Éternelle jouant le rôle d’un jeune couple marié était quelque chose qui la ferait paniquer à ce point ?

J’avais parlé pour la calmer. « C’est nécessaire. C’est quelque chose que j’ai besoin de faire pour ce que j’ai prévu de réalisé ici. »

Quand je lui avais parlé sur un ton qui indiquait qu’il s’agissait d’un ordre, Risha s’était calmée.

« Compris, » répondit-elle.

Se calmer à raison de l’ordre de son Maître était vraiment attendu venant d’une Esclave Éternelle.

Elle était plus calme, mais elle me regardait encore.

Elle m’avait regardé avec confusion comme si elle demandait « Pourquoi ? »

Je lui avais alors donné plus de détail. « Le pays s’est plus ou moins développé. Notre population a dépassé les 10 000 personnes, mais la plupart des citoyens connaissent mon visage. J’ai fait le tour du monde en tant que roi, mais il y a une possibilité qu’il se passe des choses dont je ne suis pas au courant. La possibilité qu’on me montre qu’une façade afin de me masquer la réalité. »

« Dans ce cas, nous..., » commença Risha.

« Ce serait la même chose pour vous toutes. Vous êtes les esclaves les plus loyales envers le Roi. S’ils ne me le montrent pas, ils ne vous le montreront certainement pas, » continuai-je.

« C’est vrai, » Risha hocha la tête.

Maintenant que Risha et Yuria étaient traitées en quelque chose d’équivalent à des idoles, ils voudraient encore moins leur montrer ces choses... mais je ne l’avais pas rajouté.

« C’est pour ça qu’on se transforme et qu’on se faufile comme des gens ordinaires. J’aimerais voir la vérité dénudée de la ville, » déclarai-je.

« Est-ce que c’est si... Ah ? » Risha avait été déconcertée par quelque chose.

« Il y a six villes, alors... allons-nous toutes les faire ? » demanda-t-elle.

J’avais ri. Elle n’avait pas pris beaucoup de temps pour le deviner.

La ville d’Akito.

La ville de Bisk.

La ville de Magatan.

La ville de Kazan.

La ville de Bragadeleu.

La ville de Pelmi.

Et si on exclut la cité royale de Ribek, il y en avait six autres villes.

Et face à cela.

La première esclave, Risha.

La deuxième esclave, Mira.

La troisième esclave, Yuria.

La quatrième esclave, Lilia.

La cinquième esclave Raisa.

La sixième esclave, Svetlana.

J’avais six esclaves adultes à mes services.

Le nombre de villes et leur nombre étaient identiques.

Et aujourd’hui, j’avais pris Risha à Akito avec moi.

Elle avait compris que j’avais décidé d’aller dans les autres villes et je me faufilais avec mes autres esclaves.

« OK, alors allons-y. » déclarai-je.

« Oui ! » déclara-t-elle.

Nous avions alors commencé à marcher.

Cependant, Risha restait comme d’habitude en marchant à un pas derrière moi.

Sa manière respectueuse d’agir envers moi était bien trop comme Risha, alors ce n’était pas bon dans une telle situation.

Son comportement rendrait probablement certaines personnes suspectes.

« Risha, » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, Maître ? » demanda-t-elle.

« Notre scénario demande d’agir comme un jeune couple, » déclarai-je.

« Ahh ! » s’exclama-t-elle.

Que devons-nous faire ? Son visage semblait demander cela.

« Ta manière d’agir est celle d’une esclave. Ce n’est donc pas acceptable. Nous devons ressembler davantage à un couple marié, » déclarai-je.

« Mari et femme... Comment peut-on faire cela ? » demanda Risha.

« Hmm, nous pourrions tenir le bras de l’autre tout en marchant l’un à côté de l’autre, » répondis-je

« B-Bras ! » s’exclama Risha.

« Tout à fait, » j’avais hoché la tête et Risha était devenue incroyablement agitée.

« Ce genre de — pouvoir lier mon bras avec celui du Maître..., » murmura-t-elle.

« Risha, » je lui avais fait un regard sérieux. « C’est un ordre. »

« Att..., d’accord, » Risha avait finalement obéi.

Elle avait timidement tenu mon bras avec le sien et elle s’était collée à moi.

« Est-ce que c’est bon ainsi ? » demanda-t-elle timidement.

« Parfait, » répondis-je.

Nous avions ainsi uni nos bras et étions entrés dans la ville d’Akito.

Même s’il s’agissait d’un ordre, le fait de voir Risha avoir une petite crise de panique en raison de devoir croiser nos bras était adorable.

... et ses seins étaient aussi vraiment très doux.

***

Partie 2

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été dans la ville d’Akito.

La simple hutte dans laquelle Madway avait vécu s’était incroyablement développée depuis que je l’avais rencontré pour la première fois.

De tout nouveaux bâtiments avaient été construits et les personnes allaient et venaient sur des routes pavées. Diverses marchandises étaient en vente dans les magasins et les étals.

La population d’ici avait dépassé le millier d’individus. Il s’agissait de l’une des villes les plus développées.

À l’entrée, il y avait un homme qui faisait le guet en tant que garde.

Je m’étais approché de lui et je l’avais appelé. « Excusez-moi. »

« Que voulez-vous ? » demanda l’homme.

« On est redevenu des humains alors qu’on était avant ça des... euh, des singes ? On nous a dit de venir ici, » déclarai-je.

J’avais joué mon rôle et je lui avais raconté notre histoire le plus simplement possible.

« Ahh, ok ok. Je compris, » le garde hocha rapidement la tête.

Il avait l’air habitué vu qu’il avait sorti une feuille de papier et me l’avait donnée.

Il s’agissait d’une carte. D’après ce que je voyais dessus, il s’agissait d’une carte de la ville.

« Tenez ! Vous devez aller au bureau du gouvernement et allez leur raconter votre histoire. Ils vous donneront pour l’instant des vêtements, de la nourriture et une maison, » déclara le garde.

« Avez-vous vraiment dit qu’on nous donnera une maison !? » j’avais forcé une réponse emplie de surprise..

« Oui, soyez reconnaissant de cela, » répondit-il. « Il s’agit d’une loi bienveillante promulguée par Sa Majesté. À ce propos, il est facile de bien vivre dans cette ville. C’est surtout permis par Sa Majesté le Roi. Alors, calmez-vous et remerciez-le. »

« Je comprends, » déclarai-je.

« Bon... Je vous le dirai à l’avance dans le cas où les personnes liées au gouverneur ne vous le disent pas. Récemment, il y a eu un étrange groupe religieux qui circule dans les environs. Ce sont apparemment des individus qui ne sont pas satisfaits du roi. C’est quelque chose dont nous ne sommes pas fiers, alors ce serait mieux si vous ne vous impliquez pas avec eux, » déclara le garde.

« J’ai compris. Merci pour l’information, » déclarai-je.

« À plus tard. Et bienvenue dans la ville d’Akito, » déclara le garde.

Il avait terminé avec une phrase standard de type Jeux de Rôle et nous étions partis plus loin. J’avais plié la carte qui ne me servait pas et j’avais commencé à marcher jusqu’au bureau du gouvernement.

« Dès le début, j’ai déjà appris quelque chose de bien, » déclarai-je à Risha.

« Hein ? » s’exclama Risha.

Risha et moi étions encore en train de lier nos bras, mais elle avait l’air confuse.

« Un étrange groupe religieux se trouve présent ici. Risha, étais-tu au courant ? Yuria t’a-t-elle dit quelque chose à ce propos ? »

« Non, je n’en avais aucune idée, » déclara Risha.

« Je vois. C’est le genre d’informations sensibles que je voulais entendre de la part des citoyens. Risha, tu devras également enquêter minutieusement sur ça. Les petites choses liées à la vie quotidienne sont importantes, » déclarai-je.

« J’ai compris Maî — Je veux dire... C-Chéri, » déclara-t-elle.

« ... »

Je m’étais arrêté de marcher et j’avais regardé le visage de Risha.

Risha avait commencé à paniquer. « Je-Je suis désolée. C’était impoli de ma part. »

« Non, ça ne l’était pas. En vérité..., » commençai-je.

C’était bien joué. J’avais alors chuchoté près de ses oreilles. « Nous sommes un couple, donc c’est bien d’agir ainsi. Si tu veux, tu peux même m’appeler par mon prénom. »

« J-Je préfère... c-chéri, » déclara Risha.

Elle l’avait dit d’une voix qui semblait sur le point de disparaître à la fin.

La Risha timide était adorable et vraiment mignonne.

 

***

 

Nous avions été guidés par l’un des fonctionnaires du gouverneur et nous nous étions dirigés vers une maison vacante dans le quartier résidentiel.

Il s’agissait d’une maison normale en bois avec un futon et des vêtements en tissu placés à l’intérieur.

« Ce sera votre maison à partir d’aujourd’hui... euh, quel était votre nom ? » demanda-t-il.

« Sakimori, » déclarai-je.

« D’accord. C’est un nom rare. D’où venez-vous ? » demanda le fonctionnaire.

« Je n’en suis pas sûr. Était-on vraiment des singes avant ça ? J’ai du mal à me souvenir de ce qui s’est passé avant, » déclarai-je.

« Oh, il y a des cas comme ça. Cela a dû être un grand choc de mourir de cette manière. Ne vous découragez pas de ça. Grâce au Roi de ce pays, nous pouvons bien vivre. Il s’agit presque d’une utopie. C’est suffisant pour que vous puissiez lentement profiter de votre nouvelle vie ici, » déclara le fonctionnaire.

« Merci, » lui répondis-je.

« Si vous avez faim, allez dans les centres de distribution afin d’obtenir du Pushinee. Ce n’est pas bon, mais vous pouvez en avoir autant que vous le voulez. Vous pouvez aussi demander à vos voisins, » déclara le fonctionnaire.

Le fonctionnaire avait ainsi expliqué diverses choses. En gros, il avait parlé des bases que j’avais mises en place depuis longtemps.

Il s’agissait de la garantie d’avoir accès en tout temps aux bases vitales et que si je voulais plus, je devrais travailler. Le garde de la porte et le fonctionnaire du gouvernement avaient fait preuve d’assez de diligence.

Il ne restait plus qu’à se mêler à la ville et à voir les choses avec mes propres yeux.

Le fonctionnaire avait terminé son explication puis il était parti en fermant la porte.

Les seuls qui restaient présents dans la maison étaient Risha et moi.

OK alors, nous devrions mettre la touche finale à notre infiltration...

« C-Chéri. Ne sort-on pas aujourd’hui ? » demanda Risha.

Elle hésitait encore en m’appelant Chéri.

Comme je le pensais, j’aime vraiment ça. J’avais un peu réfléchi et je lui avais répondu. « Aujourd’hui, on ne sortira pas. »

« Alors cela sera juste toi et moi, seul, C-Chéri ? » demanda Risha.

« Tout à fait, » avais-je répondu en hochant la tête.

Le fait d’entendre Risha m’appeler « Chéri » était vraiment une bonne chose.

Cela donnait une sensation de fraîcheur, mais la voir avec des cheveux noirs et longs donnait l’impression d’être une jeune épouse encore chaste.

Pas mal, pas mal du tout. C’était un sentiment formidable que je ressentais en ce moment.

De plus, le « Toi et moi seul » et le « Chéri » avait nourri mon imagination.

Cela donnait l’impression qu’elle n’était plus mon esclave, mais bien ma jeune épouse. Cela m’avait fait imaginer diverses choses.

« Bozbet — Maître, » déclara Risha.

Alors que j’étais perdu dans mes rêveries, Risha avait soudain prononcé le mot magique et était revenue à sa forme originale.

« Maître... Maître ! » Elle répétait « Maître » en pleine crise émotionnelle.

Qu’est-ce qu’elle fait ? — Je me le demandais.

— Magie a été augmentée de 100 000 —

« ... pfff » je n’avais pas pu m’empêcher de rire.

***

Chapitre 141 : Une porte pour toutes les deux

Le lendemain matin alors que je venais à peine de me réveiller.

« Bonjour, Maître, » Risha me l’avait dit avec un sourire puis elle m’avait donné une serviette.

J’avais pris la serviette fraîche et humide afin de m’essuyer le visage.

Après m’être essuyé correctement le visage, je la lui avais rendue et j’avais alors réalisé qu’elle était de très bonne humeur.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Tu souris tellement, » déclarai-je.

« C’est juste que je me remémore un peu du bon vieux temps, » me répondit-elle.

« Le bon vieux temps ? » lui demandai-je.

« Quand nous venions à peine de commencer. Quand je me réveillais dans la même pièce que le Maître, » répondit-elle.

« Ahh oui ! C’est vrai. Je t’avais fait ta propre maison, mais tu avais dit qu’il valait mieux rester à mes côtés, » déclarai-je.

« Oui..., » déclara Risha timidement. Elle était aussi mignonne que d’habitude.

C’est vrai qu’il y avait eu un moment comme ça.

Après avoir rendu la serviette, j’avais commencé à me lever.

« Maître... qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui ? » me demanda-t-elle.

« J’ai déjà pris ma décision. On fera ce qu’il y a de plus important, » répondis-je.

« La chose la plus importante ? » me demanda-t-elle.

« C’est tout à fait exact, » répondis-je.

J’avais sorti ma carte noire, mon DORECA, et j’avais placé un cercle magique dans un coin.

Ce seul objet m’avait coûté 300 000 points de magie. Il s’agissait probablement de l’un des objets les plus chers que j’avais créés jusqu’à présent.

Je m’écarte du sujet, mais le coût était proche de celui pour le cuirassé Risha.

Le cercle magique avait fait apparaître une flèche.

La flèche pointée droit sur Risha et ses cheveux avaient commencé à briller.

C’était un spectacle que j’avais déjà vu il y a longtemps, lorsque j’avais créé pour la première fois l’Épée Esclave Éternelle.

À cette époque, c’était également Risha qui était présente.

— Magie a été augmentée de 50 000 —

Le visage de Risha affichait un large sourire.

Elle n’avait pas dit un mot, mais je pouvais clairement voir son bonheur.

Le bonheur d’être utile à son Maître. Celui-là m’avait été clairement communiqué.

« Attendez un peu, Maître ! Je vais chercher quelque chose pour me couper les cheveux, » déclara-t-elle.

« Non, c’est très bien sans. J’ai juste besoin d’une mèche, » déclarai-je.

« Une seule mèche ? » me demanda-t-elle.

« Oui, une seule, » répondis-je.

« Est-ce que c’est si..., » Risha avait dit cela en étant un peu découragé.

Je pouvais la comprendre.

Je voulais voir le sourire de mon esclave.

« Je n’en ai besoin que d’une, mais ce n’est possible que si cela vient de toi, » déclarai-je.

« Seulement venant de moi ? » me demanda-t-elle.

« C’est exact. Il s’agit de là d’une preuve de ta fidélité, » répondis-je.

« ... D’accord ! » déclara-t-elle.

— Magie a été augmentée de 100 000 —

Rien qu’en regardant le grand sourire de Risha, je m’étais senti plus heureux.

Ce n’était pas le moment de se laisser emporter par son sourire.

J’avais accepté d’elle une mèche de cheveux et je l’avais placée dans le cercle magique.

Après avoir accepté l’objet, le cercle magique avait changé.

Un peu après ça, un tourbillon scintillant était apparu en son centre.

C’était comme voir un typhon à la télévision... mais le scintillement l’avait rendu vraiment mystérieux.

« Qu’est-ce que c’est, Maître ? » me demanda-t-elle.

« Si tu t’approches de ça, tu le sauras, » répondis-je.

« Approche ? » demanda Risha.

J’avais laissé sur place une Risha confuse et j’avais marché dans le tourbillon rougeoyant.

Ma vision était devenue blanche et à l’instant d’après, ma vision avait changé.

Ce n’était plus une petite et humble maison en bois, c’était un intérieur extravagant avec une fenêtre donnant sur une ville développée.

Il s’agissait de Ribek, le Palais Royal.

« Est-ce... la chambre du maître ? » demanda-t-elle.

Risha avait suivi un peu après moi et elle émergea du tourbillon. Elle ne souriait pas, mais elle était complètement abasourdie.

« C’est vrai, c’est ma chambre. Ma chambre à Ribek, » déclarai-je.

« Qu’est-ce que c’est ? » me demanda-t-elle.

Risha paniquait un peu face à la soudaineté de la situation.

Pour la calmer, j’avais décidé de lui expliquer.

« J’y ai mis une porte magique — elle ne ressemble pas à une porte, mais le DORECA l’a appelée ainsi. La porte magique est connectée ici. Comme tu peux voir en raison de l’effet, tu peux aller et venir comme tu le souhaites en un instant, » expliquai-je.

Après avoir dit ça, j’étais une fois de plus entré dans le tourbillon.

Mon champ de vision avait encore une fois changé alors que j’étais retourné dans la maison en bois.

Risha avait suivi et cette fois, elle n’avait pas été choquée.

Puis, une fois de plus, nous étions retournés à Ribek.

« Et ainsi, on peut se déplacer ici et là facilement. Pour bien nous infiltrer, nous devons être là assez souvent. On ne peut pas partir trop longtemps sinon notre couverture ne fonctionnera pas, » déclarai-je.

« Ah, c’est vrai, » déclara-t-elle.

« Ainsi, Risha, tu devrais passer la porte tous les jours et montrer ton visage pendant un certain temps. J’irai aussi de temps en temps, » déclarai-je.

« Compris, » Risha hocha la tête et regarda avec sérieux la porte magique.

« Être capable de faire quelque chose de si pratique, comme on peut s’attendre du Maître. Ah —, » s’exclama Risha.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » lui demandai-je.

« Si nous l’utilisons, nous pourrions déplacer beaucoup de personnes et d’objets. On n’aurait plus besoin du train, » déclara Risha avec un visage excité.

C’est bien qu’elle l’ait réalisé... ou du moins c’est ce que je voulais lui dire.

« Malheureusement, c’est impossible, » déclarai-je.

« Pourquoi ? » me demanda-t-elle.

Risha inclina sa tête en raison de sa confusion. Cela convenait parfaitement aux Esclaves Éternelles si innocentes.

« Je pense que ce serait plus facile à le démontrer. Quelqu’un !? Il y a quelqu’un ici ? » demandai-je.

J’avais donc appelé.

« Oui, desu ~, » Lilia était entrée dans la pièce après m’avoir entendu parler.

« Qu’est-ce qu’il y a, Onii-san ? » me demanda Lilia.

« Oh Lilia ? Viens te tenir là, » ordonnai-je.

« Là-bas ? Sur le truc bizarre, desu ? » me demanda-t-elle.

« Tout à fait, » répondis-je.

J’avais hoché la tête. Lilia semblait confuse, mais elle avait fait ce que je lui avais ordonné.

Elle se tenait sur la porte... mais rien ne s’était produit.

Il ne s’était rien passé du tout et Lilia semblait confuse.

Je m’étais tourné vers Risha et j’avais dit... « C’est comme tu peux le voir. Les seuls qui peuvent l’utiliser sont toi qui as donné tes cheveux et moi qui suis ton Maître. »

« Vraiment ! » s’exclama Risha.

Risha avait compris, mais l’explication passa par-dessus la tête de Lilia.

Risha m’avait regardé, puis la porte magique.

— Magie a été augmentée de 100 000 —

Après ça, elle avait fait un sourire timide en comprenant la signification.

***

Chapitre 142 : Esclave Servante

Dans la ville de Magatan

Je me trouvais actuellement dans une maison de base offerte aux anciennes bêtes esclaves.

Yuria et moi étions transformés en utilisant ma Carte de Magie. Nous faisions la même chose qu’avec Risha dans la ville d’Akito.

En ce moment, j’étais en train de créer une Porte Magique qui se connecterait avec Ribek.

Avec ça, Yuria et moi serions capables d’aller et venir avec aisance.

Après l’avoir fini, nous avions pour ainsi dire réussi à infiltrer avec succès cette ville.

Yuria se tenait à mes côtés avec une attitude réservée et elle regardait par la fenêtre.

Je ne faisais rien et je regardais moi aussi par la fenêtre.

« C’est un peu surprenant, » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Yuria.

Comme d’habitude, Yuria était calme et posée lorsqu’elle m’avait répondu.

Risha et Yuria étaient du type calme et tranquille, mais la tranquillité de Risha était basée sur la courtoisie et la considération, tandis que Yuria était plus brutale.

J’avais ainsi décidé de m’expliquer. « Puisqu’il s’agit d’une maison gardée en réserve pour les nouvelles personnes, je pensais qu’elle serait à la périphérie, mais cet endroit est presque au centre de la ville, » déclarai-je.

« C’est vrai, » déclara Yuria.

« Normalement, le prix de ce terrain serait plus important. Ne se transformerait-il pas en quelque chose comme un centre-ville ou un quartier commerçant ? Mais regarde donc tout ce qui est autour de nous. Ces maisons ne sont pas développées... y a-t-il quelque chose que je ne sais pas à propos de cette ville ? »

J’avais demandé cela à Yuria.

Cela concernait le fait de créer une ville, puis de la développer.

J’avais fait beaucoup de fois ce type de travail, mais en cours de route, je l’avais surtout délégué à Yuria.

C’est pourquoi j’avais demandé ça à Yuria... mais elle avait légèrement secoué la tête.

« Désolée, je ne sais pas non plus, » répondit Yuria.

« Vraiment ? Eh bien, c’est très bien ainsi, » répondis-je.

Yuria ne le savait pas, alors elle l’avait admis avec honnêteté.

Son caractère était très important pour moi, alors j’avais pensé que c’était bien que cela soit fait ainsi.

En même temps, peut-être que le fait qu’elle « ne sache pas » était une bonne chose.

Comme je lui avais presque tout délégué, Yuria connaissait mieux mon pays que moi.

C’est pourquoi nous étions venus ici incognito pour découvrir les choses du point de vue du citoyen. C’était un peu étrange, mais nous avions pu trouver au moins une chose que nous n’avions pas comprise rapidement.

C’était un bon début.

« OK alors, je vais traîner un peu dans cette ville. Yuria, tu travailles en ce moment à Ribek, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Alors, ne t’occupe pas de moi et continue. Je serai de retour ce soir, donc à moins qu’il n’y ait une urgence, tu peux t’en occuper, » déclarai-je.

