Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Interlude 2 – Partie 2

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Interlude 2 : Les dés sont jetés

Partie 2

Après lui avoir jeté un regard douteux, le modèle 3D du Dr Babylon continua à parler, comme on pouvait s’y attendre.

« Mais si vous perdez, je vous dépouillerai de tous vos vêtements comme punition. Et quand je dis tous vos vêtements, cela comprend vos sous-vêtements ! »

« Ugh, tu es la pire !! »

Tout le monde fit entendre sa voix à l’unisson, faisant écho au roulement du dé.

En d’autres termes, si nous n’atteignons pas le but en trois heures, nous serions virés d’ici les fesses à l’air ?

« Quoi !? Es-tu sûr que c’est vraiment le Dr Babylon ? »

« J’en ai bien peur… »

J’avais donné à une Lu enragée, la froide et dure vérité. Je ne pourrais pas vous dire combien de fois j’avais pensé exactement la même chose. La doctoresse était le genre de personne capricieuse, qui suivait ses impulsions, même si elles étaient stupides. Le fait qu’elle était un génie n’avait fait qu’empirer les choses. Elle avait dû être un casse-tête pour tout le monde autour d’elle.

« Maintenant, que les jeux commencent. On se voit dans trois heures. »

Le modèle 3D aérien du médecin disparut et une matrice de la même taille que celle dans laquelle nous avions été aspirés était tombée sur le sol.

Et au même moment, le temps restant apparu à côté de la carte, le compte à rebours venait de commencer.

« Qu’est-ce qu’on fait ? »

« On fait ce qu’on a à faire, ou bien, va-t-on se retrouver tout nu ? »

« Ce ne serait pas un problème s’il n’y avait que nous, mais… »

Yae, Elze et Hilde me jetèrent un coup d’œil. Eh bien, oui. Je savais exactement ce qu’elles allaient dire.

« Chéri, tu ne penses pas faire exprès de perdre, n’est-ce pas ? »

« … Non… Bien sûr que non… »

« Tu as hésité tout à l’heure. »

« Tu viens de détourner le regard. »

Au moment où j’avais répondu à la question de Leen, Yumina et Lu m’avaient immédiatement abattu avec leur double regard de princesse. Laisse tomber, Touya. Laisse ça glisser.

Évidemment, je n’avais pas l’intention d’entraver les autres… mais je devais admettre que je pensais que si on perdait, nous serions perdus. Même si on sortait à poil, j’aurais juste besoin de [Mosaïque] pour nous couvrir.

« Uhm… le temps passe… »

Linze attira l’attention de tout le monde sur le minuteur de la carte. Nous avions déjà perdu trois minutes.

« Pas bon. On ne peut pas perdre de temps si l’on ne veut pas se faire virer nus. »

« De toute façon, on doit juste rouler ce dé, pas vrai ? Prêt ? »

Sue jeta le dé géant. Il avait rebondi deux ou trois fois en roulant. Il avait atterri sur le trois.

« Ah, les marques sur la carte… »

La marque de l’étoile sur la ligne de départ commença à avancer sur la carte. Je supposais que c’était pour nous montrer sur quelle case nous étions censés atterrir. Et bien sûr, la marque de l’étoile s’était arrêtée exactement trois cases plus loin.

L’instant d’après, le dé avait disparu et notre environnement s’était transformé en forêt.

« Chasser cinq oiseaux sylvestres… ? »

J’avais lu à haute voix le texte écrit dans la case sur lequel nous nous étions arrêtés, et juste à temps, un certain nombre d’oiseaux aux ailes argentées s’étaient mis à hurler dans les arbres.

« Je suppose que ce sont des oiseaux sylvestres ? »

« Sont-ils réels ? », demanda dubitativement Yumina en regardant les oiseaux d’argent qui voltigeaient dans le ciel.

Je pensais que c’était probablement des modèles 3 D... ou une sorte de magie d’invocation, mais…

« Quoi qu’il en soit, suivons les instructions. »

J’avais dégainé mon Brunhild en mode Pistolet et j’avais mis mon regard sur les oiseaux d’argent qui voltigeaient dans l’air.

J’avais tiré deux fois. Pew, pew ! Le premier coup rata. Le deuxième toucha l’oiseau, mais au lieu de tomber au sol, celui-ci s’était évanoui inopinément dans les airs. J’avais pourtant tiré des balles normales. Ce n’était pas des balles magiques, juste de vieilles balles ordinaires.

« Je suppose que ce ne sont juste que des modèles. On dirait qu’ils sont prêts à disparaître une fois qu’ils étaient touchés. »

« Touya, si tu me le permets. »

Yumina sortit le Colt Army Model 1860 que j’avais fait pour elle de sa bague [Stockage] et se mit à les viser. J’avais modifié le canon et la poignée du pistolet pour le rendre plus facile à tenir pour Yumina, ce qui le rendait très différent du modèle original.

Yumina appuya rapidement sur la gâchette à plusieurs reprises, anéantissant trois oiseaux en argent pendant qu’ils volaient. Incroyable.

Yumina, avec son œil vif, avait aussi abattu le dernier oiseau.

Et en même temps, un carillon retentit et le dé géant réapparut sur le sol.

« On dirait qu’on a satisfait aux exigences. »

« Je suppose que ça veut dire qu’elle veut que l’on continue. »

J’avais hoché la tête à Linze.

Lancez le dé et faites ce qui est écrit sur la case où vous atterrissez. Effacez les exigences et vous pouvez avancer. Exactement comme un jeu de l’oie. Sauf qu’on n’avait pas d’adversaire, donc on ne pouvait pas passer son tour pour se détendre.

