Mushoku Tensei (LN) – Tome 3 – Bonus 1 - Partie 1

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Bonus : La Princesse d’Asura et l’Ange des Miracles

Partie 1

La capitale du royaume d’Asura, Ars, était la ville la plus grande et la plus peuplée du monde.

Un palais blanc se trouvait au centre de cette grande ville, souvent considérée comme le plus beau du monde.

C’était le siège du pouvoir, le « Palais d’Argent ».

Malgré son extérieur impeccable, l’intérieur du palais était en proie à de multiples intrigues de palais.

Il n’y avait entre les nobles que des mensonges, de la tromperie et de l’exploitation mutuelle, du petit matin au plus profond de la nuit.

Cela avait atteint le point où personne ne ferait confiance à personne dans le palais.

La catastrophe de la téléportation de la région de Fittoa avait eu un impact important dans cette lutte politique.

C’était l’histoire de l’origine de cette lutte.

◇ ◇ ◇

Outre les résidences pour la famille royale, le Palais d’Argent contenait également de nombreux jardins botaniques.

Une collection de fleurs rouges de toutes les variétés, la roseraie.

Une collection de fleurs noires de toutes les variétés, le jardin des pivoines.

Une collection de fleurs bleues de toutes les variétés, le jardin Hydrangea.

Et aussi, une collection de fleurs blanches de toutes les variétés, communément appelées le « Jardin du Lis Blanc ».

Le Jardin du Lis Blanc était le lieu favori d’un individu particulier.

Cette personne était Ariel Anemoi Asura, la deuxième princesse du royaume d’Asura.

Née de la première épouse, d’une beauté sans égale, elle avait hérité de sa belle allure et de ses cheveux blond doré. De son père, le roi, elle avait hérité de ce que l’on disait être la plus belle voix de l’histoire. En tant qu’enfant, elle était déjà remplie de charisme et avait l’appui des citoyens de la capitale, qui l’avaient acclamée comme la plus belle princesse.

Cette princesse avait l’habitude de passer trois fois par jour à l’heure du thé au Jardin du Lis Blanc.

La princesse était toujours assise à une table blanche dans le Jardin du Lis Blanc, profitant tranquillement de son thé avec son chevalier servant et le magicien qui montait la garde.

Sa silhouette adorable et attrayante touchait la corde sensible des hommes et des femmes.

Comme une fée dans les contes de fées, c’était une existence au-delà de la compréhension et du reproche.

Bien sûr, quand la princesse appréciait le jardin de lis blanc, personne ne l’approchait.

Personne n’avait partagé un verre avec elle.

La princesse était assise là, seule, échangeant seulement des mots brefs avec ses gardes pendant le thé de l’après-midi.

Son chevalier servant était un gentleman tout aussi fringant, un compliment suffisant à la belle princesse.

Avec des cheveux clairsemés, des lignes de mâchoire ciselées, un nez haut, des traits du visage bien définis.

Son nom, Luke Notus Greyrat.

C’était le deuxième fils de Philemon Notos Greyrat, l’un des quatre grands seigneurs du pays. C’était un jeune chevalier capable, fringant, de rang intermédiaire dans le style du Dieu de l’épée.

Tous les nobles jeunes le connaissaient.

Il n’avait pas encore quinze ans, mais il parlait déjà dans les cercles de discussion féminins, capable de divertir et de capturer le cœur d’une fille.

C’était le garçon le plus populaire de sa génération.

A contrario, le magicien gardien était plus âgé.

Un peu plus vieux peut-être, mais honnêtement, il était à peine un adulte, 16 ans, peut-être 17 ans tout au plus.

Bien que pas aussi fringant que Luke, il est bel homme. Un peu mince, mais il était également assez mignon.

Il avait un tempérament unique à son égard, qui complétait bien les deux canons qui lui étaient attachés et rendait le trio encore plus irréprochable. Il s’appelait Derrick Redbat.

C’était le troisième fils de la célèbre maison Redbat, un magicien de haut rang originaire de l’académie magique d’Asura.

