Mushoku Tensei – Tome 4 – Chapitre 7 – Partie 4

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Chapitre 7 : Une vie paisible au village de Dorudia

Partie 4

SECONDE PARTIE

~ 1 ~

Deux mois s’étaient écoulés.

Il semblerait que Ruijerd et Gustav s’entendaient bien.

Il se rendait souvent chez les Dedorudia et ils échangeaient des boissons tout en partageant des histoires de leur passé.

C’étaient des histoires assez sanglantes, mais cela les rendait en soi relativement intéressantes.

En tant que race autoproclamée déchaînée, même s’il regrettait d’avoir été si mauvais dans le passé, il en tirait encore une certaine fierté.

Cependant, c’était très probablement des choses qui s’étaient réellement produites.

Après l’avoir écouté un peu, il y avait quelque chose que j’avais compris à propos de la race bestiale.

Race bestiale était un terme général pour nommer les races qui vivaient dans la Grande Forêt.

Parmi elles, il y avait un certain nombre de races qui avaient migré sur le Continent Magique, on les appelait les Races Magiques.

La seule caractéristique physique visible était qu’une partie de leur corps avait une caractéristique animale qui ne ressemblait pas à celle d’un mammifère humain.

De plus, les différentes races avaient des capacités extra-sensorielles uniques.

Dans un sens plus large, des gens comme Nokopara et Bureizu seraient considérés comme étant membre d’une race bestiale, voilà ce que cela signifiait.

Mais même parmi la race bestiale, la race des Dedorudia était une race à part.

C’était une race qui veillait sur la Sainte Bête et sur l’harmonie de toute la forêt. C’était le rôle des Dedorudia.

Il y avait des Dedorudia ressemblant à des chats.

Les Adorudia quant à eux ressemblaient à des chiens.

Ces deux-là étaient les branches principales, il y avait ensuite plusieurs dizaines d’autres types de tribus qui s’étaient dispersés.

Pour ainsi dire, ils étaient les souverains de la Grande Forêt.

Bien qu’on ne puisse pas dire qu’ils agissaient en ce moment comme des souverains, le moment venu, ils deviendront les leaders et ils dirigeront leur peuple.

De plus, la race des oreilles longues et la race des hobbits vivaient également dans la Grande Forêt.

Ils vivaient principalement dans les zones méridionales de la Grande Forêt et n’avaient pas vraiment beaucoup d’interaction avec les races bestiales, mais une fois par an, toutes les races se rassemblaient autour du Grand Sauge et participaient à un festival et une réunion de clans.

Selon Gustav, les races étaient toutes différentes, mais c’étaient toutes des alliées qui vivaient dans la Grande Forêt.

D’ailleurs, la race naine ne vivait pas dans la Grande Forêt, mais encore plus au sud, au pied de la cordillère du Dragon Bleu.

Les dragons bleus volaient partout dans le monde, mais ils revenaient toujours dans la cordillère du Dragon Bleu pour y nicher et élever leurs enfants.

Un peu comme les oiseaux migrateurs.

Bien qu’ils soient différents des oiseaux migrateurs en ce sens qu’ils ne reviennent qu’une fois tous les dix ans environ.

Or, les races bestiales s’étaient toujours engagées dans des guerres, puis ils faisaient la paix avec l’espèce humaine. Il semblerait que ce cycle se répétait.

En ce qui concernait les guerres d’escarmouches, la plus récente remontait à une cinquantaine d’années.

Gustav avait participé à cette guerre et faisait partie d’un groupe de guerriers musclés qui avaient abattu des individus de la race humaine qui s’étaient perdus dans la forêt.

Du moins d’après l’histoire qu’on m’avait racontée.

Eh bien, on dirait que c’était un peu dramatisé, mais en entendre parler du point de vue de la race bestiale était plutôt divertissant.

Afin de rivaliser avec cela, Ruijerd avait sorti sa lance, qu’il avait reçue en héritage.

Une histoire sur la race superd du temps de la guerre de Laplace.

« Récemment, les guerriers ne sont plus du tout fiables. »

« Je comprends aussi, Ruijerd. Le nombre de faibles a augmenté. »

« C’est exact. Quand j’étais jeune, il n’y avait pas un seul homme qui n’était pas splendide. »

Tout à fait d’accord.

