Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 9 – Chapitre 1 – Partie 5

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Chapitre 1 : Rhapsodie Roadmarienne

Partie 5

« Voici. Un lance-pieu. »

« Wôw, c’est énorme, monsieur ! Mais qu’est-ce que c’est ? »

Ni Rosetta ni Monica ne pouvaient lire ma langue maternelle, alors j’avais fait un résumé approximatif tout en coupant quelques détails. Après tout, elles ne comprendraient pas si je parlais d’anime ou de jeux de mon ancien monde.

« C’est donc une arme qui tire une pointe aiguisée à grande vitesse… ? »

« Oui. Elze peut briser l’armure principale avec son coup de poing, puis frapper le point vital en utilisant le lance-pieu. Pensez-vous que nous pourrions faire une version compacte et l’adapter aux poignets ? »

« C’est très curieux… Nous aimons ça, mais nous n’avons pas assez de poudre à canon pour que cela soit réutilisable, donc nous devrions compter sur la magie pour le faire fonctionner… Ça couvrira totalement le dos de la main ainsi que le poignet. Mais si on veut, on peut le faire avec du Phrasium, il sera super puissant. Je crois qu’il sera difficile à construire. »

Cela ne me dérangeait pas vraiment de couvrir le poignet et la main, car de toute façon, ce serait surtout du cristal. De plus, nous ne gaspillerions pas de ressources. Ce serait bien mieux que d’utiliser du Phrasium pour des balles ou des projectiles que nous ne pourrions pas récupérer.

« Quand même, monsieur ! C’est une arme assez folle ! D’où vous vient cette idée ? »

« Ah, eh bien… Ne t’inquiète pas pour ça… »

« Tsk... »

Je n’avais en fait dit à personne que je venais d’un autre monde. Sa Sainteté le Pape et Phyllis connaissaient le Dieu Tout-Puissant, mais rien d’autre.

Je devais aussi évaluer si les gens me croiraient ou non. J’avais commencé à penser que j’aurais probablement dû le dire à Yumina, Elze et aux autres filles… et probablement aux gynoïdes de Babylone.

Hmph… Même en dehors de mes fiancées et des filles de Babylone, il y a quelques personnes qui devraient savoir. Je devrais probablement organiser une réunion et leur dire la vérité rapidement.

« D’accord ! On va vraiment faire cette arme nommée lance-pieu ! Rassemblez-vous, les gars ! »

Monica avait commencé à lancer des ordres aux différents minibots. Ils écoutèrent son explication et firent des petits signes de tête de temps en temps.

« Cette arme va être aussi sauvage que possible, monsieur ! »

« Ça me va. Après tout, le lance-pieu n’est qu’une autre partie du rêve de tout homme. »

« Homme… ? Dame Elze est une femme, monsieur ! »

Gah ! Bon sang… C’est vrai. Ainsi, le Flamboyant Frame Gear d’Elze était finalement né. Je l’avais appelée Gerhilde, d’après un des mythes des Valkyries de Norse.

◇ ◇ ◇

« Comment te sens-tu ? »

« C’est un peu déséquilibré, mais cela n’entrave que très peu le mouvement. Il est bien plus facile à déplacer que le Chevalier noir. »

Elze pilotait Gerhilde, son nouveau Frame Gear.

L’armure de Gerhilde était recouverte de Phrasium. J’avais décidé de ne pas l’utiliser sur tout le Frame Gear, car elle aurait été à l’intérieur d’un mécha transparent, et ses alliés auraient eu du mal à la voir. J’avais déjà essayé de peindre par-dessus, mais c’était gênant et ça ne marchait pas très bien, y compris [Modelage]. La peinture s’était juste un peu mélangée avec le matériau et cela donna un rendu dégoûtant. [Modelage] était après tout un sort de transformation, pas de fusion. J’avais ainsi pensé que cela aurait bien mieux marché si la peinture avait été faite avec le même matériau que la base.

