Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 3 – Partie 6

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Chapitre 3 : Conspiration dans le donjon

Partie 6

« Ne croyez pas que nous n’avons pas remarqué que les choses ont changé entre vous deux récemment. »

Les filles s’étaient assises à la table, et Yumina commença à parler. Leen était assise avec mes fiancées, mais on me fit asseoir par terre. C’est un peu cruel, pas vrai… Mais je suppose que je m’y suis un peu habitué à ça à ce stade… Haaah… Il semblerait que le fait d’être obligé à s’asseoir sur le sol par ces filles devenait de plus en plus fréquent.

« Leen. Tu aimes Touya, exact ? »

« … Je peux dire sans risque que c’est le cas. Ma passion n’est pas tout à fait à votre niveau, mais c’est un homme que je trouve adapté à mes besoins. Je serais heureuse d’être mariée avec lui jusqu’à ce que l’un d’entre nous, ou les deux, meurent. »

« Je vois… Bien… »

« Je ne m’intéresse pas à lui pour l’héritage de Babylone ni pour son statut de grand-duc de Brunhild. Je l’aime simplement pour ce qu’il est. Il est charmant, et gentil. C’est tout ce qu’il y a à dire. »

Leen s’interposa alors que Yumina reprenait la parole, précisant ses intentions. Après avoir fini de parler, elle regarda Yumina dans les yeux.

Au bout d’un moment, l’expression de Yumina devint un peu plus douce. Celle-ci sourit.

« Très bien. Tu as mon approbation, Leen. Je pense que tu feras une merveilleuse mariée pour Touya. Qu’est-ce que vous en pensez toutes ? »

Yumina se tourna vers mes autres fiancés. Yae leva la main.

« Je n’ai aucun problème avec ça. »

« Je n’ai pas de problème non plus… », marmonna Linze.

« Non, pas de vrai problème ici, » dit Elze en souriant. Les deux sœurs levèrent la main en parlant. Voyant leurs actions, les deux autres levèrent également les mains rapidement.

« Je ne peux pas dire que je m’y oppose non plus. »

« N-Non, moi non plus ! »

Hilde et Lu n’avaient pas beaucoup parlé avec Leen. Mais elles avaient toujours une assez bonne compréhension de sa personnalité pour la lire en tant que personnes, aussi limitée que leur interaction soit.

De toute façon, Leen était impliquée avec moi depuis plus longtemps qu’elles ne l’étaient… Mais même moi, je n’aurais pas pu voir la situation évoluer ainsi. J’étais stupéfait.

« Je ne crois pas non plus que Sue s’opposerait à cela si elle était là. En son nom, en tant que cousine, je te souhaite la bienvenue. Félicitations, Leen. »

« Merveilleux. Merci beaucoup. »

Yumina et Leen se sourirent et se serrèrent doucement la main. À ce stade, il ne m’était même pas possible de faire le moindre commentaire. Je n’avais aucune raison personnelle de m’opposer à ce qui avait été décidé, mais quand même… Eh bien, Leen était mature, fiable et très mignonne, alors je m’étais dit que tout irait bien.

Si Yumina était de facto la chef des fiancées, alors Leen s’intégrerait parfaitement en tant que vice-commandante.

Cela portait donc le nombre de mariées à huit. Cela signifiait que j’étais à deux doigts de terminer la série. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si la situation aurait pu aller aussi loin si ce satané docteur avait gardé pour elle ses prédictions sur l’avenir.

J’avais l’impression que Yumina et les autres filles étaient impatientes d’accepter des filles jusqu’à ce que le total atteigne neuf… Elles ne pourraient probablement pas se détendre avant d’avoir trouvé les neuf. Mais elles n’avaient pas accepté Pam, alors elles y avaient au moins un peu réfléchi.