Je supposais que c’est la même chose, quel que soit le monde, des choses comme ça.

« C’est tout à fait exact. Gyes est même arrivé à la tête des guerriers, mais il manque encore de jugement. Il est bon pour rassembler les gens, mais s’il était un peu meilleur pour regarder la situation, ce genre de chose ne serait pas arrivé à Rudeus. »

« Non, Rudeus est un guerrier. S’il baisse sa garde en terrain ennemi et se fait prendre, il aurait dû savoir qu’il aurait été fait prisonnier. Malgré tout, il a fini par baisser sa garde. S’il était devenu sérieux, quelqu’un du niveau de Gyes aurait dû être facilement supprimé par lui. C’était la faute de Rudeus. »

Ah, ça faisait mal d’entendre cela.

Ruijerd avait cru en moi et m’avait laissé partir seul.

Pourtant, j’avais fini par me faire prendre facilement.

D’une certaine façon, c’était comme si j’avais trahi sa confiance.

« Cependant, Ruijerd n’est-ce pas un peu cruel ? Même si votre allié a été traité avec cruauté ? »

« Si vous êtes un guerrier, vous assumez la responsabilité des conséquences de vos propres actions. Tout d’abord, Rudeus aurait dû pouvoir s’échapper facilement avec son propre pouvoir ! Je suis content qu’il ait fait confiance à ses alliés, mais ce n’est pas un enfant ! Si vous êtes un guerrier, n’attendez pas que vos alliés viennent vous sauver ! »

Ruijerd, tu as l’air ivre.

Si tu étais pris, tu trouverais un moyen de t’échapper tout seul.

J’aimerais que tu n’attendes pas autant de moi.

Le nombre de choses dont je suis capable est limité, le sais-tu ?

~ 2 ~

C’était douloureux d’écouter tout en étant avec Ruijerd.

Si je m’approchais d’Éris et des autres, alors Gyes me lancerait un regard noir.

Par conséquent, j’avais fini par passer toute mon après-midi dans la solitude.

Je n’avais pas la moindre idée de ce que j’avais besoin de faire, alors j’avais décidé de commencer à pratiquer ma magie.

J’avais contrôlé le courant d’eau qui coulait sur le sol à l’extérieur et j’avais essayé de le geler.

C’était alors que j’avais soudainement pensé à l’idée d’utiliser la magie du vent pour essayer de voler et j’avais décidé de l’essayer.

Cette fois, la raison pour laquelle j’avais été dans l’incapacité de m’enfuir, c’était parce que je ne connaissais pas le chemin du retour.

Si j’avais pu voler dans le ciel, j’aurais pu m’échapper dès le deuxième jour.

Gyes n’aurait pas eu à se prosterner, personne n’aurait eu de mauvais souvenirs, ça aurait été une fin heureuse.

Après y avoir pensé, j’avais quitté le village.

J’avais continué de créer une piste en gelant l’eau qui coulait pendant que je marchais, puis quand j’avais trouvé une zone dégagée, j’avais abattu un arbre à proximité.

Puis, à l’aide de la magie de la terre, j’avais créé une plate-forme de pierre de dix mètres dans toutes les directions.

Cette zone d’entraînement similaire à celle d’un jeu avait été terminée. C’était un peu glissant, donc on ne pouvait pas courir partout, mais ça devrait aller.

« Bien, essayons. »

Pour commencer, j’avais créé une tornade et j’avais regardé ce qui se passait.

Pour faire voler quelqu’un à ce point, ça devrait aller.

Si je me souvenais bien, un vent allant à 100 mètres par seconde devrait convenir.

Je me demandais ce que l’on ressentait à 100 mètres par seconde.

Pour l’instant, j’allais essayer et voir.

« Alakazam ! C’est... une blague ! »

J’avais été projeté en l’air comme une feuille.

Puis j’avais commencé à avoir peur.

Soudainement, j’avais réalisé que j’étais près des nuages.

Je ne savais pas que le corps d’une personne était aussi léger.

Puis j’avais commencé à avoir peur.

J’avais commencé à craindre instinctivement le sol alors que je m’y approchais à une vitesse folle.

