Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 3 – Partie 4

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Chapitre 3 : Conspiration dans le donjon

Partie 4

Mon audition était également synchronisée. J’avais entendu des voix autour d’eux. La vue et l’ouïe étaient cependant aussi éloignées alors que j’avais synchronisé mes sens. J’avais essayé de goûter une fois et je l’avais immédiatement regretté… Je ne voulais pas savoir quel goût avait un scarabée, mais la souris avait d’autres idées.

« Javert… J’en ai apporté quatre. »

« Merveilleux… Ils semblent être de haute qualité. De la viande jeune… Oui, ils se vendront bien. »

Dents de lapin s’était approché d’un homme dodu. Il se frottait les mains en regardant les enfants. Ce type était très probablement le marchand d’esclaves.

Il portait une veste de laine fantaisie, une ceinture de soie à laquelle pendait un poignard doré, et des chaussures pointues qui se pliaient vers le haut à l’extrémité. Il avait aussi un long manteau et ce qui ressemblait à un turban en équilibre précaire sur le dessus de sa tête. Il ressemblait à un gros Sinbad le marin au rabais.

Javert, hein… ? Je parie que c’est un esclavagiste de Sandora. C’est probablement aussi l’un de ceux du marché noir.

Même si l’esclavage était légal à Sandora, ils interdisaient de kidnapper les gens et de les forcer à la servitude. L’esclavage était généralement réservé aux criminels, ou à ceux qui se vendaient volontairement pour le service.

Mais ce n’était qu’une position officielle. Il y avait de nombreuses façons de devenir esclave à Sandora. Certains forçaient les autres à s’endetter, ou les incitaient au crime pour en faire des esclaves. D’autres kidnappaient simplement des gens et les mettaient en circulation sur le marché.

Une fois devenu esclave, votre opinion n’était plus valable. Personne ne vous écoutera. Même si vous vous plaigniez d’avoir été trompé ou kidnappé, vous seriez ignoré.

Le problème étant que le gouvernement de Sandora n’en avait jamais parlé. Leur roi et leurs nobles avaient aussi des esclaves. Ils faisaient travailler les esclaves jusqu’à leur mort, puis les remplaçaient simplement par de nouveaux. À Sandora, la vie d’un esclave n’était pas vraiment considérée comme une vie.

« Allons ! Accélérez le rythme ! »

Dents de lapin tira sur la corde de Lop et les traîna tout le long.

Tous les quatre descendirent sur le pont le plus bas du navire. Il y avait deux prisons, divisées par sexe. Il y avait trois hommes et sept femmes. C’était les aventuriers kidnappés. Le groupe de Lop fut aussi divisé par sexe.

Après le départ de dents de lapin, les quatre s’étaient retournés pour demander les noms de leurs compagnons de captivité.

Les noms correspondaient à ceux des aventuriers disparus, c’était donc bien.

Ils semblaient faibles par manque de nutrition, mais ils n’avaient pas été maltraités autrement.

« Il semblerait qu’ils vont tous bien… Je peux maintenant ouvrir une [Porte] et régler ça. »

« Tu devrais d’abord laisser ces enfants acquérir une certaine expérience. »

« Hm… Je suppose qu’une évasion d’un navire serait bonne pour eux. »

« Tout à fait. C’est une importante leçon de furtivité et de perception. N’es-tu pas d’accord ? »

Leen sourit tout en parlant. Elle avait certainement raison.

Le groupe de Lop commença à préparer leur fuite. J’étais préparé à ce genre de situation, alors je leur avais donné deux éléments particuliers.

Le premier était un petit couteau qui se pliait. Il avait une lame de 5 cm. Naturellement, ce n’était pas non plus un couteau standard. Il était forgé dans du phrasium et pouvait couper n’importe quoi. S’échapper ne serait pas un problème du tout tant qu’il l’utilisait à bon escient.

Le deuxième objet était un mètre ruban. Il mesurait environ un mètre de long. Je l’avais enchanté avec [Paralysie] pour qu’ils puissent l’étirer et l’utiliser comme un fouet.

Il y avait des esclaves spécialisées pour la bataille à bord du navire. Ces enfants ne pouvaient certainement pas gagner s’ils se battaient loyalement. De plus, leurs ennemis étaient pour la plupart des compagnons d’esclavage.

Le groupe de Lop avait coupé leurs liens et s’était tranquillement échappé de leurs cellules.

« Je suppose que je ferais mieux d’y aller aussi, hein. Je vais rendre ça un peu plus facile pour les enfants. »

« Amuse-toi bien, Touya. »

J’avais désactivé le flux de la souris en direct et Leen me vit partir en sortant de la forêt. Je me tenais face à leur navire, mon Brunhild à la main. Puis je chargeais le truc avec des balles [Explosion], en prenant soin de charger les versions à faible rendement.

« Allons-y… »

Avec un sourire sur le visage, je pointais mon arme sur le mât du navire… et j’appuyais sur la gâchette.

L’explosion fit immédiatement s’effondrer la chose. Elle grinça et gémit, puis se brisa sous son propre poids. Tous les hommes sur le pont commencèrent à paniquer. C’était normal, puisqu’une partie de leur navire venait de tomber à la mer.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? ! »

« Je-je ne sais pas… Il y a eu une sorte d’explosion ! »

Javert sortit de la cabine principale et demanda une explication. C’était à ce moment que je m’étais posé sur le bateau et que je m’étais révélé à la lumière de la lune.