« Compris, » répondit-elle.

Elle avait hoché la tête et avait commencé à franchir la porte magique.

« Ah, attends un peu, » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, Maître ? » me demanda Yuria.

« ... Je t’achèterai un petit souvenir, alors que veux-tu ? » J’avais un peu réfléchi et je lui avais demandé ça.

Yuria avait aussi un peu réfléchi puis elle avait répondu. « N’importe quoi. »

« Je vois, » répondis-je.

« D’accord. Eh bien, j’y vais, » elle hocha légèrement la tête et franchit la porte magique.

Hmm, comme je le pensais... ça n’allait pas être si facile.

J’avais demandé en espérant la rendre heureuse, mais la réaction de Yuria avait été réduite.

Elle avait les plus faibles ondulations dans ses émotions parmi mes six esclaves. Sauf si c’était quelque chose qui la rendait vraiment heureuse qu’elle ne me montrait pas son sourire.

Même avec le scénario de « Jeune Couple Marié » auquel Risha avait réagi, Yuria n’avait pas vraiment eu de réactions.

« Ce scénario est efficace, comme attendu du Maître, » était la seule chose qu’elle avait dite.

Je ne cherchais pas la flatterie, je voulais qu’elle soit heureuse et souriante.

Eh bien... peu importe.

Je m’étais ressaisi et j’étais sorti.

« Hé, vous êtes le nouveau qui a emménagé, n’est-ce pas ? »

J’avais à peine ouvert la porte quand un jeune homme m’avait appelé. J’avais presque l’impression qu’il était à l’affût.

Il s’agissait d’un homme à l’air mince et androgyne.

C’était seulement en raison de ses vêtements et de sa pose qu’il ne ressemblait pas à une femme.

« Je suis Sparov, et vous êtes ? » demanda-t-il.

« Bonjour, je m’appelle Sakimori, » répondis-je.

« Enchanté de vous rencontrer Sakimori, » déclara l’autre.

J’avais serré la main de Sparov.

En raison de ce que je voyais là, il était bien élevé et son comportement était doux.

« Habitez-vous dans le coin ? » lui demandai-je.

« Là-bas, » Sparov avait dit cela alors qu’il avait montré du doigt une maison à trois maisons de là.

« C’est un peu vieux, mais c’est chez moi, » continua Sparov.

« C’est tout près. Donc nous sommes voisins, » déclarai-je.

« Oui, je serai à vos soins. Au fait, comment êtes-vous arrivé ici, Sakimori ? » me demanda-t-il.

« Apparemment, j’étais un singe ? Et d’une façon ou d’une autre, j’ai repris forme humaine, » je lui avais dit ma réponse toute prête.

« C’est donc ce genre de situation. Dans la précédente période, avez-vous des souvenirs de ce que vous faisiez ? » me demanda-t-il.

« C’est tellement vague, je ne m’en souviens pas vraiment, » répondis-je.

« Ça a l’air dur. Mais il y a des cas comme ça, alors ne vous découragez pas, » déclara Sparov.

Il m’avait chaleureusement encouragé après mon mensonge flagrant.

Ma conscience s’était crispée face à ses paroles.

« Comme vous venez d’arriver ici, vous n’avez pas encore trouvé de travail, n’est-ce pas ? » me demanda-t-il.

« Tout à fait, » répondis-je.

J’avais répondu avec les phrases que j’avais imaginées au préalable. « Il semble que vous pouvez vivre sans travailler dans ce pays. Je pensais me détendre et peut-être trouver du travail au jour le jour... »

J’avais dit la même chose à Akito.

En toute honnêteté, je n’avais pas le temps libre pour me trouver un emploi à plein temps. Plus précisément, quelque chose comme un employé permanent serait impossible.

Je devais faire mon travail principal en tant que Roi, et j’avais besoin d’infiltrer six villes, donc c’était hors de question.

Je n’avais pas le temps à disposition pour me trouver un travail, alors ça devait être ainsi.

« Est-ce que c’est le cas ? Je pense que c’est très bien. C’est un pays où vous pouvez le faire. Ah, si vous voulez travailler, dites-le-moi. Je vais vous présenter aux bonnes personnes. Cependant, quand vous le ferez, j’aurai besoin que vous suiviez une règle, » déclara-t-il.

« Une règle ? » lui demandai-je.

« Oui. À ce moment-là, je vous expliquerai, mais j’aurai besoin que vous portiez ceci, » déclara-t-il.

Sparov avait dit cela alors qu’il avait sorti un insigne.

« Et c’est quoi ? » lui demandai-je.

« C’est le badge de Lady Yuria. Notre association soutient Lady Yuria donc — ah par Lady Yuria nous démontrons l’excellence des Ladys Esclave de ce pays, et aussi ces esclaves sont…, » commença Sparov.

Sparov avait expliqué tous les détails sur le pays, le roi et ses six esclaves.

Avec le Roi, il y avait six esclaves. Il décidait de l’excellence de leurs prestations.

J’avais presque dit qu’il y avait 12 esclaves, pas 6... mais je m’étais abstenu de le faire.

« Il y a probablement des gens de l’ancien temps qui n’aiment pas que les esclaves soient au sommet... mais ils s’y habitueront probablement, » déclara Sparov.

« Je vois, » répondis-je.

« Donc, pour le travail, surtout lorsque vous avez un travail qui donne des résultats, vous mettez cet insigne pour montrer votre soutien, » déclara Sparov.

« Je vois, » répondis-je.

J’y ajoutais de temps en temps des mots appropriés, mais en tant que principale personne impliquée dans cette affaire, j’étais surpris.

Ils semblaient tous avoir pris leurs propres décisions.

Je ne comprenais pas ce qui se passait vraiment, mais je le saurais probablement lorsque je mettrais mon insigne.

« Bien sûr, je ne vous forcerai pas. Après tout, tout le monde a sa propre situation à prendre en compte, » déclara-t-il.

« ... »

J’avais un peu réfléchi. Serait-ce... une occasion ?

J’avais pensé à Yuria avec qui je venais de me séparer.

Elle ne m’avait presque jamais montré son sourire. Sa limite minimale pour obtenir une charge de magie était terriblement élevée.

Jusqu’à présent, je l’avais atteint d’une manière ou d’une autre à quelques reprises, mais l’effet était faible. J’avais pensé que c’était peut-être un maniérisme.

Mais qu’en est-il de ceci ? Si c’était cette chose dont Sparov parlait ?

Si je devais remuer des choses comme ça ?

Au lieu d’être un Maître, je pourrais trouver de nouvelles façons de les rendre heureuses.

Je pourrais l’utiliser pour augmenter le nombre de choses que je pourrais faire pour elles en tant que Maître.

J’avais un peu réfléchi et j’avais décidé que je pouvais le faire.

« C’est bon, je m’inscris, » déclarai-je.

« Est-ce que c’est le cas ? Nous vous souhaitons la bienvenue, » déclara-t-il.

Sparov avait été satisfait de ma réponse et avait fait un grand sourire.

Non, ce n’est pas de toi que je le veux. Je m’en fous si tu me fais un grand sourire, pensai-je. Les sourires de mes esclaves sont les meilleurs.

***

Chapitre 143 : Auto NTR

« S’il vous plaît, tout le monde en ligne ~ ! »

Nous étions à la périphérie de Magatan. J’étais avec le groupe que je venais de rejoindre pour travailler et Vuela se tenait devant nous.

Elle était une jeune Esclave Éternelle portant une robe vert foncé. Elle était la fille de Yuria, Vuela.

Elle était presque la même chose que sa mère... eh bien, toutes les deux aimaient que la mère et la fille soient mes esclaves.

Bien sûr, elle était également mon enfant.

Nous nous tenions devant elle, bien alignés.

Chacun d’entre nous semblait physiquement apte à un travail manuel.

Le plus faible était sans aucun doute moi.

« Aujourd’hui... nous allonz faire beaucoup de maisons, » déclara Vuela.

Elle avait hérité du discours calme de sa mère. Elle avait un peu zézayé et c’était adorable.

« Nous avons un endroit que nous devons construire. Car nous avons besoin d’un endroit pour les ordures, » déclara-t-elle.

L’élimination des ordures, hein ?

Il semble que cette demande visait à créer le dispositif d’élimination des déchets que nous avions mis au point.

Avec l’augmentation du nombre de personnes, un problème de déchets était né. Cette chose était la solution.

Il semble que nous les fabriquions.

« Vouz et... vouz. » Vuela avait choisi deux hommes du côté droit de la ligne.

« Il s’agit de la liste des articles et du stock, » déclara-t-elle.

« Compris ! »

« Laissez-nous-le faire ! »

Les hommes choisis étaient partis.

Vuela avait séparé les hommes et les avait envoyés à des tâches différentes.

Ils s’étaient tous acquittés de leur travail dans la bonne humeur.

Finalement, c’était mon tour.

J’avais regardé Vuela qui se tenait devant moi.

« ... »

« Qu’est-ce qu’il y a ? » lui demandai-je.

« ... »

J’ai posé une question à Vuela et elle n’avait pas répondu.

Elle m’avait regardé avec son joli visage et ses adorables yeux ronds.

Je me demande ce qui n’allait pas ?

« Quel est... votre nom ? » me demanda-t-elle.

« ... Je suis Sakimori, » répondis-je.

« C’est différent. Pas le Maître..., » déclara Vuela.

Vuela secoua la tête.

Elle m’avait suspecté pendant un instant.

J’avais été totalement déguisé avec de la magie et donc mon apparence était complètement différente de la normale.

Il s’agissait moins d’un déguisement que d’une transformation complète. Mais même face à cela, Vuela avait perçu quelque chose.

J’avais été choqué par les mots qu’elle marmonnait.

« Qu’est-ce que je dois faire ? » lui demandai-je.

J’avais changé ma manière de parler alors que j’avais dit ça.

« Prenez ça, » déclara Vuela alors qu’elle me tendait un morceau de papier plié.

Je l’avais ouvert et j’avais regardé ce qui était dessus.

« ... un plan ? » lui demandai-je.

« Il z’agit du plan de la construction, » répondit-elle.

« Je vois, » répondis-je.

Le plan avait été divisé en différents blocs de couleurs.

« C’est de quelle couleur ? » demanda Vuela.

Elle avait montré une zone du plan se trouvant au bord.

L’endroit qu’elle montrait du doigt était rouge.

« Il a l’air d’être rouge, » déclarai-je.

« Rouge, hein ? » déclara Vuela et elle avait sorti sa carte d’esclave avant de tracer un cercle magique.

Elle avait fait quelques pas en avant, s’était arrêtée et avait à nouveau demandé.

« De quelle couleur est-il ici ? » me demanda-t-elle.

« Cet endroit est aussi rouge. Le prochain est bleu, » répondis-je.

« Rouge, puis bleu, » murmura Vuela.

Vuela avait écouté mes instructions pendant qu’elle posait des cercles magiques.

Cela m’avait soudainement dérangé. Qui avait fait ce plan ?

Était-ce Yuria ? Ou était-ce une esclave différente ?

Dans tous les cas...

Vuela était mignonne alors qu’elle faisait une pause après avoir fini de placer les cercles magiques.

La petite Esclave Éternelle qui avait la poitrine gonflée de fierté après un travail bien fait était adorable.

Sans réfléchir, je lui avais tapoté la tête.

« Pfff... »

— Magie a été augmentée de 5 000 —

Vuela avait fait un charmant sourire sur son visage. C’était précieux.

Mais, Vuela avait soudainement sauté en arrière en raison de la surprise.

Je me demande ce qui ne va pas.

« Ce n’est pas bon, » murmura Vuela.

« Pas bon ? » demandai-je.

« Vuela a un maître, » déclara Vuela.

« ... ah, je suis désolé pour ça, » déclarai-je.

C’était donc ça.

Être heureuse d’avoir une personne sans lien de parenté qui lui tapotait la tête serait mauvais pour une esclave.

Vuela s’était éloignée avec vigueur de moi et avait maintenant un regard complexe sur son visage.

La voir si troublée n’était pas bon et voler mon propre esclave à moi-même était un sentiment compliqué de mon côté aussi.

Afin d’arrêter cela, j’avais pris une profonde respiration et j’avais décidé d’aller rejoindre les autres vers la ville.

Après cela, je m’étais mêlé aux autres hommes et j’avais commencé à transporter du matériel dans les cercles.

À mi-chemin, nous avions eu une pause et les hommes avaient pris des sucreries avec des mouvements montrant leur grande pratique et les avaient donnés à Vuela.

Vuela avait joyeusement mangé ces cadeaux.

Comme je pensais qu’elle était mignonne, je m’étais mis à sourire.

« Hm ? »

J’avais soudain réalisé quelque chose.

Elle avait accepté les sucreries des hommes et avait souri en mangeant, mais Vuela n’avait pas donné de charge de magie pendant tout ce temps.

« Peut-être..., » murmurai-je.

J’avais une hypothèse, alors j’étais allé à Vuela avec des sucreries.

« Lady Vuela, ceux-ci aussi sont délicieux, » avais-je dit. Puis je lui avais donné un cadeau.

« Merci, » déclara Vuela avec un sourire éblouissant.

— Magie a été augmentée de 15 000 —

Soudain, ma magie avait reçu une charge.

Le sourire de Vuela n’avait pas changé, son goûter n’avait pas non plus changé.

Mais quand les autres hommes lui avaient donné quelque chose, il ne s’était rien passé. Ce n’était que lorsque je lui en avais remis qu’un effet s’était fait sentir.

Il semblerait que ce n’était que lorsque j’avais provoqué le sourire que j’obtiendrais une charge.

Je suppose que c’est logique.

« Hmm, » Vuela était venue vers moi et elle m’avait regardé.

Elle avait l’air timide alors qu’elle s’agitait timidement puis elle s’était finalement résolue à parler.

« Je suis désolée. Merci, » déclara-t-elle.

— Magie a été augmentée de 3 000 —

C’était un remerciement ainsi que des excuses.

J’avais le sentiment supplémentaire que je volais mon propre esclave à moi-même.

C’était étrangement amusant, mais on aurait dit qu’elle était troublée. À partir de maintenant, j’essaierai de ne pas trop interagir avec mes esclaves dans mon travail d’infiltration.

J’avais décidé ça quand j’avais vu Yuria arrivée dans la zone.

Il s’agissait d’une Yuria non transformée.

Les hommes s’étaient tous agités et Vuela s’était précipitée vers elle.

Puis j’avais eu une idée.

Voler mon propre esclave à moi-même ?

Faire cela donnait une sensation très différente avec Vuela.

Je me demande... si quelque chose arriverait si je l’essayais avec Yuria.

Peut-être que cela l’aiderait à détendre les conditions de son sourire qui étaient habituellement si élevées.

Au pire, ce serait une perte de temps, mais je vais essayer.

Alors que je pensais ça et que je me demandais comment le faire...

Yuria avait marché en ligne droite vers moi avant de se placer devant moi.

« Ma — êtes-vous Sakimori, n’est-ce pas ? » Yuria avait corrigé ses paroles après une profonde respiration.

Oui, j’étais Sakimori de Magatan.

« J’ai un travail pour vous, suivez-moi, » déclara Yuria.

« D’accord, » répondis-je en hochant la tête et en la suivant après ça.

Vuela m’avait également suivi.

Les autres hommes regardaient avec envie. Ils m’avaient vu partir en me disant : « Tu ferais mieux d’écouter correctement Lady Yuria. »

Puis nous étions arrivés dans une zone vide.

« Il y a des problèmes, Maître, » déclara Yuria.

Son visage avait l’air d’être proche de la panique.

C’est vrai, je m’en souviens, pensai-je. Tu peux tout gérer, sauf en cas d’urgence.

Voilà ce que j’avais dit à Yuria.

« Y a-t-il une situation d’urgence ? » demandai-je.

Yuria acquiesça fermement face à ma question.

***

Chapitre 144 : Roi des Flammes

« Oui Maît —, » commença Yuria.

J’avais rapidement bloqué la bouche de Yuria.

Alors que je couvrais la bouche de Yuria, j’avais regardé Vuela.

« ... ? » Vuela avait la tête penchée sur le côté alors qu’elle nous regardait, Yuria et moi.

Elle me fixait d’un regard dur.

Elle avait un regard très étrange qui s’était répandu sur son visage.

C’était une mauvaise chose. Vuela était la fille de Yuria. Peu importe à quel point Yuria avait été masquée par la magie, si elle continuait à regarder fixement, il lui serait possible de le découvrir.

J’avais échangé des regards avec Yuria et elle acquiesça calmement. Puis j’avais retiré mes mains.

« Nee ~ chéri ~, » déclara Yuria.

C’était comme si elle était une personne complètement différente, car elle avait légèrement déplacé son corps en une oscillation alors qu’elle me parlait avec un ton doux et délicat.

C’était un changement de 180 degrés par rapport à l’attitude habituelle de Yuria... c’était une action incroyable.

« ... ?? » La confusion de Vuela semblait encore plus profonde, et maintenant elle avait l’air très troublée.

« Notre maison est dans le pétrin ~... J’ai besoin de tes grands bras musclés, chéri ~ s’il te plaît, viens avec moi ~, » déclara Yuria.

« D’accord, » répondis-je.

Yuria et moi nous étions partis comme si nous nous étions échappés de la zone.

Nous ne voulions pas que l’identité de Yuria soit exposée. Si nous étions découverts de cette manière, les dommages seraient considérables.

C’était pour ça que nous nous étions échappés aussi vite que nous l’avions pu.

Alors que nous étions partis, Vuela ne nous avait pas suivis, donc il semblerait que nous n’avions pas été découverts.

 

☆☆☆

 

Nous avions après ça franchi la porte magique de Magatan et étions ainsi arrivés au palais de Ribek.

Après être arrivés là-bas, nous avions désactivé la magie et j’allais demander à Yuria ce qui se passait quand...

« Puis-je faire un rapport ? » demanda Yuria.

Yuria était immédiatement revenue à son schéma de parole habituel. J’étais secrètement soulagé.

Eh bien... Yuria s’était trompée quand elle avait commencé à parler comme une gyaru... pour être tout à fait honnête, c’était désagréable selon moi.

Toutefois, le soulagement n’avait été que temporaire.

« Nous avons été attaqués, et une ville a été occupée, » déclara Yuria.

« Hmm. Qui oserait faire ça ? » lui demandai-je.

« L’information d’un survivant dit que c’est le Dieu maléfique qui a fait ça, » répondit Yuria.

« Cette chose..., » murmurai-je.

Dieu maléfique.

Je suppose que nous devrions l’appeler le Dieu maléfique de la deuxième génération.

Le premier avait détruit le monde et avait été vaincu par le héros.

La deuxième génération était l’homme qui avait été amené dans ce monde avec moi, Seiya.

Il devait utiliser son DORECA pour restaurer ce monde comme moi. Finalement, j’avais fini par le faire tuer, mais il avait été ressuscité en utilisant la puissance du Dieu maléfique.

« Je vois, ce salaud. Où est le Risha ? » demandai-je.

« Le cuirassé est en cours d’entretien. Il est composé de plusieurs pièces produites par le DORECA, donc il n’est pas considéré comme “une seule chose”, donc la maintenance prend un certain temps, » répondit Yuria.

« Une faiblesse inattendue. Certainement, si c’était en une pièce, nous pourrions le réparer en une seule opération. Les choses composites prennent plus de temps. As-tu fait ce qui est nécessaire pour finir les réparations ? » demandai-je.

Yuria acquiesça légèrement.

L’entretien serait retardé, mais, honnêtement, le fait de ne compter que sur un seul navire causait des ennuis.

Cela ne serait pas le cas cette fois-ci, mais dans mon cas, je ferais une diversion en envoyant le cuirassé afin de pouvoir attaquer ma vraie cible.

D’ici peu, je devrais commencer la construction du deuxième cuirassé, le Mira.

« Alors, et la situation ? » demandai-je.

« L’entretien s’est terminé et il s’est déplacé rapidement, mais..., » déclara Yuria.

« Mais ? » demandai-je.

« Il y a une barrière placée au-dessus de la ville en utilisant la puissance du Dieu maléfique. La batterie principale a été utilisée, mais la barrière a résisté, » répondit Yuria.

« Hmm... c’est pire que ce que je pensais, » répondis-je.

« Oui, » Yuria hocha la tête et me regarda.

« C’est pour ça que je vous ai appelé », disait son visage.

Certes, c’était une affaire qui exigeait mon intervention.

« Commençons par la barrière. Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

« Nous ne le savons pas. Nous enquêtons, » répondit-elle.

« Je vois, » répondis-je.

J’avais un peu réfléchi.

Une barrière qui n’avait même pas bougé après avoir été touchée par le canon principal de Risha.

« Peut-être qu’il n’avait pas assez de puissance. Yuria, rassemble toutes les esclaves, » ordonnai-je.

« Le maître le fera ? » demanda-t-elle.

« La Véritable Esclave Éternelle avec les 12 Esclaves Éternelles à l’intérieur devrait dépasser la puissance du cuirassé de plusieurs fois, » déclarai-je.

« Compris. J’appellerai aussi Svetlana qui répare les rails, » annonça-t-elle.

« A-t-il aussi cassé les rails ? Il fait attention aux détails, » déclarai-je.

Seiya, tu l’as vraiment fait.

« Dépêche-toi. Comme il a créé une barrière, il est fort probable qu’il ne détruira pas complètement la ville dès maintenant. Cependant, j’ai l’impression que quelque chose de mal va arriver. Je ne sais pas s’il peut le faire, mais s’il en fait ses sous-fifres, ce sera gênant, » déclarai-je.

« D’accord, » Yuria avait commencé à courir avec un visage tendu.

« Attends, » ordonnai-je.

« D’accord, » elle s’arrêta et se retourna avec un regard confus sur son visage.

« J’ai oublié de demander. Quelle ville a été envahie ? » demandai-je.

« Ah..., » s’exclama Yuria.

Le visage de Yuria semblait dire : « Oups ».

Elle avait un peu rougi.

Yuria était adorable.

Elle s’éclaircit la gorge et répondit. « Akito ! »

« Hm ? » murmurai-je.

Moi ?

« La ville d’Akito, » continua-t-elle.

Oh ! Donc c’est ce que c’est — attends la ville d’Akito !?