J’avais commencé à utiliser ma prévoyance par réflexe.

Après avoir regardé une seconde dans le futur, j’avais fait un courant ascendant avec ma main droite, et j’avais déclenché un certain nombre d’ondes de choc avec ma main gauche pour réduire ma vitesse de chute.

Cependant, je l’avais fait trop tard.

J’avais entendu le bruit d’un certain nombre de branches qui se brisaient lorsque j’étais tombé dans un arbre et finalement j’entendis un éclaboussement lorsque j’avais touché l’eau.

À ce moment-là, tout mon corps avait été battu et j’avais subi des fractures osseuses.

Mon nez saignait de partout, et après avoir avalé de l’eau, j’avais commencé à contrôler les courants.

Avec tout mon corps endolori, et tout en me sentant étourdi, j’avais réussi d’une manière ou d’une autre à lancer l’incantation de guérison.

Peu de temps après, des monstres avaient commencé à apparaître en suivant l’odeur de mon sang.

Il semblerait que l’endroit où j’étais tombé était le nid d’un groupe de lézards de pluie [Lézard de la forêt tropicale].

J’entendais clairement le battement de mon cœur battre tandis que je continuais à vaincre les monstres qui sortaient, les uns après les autres.

Avec ma main droite, j’avais juste continué à geler l’eau environnante en arrêtant leurs mouvements, puis je tirais des projectiles de terre pour détruire leur tête.

Les lézards de la forêt tropicale étaient des monstres de rang C.

Leur vitesse dans l’eau était assez rapide, mais ils n’étaient pas durs à vaincre si je les gelais.

Après les avoir tous vaincus, j’avais commencé à empiler les corps, mais je venais de me rendre compte qu’il faisait déjà nuit dehors, et je ne connaissais pas le chemin du retour.

Je ne savais pas où je me trouvais.

C’était ce qui me mettait mal à l’aise.

Je devais faire quelque chose, d’une façon ou d’une autre.

Le village ne devrait pas être si loin.

J’avais continué à me dire que je devais être calme.

Si ma tête s’échauffait, mon jugement s’émousserait.

Je devais rester CALME, quelle que soit la façon dont vous voyez les choses.

Tout d’abord, j’avais gelé toute l’eau à proximité dans une zone aussi large que possible.

Tout en frissonnant, je n’arrêtais pas d’abaisser la température, en centrant tout sur moi, je n’arrêtais pas d’étendre la glace à l’infini.

En même temps, j’avais créé une boule de feu dans l’air au-dessus de moi.

Utiliser une boule de feu pour réchauffer l’atmosphère tout en gelant l’eau.

Les monstres qui voyaient la lumière viendraient très probablement.

Non, les monstres de la saison des pluies nageaient.

Ils ne viendront probablement pas courir sur la glace.

Ce n’était qu’une heure plus tard que Ruijerd et les autres étaient arrivés.

Il marchait le long de la glace avec les guerriers de la race Dedorudia.

Je m’étais senti soulagé.

Après tout, je me sentais encore un peu tendu d’avoir été négligé dans un endroit que je ne connaissais pas.

« Rudeus, que s’est-il passé ? »

« Juste un peu d’entraînement. »

Je n’avais rien dit sur le fait que j’avais failli mourir.

C’était une démonstration de ma vanité.

« Je vois... C’est la première fois que je te vois devenir sérieux, mais c’est très intense. Quand tout le village a gelé et a été couvert de glace, je me demandais ce qui se passait. »

« Oui-oui... »

« Tous les monstres étaient gelés. »

« Oui, je voulais de l’aide pour les transporter. Je me suis donné à fond pour figer l’environnement. »

« C’est une demande facile. Mais la prochaine fois, fais-le-moi savoir. »

« Ruijerd, si tu es ici, ce ne sera plus un entraînement secret. »

Après avoir dit cela, Ruijerd s’était mis à rire un peu.

Les guerriers de la race bestiale se promenaient dans les environs en regardant les lézards de la forêt tropicale gelés, la tête écrasée et tremblant de peur.

Hmm... Qu’est-ce que vous en dites ?

La viande de lézard des forêts tropicales était assez proche de la viande de poulet.

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