Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Donjons et Dragons

Partie 4

Les slimes vivaient apparemment dans toutes sortes de donjons. Ils attaquaient les gens de temps en temps, mais pour la plupart, c’était des charognards inoffensifs. En gros, ils mangeaient et dissolvaient les déchets des donjons.

Les cadavres et les déchets ne faisaient pas non plus exception à cette règle. Par conséquent, la plupart des donjons restaient assez propres. Que les slimes soient loués.

Même si les slimes fonctionnaient comme des aspirateurs vivants, il semblerait qu’ils évitaient le contenu des coffres aux trésors. Mais ils avaient aussi tendance à éviter le métal en général. Si je me souvenais bien, les slimes purifiaient en fait les masses d’eau dans lesquelles ils entraient. Il s’agissait donc probablement de différents slimes ayant des spécialités de nettoyage différentes.

Il y avait une théorie selon laquelle les slimes étaient en fait des créations humaines de l’époque antique. C’était certainement possible. Après tout, je n’avais aucune idée de l’origine des slimes. C’était probablement l’œuvre d’un stupide magicien. J’avais décidé de faire des recherches dans la bibliothèque plus tard.

Hilde traîna les loups solitaires sur le côté et leur coupa les cornes. Les cornes ne valaient pas grand-chose, mais la guilde était tout à fait disposée à nous les retirer des mains.

Par la suite, Hilde avait habilement tué des chauves-souris géantes, des rats géants et de nombreux lapins. Il y avait effectivement beaucoup de bêtes magiques ici. Bien que nous ayons vu de temps en temps un gobelin ou un kobold sortir sa tête.

J’avais décidé de ne pas afficher la carte, ni même de révéler que j’en avais une aux filles. Après tout, nous n’étions pas là pour dresser la carte du donjon. En plus, c’était plus amusant de faire une visite aveugle de l’endroit… Bien que les filles aient fini par découvrir les escaliers du deuxième étage beaucoup plus vite que je ne l’avais prévu.

Nous descendîmes les escaliers et arrivâmes dans une autre grande salle. Il y avait un chemin à gauche et un chemin à droite. Nous avions décidé de nous diriger vers la droite. Nous étions arrivés à un autre carrefour, puis à un autre.

« Maintenant que j’y pense… Nous devrions investir à la fois dans une carte et une boussole. Si vous vous perdez, vous risquez de ne pas pouvoir revenir. »

Hilde avait raison, la plupart des aventuriers avaient certainement fait cela. Moi, en revanche, je pouvais me permettre d’être paresseux sur des sujets comme celui-ci. Je n’avais pas à m’inquiéter de me perdre grâce à mon sort [Porte].

Nous avions continué avec désinvolture, jusqu’à ce que nous soyons arrivés devant une grande paire de doubles portes. Nous entrâmes et nous nous retrouvâmes dans une petite pièce. Il y avait aussi un coffre au trésor dans le coin. Je m’étais demandé si c’était la cachette secrète d’un monstre.

J’imaginais un personnage de jeu stéréotypé envahissant la maison de quelqu’un et ouvrant tous ses meubles à la recherche d’un trésor.

Hilde avait l’air extrêmement excitée. C’était, après tout, son tout premier coffre au trésor. Moi, par contre, je me sentais juste mal à l’aise.

Le coffre contenait des poignards. Beaucoup, beaucoup de poignards. Certains étaient rouillés, d’autres n’étaient que des manches de poignard. Il n’y avait que des déchets. C’était ce que je pensais. Rien de tout cela n’avait de la valeur.

Mais je ne savais pas pourquoi, il n’y avait que des poignards… Peut-être que la personne ou la créature qui les avait cachés là n’était qu’un fanatique. Mais certains animaux comme les corbeaux et les chiens aimaient collectionner des trucs bizarres.

« Comme c’est décevant… »

« Voyons, Hilde. Les vrais trésors ne sont pas si faciles à trouver. »

« Patiente un peu, Touya-dono. N’est-ce pas un poignard en argent ? »

J’avais regardé ce que Yae me montrait, bien sûr, et même si c’était poussiéreux et au tout au fond du coffre… il y avait un poignard en argent pur. C’était un simple poignard, pas très orné, mais il serait certainement assez bon pour être vendu. Un trésor était un trésor, après tout.