« Leen est maintenant une sœur d’armes, c’est une des fiancées de Touya, et notre âme sœur. »

« H-Huh… ? A-Aha… O-Oui, je suppose que oui. »

« Maintenant… Où étiez-vous tous les deux ce soir ? »

« Argh ! »

Un drôle de bruit vint de la bouche de Leen. Les cinq autres filles l’entourèrent. Une pression silencieuse se dégageait de leurs sourires.

« A-A-Attendez un instant ! Mesdames, vous vous méprenez, je vous le promets ! »

« Dehors jusqu’aux premières heures du matin… Juste vous deux… Qu’est-ce que ça aurait pu être d’autre, quoi d’autre ? »

Paula leva les bras en réponse à l’interrogatoire de Yae, comme pour dire : « Hé ! J’étais là aussi, vous savez ! » Mais elle avait été complètement ignorée. Les jumelles s’étaient approchées de la fée, la fusillant du regard.

« Est-il possible que… »

« Vous avez fait… ça !? »

« Quoi !? » Leen et moi avions crié à l’unisson. Vous voulez dire CELA ? ! Qu-Qu’est-ce que c’est que ce bordel !? Leen devint rouge comme une tomate. Tout comme Elze et Linze.

« Qu-Qu-Qu-Qu’est-ce que tu dis ? ! Bien sûr que rien de tel n’est arrivé ! »

Leen paniqua alors que son visage devint encore plus rouge.

Haha… C’est une réaction plutôt mignonne… Mais c’est une réaction qui correspond plus à la taille de votre corps qu’à votre âge.

Les filles envahissantes, en voyant la panique de Leen, se calmèrent un peu.

Leen était en état de panique et ne pouvait plus parler, alors j’expliquais les événements de la soirée à sa place.

« Eh bien, c’est compréhensible… Mais vous auriez dû envoyer un message au château si vous étiez si en retard. »

« Ah… Je suis désolé. »

« En plus, le petit Kohaku et les autres bêtes te donnent la possibilité de transmettre des messages mentaux, non ? »

« Oh. C’est vrai. »

Cela m’avait complètement échappé. J’avais couru partout sans jamais m’en servir. Je n’avais pas envoyé un seul message au château, alors les filles étaient probablement très inquiètes et se demandaient où j’étais.

J’avais cru aveuglément qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter, mais c’était un peu égoïste de ma part.

Je ne voulais pas contrarier les gens qui m’étaient chers. Bien au contraire, en fait. J’avais décidé d’être plus attentif à l’avenir.

« Nous ne saurions pas quoi faire si tu partais et nous laissais derrière, idiot. »

« C’est exact. Fais-nous savoir si tu fais quelque chose de dangereux. »

« Tu as déjà détruit cette maison vide, tu t’en souviens ? »

Elze, Yae et Linze poussèrent des soupirs silencieux. Vous vous souvenez encore de cet incident !? Je pensais juste que je pouvais contrôler une boule de feu comme un missile… Ce n’était pas de ma faute !

Je me demandais si c’était ce qu’un homme ivre ressentait après être rentré chez lui pour se faire engueuler par sa femme. Je me sentais quand même assez fouetté. Je ne voulais surtout pas être un mari dominateur, je respectais l’indépendance des filles. Mais quand même, je causais clairement de la peine à Yumina et aux autres filles. Elles étaient toutes en bons termes les unes avec les autres, elles aussi. Je n’avais pas entendu parler d’une seule querelle entre elles. C’est ce qui faisait de moi le problème.

« En tout cas, contacte-nous si tu restes tard dehors, d’accord ? On ne va pas te tenir en laisse, tiens-nous juste au courant ! D’accord ? »

« O-Ouais, compris… »

Chacune d’entre elles m’avait encore plus réprimandé après cela, jusqu’à ce que je puisse enfin aller dans mon lit au lever du soleil. Elles m’avaient fait promettre beaucoup de choses, mais tout cela m’avait semblé être une punition injuste.

Individuellement, elles étaient toutes douces et gentilles, et je me sentais serein quand je me tenais à leurs côtés… Mais quand elles se lièrent contre moi, j’étais complètement sans défense. On ne m’avait laissé aucune chance de parler. Il semblerait que c’était l’une de ces situations où il fallait que je me taise et que j’accepte.

