Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 9 – Chapitre 2 – Partie 3

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Chapitre 2 : Les errances d’un Grand Duc

Partie 3

« Ooh... »

« Alors, ce sont les nôtres… ? »

Yae et Hilde émirent des bruits joyeux en regardant les deux Frame Gears qui se trouvaient devant elles.

L’un d’eux était grand et violet, ressemblant un peu à un samouraï. Il était basé sur l’aspect de l’armure japonaise traditionnelle, avec un croissant de lune sur son casque. Le casque ressemblait à celui porté par Date Masamune, un chef de guerre légendaire de l’ère Sengoku. Le Frame Gear lui-même était équipé d’un odachi monté à la taille, et d’un wakizashi. Ces deux lames traditionnelles japonaises correspondaient au style de Yae. Il y avait également des propulseurs sur ses jambes pour une plus grande mobilité.

J’avais également équipé son Frame Gear de capacité magique avec l’enchantement [Accélération], permettant ainsi des vitesses incroyables. Elle pouvait se précipiter sur le champ de bataille et couper les ennemis en lambeaux avec une précision sans limites.

Ce qui lui manquait en matière de défense, elle le compensait largement par sa puissance et son agilité. Les lames de Phrasium lui permettaient de couper tout ce qui bougeait.

C’était le Frame Gear de Yae. Je l’avais baptisée Schwertleite.

Ensuite, il y avait le Frame Gear orange. C’était plutôt un chevalier en armure traditionnelle, principalement orange, mais avec des décorations noires. Il portait un énorme bouclier et une puissante épée longue. Si celui de Yae était basé sur la vitesse, alors celui d’Hilde était basé sur la défense.

Il avait ce qui ressemblait presque à une nageoire dorsale sur le dos. La nageoire se transformait en un énorme sabre pour les batailles d’urgence contre les Constructions Hautes. J’avais utilisé la [Modélisation] pour m’assurer qu’elle pouvait s’étendre jusqu’à presque trois fois sa longueur.

C’était le Frame Gear personnel de Hilde. Je l’avais appelée Siegrune.

 

 

Les deux filles montèrent à bord de leurs Frame Gears et commencèrent à tester différentes fonctions. Elles avaient fait pivoter leur épée, couru et s’étaient assurées que tout était opérationnel.

« La vitesse de réaction est bien meilleure qu’à l’intérieur du Baron Chevalier, c’est… C’est comme si je bougeais mon propre corps. »

« La force est aussi bien au-delà… Maintenant, je sais que je serai capable de combattre une Construction Haute ! »

« Ne vous avancez pas trop, maintenant. N’oubliez pas que l’ennemi peut avoir toutes sortes de cartes dans ses manches. Votre plus grande arme est de vous préparée au pire. »

Ces nouveaux Frame Gears étaient loin d’être inarrêtables. Je voulais m’assurer que les Frame Gears de Yae et Hilde pourraient résister à l’attaque du faisceau d’énergie que j’avais vue deux fois, mais je n’étais pas entièrement convaincu qu’elles seraient capables de résister à quelque chose comme ça.

Nous avions cependant consolidé nos données. Et j’espérais que nous en aurions assez pour rendre le Frame Gear de Sue capable de cet exploit défensif.

Nous avions terminé les essais sur le terrain pour Siegrune et Schwertleite, nous étions ensuite retournés au château. Après cela, j’avais rencontré Sakura et Kougyoku. Nous étions allés à la Lune d’argent pour retrouver la fille. Un employé de la Lune d’argent était passé pour nous dire que l’elfe noire s’était enfin réveillée.

On nous avait dit qu’elle était complètement guérie et qu’elle ne présentait plus aucune anomalie. Elle avait même bien mangé. J’avais quand même décidé que je devrais aller la voir pour en être certain.

J’avais frappé à la porte et j’étais entré dans la chambre pour trouver Sakura assise sur une chaise, et la petite elfe sombre assise bien droite dans son lit.

Dès que Sakura nous avait présentés et expliqué qui nous étions, la jeune elfe noire était immédiatement sortie du lit et s’était inclinée de tout son corps sur le sol.

Hé, hé ! C’est un peu excessif !

« Je n’ai pas de mots pour vous transmettre la gratitude présente dans mon cœur. Jamais de ma vie je n’ai cru que je rencontrerais l’un de vos agents, et encore moins que je serais guéri par lui. Si vous m’acceptez, moi, Spica Frennel, je m’engage à servir votre maison pour la vie. »

Attendez, sérieusement ? ! C’est beaucoup trop ! Bien que je suppose que je t’ai sauvé la vie, alors peut-être que c’est normal…

« Honnêtement, ce n’est vraiment pas nécessaire… Tu n’as pas besoin de t’inquiéter autant. Je suis juste content que tu aies été guérie. Si tu veux, je peux te ramener à Xenoahs. »

J’y étais allé brièvement, même si ce n’était que dans le ciel. Ouvrir une [Porte] ne serait pas un problème.

« Non… Je… n’ai pas de place dans ce pays. En fait, j’espérais trouver un emploi dans ce pays. Il est difficile pour les gens de mon espèce de trouver du travail dans d’autres nations, c’est pourquoi je suis venue ici. »

Elle avait ri avec ironie après avoir parlé. Je m’étais demandé si elle avait une raison de ne pas rentrer chez elle. D’après ce que j’avais compris, les elfes noirs étaient pour la plupart des nobles distingués à Xenoah.