De toute façon, Gerhilde était un titan blindé à plusieurs couches. Son cramoisi profond était clairement visible sous l’éclat du phrasium sur le dessus de l’armure de base.

« Haaah ! »

Gerhilde brisa une énorme falaise rocheuse, la réduisant en miettes en un instant. Au même moment, le lance-pieu s’envola juste au-dessus du poignet, le faisant voler en éclats plus loin.

Juste après avoir brisé l’un des rochers détachés, le lance-pieu avait été soigneusement remis dans son étui.

« Oui, le lance-pieu fonctionne bien. Il tire partout où je vise. Je pourrais probablement détruire une construction intermédiaire d’un seul coup avec ce truc. »

Une certaine phrase m’était venue à l’esprit en regardant Gerhilde. Flotte comme un papillon, pique comme une abeille. C’était un Frame Gear conçu pour tuer instantanément. Gerhilde était une force avec laquelle il fallait certainement compter. Naturellement, il était bien au-delà de la vitesse et de la puissance des chevaliers barons.

« Accélération ! »

La magie déborda des coutures de l’armure multicouches de Gerhilde, apparaissant comme une lumière rouge. On aurait presque dit un gros avion cramoisi se préparant à décoller.

Gerhilde était imprégné de magie de fortification et devint encore plus rapide. Il avait hâtivement détruit ce qui restait de la paroi rocheuse.

« Alors ? Comment ça se passe ? »

« Ça me coûte une énorme quantité de magie et d’endurance… Probablement parce qu’elle recouvre tout, et pas seulement moi. Il pourrait être difficile d’utiliser beaucoup de magie ici. »

Dans l’ensemble, il semblerait que ses performances soient à la hauteur de mes attentes. Elze avait désactivé son sort, et la lumière rouge de Gerhilde s’était éteinte.

« Maître, monsieur ! J’ai fini de rassembler les données. »

Rosetta me contacta. Elle avait suivi la situation depuis Babylone. Le but de cet essai était de rassembler des données sur Gerhilde. Il ne restait plus qu’à faire quelques ajustements de dernière minute.

« Très bien, tout est fini. Merci mille fois, Elze. »

La trappe du Gerhilde s’était ouverte et Elze en était sortie.

« Nous y voilà, Elze. Le tien est le premier des nouveaux Frame Gears. »

« Pour qui fabriques-tu des Frame Gears ? »

« Avant tout, je veux donner la priorité aux Frame Gears orientés vers le combat. Yae et Hilde sont probablement les prochaines. Elles sont toutes deux expertes en sabre et ont des styles similaires. »

Yae excellait dans les tactiques offensives, tandis que Hilde se distinguait vraiment par son style défensif. Gerhilde avait fini par être assez difficile à mettre au point, mais ces deux-là ne seraient pas les Frame Gears les plus difficiles à fabriquer.

Alors que je réfléchissais à ce que je devais concevoir, un message télépathique était arrivé de Kougyoku.

{Mon seigneur. Nous avons un message du gouverneur des Hauts Plateaux de Roadmare.}

{Oh ? Qu’est-ce qu’il y a ? La province centrale nous a finalement donné la permission de nous déployer ?}

{Non, elle a besoin de notre aide. Nous avons été informés que la province centrale est en proie à des troubles. Plusieurs golems de bois blindés ont été vus entrain de se déchaîner dans la région…}

{Attendez, quoi !?}

Des Golems blindés ? Comme ceux faits par ce type bizarre, Bowman… !? Pourquoi diable se déchaînent-ils ? ! Plus important, pourquoi aujourd’hui !? Les Phases doivent arriver en masse demain ! J’avais frénétiquement renvoyé Gerhilde au Hangar et j’étais retourné à mon château.

