Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 1 – Partie 5

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Chapitre 1 : Les Archives de la Sagesse

Partie 5

« J’ai besoin d’y penser de façon pragmatique. Tu es une ambassadrice de Mismede. Ce serait irresponsable de ma part de te donner un savoir ancien indescriptible. En plus, que vas-tu m’offrir exactement ? »

« Oh, donc c’est comme ça… Eh bien, je peux comprendre ce raisonnement, alors… Laisse-moi te faire une proposition. J’aimerais devenir le magicien de la Cour de Brunhild. »

« Hein ? »

Attends, quoi ? Je veux dire, je suppose que notre pays n’a pas de magicien de cour, mais… Hm. Je veux dire… c’est la matriarche des fées, donc ses capacités sont à tous les coups élevées…

Mais c’est une ambassadrice de Mismede, j’avais l’impression que ça compliquerait les choses. C’était une matriarche de clan et une personnalité influente d’une nation étrangère.

« Ce ne sera pas un problème. C’est vrai que je suis la matriarche du clan des fées, mais c’est plus un titre honorifique que n’importe quoi d’autre. Éris est celle qui s’occupe de la plupart du travail à Mismede. »

« Éris ? »

« La magicienne de la cour de Mismede. Je pensais lui donner le statut de matriarche du clan de toute façon, donc c’est très bien. J’aimerais prendre ma retraite et me consacrer entièrement à la poursuite de la connaissance. »

Hmph… Si c’est un titre honorifique, alors je suppose que ça ira… Ce n’est pas comme si je volais quelque chose comme des secrets d’État.

Je doutais que le roi Bestial s’en soucie aussi. Il voulait que les Demi-Humains soient plus respectés dans le monde entier, alors en prendre une comme magicienne de cour ferait du bien aux relations publiques. Honnêtement, il n’y aurait probablement pas de problèmes.

« Hm… Je ne serai pas impolie. Ce n’est évidemment pas suffisant pour te convaincre. Je promets d’utiliser toutes les connaissances que je trouverai dans la bibliothèque pour le bien de Brunhild. Et, pour adoucir l’histoire, je deviendrai aussi ta femme. »

« Non, non merci. En fait, maintenant que j’y pense… Tu n’es pas encore mariée, Leen ? »

« Tu es incroyablement habile pour esquiver une confession, Touya… N’y penses-tu même pas ? »

Elle se plaignait, mais je n’allais pas la distraire. Elle était en vie depuis environ 600 ans, alors j’étais sûr qu’elle aurait été mariée au moins une fois. Je n’aurais pas été surpris d’apprendre qu’elle avait des enfants.

« Je n’ai jamais été mariée et je n’ai jamais accouché. Comme je l’ai dit, la croissance d’un corps de fée s’arrête entre la fin de l’adolescence et le début de la vingtaine. J’ai été un peu précoce dans ma floraison… Par conséquent, je n’ai pas vraiment été considérée comme une personne pouvant se marier. Je reçois de temps en temps des propositions inhabituelles d’hommes douteux, mais j’ai ma fierté. Je ne m’inclinerai pas devant leurs fantasmes. »

C’était assez logique. Leen n’aurait pas changé jusqu’à sa mort. Sans parler du fait qu’elle était matriarche de clan, il fallait donc bien réfléchir au choix d’un partenaire.

Il y avait un vieux dicton qui disait de poursuivre une femme plus âgée jusqu’à ce que ses chaussures s’usent, mais… Je n’étais pas tout à fait sûr d’être aussi enthousiaste à l’idée.

« … N’aimes-tu pas les femmes plus âgées ? »

Leen me regarda avec une expression un peu mignonne.

« Ah, eh bien… Non. Je suppose, pas dans ton cas, mais, je veux dire… Ne te sens-tu pas trop vieille pour moi ? Mais en ce qui concerne le mariage, c’est une tout autre histoire. Je te fais confiance, Leen, et je t’aime beaucoup, mais… Eh bien… »

« Hm ? Je te trouve cependant tout à fait à mon goût. Je serais plus qu’heureuse de t’épouser. Ne l’as-tu pas remarqué ? Je t’aime beaucoup, Touya… »

Gah ! Ne dis pas quelque chose comme ça… !

