Mushoku Tensei (LN) – Tome 2 – Chapitre 5 – Partie 3

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Chapitre 5 : Le jeune Maître a 10 ans

Partie 3

À la fin de la fête, j’avais invité Ghislaine et Éris dans ma chambre. En vérité, j’avais l’intention d’inviter que Ghislaine, mais Éris était avec elle, alors j’avais aussi étendu l’invitation à Éris.

L’estomac d’Éris grogna quand elle vit la table pleine de nourriture. Elle devait être trop excitée et nerveuse pendant la fête pour manger quoi que ce soit.

Je m’étais mis à rire avant de sortir du vin bon marché que j’avais acheté en ville et que j’avais caché dans les profondeurs de ma commode. C’était pour Ghislaine, mais Éris voulait aussi en boire, alors j’en avais versé trois tasses. On cogna nos verres, puis on avait bu. L’âge légal pour consommer de l’alcool dans ce pays était de 15 ans, mais nous l’ignorions aujourd’hui. C’était bien de faire quelque chose de hors-la-loi de temps en temps.

Après avoir avalé mon dernier verre, quelque chose m’était venu à l’esprit. J’étais resté debout. « C’est le moment idéal pour mon cadeau », avais-je annoncé, tout en récupérant deux baguettes d’une étagère à côté de mon lit.

« Quoi ? Qu’est-ce que c’est ? »

« Je suppose qu’on peut appeler ça un cadeau d’anniversaire. »

« Sérieusement ? Je préférerais en avoir un comme ça. »

Éris m’avait montré les différentes répliques miniatures que j’avais faites récemment en pratiquant ma magie de Terre. Il y avait un dragon, un bateau et même une figurine de Sylphie alignés.

Je ne voulais pas me vanter, mais dans ma vie antérieure, dans ma vingtaine, j’avais vraiment aimé les figurines et les modèles en plastique. J’avais même fait un atelier en carton pour pouvoir les peindre à un moment donné. Malheureusement, les matériaux coûtaient très cher dans ce monde, et il n’y avait pas de peinture en bombe, alors elles n’étaient pas peintes. C’était quand même amusant, et j’adorais faire les pièces et les assembler. Elles étaient donc assez détaillées, même si c’était des créations d’amateurs.

J’avais vendu ma première figurine Roxy à l’échelle 1/8 à un colporteur pour une pièce d’or. Il était probablement en train de voyager à travers le monde en ce moment. Eh bien, laissons cela de côté.

« Selon mon maître, un professeur de magie devrait présenter une baguette à son apprenti. Je ne savais pas comment en faire une, et je n’avais pas l’argent pour acheter le matériel, donc il est un peu tard, mais j’espère que vous allez les prendre. »

Dès que Ghislaine entendit cela, elle s’était levée et avait posé respectueusement un genou devant moi. Ah, je savais ce que c’était. C’était la pose utilisée par un disciple du style du Dieu de l’épée pour rendre hommage à son maître.

« Oui, Maître Rudeus. Je l’accepterai avec plaisir. »

« Bien. »

Elle s’était présentée si humblement que j’avais dû la lui transmettre avec le plus de respect possible.

Elle la regardait avec bonheur.

« Maintenant, je peux m’appeler magicienne, non ? »

Ah, c’était donc de ça qu’il s’agissait ? Elle allait se nommer magicienne ? Roxy et moi n’en avions jamais parlé, mais… non. C’était juste un objet pour montrer que vous aviez commencé les leçons et rien de plus. Pourriez-vous vraiment vous appeler un magicien si vous aviez seulement commencé à apprendre la magie ? Hmm. Il me semblait que mon maître ne me l’avait pas suffisamment expliqué.

« Euh, alors Éris, c’est cela que tu veux ? »

J’avais essayé d’alléger l’ambiance en lui présentant la figurine de Sylphie, mais elle avait juste secoué la tête.

« Non ! Ça, je veux cette baguette ! »

« Très bien, la voilà. »

Elle me l’arracha des mains. Puis, comme si elle se souvenait de l’humilité avec laquelle Ghislaine s’était présentée, elle s’était corrigée et l’avait respectueusement prise à deux mains.

« Merci, Maître Rudeus. »

« Oui, assure-toi d’en prendre soin. »

Éris jeta un regard significatif sur Ghislaine.

De quoi s’agit-il ? Me demandais-je.

Ghislaine s’était figée un moment avant de détourner le regard.

« Je suis désolée, mais il n’y a pas une telle coutume dans ma race. Je n’ai rien du tout. »

C’était donc ça, Éris espérait un cadeau d’anniversaire.

Éris se retira sur le canapé, l’air déçu. Peut-être que dans ce monde les employés n’offraient pas de cadeaux à leurs employeurs, mais je me sentais quand même mal pour Éris, car elle n’avait rien reçu. Elle aimait Ghislaine et la voyait presque comme une grande sœur. Je pourrais au moins l’aider.

