Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : Les Archives de la Sagesse

Partie 4

« Il y a huit pièces de monnaie et une seule balance. L’une des pièces est contrefaite. La pièce contrefaite est plus légère qu’une pièce légitime, il est donc facile de la découvrir en la pesant. La question est toutefois de savoir quel est le nombre le plus faible de tentatives nécessaires pour déterminer la fausse pièce de monnaie. Une réponse incorrecte vous ramènera à l’entrée. »

Celle-ci est un peu plus délicate… Je vais devoir y réfléchir.

Mais ça ne devrait pas être difficile à résoudre ! C’est exact, la réponse est… Attendez… Attendez un peu, euh…

J’avais canalisé mes pouvoirs magiques dans la pierre bleue en imaginant la réponse dans mon esprit. 

Ding ding ding, nous avons un gagnant !

Comme je m’y attendais… Elle essayait de me piéger. J’avais légèrement rétréci les yeux quand le mur suivant se fut ouvert. 

« Monseigneur, quelle était la réponse ? »

Kohaku me regarda, curieux. Hm ? Tu ne l’as pas trouvé ?

« Eh bien, réfléchis-y. Combien d’essais faut-il faire ? »

« Eh bien, à la première tentative on devra peser quatre pièces de chaque côté. Ensuite, on utilisera une deuxième tentative en divisant les quatre pièces et en les pesant par piles de deux. Et au troisième essai on pèse à nouveau les deux dernières pièces du côté le plus léger. Il faudra trois tentatives au total. »

« Je vois… Oui, c’est effectivement le cas. Mais tu pourrais prendre six pièces de monnaie et les peser en deux piles de trois. Si la balance est à l’équilibre, cela signifie que l’une des deux restantes était fausse. Tu n’auras besoin que d’une seconde tentative pour confirmer la réponse. Si la balance n’est pas équilibrée, il suffira de placer une pièce de la pile la plus légère de chaque côté. Si la balance est à l’équilibre, la dernière est la fausse. Si la balance est déséquilibrée, la fausse sera la plus légère. Quoi qu’il en soit, il faudrait deux mesures. Je pense que c’est la réponse généralement acceptée. »

L’accent est mis sur…

« Alors veux-tu dire que ça pourrait être fait en moins de deux ? »

« La réponse est qu’il en faut une. Tu peux prendre au hasard deux pièces sur les huit, et mesurer leur poids. Si tu as de la chance, tu pourras la trouver en une fois. » (NdT : Après calcul 25 % de chance de réussir en une fois)

« Quoi ? De la chance ? »

« La question ne spécifiait rien sur la garantie du succès, elle demandait juste d’utiliser le moins de fois possible la balance. »

C’est exactement le genre de bêtises que j’attendais d’une ruine de Babylone. C’est désagréable jusqu’au bout… Ça me rappelle vraiment comment la femme elle-même agissait. Je me sens un peu sale, comme si je savais ce qu’elle pensait en ce moment… Je suis un peu mal à l’aise à ce sujet, mais… J’ai l’impression de bien la connaître.

Quelque temps plus tard…

« Veuillez suivre les règles de calcul suivantes. Dans ce système, qu’est-ce que X vaut ? »

36 = 1, 108 = 3, 2160 = 2, 10 800 = X. La question semblait assez simple, et je ne savais pas si elle y avait caché une sorte de ruse sournoise ou pas.

Mais au final, il n’y avait pas eu de piège. La réponse était 5.

(NdT : il y avait bien un piège… mais je vais vous laisser chercher. 10 800/2160 = 5)

Ce n’était pas vraiment un puzzle, juste une question standard. Ce n’était pas un problème difficile, mais je ne pouvais pas me permettre de me tromper et de me retrouver à l’entrée. Le mur s’était de nouveau ouvert, et je m’étais dirigé vers mon prochain problème. Je voulais que tout cela s’arrête.

Ding ding ding… Nous avons un gagnant !

J’avais finalement percé la dernière pièce, celle avec une pierre magique Néant, et je m’étais retrouvé face à un cercle magique familier.

« Enfin… Cela a pris beaucoup plus de temps que cela n’aurait dû… »

Même si c’était juste une farce stupide du Docteur, c’était vraiment chiant. Je grommelais légèrement tout en laissant la magie couler de mon corps dans les six piliers de pierre. Puis, en m’assurant que Kohaku était avec moi au milieu du cercle, j’avais laissé la magie Néant se répandre à mes pieds.

Un éclair de lumière nous engloutit avant de s’estomper progressivement. J’avais ouvert les yeux pour voir la vue familière de Babylone. Le ciel était calme et nuageux, et je pouvais voir les arbres se balancer dans la brise.

J’avais regardé autour de moi, curieux, et j’avais repéré un immeuble au loin. Je me demandais si j’avais trouvé l’entrepôt, la bibliothèque ou peut-être même le laboratoire de recherche.

J’avais commencé à marcher vers le bâtiment et, peu à peu, j’étais parvenu à le voir.