Leen sauta et me regarda droit dans les yeux. C’était le chaos derrière son regard. Mon Dieu, je ne pouvais pas détourner le regard. Je me sentais comme une petite grenouille, hypnotisée par un serpent prédateur.

Juste au moment où j’allais lui dire qu’elle était trop proche, je sentis un petit baiser.

 

 

« Gh !? »

« Hehe... Tu as eu peur, comme un petit bébé… Tu as sept fiancés, n’est-ce pas ? Tu devrais être habitué à ce genre de petits gestes. »

Malgré son allure juvénile, elle avait définitivement un charme qui ne pouvait venir qu’après des années d’expérience…

C’est dangereux. Mon visage est rouge, c'est vraiment mauvais… Si c’était une étrangère, je ne me sentirais pas si en conflit, mais… C’est Leen ! Je la connais, c’est vraiment bizarre et gênant !

Alors que je me tenais là, figée, incapable de penser à quoi que ce soit pour répliquer, Leen sourit.

« Tu n’as pas besoin de me donner une réponse tout de suite. Si ça te convient, je serai ta maîtresse ou ton amante… Mais j’aimerais me marier au moins une fois dans ma vie. Tu verras que je suis du genre dévoué, tu sais… »

Elle s’était retirée complètement, mais pas avant de m’avoir donné un coup de poing sur la joue. Gh… C’était dangereusement mignon. J’ai failli oublier qu’elle a plus de 600 ans…

« Alors, mon chéri… Je peux utiliser la bibliothèque sans contrainte si je suis ta femme, pas vraie ? »

« C’était ton but depuis le début, hein !? »

« Eh bien, pas entièrement… Je te promets que je ne mentais pas quand je te disais que je t’aime bien. Tu pensais que je ne disais pas la vérité ? »

« H, hey maintenant, ça suffit… Tu peux jeter un coup d’œil à la bibliothèque. Mais ne partage rien de ce que tu apprendras là-bas. »

« Merci, mon chéri… Je t’aime. »

C’est suspicieux… Attends. Merde. Vient-elle de me piéger ? Je m’étais fait séduire !? … Non, disons que j’ai réussi à recruter une alliée puissante. Même si je viens d’être piégé, c’est mieux si je le justifie comme ça.

Tandis que je soupirais doucement, réfléchissant à des choses compliquées dans ma tête, Paula secoua lentement la tête comme pour dire « Bonté divine ». Hmph…

« Ooh... »

« Wôw… »

Leen et Hilde avaient laissé échapper leur surprise en entrant dans la bibliothèque. Les autres aussi avaient été stupéfaites, mais pas tout à fait autant.

Leen était stupéfaite par la bibliothèque et ses étagères, mais Hilde était plus surprise par Babylone elle-même. C’était après tout son premier voyage là-bas.

« Comment est-ce possible !? Il vole dans le ciel… !? Incroyable ! Incroyable ! Y a-t-il aussi des Frame Gears !? »

« Taisez-vous. C’est une bibliothèque. S’il vous plaît, on doit faire silence dans la bibliothèque. »

« Oh… Désolé. »

Hilde avait parlé fortement, mais Fam l’avait immédiatement fait taire. Elle se détendait sur un canapé tout près, le nez fortement enfoncé dans un livre. Elle était en train de lire des livres que j’avais récupérés du Lecteur Lunatique. Bien que j’aie fait en sorte qu’aucun des titres les plus… peu recommandables n’arrive dans cet endroit.

« Oh, comment suis-je censée prendre un livre de l’étagère du haut ? Y a-t-il un escabeau ? »

« Oh, touchez l’étagère et imaginez l’étagère dont vous avez besoin. »

Leen toucha l’étagère selon les instructions, et l’une des rangées de livres s’enfonça lentement à portée de main.

« Incroyable… Pour que cela puisse réagir comme ça, hein ? Attendez, ce livre… ! »

Les yeux de Leen s’ouvrirent alors qu’elle arrachait l’un des livres. Je ne pouvais pas lire le titre, et j’avais supposé que Leen non plus. Quoi qu’il en soit, elle avait commencé à feuilleter furieusement les pages.