 

☆☆☆

 

Dans la périphérie de la ville, un groupe d’hommes était pris au piège.

Ils avaient été soudainement attaqués par un groupe de monstres, de sorte que même s’ils avaient des armes, ils avaient été lentement coincés dans une impasse.

« Maire ! Qu’est-ce qu’on fait ? » demanda un homme en criant.

Les hommes autour de lui étaient tous attentifs.

Leurs regards s’étaient tous rassemblés sur le maire de la ville, Madway.

Il menait maintenant les habitants de la ville dans la résistance, mais ils étaient maintenant coincés.

« Désolé, je vous ai tous impliqués, » déclara Madway.

Après avoir vu le bombardement effectué par le cuirassé Risha, il avait jugé que les renforts étaient arrivés et avait essayé de foncer sur les monstres en une attaque en tenaille.

Il avait cru en la puissance du cuirassé lorsqu’il avait donné ses ordres.

Cependant, l’attaque du navire avait été bloquée, et cela ne les avait pas atteints.

C’était pour cette raison que l’attaque que Madway avait organisée avait été bloquée et qu’ils étaient maintenant coincés.

« Ce n’est pas votre faute, Monsieur le Maire, » déclara l’un des hommes.

« Tout le monde pensait que c’était le bon moment pour contre-attaquer, » déclara un autre.

« C’est exact. Qui pourrait s’attendre à ce que l’attaque du cuirassé ne fonctionne pas ? » demanda un troisième.

Ils l’avaient tous consolé l’un après l’autre.

Ils avaient sympathisé, mais ils avaient quand même eu des regrets.

D’une manière ou d’une autre, ils auraient dû s’enfuir, pensa Madway.

Boom !

Le mur s’était effondré et un monstre était apparu. C’était un monstre puissant et armé, un Toroi.

Il avait agrippé Madway avec l’une de ses mains.

« Bâtard, enlève tes mains du Maire — kuwa ! » cria l’un des hommes.

« Arrêtez, je... gufu ! » s’écria un deuxième.

Les hommes avaient attaqué le toroi en essayant de sauver Madway, mais ils avaient été frappés l’un après l’autre.

« B-Bon sang... c’est... c’est..., » Madway commençait à perdre connaissance.

Son corps bloqué, tenu dans les mains monstrueuses du toroi, avait commencé à devenir mou.

Le monde avait commencé à devenir blanc.

C’en est fini de moi, pensa-t-il. Adieu.

Un choc avait traversé son corps.

Sa vision avait commencé à vaciller pour différentes raisons.

Il s’était rendu compte qu’il avait été jeté au sol alors que la terre entrait dans sa bouche.

Que s’est-il passé ? se demandait-il en levant la tête.

Là-bas, il avait alors vu son sauveur.

Son sauveur qui tenait une épée enveloppée de flammes qui avait coupé en deux le puissant géant.

« Seigneur Akito ! » murmura Madway.

Il était arrivé.

***

Chapitre 145 : Un Mouvement instantané

Dans le palais de Ribek. Yuria était en train d’incliner la tête alors qu’elle me regardait.

« Maître ? » demanda Yuria.

« As-tu bien dit qu’ils étaient à Akito ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit Yuria.

« Compris, laisse-moi faire. Contacte Maya et dis-lui de continuer le bombardement. Même si les tirs sont inefficaces, qu’elle continue à le faire, » déclarai-je.

« Et qu’est-ce que le Maître fera ? » demanda Yuria.

« J’irai dans la ville d’Akito avec Risha, » répondis-je.

« Je vais appeler Risha, » déclara Yuria.

« Dis-lui que je l’attendrai à Akito, » déclarai-je.

« ... J’ai compris, » Yuria hocha la tête et quitta la pièce.

Le fait que l’invasion ait eu lieu à Akito était une petite lueur d’espoir.

Je croyais que cela marcherait.

J’avais foi dans les choses que j’avais jour après jour construites depuis mon arrivée dans ce monde.

Les choses qui avaient été faites avec le DORECA étaient les objets les plus élevés dans ce monde.

Prenons l’exemple de la barrière absolue qui entourait le palais.

Peu importe comment elle avait été attaquée de l’extérieur, elle ne se briserait pas.

C’était la même chose même quand j’avais essayé. J’avais placé mes 12 esclaves dans la Véritable Esclave Éternelle et j’avais mis beaucoup de pouvoir magique. Et même quand je l’avais attaquée, cela n’avait pas faibli.

Je voulais faire la même chose avec la barrière du Dieu maléfique Seiya.

La barrière de Seiya avait résisté contre l’invasion et le bombardement du cuirassé Risha, mais...

Elle ne devrait pas pouvoir bloquer la porte magique du DORECA.

... Je pense... probablement. J’y croyais vraiment.

Je m’étais alors dirigé vers la porte magique présente à l’intérieur du palais.

J’avais marché sans hésitation et j’avais franchi la porte magique.

Il n’y avait pas eu de résistance quand j’étais passé à travers et le monde était devenu blanc devant moi. J’avais instantanément terminé ma téléportation.

J’étais arrivé dans ma maison provisoire à Akito.

Comme je le pensais, la puissance du DORECA était supérieure à celle du Dieu maléfique.

Cette action n’était qu’un exemple parmi tant d’autres qui montrait qu’il s’agissait d’un pouvoir d’un autre niveau.

« Maître, » la voix de Risha était venue de derrière moi.

« Alors tu es là, » déclarai-je.

« Oui, » me répondit-elle.

« Sais-tu ce qui se passe ? » lui demandai-je.

« Oui, Yuria me l’a expliqué, » me répondit-elle.

« Alors je pense que tu sais, mais cette fois, il n’y aura que toi et moi, » déclarai-je.

« Oui ! » s’exclama-t-elle.

Les seuls qui pouvaient utiliser cette porte magique pour s’infiltrer étaient Risha et moi. De plus, jusqu’à présent je n’avais pas de temps libre pour faire une autre porte... en fait, en ce moment, je n’avais pas vraiment de méthode pour amener mes autres esclaves ici.

Il n’y aurait que Risha et moi.

« Je compte sur toi, » déclarai-je.

« Oui ! » s’exclama Risha avec force.

— Magie a été augmentée de 50 000 —

Risha hocha fermement la tête.

Un sourire était présent sur son visage, mais son expression changea instantanément.

« Maître, regardez par la fenêtre ! » s’exclama Risha.

« Hmm ? » J’avais rapidement regardé par la fenêtre.

L’extérieur était étrangement coloré.

C’était comme si toute la ville était sous l’eau. C’était une couleur qui semblait empoisonnée.

« Je vois, c’est le pouvoir de Seiya qui contrôle la ville. Ce n’était pas seulement une barrière. Non, attends, cela pourrait être une autre fonction de la barrière, » déclarai-je.

« Je vois... Ah Maître ! » s’exclama Risha.

« Quoi ? » lui demandai-je.

« J’entends des cris et des bruits de combat ! » me répondit-elle.

« Hein ? » m’exclamai-je.

J’avais concentré mon ouïe et j’avais pu entendre les sons de batailles.

Il y avait clairement des bruits de bataille dans cette ville.

« Les habitants de la ville sont peut-être attaqués ! » déclara Risha.

« Ça ne peut pas être autre chose que ça. Allons-y, Risha, » déclarai-je.

« Oui ! » déclara Risha.

J’avais dégainé mon épée et touché la pierre précieuse, aspirant Risha dans la lame.

Le bijou rouge avait commencé à scintiller d’une intense lumière et la lame s’était enflammée.

Tout en tenant l’épée, j’avais ouvert la porte et je m’étais précipité dehors.

« Hm, » murmurai-je.

L’atmosphère empoisonnée et colorée enveloppait mon corps. C’était comme si j’étais dans l’eau (sauf que c’était un peu moins dense), et cela rendait le mouvement plus difficile.

Allez-vous bien, Maître ? me demanda-t-elle.

« Pas de problème, » lui répondis-je.

C’était un peu difficile à déplacer, mais il n’y avait pas de gros problème pour moi.

J’avais besoin de me dépêcher.

La ville avait été détruite ici et là avec des flammes s’élevant vers le ciel.

Les monstres étaient également présents.

En cours de route, il y avait un groupe d’Elkas que j’avais coupé en morceaux et brûlé en cendres en passant.

Nous avions finalement atteint le lieu du combat.

Plusieurs citoyens étaient attaqués par un toroi géant.

Maître ! C’est Monsieur Madway ! déclara Risha.

J’avais entendu le cri de Risha et j’avais vu Madway qui était tenu par le toroi.

« Uooooooooooooooo ! » criai-je.

J’avais tenu mon épée en l’air et j’avais chargé, coupant le toroi en deux depuis derrière lui.

Le géant était tombé au sol en produisant un important son.

Je l’avais ignoré et j’avais aidé Madway à s’éloigner du géant effondré.

« Madway ! Allez-vous bien !? » lui demandai-je.

« Akito..., » murmura Madway.

« Voici de la panacée ! » déclarai-je.

J’avais versé la panacée dans la gorge de Madway.

Maître ! s’exclama Risha.

« Akito ! » s’écria Madway.

J’avais entendu deux voix crier en même temps.

J’avais senti un vent dans mon dos qui me soufflait dessus.

*CLANG !*

En me tournant, j’avais bloqué ce qui arrivait avec ma lame.

« Akitooooooo ! » cria quelqu’un face à moi.

« Seiya ! » répondis-je.

Celui qui m’avait attaqué était bien entendu Seiya.

Je ne savais pas si c’était parce qu’il avait tiré plus de la puissance du Dieu maléfique, mais son apparence était encore plus malveillante qu’avant.

« Comment es-tu entré ici, Akito ? » demanda Seiya.

« Comme si je te le dirais ! » répondis-je.

Le choc entre nos affrontements avait fait voler les habitants de la ville un peu plus loin. J’avais commencé à pousser Seiya aussi fort que possible pour prendre une certaine distance avec eux.

Puis nous avions continué à échanger des coups.

« Faible, Akito ! Tu t’es affaibli ! » s’écria Seiya.

..., Risha avait émis un sentiment de tristesse.

Elle avait probablement interprété « Elle seule=faible ».

« C’est plus qu’assez contre toi ! » m’écriai-je.

« Ne me regarde pas avec dédain ! » s’écria Seiya.

« C’est la simple vérité, » répondis-je.

Afin de consoler Risha comme quoi elle n’était pas faible, j’avais commencé à me battre avec plus de force.

Pour être honnête, je pensais qu’elle seule suffisait.

Certes, sans plusieurs esclaves à l’intérieur de mon épée, mon pouvoir et ma diversité étaient plus faibles, mais contre Seiya à l’heure actuelle, je pensais que c’était suffisant.

Et ainsi, lentement, j’avais pris le dessus.

À ce rythme, je serais capable de le vaincre en quelques minutes.

« Akitoooooooo, toi ! ... Tu pensais être capable de me battre un peu plus rapidement, non ? » alors que nous combattions, Seiya avait soudainement sauté vers l’arrière en criant.

« ... et alors ? » demandai-je.

« Cette négligence est fataaaaaaal ! » cria Seiya en tenant sa main en l’air.

À ce moment-là, j’avais l’impression que quelque chose m’avait entouré.

L’aura empoisonnée de la ville se rassemblait et s’épaississait, créant un dôme.

Ceci est —, pensa Risha.

« Une barrière ? » demandai-je.

« C’est exact ! » déclara Seiya.

J’avais frappé la barrière autour de moi.

Un bruit sourd avait émergé et mon attaque avait été repoussée.

« Yaayyayaya Hahahahaha ! C’est la même chose que la grande barrière autour de la ville. Tant que l’ennemi à l’intérieur ne disparaîtra pas, elle ne se dispersera pas ! » expliqua Seiya.

« Alors c’est ce que c’était ? » demandai-je.

« Et d’ici, je peux le faire ! » annonça Seiya.

Seiya avait tendu son bras.

Le bord de la barrière brillait d’une lumière empoisonnée en produisant des flèches de lumière qui volaient vers moi.

J’avais déplacé mon épée et je les avais bloqués.

« Bon travail de blocage, mais que dirais-tu de çaaa ? » cria Seiya.

Il déplaça de nouveau sa main et d’autres flèches apparurent.

Le nombre était incroyable et c’était le maximum contre lequel je pouvais me défendre.

Seiya s’en était rendu compte.

« C’est donc ta limite dans ta capacité à les bloquer ? C’est le moment de payer le joueur de cornemuse Akitooooo ~, » cria Seiya.

Maître !, déclara Risha.

« Pff, » j’avais repris mon souffle.

J’avais mis cinq millions de points de magie dans ma lame et j’avais frappé avec sur la barrière de toutes mes forces.

Il y avait eu une importante résistance, mais la barrière ne s’était pas brisée.

« Kukukuku... kuHAHAHAHAHAA ! » Seiya s’était mis à rire.

« Pourquoi n’essaies-tu pas un peu plus, Akitooooo !? Essaie encore ! » déclara Seiya.

J’avais arrêté d’attaquer alors que Seiya riait et criait.

« Et maintenant... Disparaiiiiiisssss ! » cria Seiya.

« ... »

J’avais laissé Risha sortir de l’épée.

Elle avait émergé et s’était transformée en sa forme physique.

« Maître ! » déclara Risha.

« T’es-tu résigné à ton destin, hein ? » demanda Seiya

« ... »

Sans un mot, j’avais sorti mon DORECA.

J’avais placé un cercle magique et j’avais souri à Risha.

« Risha, » déclarai-je.

« Att —, oui ! » déclara-t-elle.

« Donne-moi une mèche de tes cheveux, » ordonnai-je.

« C... Compris, » déclara-t-elle.

Risha hocha rapidement la tête et retira une seule mèche de cheveux dorés avant de me la remettre.

J’avais aussi coupé une mèche de mes propres cheveux.

« Muda muda muda mudaaaaaaaa ! Peu importe ce que tu fais, c’est inutile, Akitooooooooooo ! » cria Seiya.

Je l’avais ignoré et j’avais placé les deux mèches de cheveux dans le cercle magique.

Le cercle magique s’était transformé... en deux portes magiques.

Elles n’étaient même pas séparées par un mètre d’espace, c’était des portes magiques se plaçant à gauche et à droite.

« Allez, on y va, » déclarai-je.

« — Ok ! » déclara Risha.

J’étais calme, alors Risha s’était aussi calmée et avait hoché fermement la tête.

Et donc nous avions tous les deux franchi la porte magique.

Notre vision était devenue blanche pendant un moment, puis nous avions vu.

Nous étions retournés au même endroit.

Plus précisément, nous étions entrés dans la porte magique gauche et étions sortis par la porte magique droite.

C’était un espace qui n’était même pas à un mètre de distance.

Puis...

« C’est impossible ! La barrière a disparu !? Qu’est-ce que tu as fait, Akitoooooooo ? » cria Seiya.

« Allons-y, Risha, » déclarai-je.

« Oui ! » déclara Risha.

Risha était retournée à l’épée.

Même si ce n’était qu’un moment, lorsque nous nous étions téléportés, nous avions disparu de la zone se trouvant à l’intérieur de la barrière... donc la barrière elle-même avait disparu.

Ça avait parfaitement fonctionné, mais je n’avais absolument pas besoin de le dire à Seiya.

Il n’était pas nécessaire de dire à Seiya qui descendait plus profondément dans sa folie.

***

Chapitre 146 : Tout Offrir

Partie 1

J’avais ainsi combattu Seiya avec la lame de feu de Risha.

Comme on s’y attendait de celui qui avait acquis la puissance du Dieu maléfique... Seiya était plus fort que jamais.

Après que nous ayons bloqué nos armes, nous nous étions criés dessus.

« Enlève ta barrière et va-t’en d’ici ! » criai-je.

« Ne sois pas arrogant Akitoooooo ! Ceci ! Est ! MA ! HAINE ! » cria Seiya.

Un vent nauséabond avait soufflé vers moi. Je l’avais immédiatement esquivé. Un coup de pied venant de Seiya et couvert d’aura malicieuse avait de peu éraflé mon visage.

« Ce pays, bâtard ! Ces villes ! Je ne disparaîtrai pas tant que tout ne sera pas détruit ! » cria Seiya.

« Tu me détestes à ce point ! » déclarai-je.

« BIEN SÛR ! Si tu n’étais pas là, j’aurais eu une belle vie ! » cria Seiya.

« Tu t’es fait ça tout seul !! Réfléchis-y ! Toutes ces choses étaient tes propres actions ! Je n’ai rien fait ! » répliquai-je.

« TU ME REGARDES DE HAUT, C’EST CE QUE JE DÉTESTE LE PLUS CHEZ TOI !! » cria Seiya.

« Quoi !? Es-tu un gamin !? » répliquai-je.

En criant, j’avais frappé avec mon épée vers le côté et avais coupé le bras droit de Seiya. Le bras avait tracé une parabole dans les airs jusqu’à ce que j’utilise les flammes de ma lame pour la réduire en cendres.

« Pas encore !! » cria-t-il.

En même temps qu’il criait ça, le bras de Seiya s’était régénéré.

« Argh, » avais-je gémi.

{Est-ce que ça va, Maître ?} demanda Risha.

« Je vais bien, » répondis-je.

Afin de rassurer Risha, j’avais fait semblant d’aller bien.

Quoi que Seiya ait fait, un air pourri et puant m’avait attaqué. L’odeur dégoûtante ressemblait presque à celle d’un poisson pourri.

Miasme, c’était le mot qui m’était venu à l’esprit. C’était probablement ça ou quelque chose de très similaire.

« Uoooooooooooooon ! »

« Quoi ? » m’écriai-je.

Je n’avais pas eu la moindre occasion de réfléchir, car Seiya m’avait à nouveau attaqué.

J’avais bloqué et je m’étais opposé à lui en ripostant. Je l’avais frappé depuis le centre, coupant son corps en deux. Toute sa moitié supérieure ne tenait qu’à un fil, mais elle se régénérait rapidement.

« Akitooooooooooo ! » cria Seiya.

« Son endurance est-elle infinie ? » demandai-je.

« C’est ma rancune !! VOIS COMMENT ELLE EST GRANDE ! » cria Seiya.

Nous avions ainsi continué à nous battre après ça. En cours de route, certains bâtiments avaient été détruits. Et chaque fois qu’ils étaient détruits, les yeux de Seiya brillaient d’une lueur maléfique.

« Comment cela va-t-il, Akito ? À ce rythme, la ville que tu as construite ne sera plus rien, » déclara Seiya.

« Je peux la refaire. Seiya... tu ne comprends vraiment rien, » répondis-je.

« Quoi !? » s’écria Seiya.

« Peu importe combien de choses tu détruiras, ou peu importe comment tu t’épuiseras à détruire, ce n’est pas comparable à un simple sourire, » répondis-je.

« — ! »

« Ça ne peut pas se comparer à un seul sourire de mes Esclaves Éternelles, » continuai-je.

« Jusqu’où irais-tu... POUR ME RIDICULISER !!?? » cria Seiya.

J’avais entendu un claquement de veine... Un gros vaisseau sanguin sur son front avait explosé et le sang s’écoulait depuis.

Cependant, je ne me moquais pas de lui. C’était une vérité pure et simple. Même si toutes les maisons d’ici étaient détruites, ce ne serait qu’au niveau de plusieurs centaines de milliers de points de magie pour tout restaurer.

Si on y pense comme ça, ce n’était qu’au pire un sourire.

Mis à part ma force de combat actuelle, la destruction de Seiya n’était qu’à ce niveau.

« Tu dois le savoir Seiya. Avec Risha et Raisa... leurs deux sourires peuvent facilement restaurer cette ville, » déclarai-je.

« Qui diable sont-elles !? » s’écria Seiya.

« Risha mit à part... souviens-toi au moins de RAISA !! » criai-je.

Ma colère avait aiguisé ma maîtrise de l’épée.

J’avais effectué une frappe rapide et j’avais séparé avec violence la tête de Seiya de son corps, et lors d’une deuxième attaque, j’avais également fendu sa tête en deux.

Je brûlais de rage en voyant sa réaction.

J’avais ensuite brûlé sa tête fendue avec des flammes et j’en avais également enveloppé son corps.

Son corps se consommait en tombant à genoux tout en se tordant de douleur.

Mais les flammes avaient continué à brûler.

Ils avaient brûlé jusqu’à ce que tout le corps de Seiya soit réduit en cendres.

Je ne pensais pas l’avoir vraiment tué, mais pour l’instant, c’était fini.

« ... »

« Maître, » déclara Risha.

J’avais regardé le corps de Seiya incinéré, tandis que Risha, qui était revenue à la normale, s’approchait de derrière moi.

« Merci beaucoup, » déclara-t-elle.

« Qu’est-ce que tu... Je suppose que c’est normal qu’il soit insensible, » déclarai-je.

« Oui, merci de vous être fâché pour Raisa, » déclara Risha.

« ... il ne ressentait vraiment rien pour elle... Raisa, à sa manière, a travaillé aussi dur qu’elle le pouvait pour Seiya jusqu’à ce qu’il la jette. Elle a probablement travaillé plus dur que vous toutes..., » déclarai-je.

« Oui..., » déclara Risha.

« C’est dingue qu’aucun sentiment ne soit né de ça, » continuai-je.

« Mais, je pense que c’est bien, » annonça Risha.

« Hm ? » m’exclamai-je.

« Parce qu’il était une personne comme ça, Raisa est maintenant l’esclave du Maître, » déclara Risha alors qu’elle me regardait droit dans les yeux.

« C’est parce que dans toute l’histoire des Esclaves Éternelles... nous sommes... Les esclaves du maître sont les Esclaves Éternelles les plus heureuses de tous les temps, » elle l’avait dit alors qu’elle souriait de joie.

« Je vois... alors je penserai à ça comme une bénédiction, » déclarai-je.

« Oui ! » s’exclama Risha.

« OK alors... J’ai battu pour l’instant Seiya... et... hm ? » demandai-je.

« À l’aide ! » cria une voix lointaine.

J’avais entendu des citoyens appeler à l’aide.

Risha et moi, nous nous étions regardés et nous étions partis en courant.

***

Partie 2

En chemin, nous avions repéré des monstres, mais comme Seiya avait disparu, ils se tordaient de douleur en disparaissant lentement comme s’ils avaient plus de force vitale en eux et qu’ils s’asphyxiaient lentement.

