Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Conspiration dans le donjon

Partie 3

Nous avions tous quitté le donjon. J’avais emmené les trois kidnappeurs à la prison de Brunhild. Les ramener par les portails aurait fait trop de bruit. Après tout, si leurs alliés regardaient, ils sauraient que leur plan aurait fuité et s’échapperaient.

J’avais contacté Relisha et lui avais expliqué l’essentiel de la situation. Ces trois-là allaient voir leur inscription à la guilde effacée et leur carte révoquée. Même s’ils utilisaient de faux noms, ils seraient toujours rejetés. Plus d’aventures pour ces gars. 

C’était la punition de la guilde pour eux, mais je devais encore décider comment mon pays allait les traiter. 

Ils avaient capturé de nouveaux aventuriers, pris toutes leurs affaires et les avaient vendus pour les réduire en esclavage. C’était un crime grave. Si nous appliquions la loi Regulus, ces types seraient condamnés à la peine de mort.

Aussi malheureux que cela puisse être dans l’esprit de certains, Brunhild n’appliquait pas la peine de mort. Principalement parce que je ne l’avais pas mis en place. Alors que je me demandais comment les traiter, je m’étais souvenu de quelque chose que j’avais lu à la bibliothèque.

La magie de type Ténèbres était presque exclusivement de l’invocation, mais apparemment il y avait d’autres applications de l’élément. Il y avait un sort qui était à l’opposé de la magie de récupération de l’élément Lumière. C’était une magie qui drainait la vie de la cible. 

En fait, les tuer avec cette magie demanderait beaucoup d’efforts et de concentration. L’utilisateur aurait besoin d’une volonté incroyable, d’un pouvoir magique et d’une habileté avec cette magie. J’aurais probablement pu y arriver, mais je n’étais pas particulièrement motivé pour essayer.

D’ailleurs, je ne dirais pas que j’allais utiliser cette magie mortelle sur les kidnappeurs. Il y avait d’autres sorts dérivés de ce genre de sort.

Ces sorts pouvaient être décrits assez simplement. Les effets comprenaient la pestilence, la peur, la confusion et l’absorption de la vie.

En bref, c’était des malédictions. Bien que les appeler malédictions soit un peu exagéré.

La magie fonctionnait comme une promesse. C’était un système dans lequel si les gens ne respectaient pas les conditions fixées par le serment, ils en souffraient. Une malédiction magique qui ne se déclenchait que si les personnes concernées désobéissaient. Un peu comme « Croise mon cœur et espère mourir, colle une aiguille dans mon œil. » Sauf que l’aiguille allait dans leur œil s’ils se trompaient.

« Marque, o Ténèbres. Marque de péché : [Malédiction coupable] ! »

J’avais invoqué la malédiction et ciblé les trois hommes emprisonnés.

Les conditions étaient simples : « Ne pas sciemment commettre de crimes et blesser les autres. »

Chaque fois qu’ils brisaient cette malédiction par un petit délit, ils perdaient un doigt à cause de la paralysie. Cela finirait par s’étendre à leurs bras, puis à leurs jambes. S’ils persistaient, ils perdaient leurs cinq sens. L’étape finale était la paralysie du cœur, et c’était la fin. Bien sûr, s’ils commettaient un crime odieux, tout se déclenchait en même temps.

Cette magie fonctionnait de la même façon que l’enchantement. L’effet persistait même si je mourais. C’était une malédiction incassable.

J’avais raconté au trio tous les détails de la magie avec laquelle ils avaient été marqués. Blesser les autres ne s’appliquait pas seulement à la violence physique. S’ils blessaient les gens à un niveau émotionnel profond, ou essayaient de tourmenter les autres, alors cela s’activait aussi. S’ils volaient et que le propriétaire initial était dévasté, cela se déclenchait aussi, tout comme le fait de rejeter les sentiments d’une femme si cela finissait par la faire se sentir mal. Je n’allais pas être indulgent sur ce qui avait provoqué la malédiction.

