Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 2 – Partie 2

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Chapitre 2 : Donjons et Dragons

Partie 2

Après avoir demandé à Relisha de m’indiquer l’emplacement des îles, j’avais ouvert une [Porte] vers le Désert de Rabbi, qui se trouvait juste à l’extérieur de Sandora. Ensuite, j’activais [Vol] afin de me diriger vers le sud.

Après avoir volé pendant un certain temps, je rencontrais finalement les îles. Elles étaient aussi éloignées qu’elle l’avait imaginé. Même un bateau venant directement de Sandora mettrait beaucoup de temps à arriver.

« Hm… Il devrait y en avoir trois, non ? »

Chaque île avait un donjon différent, et il y en avait trois au total. On m’avait demandé de les nommer, mais j’avais repoussé l’idée. J’espérais un éclair d’inspiration.

« Oho ? »

Je regardais les îles et je vis un bateau au large des côtes. En regardant de plus près, je vis un groupe camper sur la plage d’une des îles. J’avais supposé qu’il s’agissait des responsables de la guilde qui surveillaient les îles. Je débarquais dans le camp. Les hommes surpris sortirent leurs armes.

« Qui êtes-vous ? »

« Je donne suite à une demande du chef de guilde Relisha. En ce moment, je suppose que je suis un aventurier, alors… voici ma carte. »

« Quoi... Or !? Alors vous devez être de Brunhild… Pardonnez-nous, monsieur ! »

Les responsables de la guilde avaient immédiatement rengainé leurs armes. Le pouvoir de la carte de la guilde était vraiment quelque chose. Il semblait impossible de la falsifier, donc la crédibilité d’une carte de guilde était absolue. Mais je me demandais s’il était possible de tromper un officiel de la guilde avec une fausse carte assez convaincante…

« Relisha m’a demandé de relier ces îles à Brunhild… Hm, peut-être que je devrais juste l’amener ici. »

J’ouvrais une [Porte] et j’y fis passer Relisha.

« … C’est effectivement ce que j’ai proposé, oui, mais je n’arrive pas à croire que vous soyez arrivé si vite… »

Je laissais la discussion à Relisha. Celle-ci dit aux responsables de la guilde que leur travail était officiellement terminé.

Ces îles étaient désormais le territoire étendu de Brunhild… Mais elles étaient plutôt stériles. Elles n’étaient composées que de montagnes, de plages de sable, d’un ciel bleu et d’une jungle agitée.

« Alors, où est le donjon ? »

« Allez tout droit dans la jungle et vous arriverez à un flanc de montagne. Grimpez un peu et vous arriverez à une grotte. Là, vous trouverez des escaliers rocheux qui mènent vers le bas. C’est l’entrée du donjon. Cette île étant entourée d’une grande plage de sable, une grande partie est submergée, mais elle est aussi très étroite. Le donjon se trouve probablement sous le niveau de la mer. Il est sûrement relié aux donjons des autres îles. »

S’il était vrai que cet endroit était autrefois une grande île, il serait logique que les cachots soient reliés d’une manière ou d’une autre. Mais il n’y avait qu’une seule façon de le savoir avec certitude.

« Je vais essayer d’y aller pour l’instant, mais qu’en est-il des autres ? »

« Je vais m’occuper de la procédure à Brunhild, si vous pouvez me renvoyer. Ah, désolé, mais pourriez-vous aussi renvoyer les autres membres de la guilde à Sandora ? »

Ce n’était pas du tout un problème. J’avais rapidement renvoyé Relisha à Brunhild.

Après cela, les autres démontèrent leur camp et montèrent à bord de leur navire. Ils semblaient tous assez heureux de partir. Je pouvais imaginer que rester assis à attendre les ordres était probablement ennuyeux. Je pouvais comprendre cela.

Une fois tout le monde à bord, j’avais transféré le navire au port principal de Sandora. C’est tout.

Et maintenant, la partie la plus amusante, j’allais visiter le donjon.

J’avais décidé d’y aller à pied. Ce serait plus facile de voler, mais j’avais profité de la promenade pour abattre des arbres et créer une route pavée en utilisant la magie de terre.

J’avais été attaqué pendant ce temps par un loup à six pattes et un serpent à deux têtes, mais il s’agissait de menu fretin et il n’avait pas fallu beaucoup d’efforts pour les tuer.

Finalement, j’étais sorti de la jungle et je fis un chemin lisse jusqu’à la montagne. Ensuite, je gravais des escaliers dans la falaise pour terminer le chemin vers le donjon.

