Mushoku Tensei (LN) – Tome 4 – Chapitre 7 – Partie 2

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Chapitre 7 : Urgence incendie

Partie 2

Eh bien, pas tout à fait. J’avais Geese avec moi. Bien qu’il semblait plutôt inutile au niveau des compétences, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit d’une grande aide.

« Hé, il y a un magicien ici ! Il a éteint le feu ! »

« Bordel de merde ! C’est quoi ce bordel !? »

« Tuez-le ! Utilisez notre surnombre et ne le laissez pas incanter ! »

Comme j’étais distrait, des guerriers humains étaient venus me charger dessus, l’un après l’autre.

« Canon de Pierre ! »

J’avais tourné ma main vers eux et je les avais frappés avec mon sort. Un, deux, trois… Oh merde, non seulement ils avaient maintenant un leader, mais leur nombre était écrasant.

« Putain de merde ! Allons-y, alors ! Je ne vous laisserai pas mettre la main sur mon patron ! » Geese cria vaillamment, bien qu’il se retirait progressivement sur le côté. Inutile.

Qu’en était-il de moi ? Devrais-je aussi me replier ? Me demandais-je.

À ce moment précis, une ombre brune vola devant moi.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais merci pour votre aide ! »

Il parlait dans la langue du Dieu Bestial. C’était un homme bête ayant une queue de chien touffue et qui avait déjà dégainé son épée. Il avait abattu l’un des hommes qui venaient vers nous. Son attaque avec son épée avait tranché proprement et avait fait voler la tête de l’humain.

« Nous ne serons pas vaincus par ceux de votre espèce, maintenant que la pluie a nettoyé mon visage et que mon nez fonctionne correctement ! »

Oh, comme c’est héroïquement dit ! Mais cela s’était passé comme il l’avait dit : Tous les hommes bêtes de la région firent un retour en force.

« Petit magicien ! Aidez-nous à rassembler nos guerriers et à reprendre nos enfants ! »

« Compris ! »

L’homme bête devant moi semblait un peu surpris que je puisse répondre dans la langue du Dieu Bestial, mais il hocha la tête vigoureusement et hurla au loin. Plusieurs autres bêtes sautèrent des arbres ou des fourrés pour se joindre à nous. D’autres qui avaient vaincu leurs ennemis s’étaient précipités vers nous en courant.

« Gunther, Gilbad, venez avec moi. Nous allons travailler avec ce magicien pour sauver les enfants. Les autres, protégez cette zone. »

« Woo! »

Ils hochèrent tous la tête et se dispersèrent. J’avais aussi bougé, perdant de vue le guerrier qui s’était d’abord présenté devant moi. Geese m’avait suivi.

Les guerriers couraient en grande partie droit devant sans interruption, levant parfois le nez pour renifler l’air. Si nous rencontrions un humain en chemin, ils le tuaient rapidement.

C’était alors que nous avions entendu un cri strident qui ressemblait à celui d’un chien.

En regardant là-bas, nous avions trouvé un homme bête poussé dans un coin par trois humains. Les humains semblaient jouir de leur avantage numérique injuste, comme des chats qui tourmentaient une souris. Cela signifiait aussi que leur garde était baissée.

J’avais immédiatement assommé l’un d’eux avec un canon de pierre. Le guerrier qui courait à mes côtés sauta en avant et attaqua l’un des autres. Le dernier humain, paniqué par le fait que ses camarades avaient été tués si soudainement, avait été abattu par l’homme bête qu’ils avaient torturé.

« Laklana ! Tu vas bien !? »

« O-Oui, guerrier Gimbal ! Tu m’as sauvée ! »

L’homme bête qui avait été pris au piège était une femme. Une guerrière. À cause de son combat, elle était couverte de blessures.

J’étais sur le point de lui jeter un sort de guérison quand j’avais soudainement réalisé que je la connaissais.

Elle avait également été effrayée quand elle me regarda.

« Gimbal! Ce garçon est… »

« Pas notre ennemi. Il a invoqué la pluie il y a un instant. Il est habillé un peu bizarrement, mais il nous aide. »

« Quoi ? » sursauta-t-elle.

Sa confusion n’était pas seulement due au fait que seul un gilet de fourrure couvrait mon corps nu (ou plutôt à moitié nu). Je la connaissais. Je venais juste de découvrir son nom, mais je connaissais ses seins généreux et ses mains expertes en cuisine. C’était elle qui avait gardé notre cellule.

Son regard passa de Gimbal à moi, son visage devenant pâle. Elle s’était probablement souvenue du mauvais traitement qu’elle m’avait infligé et s’était rendu compte de l’erreur qu’elle avait commise.

Ne t’inquiète pas. Je ne t’en veux pas vraiment. Il arrive que les gens ne se comprennent pas bien et commettent des erreurs. Je suis Rudeus, l’éclairé et compatissant !, pensai-je.

Cela mis à part, elle avait besoin de me laisser lui jeter un sort de guérison sur elle.

Elle avait l’air en conflit alors que je m’apprétais à la guérir, se demandant ce qu’elle devait faire, si elle devait s’excuser ou non.

Avant que j’aie pu finir de la guérir, Gimbal cria : « Laklana, tu dois rentrer et garder la Bête Sacrée ! »

« D’accord… ! »

Elle ne m’avait pas remercié. Il semblerait pourtant qu’elle avait quelque chose à dire, même si elle avait suivi les ordres de Gimbal et s’était mise à courir au loin.

Notre poursuite continua. Nous avions ainsi quitté le village et nous étions entrés dans la forêt. À ce moment-là, un des guerriers m’avait laissé monter sur son dos parce que j’étais trop lent. De cette position, j’étais devenu une machine à lancer des canons de pierre.