« Qu-Qui !? »

« Je suis Mochizuki Touya. Touya est mon prénom. Le brillant grand-duc de Brunhild à votre service. »

Tout le monde sur le pont était complètement sans voix. Le marchand n’avait pas l’air aussi heureux qu’avant, ses yeux se remplissaient d’effroi et de confusion. Il était complètement bouleversé, ce qui signifiait qu’il était conscient de sa position.

« Cette île fait partie du territoire de Brunhild. Je suis venu pour mettre fin à vos activités illicites. »

« I-Illicite !? »

« Ne me prends pas pour un imbécile, turban. Je sais ce que tu as fait avec les aventuriers débutants des donjons voisins. »

Il se tenait là, mortifié. Sa mâchoire était lâche. La sueur commençait à perler sur son front. Il ne semblait pas si innocent que ça.

« Pour être justes, nous sommes une toute petite nation. J’ai compris. Nous n’avons pas encore beaucoup de lois établies correctement. Mais vous savez, nous n’avons pas beaucoup de mauvaises personnes à Brunhild. Le pire que nous ayons, c’est le voyageur occasionnel qui est mal logé. Vos actions m’ont fait réfléchir un peu plus sur le crime et le châtiment. »

Si je n’étais pas venu au donjon aujourd’hui, le groupe de Lop aurait connu un tout autre sort. Il y aurait eu d’innombrables autres victimes par la suite… Je n’ai aucune idée du temps qu’il m’aurait fallu pour réaliser ce qui se passait.

Le châtiment était le moyen de dissuasion contre le crime, et je devenais paresseux à cause de mon style de vie personnel. Je n’arrêtais pas de penser à comment les choses iraient bien, alors je fermais les yeux sur la cruauté du monde. De plus, j’avais Yumina et son œil mystique auprès de moi, donc j’étais surtout entouré de personnes légitimement bonnes.

De toute façon, les crimes devaient être punis. Et il fallait que ce soit clair.

Je devais rédiger un tas de lois, et vite. J’avais décidé de me référer au système juridique de Belfast avant de créer le mien plus tard.

Beaucoup de gens étaient venus à Brunhild après la construction des donjons, et ils avaient apporté une litanie de leurs propres problèmes. Quoi qu’il en soit, ce qui était important à ce moment-là, c’était de s’occuper des esclavagistes.

Hein ? Je peux voir quatre petits bateaux s’échapper du navire… Merde, Lop. Tu travailles vite. Je suppose qu’il n’y a plus besoin de se retenir maintenant.

« Hrmph. Un grand-duc n’a rien à faire ici ! Occupez-vous de lui ! »

Javert donna son ordre, et trois esclaves costauds se précipitèrent sur moi, les épées courbées à portée de main.

« [Glissade]. »

Tous les trois se retrouvèrent sur le pont. Leurs épées s’étaient retrouvées coincées dans le parquet.

Ils avaient essayé de se lever, mais ils tombèrent de nouveau. Il semblerait que mon sort de glissade possédait un effet légèrement prolongé… Je m’étais souvenu de ceci : il affectait avant une zone plus petite et il n’avait pas duré aussi longtemps quand je l’avais utilisé pour la première fois. Je m’étais demandé si c’était un effet de ma propre divinité intérieure grandissante.

« Qu’est-ce que vous faites, imbéciles ? ! Débarrassez-vous de lui ! »

Javert cria, et les esclaves commencèrent tous à se serrer la tête de douleur. Il utilisait leurs colliers pour les torturer.

J’avais utilisé Brunhild pour tirer sur les pieds du gros con. Une faible force explosive propulsa l’homme.

« Wôw !! »

Le vieux Javert, joufflu, tomba par terre, le sang coulant de son nez.

« A-Augh ! P — Pardonnez-moi ! C’était juste euh… ma culture ! »

« Alors votre culture normalise les abus. Si dégrader les gens et les transformer en esclaves est ton idée de la chose habituelle à faire, alors penses-tu vraiment que tu mérites d’être pardonné ? »

« Aidez-moi, bande de salauds… »

« Penses-tu que les personnes que tu as coincées vont te sauver ? »

Je n’avais aucune idée de qui était cet homme ou de la vie qu’il menait jusqu’alors, mais cela faisait aucun doute dans mon esprit, je savais qu’il était une racaille.

Lui parler ne servait à rien. J’avais chargé des balles paralysantes dans Brunhild et je les avais tirées sur lui.

Il cria maladroitement, puis il s’arrêta de bouger.

J’avais aussi paralysé les esclaves qui glissaient. Ils étaient probablement forcés de coopérer, mais ils étaient toujours complices… C’était une sorte de terrain juridique moralement flou. Je supposais que cela dépendait du fait qu’ils en profitaient ou non. C’était un peu plus ennuyeux à gérer que Javert. Je ne savais pas s’ils avaient été asservis pour un comportement criminel, donc je ne savais pas si c’était bien ou non de les libérer.

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2 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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