Donc, nous les avions ignorés et nous avions parcouru la zone à toute allure. Ainsi, nous avions atteint la périphérie de la ville, donc les limites de la barrière.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Votre Majesté ! Regardez-moi ça ! » L’un des citoyens avait crié cela.

Et comme on me l’avait demandé, j’avais regardé la barrière se trouvant tout autour de nous.

« La barrière bouge... ? Non, elle se contracte ! » m’exclamai-je.

Ce n’était pas seulement de face. Sur les côtés, et en haut, la barrière rapetissait petit à petit. La barrière en forme de dôme autour de la ville d’Akito se rétrécissait lentement mais sûrement.

La barrière qui rétrécissait avait alors touché la première chose présente autour de la ville... la muraille de la ville.

« Elle fond..., » m’exclamai-je alors que je sursautais en raison de ce que je voyais.

La barrière avait ainsi touché le mur... un mur fait à l’aide du DORECA et elle avaient commencé à le dissoudre en un instant.

La barrière avait ainsi continué de se replier sur elle-même.

« Uwaaaaaaaaaa ! »

« C-Courrez ! »

Les citoyens s’étaient ainsi enfuis vers le centre de la ville.

La barrière avait ainsi continué de se rétrécir en engloutissant les bâtiments en cours de route.

« Ahhh ! » criai-je.

J’avais frappé la barrière avec ma Véritable Esclave Éternelle.

Mais je n’avais ressenti aucun vrai retour d’information. C’était comme frapper avec mon épée dans un vent violent.

« Maître ! L’épée ! » cria Risha.

« Euh..., » m’exclamai-je.

J’avais regardé l’arme et j’avais vu qu’une partie de la lame avait fondu.

« La Véritable Esclave Éternelle, c’est..., » m’exclamai-je.

« Allons-y, Maître. Passons la porte magique et retournons à Ribek ! » déclara Risha.

« Ce n’est pas bon signe, » déclarai-je en retour.

« Hein ? » s’exclama Risha.

« Je n’abandonnerai pas cette ville, » déclarai-je.

« M-Mais, » déclara Risha.

« ... »

J’avais réfléchi à tout ce qui s’est passé avant. Tout en m’éloignant de la barrière qui se refermait, j’avais réfléchi à ce que je pouvais faire. J’avais regardé le cuirassé Risha de l’autre côté de la barrière.

La batterie principale tirait toujours. Cependant, sa magnifique puissance de feu était repoussée par la barrière.

Le cuirassé n’était pas efficace et la Véritable Esclave Éternelle n’était pas efficace.

La barrière était un cadeau d’adieu de Seiya.

« Voilà à quel point il a de la haine..., » murmurai-je.

Je ne pouvais m’empêcher d’être rempli d’un étrange sentiment d’admiration.

« On dirait qu’il déteste vraiment tout ce que le Maître a fait, » déclara Risha.

« Ouais... hm ? » m’exclamai-je.

« Hein ? » Risha semblait confuse.

« Qu’est-ce que tu viens de dire ? » demandai-je.

Risha avait l’air vraiment très confuse par mon attitude.

« Euh... qu’il déteste vraiment tout ce que le Maître a fait... ? Il l’a dit pendant votre dispute avec lui, » répondit Risha.

C’était certain... qu’il l’avait fait.

— Ce pays, bâtard ! Ces villes ! Je ne disparaîtrai pas tant que tout ne sera pas détruit ! —

Seiya l’avait dit avec un visage rempli de haine.

« ... Risha, as-tu ta carte ? » demandai-je.

« Hein ? Oui, je l’ai, » répondit-elle.

Risha était perplexe alors qu’elle sortait sa carte d’esclave.

« Il faut utiliser “Déconstruction”, » ordonnai-je.

« OK, qu’est-ce que je dois détruire ? » demanda Risha.

« Tout, » répondis-je.

« Hein ? » s’exclama Risha.

« Débarrasse-toi de tout ce que j’ai fait avec le DORECA, » répondis-je.

« Tout ça ? Tout ? » demanda-t-elle.

« Oui. Détruis vraiment tout, y compris les vêtements des gens ! Tout. Dépêche-toi. »

« D’accord ! » s’exclama Risha avant de s’enfuir en pleine panique.

Au fur et à mesure que la barrière s’était contractée, les habitants s’étaient rassemblés au centre de la ville.

Sans avoir le temps d’expliquer, Risha et moi avions fait le tour de la ville pour tout démonter.

Il y avait une certaine résistance, un certain nombre de gens pensaient que j’étais devenu fou.

Je les avais ignorés et j’avais continué.

« Maître ! C’est fini ! Tout est détruit ! » déclara Risha.

Finalement, tous les bâtiments avaient disparu et les citoyens étaient nus.

« La barrière ne s’est pas arrêtée, » déclarai-je.

La barrière autour de la ville avait rétréci à la taille d’un grand terrain de baseball.

Il n’y avait pas beaucoup de temps avant que les citoyens soient enveloppés.

« Mais bien sûr, » déclarai-je.

J’avais regardé Risha et je lui avais parlé. « Après tout, on les a toujours. »

J’avais utilisé mon DORECA et j’avais lancé « Deconstruction ».

Ma Véritable Esclave Éternelle avait disparu.

« Ah... » s’exclama Risha.

« Risha, » déclarai-je.

« Oui, » répondit-elle.

« Je suis désolé, mais... nous devrons détruire ça aussi, » déclarai-je alors que j’avais pointé du doigt le collier présent autour du cou de Risha.

C’était la preuve de sa loyauté, et c’était la chose qui la rendait la plus heureuse... son collier d’esclave.

C’était également un objet fait grâce à mon DORECA. Si on ne le détruisait pas, la barrière ne s’arrêterait pas.

Comme prévu, je me sentais mal.

Mais...

« Compris, » répondit-elle.

Risha avait agi comme si ça ne la dérangeait pas et avait levé le cou vers moi.

« Est-ce... d’accord ? » lui demandai-je.

« Tout ce qui appartient à un esclave est après tout à son maître. Si c’est nécessaire, faites-le, s’il vous plaît, » déclara Risha.

« Je vois. Je te remercie, » répondis-je.

J’avais utilisé mon DORECA et j’avais détruit sa robe, sa Carte d’Esclave et finalement son collier.

Tout comme les citoyens, elle était nue comme le jour de sa naissance.

Et enfin, dès le moment où « tout ce que j’avais fait » avait été détruit à l’intérieur de la barrière...

La barrière s’était dissipée sans faire un bruit.

***

Chapitre 147 : Première expérience de l’esclave

Le lendemain, dans la ville d’Akito.

La ville était revenue à la normale à une vitesse vraiment impressionnante.

Afin d’enlever la barrière de Seiya, j’avais dû détruire tout ce que j’avais fait dans cette ville.

Après la disparition de la barrière, la zone environnante ressemblait vraiment à un terrain vague. Cependant, à l’heure actuelle, la plupart des choses avaient été refaites.

C’était ainsi parce que j’avais utilisé mon DORECA pour tout recréer avec ma Création d’Urgence d’Objets qui consommait plus de mana

J’avais demandé à toutes mes esclaves de faire le tour et de noter ce qui devait être construit, puis j’avais moi-même fait le tour.

Je trouvais des repères puis je construisais des maisons...

Je trouvais des repères puis je construisais des maisons...

Je trouvais des repères puis je construisais des maisons...

Je l’avais simplement effectué encore et encore pendant toute la journée.

Les citoyens de cette ville avaient dépassé les 2 000 habitants et donc, le nombre de bâtiments à eux seuls dépasserait le millier dans la ville d’Akito, mais à la fin de la matinée, près de la moitié d’entre elles étaient déjà achevées.

Pour satisfaire les besoins alimentaires, j’avais fait une montagne de Pushinee. Puis, au moment où j’avais fait une pause...

« Monsieur Akito, » déclara une voix d’homme.

Madway était arrivé à un moment donné et m’avait appelé à ce moment-là...

Alors que la majorité des personnes qui m’appelaient Seigneur ou Votre Majesté, la plus ancienne de mes connaissances, Madway m’appelait d’une manière moins formelle.

« Madway ? Est-ce que vos blessures vont bien ? » lui demandai-je.

« Grâce à vos médicaments, je vais mieux. En laissant cela de côté... puis-je continuer ? » demanda-t-il.

« De quoi parlez-vous ? » demandai-je.

« Cette façon de faire les choses vous cause des ennuis, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« Cette méthode... vous voulez dire la création d’urgence ? » demandai-je.

Madway hocha la tête.

« ... un peu. Après tout, l’utilisation de la magie est 10 fois supérieure à la quantité normalement utilisée, » déclarai-je.

« Et si on reprenait la méthode habituelle ? Les citoyens peuvent tous travailler ensemble. Vous n’êtes pas obligé de tout faire tout seul, » déclara-t-il.

« J’y ai pensé et Yuria a fait quelques calculs, » déclarai-je.

J’avais souri amèrement.

« Certes, cela permettrait de réduire les coûts de la magie... mais nous n’aurions pas assez de matériel ou de personnel pour transporter ce matériel. Si je vous laissais les cercles magiques, il faudrait des jours pour restaurer la ville, » déclarai-je.

« Des jours..., » murmura-t-il.

« Si je le fais par moi-même, cela se terminera au plus tard aujourd’hui, » déclarai-je.

« ... »

Madway avait écarquillé les yeux.

Entre quelques jours et un seul jour.

Ce que nous devions choisir ne valait même pas la peine de demander.

« ... même si je le sais..., » murmura Madway.

« Hm ? »

J’avais incliné la tête et j’avais commencé à marcher.

Madway m’avait suivi pendant que je me promenais en créant des choses.

En cours de route, j’avais été remercié et complimenté par les citoyens.

« Monsieur Akito, vous êtes vraiment incroyable. Quelque chose qui prendrait 2 000 personnes en quelques jours à terminer peut être terminé par vous en un jour, » déclara-t-il.

« Oh, ça ? » demandai-je.

« C’est trop incroyable. Je n’arrive même pas à trouver des mots pour ça, » déclara-t-il.

« Même si vous ne le dites pas, ça ne me dérange pas, » déclarai-je.

« Monsieur Akito..., » commença-t-il.

« Encore une fois... qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

Je n’avais pas pu m’empêcher d’arrêter de marcher.

C’est peut-être parce que j’avais remarqué quelque chose de différent.

Il s’était aussi arrêté de marcher et m’avait regardé.

Son regard était extrêmement sérieux.

« S’il vous plaît, faites de ce monde un monde en dessous de vous. Veuillez le faire avec votre pouvoir, Monsieur Akito, » déclara-t-il.

La déesse me l’avait dit, et maintenant Madway me l’avait dit.

C’était... très probablement la première fois que quelqu’un au monde me le demandait.

 

☆☆☆

 

Le soir, dans ma maison à Akito.

Sous mon apparence de Sakimori, j’étais revenu avec Risha.

« Fuuu ~, cette nourriture était délicieuse, » déclarai-je.

« Bon travail aujourd’hui Maîtr — Chéri, » Risha s’était corrigée.

On dirait qu’elle n’y était pas habituée, car elle m’appelait parfois Maître par accident.

Comme je trouvais ça mignon, j’avais décidé d’un peu la taquiner.

« À ce rythme, pourquoi ne pas m’appeler Maître sous cette forme également ? Il y a des maris et des femmes qui font ce genre de jeu..., » déclarai-je.

« Euh... bien..., » murmura Risha.

« Hm ? »

« S’il te plaît, laisse-moi... t’appeler Chéri. Du moins sous cette forme, » déclara Risha d’une voix qui semblait susceptible de disparaître à la fin.

On dirait qu’elle n’avait pas l’air de ne pas aimer ça. Elle était juste embarrassée.

Elle voulait m’appeler Chéri, mais elle était timide. C’était ce que j’avais ressenti.

« Compris ! Ça ira très bien dans ce cas, » dis-je.

« Ah ! Mais quand on sera sous notre apparence normale, je t’appellerai Maître correctement ! »

Elle déclarait ça avec une énergie nerveuse.

Après tout, je pense que ce qu’elle aime le plus est de m’appeler « Maître ».

Son état de panique était aussi mignon.

« Fuuu... »

J’avais repris une bonne bouffée d’air et je m’étais calmé.

J’avais ensuite entendu une voix de l’extérieur.

Il n’y avait pas si longtemps que la ville avait été refait, mais ils avaient fait beaucoup d’événements et ils avaient organisé une grande fête.

Toute la ville était remplie de festivités.

En vérité, l’alcool et les produits de luxe étaient encore disponibles.

La barrière de Seiya ne visait que les « choses que j’ai faites ». Je m’étais surtout tenu à l’écart de la fabrication de produits de luxe.

Ce genre de choses s’était accumulé au fur et à mesure que la prospérité s’était accrue.

Comme il en restait beaucoup, la ville décida d’organiser une fête avec la marchandise.

« À la santé du roi ! » Il y avait un type bruyant à l’extérieur de la maison.

En regardant à l’extérieur, il y avait deux hommes qui marchaient dans la rue avec les bras l’un autour de l’autre.

Ils étaient en état d’ébriété et ils avaient l’air d’avoir beaucoup bu.

« Ils disent des choses sur toi, chéri ~, » déclara-t-elle.

« Santé à Risha aussi ! »

« À la jolie lady esclave ! »

« Ils disent des choses sur toi aussi ~, »

« Uuuuuu... »

Risha avait rougi. Elle n’était pas habituée à ce genre de choses.

« Mais quand même... comme prévu, je suis fatigué. En plus —, » dis-je en sortant mon DORECA et ouvrant le menu.

« J’ai utilisé le plus gros de ma magie, » déclarai-je.

Il y a quelque temps à peine, ma magie approchait de sa limite, mais tout à coup, elle s’était épuisée.

Tout ce qu’il me restait, c’était 30 000 points. Comparé à ce que j’avais hier, c’est comme si c’était presque zéro.

Eh bien, il finira par remonter.

« U-umm... Chéri ? » demanda Risha.

« Hm ? »

« La magie restante... puis-je l’utiliser ? » demanda-t-elle.

« Hm ? Oui, c’est très bien ainsi. Tu n’as pas besoin de t’en faire tant que ça, alors vas-y, » déclarai-je.

J’avais donné les 30 000 pts sans m’en soucier.

En donnant à Risha et aux autres leurs cartes d’esclaves, j’étais prêt à laisser une certaine latitude quant aux dépenses magiques qu’elles pouvaient faire.

En fait, si elles ne le faisaient pas, les choses ne progresseraient pas puisqu’elles me demanderaient tout et n’importe quoi.

30 000 pts de magie, c’est une quantité qui ne me dérangerait même pas.

J’avais compris pourquoi elle avait demandé cette fois. Bien qu’il n’en restait que 30 000, c’était tout ce qu’il me restait de magie.

Je l’avais compris, mais j’espérais qu’elle l’utiliserait à bon escient.

« Attends un peu, s’il te plaît, » déclara-t-elle.

Après avoir obtenu ma permission, Risha avait sorti sa carte d’esclave.

Elle avait ouvert le menu et avait choisi quelque chose.

Je me demandais ce qu’elle imaginait alors qu’elle me regardait.

Elle avait placé un cercle magique sur le sol et il s’était rapidement transformé en objet. Il n’avait pas utilisé de matériaux... c’était donc une création magique d’urgence.

« Bon travail aujourd’hui, mon cher, » déclara Risha et me tendit un petit gâteau.

« Gâteau ? » demandai-je.

« Oui, quand on est fatigué d’avoir fait quelque chose, je trouve qu’un petit remontant sucré, c’est bien, » déclara Risha.

« Je vois..., » dis-je.

J’avais été un peu surpris. Je ne m’attendais pas à ce que Risha sache ce genre de choses.

Un gâteau coûtait 3 000 points de magie et avec la création d’urgence, il en coûterait 30 000 points.

Bref... tout ce qui me restait de magie avait servi à faire ce gâteau.

« ... »

« Hum... t’ai-je fait te sentir mal... ? » demanda-t-elle.

« Non, j’étais juste surpris, » dis-je.

Je ne m’attendais absolument pas à ce que Risha utilise la magie pour faire un gâteau.

« Je te remercie pour ce cadeau, » dis-je.

Risha avait rougi en entendant ça.

« Puisque tu l’as fait, pourquoi ne pas le manger ensemble ? » lui avais-je dit alors que je lui tendais le gâteau.

« Ah, d’accord ! » Risha était agitée, mais semblait très heureuse quand elle m’avait donné le gâteau.

Elle m’avait tendu le gâteau et je l’avais mangé. Puis je lui avais fait la même chose.

Le premier gâteau que j’avais reçu de mon esclave était extrêmement délicieux.

Et ainsi, l’incident était terminé. J’avais refait vivre la ville et résolu les problèmes.

Et au moment où nous avions fini de manger le gâteau.

— La magie est à ZÉRO —

C’était la première fois que j’entendais cette annonce. En même temps, la Carte d’Esclave de Risha avait commencé à briller en évoluant vers une Carte en Or.

***

Chapitre 148 : Vente d’Esclaves

Dans le palais de Ribek.

Il y avait un cercle magique présent sur le bureau en ce moment.

Il s’agissait d’un cercle magique produit par mon DORECA qui attendait d’être complété.

« Qu’est-ce qui ne va pas, Onii-chan ? Êtes-vous en train de rêver, desu ? » demanda Lilia.

« Lilia, hein ? Eh bien... c’est..., » commençai-je.

« Un cercle magique, desu ? Hein ? Mais ce cercle magique est étrange, desu, » déclara Lilia.

Lilia inclina la tête en raison de la confusion qui l’assaillait en ce moment.

« Alors tu t’en es rendu compte ? » demandai-je.

« Bien sûr que je le ferais. Après tout, j’ai fait tellement de choses avec Onii-chan. C’est la première fois que je vois un cercle magique sans flèche de direction, desu, » déclara-t-elle.

C’était exactement comme Lilia l’avait dit.

Ce cercle magique était différent de tous ceux qui l’avaient précédé.

C’était un simple cercle magique... il n’envoyait pas de flèches de lumière pour indiquer les matériaux nécessaires à sa réalisation. Le cercle restait là sans rien faire.

« N’a-t-il pas besoin de matériaux, desu ? » demanda-t-elle.

« Non, je les ai déjà mis. J’ai mis tout le matériel nécessaire, » déclarai-je.

« Alors cela devrait être fini, n’est-ce pas, desu ? » demanda-t-elle.

« C’est vrai, » déclarai-je alors que je regardais le cercle magique.

« Onii-chan... Attendez-vous quelque chose, desu ? » demanda-t-elle.

« Alors tu t’en es rendu compte ? » demandai-je.

« Après tout, je suis l’esclave d’Onii-chan. Je regarde toujours Onii-chan, desu. En savoir autant est le strict minimum, » déclara Lilia.

Je ne pouvais pas dire qu’elle était remplie de confiance... en vérité, il me semblait qu’elle pensait que c’était tout simplement ainsi que les choses devaient être.

Je pouvais sentir son mode de vie à travers ses paroles.

C’était ce genre d’esclave.

« Celle d’ici est terminée, mais j’attends que celle de là-bas soit terminée, » expliquai-je.

« Là-bas ? » demanda Lilia.

« Le cercle magique ici et... le cercle magique là-bas doivent tous les deux être terminés pour compléter l’ensemble, » expliquai-je.

« Il y a donc quelque chose comme ça qui existe, desu ? » demanda-t-elle.

« C’est apparu hier, » répondis-je.

« Vraiment, desu..., » déclara Lilia. Puis elle scruta le cercle magique avec intérêt.

Ce n’était pas étonnant. Jusqu’à présent, les cercles magiques se complétaient sans autre et ils se terminaient tout simplement en solo. Même s’il y avait de multiples choses — comme le cuirassé — il avait été créé par beaucoup de choses simples réunies après leur création.

Le fait de relier deux cercles magiques entre eux était inédit. Ce n’était pas étonnant qu’elle soit intéressée.

« Est-ce difficile à faire, desu ? » demanda Lilia.

« Euh ? Ça coûte 1 000 points de magie. Et il faut quelques matériaux pour le créer, » répondis-je.

« Est-ce plus facile qu’une maison en bois, desu ? » demanda Lilia.

« Je pense que c’est à peu près au même niveau de difficulté, » répondis-je.

« Oh... desu, » Lilia avait recommencé à regarder le cercle magique. « Onii-chan, le cercle magique brille, desu. »

« Alors, est-ce fini ? » demandai-je.

Le cercle magique s’était mis à briller puis il s’était rapidement terminé.

« C’est fait, desu... qu’est-ce que c’est — Hyaa ! » Lilia avait été choquée par ce qu’elle avait constaté. Elle avait crié avec son doigt pointé toujours tendu.

Une sonnerie avait retenti dans le bureau.

J’avais pris le récepteur... et je l’avais mis sur mon oreille.

{Maître ?} J’avais entendu Risha parler timidement à travers lui.

« Allô ? Risha ? »

{Oui ! C’est Risha. C’était quoi ce truc avec allô ?} demanda-t-elle.

« Quand tu utilises le téléphone... c’est ce que tu dis comme salutation, » déclarai-je.

Oui, nous avions créé un téléphone.

Maintenant, on pouvait se parler sur de longues distances.

« Cela mit à part..., Risha, ta voix semble étrangement distante. Tu vois ces deux fils avec ces choses au bout ? Mets ta bouche à l’une et ton oreille à l’autre, » lui dis-je.

{Est... – ce... correct ?}

« C’est encore pire... tu as probablement mis la partie bouche et oreille à l’envers, » déclarai-je.

{Est-ce que c’est bon ?} demanda-t-elle.

« Oui, je t’entends bien, » déclarai-je.

{Merci mon Dieu,} Risha poussa un soupir de soulagement.

« Bon travail. Tu peux venir... replace le récepteur où il était et j’essaierai de t’appeler, » déclarai-je.

{Compris.}

Il y avait eu le bruit d’un téléphone qui raccrochait et j’avais aussi posé mon récepteur sur sa base.

« Onii-chan qui était-ce... ? » demanda Lilia.