Une fois là, j’entrais dans la grotte et je regardais les marches qui menaient à l’abîme.

« … Mec, c’est sombre. Ce n’est cependant pas trop surprenant. »

Je lançais une [Orbe de lumière]. Celle-ci émit une petite sphère de lumière. Le donjon devenait de plus en plus humide à mesure que je descendis à l’intérieur. Mais j’étais probablement sous la mer, donc l’humidité était naturelle.

Après avoir erré un moment, je m’étais retrouvé dans une vaste pièce. L’endroit était certainement fait par l’homme. J’avais pu voir à quel point les murs et le plafond étaient anormalement sculptés.

Je regardais autour de moi et je trouvais trois chemins différents. Gauche, droite et tout droit. Allons donc… Une division en trois dans la première pièce ? Si c’est un jeu, ce ne serait pas aussi compliqué… Mais je suppose que ce n’est pas un jeu, alors je devrais arrêter de m’en faire.

Je ne voulais pas me perdre, alors j’étais allé tout droit. Il m’était évidemment impossible de me perdre puisque j’avais accès à la [Porte] et tout.

J’avais continué tout droit jusqu’à ce que j’atteigne une autre bifurcation. Cette fois-ci, c’était à droite ou à gauche.

Hm… Je suppose que c’est de ma faute, j’ai pensé que le chemin serait droit. Attends…

« Ça ne marchera peut-être pas, mais… affichez la carte. Affichez le premier sous-sol de ce donjon, et ma position actuelle. »

« Affichage. »

Mon smartphone répondit. Il projeta une carte de l’étage actuel à côté de ma position actuelle. Cela a fonctionné… Wôw, ça a vraiment marché ! Attends, merde… Je ne voulais pas que ça marche.

Il montrait aussi les escaliers qui menaient au deuxième étage. Il semblait y avoir quatre étages au total.

Argh… Je viens de me spoiler moi-même, non ? Je peux probablement faire du profit en vendant cette carte, mais… je ne le ferai pas. Il serait préférable que les aventuriers découvrent les secrets de cet endroit par eux-mêmes sans que je gâche tout le plaisir. En plus, ce serait bien plus cool de les regarder explorer cet endroit, comme un parc d’attractions. Bon, peu importe… je suppose au moins que je peux toujours explorer le premier étage.

« Whoa ! »

Je m’étais tourné vers le passage menant à l’escalier du deuxième étage, et je m’étais retrouvé face à face avec des monstres. Il s’agissait de petites créatures à tête de chien appelées Kobolds, et il y en avait deux au total.

Les Kobolds étaient des monstres instinctifs qui ne comprenaient pas mes mots. D’autres créatures comme les loups-garous ou les vampires, par contre, comprenaient.

Les Kobolds m’attendaient, apparemment. Du moins, c’était ce qu’il semblait d’après leur timing d’expert, alors qu’ils descendaient leurs haches de pierre vers ma tête. J’avais rapidement sorti Brunhild et je les avais tous les deux touchés. Heureusement pour eux, j’avais fait charger des balles de paralysie. Ils avaient échappé de justesse à une fin douloureuse.

J’avais réalisé que mon orbe de lumière était probablement un moyen facile de savoir que j’arrivais. C’était pratiquement une balise qui disait « embuscade » ou quelque chose du genre. J’aurais vraiment dû y penser.

Je passais les Kobolds effondrés et je commençais à me diriger vers les escaliers. Je m’étais arrêté un moment quand je découvris un petit passage latéral avec un ensemble de doubles portes au fond. J’avais pris la décision d’aller voir. Après tout, il n’y avait rien de mal à faire un détour.

Je m’étais dirigé vers le passage et j’ouvris les deux portes au bout. Là, je trouvais une petite pièce avec un coffre au trésor dans le coin. Ce genre de chose était assez courante dans les jeux vidéo, mais c’était un peu bizarre à voir dans la réalité.

Je voulais en quelque sorte demander pourquoi il y avait un coffre au trésor dans un endroit comme celui-ci, mais j’avais décidé de l’ouvrir à la place.