J’avais donné un Miroir de Portail à Audrey en cas d’urgence. J’étais vraiment heureux d’avoir pris cette décision à ce moment-là. Même s’il ne permettait de faire passer que des lettres, c’était toujours une communication en temps réel.

D’après ce qu’on m’avait dit, un certain nombre de Golems sévissaient dans la province centrale. La raison de l’attaque n’était cependant pas connue.

« Nous devons y aller, maintenant. Elze, te sens-tu prête à emmener Gerhilde pour une vraie bataille ? »

« Ça me paraît bien ! Les ennemis ne sont que des versions blindées de ces crétins de la Taille, non ? C’est du gâteau. »

Elle semblait confiante, ce qui était bon à entendre. Elze et moi nous étions précipités vers la capitale de la province centrale pour la voir de plus près.

« Oh seigneur… »

Les beaux bâtiments de style baroque étaient en morceaux. Les gens couraient et criaient dans toutes les directions.

Il y avait des feux partout, accompagnés de panaches de fumée noire. Plusieurs Golems massifs erraient, frappant de leurs poings tout ce qui se trouvait sur leur chemin. C’était un peu comme un film de monstres à l’ancienne en action.

« Ne peut-on pas les envoyer ailleurs !? »

« Dans quel endroit ? ! Ils feraient des ravages dans n’importe quel endroit où je les enverrais ! »

J’avais rejeté la suggestion d’Elze. De toute évidence, je ne pouvais pas les envoyer à Brunhild. J’aurais pu les envoyer dans l’océan, mais j’avais le sentiment que ça ne les tuerait pas. Je ne voulais pas non plus en perdre la trace. Mais le fond d’un volcan ne serait pas une mauvaise idée.

Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas laisser le carnage continuer. J’avais décidé de les envoyer dans les plaines voisines. Je ne voulais pas que la ville soit encore plus dévastée.

J’avais sorti mon smartphone pour lancer une recherche. Il y en avait douze au total. Une bonne douzaine de ces salauds. Je les avais tous déplacés immédiatement dans les plaines. Les golems avaient disparu en un instant, ne rasant plus la ville.

Cela nous ferait au moins gagner du temps. Il suffisait d’aller dans les plaines afin de les réduire en miettes.

« Votre Altesse ! Grand-Duc ! »

Je m’étais retourné pour répondre à la voix soudaine, et j’avais trouvé Audrey qui courait vers moi sur les marches du palais. Limit, son chevalier, n’était pas loin derrière.

« Gouverneur, que se passe-t-il exactement ici ? Pourquoi les golems deviennent-ils fous ? »

« Nous avons perdu le contrôle. Le docteur Bowman était si frustré par le fait que vos Frame Gears étaient meilleurs que ces golems qu’il a fait quelques modifications non autorisées et imprudentes. Mais ce faisant, il a activé leur mode berserk ! Ils sont complètement fous ! »

Mais à quoi pensait cet idiot !? Bon sang, pourquoi a-t-il fait ça !?

« Où est Bowman maintenant ? »

« Personne ne sait. Le Doge le cherche partout, mais je crains qu’il ne soit mort lors de l’attaque initiale. »

J’avais ouvert l’application cartographique de mon smartphone et j’avais cherché Bowman. Le fait qu’il soit mort ou vivant n’avait pas beaucoup d’importance pour moi. Une épingle rouge était tombée sur la carte, indiquant sa position. Je m’étais demandé où cela se situait exactement.

« Il est juste là. On dirait qu’il est vivant. »

« Pourquoi c’est… un ancien entrepôt ! Que fait-il là… ? G-Gah ! Pour l’instant… Limit, allez l’arrêter ! »

« Oui, madame ! » Limit et ses chevaliers s’étaient lancés en direction de l’emplacement de Bowman.

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4 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.
    Il manque jamais d’emmerdeur dans les pire moment.
    Au passage ils ont pas encore donnés l'autorisation avec l'attaque prévue pour le lendemain, c'est de la vrai politique !

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