Bordel, je suis crevé… Zzz…

Après mon réveil, j’étais allé voir Kousaka et lui racontais ce qui s’était passé la veille. Il s’était immédiatement mis à travailler sur un projet de loi basé sur celui de Belfast. Cependant, les lois plus spécifiques nécessiteraient mon approbation… J’avais décidé de garder ça pour plus tard…

Ce monde était socialement au même niveau que lors de la période Edo, ils avaient mis en place la peine de mort et les exilés. D’autres pays avaient recours au travail forcé comme dans les mines, mais il n’y avait pas de mines à Brunhild.

Apparemment, la plupart des pays utilisaient la peine capitale à cause des troubles causés dans les nations qui l’avaient abolie. Si vous bannissez simplement un criminel violent, il y avait une chance qu’il cause des problèmes dans un autre pays. Cela étant dit, je ne pensais pas que le simple fait de tuer des gens était une façon idéale de procéder.

Ces colliers d’esclaves étaient de puissants artefacts utilisés pour punir les criminels. Je les approuvais, mais seulement s’ils étaient mis sur des personnes ayant commis des crimes graves. Je m’étais demandé si je pouvais en modifier un.

Si nous synchronisions nos lois avec celles de Belfast, Javert serait certainement tué. Cela me semblait vraiment juste, étant donné sa liste d’actes répréhensibles. Je ne pouvais pas lui donner une simple tape sur les doigts, il faisait du trafic d’êtres humains.

La question principale était de savoir que faire des esclaves et des marins sur son navire. Je m’étais dit que Yumina pourrait au moins se servir de son Oeil mystique pour surveiller les esclaves. Je libérerais ceux qui avaient bon cœur.

Tout en y réfléchissant, je m’étais dirigé vers la Lune d’argent. J’étais un peu inquiet pour les aventuriers que j’avais aidé à libérer la veille. Je ne voulais pas qu’ils souffrent de traumatismes ou de quoi que ce soit dus à leur mauvais traitement.

J’étais entré et je leur avais parlé, et heureusement, ils avaient tous décidé de continuer leur vie d’aventurier. Je leur avais dit d’être plus prudents à l’avenir. Après tout, il n’y avait pas besoin de se précipiter. Il valait mieux devenir lentement plus fort.

Je leur avais dit de se rendre à la guilde pour récupérer leurs cartes. Une partie de moi se sentait un peu coupable, mais j’étais content qu’ils soient en sécurité.

J’avais dormi jusqu’à midi, alors j’avais décidé de prendre mon petit-déjeuner/déjeuner à la Lune d’argent. Le groupe de Lop avait fini par se joindre à moi pour le repas.

Au début, ils semblaient inquiets, mais ils s’installèrent vite une fois que j’avais commandé cinq repas complets à Micah.

« Hm… Il y a un donjon près de ton village natal ? »

« Ce n’est pas du tout comme les donjons des îles, mais oui. Cela ressemble plus à une caverne. Il y a cependant une ruine à l’intérieur… On jouait là-dedans quand on était petits. »

Cela m’avait semblé un peu risqué, il y aurait pu y avoir des animaux sauvages dangereux dans cette grotte !

« Nous avons croisé de temps en temps des chauves-souris géantes et des loups, mais nous avons réussi à nous occuper d’eux tous les quatre. Je pense que ces victoires ont contribué à nous rendre un peu trop confiants… Mais nous avons appris un peu plus d’humilité après avoir exploré un vrai donjon. »

Fran prit la parole, enfin c’était plutôt un marmonnement. Les loups étaient certainement plus faibles que des gobelins et des kobolds. Après tout, les monstres intelligents qui utilisaient des armes étaient différents des bêtes sans esprit. Mais cela signifiait que le groupe de Lop avait rejoint ces idiots de rang bleu malgré leur peur. J’étais sûr qu’ils seraient devenus des aventuriers prometteurs.