Mon cœur battait plus vite quand je me suis approché du conteneur, et… Je fis une pause pendant un moment, craignant brièvement un piège. Je ne voulais vraiment pas exploser. J’avais décidé de soulever un peu le couvercle, histoire de ne pas tenter le diable. Il n’était en tout cas pas verrouillé. J’avais donc ouvert le couvercle en faisant un petit clin d’œil, mais aucun piège n’était posé ! En regardant dans le coffre ouvert, je vis…

« Qu’est-ce que… »

Un couteau rouillé, une sacoche sale, un morceau de poteau qui semblait bancal et une hache en pierre faite à la main. La hache ressemblait à celle que les Kobolds d’avant brandissaient. Il semblerait que je sois tombé sur leur cachette secrète. Eh bien, c’était des déchets pour moi, mais probablement un trésor pour eux. Pourtant, il n’y avait aucune chance que la guilde veuille acheter ce genre de merde. Je regardais de plus près et je vis quelque chose qui brillait dans le coin du coffre. Ce que je vis n’était autre qu’une petite bande d’or. Il n’y avait pas de bijoux incrustés dedans, mais c’était certainement une bague en or. Si elle était vraie, elle aurait certainement une valeur.

En y pensant, où ont-ils trouvé le coffre au trésor ? Il était possible que le coffre ait contenu un trésor à un moment donné, mais les monstres avaient pu y retirer des choses une par une… En peu de temps, les Kobolds n’avaient plus qu’à s’en servir comme d’un autre récipient de stockage.

Le coffre au trésor aurait même pu provenir d’un autre étage. Il était possible que quelqu’un, ou… quelque chose l’ait traîné tout en haut depuis un étage inférieur.

Le véritable trésor aurait pu être pillé par les habitants du donjon et caché dans différentes cachettes… Il était tout à fait possible que les vrais trésors soient maintenant en possession de monstres.

Je pris l’anneau, mais je laissais le reste des affaires derrière moi. Bonne chance, petits Kobolds… Beaucoup de gens vont passer par chez vous et essayer de vous tuer.

Une fois au deuxième étage, j’utilisais la [Porte] pour retourner au bureau de Relisha.

« C’est une bague ordinaire sans enchantement particulier… Bien que, c’est effectivement de l’or. »

Wôw, c’est donc authentique… Je suppose que ça veut dire que les donjons contiennent de vrais trésors.

Le but de tout aventurier était de trouver des trésors dans les anciennes ruines et les donjons, et aussi de récolter des matériaux rares auprès des monstres. Il semblerait que beaucoup de créatures vivant dans les donjons avaient différemment évolué, et que les matériaux rares soient donc monnaie courante dans les niveaux inférieurs.

« Alors, puis-je vous acheter la bague ? »

« Bien sûr, allez-y. Combien vaut-elle ? »

« Voyons voir… Étant donné le mauvais travail manuel et la surface éraflée… Deux pièces d’argent est un bon prix. »

Hm… Deux pièces d’argent pour une bague en or… Ce serait le tarif demandé pour une semaine dans une auberge. Vu que je n’ai pas passé beaucoup de temps à explorer, ça semble assez juste. Mais j’ai peut-être eu de la chance de trouver ça…

Je m’étais rappelé que, si nous avions plus d’aventuriers, je devrais probablement améliorer nos logements. La Lune d’Argent n’avait probablement pas assez de chambres disponibles.

« Il y a autre chose, Votre Altesse. Les portes qui relient Brunhild et les îles… Qu’allons-nous faire pour le péage ? »

« Euh, le péage ? »

« Oui, le péage qu’un aventurier doit payer. Je pense que vous devriez au moins faire payer un droit d’entrée… Aviez-vous prévu de le rendre gratuit ? »

« Hm… Je suppose qu’une pièce de cuivre est probablement suffisante, non ? »

Elle me répondit que c’était assez bon marché, mais qu’il y avait toujours une chance que l’aventurier ne revienne pas. Je voulais que le plus grand nombre possible de personnes puissent rentrer chez elles en toute sécurité et utiliser les services disponibles à Brunhild.

La gratuité aurait été gênante, car nous n’aurions pas pu suivre les allées et venues. Je ne voulais pas que nous perdions la trace de ceux qui passaient et ne revenaient jamais, c’était pourquoi il valait mieux prévoir une redevance pour la tenue de la comptabilité. La carte de guilde était le moyen le plus simple de contrôler cela. En fin de compte, le péage ne générait pas beaucoup de revenus, mais de toute façon ce n’était pas vraiment son but.

Nous aurions probablement besoin de potions, de médicaments, d’armes, et d’armures aussi… Je ne voulais pas m’avancer, mais j’avais décidé de parler aux commerçants de la ville pour faire des provisions pour l’avenir. Il était possible que je finisse par avoir besoin d’un maître forgeron pour réparer les armes et aussi les armures.

J’étais un peu excité de voir où ce projet allait nous mener.

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