Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Interlude 1 – Partie 2

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Interlude 1 : L’épreuve des Fées

Partie 2

« Cet endroit s’appelle la forêt perdue. On dit que tu seras perdu à jamais si tu ne peux pas lire le cœur de la forêt. Ce n’est qu’une tâche insignifiante pour nous les fées, mais un simple humain peut-il aller dans cette forêt et en sortir ? »

Elle croisa les bras et me regarda avec arrogance.

Nous étions dans une forêt au sud de Mismede, près de la mer des arbres.

La forêt était un territoire qui appartenait à la tribu des fées.

Parce qu’il était facile pour les étrangers de se perdre, Éris était suffisante et très sûre d’elle. À moins de se lier à la forêt ou d’avoir l’aide d’une fée, ils ne pourraient pas s’échapper.

En fait, il était interdit d’y entrer pour des raisons de sécurité publique.

« As-tu la frousse ? Ça ne me dérange pas si tu veux t’arrêter ici. En échange, je ne veux plus jamais te voir près de Mlle Leen. »

« Éris, ça suffit. »

Leen soupira face à la provocation d’Éris. Une fois de plus, l’ours en peluche, Paula, haussa les épaules avec résignation.

« J’y vais si c’est ce que tu veux. Comment veux-tu que ça se passe ? »

« Il y a un pommier géant au milieu de la forêt. Prends un fruit et reviens ici. Si tu peux même y arriver en premier lieu, bien sûr. Si tu n’as pas réussi à sortir dans deux jours, je viendrai à ton secours. »

Un sauvetage, hein… Le fait qu’elle souhaite venir à mon secours me semble un peu suspect.. eh bien.

« Pour information, tu ne peux pas utiliser la magie à l’intérieur de cette forêt. Pas de magie de transport ou de magie de recherche, m’entends-tu ? »

« Argh. »

Et moi qui étais sur le point d’utiliser la carte pour trouver la pomme et qui comptais revenir en utilisant un portail. Elle vient de m’abattre. Tsk.

“Es-tu sûr que ça va aller ? Tu sais que tu n’as pas à suivre tout ce que dit Éris.”

Leen parla avec un léger froncement de sourcils sur son visage. Elle semblait s’inquiéter pour moi.

« C’est bon. Je me débrouillerai même sans magie. »

« Hmph ! J’espère que tu prends du plaisir à essayer de te la jouer, parce que ça ne durera pas longtemps ! », dit à nouveau Éris, souriante et confiante. Je n’essayais pas vraiment de paraître cool ou quoi que ce soit.

Eh bien, je suppose que parler ne me servira pas à grand-chose, alors je ferais mieux de finir ça le plus rapidement possible.

« D’accord, je m’en vais. »

J’avais fait mon premier pas dans la forêt perdue et je leur avais fait le signe du départ.

… Une heure plus tard…

« Pourquoi !? Comment as-tu réussi aussi rapidement !? Qui est cette fille !? »

Éris me cria dessus alors que je mangeais une pomme.

Il y avait une fille aux cheveux verts avec une expression perplexe à mes côtés. Ses longs cheveux coulaient comme une cascade d’émeraudes. Ils allaient parfaitement avec sa robe verte. La confusion était claire dans ses yeux de jade alors qu’elle regardait la fille qui divaguait devant elle.

« Je me demandais si ma voix pouvait atteindre quelqu’un puisque l’endroit est si proche de la mer d’arbres, elle m’a vraiment sauvé. »

« Oh non, je n’ai rien fait… Heh… Umm, est-ce qu’elle va bien ? »

« Ne m’ignore pas ! C’est pour ça que j’ai demandé qui elle était ! »

Je l’avais ignorée exprès, et devinez quoi, elle s’était fâchée à nouveau. Je la taquinais peut-être un peu trop. Désolé, Éris.

« C’est l’esprit de la forêt. Un des avatars du grand arbre qui règne sur la mer des Arbres. Tout s’est bien passé quand je lui ai demandé de me guider. »

« Hein ? »

« Monsieur Touya est un mécène de la mer des Arbres. Cette aide n’a pas d’importance. En plus… » Whoa là, ne va pas lui révéler ma divinité… J’avais attiré son attention et j’avais mis mon index sur ma bouche pour empêcher l’esprit de parler davantage.

Leen n’avait pas manqué le geste, elle avait mis ses mains sur ses hanches et elle poussa un soupir exaspéré. Même Paula, qui se tenait à ses pieds, l’avait copiée.

« Chéri, je ne pense pas qu’utiliser un esprit comme guide soit approprié. »

« Cela ressemblait plus à de la médiation qu’à des conseils, en fait. Quelque chose dans le genre : ne pas laisser la forêt perdue se mettre en travers de mon chemin. »

De plus, le cœur de la forêt dont Éris parlait dans un premier temps était les esprits qui y vivaient. Le grand esprit des arbres était de même nature que les petits esprits qui égaraient ceux qui entrent dans la forêt.

En gros, ils étaient libres de faire ce qu’ils voulaient. Le fait qu’ils égaraient les gens était probablement dû à leur rôle de protecteurs du pommier. C’était après tout un endroit où tous les petits esprits pouvaient s’amuser et se détendre.

Les fées étaient les amies des esprits de la forêt, alors elles ne s’égaraient pas.