« C’était Risha, elle est dans la ville d’Akito. Le cercle magique a créé ici et là un téléphone. Il s’agit de ce qui est apparu quand la carte de Risha a évolué. Au fait, ma carte et celle de Risha ont des choses spécifiques qui y sont attachées. Ma carte dit : téléphone depuis Ribek et sa carte dit : téléphone depuis Akito. Je ne peux pas faire de téléphone depuis Akito et elle ne peut pas faire de téléphone depuis ici, » expliquai-je.

« Elle a évolué sans que je réalise, desu, » déclara Lilia.

« Eh bien... oui, » répondis-je.

« Je suis jalouse de ça, desu, » déclara Lilia.

« Hm ? À propos de quoi ? » demandai-je.

« Elle a pu faire le premier projet de coopération avec Onii-chan... Je suis jalouse de ça, desu, » déclara-t-elle.

... donc c’était ainsi.

Elle avait eu son propre enfant, mais sa personnalité n’avait pas changé. C’était mignon et drôle.

 

☆☆☆

 

Le soir, dans la Ville d’Akito.

Après l’achèvement du téléphone, j’étais inquiet de tout changement qui aurait pu se produire dans la ville, alors je m’étais transformé avec ma magie et je m’étais infiltré.

Pour l’instant, j’avais décidé d’aller là où le téléphone était installé. C’était chez Madway (parce qu’il était maire). En chemin, j’avais vu que la ville était animée.

« Bienvenue, bienvenue ! Aujourd’hui, il y a une réduction de 50 % sur la vente ! »

« Un en-cas gratuit sur le côté ! C’est un Happy Hour spécial pour l’alcool ! Tout est à 50 % de réduction ! »

« Ceux qui ont les mêmes caractères avec le nom de Lady Risha peuvent manger et boire gratuitement ! Ceux qui n’ont qu’un seul caractère de son nom peuvent manger pour 90 % de réduction ! »

La ville donnait l’impression de vivre une grande fête. J’avais l’impression que la ligue de baseball de ma ville natale avait gagné gros et que tout le monde faisait la fête.

Et qu’est-ce que j’ai entendu quelque chose à propos de Risha ?

J’avais approché des villageois qui parlaient d’elle et je leur avais parlé. « Salut ! »

« Oh, bienvenue ! »

« Vous avez parlé de Risha à ce moment-là... Que se passe-t-il ? » demandai-je.

« Appelle-la avec Lady, enfoiré de client ! » s’écria l’autre.

« O-Ok. Alors, Lady... Risha... ? » demandai-je.

Le fait d’appeler ma propre esclave avec une Lady était un sentiment nouveau.

« Quoi ? Ne sais-tu pas ? La couleur de la carte de Lady Risha a changé. »

« Idiot, ~ ce n’est pas tout. »

Quelqu’un d’autre s’était précipité dans la discussion.

« Avec cette carte, Lady Risha peut faire de nouvelles choses. C’est un super objet appelé un “téléphone”. »

« Ce qui est important, c’est... »

La vieille dame qui tenait une vente à moitié prix s’était aussi mêlée dans la discussion.

« Avec la carte de Lady Risha, ce qui est important, c’est qu’elle est la seule à avoir une carte de cette couleur parmi les Ladys esclaves, » déclara la commerçante.

« C’est exact ! »

« Aucun doute là-dessus ! »

Ils étaient tous d’accord avec la propriétaire.

Puis ils avaient tous recommencé à appeler les clients.

Mais quand même... c’était incroyable.

Risha et tous les autres esclaves étaient adorés par le peuple... mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point.

Elles étaient tellement aimées... que cela me rendait très heureux.

***

Chapitre 149 : Contradiction

Dans le bureau du Palais, Yuria avait décroché le téléphone.

« Allô. D’accord, d’accord... j’ai bien compris. Attendez les instructions, » déclara-t-elle en acquiesçant tout en prenant des notes. Après avoir raccroché le combiné, elle s’était rendue au tableau noir et avait changé le compteur des produits de première nécessité de Magatan.

Les vêtements et les abris avaient augmenté d’un point chacun.

« Que s’est-il passé ? » demandai-je.

« Il y avait 11 familles avec de nouveaux enfants. Il y a 4 familles qui veulent déménager. Et récemment, il y a eu encore plus de modifications aussi, » répondit Yuria.

« Oh ? Par “encore plus”, veux-tu dire... ? » commençai-je.

Je comptais sur mes doigts. En calculant à l’envers...

« C’est principalement des personnes qui ont emménagé à Magatan après l’arrivée du Maître, » déclara Yuria.

« Je vois. C’est donc une période de croissance rapide puis un baby-boom, non ? » demandai-je.

Bref, c’était une bonne chose.

« Que devrions-nous faire ? » demanda Yuria.

« Je te laisse t’occuper de cette tâche, » répondis-je.

Yuria hocha la tête sans expression et décrocha le téléphone.

« Allô. S’il te plaît, dis à ta mère que quand elle aura fini là-bas, elle devra aller à Magatan, » déclara Yuria.

D’après ce qu’elle disait, il était clair qu’elle parlait à l’une de mes enfants.

Mais si c’était la fille de Yuria, elle ne parlerait pas comme ça, alors cela devrait être l’une des autres.

Je l’avais regardée alors qu’elle donnait des ordres.

Après la création du réseau téléphonique, la création de nouvelles choses avait été encore plus rapide.

Avant ça, elles devaient revenir ici pour faire leur rapport, ce qui prenait une demi-journée, mais maintenant, cela ne prenait qu’un instant, car elles pouvaient avoir leurs ordres à distance.

Il était donc désormais possible de recevoir les demandes instantanément et de signaler les urgences sur place.

« Maître, il y a un grand feu à Bisk, » déclara Yuria.

« Qui est la plus proche ? » lui demandai-je.

« Svetlana et sa fille, » me répondit Yuria.

« Envoie-les tous les deux. Dis-leur de faire tout ce qui doit être fait pour endiguer les flammes, » ordonnai-je.

« Compris, » répondit Yuria avant de décrocher le téléphone.

C’était ainsi que j’avais pu rester à Ribek pour donner des ordres à divers endroits.

Et par la même occasion, je n’avais peut-être même plus besoin d’être là.

☆☆☆

Dans la terre désolée non restaurée, Lilia et Arisa marchaient avec moi.

Nous n’avions pas utilisé les trains qui reliaient les villes, alors nous marchions simplement dans la zone.

« Onii-chan, » déclara Lilia.

« Oui ? » demandai-je.

« Je pense qu’il est temps, desu... mais où allons-nous ? » demanda Lilia.

« Je n’ai pas encore décidé, » répondis-je.

« Vous n’avez pas encore décidé, desu ? » demanda-t-elle.

« Tout à fait. De toute façon, je veux m’éloigner de Ribek... ou de n’importe laquelle de mes villes, » répondis-je.

« Qu’est-ce qu’on va faire quand on sera partis au loin ? » demanda Arisa, la tête penchée.

La particularité de l’Esclave Éternelle était qu’elle n’était pas restée très longtemps un bébé et qu’elle allait rester relativement longtemps une jeune fille.

D’après ce que j’avais entendu, elles resteraient sous cette apparence jeunes pendant une dizaine d’années avant de redevenir soudainement une femme à part entière.

Pendant la période de jeune fille, elles ne grandissaient pas physiquement, mais elles grandissaient mentalement.

La fille de Lilia, Arisa, était jeune en apparence, mais son comportement était devenu très semblable à celui de sa mère.

« Hmm, je pense que je vais faire un château, » déclarai-je.

« Comme le palais, desu ? » demanda Lilia.

« Non, à la place... je voulais faire un château du Roi Démon (maou), » déclarai-je.

« Un Mao-jo (mâchoire diabolique)... quel genre de jo (mâchoire) est-ce ? » demanda Lilia.

La question était assez amusante.

Je n’avais pas pu m’empêcher de rire un peu avant de répondre.

« Un château du Roi Démon est un type de conception. Il s’agit de quelque chose comme un château royal, mais mélangé avec un donjon. C’est juste plus pratique de l’appeler le Château du Roi Démon. Ahh, dans ce monde, je suppose qu’on l’appellerait à la place le Château du Dieu Maléfique, » déclarai-je.

« Pourquoi faire une telle bâtisse, desu ? » demanda Lilia.

« Parce que le fait d’avoir mon château en ville va faire que les personnes de la ville seront dans le pétrin, » j’avais souri amèrement en disant ça.

Jusqu’à présent, la même chose s’était produite plusieurs fois.

Le plus grand ennemi du monde était bien entendu le Dieu Maléfique Seiya.

Il venait m’affronter en personne et quand cela arrivait, les villes étaient prises au piège et il y avait des victimes collatérales à cause de ça.

J’avais réfléchi à comment y remédier quand je m’étais souvenu de Lyra.

Il s’agissait de la reine serpent vivant dans un donjon souterrain.

C’était un donjon que j’avais fait pour bloquer les envahisseurs... alors j’avais pensé que je pourrais utiliser ce genre de choses pour me donner un coup de pouce pour affronter Seiya.

Je voulais donc une bâtisse de type Château du Roi Démon. Un lieu où les « citoyens » ne seraient pas pris dans ces attaques.

Si je devais dire ce qui m’avait fait mettre cela en pratique... c’était les téléphones et les portes magiques.

Même si je construisais mon château au loin, avec les téléphones et les portes magiques, je pourrais faire face à tout ce qui pourrait surgir sans aucun problème.

Il s’agissait de ce qui se trouvait en ce moment dans mes pensées.

J’avais repoussé Seiya à maintes reprises, mais lors de l’affrontement où je n’avais pas eu d’autre choix que de tout détruire, j’avais pensé que je devais vivre plus loin.

« Je vois. Donc maintenant, vous voulez faire un château, desu. Mais le fait de construire un vrai château est vraiment passionnant, desu, » déclara Lilia.

« Arisa est excitée pour faire un Château du Roi des Esclaves, nandano, » déclara Arisa.

« Le Château du Roi des Esclaves ? » demandai-je.

Arisa acquiesça d’un signe de tête énergique.

Je vois... Le Château du Roi des Esclaves ?

Cela avait l’air un peu étrange, mais ce n’était pas mal.

« Le Château du Roi des Esclaves, hein ? OK, c’est comme ça que cela s’appellera à partir de maintenant, » déclarai-je.

« Super ~, nandano ! »

— Magie a été augmentée de 30 000 —

Arisa avait levé les poings en l’air et avait sauté dans tous les sens. C’était vraiment trop mignon et adorable.

« Est-ce bon, Onii-chan ? Vous l’avez décidé si rapidement..., » demanda Lilia.

« Le château du Roi des Esclaves est très bien, car c’est un nom approprié pour mon château. C’est bien pensé, » déclarai-je.

J’avais caressé la tête d’Arisa. Son joli sourire avait augmenté en ampleur.

« Si Onii-chan est d’accord avec ça, alors c’est OK, desu, » déclara Lilia.

« OK, mis à part le nom..., je vais vous demander de m’aider à construire le château, » déclarai-je.

« D’accord, nous travaillerons dur pour le construire ~, » déclara Lilia.

« J’aurai besoin de votre aide pour rendre encore plus dur le bâtiment, » déclarai-je.

« Rendre encore plus dur, desu ? » demanda Lilia.

« C’est vrai. Je veux faire ce château pour moi seul. C’est un château avec un concept qui fera que même moi, je ne peux pas tout franchir pour y entrer, » déclarai-je.

« C’est impossible, desu. C’est impossible de faire un donjon qu’Onii-chan ne puisse traverser. Vous êtes le plus fort du monde, desu, » déclara Lilia.

« C’est bien que papa puisse lui-même le faire, nandano, » déclara Arisa.

« Mais, Onii-chan essayant de le franchir lui-même est aussi bien, desu, » déclara Lilia.

« Oh, c’est vrai, nandano..., » déclara Arisa.

Lilia et Arisa avaient toutes deux penché la tête alors qu’elles réfléchissaient.

Elles semblaient avoir été confuses par l’idée que j’essayais de faire un donjon si dur que même moi, je n’arrivais pas à franchir toutes ses défenses seul.

« C’est une contradiction. »

Et ainsi, j’avais aimé voir à quel point elles étaient mignonnes alors que je continuais à chercher un endroit convenable pour mon château.

***

Chapitre 150 : Maître hanté et sale

« Il semble qu’il y ait un bon emplacement là, » déclarai-je.

Nous nous tenions devant le bord de mer en regardant une île d’un air hagard.

« Cette île, desu ? » demanda Lilia.

« Oui, cette île. Et cet endroit me semble parfait. C’est entouré d’eau, ce qui rend l’endroit automatiquement difficile à attaquer. Il s’agit d’une forteresse naturelle, » expliquai-je.

« Je vois, desu, » déclara Lilia.

« Comment sommes-nous supposés y aller, dano ? » demanda Arisa.

« Il devrait y avoir quelque chose qui s’appelle une barque à l’intérieur de la liste d’artisanat. On y arrivera facilement avec la création magique d’urgence, » expliquai-je.

J’avais pensé à quelque chose qui était apparu dans la carte de bronze et je le leur avais dit.

« Compris. Je vais rapidement le faire, desu, » déclara Lilia.

« Arisa le fera, dano ! » déclara Arisa.

La paire mère-fille s’était battue pour être celle qui allait le faire.

« Arisa est l’enfant ici, desu, alors laisse-le à ta mère, desu, » déclara Lilia.

« Maman est toujours utile au Maître, alors tu devrais aussi me donner des chances de l’être, dano, » déclara Arisa.

Cette compétition était saine à regarder, mais j’avais rajouté un peu plus dans leur conflit.

« Avec la barque, il devrait y avoir quelque chose qu’on appelle une rame là-dedans. Celle qui ne créera pas les objets nous transportera sur l’île, » déclarai-je.

« Elle va..., »

« Pagayé ? »

Elles avaient toutes les deux dégluti en disant ça.

« Hmmm, je veux être utile à Onii-chan et faire la barque..., » déclara Lilia.

« Mais le fait de pagayer avec la rame est aussi très utile, dano, » déclara Arisa.

Elles avaient cessé de concourir et elles luttaient plutôt pour décider ce qu’elles voulaient le plus faire.

Elles se disputaient pour savoir ce qui serait mieux. Plus je regardais cette discussion qui était mignonne, plus je trouvais que c’était mignon.

Nous n’étions pas pressés, alors j’avais apprécié la situation sans rien dire de plus.

« Si c’est si loin, alors on va faire un concours, desu ! » déclara Lilia.

« Concours ? » demanda Arisa.

« C’est ça, desu. Il faut de la force pour ramer, alors on va faire un bras de fer, desu, » déclara Lilia.

« J’accepte ton défi, dano ! » déclara Arisa.

La mère et la fille avaient ainsi commencé à faire un bras de fer sur la plage.

Cela devenait de plus en plus amusant.

Bien sûr que Lilia avait gagné. La force d’une mère était évidemment plus grande que celle de son enfant.

« Super, desu ! » déclara Lilia.

« On ne peut rien y faire, dano..., » déclara Arisa.

Arisa avait perdu, mais elle n’était pas particulièrement déprimée. Elle avait alors sorti sa Carte d’esclave et avait fabriqué la barque en utilisant seulement de la magie.

Nous avions mis le bateau sur l’eau et nous étions montés à bord.

« Allons-y, desu, » déclara Lilia.

Elle était montée en dernier et avait commencé à pagayer avec la rame.

La barque avançait lentement alors que nous traversions doucement l’étendue d’eau.

« Haa, haa, haa..., » Lilia avait pagayé toute seule et elle était maintenant épuisée.

« Bon travail, tu t’en es bien sortie. Je vais te donner ceci, » déclarai-je.

« Merci beaucoup, desu ! »

— Magie a été augmentée de 100 000 —

Alors que nous traversions, j’avais donné à Lilia une médaille en origami et elle avait été ravie en un instant.

« Ohhh... quelle chanceuse, dano... ! » déclara Arisa.

« Si tu fais de ton mieux, tu en auras aussi une, desu, » déclara Lilia.

« Je ferai de mon mieux, dano, » déclara Arisa.

Elle avait fait une petite pose pour montrer sa détermination pendant que Lilia lui remontait le moral.

Je les avais fait venir avec moi pendant que nous explorions l’île.

Un monstre était alors apparu devant nous.

« Qu’est-ce que c’est que ça, desu ? » demanda Lilia.

« Ça pue, dano..., » déclara Arisa.

La mère et la fille s’étaient serrées dans les bras l’une contre l’autre avec effroi.

Cette créature avait l’air d’un humain... mais elle montrait ici et là des signes de pourriture. Je n’y voyais rien d’autre qu’un zombie.

J’avais laissé les deux filles derrière moi et j’avais rapidement agi.

J’avais frappé le zombie en lui enfonçant la mâchoire jusqu’à la poitrine.

« Ce n’était rien d’important. Et aussi, il se déplace lentement. Un Elka est plus fort, » déclarai-je.

Il était vraiment dans la classe des monstres les plus faibles que j’aie rencontrée depuis mon arrivée dans ce monde.

Puissance, vitesse et défense.

Peu importe ce que c’était, c’était au rang le plus faible.

Mais le zombie... il s’était lentement relevé.

Puis, de plus en plus loin sur l’île, d’autres zombies avaient commencé à apparaître.

Et finalement, près d’une centaine de silhouettes étaient apparues.

Si on le couplait à leur apparence effrayante, ces zombies avaient assez de puissance pour détruire toute colonie qui aurait pu autrefois se trouver sur cette île.

« Pour l’instant, débarrassons-nous d’eux, » déclarai-je.

J’avais donné un coup de pied au sol et j’avais sauté dans la masse des zombies.

J’avais commencé à donner des coups de poing, des coups de pied et des projections.

Les zombies avaient été repoussés les uns après les autres. Ils étaient individuellement différents, et il y avait même des zombies bien plus puissants parmi eux.

Uaaaaaaa, ils gémissaient et chargeaient à une vitesse dont un Elka aurait honte.

Avant de m’en rendre compte, je m’étais retrouvé sur un arbre et certains m’avaient sauté dessus avec leurs griffes acérées.

Il y en avait même un qui était horriblement gras et qui crachait de l’acide.

Il y avait beaucoup de variations dans les zombies que je voyais.

Mais je les avais tous vaincus à mains nues.

À cause de cela, mes bras étaient couverts de viande de zombies et de liquides.

C’était vraiment dégoûtant.

« O-Onii-chan, » déclara Lilia.

« Papa..., » déclara Arisa.

Lilia et ma fille m’avaient appelé.

Je m’étais retourné pour les voir toutes les deux me fixer avec des regards très compliqués.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Est-ce que ça va ? » demandai-je.

« Oui, desu. Mais à ce propos, je pense que vous devriez utiliser une arme, desu, » déclara Lilia.

« Papa est fort, mais... c’est vraiment très sale, dano..., » déclara Arisa.

« Hm ? Ohhhh, » m’exclamai-je.

Je m’étais regardé une fois de plus et... franchement, on pouvait dire que mon apparence était clairement dégoûtante.

En fait, c’était une bonne chose.

« C’est ça, une arme, » déclarai-je.

Une épée d’esclave, oui, une Véritable Esclave Éternelle.

En raison de l’attaque de Seiya, j’avais dû détruire la lame que j’avais utilisée depuis longtemps.

La barrière qui avait tout détruit ne disparaîtrait pas tant que tout ce que j’avais fait n’aurait pas été détruit. J’avais donc dû moi-même m’en débarrasser.

Après cela... Je n’avais pas fabriqué d’autre arme alors j’étais actuellement désarmé.

Je devais donc changer ça.

***

Chapitre 151 : La Nuit des Esclaves

« Pour l’instant... reposons-nous, » avais-je dit en regardant vers le soleil qui se couchait dans le ciel à l’ouest.

« Compris, desu. Je vais nous préparer un endroit pour passer la nuit, desu, » déclara Lilia.

« OK, attends, » déclarai-je.

Lilia s’était arrêtée juste au moment où elle allait commencer à agir.

J’avais sorti mon DORECA et j’avais ouvert le menu. J’avais utilisé la capacité qui me permettait de reposer des objets après les avoir Sauvegardés.

Et ainsi, là où il n’y avait rien eu avant, il y avait maintenant une maison qui était apparue d’un coup.

Ce n’était pas seulement une maison normale, car il s’agissait d’une maison plus haute.

J’avais fait rentrer les deux filles à l’intérieur de la bâtisse.

Au premier coup d’œil, cela ressemblait à l’intérieur d’une maison normale avec une table pour cuisiner et un lit pour dormir.

Mais au milieu de la pièce se trouvait un escalier qui montait au premier étage.

Il s’agissait d’un loft que j’avais conçu.

« Il y a un escalier, dano, » s’exclama Arisa.

« Tout à fait. Tu peux y aller et regarder ce qu’il y a en haut, » déclarai-je.

« Je vais aller, dano ! » déclara Arisa.

Arisa avait utilisé ses bras et ses jambes courts pour monter les escaliers. Même si elle tombait, elle irait bien. Pendant ce temps, je m’étais lentement installé d’un côté de la pièce.

Lilia m’avait suivi.

« Il y a une pièce là-haut, desu... chambre ? » demanda Lilia.

« Ce n’est pas vraiment une chambre, c’est un loft. N’as-tu jamais vu quelque chose comme ça ? » demandai-je.

Lilia secoua la tête. « Jamais, desu, » répondit-elle.

« Je vois. C’est dans un endroit comme ça où je vivais avant. Vu de l’extérieur, il s’agit d’une maison normale, mais il y a une ou deux pièces supplémentaires au-dessus, » répondis-je.

« Je vois, desu, » déclara Lilia.

« Et aussi..., » j’avais commencé à parler en levant les yeux.

— Magie a été augmentée de 5 000 —

Arisa, qui avait grimpé jusqu’au loft, se pencha sur le côté avec ses yeux scintillants comme ceux d’un enfant.

« Incroyable, dano ! Ici, il y a même un deuxième étage avec petite chambre, dano ! » déclara Arisa.

« Eh oui. N’est-ce pas comme une base secrète ? » lui demandai-je.

« C’est vrai, Papa ! » Arisa était excitée alors que Lilia avait souri...

Une maison de ce genre était étonnamment bien appréciée.