« Eh bien, n’en faites pas trop. Apprenez de vos erreurs. Et ne vous laissez pas tromper par des paroles mielleuses. Il y aura très souvent de sombres arrière-pensées. Chaque rose a des épines, et rien dans ce monde ne vient gratuitement. »

Tous les quatre hochèrent la tête lentement. Il semblerait qu’ils avaient pris la leçon à cœur. Le fait que d’autres aventuriers soient venus leur parler d’un bon endroit pour chasser aurait dû être un signal d’alarme. Il n’y aurait eu aucun avantage à réduire leurs propres gains en invitant des novices. Avoir une notion de prudence était salvateur, mais en même temps il était important de faire un peu confiance aux autres.

« Uh-Uhm, Votre Altesse… Puis-je vous demander quelque chose à propose de ce petit gars… ? »

« Hm ? » Eon, la mage du groupe, me montra la petite souris blanche que j’avais convoquée. Je l’avais complètement oublié.

Pour être honnête, j’étais encore inquiet pour eux. C’est pourquoi j’avais décidé de leur laisser la souris. C’était une bête magique appelée Souris des neiges. J’avais entendu dire qu’elles étaient très puissantes en groupe, mais je n’aurais pas cru cela en en regardant une seule.

En fait, je ne savais pas si ce monde avait des souris domestiques.

La Souris des neiges avait un pouvoir magique passif connu sous le nom de « sens améliorés ». Il permettait à la personne la plus proche de lui de sentir le danger, empêchant ainsi les embuscades et autres catastrophes.

« Je vous laisse vous occuper de lui. Il est assez intelligent, et il peut dire quand il y a des problèmes dans les environs. Il a aussi un lien mental avec moi, donc vous pouvez lui parler et m’envoyer des messages en cas d’urgence. »

Eon sourit et hocha la tête pendant que je parlais. Il semblerait qu’elle avait pris goût au petit gars. J’étais heureux de voir qu’ils s’entendaient bien. Cela dit, je ne voulais pas qu’un tas de messages stupides me soient transmis quotidiennement dans la tête.

Nous avions terminé le repas et nous nous étions séparés. La Souris des neiges, maintenant perchée sur la tête d’Eon, me fit signe. Hein… Je suppose qu’elle est vraiment intelligente.

Quelque chose dans la conversation du déjeuner avait piqué mon attention. La grotte dont ils avaient tous les quatre parlé… Les ruines qu’ils avaient mentionnées m’avaient fait penser qu’elles pouvaient être liées à Babylone.

Ils venaient du village Pyton à Regulus, si je me souvenais bien. Je le cherchais sur la carte et je vis qu’il n’était pas si loin de Brunhild. J’étais surpris que ce soit si près. Les oiseaux éclaireurs que j’avais envoyés l’avaient probablement manqué.

Ou peut-être n’avaient-ils pas pu voir dans la grotte parce qu’ils étaient haut dans le ciel… Non, ça ne pouvait pas être ça. J’avais entendu dire qu’en termes de vision nocturne les oiseaux étaient à peu près égaux aux humains. Ils n’agissaient pas la nuit parce que la nourriture était plus rare. Mais il y avait quand même des oiseaux nocturnes comme les hiboux.

Il était plus probable qu’ils l’avaient simplement négligé. Je le découvrirais avec certitude une fois que j’arriverais sur place.

J’avais invoqué [Vol] tout en envoyant un message à Kohaku pour informer les filles que j’enquêtais. Après tout, elles s’étaient toutes énervées la veille au soir. Je ne voulais pas qu’on me fasse la morale deux jours de suite…

Alors, je ferais mieux d’aller voir !

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5 commentaires :

  1. Merci pour ce chapitre !

  2. Notre grand duc commence a avoir des soucis d'homme marié, 8 contre un, il va avoir des migraines 😌

  3. Merci pour le chapitre.

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