Mushoku Tensei – Tome 4 – Chapitre 8 – Partie 2

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Chapitre 8 : Route de l’épée sacrée

Partie 2

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La route de l’épée sacrée

Il s’agissait d’une route qui traversait la Grande Forêt en ligne droite.

Il y a longtemps, le Saint Royaume de Milis avait créé cette route qui débordait de pouvoirs magiques.

Même si les environs étaient inondés d’eau, seule la route était sèche. De plus, il semblerait qu’aucun monstre ne s’approchera de cette route.

Nous allions nous déplacer dans une charrette que nous avions reçue de la race des Dedorudia.

Ils avaient préparé tout ce dont nous avions besoin pour le voyage.

Charrette + cheval.

Frais de voyage (5 pièces d’or Milis + 5 pièces d’argent Milis).

Nourriture de voyage.

Comme c’était ainsi, même sans retourner à Saint Port, nous devrions pouvoir nous rendre dans la capitale de Milis.

D’accord, partons.

Juste au moment où ce développement se produisait, pour une raison ou une autre, un homme au visage de singe s’était présenté.

« Je me disais qu’il était temps que je retourne à Milis. Juste au bon moment. Emmène-moi aussi. »

Tout en disant cela, Gisu le débutant sauta sur nous sans vergogne et s’était joint à nous.

« Oh, n’est-ce pas Gisu ? »

« Tu vas aussi nous suivre ? »

Il n’y avait eu aucune plainte des deux autres avec moi.

Je me demandais s’il s’agissait d’une de leur connaissance et je le leur avais demandé.

Il semble que quand je ne regardais pas, Gisu préparait correctement le terrain avec ces deux-là.

Il s’était joint à Éris, Tona et Terusena pour leur raconter des histoires intéressantes et il s’était joint à Ruijerd et Gustav pour raconter des histoires du bon vieux temps.

Il semblerait qu’il avait utilisé ses ruses habituelles pour agir selon la nature de quelqu’un et les deux voulaient se rattraper pour cela.

Dans un endroit où je ne pouvais pas le voir.

C’était pourquoi ces deux-là étaient prêts à l’accepter si facilement.

« Très bien, alors partons ! »

En même temps que le cri de Ruijerd, la voiture commença à avancer.

En repensant aux races bestiales qui étaient venues nous voir, Éris pleurait encore en regardant Minitona et les autres, c’était un sentiment un peu émouvant.

Cependant, dans mon cœur, il restait encore quelque chose d’un peu troublant.

C’était la faute de Gisu.

S’il avait voulu venir, ça aurait été bien s’il l’avait dit dès le début.

Même si, dans le fond, il ne se déplaçait pas de façon aussi suspecte que ça.

S’il me l’avait demandé normalement, je n’avais aucune raison de le repousser.

« Hey-hey, senpai. Ne me regarde pas comme ça. »

À l’intérieur d’un chariot se déplaçant à une vitesse fulgurante, je faisais une tête pleine de mécontentement.

Tout en nous faisant un large sourire, Gisu s’approcha de mes oreilles.

« Celui qui a donné un coup de main pour l’amour de Senpai, c’est moi, le sais-tu ? »

Puis, pour une raison quelconque, il avait commencé à parler de quelque chose d’étrange.

Il m’a aidé en amour.

Au bout du compte, ces trois derniers mois, qu’il s’agisse des filles aux oreilles de chien ou de chat, je n’avais pu mettre la main sur aucune d’entre elles.

Il n’y avait pas non plus eu de développement avec Éris.

J’avais fini par mieux m’entendre avec Gyes qu’au départ, mais c’était tout.

C’était ça, l’amour ?

Ne dis pas de bêtises.

Je n’avais pas ce genre d’intérêts.

« Tu m’as aidé en amour, qu’est-ce que tu veux dire ? »

« Je t’ai aidé à rencontrer la Sainte Bête, n’est-ce pas ? »

« Sainte bête ? »

Qu’est-ce que cela signifie ?