Quels étaient les sujets de leur conversation?

C’était un sujet populaire de spéculation par les jeunes du château, mais personne ne l’avait jamais découvert.

Aujourd’hui aussi, ces trois personnes étaient venues au Jardin du Lis Blanc, profitant d’une conversation régulière.

« … Alors, de quelle couleur était-ce? »

La voix d’Ariel résonna dans le paisible jardin.

Sa voix était si belle, qu’elle avait été décrite comme apparentée aux « mélodies des cloches d’argent. »

« D’un rose brillant… avec une teinte d’orange. »

Debout devant la beauté, de l’autre côté de la table, Luke parla d’une voix nette.

Un peu tranchante, sa voix n’avait pas encore mué, mais cela sonnait déjà bien et c’était plaisant, un partenaire idéal à son standing.

« … »

Le magicien gardien Derrick avait écouté en silence.

Son visage était un peu sombre, alors qu’il s’efforçait de suivre la conversation.

« Je préfère plutôt les porcelaines blanches, de préférence avec un pic de cerisier brillant. »

« Mais Lady Ariel, qu’est-ce qui n’allait pas avec cette petite concavité au centre? »

« Quoi, Luke? Tu aimes les avoir inversés? »

En voyant la surprise d’Ariel, Luke répondit calmement.

« Eh bien, je les aime énormément, c’est tout. La façon dont le reste apparaît n’a que peu de conséquences pour moi. »

« Soupir… Luke manque d’expertise. »

Ariel ne put que soupirer et Luke haussa les épaules en réponse.

Alors, de quoi parlaient ces deux personnes?

« Ok, et Sarisha, la nouvelle femme de chambre? »

« Timide et sensible, plutôt sympa. »

De rien en particulier.

Luke ne faisait que rapporter la couleur des seins qu’il avait récemment capturés.

« Vraiment… ? Dans ce cas, je dois trouver un moyen de la faire entrer dans ma chambre. »

« Comme tu veux, dois-je te donner un coup de main? »

« Vraiment? Es-tu donc prêt à jeter la personne avec laquelle tu viens de coucher ? »

« Uniquement parce que les seins de Sarisha sont un peu en dessous de ce que j’attendais. »

Ariel et Luke.

Malgré leur extérieur policé, les deux étaient extrêmement lubriques et vulgaires.

Une multitude de femmes de chambre et de filles nobles dans le palais étaient déjà tombées dans leurs mains perverties.

« On ne peut pas dire que l’intimidation de jolies filles m’excitait tellement. Je parie que Sarisha fait le son le plus séduisant. »

Seuls quelques-uns dans le palais étaient dans le secret, mais Ariel était une bête sadique qui dévorait hommes et femmes.

Tous les nobles du royaume d’Asura avaient comme point commun leurs perversions extrêmes, Ariel n’était pas une exception.

Mais Luke ne partageait pas son extrémisme, il aimait simplement les gros seins.

Avec leur apparence et leur réputation de façade, ils avaient vécu une vie d’hédonisme dans ce palais de l’intrigue.

Fondamentalement, leurs loisirs n’étaient pas particulièrement hors de portée pour les aristocraties d’Asura.

Au contraire, un grand nombre de nobles avaient des perversions encore plus odieuses.

Durant ces 400 ans d’histoire, le royaume Asura avait été une terre qui n’avait connu ni famine ni guerre. Au fil du temps, c’était devenu un lieu où la capacité de manipuler les autres était un symbole de statut.

Ariel et Luke étaient peut-être jeunes, mais ils avaient déjà acquis ce noble goût.

Jusque-là —

« Lady Ariel, Luke, cette sorte de plaisir libertin… Est-ce correct? »

Derrick était un homme de bon sens.

La famille Redbat était de noblesse moyenne pour cette région, donc largement déconnectée de la décadence au sein du palais.

Alors, comment avait-il fini par supporter le lourd fardeau de « Garde Magique de la Seconde Princesse »? C’était uniquement dû à ses notes exemplaires à l’Académie magique. Un noble avec une magie avancée était d’une grande valeur.