J’avais eu la gentillesse de les laisser vivre, c’était donc un fardeau juste à porter. Ils devaient devenir des hommes idéaux pour survivre à la punition.

En toute honnêteté, je ne croyais pas qu’il était possible de vivre une vie sans faire de mal à personne. Peut-être que s’ils devenaient des ermites et vivaient loin de la civilisation, mais quand même… Ils ne feraient que survivre à ce moment-là, ils ne vivraient pas. Quoi qu’il en soit, peut-être appréciaient-ils que Brunhild ne les ait pas simplement fait tuer comme Regulus l’aurait fait.

Alors que je leur parlais de leur punition, les hommes étaient devenus progressivement pâles et tombèrent par terre. La marque de leur malédiction était apparue sur leur front, les marquant à jamais.

Le gros lard s’était tourné vers le maigre et cria.

« On est comme ça seulement à cause de toi, idiot ! »

Je m’étais demandé s’il avait écouté un mot de ce que j’avais dit.

« Wuh !? Augh ! M-Mon doigt ! !! Je ne sens pas mon doigt ! »

Le gros lard s’était mis à crier en donnant un coup sur un de ses doigts morts.

N’est-ce pas évident ? Tu as contrarié le maigrichon en lui criant dessus comme ça. Te voilà bien récompensé.

Maintenant qu’ils avaient vu les effets, j’avais décidé de les bannir de Brunhild. Où les envoyer... Oh, et pourquoi pas Yulong ? Les gens là-bas me traitent déjà comme une merde, alors vous serez bien là-bas.

J’avais ouvert une [Porte] vers Yulong et j’avais poussé les gars à travers. C’est bon. Affaire classée.

Oh. Attendez. Non. Je dois encore m’occuper des esclavagistes, hein ?

Je m’étais dirigé vers la forêt sur l’île et j’avais attendu que la nuit tombe. Pour être honnête, je me sentais un peu mal d’avoir fait attendre les débutants si longtemps. Mais je ne pouvais pas les laisser se balader. Ce serait bizarre si l’un des esclavagistes les voyait libres, puis capturés seulement un peu plus tard.

J’avais laissé Leen avec eux, juste au cas où ils se trouveraient attaqués par la faune locale.

Après m’être regroupé avec eux, j’utilisais une [Porte] pour nous amener tous sur l’île où se trouvait le bateau négrier. Ils étaient tous les quatre stupéfaits. Après tout, c’était leur première fois.

« Très bien. Remettez-moi vos armes. Cela serait bizarre si les victimes capturées avaient encore leurs affaires. »

Ils m’avaient remis leurs armes que je rangeais dans [Stockage]. Je tirais ensuite une corde et je les attachais. Après cela, je leur avais mis des bâillons dans la bouche. Naturellement, ils étaient attachés d’une manière dont il était facile de s’échapper.

Après cela, j’avais convoqué une petite souris et je l’avais cachée dans la poche de Lop. De cette façon, je pourrais en savoir plus sur la situation à bord du navire.

J’utilisais [Mirage] pour mettre la touche finale. J’avais pris l’apparence du chauve. L’un était trop maigre et l’autre trop gros, le chauve était le plus proche de mon physique…

« Alors ? »

« Vous avez l’air identique… C’est incroyable… »

Lop était évidemment étonné. J’utilisais [Mirage] une fois de plus pour projeter une fausse image des deux autres gars à ma gauche et à ma droite.

Les quatre se préparaient à être transportés, et j’avais fait des versions illusoires du gros et du maigre se tenant derrière eux, épées tirées. On aurait dit qu’ils étaient maintenant escortés.

« Et toi, Leen ? »

« Je vais bien, merci. Je vais monter la garde et m’assurer que personne ne s’échappe du navire. »

Paula leva ses mains vers le ciel. Il était temps de se diriger vers le bateau négrier.