« Quel genre de livre est-ce ? »

« C’est une encyclopédie sur la magie ancienne ! C’est écrit dans une ancienne langue magique, mais je peux lire ça… En quelque sorte ! Tu ne vois pas à quel point c’est incroyable !? Il y a des références non seulement sur la magie moderne, mais aussi sur la magie perdue dans le temps ! »

« C’est une bibliothèque. Silence. »

« Ah, désolée… »

Fam nous donna un autre avertissement. Elle n’avait même pas regardé son livre. C’était un peu grossier de sa part, mais au moins elle aimait la littérature.

« Le nombre de livres ici est incroyable, c’est… Ne serait-il pas difficile de trouver un livre ici ? »

« Non, c’est bon, regarde. Bibliothèque… recherche de livres sur les épées. »

En réponse à mes paroles, une flèche s’éleva jusqu’à la surface du tapis rouge. Il ne nous restait plus qu’à la suivre afin d’atteindre le livre que nous voulions.

De plus, remettre un livre sur n’importe quelle étagère le remettait à sa place. En gros, il y avait un service de tri automatisé. C’était très pratique.

Yumina sortit plusieurs livres et commença à les feuilleter avant de les jeter rapidement. Je me demandais si elle essayait de mettre Fam en colère.

« Ces livres sont écrits dans une langue que la plupart d’entre nous ne savent pas lire… On va devoir demander à Touya de nous créer des lunettes de lecture. »

« Les faire n’est pas un problème. J’ai juste besoin de savoir sur quelles langues les accorder. Peux-tu m’aider, Fam ? »

J’avais appelé Fam, celle-ci leva la tête. La fille s’approcha de moi. J’étais son maître, après tout, elle ne pouvait pas refuser mes ordres.

D’ailleurs, je lui avais donné une sélection de vêtements de Zanac, comme je l’avais fait avec Cesca et les autres filles. Je ne savais pas pourquoi elle avait choisi un uniforme de marin, mais c’était simplement une question de goût. Elle avait l’air d’une fille très studieuse.

« Dans quelles langues sont écrits les livres ici ? »

« Nous avons des livres disponibles en langue magique ancienne, écriture de l’esprit ancien, parthénois, langage caché de Remilia, langage divin de Lastia, langage divin, dialecte de Deigarese, pictogramme de Lorad, l’évangile, hiéroglyphes d’Esteba, langue abanese, karnar, Markur, Salieri Tradespeak, Urdenian, Gazur, la langue du continent des démons, et… Je ne me souviens d’aucun autre livre écrit dans une autre langue. Après tout, j’ai tout lu ici. »

C’est de la folie ! Mais je suppose que par rapport aux langues de la Terre, nous en avons plus. Ce monde est un peu plus uni que le mien.

Si je me souvenais bien, le Docteur venait de Parthénon, un ancien royaume magique qui régnait sur la moitié du continent. En gardant cela à l’esprit, il était facile de comprendre pourquoi la plupart des livres étaient écrits en parthénois.

C’était un royaume qui avait prospéré il y a environ cinq mille ans. Mais il avait été ravagé par la Phase. Oh, j’ai une idée.

« Montre-moi des livres en rapport avec la phase. »

J’avais essayé d’effectuer cette recherche comme test, et une flèche était apparue sur le tapis. C’était facile.

Le pays avait été dévasté, mais les survivants avaient dû écrire quelque chose.

J’avais suivi la flèche et m’étais dirigé vers l’étagère désignée. J’avais sorti un livre, qui était légèrement mis en avant dans la rangée. Puis j’avais invoqué [Lecture] pour comprendre l’ancienne langue du peuple parthénois. Ainsi, le titre du livre m’était visible.

« Les Cristaux magiques. »

J’avais parcouru le contenu du livre. Il mentionnait comment ils chassaient les humains, discutaient de leurs points faibles, parlaient de leur capacité à se régénérer et à absorber la magie, mais en fin de compte il n’y avait rien de plus qu’Ende ne m’avait pas déjà dit. Il n’y avait cependant aucune mention de la phase souveraine ou du fait qu’ils venaient d’un autre monde.