« Luke… Tu devrais vraiment passer plus de temps à apprendre des compétences appropriées pour un noble. »

« C’est vrai, Luke. Pourquoi es-tu toujours comme ça? Tu ferais mieux d’apprendre à lire les sautes d’humeur d’une fille, sinon tu ne seras plus aussi populaire. »

Leur réfutation rabaissante ne fit que faire soupirer Derrick.

« Non, Lady Ariel. Un jour, vous serez une figure importante du royaume d’Asura. Puis-je vous rappeler que de telles plaisanteries et perversions vulgaires sont indignes de votre rang. »

C’était au tour d’Ariel de soupirer alors qu’elle entendait le discours de Derrick.

« Hé, Derrick. Tu n’arrêtes pas de dire cela, mais je ne suis toujours qu’une deuxième princesse. »

« En effet, votre position est élevée dans l’ordre de succession et une future candidate au trône. »

« J’ai dans tous les cas deux frères aînés au-dessus de moi et une sœur. Ma sœur aînée a été mariée, mais mes frères luttaient déjà désespérément pour le trône. Tant qu’ils sont présents, être Reine est impossible pour moi. »

« Non, vous êtes l’enfant de la première épouse, et vous seule avez le droit au trône. »

« Du calme, Derrick. »

Ariel ordonna à Derrick de se taire.

« Si ton discours a atteint l’oreille de mes frères et qu’ils envoient des assassins. Alors quoi? Il y a déjà de plus en plus de nobles cherchant des avantages à mes côtés… »

« Tant que Lady Ariel aura la volonté de se battre, je serai plus qu’heureux de sacrifier ma vie contre des assassins, le cas échéant. »

« Derrick, ces mots effrayants ne devraient pas être prononcés. Je sais bien ce que tu as espéré pour moi… Même si ces mots devaient me persuader, qui dit que tu ne m’abandonneras pas au premier signe de trouble? »

« Quoi… ! »

Les yeux de Derrick s’écarquillèrent.

Son corps entier était secoué de rage, son visage était solennel et ses poings étaient serrés.

« Écoute-moi, Derrick. Je n’ai pas besoin d’être Reine. Je suis déjà satisfaite. L’heure du thé dans le jardin et une vie insouciante me suffisent. De toute façon, j’ai peu de chance contre mes frères aînés. Compte tenu des circonstances, il serait insensé de m’impliquer dans la course au trône de mes frères. »

Ariel savait déjà où Derrick voulait en venir.

Même si elle avait rang dans l’ordre de succession, que ce soit en âge ou en alliés ses partisans étaient inférieurs à ceux de ses frères. Les chances de victoire étaient minces. Au contraire, le geste sage était de renoncer au trône maintenant et de profiter simplement de la vie. Même sans le trône, en tant que princesse du premier royaume mondial, elle profiterait du luxe.

« Oubliez ça… »

Incapable de nouer le nœud dans son cœur, mais pouvant offrir peu de répit, Derrick avait quitté la scène avec ces mots.

Ariel et Luke haussèrent les épaules en le regardant partir, avant de revenir rapidement à leur sujet : les couleurs des tétons des dames du palais.

◇ ◇ ◇

Mais Derrick n’avait pas abandonné son devoir de garde magique.

Il se rendait simplement aux toilettes.

Derrick et Luke étaient tous les deux responsables de la sécurité d’Ariel, mais étant humains, ils devaient également faire leur besoin naturel. Donc, lorsque cela était nécessaire, on en informait l’autre et on finissait rapidement. En fin de compte, dans ce monde comme dans l’autre, le moment le plus vulnérable pour les hommes était quand ils étaient moins protégés.

Bien que provocante sur le plan sexuel, Ariel n’avait aucune inclination pour quelqu’un, et elle préférait certainement ne pas dégrader son thé avec de telles ordures.

Ainsi, Derrick en avait profité pour réfléchir en privé.