Nous avions facilement trouvé le bateau. Il était bien placé, à l’ombre d’une falaise.

Il y avait deux petits bateaux qui faisaient escale sur une plage voisine. Quatre hommes se tenaient autour d’un feu de joie. Ils faisaient griller du poisson. Trois des quatre hommes semblaient être des esclaves.

Ils étaient assez massifs, ils étaient donc probablement des esclaves orientés vers le combat. Le non-esclave avait une très mauvaise morsure sur la rangée inférieure de sa bouche. Il avait l’air d’un abruti. Nous avions laissé Leen et Paula dans le couvert des arbres, puis nous nous étions dirigés vers eux.

« Oh, bon butin. Je vois que vous avez été occupé. Quatre à la fois ! Quels idiots ! »

Dents de lapin s’approcha de nous et sourit un peu. Il semblait impressionné.

Il marcha autour de nous et commença à regarder les enfants de haut en bas.

« Deux pièces d’or pour les garçons. Cinq pour les filles. Ça me semble juste. »

« Conclus. Remettez l’argent. »

« Hein ? Pas de marchandage aujourd’hui… ? »

« Nous sommes pressés. »

Je ne voulais pas trop parler et être exposé. Pourtant, deux pièces d’or et cinq pièces d’or… cela représentait deux cent mille et cinq cent mille yens… Acheter la vie de quelqu’un pour de l’argent comme ça, c’était carrément méprisable.

Ils auraient probablement fini par vendre les gens pour beaucoup plus à des types riches à Sandora. Dents de lapin remit l’argent et laissa échapper un rire strident et agaçant.

Si je revoyais ce type, je lui donnerais une bonne claque.

J’étais retourné vers Leen et j’avais annulé mon sort. Je détestais ressembler à ces salauds.

J’utilisais [Détection lointaine] pour surveiller les quatre hommes. Ils avaient fini de manger leur poisson, avaient mis deux enfants dans chaque bateau et commencèrent à ramer vers le navire principal.

« Infiltration terminée. »

« En effet… J’espère cependant qu’ils vont bientôt entrer en contact avec les autres personnes capturées. Combien y a-t-il de disparu, exactement ? »

« Relisha a dit qu’il y avait dix personnes qui étaient officiellement mortes. Leurs cartes de guilde ont été retrouvées, généralement avec du sang à proximité, donc la guilde a supposé le pire. Euh… Je pense que c’était trois hommes et sept femmes. »

« Il semblerait alors qu’ils aient un parti pris pour la capture des filles. »

« Probablement parce qu’elles sont plus faciles à capturer et qu’elles se vendent plus cher. Tous les aventuriers capturés étaient de rang Noir. »

D’après ce que j’avais entendu, les brimades de débutants n’étaient pas rares dans la guilde. Les aventuriers plus expérimentés et ayant une attitude de merde utilisaient les nouvelles recrues comme appât pour les monstres forts. Ils finissaient même par prendre la plupart de leurs récompenses comme « frais de scolarité » s’ils survivaient. Au final, les victimes finissaient souvent par quitter la guilde et par partir en solo. C’était méprisable.

Peu importe le monde, il y avait toujours ceux qui méprisaient les nouveaux venus. Ces gens oubliaient souvent qu’ils étaient eux aussi nouveaux une fois.

Quoi qu’il en soit, j’espérais que les dix victimes soient en sécurité. Elles étaient probablement encore en vie. Après tout, il est difficile de vendre un cadavre. Mais cela ne signifiait pas qu’elles étaient en sécurité. Leurs vies étaient en jeu.

J’avais synchronisé ma vision avec la souris dans la poche de Lop. J’avais vu le pont du bateau, ce qui signifiait qu’ils y étaient arrivés en toute sécurité.

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Un commentaire :

  1. Merci pour le chapitre.

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