« Ghislaine. Tu n’as pas besoin de lui donner quoi que ce soit de spécial. Juste quelque chose que tu portes habituellement sur toi, quelque chose qu’elle pourrait considérer comme un talisman. Quelque chose comme ça. »

« Hm. »

Elle réfléchit un instant, puis retira l’une des bagues de son doigt. C’était une bague en bois, très usée avec des égratignures partout. Elle reflétait une légère lumière verdâtre. Je n’étais pas sûr si c’était dû à un moulage magique ou simplement à la matière dont elle était faite.

« Cette bague est un talisman transmis dans mon clan. Ils disent que ça protège le porteur de toute attaque de mauvais loups nocturne. »

« Puis-je vraiment l’avoir ? »

« Oui. Ce n’est que de la superstition. »

Éris le lui avait pris nerveusement. Après l’avoir glissé sur son majeur droit, elle avait serré les deux mains contre sa poitrine. « Je m’en occuperai bien. » Elle avait l’air encore plus heureuse que quand je lui avais donné cette baguette.

J’avais l’impression d’avoir perdu contre Ghislaine. Eh bien, c’était une bague. Éris était une fille, non ? C’était donc logique.

Quelque chose m’avait harcelé, alors j’avais exprimé mes soupçons.

« Superstition ? Ça veut dire que tu as été attaqué par des loups ? »

Ghislaine me fit une expression troublée.

« Oui. Il faisait si chaud que je n’arrivais pas à dormir cette nuit-là. Alors Paul m’a invitée à prendre une douche et… »

« J’ai changé d’avis, ça suffit. Je sais déjà ce qui se passera après ça. »

Il n’y avait rien à ajouter. Si nous poursuivions cette conversation, cela ne ferait qu’empirer ma réputation. Maudit soit ce Paul. Il se mettait toujours sur mon chemin.

« D’accord. Je ne veux pas demander de détails sur toi et mon père. »

« Ça m’a l’air bien. D’accord, mangeons, alors. La nourriture est froide, mais piochons dedans quand même. Et oublions toute la relation maître-apprenti pour l’instant. »

Et c’était ainsi que le dixième anniversaire d’Éris s’était terminé sans encombre.

◇ ◇ ◇

Quand je m’étais réveillé le lendemain, Éris était juste à côté de moi. Elle avait une personnalité si féroce, mais son visage endormi était si détendu et adorable.

« Wôw. »

Oh non, est-ce que je viens de perdre ma virginité !?

Bien sûr que non ! Je pouvais encore me souvenir clairement de ce qui s’était passé. Au milieu de la fête hier soir, Éris s’était endormie, alors elle s’était allongée sur mon lit. C’était à ce moment-là que Ghislaine avait dit qu’elle partait tout en me laissant Éris. Elle retourna dans sa propre chambre.

J’avais pensé que je pourrais lui jouer un tour.

Mais Éris dormait heureuse, serrant la baguette que je lui avais donnée sur sa poitrine avec la bague de Ghislaine à son doigt. Le méchant loup s’était retiré.

« On dirait que ton petit talisman a un certain effet, après tout », chuchotais-je.

Je glissais hors du lit sans perturber son repos.

Il était encore tôt le matin. Si vous regardiez dehors, vous verriez le ciel qui commençait à peine à s’éclaircir, mais tout était encore sombre. J’aurais pu rester et regarder Éris dormir, mais elle me frapperait probablement quand elle se réveillera. Au lieu de cela, j’avais décidé de faire une promenade. Je quittais donc mon lit et je sortis de la chambre sur la pointe des pieds.

« Allons-y. »

J’avais commencé à me demander où aller quand j’avais traversé les couloirs froids. Les portes du manoir ne s’ouvriront que plus tard dans la matinée, je ne pouvais donc pas sortir. Il n’y avait pas beaucoup d’options.

J’avais appris la disposition générale du manoir l’année où j’étais arrivé ici, mais il y avait encore beaucoup d’endroits où je n’étais jamais allé. Par exemple, la seule tour pour laquelle on m’avait dit de ne jamais approcher piqua mon intérêt. Je pourrais peut-être mettre la main sur quelque chose de bien, comme des sous-vêtements qui sèchent à l’ombre.

Avec cette pensée, je montais les escaliers jusqu’au dernier étage du manoir. Là, j’avais erré sans but jusqu’à ce que je trouve enfin des escaliers en colimaçon intéressants. Ça devait être l’entrée de cette tour. On m’avait dit de ne pas m’en approcher, mais hier, c’était l’anniversaire d’Éris. J’avais décidé que cela signifiait que je pouvais enfreindre les règles pour aujourd’hui. J’avais commencé à grimper.