« Soupir… »

Il s’était rappelé leur conversation précédente.

Ariel semblait totalement indifférent au trône.

Malgré cela, Derrick souhaitait toujours qu’Ariel monte sur le trône.

Ce n’était pas que Derrick était convaincu que les autres frères d’Ariel, le premier et le second prince, n’étaient absolument pas qualifiés pour le trône. Ils pourraient certainement perpétuer l’héritage de leur glorieux prédécesseur.

Mais ça ne suffira pas.

Si l’un des princes devenait roi, le royaume d’Asura continuerait à pourrir de l’intérieur. Les mauvaises querelles politiques entre les aristocraties resteraient un frein aux progrès du pays. Peut-être que cela pourrait créer une opportunité à d’autres nations pour intervenir.

Le royaume d’Asura était un pays qui n’avait jamais connu la famine.

Cette croyance était bien ancrée, indépendamment de la corruption de l’aristocratie, et qu’importe la paysannerie, tant que ses citoyens n’auraient jamais faim. Mais au lieu de cela, le mécontentement s’était construit et ce n’était plus qu’une question de temps avant que l’on ne vienne pour en profiter, en agitant le sceptre d’une rébellion ou même d’une guerre civile.

Le pays était resté bloqué.

Bien sûr, la magie et la technologie avaient toutes deux progressé. Mais au sud, le royaume du Roi Dragon les avait déjà dépassés en technologie et, au nord, le royaume magique de Trifecta les avait déjà dépassés en magie. Tandis que le royaume d’Asura détenait toujours un avantage considérable sur d’autres régions, cet avantage pourrait-il durer cent ans... Non, même pas cinquante ans.

Le royaume du roi dragon dans le sud avait toujours regardé avidement ces terres abondantes du royaume d’Asura.

L’actuel royaume d’Asura, apparemment sécurisé à sa frontière par les chaînes de montagnes, ne craignait pas les invasions. Mais dans cinquante ans? Si le royaume du Roi Dragon le plus avancé technologiquement devait l’envahir, alors que se passerait-il? Et si le royaume magique de Trifecta, plus avancé en magie, allait également attaquer lors d’une invasion conjointe au nord?

« Si c’était Lady Ariel, elle pourrait faire quelque chose… »

Derrick croyait qu’Ariel avait la capacité de sortir le royaume de ce marasme.

Il s’était souvenu de sa première rencontre avec Ariel.

Il y avait plusieurs années, lors d’un banquet organisé par le roi lui-même.

À l’époque, Derrick venait de terminer ses études à l’académie de magie. Bien qu’il n’avait pas obtenu son diplôme avec les notes maximales, il avait quand même obtenu une très bonne note. Il avait déjà été décidé qu’il rejoindrait la guilde de magie du royaume d’Asura dans quelques mois.

Derrick savait, tout en étant capable, qu’il n’était pas un magicien extraordinaire.

À ce moment, une petite fille adorable était apparue devant lui.

À cette époque, Ariel n’avait pas encore atteint sa maturité, mais participait simplement au banquet en tant qu’invité d’honneur.

Bien que jeune, ses félicitations avaient été brillamment faites, dépassant même la moyenne par son intellect.

Par la suite, alors qu’il se préparait pour le travail à la guilde, son père lui avait suggéré : « le poste de garde magique de la seconde princesse est vacant, n’y place pas tes espoirs, mais veux-tu que je te recommande? » Sans aucun doute, il avait accepté l’offre.

Ariel était aussi une femme ambitieuse. Même si, en apparence, elle se contentait de boire du thé durant la journée et de batifoler avec les femmes de nuit, elle développait en fait sa personnalité et ses cercles sociaux, travaillant dur pour s’améliorer.

Si Ariel montait sur le trône et mettait tout son cœur à renforcer la nation, alors le Royaume d’Asura pourrait certainement progresser. En fin de compte, même obtenir la domination complète sur le continent central ne serait pas un simple rêve.

Parce qu’en fin de compte, Ariel exerçait un charisme inégalé.

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