J’avais compris.

« Ah. »

C’était... c’était ce type !

Ce type était le coupable !

Qu’est-ce que tu voulais dire par m’avoir aidé en amour ?

J’avais dit que c’était une fausse accusation depuis le début.

Non, plutôt que quelque chose comme ça...

« Comment as-tu réussi à faire sortir la Sainte Bête ? »

« C’est un secret. Après tout, ce sont des idiots. Si tu causes un peu de distraction, alors quelque chose comme le faire sortir peut être fait. »

C’est ce qu’il avait dit avec insouciance et assurance.

Non, c’est-à-dire...

Dangereux, n’est-ce pas ?

Après tout, les gens de la race bestiale étaient extrêmement en colère.

J’avais l’impression que s’ils te trouvaient, ils te déchiquetteraient membre par membre ou quelque chose comme ça.

« Pourquoi as-tu fait quelque chose d’aussi dangereux ? »

« Après tout, tu aimes les chiens, non ? »

« Je t’ai dit que c’était une fausse accusation. »

« Était-ce le cas ? Eh bien, n’est-ce pas bien ? »

C’était ainsi que Gisu, d’un ton léger, l’avait dit en riant de façon frivole.

À ce moment-là, j’étais rempli d’anxiété.

Ce type, se pourrait-il qu’il soit un type très dangereux ?

Je me demandais si ce ne serait pas une mauvaise chose de le laisser partir avec nous en voyage.

« Ruijerd-san. Fais faire demi-tour au chariot. »

« Pourquoi ? »

« Nous devons livrer le criminel qui a laissé sortir la Sainte Bête. »

« Quoi ? Attends, attends ! »

Gisu avait commencé à paniquer et avait essayé de sceller ma bouche.

Cependant, à cause de ce type, j’avais tellement de doutes.

Il était nécessaire de transformer mon cœur en celui d’un démon et de veiller à ce que le châtiment soit reçu ici.

« C’est bon, bizut, je vais t’expliquer les choses correctement. Ils pourraient finir par te jeter nus en prison et te jeter de l’eau froide dessus, mais tu peux endurer ça. »

« Hé, attends  ! Es-tu sérieux ? Écoute bien, celui qui a préparé la voiture, c’est moi, tu sais. Ces types n’avaient pas l’habitude de donner des objets pour s’excuser. C’est pourquoi, pardonne-moi ! »

Le visage de singe était désespéré.

C’était un visage plein de charme.

Ce type n’était pas quelqu’un de mauvais.

C’était quelque chose que j’avais bien compris quand nous étions en prison ensemble.

Ce n’était pas comme s’il laissait sortir la Sainte Bête avec de mauvaises intentions.

Cependant, hmumu...

« Rudeus. »

« Quoi, Ruijerd-san ? »

« Pardonne-lui. »

« Danna ! Comme on pouvait s’y attendre de lui ! J’ai toujours pensé qu’avant, Danna était un bel homme ! »

Vraiment, ce type...

Dans tous les cas,

« Ruijerd-san. Est-ce que c’est bon ? Ce type n’est-il pas un de ces méchants que tu détestes réellement ? »

« Il l’a probablement fait parce qu’il pensait le faire pour ton bien. »

Je ne comprenais pas vraiment ce que Ruijerd utilisait comme base pour son jugement.

C’était bien et c’était mal.

Non, il se pourrait que ce soit le résultat du travail préparatoire de Gisu.

On dirait qu’il l’avait bien fait, ce salaud de singe.

« C’est vrai, c’était comme avec Danna ! Je l’avais fait pour le bien de Senpai ! Je ne pouvais pas imaginer que cela deviendrait un problème sérieux. J’étais peut-être allé un peu trop loin, mais je ne l’ai absolument pas fait pour essayer de causer des problèmes à qui que ce soit ! »

Honnêtement, j’avais une dette envers lui.