« Je ne pense pas qu’il se vendra cher, mais qu’en penses-tu ? »

« Non… Je vais garder ça en souvenir. Un souvenir du jour où j’ai commencé à ma vraie carrière d’aventurière. »

Hilde glissa la lame dans une poche à sa taille. Si elle ne voulait pas la vendre, je n’allais pas l’en empêcher.

Comme Hilde souriait, je souriais aussi.

◇ ◇ ◇

« Voilà, ça devrait le faire. »

« Wôw… Tu es fou… Mais je suppose que c’est la norme maintenant, hein… »

Je venais de finir de rénover la Lune d’argent, alors j’avais sauté du toit.

Il y avait trop d’aventuriers et trop peu de chambres, alors j’avais agrandi le premier bâtiment et j’en avais construit un deuxième pour faire bonne mesure.

En plus de cela, le nouveau bâtiment avait été officiellement reconnu comme une auberge d’aventuriers affiliée à la guilde. En d’autres termes, la deuxième bâtisse était associée à la guilde et construite près des portails pour que les aventuriers puissent facilement y séjourner après être sortis des donjons.

J’avais apporté quelques modifications à la bâtisse principale et augmenté un peu le prix du séjour, afin qu’elle puisse être le lieu de séjour principal pour les commerçants et les voyageurs. Je n’avais pas trop augmenté le prix, je ne voulais pas que les gens nous traitassent d’escrocs. Compte tenu de ce que l’endroit offrait en termes de commodités, le prix était plus qu’équitable.

« Vous êtes seulement venu demander si quelques rénovations seraient acceptables… Je ne m’attendais pas à ce que vous fassiez tout ça en quelques heures. Je suis étonné… »

« Oui… C’est vraiment quelque chose… »

Micah, la propriétaire, et Fleur, l’une de ses employées, regardaient la nouvelle Lune d’Argent améliorée avec de grands yeux émerveillés.

« Oui, c’est facile. Il ne reste plus qu’à décider du nombre de personnes à embaucher. »

« Ah, dans ce cas… J’ai en fait quelques lettres de candidature ici. Il y a quelques personnes de chez nous à Reflet qui ont exprimé le désir de s’installer ici. »

Des amis de chez Reflet, hein… Ça me paraît bien. J’avais ouvert une [Porte] et j’avais emmené Micah dans la ville endormie de Reflet.

Nous avions commencé à parler avec les gens dont Micah avait parlé, et il semblerait qu’ils étaient tous plus qu’heureux de venir travailler à Brunhild.

Certains d’entre eux avaient même dit qu’ils voulaient commencer à travailler tout de suite, alors nous les avons envoyés faire leurs bagages et nous les avions fait revenir avec nous sur le chemin du retour. C’était un peu comme voler des citoyens, mais bon, ils voulaient travailler.

Nous avions du temps libre après cela, alors Micah était allée parler à Dolan, son père. J’avais décidé de faire une petite promenade, car je ne voulais pas m’immiscer dans les affaires père-fille.

Je ne m’étais pas rendu à Reflet depuis longtemps, alors c’était un peu nostalgique. En marchant, j’avais pensé un peu à l’avenir de Brunhild.

« Je suppose que nous devons nous réapprovisionner en armes, en armures et en marchandises pour aventurier… Le magasin d’Olba à Brunhild est aussi probablement en train de se vider… Mais quand même, le transport des marchandises vers et depuis Brunhild prend du temps… Les transports ne peuvent pas aller plus vite. »

Olba avait un artefact qui lui permettait de transporter des marchandises plus petites plus rapidement que les autres marchands, mais il avait quand même ses limites.

J’avais abandonné l’idée au départ… Mais peut-être que je devrais après tout faire une voiture ? Non, si je devais faire quelque chose, ce devrait être un train…

Mais bon… les voitures à chevaux sont assez rapides, peut-être que si je pourrais augmenter leur capacité de transport… Attendez. Je ne peux pas appliquer la [Gravité] pour alléger les voitures ? Oui, c’est une excellente idée. Je peux faire une voiture à chevaux légère et polyvalente. Olba l’achèterait, même si c’était cher. En plus, si je l’enchantais avec [Stockage], elle pourrait en transporter beaucoup plus !