« Du travail, hein… ? À quoi es-tu bonne ? »

« À Xenoahs, j’étais membre de l’armée et j’effectuais également du travail de garde du corps privé à l’occasion. Si possible, j’aimerais trouver un travail similaire à Brunhild… »

Une garde du corps, hein ? Ça veut dire qu’elle est assez spéciale. Ce n’est pas n’importe qui peut devenir garde du corps. Elle a certainement les manières d’un soldat. Mais ça me rend encore plus curieux : pourquoi ne veut-elle pas y retourner ? C’est une criminelle ou quelque chose comme ça… ? Non, ça ne peut pas être ça.

« Grand Duc… On ne peut pas l’engager ? »

« Hm ? Ah… Ce n’est pas comme si elle ne pouvait pas rejoindre notre ordre de chevaliers, mais… »

Il était assez rare de voir Sakura aussi énergique à propos de quelque chose. C’était le genre de fille qui faisait les choses à son propre rythme, il était donc logique qu’elle ait des intérêts particuliers. Spica regarda vers moi.

« Il semblerait que j’ai demandé l’impossible, n’est-ce pas… ? »

« Eh bien, peut-être… pourrais-tu rejoindre notre ordre de chevaliers en tant que débutant ? Il n’y a personne ici qui a besoin d’être gardé en ce moment. Les salaires ne seront pas très élevés, mais ils seront stables. Qu’est-ce que tu en penses ? »

« J’accepte. Je deviendrai votre force, Votre Altesse. »

Spica me regardait droit dans les yeux avec une détermination stoïque dans sa voix. Ses yeux étaient aussi illuminés par la confiance et la force qu’ils portaient.

« Très bien. Pour l’instant, nous allons te faire passer le test de base. Après tout, je ne peux pas t’engager sur le champ. C’est une décision collégiale. »

« Bien sûr. Merci. »

Elle inclina la tête une fois de plus.

Très bien, allez… Assez de courbettes.

« … Je suis contente. »

« Comme moi ! Merci beaucoup, Lady Sakura. »

« A-Ah… Je ne suis que Sakura… »

« Hm ? Mais vous êtes une fiancée du Grand-Duc… Je ne pourrais jamais parler de vous avec autant de désinvolture. »

Non non non noooon. Non. Ce n’est pas ça. Rien de tout ça. Non monsieur. Je sais que j’ai beaucoup de fiancées, mais elle n’en fait pas partie !

J’avais expliqué la situation de Sakura, et Spica hocha lentement la tête.

« Pardonnez-moi… Je n’étais pas au courant. Une perte de mémoire, c’est ça ? Je suis vraiment désolée, ça doit être une expérience douloureuse pour vous. »

« Pas du tout. En fait, ce pays est plutôt sympa… Beaucoup de bonnes choses se passent ici. Toi aussi, tu vas aimer ça, Spica. J’en suis certaine. »

Sakura prononça ses mots comme s’ils n’étaient pas importants. Spica semblait perplexe au début, mais son expression s’était peu à peu transformée en un sourire. On aurait presque dit qu’elle ressentait quelque chose de personnel et de précieux.

« Une fois, quelqu’un d’autre m’avait dit quelque chose de très similaire… Lady Sakura, vous êtes une personne merveilleuse, merci… Vous me rappelez en fait une fille que j’ai connue un jour. »

« Je ne suis pas une dame. »

« Mes excuses, mais vous êtes une dame honorable qui m’a sauvée la vie. Si j’oubliais la dette de gratitude que je vous dois, je ternirais mon honneur. Même si l’honneur de ma famille est maintenant tombé dans la boue, je… »

Spica avait soudainement fermé la bouche. Elle avait mis sa main contre la bouche comme si elle en avait trop dit.

Il me semblait que quelque chose s’était passé dans le royaume des démons qui avait terni son nom de famille. Mais j’avais négligé de lui demander des informations complémentaires.

Son corps était en bon état, alors j’avais décidé de l’emmener vers Yumina. La première chose que nous avions faite après nous être assurés qu’elle était en bonne santé était de faire évaluer son caractère par les Yeux Mystiques.

J’avais ouvert une [Porte] qui nous avait emmenés dans la cour du château. Spica n’avait jamais voyagé comme ça auparavant, celle-ci regarda autour d’elle avec émerveillement. Je l’ignorais alors complètement et je demandais à Kougyoku d’appeler Yumina.

Après un peu d’attente, Yumina était arrivée. Spica s’était immédiatement prostrée par respect. Yumina n’était pas seulement ma fiancée, elle était aussi la princesse de Belfast, alors j’avais décidé de ne pas paniquer. C’était une preuve de respect standard.

« S’il te plaît, lève-toi. Tu es Spica ? »

« Effectivement. »

Spica s’était levée et regarda directement dans les yeux de Yumina. Après un moment de silence partagé entre les deux femmes, Yumina avait souri.

 

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4 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.
    Une autre femme bien énergique dit donc, je me demande si il aura que 9 femmes.
    Après tout c'est pas comme si le docteur Babylone avait vue toute sa vie.

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