Dans cet endroit froid, nu, j’avais reçu de lui son gilet.

Pour ce qui était de la dette, c’était une petite affaire, mais comparée à la race bestiale qui, même en sachant que les accusations étaient fausses, avait continué à douter de moi, il me faisait une bien meilleure impression.

Eh bien, c’était bon.

En fin de compte, ce n’était pas comme si ça dérangeait quelqu’un.

Même les gardes de la race bestiales avaient pu, grâce à cela, apprendre une leçon.

Et c’était ainsi que j’avais été forcé de l’accepter.

« Cela ne me dérange pas que tu viennes, mais bizut, n’as-tu pas peur de la race des Superds ? »

Juste comme ça, je l’avais dit d’une voix que Ruijerd pouvait entendre.

Je me demandais si ce type savait que Ruijerd était un Superd ou pas.

S’il était impliqué dans leurs beuveries quand on était là-bas, il n’aurait pas été étrange pour lui de l’entendre, n’est-ce pas ?

Ce ne serait pas drôle s’il disait soudain après : « La race des Superds, sérieux ? ».

« Eh bien, bien sûr que j’ai peur, puisque j’appartiens aussi à une race magique. Ma peur de la race des Superds commença dès l’enfance, on disait qu’ils allaient me manger. »

« Je vois. Au fait, même si Ruijerd n’en avait pas l’air, c’est bien un Superd. »

Comme je l’avais dit comme ça, Gisu avait rétréci ses yeux.

« Danna est différent. Puisqu’il est après tout le sauveur de ma vie. »

Je me demandais s’il s’était passé quelque chose, alors j’avais envoyé à Ruijerd un signal avec mes yeux, et il avait agité la tête. Il n’en avait aucune idée.

Au moins, il ne semblerait pas qu’il l’ait sauvé ces trois derniers mois.

« Comme prévu, tu ne t’en souviens pas, après tout, c’était il y a 30 ans. »

Tout en disant cela, Gisu commença à raconter l’histoire.

La rencontre, la séparation, le tournant, la scène d’amour, c’était une excellente histoire.

En parlant d’excellente histoire, en voici une. Un bel homme part en voyage, il entend ceci : « S’il te plaît ne pars pas ! ». 100 femmes lui disent « S’il te plaît ne pars pas ». Mais il sent quelque chose qui le tire par derrière, il commence un voyage vers sa ville natale. En chemin, il rencontrera une beauté mystérieuse...

C’était long, donc je vais le résumer en une seule ligne. Quand il était encore un aventurier débutant, à une époque où il avait été attaqué par un monstre et qu’il était sur le point de mourir, il semblerait que Ruijerd l’ait sauvé.

« Eh bien, c’était quelque chose qui s’était passé il y a 30 ans, il n’y avait aucune raison de ressentir une dette particulière. »

« La race des Superds fait peur, mais Danna est différent. »

Le visage de singe l’avait dit comme ça en riant.

Ruijerd avait desserré son expression vide.

J’avais l’impression de comprendre le sens du mot : karma.

N’était-ce pas génial ? Ruijerd.

« Eh bien, je demande à me joindre à vous au moins pour un moment ? Comme compagnons de voyage ? »

Et ainsi, le débutant à la face au singe avait rejoignit « Mort Subite »...

Ce n’était pas comme s’il nous avait rejoints.

Il s’était simplement imposé au moins jusqu’à la prochaine ville.

Selon certains, former un groupe avec quatre personnes, rien de bon n’allait en sortir.

Après avoir évité ces superstitions, il ne semblerait pas qu’ils puissent nous aider vu qu’il avait été lui-même jeté en prison.

Eh bien, s’il n’avait pas l’intention de se joindre à notre groupe, c’était sûrement la meilleure des choses.

De la même façon, le nombre de personnes qui nous accompagnaient avait augmenté d’un.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    Je n'ai pas compris cette histoire de malédiction a 4 + 1 😰

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