« Qui sera le prochain ? », demanda Sue en ramassant le dé. Je n’étais pas sûr qu’il importait de savoir qui avait lancé le dé, mais nous avions décidé d’un ordre. Elze était la suivante à lancer le dé.

« Qu’est-ce qui est écrit sur les prochaines cases ? »

« Voyons voir… Chantez une chanson, Avancez de deux cases, Riez pendant une minute entière, Faites mille pompes, Parlez comme un chat, Portez la perruque fournie… Rien de tout ça n’a l’air bon. »

Lu fronça les sourcils en lisant la carte. Oui, pour vous ce n’est qu’un docteur. « Avancez de deux cases. » menait tout droit à « Faites mille pompes. ». C’est tout simplement cruel.

« Eh bien, je vais donc lancer le dé. »

Elze avait jeté le dé en glapissant. Le dé tomba au sol et s’arrêta sur le six.

« Yay! » Elze leva son poing en l’air. Elle s’était rendu compte qu’un plus grand nombre signifiait atteindre l’objectif plus rapidement. Ce qui était vraiment génial, mais…

L’indicateur de carte passait rythmiquement les cases une par une.

Une fois que l’indicateur s’arrêta sur la sixième case, notre environnement changea une fois de plus. Et une fois de plus, le dé avait disparu.

Nous étions cette fois dans la loge d’un château. Des étagères de vêtements nous entouraient.

Les murs de chaque côté n’étaient faits que de miroir, et il y avait un bureau au centre de la pièce. Une boîte avec un grand trou découpé dans la partie supérieure se trouvait au sommet. Il y avait quelque chose d’écrit sur le côté de la boîte en face de nous.

« Les instructions sur la case disent de porter les perruques désignées… Mais je ne vois aucune perruque nulle part. »

« Ils sont peut-être dans la boîte ? Y a-t-il au moins quelque chose d’écrit dessus. »

« Voyons voir. Toute personne doit mettre sa main dans la boîte et porter ce qu’elle choisit. Attendez, cela signifie-t-il que nous devons aussi le faire ? »

Leen avait lu les mots sur la boîte, un soupçon d’incrédulité s’insinuant dans sa voix. Elle s’attendait à ce que seule la personne qui avait lancé le dé ait à participer, mais il semblerait que c’était quelque chose que nous ferions tous. Il semblerait que nous partagerions nos destins pendant toute la durée de ce jeu.

« Eh bien… nous pourrions aussi bien le faire dans l’ordre du lancer de dé. Elze, tu es la première. »

« Hein, moi !? »

Bien que le trou soit assez large, nous ne pouvions pas voir à l’intérieur de la boîte. Il devait y avoir une sorte d’effet magique ou quelque chose pour cacher son contenu.

Elze avait timidement mis sa main dans la boîte. Elle attrapa quelque chose et le sortit.

À première vue, cela semblait être un chapeau noir sans bord, mais…

« C’est une perruque ? »

« Peut-être… qu’il se passera quelque chose si tu la mets ? »

Elze hésita à mettre le chapeau à la demande de sa jeune sœur. Une seconde plus tard, sa coiffure se transforma.

Je vois maintenant. Voilà comment ça marche. Heh.

“Ahahahahahaha ! Pas possible ! Je suis désolé, Elze, c’est trop bien !!”

“Quoi !?”

Je ne pouvais pas m’empêcher de rire. La perruque avait transformé la coiffure d’Elze en coupe courte. Je ne savais pas comment elle avait réussi à faire disparaître ses longs cheveux, mais c’était le cas. La magie de l’illusion, peut-être ? Bahahaha, je ris trop pour penser correctement ! Les autres s’étaient toutes détournés, faisant de leur mieux pour cacher leur rire.

Confuse, Elze s’était tournée vers un des miroirs pour voir à quoi elle ressemblait.

« Sérieusement !? »

Elze cria en voyant son reflet.

Elle essaya d’enlever la perruque de sa tête, mais elle semblait collée. Je me doutais que sa coiffure resterait ainsi jusqu’à ce que nous relancions les dés, ou jusqu’à ce qu’un certain temps s’écoule.

« Bon sang ! Dépêchez-vous de sortir aussi vos perruques ! Touya, tu es le prochain ! »

« Attends, je suis le prochain !? »

Poussé par Elze, je mis ma main dans la boîte et j’en sortis un chapeau en or. Cela… a l’air flashy.

« Dépêche-toi de le mettre ! »

« D’accord, d’accord… » Je m’étais retourné et je mis le chapeau. Quand je m’étais retourné, tout le monde éclata de rire. Quel genre de coiffure m’avait donné cette perruque ? J’avais regardé dans le miroir et je vis deux nattes blondes qui me regardaient fixement en arrière. Vous vous moquez de moi…

« Maintenant, nous sommes assortis, Chéri. Heh. »

Leen s’avança derrière moi et me tapa sur l’épaule. Ce n’était pas le genre d’assortiment que je voulais !

« Oh, peu importe ! Tout le monde, dépêchez-vous de prendre vos perruques pour qu’on puisse partir d’ici ! Qui est la prochaine !? »

En essayant de cacher ma gêne, je précipitais les autres vers l’avant. Tout le monde s’était retrouvé avec une coiffure ridicule. Linze avait des bouclettes, Yumina avait une coiffure afro, Lu avait des dreadlocks, Leen avait une pompadour, Yae avait un mohawk, Hilde avait une crinière de lion et Sue avait l’air à moitié chauve.

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