La hauteur extérieure de la tour correspondait au nombre de marches qui s’enroulaient à l’intérieur. J’avais fait le tour, le tour, le tour et le tour en montant tellement de marches que je ne pouvais plus les compter. C’était alors que j’avais entendu une voix d’en haut.

« Miaou, miaou. »

J’entendis une voix séduisante qui ressemblait presque à celle d’un chat en chaleur. J’avais essayé de faire taire mes pas en grimpant le reste de l’escalier sur la pointe des pieds.

Au sommet, j’avais trouvé Sauros. Il était à l’intérieur d’une pièce si petite qu’à peine une seule personne pouvait entrer. Il s’occupait d’une des servantes aux oreilles de chat.

C’était pour ça qu’ils m’avaient dit de ne pas venir ici.

« Hm ? »

Sauros avait remarqué que j’étais là après avoir bien regardé.

La bonne m’avait remarqué avant lui. Cela semblait même l’exciter. Une fois l’acte terminé, la fille aux oreilles de chat m’avait frôlé en descendant les escaliers.

« Rudeus, hein ? »

La voix de Sauros était douce et calme. C’était différent de son comportement habituel.

Le mode du vieil homme sage.

« Oui, Seigneur Sauros. Bonjour. »

Il m’arrêta d’un geste lorsque j’avais déplacé ma main vers ma poitrine et que j’avais essayé de m’incliner.

« C’est assez. Pourquoi es-tu venu ici ? »

« Il y avait des escaliers, alors je les ai pris. »

« Aimes-tu les endroits élevés ? », demanda-t-il.

« Oui. »

Bien que si je regardais par la fenêtre, mes jambes gèleraient probablement. Aimer les endroits élevés et être en accord avec eux étaient deux choses très différentes. Même si j’avais conquis le monde entier et construit la plus haute tour jamais construite, j’aurais toujours ma chambre au dernier étage.

« Alors, qu’est-ce que vous faisiez ici ? », avais-je demandé.

« J’étais en train de prier ce joyau là-bas. »

Huh.

Cette maison avait une façon terriblement dégénérée de prier, mais je n’allais pas dire ça. Même si Sauros semblait normalement si strict, il faisait toujours partie de la famille Greyrat. Toutes les pommes viennent du même arbre.

« Quel joyau ? »

J’avais regardé par la fenêtre en saillie et je vis une unique pierre précieuse rouge planer dans le ciel. C’était peut-être la lumière, mais on aurait dit que quelque chose bougeait à l’intérieur. C’était incroyable. Flottait-elle là par magie ?

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Je ne sais pas. »

Il secoua la tête.

« Je l’ai trouvé il y a trois ans. Mais ce n’est rien de bien méchant. »

« Comment pouvez-vous dire ça ? »

« Il valait mieux voir les choses comme ça. »

J’ai compris, il avait raison. La gemme était hors de portée. Se convaincre soi-même que c’était quelque chose de mauvais n’aurait qu’un impact négatif sur sa santé mentale. Mieux valait plutôt penser que c’était quelque chose de bien et prier pour lui.

J’avais aussi prié.

« Rudeus, je vais faire une longue promenade. Viendras-tu ? »

« J’en serais honoré. »

Le vieil homme venait tout juste d’utiliser son arme, pour ainsi dire, mais il était encore énergique. Il était apparemment prêt à passer du temps avec moi aujourd’hui puisqu’il n’avait pas d’autres projets. « Yay ! » était probablement ce que j’aurais dû dire, mais tout ça avait l’air épuisant.

« Au fait », avais-je commencé à demander.

« Quoi ? »

« N’avez-vous pas de femme ? »

J’avais entendu un bruit de craquement. Quand j’avais réalisé que c’était Sauros qui grinçait des dents, un frisson m’a parcouru la colonne vertébrale.

« Elle est morte. »

« Oh, je vois. Je suis vraiment désolé d’entendre ça. »

Il s’était tellement bien amusé avec la fille aux oreilles de chat que je lui avais rappelé quelque chose de désagréable.

Dans ce cas, il valait mieux que je ne demande pas non plus si Éris avait des frères et sœurs.

« Très bien, alors allons-y. »

« D’accord. »

Aujourd’hui était un de nos jours de congé. Demain, Éris devra travailler dur à nouveau.

◇ ◇ ◇

NOM : Éris B. Greyrat

OCCUPATION : Petite-fille du seigneur féodal de Fittoa.

PERSONNALITÉ : Un peu, violente

FAIS : Écoutes proprement

LECTURE/ÉCRITURE : Pratiquement parfaite en lecture

ARITHMÉTIQUE : Peut faire des nombres jusqu’à 99

MAGIE : Peut incanter presque tous les chants basiques.

ESCRIME : Style du Dieu de l’épée — Niveau Intermédiaire

ETIQUETTE : Assez habile pour ne pas se mettre dans l’embarras lors d’une fête

LES GENS QU’ELLE APPRÉCIE : Grand-père, Ghislaine, Rudeus

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