C’était rond, comme une grosse boîte de thon. Mais le plus frappant, c’était qu’il était entièrement en verre. Je pouvais tout voir à l’intérieur. Et je ne vis à l’intérieur que des étagères. Des douzaines, peut-être des centaines. L’intérieur était tellement bourré d’étagères remplies de livres que je pouvais à peine comprendre ce que je regardais.

Il était clair que j’avais trouvé la bibliothèque.

J’avais fait le tour de l’immeuble, à la recherche d’un moyen d’entrer. Finalement, j’avais trouvé un ensemble massif de portes doubles.

Je les avais poussés pour trouver une autre porte à l’intérieur. Après l’avoir ouverte et l’avoir traversée, je m’étais retrouvé dans la bibliothèque proprement dite.

« Whoa... »

« Bonté… »

Kohaku et moi avions été surpris. Il y avait des livres partout. Des livres à perte de vue.

Les rangées d’étagères mesuraient toutes au moins dix mètres de haut. L’endroit ressemblait presque à un labyrinthe de littérature.

De plus, je ne voyais aucun système d’échelle ou de marchepied, je n’avais aucune idée de la façon dont j’étais censé atteindre les étagères les plus hautes.

Je m’étais promené sur le beau tapis rouge, essayant de me rendre au centre de l’immeuble. Naturellement, ce n’était pas aussi facile que d’y aller en ligne droite, j’avais dû naviguer dans les étagères encombrées de la bibliothèque. Je me demandais si c’était intentionnel ou non.

Pourtant, regarder le plafond m’avait aidé à me faire une idée de la direction que j’allais prendre.

Après un certain temps d’exploration dans cette jungle de livres, nous étions arrivés dans une clairière parmi les étagères. Il n’y avait qu’un bureau et une chaise, et une énorme pile de livres sur le dessus du bureau. Une fille était enterrée parmi eux.

Elle semblait assez absorbée par l’un des tomes, refusant de lever les yeux ne serait-ce qu’un instant. Ses cheveux étaient coupés court, colorés d’un bleu glacial. Elle portait des lunettes sur le visage. Dans l’ensemble, elle ressemblait par sa tenue vestimentaire et sa stature aux autres gynoïdes que j’avais rencontrées auparavant. J’avais alors supposé que c’était le gynoïde terminal de la bibliothèque.

« Euh… »

« J’en aurai fini avec ce livre dans environ trente minutes. D’ici là, n’essayez pas de me parler. »

« Euh, d’accord… »

Elle était glaciale. Tu me traites comme une peste, hein ? Je veux dire… Dois-je attendre ?

Je m’asseyais dans la pièce tranquille, le bruit occasionnel d’une page qui tournait me hantait les oreilles. Je m’ennuyais, alors j’avais décidé de prendre un livre et de le feuilleter.

Lorsque j’avais tourné la page, la qualité du papier m’avait semblé inhabituelle. Hm… Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est un livre très ancien… Attends, c’est quoi ces lettres ?

« Il m’est impossible de lire ça… »

Hm… C’est quoi cette langue ? Cela ne ressemble pas à l’écriture de l’esprit ou à l’ancienne langue magique… Est-ce la langue utilisée à l’époque, le Parthénon ?

« [Lecture] : langue ancienne Parthénon. »

Oh, j’ai compris. Mais… oh. Je ne comprends même pas de quoi cela parle… On dirait un rapport un peu compliqué sur des bêtes magiques ou quelque chose comme ça… ?

J’avais quand même jeté le sort maintenant, pour pouvoir parcourir librement les titres des livres voisins et enfin avoir une idée de ce quoi ils parlaient. Cela signifiait que tous les livres ici étaient écrits dans l’ancienne langue de Parthénon.

« Manipulation de fluide mystique pour les nuls… »

« Herbes et épices magiques secrètes… »

« Astuces coquines nocturne, manuel pour débutants… »

Hm… Le titre avait attiré mon attention, alors je pris ce livre et je m’étais mis à le lire. Il s’agissait, comme il était indiqué par le titre, d’un simple guide pratique.

« Le principal problème est d’apaiser les tensions. Vous pouvez vous faire plaisir l’un et l’autre si vous êtes plus détendus… Si vous êtes majeur, essayez de boire un peu d’alcool pour vous détendre. Pas trop, cependant. Un excès d’alcool causera un désastre, alors pratiquez l’intoxication avec modération. Deuxième étape : Comment toucher leur… »

Hmhm… Hohohoho… Je… Je vois, oui… C’est une bonne chose… C’est… Étonnamment… Informatif, oui… Oh mon… Attends, tu peux faire ça ? Quoi... Cela rentre là ? Hm… C’est difficile, être décontracté semble exiger beaucoup de préparation…

« Vous aimez votre livre, n’est-ce pas ? »

« Gah !! »

Je sursautais vers le haut en entendant cette voix soudaine. Whoa, quoi !? Agh ! Ça fait déjà une demi-heure que je lis !? La jeune fille me regarda, clairement perplexe, en penchant la tête.