 

☆☆☆

Après le dîner, j’avais créé un stylo et du papier, puis j’avais commencé à écrire.

En ce moment, je préparais ma nouvelle arme.

Je voulais quelque chose de différent de l’Épée Esclave Éternelle. Je voulais vraiment une nouvelle arme.

J’avais alors réfléchi à ce que cela pouvait être.

Je ne pouvais pas vraiment penser à quoi que ce soit... alors j’avais commencé à écrire ce dont j’avais besoin.

D’abord, il fallait que ce soit lié à mes esclaves.

Il s’agissait de quelque chose d’évident puisque j’avais 12 adorables esclaves qu’il fallait louer et faire sourire.

L’arme devait être capable d’exercer ce pouvoir et cela devait le transformer en une force. En tant que successeur de la Véritable Esclave Éternelle, c’était l’élément essentiel.

Ensuite, je voulais qu’elle soit développée à partir de zéro.

Je ne voulais pas que ce soit quelque chose qui m’ait été accordé directement par mon DORECA. À la place, je voulais que ce soit comme ce loft où j’avais assemblé diverses choses pour créer quelque chose d’original.

À part cela, j’avais d’autres besoins moins importants, mais ces deux-là étaient les plus importants.

« Onii-chan, » déclara Lilia.

Lilia était descendue des escaliers puis elle s’était placée à côté de moi.

« Arisa dort-elle ? » avais-je demandé à Lilia en levant les yeux vers le loft.

« Oui, desu. Elle a tellement couru partout qu’elle dort plus profondément que d’habitude, » répondit Lilia.

« C’est normal. Elle n’a pas arrêté de courir dans les escaliers, » déclarai-je.

Quand je m’étais souvenu de son excitation, j’avais involontairement ri.

« Qu’est-ce que vous écrivez, Onii-chan ? » demanda Lilia.

« C’est un plan pour une nouvelle arme. As-tu une idée, Lilia ? » demandai-je.

« Une arme pour Onii-chan ? Hmmm, » murmura-t-elle, inclinant la tête alors qu’elle réfléchissait.

« Copier Lilia et Arisa, desu, » déclara Lilia.

« ... Hein ? » m’exclamai-je.

Qu’est-ce qu’elle disait ? Me demandai-je.

« Comme avec les zombies d’aujourd’hui, utilisez beaucoup Lilia et Arisa, desu. C’est l’arme d’Onii-chan, desu, » déclara Lilia.

« Comme une sorte de guerrier invoqué ? » demandai-je.

« Comme ça, desu ! » déclara Lilia.

« Ça ne marche pas vraiment avec moi, » répondis-je.

« Est-ce que c’est si..., desu... » murmura Lilia alors que ses épaules tombèrent.

Elle était triste que sa suggestion n’ait pas été utilisée... ce qui signifie qu’elle était sérieuse à propos de ce qu’elle avait dit.

C’était incroyable à sa façon.

« À quoi pensiez-vous, Onii-chan ? » demanda-t-elle.

« Diverses choses... J’ai d’abord pensé à une arme à feu tel un pistolet, » déclarai-je.

« Pistolet ? » demanda-t-elle.

« Tout à fait. D’abord, je pourrais fabriquer un pistolet magique et j’utiliserais divers objets pour faire des balles. Des matériaux provenant de vous toutes, mes esclaves. Chacune de vous donnerait des matériaux et cela aurait probablement des effets différents et je serais ainsi capable de fabriquer des balles spéciales, » déclarai-je.

« Je vois, desu, » répondit-elle.

J’avais parlé à Lilia de l’une des idées principales auxquelles j’avais pensé.

Je n’arrivais pas encore à me décider pour un choix définitif, alors j’avais cherché à voir la réaction de Lilia face à l’idée.

J’avais eu plusieurs idées et j’avais utilisé Lilia pour voir si elle réagirait particulièrement bien à l’une d’elles, mais jusqu’à présent, il n’y avait pas de gagnant.

***

Chapitre 152 : Le plus puissant des Singes

Le jour suivant.

J’avais réfléchi à diverses choses jusqu’au matin, mais je n’avais pas eu de bonne idée.

Lilia, qui m’avait accompagné pendant la majeure partie de la nuit, s’était assoupie vers la fin, alors je l’avais portée jusqu’au lit au premier étage.

Peut-être qu’elle avait senti que sa mère était couchée à côté d’elle, car le visage d’Arisa s’était plissé en un sourire angélique pendant son sommeil.

Lilia marmonnait aussi pendant qu’elle dormait.

Je voulais toujours voir leurs visages souriants et heureux.

Cependant, ce serait mal d’interrompre leur sommeil, alors j’avais quitté la pièce et j’avais descendu les escaliers.

Afin de ne pas faire trop de bruit, j’étais sorti de la bâtisse.

Puis, dans le froid du matin, j’avais pris une grande bouffée d’air frais.

Après m’être rafraîchi les idées, j’avais commencé à lentement marcher autour de la maison.

« Une arme, Hmm..., » murmurai-je.

J’y réfléchissais encore.

J’avais fait beaucoup de choses depuis que j’étais venu dans ce monde, mais la plupart d’entre elles provenaient du DORECA ou étaient basées sur lui.

Mais maintenant, je voulais faire quelque chose de complètement original, mais je n’avais rien trouvé de bon.

« Hmm, peut-être que je devrais juste faire quelque chose avec le DORECA. Je peux demander à Nina et à mes esclaves d’en tirer quelque chose..., » murmurai-je.

Je sentais que ce serait plus rapide que ce que je faisais actuellement.

En fait, y avait-il une raison réelle d’être si inquiet ?

D’abord, est-ce que j’avais besoin d’un truc comme une arme ?

J’avais sorti mon DORECA et je l’avais regardé avec sérieux.

Mon pouvoir était cet objet, le pouvoir d’utiliser ces fonctions pour faire n’importe quoi... mon pouvoir le plus puissant.

« Hmm, ce n’est pas tout à fait exact, » murmurai-je.

Mon pouvoir le plus fort, c’était le sourire de mes esclaves et il ne fallait jamais l’oublier.

Cela mis à part, mon pouvoir de créer des choses... si je devais le comparer à une arme... est-ce que cela valait vraiment tant d’inquiétude ?

... Hm, c’est peut-être le cas. C’est peut-être vraiment le cas, pensai-je. Pendant un moment, essayons sans arme. À partir de maintenant, je vais essayer de progresser en restant sans arme.

Au moment où j’avais commencé à penser de cette manière, mes possibilités semblaient s’ouvrir.

Afin de me changer les pensées, je m’étais promené sur l’île.

Après avoir marché un certain temps, une forêt étrange était apparue sous mes yeux.

Une forêt, hein ? Jetons un coup d’œil, pensai-je. S’il s’agit d’une forêt dangereuse, alors je la laisserais telle quelle.

Après tout, cette île allait bientôt jouer le rôle de forteresse pour un Roi Démon.

Afin de repousser les intrus, il valait mieux que ce soit dangereux.

Ainsi, j’étais entré dans la forêt.

Des zombies humains étaient apparus devant moi et je les avais vaincus à mains nues.

Il y avait aussi des zombies de chiens et de loups. Ils avaient des os qui sortaient de leur corps et des yeux qui pendaient de leurs orbites.

Quand ils s’étaient précipités sur moi afin de me mordre, je les avais esquivés et je les avais déchirés en deux.

Il y avait aussi des zombies d’oiseaux. Ils avaient les yeux rouges et les dents ensanglantées qui sortaient de leur bec. Ils étaient certainement visuellement effrayants.

Je les avais vaincus l’un après l’autre et j’avais continué.

Ouais, je pense que je peux laisser cette zone telle quelle. Je pense que je devrais laisser tomber pour le moment, pensai-je.

C’était bien l’île des zombies avec dessus, la forêt des zombies.

Tous deux étaient parfaitement valables pour être les lieux proches d’un château du Roi Démon.

« Oh ? » m’exclamai-je.

Cette fois, un singe était apparu devant moi.

Il présentait un visage vraiment vicieux et des griffes acérées. Il s’agissait d’une bête esclave.

Si je le vainquais, il se transformerait en humain. Il s’agissait du monstre que je connaissais bien dans ce monde.

Cependant, c’était la première fois que je voyais un monstre différent des zombies ici.

J’avais l’impression que cela est une nouvelle rafraîchissante à sa manière.

Même si c’était nouveau, je ne pouvais pas supporter de le laisser ainsi. Alors, je voulais le vaincre afin de le transformer en une personne...

« GAWA ! »

Cela avait pris un instant pour que la situation change et je n’avais aucune idée de ce qui venait de se passer.

J’avais ressenti un important choc et après ça, mon corps avait été envoyé dans un vol plané.

Mon dos avait heurté un arbre, me faisant gémir. Il avait craqué comme s’il allait se briser avant de m’arrêter totalement.

J’avais posé mes mains sur le sol pour me lever, mais à ce moment-là, j’avais senti un goût sucré et salé de sang me monter dans la gorge. Je l’avais craché sur le sol.

« Kfff, » j’avais gémi et j’avais pris une dose de panacée.

Mon corps s’était rétabli au fur et à mesure que mon cerveau se remémorait des faits, je commençais à comprendre ce qui s’était produit.

J’avais regardé la direction d’où j’avais été emporté.

Le singe était là, dansant et ouvrant la bouche comme s’il se moquait de moi.

« Est-ce ça qui m’a fait ça ? » demandai-je.

Ce n’est pas possible, pensai-je.

La bête esclave était le monstre le plus faible que j’avais jamais vu, et cela même pour un humain normal... elle était si faible que même si vous étiez malchanceux, elle pouvait tout au plus vaincre un enfant.

Son allure dangereuse était totalement trompeuse.

Pour moi, après avoir été repoussé ainsi par une telle créature, c’était vraiment incroyable — .

« — ! »

Grâce à la distance entre nous, cette fois-ci, j’avais pu réagir.

Le singe s’était dirigé vers moi avec une force incroyable et avait frappé avec ses griffes.

Même avec la distance, il n’avait fallu qu’un instant pour qu’il apparaisse devant moi. Je ne pouvais pas esquiver.

J’avais croisé les bras et j’avais bloqué l’attaque.

J’avais ressenti une douleur brûlante et j’avais une fois de plus été envoyé vers l’arrière.

Alors que je me trouvais encore en l’air, j’avais pris une autre panacée et je l’avais bue. J’avais déjà consommé toutes les panacées que j’avais habituellement sur moi.

Au moment où j’avais atterri, j’avais vu le singe s’éloigner de nouveau.

Il ne faisait plus aucun doute que c’était lui qui m’avait fait ça.

Celui-ci... est fort, pensai-je.

Même si je n’étais pas désarmé en ce moment, il resterait très fort. En vérité...

« N’est-ce pas la chose la plus forte que j’ai affrontée depuis le début ? » demandai-je.

C’était plus fort que les scorpions, l’Elka, Maxim, ou un Dragon.

C’était même encore plus fort que le Dieu maléfique... Seiya.

En termes de puissance, ce singe était au-dessus de tous.

« Alors je n’ai pas besoin de me retenir, » déclarai-je.

J’avais essuyé le sang de ma bouche et j’avais sorti mon DORECA.

Pour diverses raisons, je ne pouvais pas laisser celui-là en paix, je me devais de faire quelque chose.

« Commençons par 20 épées en fer, » pensai-je.

Un cercle magique était apparu autour du singe, ce qui l’entourait.

Puis j’avais utilisé la création magique d’urgence.

Clang ! Et la lumière magique se retira, laissant derrière elle des épées qui poignardèrent le corps au centre.

Dans cette zone, le corps du singe avait été poignardé par les armes.

C’était une situation où je l’avais forcé à encaisser une de mes attaques. Il s’agissait d’une attaque longue distance vraiment inéluctable !

En utilisant l’une des différentes capacités de création du DORECA, j’avais transformé le singe en hérisson.

« Ukki ! »

Le singe était maintenant en colère. À l’instant suivant, les épées se brisèrent et elles tombèrent au sol.

« Oioi, ça n’a pas marché du tout ? » demandai-je.

« Ukki ! »

Non, ça a marché ? Le singe était clairement enragé, donc cela avait au moins dû l’affecter un petit peu.

Alors, refais-le, pensais-je...

« — ! »

Il avait disparu de mon champ de vision.

J’avais senti quelque chose me frapper dans le dos. Le singe qui était devant moi avant ça était soudainement arrivé derrière moi avant de m’attaquer.

Il s’était déplacé à très grande vitesse et il m’avait heurté le dos. C’était absolument plus rapide que moi.

« P —Panacée..., » murmurai-je.

J’avais placé un cercle magique d’urgence directement à l’intérieur de mon corps.

La panacée avait été créée dans ma chair même, me guérissant en un instant.

J’avais repris position alors que j’étais encore en l’air afin d’atterrir correctement puis j’avais tenu avec force mon DORECA.

« Épée de fer, » déclarai-je.

« Uki ! »

À l’instant où le cercle magique était apparu autour de lui, le singe avait esquivé sur le côté à très grande vitesse.

Il avait esquivé avant la fin de création, alors le cercle magique y était resté flottant inutilement.

« Ku! »

J’avais atterri puis j’avais fait face au singe.

C’était peut-être mon imagination, mais j’avais l’impression qu’il était fier de son succès.

Non, ce n’était pas mon imagination.

« Ne te fous pas de moi, petit..., » criai-je.

N’importe qui pouvait le dire d’après la veine qui était apparue sur mon front que j’étais furieux.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vraiment été enragé.

« Très bien... si tu penses que tu es si bon..., » déclarai-je.

Je me tenais debout en me balançant à gauche et à droite alors que je fixais le singe d’un air agressif.

« Je vais te montrer... ce qu’est mon pouvoir, » déclarai-je.

Alors que je tenais le DORECA dans ma main, et j’avais repris le contrôle de mon souffle.

Puis, j’avais créé un certain nombre de cercles magiques.

Ce n’était pas juste un ou deux, et même pas cent ou deux cents. J’avais couvert la forêt de cercles magiques. Il y avait environ un millier de cercles dans la zone.

La lumière magique scintillait et brillait partout alors que les flèches de lumière voltigeaient.

La forêt était en plein bouleversement alors que les zombies erraient ici et là dans la confusion la plus totale.

Le singe avait été complètement décontenancé. Il était là, à regarder autour de lui pour comprendre ce qui se passait.

Puis il s’était mis à courir, plus vite que jamais... et il allait ailleurs.

« Naïf ! » criai-je.

La direction dans laquelle il s’échappait présentait également des cercles magiques. J’y avais versé de la magie et j’avais créé des épées de fer.

Cependant, le singe continua sans s’arrêter et les cercles magiques se trouvant devant lui...

La création des épées s’était effectuée au moment ou il passait dans le cercle, et il en fut de même dans le cercle suivant.

Finalement, après que des douzaines d’épées de fer aient été poignardées dans son corps, le singe s’était effondré au sol, mort.

Bon sang, il m’a causé tant de problèmes, pensai-je.

J’avais fait disparaître tous les cercles magiques restants et tout était revenu à la normale.

J’étais resté sur mes gardes et j’avais commencé à réfléchir à tout ce qui s’était produit.

C’était quoi, ce singe ? Est-ce une espèce endémique à cette île ?

S’il y en avait d’autres qui traînaient dans les parages, cette île pourrait être une très bonne découverte pour y installer le château du Roi Démon.

Que dois-je faire ? alors que je me demandais ça...

Finalement, le corps du singe avait été recouvert de lumière...

« Ah, cela s’est vraiment transformé en humain, non ? — attends..., » m’écriai-je.

J’avais été surpris. Je pourrais même dire que j’avais été incroyablement surpris.

Parce que le singe était devenu quelque chose qui n’était pas humain, et non plus une Esclave Éternelle.

 

 

 

Il s’agissait de... la déesse qui se trouvait devant moi, couchée sur le sol.

***

Chapitre 153 : La lumière mystérieuse

Il n’y avait pas d’erreur, même si je ne l’avais rencontrée correctement qu’une seule fois, c’était cette Déesse.

C’était celle qui nous avait convoqués dans ce monde, nous avait donné nos DORECA et accordé Risha et Raisa.

Celle qui avait tout commencé, la cause principale.

Peu importe la façon dont je la regardais, c’était elle qui s’était retransformée en une forme humaine après avoir été un singe.

Mais attends... est-elle la vraie ?

Elle était exactement la même, mais c’était peut-être un sosie.

« Malgré ça... ce singe était vraiment fort, » murmurai-je.

La vraie raison pour laquelle j’avais pu penser que c’était vraiment la déesse, c’était à cause de la force du singe.

Cela m’avait bouleversé. Si j’avais fait des erreurs au cours de ce combat, j’aurais pu mourir.

En fait, cela m’avait obligé à me battre de toutes mes forces.

C’était si fort que ça que j’avais été obligé d’agir ainsi.

Le fait qu’une espèce si incroyablement faible était devenue si incroyablement forte... cela m’avait vraiment fait croire qu’il s’agissait de la vraie déesse devant moi.

Maintenant... Que dois-je faire ?

« u... n » elle avait gémi, puis ses yeux s’ouvrirent lentement.

Une fois qu’elle les avait finalement ouverts complètement, elle cligna des yeux deux fois, et regarda autour d’elle.

Elle s’était après ça assise avant de regarder autour d’elle une fois de plus.

« Vous vous êtes enfin réveillée ? » déclarai-je.

« ... »

« Pour l’instant, parlons. Vous savez qui je suis, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« ... »

« Eh bien, par où commencer... ? » déclarai-je.

« Puis-je vous demander quelque chose ? » demanda la femme.

« Vous commencez par des questions ? D’accord, très bien. Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

« Où sommes-nous ? » demanda-t-elle.

« Hm ? »

« Et moi... qui suis-je ? » demanda-t-elle.

« ... Hein ? » m’exclamai-je.

C’était une évolution inattendue.

Où en sommes-nous ? Qui suis-je ?

Pour que ces questions soient les premières, c’était comme...

« Me dites-vous que vous avez perdu la mémoire ? » demandai-je.

« Je ne sais pas... mais je ne me souviens de rien, » répondit-elle.

« Rien ? » demandai-je.

« Oui..., » répondit-elle.

« Et rien à propos de moi ? » demandai-je.

« Hmm... oui, désolée, » déclara-t-elle.

« Euh..., » murmurai-je.

Comment est-ce possible ? Les choses sont devenues beaucoup plus compliquées.

J’allais demander si elle était vraiment la Déesse, mais vu qu’elle n’avait aucun souvenir...

Bien sûr, il y avait beaucoup de gens qui avaient des problèmes de mémoire une fois redevenus humains.

C’était ainsi parce que la plupart d’entre eux avaient été tués par un monstre et transformés directement en singe. Il y en avait beaucoup qui étaient confus à cause d’un traumatisme.

Malgré cela, il n’y en avait pas un seul qui ne se souvenait même pas de leur nom.

« Hiyaan ! » Elle s’était effondrée sur le dos et avait reculé.

« Qu’est-ce qui ne va pas !? » demandai-je.

« C-C-C-C-C-C-Ça ! » s’écria-t-elle.

J’avais regardé où elle pointait et j’avais vu 3 zombies émerger.

« Oh, vous avez peur des zombies, » déclarai-je.

J’avais utilisé mon DORECA pour créer une épée de fer dans chacun des corps des zombies.

Les zombies qui avaient été vaincus en un seul coup s’étaient effondrés lentement après ça.

« Incroyable..., » murmura la femme.

« Il n’y a pas de raison d’avoir peur, je suis là, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit-elle.

« Hmm... vous avez vraiment l’air d’une personne différente, » déclarai-je.

Pour le moment, je ne pouvais vraiment pas penser à elle comme la déesse.

Elle n’avait aucun souvenir, mais je ne pouvais pas imaginer que la déesse ait peur d’un faible zombie. Elle n’était pas ce genre de personne.

Même si elle avait perdu la mémoire, elle ne devrait pas changer complètement de caractère.

En premier lieu, les bêtes esclaves étaient toutes des personnes qui avaient été tuées par des monstres.

Comment cette déesse aurait-elle pu se faire tuer par des monstres ? En y pensant, c’était impossible.

« Fu »

Un sourire cynique s’éleva sur mes lèvres. J’avais ri de ma stupidité.

« Pour l’instant, allons-y, » déclarai-je.

« Où ça ? » demanda-t-elle.

« À l’endroit où je séjourne. Les zombies vont continuer à surgir ici. Allons quelque part où nous pourrons être au calme, » déclarai-je.

« Ok ! » déclara-t-elle.

Puisqu’elle n’était pas la Déesse, elle était un sujet sous ma protection, une nouvelle citoyenne.

J’avais pensé la protéger jusqu’à ce que je puisse l’emmener dans l’une de mes villes.

Je m’étais retourné et j’avais commencé à marcher.

« Ah, c’est tombé, » déclara-t-elle.

« Hm ? » demandai-je.

Je m’étais retourné.

Elle tenait une carte qui était tombée.

Il s’agissait d’une carte magique, la carte qui avait été avant ça le DORECA de Seiya.

J’avais tâté mes poches en me demandant quand je l’avais fait tomber.

D’habitude, je ne l’utilisais pas par rapport à mon propre DORECA, donc je ne m’en étais pas rendu compte.

« OK, je le prends et on y va..., » commençai-je à parler.

Elle l’avait ramassé et me l’avait donné.

Au moment où je l’avais tenue...

La carte qu’elle et moi tenions dans nos mains avait soudain éclaté de lumière.

« Eh ehhhhhhh ? »

« Qu’est-ce que c’est que ça !? » m’exclamai-je.

Cela nous avait surpris, et nous avions un peu paniqué.

Nous avions tous les deux regardé avec confusion face à la vision qui s’offrait à nous.

Pourquoi ? Pourquoi cette carte brillait-elle ?

Elle avait retiré sa main en panique et la carte avait cessé de briller.

« Ho..., » s’exclama-t-elle.

« ... pourriez-vous la toucher une fois de plus ? » demandai-je.

« Hein ? Mais..., » commença-t-elle.

« S’il vous plaît, » demandai-je.

« Compris... Hya, » s’écria-t-elle après l’avoir fait.

C’était beaucoup moins fort qu’avant, mais elle était quand même choquée.