« Pourquoi un esprit de la forêt doit-il te guider !? C’est inexcusable, n’est-ce pas !? Allez, admets-le ! »

« Éris, es-tu consciente de l’attitude agressive que tu prends contre le dirigeant d’une nation entière, n’est-ce pas ? Cette personne est le Grand-Duc de Brunhild. Tu es une magicienne de la cour de Mismede. Un pas dans la mauvaise direction peut signifier la fin des relations diplomatiques, tu le sais, non ? Tu ferais bien de réfléchir avant de parler quand tu as une partie du poids de tout le pays sur tes épaules. »

« Uuuh... »

Éris avait un peu bronché quand la personne qu’elle respectait tant lui parla comme ça. Eh bien, moi (et probablement le roi de Mismede) ne m’en souciais pas tant que ça, mais cela ne s’appliquait peut-être pas au reste des nations. Ce serait mal si elle offensait une autre nation en public.

« Estime-toi heureux d’avoir eu la chance de rencontrer un esprit ! Si tu ne l’avais pas fait, tu te serais perdu et tu aurais supplié et crié à mon aide !!! »

« Oui, oui. J’ai compris. C’est fini maintenant ? »

« Bien sûr que non ! Ne crois pas que tu sois compatible avec Mlle Leen ! Même si elle approuve, tu n’as pas l’approbation des anciens du clan ! »

« Les anciens de la tribu des fées ? »

J’avais regardé Leen, celle-ci avait une expression anormalement troublée sur son visage. Je me demandais ce qui se passait.

« Les anciens… Je suis sûre que tout ira bien. Je leur ai écrit une lettre leur expliquant les circonstances. »

Quelque chose n’allait pas. Elle fronçait les sourcils. Son joli visage habituel semblait troublé.

« C’est quoi le problème avec les anciens ? Ont-ils un statut supérieur au tien ? »

« Dans un sens. Les anciens se succèdent dans notre clan. C’est leur travail de guider les chefs actuels et de les former sur la manière de gérer la tribu des fées. »

« Tu n’en as jamais vraiment parlé. »

La voix de Leen était devenue un faible murmure. D’après ce que j’avais compris, les anciens de la tribu guidaient la nouvelle génération avant de transmettre leurs titres à leurs successeurs.

« Mlle Leen ! Ils n’ont tout simplement pas répondu parce qu’ils n’en ressentaient pas le besoin ! Tu as fait beaucoup pour notre peuple. »

Ça m’avait semblé juste. Pour autant que je le sache, Leen avait très nettement amélioré la position des fées à Mismede.

« Tu dois toujours les rencontrer pour approbation ! »

« Non, ce n’est pas nécessaire. »

J’avais regardé Leen.

« Eh bien, je pense que je devrais probablement les rencontrer. Même s’ils n’ont pas beaucoup de temps libre, c’est important. »

« Hmph. Alors tu souhaites les rencontrer ? Les anciens ont récemment joué à ce jeu appelé shogi. Ils n’ont pas eu beaucoup de temps libre. »

Les paroles d’Éris m’avaient surpris. Je ne savais pas que le shogi s’était répandu aussi loin. Mais encore une fois, Olba était mon distributeur principal, et il était de Mismede… Ce n’était pas si bizarre que ça.

« Si tu veux rencontrer les anciens du village de fées, je peux t’y emmener. »

L’esprit de la forêt se fit entendre. C’était certainement pratique.

« Merci, esprit. »

« … Si tu insistes. »

Leen n’avait pas l’air si enjouée. Elle devait vraiment mépriser les anciens de sa tribu. Je me demandais s’ils avaient vraiment autant de problèmes qu’elle le suggérait.

Quoi qu’il en soit, je voulais faire ça dans les règles. Si je devais épouser Leen, je voulais que tout le monde le sache.

L’esprit de la forêt toucha un grand arbre à proximité, et le tronc s’ouvrit pour former un passage.

« Ceci te mènera aux anciens du village des fées. Je t’en prie, fais-en bon usage. »

« Compris ! »

Éris sauta dans le passage. Paula sauta aussi, tirant sur le bras de Leen. J’avais suivi derrière eux. Le tunnel s’était ensuite refermé derrière nous.

« Hm… ? »

Finalement, nous étions sortis de l’autre côté du tunnel. Nous étions bien sûr encore dans la forêt.

Il y avait beaucoup de maisons dans les arbres. On aurait dit des cabanes en rondins. Des ponts reliaient aussi tous les arbres ensemble. Et naturellement, il y avait aussi des gens sur ces ponts et dans ces maisons.

Les fleurs et l’herbe se balançaient dans la brise. C’était un endroit magnifique.

Un homme qui marchait dans les parages nous avait aperçus, il se mit à regarder dans notre direction. Il avait des ailes d’insecte sur le dos, comme Leen. Il ressemblait à un homme de 20 ans.

« Hein ? Leen est là ? »

« Ah… Sureigis… Ça fait un bail. »

Leen sourit doucement. Il avait l’air plutôt jeune, alors je ne pensais pas qu’il était un des anciens. Mais encore une fois, il aurait pu l’être… Les fées cessèrent de vieillir à un âge donné. Il aurait pu être très, très vieux.

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3 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

  2. merci pour le chapitre.

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