On y parlait de villes et même de villes ravagées par la Phase, mais l’information m’était largement inutile. Il semblerait que la phase avait tout simplement disparu du monde avant qu’une véritable solution puisse être trouvée. Tout ce qu’ils avaient laissé derrière eux, c’était du carnage et de la destruction. C’était tout ce qu’on avait pu enregistrer.

La Phase avait anéanti l’humanité. Humains, Demi-Humains, et Races démoniaques… De nombreuses nations avaient perdu leurs capitales, et les grands dirigeants du monde avaient pour la plupart tous été tués.

Il y avait beaucoup de récits enregistrés sur les derniers agissements des grands héros, mais aucun d’entre eux ne contenait de nouvelles informations que je pouvais utiliser à mon avantage. Les auteurs avaient simplement considéré la Phase comme de mystérieux êtres magiques. C’était vraiment logique.

« Oh mon… »

J’étais arrivé à la fin du livre, et j’avais trouvé plusieurs illustrations. Chaque type connu de Phase avait été dessiné, avec une petite étoile noire à côté indiquant sa force, sa taille et sa vitesse.

Comme je m’y attendais, ils n’étaient pas restés assis à ne rien faire. Ils cherchaient vraiment des moyens de prévenir la catastrophe.

Les types qu’Ende avait appelés Petites Constructions étaient ici. Je pouvais voir un grillon, un serpent, un coléoptère, une mante, une autruche, et divers autres constructions. Il y avait beaucoup de variété dans leurs formes, mais elles étaient certainement les plus faciles à abattre.

J’avais regardé un peu plus loin et je vis des croquis des Constructions intermédiaires. Les images étaient aussi nombreuses… il y avait une raie manta, une araignée, un requin, un chien, une libellule, une coccinelle, etc. J’avais remarqué quelques croquis de types que je n’avais jamais vus. Je me demandais si la civilisation antique avait réussi à les contrer efficacement.

De puissants sorts indirects les tuaient assez facilement. Mais ils étaient quand même massifs. Il fallait un Frame Gear pour les tuer sans dommages collatéraux.

Viennent ensuite les Constructions supérieures. Je vis un croquis du crocodile que j’avais combattu, mais qui ressemblait aussi à un ptérodactyle, un hérisson, un sanglier et quelques autres. S’ils étaient tous aussi puissants que le crocodile, ce n’était pas une mince affaire. S’opposer à ces choses avec une puissance de feu moins que monstrueuse serait tout simplement suicidaire.

J’avais encore une fois tourné la page. Le croquis que j’avais vu m’avait mis en état de choc. J’avais suffoqué d’horreur tout en murmurant lentement.

« Quoi... Est-ce que c’est… ? »

À côté de l’esquisse, il y avait une seule annotation.

« Construction humanoïde. »

Les individus esquissés ressemblaient à des gens normaux, à l’exception de minuscules protubérances de cristal sur diverses parties de leur corps. Quand j’avais vérifié leurs statistiques, elles étaient beaucoup plus fortes que les Constructions supérieures.

« … je n’avais aucune idée… »

J’avais pensé qu’ils devraient s’appeler Phase Humaine ou quelque chose comme ça. Selon le livre, ils apparaissaient rarement et étaient reconnus comme les êtres les plus puissants jamais vus dans le monde.

Je ne savais pas combien il y en avait. Mais je pouvais ressentir le danger. J’avais besoin d’améliorer nos défenses, et vite.

Inquiet, mais déterminé, j’avais fermé le livre.

***

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6 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.
    Donc Leen deviendra l'une de ces femme ou c'était une blague ?
    600 ans sans Sexe, je sais que ce que l'on ne connait pas ne peu pas nous manqués, mais là ça fait long...

  2. Une pluricentenaire avec un corps de loli, Nippon...

    Sinon, une répétition a signalé :

    On y parlait de villages, de villes et même de villes ravagées par la Phase, mais l’information m’était largement inutile.

  3. je signale une erreur de traduction dans le contexte :

    m’avoir donné un coup de poing sur la joue. Gh… C’était dangereusement mignon.

    je pense que la traduction devrait etre:

    m’avoir donné un bisous sur la joue. Gh… C’était dangereusement mignon.

    cela a plus de sens que un coup de poing leen est taquinne mais pas violente

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