La carte que nous tenions tous les deux avait une fois de plus commencé à briller.

***

Chapitre 154 : Création mondiale divine

J’avais conduit la déesse (possiblement) là où se trouvait Lilia.

Après être entrées dans la maison, la mère et la fille étaient venues à ma rencontre.

« Bienvenue Onii-chan. Où êtes-vous allé ? » demanda Lilia.

« J’ai juste fait une promenade matinale. Oh ? Avez-vous nettoyé la maison ? » demandai-je.

« Oui, desu. Le fait de rester dans une maison propre est mieux, desu, » déclara Lilia.

« Je vois. Bon travail, » déclarai-je alors que j’avais caressé la tête de Lilia.

J’avais passé mes doigts dans ses cheveux dorés et soyeux et j’avais touché ses oreilles pointues.

« Hehehehe..., » Lilia riait joyeusement.

— Magie a été augmentée de 3 000 —

« Papa, qui est cette personne, dano ? » demanda Arisa.

« Ah ! Il y avait un singe dehors, alors je l’ai vaincu et cela s’est transformé en une personne, » répondis-je.

J’avais légèrement éludé la question.

J’étais vraiment convaincu que c’était la déesse en raison des preuves circonstancielles, mais jusqu’à ce qu’il soit certain, j’éviterais d’en parler.

« Vraiment, dano ? » demanda Arisa.

« Devons-nous l’envoyé à Ribek, desu ? » demanda Lilia.

« Un peu plus tard. Nous le ferons quand nous aurons fini ce que nous devons faire sur l’île, » déclarai-je.

« Compris, desu, » répondit Lilia.

« Arisa protégera la précieuse citoyenne de Papa, dano, » déclara Arisa.

« Tout à fait, desu. Les citoyens sont la pierre angulaire du pays, desu, » déclara Lilia.

La Déesse ne regardait que d’un regard vide la mère et la fille esclaves enthousiastes.

 

☆☆☆

 

Nous avions démonté la maison que nous avions utilisée pour la nuit et nous nous étions dirigés vers le centre de l’île.

J’étais devant, la déesse était derrière moi, et Lilia et Arisa étaient à l’arrière, tenant leurs Gradiks (Arc d’Esclave Éternelle).

Nous avions continué à avancer et, contrairement à hier, elles étaient assez habituées aux zombies. J’avais laissé mes esclaves s’en occuper.

« Hmm..., » murmura avec hésitation la déesse.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Euh... ces deux-là... est-ce votre femme et votre enfant ? » demanda-t-elle.

« Ce n’est pas ma femme, mais c’est bien ma fille, » répondis-je.

« Eh ? »

« Elles sont toutes les deux mes esclaves. Sa mère et ma fille sont mes esclaves, » déclarai-je.

« ... Euh ? Ah, je vois. Par fille, vouliez-vous aussi dire qu’elle est sa fille ? » demanda-t-elle.

« Non, elle est aussi ma fille ainsi que la sienne, » répondis-je.

Et en ce qui concerne ma réponse...

« Ehhhhh? »

Elle avait été terriblement surprise et s’était mise à crier. Cela avait attiré l’attention de plusieurs zombies qui se happèrent après ça pour lui sauté dessus. Lilia les avait tout simplement abattus.

« Euh, euh... alors en résumé... hein ? » la Déesse semblait totalement perplexe.

C’était vrai. Si je n’étais pas avec mon propre point de vue subjectif, ce serait sûrement étrange.

« La première personne s’appelle Lilia et c’est une adulte. Elle est mon esclave. Vous comprenez ça, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Ah, oui, » répondit-elle en hochant la tête. Il semblerait qu’elle ait pu l’accepter.

« Elle est de la race des Esclaves Éternelles comme vous pouvez le voir. C’est une race qui cherche un Maître avec la volonté de le servir, » déclarai-je.

« D’accord, » répondit-elle.

« Et si elles trouvent un bon Maître, elles veulent avoir une fille avec leur Maître et qu’elles le servent ensemble, » déclarai-je.

« Vraiment ? » demanda-t-elle.

« C’est là que j’interviens. J’ai coopéré. J’ai ainsi eu une enfant avec elle et elle travaille désormais pour moi. C’est l’enfant là-bas, Arisa, » expliquai-je.

« ... Ehhhhhhhhhhhh? »

« Oh, c’est ce qui vous pose problème, » déclarai-je.

« Ça-Ça veut dire que vous avez fait de votre propre fille une esclave ? » demanda la Déesse.

« Eh bien... Je suppose que oui, » déclarai-je.

Même si c’était vrai qu’elle n’avait pas vraiment l’impression d’être « ma propre fille ».

Non, elle l’était... Je le savais et je ne l’avais jamais oublié. Cependant, leur identité d’esclaves était beaucoup plus forte que leur identité de filles.

C’était comme si vous saviez que « l’amazake c’est du saké, mais ça n’en a pas l’air ».

Je savais qu’elle était ma fille, mais plus que ça, c’était une Esclave Éternelle et mon esclave.

« Papa ? As-tu appelé Arisa, dano ? » demanda Arisa.

« Ah, c’est vrai. Elle vous appelle Papa depuis tout ce temps, » déclara la Déesse.

La Déesse semblait arriver à sa propre compréhension.

J’avais ignoré cela et j’avais parlé à Arisa. « Arisa, nous parlions du fait que tu es mon esclave. »

« Vraiment, dano ? Oui, Arisa est l’esclave de Papa, dano, » déclara Arisa.

« Es-tu ma fille ou mon esclave ? » lui demandai-je.

« La maman d’Arisa est une esclave, dano, » déclara Arisa. Elle avait dit cela en inclinant la tête dans la confusion.

« Ce n’est pas ça. Tu préfères être ma fille ou mon esclave ? » demandai-je.

« Arisa est une esclave, dano. Depuis sa naissance, Arisa est l’esclave de Papa, » déclara Arisa.

« Je vois, » répondis-je.

J’avais caressé la tête d’Arisa et lui avais chatouillé les oreilles.

— Magie a été augmentée de 5 000 —

Arisa avait fermé les yeux avec un regard timide sur son visage.

Comme c’est adorable, et je pensais vraiment que montrer mon amour pour mes esclaves était vraiment la meilleure des choses à faire.

« Ah, un zombie vient d’apparaître, dano, » déclara Arisa.

Un zombie était apparu sur le côté et Arisa l’avait abattu avec son gradik.

« ... alors c’est comme ça, » je m’étais tourné et j’avais parlé à la Déesse en réponse à ses questions précédentes. « Je les traite correctement en tant que mes esclaves. »

« D’une façon ou d’une autre... c’est un monde incroyable, » déclara la Déesse.

« Hm ? »

« Que votre fille vive comme esclave et qu’elle dise qu’elle préfère être esclave..., » continua la Déesse.

« La mère aussi... en vérité, c’est elle qui a dit “faites aussi de ma fille votre esclave”, » déclarai-je.

« Ce monde devient de plus en plus incroyable en ce moment. En plus..., » commença la Déesse.

« En plus ? » demandai-je.

« Euh... rien, » déclara la Déesse.

« ? OK. »

Elle avait agité la main dans le déni en panique.

Je ne comprends pas vraiment, mais laissons tomber pour l’instant.

« Je ne comprends pas, mais c’est peut-être quelqu’un de spécial, » la déesse chuchota ça pendant que mes esclaves s’occupaient des zombies, et que je n’arrivais pas à l’entendre.

 

☆☆☆

 

« Je pense que nous devrions être près du centre, » déclarai-je.

« Je le pense aussi, desu, » déclara Lilia.

« Installons-nous le château ici, dano ? » demanda Arisa.

Les deux filles m’avaient déclaré ça en marchant à côté de moi. D’ailleurs, la Déesse était un peu plus loin.

« Oui, j’ai pensé que ce serait mieux de le mettre au centre, » répondis-je.

« OK, alors on va le mettre en place rapidement, desu. Que devrait faire Lilia desu ? » demanda Lilia.

« Arisa veut aussi faire un peu de travail, dano, » déclara Arisa.

« Attendez. Nous avons des choses à faire avant ça, » déclarai-je.

« Quoi, desu ? » demanda Lilia.

J’avais sorti mon DORECA.

« Nous devons faire certaines des choses comme nous l’avons fait lors de la création de la forêt... mais c’est juste à une plus grande échelle, » déclarai-je.

« Huh? » demanda Lilia.

« Cette chose n’a pas de nom, mais... je suppose que je vais l’appeler la Remise en État des Terres, » déclarai-je.

« Remise en État des Terres ? » Arisa inclina la tête dans la confusion. C’était mignon alors je lui avais caressé la tête quand j’avais ouvert mon menu.

J’avais assez de magie. Avant, je l’avais utilisée jusqu’à l’épuisement, mais avec 12 esclaves, cela avait été rapidement récupéré.

Mon mana s’était rétabli au point où je pouvais faire ce que je voulais là.

Ainsi, j’avais commencé.

« Allons-y ! » annonçai-je.

Le DORECA s’alluma et un cercle magique était apparu au fur et à mesure que plusieurs flèches apparaissaient.

« Cela a besoin d’autant de matériaux, desu ? » demanda Lilia.

« C’est incroyable, dano, » s’exclama Arisa.

Elles avaient été surprises, mais en ignorant leur excitation, j’avais choisi de le créer en utilisant la création magique d’urgence.

Le cercle magique avait ainsi changé.

Le sol trembla avant de s’élever.

Et ainsi, en quelques instants, le terrain plat s’était transformé en une colline.

Elle mesurait environ 50 mètres de haut.

Je trouvais que placer le château sur cette colline permettrait une vue imprenable sur l’île.

Et bien, comme prévu, c’était bien le centre.

« Comme prévu d’Onii-chan, desu, » déclara Lilia.

« Pour être capable de faire une montagne, Papa est bien le plus grand Maître du monde ! » déclara Arisa.

Mes esclaves m’avaient loué abondamment.

Ce n’était pas la première fois que je faisais de la terraformation, je l’avais fait avec Risha dans la forêt.

Je n’avais pas vraiment ressenti quelque chose de grand dans cet éloge particulier à cause de cela.

« F-Fantastique... c’est semblable à la puissance du Dieu de la Création..., » le fait d’entendre les paroles de la Déesse m’avait rempli d’un étrange sentiment d’accomplissement.

***

Chapitre 155 : Le ciel et le château

« Onii-chan, nous avons creusé des trous et nous en avons fait des marais comme vous nous l’avez demandé. Nous avons également ajouté le poison dedans, desu, » déclara Lilia.

« Papa, j’ai fait un chemin dessus, dano, » déclara Arisa.

« Bon travail ! » déclarai-je.

Lilia et Arisa avaient terminé le travail que je leur avais donné presque en même temps et elles avaient trotté jusqu’à moi.

Je leur avais laissé toutes les tâches simples. J’avais demandé à Arisa de faire un passage directement sur la colline et à Lilia de créer des marais empoisonnés.

« Je comprends pour le chemin, mais pourquoi faire ces marais ? En plus, je ne sais pas pourquoi vous ajouteriez encore plus du poison à ça, » demanda Lilia.

« C’est après tout un château pour un Roi Démon, donc un marais empoisonné est nécessaire, » répondis-je.

« Vraiment ? »

« Tout à fait. Même un Roi Démon de niveau intermédiaire aura une zone empoisonnée autour de son centre de pouvoir, » répondis-je.

« Pourquoi faites-vous une telle chose, desu ? » demanda Lilia.

« Personne ne voudrait d’une zone empoisonnée autour de son trône. C’est étrange, dano, » déclara Arisa.

« C’est comme ça que font les Rois Démons, » répondis-je.

Toutes les deux inclinèrent la tête en raison de la confusion. On dirait qu’elles n’avaient pas encore compris la raison. Le style était important.

« OK, enfin, c’est l’élément principal qui fait le château maléfique, » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’on fait, dano ? » demanda Arisa.

« Ordonnez-nous de faire n’importe quoi, desu, » déclara Lilia.

« Voyons voir..., » murmurai-je.

J’avais sorti mon DORECA en réfléchissant au château que j’avais imaginé. J’avais ainsi planifié nos prochaines actions.

« Euh... » à ce moment-là, la déesse me parla.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

« Je vous ai entendu dire tout à l’heure, mais... êtes-vous le Roi Démon ? » demanda la Déesse

« Non, je ne le suis pas, » répondis-je.

« Mais vous dites que vous faites un château du Roi Démon, » déclara la Déesse.

« C’est un peu long à expliquer. S’il vous plaît, comprenez juste que bien que je ne sois pas un Roi Démon, je suis en train de faire un Château du Roi Démon, » déclarai-je.

« Hmm... OK, » elle n’avait pas compris, mais pour l’instant, elle l’avait accepté.

« En fait, n’est-ce pas un peu bizarre de me demander ça ? » demandai-je.

« Hein ? » s’exclama la déesse.

« Normalement, celui qui fait le château du Roi Démon ne serait pas le Roi Démon. Normalement, ce serait les sous-fifres du Roi Démon, non ? » demandai-je.

« Mais... »

« Mais ? »

« Vous pouvez faire tant de choses incroyables qui me font penser que vous n’êtes pas un sous-fifre, » la déesse déclara ça en regardant le sol et la colline.

« Je vois, » déclarai-je.

« En vérité, je me demandais si vous étiez un Dieu, » déclara la Déesse.

C’est vous le Dieu ici ! En fait, je pourrais presque être considéré comme votre sous-fifre.

C’était ce que je pensais, mais je n’avais rien dit.

« Cela mit à part... Papa, » déclara Arisa.

« Que devrions-nous faire ensuite, desu ? » demanda Lilia.

Pendant que je parlais à la déesse, toutes les deux semblaient s’impatienter.

En vérité, il n’y avait rien que je voulais qu’elles fassent. Il ne me restait plus qu’à assembler un château.

J’avais regardé mon menu DORECA en pensant ainsi, mais...

« Ah, » m’exclamai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, desu ? » demanda Lilia.

« Eh bien, il y a quelque chose que j’ai trouvé pour vous deux à faire, » déclarai-je.

« Vraiment, desu !? » demanda Lilia.

Lilia s’était approchée de moi et les yeux d’Arisa brillaient.

Leur moral s’était instantanément élevé.

« Faisons à manger, » déclarai-je.

 

***

 

Près du chantier du château, il y avait des tables et des chaises où nous nous étions assis avec la déesse.

J’avais fait face à la paire mère-fille qui ne comprenait pas pourquoi cela se passait ainsi.

« Je n’en ai pas parlé jusqu’à présent, mais cette personne est... oui, une invitée très importante pour moi, » déclarai-je.

« Vraiment, desu ? » demanda Lilia.

« Tout à fait, elle est même une invitée précieuse, » déclarai-je.

« Invitée... »

« ... Précieuse. »

Le regard de Lilia et d’Arisa avait clairement changé en regardant la déesse.

En tant qu’esclaves, quelqu’un présenté par son Maître comme « une invitée précieuse » était probablement une entité spéciale.

« C’est pourquoi j’aimerais que vous la traitiez avec hospitalité. Vous pouvez utiliser la magie, alors faites qu’elle se sente la bienvenue, » déclarai-je.

« Compris, desu, » déclara Lilia.

« Laisse Arisa s’en occuper, dano, » déclara Arisa.

Elles s’étaient excitées et avaient sorti leurs cartes d’esclaves.

Elles avaient ouvert leurs menus et avaient cherché des objets à faire.

« De quoi s’agit-il ? Pourquoi dites-vous que je suis une... une invitée précieuse ? » demanda la déesse.

« Désolé, mais j’ai besoin que vous coopériez un peu. Vous devez juste suivre ce que j’ai dit et les laisser vous amuser en tant qu’invitée, » déclarai-je.

« Hmm... Ça ne me dérange pas de faire ça, » déclara la Déesse.

Mais pourquoi ? Son visage semblait me demander ça.

J’avais souri en réponse et je n’avais rien dit.

Après un certain temps, Lilia et Arisa avaient commencé à faire de la nourriture.

Elles avaient activé la création magique d’urgence et avaient placé une assiette sur la table. Elles étaient allées au-delà d’un repas complet et c’était devenu un véritable buffet.

Il s’agissait là d’une quantité qui nous remplissait l’estomac jusqu’à l’éclatement si nous pouvions le finir tous les quatre.

« Maintenant, » déclara Arisa.

« S’il vous plaît, mangez, desu, » déclara Lilia.

« C’est comme ça que ça se passe. S’il vous plaît, mangez, » déclarai-je.

« Hein ? Mais c’est beaucoup..., » déclara la Déesse.

« Vous pouvez en prendre un peu de chacun, » déclarai-je.

« E-Euh. OK alors..., » déclara la Déesse.

La déesse avait alors tendu les mains vers la nourriture. Comme je m’y attendais, elle avait suivi mon conseil et avait pris un peu de chaque assiette pour tester chacun de ces plats appartenant à un repas très luxueux.

« C’est la première fois que j’ai ce genre de nourriture, » déclara la Déesse.

« Vraiment ? » demandai-je.

« C’est vraiment... ça donne l’impression d’être une reine, » déclara la Déesse.

« Ah bon ? » demandai-je.

Elle m’avait parlé d’une manière positive, puis je m’étais tourné vers Lilia et Arisa.

« Vous deux... vous vous en êtes bien sorties, » déclarai-je.

« ... »

« ... »

Elles m’avaient regardé fixement pendant un moment avant de sourire et de parler.

« Nous avons été loués par Onii-chan, desu..., » déclara Lilia.

« Arisa est heureuse, dano..., » déclara Arisa.

« Lilia, Arisa »

« Oui, desu ? » demanda Lilia.

« As-tu un autre ordre, dano ? » demanda Arisa.

Toutes les deux m’avaient regardé d’un air excité.

Leurs visages sans émotion, puis leurs sourires, et maintenant leurs visages excités.

Elles étaient si mignonnes toutes les deux. Plus mignonne que je ne le pensais quand j’avais prévu ça.

C’est pourquoi je n’avais pas pu m’empêcher de dire ce que je pensais.

« Vous vous êtes vraiment bien débrouillés. Vous êtes mes précieuses esclaves. Je suis fier de vous, » déclarai-je.

« ... »

« ... »

— Magie a été augmentée de 5 000 000 —

— Magie a été augmentée de 5 000 000 —

Leurs yeux étaient grands ouverts, et je pouvais voir leur joie dans leur cœur.

 

***

 

Une fois la petite pause terminée, j’avais de nouveau ouvert mon menu DORECA.

Avec les dix millions d’énergies magiques d’un coup, mon pouvoir débordait.

La construction de la colline et de l’environnement m’avait coûté très cher et je m’étais retrouvé à court de magie. J’avais alors vite réfléchi à un travail à leur donner pour pouvoir les louer et les rendre heureuses.

Un million de points auraient suffi, mais elles étaient si mignonnes que je leur avais dit sans réfléchir des mots forts et sincères, ce qui avait produit cette magie débordante.

En les regardant sourire, je voyais à quel point elles étaient heureuses.

Quoi qu’il en soit, j’en avais maintenant assez, alors je devrais commencer.

« D’accord, allons-y, » déclarai-je.

J’avais tenu mon DORECA dans ma main et j’avais choisi ce que je voulais créer.

Un cercle magique était apparu sur le sol. Il était assez grand pour couvrir la plus grande partie de la colline.

« Onii-chan !? » demanda Lilia.

« Papa !? » demanda Arisa.

J’avais souri en voyant à quel point elles étaient surprises et j’avais mis la touche finale.

J’avais utilisé le plus gros de ma magie pour utiliser la création magique d’urgence.

La magie s’était déversée alors que le cercle magique brillait d’une forte lumière.

Quelques secondes plus tard...

La lumière s’était éteinte et ce qui était apparu était un château majestueux et digne.

Un château digne d’être appelé le Château du Roi Démon. Une forteresse immense et sombre.

« ... »

La déesse se tenait à côté de nous, la bouche ouverte.

Elle semblait sans voix.

La déesse s’était fait voler ses mots par l’immense château.

Et l’instant d’après, la foudre et le tonnerre s’abattirent...

***

Chapitre 156 : Le Dieu Maléfique

La foudre avait frappé tel un jugement céleste et avait partiellement détruit le château du Roi Démon.

Lilia et Arisa étaient restées bouche bée devant ce spectacle désastreux.

« Ça... revient ! » déclarai-je.

Mais ce n’était pas sur la bâtisse cette fois-ci. J’avais levé les yeux vers le ciel et j’avais senti quelque chose d’étrange dans ce qui se passait.

Le ciel s’était obscurci et le tonnerre avait rugi.

La foudre... frapperait ici !

« Ku ! »

J’avais tenu mon DORECA en l’air et j’avais créé une maison en pierre juste au-dessus de nous. La foudre l’avait frappée et l’avait immédiatement brisée en morceaux.

« Incroyable Papa ! » déclara Arisa.

« Merci, Onii-chan, desu, » déclara Lilia.

« Tous les deux, derrière moi ! Vous aussi, venez ici ! »

J’avais caché mes deux esclaves derrière moi et j’avais crié pour que la déesse réagisse.

Même en faisant cela, je n’avais pas laissé mon regard vaciller.

Le ciel grondait et rugissait encore. C’était encore plus inquiétant qu’avant.

« Que s’est-il passé tout d’un coup ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » demandai-je.

« ... »

« Onii-chan ? » demanda Lilia.

« C’est probablement... lui, » déclarai-je.

« Lui... qui, desu ? » demanda Lilia.

Je ne pouvais m’empêcher de scruter la déesse. Elle s’était effondrée à genoux en raison de la peur. La regarder comme ça m’avait fait douter de moi-même, mais...

Mais, si cette fille était vraiment la Déesse, alors il y a une bonne raison à cela.

C’est à dire — .

« Fu, Fufufufu, » un rire sorti de nulle part s’était fait entendre.

La voix résonnait tout autour tandis que mes deux esclaves s’accrochaient à moi.

« Qu-Qu’est-ce que c’est que ça, desu ? » demanda Lilia.

« Papa..., » déclara Arisa.

J’avais... raison.

Mon malaise s’était intensifié face à ce rire. Il s’agissait de la voix d’un homme que je connaissais.

« Fu… fuwahahahaha ! »

À l’instant d’après, un homme était descendu du ciel.