Équipement d’épaule : Rudeus.

Une pièce d’équipement qui, en rencontrant un ennemi, détournera toute attaque en utilisant l’Oeil de la Clairvoyance, et abattra aussi automatiquement les ennemis.

Certes, j’avais mis assez de puissance pour assommer ces hommes, mais l’homme bête pouvait donner le coup de grâce si nécessaire.

« C’est le dernier ! »

Le dernier humain s’était arrêté au moment où nous l’avions rattrapé, larguant sa cargaison pour qu’il puisse dégainer son épée. La cargaison était un jeune garçon ayant un sac sur la tête et les mains liées derrière lui. À en juger par la mollesse avec laquelle il était tombé au sol, il était probablement déjà inconscient. L’homme s’agenouilla à ses côtés et mit une épée au cou de l’enfant. Un otage, hein ?

« Grrrrrr… ! »

Gimbal et les autres hommes bêtes grognèrent et encerclèrent le guerrier, maintenant leur distance.

L’homme semblait imperturbable en scrutant la scène, jusqu’à ce que ses yeux tombent enfin sur moi.

« Maître du chenil, qu’est-ce que tu fous ici ? »

J’avais reconnu son visage barbu. C’était Gallus. L’homme qui avait fait traverser la mer à Ruijerd pour moi, celui qui nous avait confié un travail. Celui qui travaillait pour cette organisation de contrebande.

« Eh bien, il s’est passé beaucoup de choses… et toi, Monsieur Gallus, pourquoi es-tu ici ? »

« Pourquoi ? C’était mon plan depuis le début. »

Gimbal et les autres nous regardèrent tous les deux, se demandant si nous étions des connaissances ou des camarades.

Je ne voulais pas vraiment en parler ici, mais je ne pouvais pas non plus me taire.

« Que veux-tu dire par là ? »

Gallus me répondit tout en crachant.

« Je n’ai pas besoin de te le dire. »

Eh bien, c’était vrai. Mais c’était un peu bizarre.

« C’est toi qui nous as demandé de sauver les enfants des hommes bêtes. Tu as dit que cela pourrait te causer des ennuis à l’avenir. Mais tu les kidnappes… alors quelles sont exactement tes intentions ? »

Gallus sourit et regarda autour de lui. Même s’il était entouré de trois guerriers hommes bêtes, de moi et de Geese, il semblait toujours détendu.

« Oui, les gosses étaient une chose, mais s’ils enlevaient aussi la bête sacrée de Doldia, ça nous attirerait vraiment des ennuis. »

Apparemment, ce chiot était le problème. J’aurais aimé qu’il le dise depuis le début. Il aurait pu au moins me dire de relâcher le chien.

« Je pensais qu’on avait un bon plan. On avait bien chronométré et divulgué des informations à la bande de guerriers de Doldia pour que vous vous rencontriez. Puis, pendant que le Superd les massacrait tous, nous nous faufilions, attaquions leur village et volions le reste de leurs enfants. »

« … »

« Il serait trop tard pour que leurs guerriers réalisent qu’il y a eu une attaque sur le village. Une fois la saison des pluies arrivée, ils seraient incapables de bouger et n’auraient plus qu’à pleurer pour s’endormir la nuit puisqu’ils ne pourraient pas nous pourchasser. »

Pendant la saison des pluies, la plupart des gens ne pouvaient pas quitter le village. Les contrebandiers avaient dû penser qu’ils pouvaient arrêter leurs poursuivants en choisissant le bon moment.

« Tu t’y prends de manière très indirecte », avais-je dit.

« Je te l’ai dit, nous ne sommes pas une organisation unie. Je ne peux pas laisser mes camarades me devancer. »

Comme c’était vulgaire. Il avait prévu de faire libérer les esclaves de ses camarades, puis il vendrait les siens. Il obtiendrait ainsi un énorme profit alors qu’ils n’obtiendraient même pas un sou. Son rang s’élèverait tandis que celui de ses camarades ayant échoué s’effondrerait. Après avoir soigneusement semé ses graines, Gallus en récoltait les fruits.

« Le sais-tu, maître du chenil ? Ces gamins Doldia se vendent à un prix exceptionnellement élevé. Une famille noble perverse du royaume Asura les adore et ces types paieront beaucoup d’argent pour eux. »

Ah, oui. Je crois savoir de quelle famille il parlait.

« Ça ne s’est pas exactement passé comme prévu, mais ton Superd a gardé le groupe de guerriers Doldia attaché au Porc Zant. Alors, pourquoi es-tu ici ? »

« J’ai tout fait foirer et je me suis fait prendre. »

« Ah ouais, alors pourquoi ne te joins-tu pas à moi ? »

À ces mots, Gimbal tourna son regard vers moi. Il semblait comprendre la langue des hommes jusqu’à un certain point, et il me regardait avec méfiance. J’aurais vraiment préféré qu’il ne fasse pas ça.

« Monsieur Gallus… Désolé, mais quand je sauve des enfants, je ne suis pas le maître de chenil Ruijerd. Je suis Ruijerd de la tribu superd. Et Ruijerd ne pardonne jamais ceux qui veulent vendre des enfants comme esclaves. »

« Hah, donc la Dead End aime faire semblant d’être du côté de la justice, hein ? »

« C’est ce que j’aimerais que les gens croient. »

Les négociations avaient échoué.

Gallus garda son épée sur le cou de l’enfant alors qu’il se tenait debout. Il jeta un coup d’œil autour de Gimbal et de ses hommes, qui essayaient d’encercler Gallus, et gloussa.

« Je vois… Eh bien, Maître du chenil, tu as fait une erreur. »

Je viens de te dire que je ne suis pas le maître du chenil, je suis Ruijerd, pensais-je en me prenant la tête.

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