Je m’étais demandé quelles étaient les variantes de véhicules que je pouvais réaliser. Il serait possible de faire un carrosse avec des enchantements défensifs pour les membres de la famille royale ou les nobles. Cette idée me fit penser que mes écuries royales ne contenaient pas de chevaux. Vu que nous utilisions la [Porte] pour nous déplacer, ce n’était donc pas nécessaire.

Tout cela mis à part, les choses s’amélioraient à Brunhild. Les donjons connaissaient un grand succès. Personne n’était encore mort, mais il y avait un certain nombre de blessés qui passaient chaque jour. Apparemment, après le premier étage, la puissance des monstres et des bêtes magiques s’était considérablement accrue. Si les aventuriers ne pouvaient pas faire le bon choix, ils finissaient par être gravement mutilés.

D’après ce que j’avais entendu, Amaterasu avait été exploré jusqu’au quatrième étage. Plusieurs groupes avaient acquis des trésors précieux dans des salles isolées à ce niveau également. Les rumeurs s’étaient répandues, et le nombre de chercheurs de trésors ne tardera certainement pas à augmenter à nouveau.

Alors que je réfléchissais en moi-même, je regardais vers ma gauche et je me retrouvais devant le magasin de Zanac. Comme c’était nostalgique. C’était le premier magasin que j’avais vu en me retrouvant dans ce nouveau monde.

Mais c’était un peu différent maintenant. Pour commencer, il était presque deux fois plus grand qu’à l’origine. Et maintenant, ils vendaient des choses comme des uniformes scolaires et des maillots de bain, ils faisaient donc probablement beaucoup de profit avec leurs designs inhabituels et exotiques. J’avais décidé de jeter un coup d’œil à l’intérieur.

« Bienvenue ! Bienvenue au roi de la mode Zanac ! »

J’étais entré dans la boutique et j’avais été accueilli par une fille un peu plus âgée et souriante… Je supposais que c’était dans sa description de poste de saluer les gens comme ça…

Ce magasin avait également une succursale à Brunhild, je savais donc très bien à quel point l’endroit était tape-à-l’œil et surfait.

J’avais demandé à la servante d’appeler Zanac, et peu de temps après, l’homme lui-même était là devant moi.

« Ohoho. Eh bien, si ce n’est pas Son Altesse en personne. Qu’est-ce qui vous amène à Reflet en cette belle journée ? Une question urgente, peut-être ? »

« Nous cherchions simplement à recruter d’autres employés pour travailler à la Lune d’argent à Brunhild. J’ai fini par venir avec Micah pour en parler à quelques personnes. Maintenant, je suis là, puisque j’avais du temps à tuer. »

« Oho, je vois… Est-ce que ça veut dire que vous pourriez commander des uniformes d’employés ? »

Oh, il marque un point. Ça m’avait complètement échappé. Mais Zanac était très fort. Il avait l’œil opportuniste d’un trader.

Je n’avais pas pu me décider à l’époque, car je ne connaissais pas la taille des nouveaux employés, alors j’avais dit à Zanac que je passerais la commande à la succursale de Brunhild de son magasin plus tard.

« Oh, c’est vrai. J’avais une petite affaire dont je pensais pouvoir vous parler, Votre Altesse. Un noble de Roadmare a passé commande d’une robe au design inhabituel et unique. Si cela ne vous dérange pas, je me demandais si vous pourriez avoir… des idées créatives sur des robes qui ne ressemblent à aucune autre. »

« Un design de robe unique, hein… Hmm. Puis-je avoir du papier blanc ? »

Alors que l’employé s’enfuyait pour aller me chercher du papier, j’avais sorti mon smartphone et j’avais commencé à chercher des robes fantaisies. J’avais choisi une vingtaine de modèles intéressants. J’avais ensuite utilisé [Dessin] pour imprimer les dessins et les avais remis à Zanac.

« Bonté divine… Je n’ai jamais rien vu de tel. Je suis sûr que le client sera satisfait de l’un d’eux, merci ! »

« Oui, je suis presque sûr qu’aucune des familles royales n’a de robes comme celles-ci. Donc si c’est quelque chose d’unique qu’il recherche, alors il ne trouvera sûrement pas mieux ailleurs. »

Si le noble voulait quelque chose d’unique, il avait de la chance que sa commande arrive au bon moment pour que je l’aide.

Et au moment où j’imprimais quelques dessins pour des gants et des chaussures assortis, un homme fit soudain irruption par la porte d’entrée avec une présence et une force excessives.

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