Il s’était tenu debout après avoir déplié lentement son corps alors qu’il semblait en boule avant ça.

Son apparence évoquait le mot « descente » ou « avènement ».

Le persévérant et amer... Seiya.

Seiya, qui avait atterri avant moi, ressemblait comme toujours au Dieu maléfique... mais il y avait quelque chose de différent en lui.

Qu’est-ce que c’était ? En quoi était-il différent ?

Si je devais le dire alors cela serait son aura.

J’avais ressenti une aura complètement différente d’avant tout autour de Seiya.

« Ça fait un bail, Akihito, » déclara Seiya.

« Comme je le pensais... c’était toi Seiya, » déclarai-je.

« C’est quoi cette expectative ? » demanda Seiya.

« Bien sûr que je le serais... si elle était la vraie, » déclarai-je.

J’avais jeté un coup d’œil à la Déesse.

Non, maintenant que le Dieu maléfique Seiya était apparu, je n’avais plus besoin de douter de moi.

Elle était sans aucun doute la Déesse.

« Son apparence, le singe extrêmement fort, et toi qui descends du ciel. Avec autant de preuves, je peux imaginer ce qui s’est passé, » déclarai-je.

« Ohh ? » demanda Seiya.

« Tu as volé le pouvoir de la déesse, » déclarai-je.

« C’est ça ! » dit Seiya avec un grand sourire.

La mère et la fille avaient toutes deux poussé de petits cris de peur et s’étaient accrochées à moi après avoir vu son sourire menaçant.

« J’y ai réfléchi Akihito... sur les raisons pourquoi je n’ai pas pu te battre. J’ai même obtenu la puissance du Dieu maléfique... mais pourquoi n’ai-je pas pu te battre ? » demanda Seiya.

« ... »

« J’y ai réfléchi et j’ai pensé à toi, Akihito. Pourquoi n’ai-je pas pu gagner ? » demanda à nouveau Seiya.

« Arrête d’agir comme un prof inutile, Seiya, » déclarai-je.

« Comme d’habitude, tu es un salaud ennuyeux, » répliqua-t-il.

Seiya s’était mis à rire.

« C’est vrai... c’était le pouvoir de la déesse. Tu étais fort parce qu’à la fin tu possédais son pouvoir, » déclara-t-il.

« Tu avais aussi eu son pouvoir au début, grâce à Raisa, » déclarai-je.

« Tu te trompes. Ce que j’ai eu ce jour-là, c’était une imitation merdique, » déclara Seiya.

« Hein ? » demandai-je.

« Nous avons tous les deux eu des esclaves... mais pourquoi n’ai-je pas pu démontrer un dixième... non pas un centième de la puissance que tu as fait ? Pourquoi ? Parce que c’était une imposture, » déclara Seiya.

« ... »

« Je ne sais pas ce que tu as fait pour recevoir la faveur de cette femme et je m’en fiche. Ce qui est important, c’est ce que je devais faire pour obtenir le vrai truc ? » déclara Seiya.

« ... »

« Comment j’aurais pu avoir le vrai ? C’est simple, je te tue et je le prends. C’est là que j’ai compris. Si la puissance du Dieu maléfique ne suffisait pas, si la puissance restante ne suffisait pas... alors j’allais tuer cette déesse pour obtenir ses pouvoirs. Alors j’aurais assez de pouvoir pour me débarrasser de toi, » continua-t-elle.

« Je vois, » déclarai-je.

J’avais encore jeté un coup d’œil à la déesse. Pour l’instant, je ne sentais aucun pouvoir venant d’elle.

C’était une humaine normale. Une fille normale.

Elle avait dû regarder pendant que le Dieu maléfique détruisait le monde. Elle regardait de là.

Un endroit où la puissance du Dieu maléfique ne pouvait pas atteindre.

Mais c’est alors qu’une personne d’un autre monde, Seiya, qui avait été là une fois, avait envahi son sanctuaire.

Je comprends.

Seiya avait étendu les bras et avait regardé le ciel comme en extase.

« Maintenant, je comprends, je peux le sentir, et je peux le faire ! » déclara Seiya.

Son visage devint plus sinistre.

« Que peux-tu faire ? » demandai-je.

« Je peux faire de tous les humains du monde mes esclaves, » déclara tranquillement Seiya avec conviction.

J’avais plissé mes sourcils. Je pouvais dire que mon visage s’était raidi face à ses paroles.

« Si je fais de tous les humains mes esclaves... alors mon pouvoir dépassera facilement le tien... ne le penses-tu pas, Akihito ? » demanda-t-il.

« ... »

C’est mauvais, ça. Très mauvais.

Tout le monde dans le monde... pas seulement les Esclaves Éternelles, mais aussi tous les humains normaux.

Cela donnerait à Seiya, qui n’avait jamais été capable d’acquérir plus de pouvoir magique, un approvisionnement continu.

Si tous étaient esclaves, alors même avec les méthodes inefficaces de Seiya, il gagnerait un énorme pouvoir magique.

Ce serait... terrible !

« ... Je vais devoir t’arrêter ici et maintenant, » déclarai-je.

« Peux-tu le faire ? Tu n’as même pas d’arme, » déclara Seiya.

« Quand bien même... je le ferai, » déclarai-je.

« Fu... d’accord, alors un petit échauffement s’impose. Je vais t’écraser facilement, » déclara Seiya.

Le Dieu maléfique Seiya avait levé les mains et j’avais sorti mon DORECA.

« Onii-chan ! »

« Papa ! »

Les deux voix étaient à bout de souffle. Elles pouvaient clairement dire que les choses n’allaient pas bien.

« C’est ce qu’on fait. Prêtez-moi votre force, » déclarai-je.

« Oui, desu ! »

« Laissez-nous faire, dano ! »

Toutes les deux acquiescèrent d’un signe de tête. Si elles étaient là, je me débrouillerais.

C’est ce que j’avais pensé quand, dans l’instant qui avait suivi...

Une lumière noire était apparue dans l’air. Un mélange d’éclairs noirs et rouges était descendu des cieux.

C’était descendu — et cela s’était directement écrasé sur Seiya !

« Guwa ! Qu... Quoi !? »

Il avait titubé et s’était retrouvé à genoux.

En un instant, son corps avait été brûlé et criblé de blessures.

« Que se passe-t-il... ? » s’écria Seiya.

« Fufu, bon travail, mon garçon. »

J’avais entendu une voix. Elle résonnait de partout comme celle de Seiya avant.

Il s’agissait d’une voix que je n’avais jamais entendue. Une voix qui ne sonnait ni comme un homme ou une femme. C’était une voix étrange.

J’avais frissonné et j’avais senti de la sueur couler le long de ma colonne vertébrale.

J’avais ressenti une pression encore plus forte qu’avant.

Qu’est-ce qui se passe ?

« Dieu maléfique... » murmura la déesse.

... Est-ce possible !?

***

Chapitre 157 : Palladium

Au moment où Seiya était tombé à genoux, une autre présence était descendue du ciel.

La pose était presque identique à celle de Seiya... mais leur présence intimidante était à un tout autre niveau.

C’était un visage splendide et radieux avec un corps enveloppé d’éclairs rouge foncé.

Il possédait une apparence plus sinistre et divine que celle de Seiya.

Je ne connaissais pas cette personne. Il s’agissait de notre première rencontre.

Cependant... j’avais déjà compris.

« Vous êtes le Dieu maléfique, » déclarai-je.

« Exactement, » répondit-il.

Homme ou femme, vieux ou jeune... c’était une voix qui ne peut être catégorisée.

Mais même ainsi, cela m’avait donné des frissons tout au long de ma colonne vertébrale.

« Dieu maléfique !? Ça ne peut pas être... — ah ! » déclara Seiya.

Le Dieu maléfique avait tendu la main vers lui — et le corps de Seiya fut déchiré en deux.

Son corps s’était écrasé sur le sol alors que ses yeux regardaient vers le haut, avec de la peur et un choc absolu en eux.

Un seul coup.

Seiya avait été vaincu d’un seul coup.

Le corps brisé de Seiya avait commencé à laisser échapper des particules blanches de lumière. Le Dieu maléfique leva à nouveau la main et commença à les attirer vers lui.

« Comme si je vous laisserais faire ! » criai-je.

J’avais tenu mon DORECA fermement dans ma main et j’avais fait 100 épées directement à l’intérieur du corps du Dieu maléfique !

Shiin

Il ne s’était rien passé.

« Onii-chan !? »

« Pourquoi ? Pourquoi ne sont-elles pas faites !? » m’écriai-je.

« Attends juste un petit peu, » déclara le Dieu maléfique puis il continua à absorber la lumière.

« Ah, Ahh..., » la déesse amnésique avait commencé à trembler alors qu’elle restait effondrée sur le sol.

Sa réaction m’avait sorti de ma stupeur.

« Merde ! Si je le fais directement à l’intérieur, cela ne fonctionne pas alors je vais... ! » criai-je.

J’avais ouvert le menu de mon DORECA et j’avais créé une maison en pierre !

Je voulais après ça l’attrapée pour la lancer... ou du moins, j’avais essayé.

« Pourquoi... ? Pourquoi ne puis-je pas ? » demandai-je.

« Je t’ai dit... d’attendre un peu, non ? » demanda le dieu maléfique.

« Comme si on attendrait, desu ! »

« C’est l’ennemi de Papa, dano ! »

La mère et la fille avaient sorti leurs Gradiks.

Elles avaient reculé et elles avaient tiré des flèches sur le Dieu maléfique.

Les flèches s’étaient séparées en plein vol et elles étaient devenues plusieurs flèches de lumière.

L’effet fusil à pompe de l’arc Gradik. C’était l’arme que j’avais faite à mes esclaves avec mon DORECA.

« Fufu ! »

Le Dieu maléfique n’avait pas esquivé. Il avait encaissé les flèches en plein dans son corps.

Dès qu’elles l’avaient frappé, elles avaient disparu comme si elles avaient été aspirées à l’intérieur du corps du Dieu maléfique.

« Ce n’est pas possible..., » s’exclama Lilia.

« Pas encore, dano ! » cria Arisa.

Lilia fut stupéfaite, mais Arisa continua à tirer.

Mais cela n’avait pas marché. Les flèches n’avaient pas du tout fonctionné sur le Dieu maléfique.

« ... dans ce cas ! » déclarai-je.

J’avais fermé le menu de mon DORECA, j’avais pris une flèche dans le carquois de Lilia et j’avais avancé vers le Dieu maléfique alors que je fonçais avec elle tenant devant moi.

« Ara ~ à quelle vitesse. »

« Haaaa ! »

Je l’avais tenu le plus près possible de la base pour qu’elle ne se brise pas et je l’avais plantée de toutes mes forces dans le Dieu maléfique.

Ça l’avait frappé... mais je n’avais pas senti de réaction.

« Ce genre de chose ne marchera pas ~, » déclara le Dieu maléfique

« Alors ! » criai-je.

J’avais lâché la flèche et j’avais attaqué à mains nues le Dieu maléfique.

J’avais mis toutes mes forces dans ce coup et je l’avais frappé avec mon coude.

« Ne t’ai-je pas demandé de ne pas me déranger ? » demanda le Dieu maléfique.

« — ku ! »

Le Dieu maléfique m’avait simplement tendu la main et m’avait attrapé le coude, le bloquant net. Puis il avait commencé à resserrer son emprise.

Mes os grinçaient et mon articulation hurlait d’agonie.

« Onii-chan ! »

Lilia avait commencé à aller vers moi puis elle avait pointé le Gradik à bout portant sur le Dieu maléfique.

« Ne vient pas Lilia ! » criai-je.

« Eei ! »

« Quel vilain enfant que tu es, de jouer avec des jouets comme ça, » déclara le Dieu maléfique.

Le Dieu maléfique avait tendu une fois de plus la main vers elle cette fois-ci et une foudre rouge foncé crépita avec puissance.

Sa main était pointée droit sur Lilia.

« Voilà ta punition ! » déclara le Dieu maléfique.

« ... Je ne vous laisserai pas faire ! » criai-je.

J’avais regardé la main du Dieu maléfique et j’avais libéré la puissance de mon corps dans un coup de poing pointé droit sur la main pointée vers Lilia.

Cette fois, j’avais senti un effet, et la main du Dieu maléfique avait été poussée dans une direction différente.

À ce moment-là, une boule noire était sortie de sa main.

Elle avait la taille d’une bille et était complètement enveloppée par la foudre. C’était une masse de mauvais augure.

Elle s’était enfoncée dans le sol et avait créé un cratère de trois mètres de diamètre !

« Hii ! »

« Replie-toi Lilia ! » ordonnai-je.

« Mais, Onii-chan ! » déclara Lilia.

« Recule, c’est tout ! C’est un ordre ! » déclarai-je.

En entendant le mot « ordre », elle avait finalement acquis une certaine distance. Elle s’était regroupée avec Arisa et avait reculé encore plus.

Après m’être assuré qu’elles le fassent, j’avais de nouveau fait face au Dieu maléfique.

« Vous n’attaquez plus ? » demanda le Dieu maléfique.

« Vous... avez pris le pouvoir de la déesse, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Répondre à une question par une question... quel mauvais enfant ! » déclara le Dieu maléfique.

« Je ne sais pas si vous avez été en vie tout ce temps ou si vous avez ressuscité... mais vous avez utilisé Seiya, non ? Comme vous ne pouviez jamais atteindre la Déesse avec votre propre pouvoir, vous deviez utiliser Seiya qui avait une connexion avec elle. »

« J’aime les enfants intelligents, » déclara le Dieu maléfique.

« Puis vous avez tué Seiya qui avait volé les pouvoirs de la déesse et maintenant vous les prenez. Tout se déroule comme prévu, » déclarai-je.

« Oui, en effet. »

La lumière qui sortait du corps de Seiya s’était finalement arrêtée.

Le Dieu maléfique avait fini de prendre la lumière et avait baissé sa main. Il s’était alors tourné vers moi.

Je pouvais en quelque sorte voir la satisfaction qu’il ressentait.

« Tu as bien fait de venir jusqu’ici, mon garçon. Ta ténacité m’a causé des soucis, mais c’était un bon moyen de tuer le temps, » déclara-t-il.

« La querelle entre moi et Seiya était un moyen de tuer le temps, hein ? » demandai-je.

« J’ai aussi apprécié la construction de ton pays de campagnards. Je pensais franchement qu’il était impossible pour les humains de renaître à un tel degré. Me permettre de voir de tels progrès miraculeux était la plus grande forme de plaisir, » déclara-t-il.

« Je ne l’ai pas fait pour votre plaisir, » déclarai-je.

« Alors pourquoi l’as-tu fait ? » demanda-t-il.

« Hein ? »

« Quel enfant étrange ! Pour qui as-tu fait tout ça ? Pourquoi as-tu travaillé si dur pour restaurer le monde ? » demanda-t-il.

« C’est..., » commençai-je.

Pour qui l’ai-je fait ?

... pour quelle raison travaillais-je à restaurer le monde ?

La Déesse m’avait dit de restaurer le monde et de devenir le Roi... et j’avais suivi ça parce que ça sonnait bien.

J’étais devenu roi. J’avais fait un pays de plus de 10 000 habitants et j’avais trouvé 12 esclaves.

J’avais suivi le mouvement jusqu’à ce que je n’aie plus rien à faire.

Mais pourquoi ai-je fait tout ça ?

J’avais progressé sans avoir un véritable but en tête.

Pourquoi avais-je continué à restaurer le monde ?

« Comment pouvez-vous dire de telles choses, desu ? » demanda Lilia.

« Je ne pardonnerai pas à ceux qui insultent Papa ! » déclara Arisa.

J’avais entendu Lilia et Arisa crier derrière moi. Elles étaient vraiment fâchées d’entendre ce qu’elles considéraient comme une insulte à mon honneur.

… fu.

« Quels enfants étranges ! » s’exclama le Dieu maléfique.

« Vous aimez cette réplique, hein ? » demandai-je.

« Tu es le plus étrange. Ce sont des Esclaves Éternelles, des esclaves pour l’éternité. Pourtant, tu ne les traites pas comme tel. Tu es le premier à travailler tous les jours pour leur permettre de sourire, tu sais ? » déclara le Dieu maléfique.

« Est-ce que c’est le cas ? » demandai-je. « Cependant, les faire sourire a du sens. Elles travaillent durement pour leur Maître et tiennent son bien-être bien au-dessus du leur. Pourquoi ne voudriez-vous pas récompenser de tels esclaves aussi adorables ? »

« Je ne te comprends vraiment pas. Un enfant étrange. Un enfant bizarre, » déclara le Dieu maléfique.

« Bizarre... hein ? » murmurai-je.

« Les choses que tu ne peux pas comprendre sont effrayantes. C’est vrai. J’ai peur de toi, » déclara-t-il.

Le Dieu maléfique avait beau dire ça, je n’avais pas pu entendre un seul iota de peur dans sa voix.

En fait, ça ressemblait à une blague.

Mais d’une façon ou d’une autre...

D’une certaine façon...

Je me demandais si ce n’était pas le cas.

« Est-ce pour ça que vous avez scellé mes pouvoirs ? » demandai-je.

Alors que je disais ça, j’avais tenu mon DORECA visible devant moi.

« C’est vrai. J’ai interféré pour que tu ne puisses pas utiliser ce pouvoir, » déclara le Dieu maléfique.

« Pour un Dieu maléfique, vous êtes vraiment prudent, » répondis-je.

« J’ai peur de toi, après tout, » déclara-t-il.

... C’était très probablement une émotion différente de celle que les humains appelaient « la peur », mais le Dieu maléfique me traitait certainement spécialement.

C’est pour ça qu’il avait bloqué mon DORECA, pour que je ne puisse pas l’utiliser.

« Et puis vous avez pris les pouvoirs de la déesse, » déclarai-je.

« Cette fois, je peux mettre fin à ce monde. Le Héros n’est plus là et les humains n’ont pas assez ressuscité en assez grand nombre pour résister. Ton pouvoir a aussi été scellé, » déclara le Dieu maléfique.

« ... »

« Cette fois, c’est sûr..., » continua-t-il.

C’était terrible.

J’avais essayé de refaire des choses avec mon DORECA, mais je ne sentais rien se produire.

Environ 90 % de ma puissance provient du DORECA. Avec ce blocage mis en place, je n’étais presque qu’un humain.

C’était... incroyablement mauvais.

« OK donc, si tu mourais ? Je ne peux pas laisser la racine du problème. Je vais devoir t’effacer ici, » déclara le Dieu maléfique.

« ... »

« Bon, » le Dieu maléfique leva la main.

À ce moment-là, deux silhouettes étaient apparues devant moi.

Les bras écartés, mes deux esclaves se tenaient devant moi.

Lilia et Arisa... la mère et l’enfant m’avaient couvert de leur corps.

« Je ne vous laisserai pas tuer, Onii-chan, » déclara Lilia.

« Vous ne pourrez pas l’avoir sans passer par nous, dano, » déclara Arisa.

« Des enfants courageux, » déclara le Dieu maléfique.

Le Dieu maléfique avait lancé son orbe noir sans hésitation.

C’était le même qu’avant... l’orbe couvert de foudre.

Le pouvoir de détruire le sol s’était envolé vers elles, mais Lilia et Arisa n’avaient pas essayé de fuir.

Elles étaient restées là à me protéger.

« ... fuu ! »

J’avais attrapé l’arrière de leurs robes et je les avais placées derrière moi de toutes mes forces.

« Onii-chan ? »

« Papa ? »

« Qui vous a dit de me couvrir ? Vous n’avez pas le droit de mourir avant moi. C’est un ordre, » déclarai-je.

« Onii-chan ! »

« Papa ! »

Toutes les deux avaient crié à la vue de l’orbe noir qui arrivait vers moi.

Mes souvenirs m’avaient traversé l’esprit dans ses derniers instants.

L’invocation, les batailles avec les monstres, la création de mon pays...

Et les réunions avec mes esclaves.

Ahhh... c’était ma vie qui défilait devant mes yeux.

Je vais mourir.

Ce moment semblait durer une éternité... mais ça ne pouvait pas durer. Finalement, l’orbe noir avait frappé mon corps.

Le choc m’avait transpercé le corps et j’avais l’impression d’être déchiré.

« Quel enfant robuste... ! Non, attends, c’est peut-être ma faute. Mon pouvoir et celui de la déesse n’ont pas complètement fusionné, » le Dieu maléfique s’était murmuré ça à lui-même.

« Peu importe. Je digérerai le pouvoir de la déesse plus tard. Pour l’instant, mon pouvoir à lui seul suffit, » continua-t-il.

Il avait levé la main une fois de plus. Il allait recommencer.

J’avais tenu mon DORECA désespérément devant moi. C’était le DORECA qui m’avait aidé à surmonter toutes les difficultés que j’avais rencontrées. Je l’avais tenu comme étant ma dernière lueur d’espoir.

Mais il était resté silencieux à mes désirs.

« C’est impossible. Je suis bloqué, » murmurai-je.

« ... »

Je vois... c’est impossible.

Alors, on ne peut rien y faire.

Je m’étais résigné. Si je ne pouvais pas utiliser le DORECA, je ne pouvais pas y faire faire.

J’avais eu quelques regrets... si je devais dire... J’aimerais qu’au moins toutes mes esclaves soient ici avec moi...

Boom !

J’avais senti un choc me traverser le corps.

C’était un choc plus faible que celui de l’orbe noir.

Quoi ? Je me demandais ça quand j’avais vu la déesse me serrer dans ses bras.

« Vous... pourquoi ? » cria-t-elle.

Elle s’était accrochée à moi en tremblant et en secouant la tête.

« Alors, mourrez ensemble, » déclara le Dieu maléfique.

Le Dieu maléfique avait levé la main une fois de plus et j’avais essayé de repousser la déesse.

Puis quelque chose d’étrange s’était produit.

Le sac de la Déesse s’était allumé et soudain mon DORECA avait fait de même.

Ce qui brillait et flottait... était l’ancienne carte de Seiya.

Ma deuxième carte.

La lumière s’était renforcée et elles s’étaient fondues en une seul.

Après que la lumière se soit éteinte... il ne restait plus qu’une carte.

Palladium.

Le nom était apparu subitement dans mes pensées.

***

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