« Bienvenue à la bibliothèque de Babylone. Je suis le Gynoïde terminal de cette institution, Irisfam. Vous pouvez cependant m’appeler Fam. »

« O-Oh, d’accord… Je m’appelle Mochizuki Touya. Enchanté, Fam. »

J’avais remis le livre que j’avais emprunté sur son étagère, espérant désespérément que la fille n’avait pas vu ce que c’était.

« Eh bien, vous êtes ici… Cela signifie que vous avez résolu toutes les énigmes du Docteur. Ainsi, les droits de propriété du gynoïde 24, Irisfam, vous seront transférés. J’ai hâte de travailler avec vous, Maître. »

Comme je le pensais, le docteur Babylon était vraiment responsable de ces questions stupides. Pourquoi ferait-elle ça ? C’était juste ennuyeux… C’est quand même bien mieux que tous ces trucs érotiques débiles qu’elle m’avait fait faire jusqu’à présent… C’était vraiment le pir — hagh !! Avant que je puisse finir cette pensée, les lèvres de Fam étaient pressées contre les miennes. Notre salive s’était mêlée quand elle avait pénétré sa langue collante dans mes lèvres, la faisant tourbillonner autour de la mienne. Cependant, contrairement à Liora, elle fit en sorte que cela soit bref.

« Inscription terminée. Vos gènes sont stockés dans ma mémoire, Maître. Maintenant, la Bibliothèque est formellement votre propriété. »

J’aurais dû m’y attendre. Pourquoi ne m’y suis-je pas préparé ? Eh bien, ce n’était pas comme si j’avais le choix… Elle aurait prélevé mon échantillon génétique d’une façon ou d’une autre, donc embrasser était probablement le meilleur résultat pour tout le monde.

« Alors, j’aimerais savoir. Combien de Babylons ont été assemblés ? »

« Hm ? Oh, euh… J’ai le jardin, l’atelier, le laboratoire d’alchimie, le hangar, la tour, le rempart… Maintenant, j’ai la bibliothèque ! Ça fait sept. »

« Oh. Dans ce cas, venez avec moi. »

Fam tapa quelque chose dans le terminal au bureau central, et la bibliothèque avait soudainement pris vie. Elle avait commencé à se déplacer, probablement pour s’amarrer avec les autres au-dessus de Brunhild.

« Maître. J’ai une requête. La bibliothèque a besoin de plus de livres, voyez-vous. »

« Plus ? Il n’y en a pas déjà assez ici ? »

« La bibliothèque possède actuellement que 20 millions de livres. »

Quoi !? Même la bibliothèque nationale du Japon ne possède qu’environ dix millions… Bien que si vous incluez des choses comme les journaux, les magazines et d’autres choses du genre, cela représente probablement plus de 30 millions.

« J’ai lu tous les livres de la bibliothèque. C’est pourquoi il est urgent que j’aie du nouveau matériel. »

« Attends… Tu as lu 20 millions de livres ? »

« Il me faut en moyenne deux heures pour lire un seul livre. Je le fais depuis cinq mille ans. »

C’est absolument insensé. Tu ne dors pas ou quoi !? Cesca et Flora dormaient ou restaient immobile, et même Noël dormait régulièrement… De quoi es-tu fait !?

« Je ne bouge pas énormément, alors je dépense peu d’énergie. Cela dit, je suis autonome depuis cinq mille ans. Une fois que nous aurons le laboratoire de recherche, j’aurai besoin d’un entretien. »

Lire des livres depuis plus de cinq mille ans… Elle était plutôt hardcore. Je suppose qu’elle doit vraiment aimer la littérature… C’est exactement le genre de personne que je m’attends à rencontrer ici.

Je m’étais décidé à rentrer chez moi afin de faire mon rapport, car j’avais trouvé la bibliothèque. Après tout, Leen l’attendait depuis si longtemps…

◇ ◇ ◇

« Enfin !! C’est enfin arrivé ! C’est finalement arrivé ! »

Une jeune fille vêtue d’une tenue de lolita gothique sautait d’enthousiasme, agitant les bras en l’air. Naturellement, c’était Leen.

Près d’elle se tenait un ours en peluche, tout aussi excité et dansant comme un maniaque.

« Nous allons maintenant manger le fruit délicieux de la connaissance interdite ! Ancienne histoire autrefois inconnue ! C’est à moi maintenant, à moi, je te dis ! »

« … je sais que tu es toute excitée, mais je dois te dire que je mets temporairement une interdiction de lire les livres de la bibliothèque. »

« Qu’est-ce que tu viens de dire !? »

Leen me fixa, le feu dans les yeux.

Nous étions actuellement au château de Brunhild. Je n’avais encore emmené personne à la bibliothèque. J’avais décidé d’amener Leen (et Paula, apparemment) dans ma salle d’audience. J’avais annoncé la nouvelle de ma découverte à ce moment-là.

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