Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 8 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : Les Archives de la Sagesse

Partie 2

J’avais commencé par créer une simple paire de bottes de patinages en attachant des lames de fortune au bas de mes chaussures, puis j’avais marché sur la patinoire pour faire une démonstration. Contrairement à avant, j’avais glissé cette fois-ci un peu plus gracieusement sur la surface glacée.

J’entendais des voix émerveillées à plusieurs reprises, mais tout ce que je faisais vraiment, c’était de patiner en ligne droite… Mais cela me donnait envie de me vanter un peu, alors je fis quelques tours du périmètre extérieur de l’arène tout en faisant de simples petits tours et cascades ici et là. Ne sous-estimez pas un enfant élevé dans le nord, wahahaha ! Eh bien, je dis cela, mais ma ville natale était du côté du Japon, plus près de l’océan Pacifique, alors je n’ai pas la résistance folle au froid que l’on trouve chez les gens plus au nord…

J’avais ensuite fabriqué un jeu complet de lames pour Logan ainsi que les autres personnes présentes et je les avais donné. C’était une sorte de pince que vous attachez au bas de vos chaussures, par opposition au type de chaussures de patinage fournies avec les lames fixées en permanence. Alors que les gars entraient timidement sur la patinoire, ils commencèrent à dégringoler, comme une scène tout droit sortie d’un vieux dessin animé. Ha ha ha ha ha ! Je parie que tu ne riras plus de ma petite erreur de tout à l’heure, pas vraie !?

Mais avant que je puisse pleinement profiter de ce spectacle stupide, tout le monde s’y était progressivement habitué avec un peu de pratique.

Les gens de ce monde n’avaient jamais manqué de trouver de nouveaux moyens de me surprendre par la rapidité avec laquelle ils s’habituaient à mes nouveaux jouets et astuces. Encore une fois, ils étaient dès le départ tous assez sportifs, alors je devrais vraiment avoir vu cela venir. Avant même que je le sache, même les citadins avaient commencé à se montrer pour regarder notre ordre des chevaliers glisser gracieusement sur ma patinoire. Je m’étais dit que ce serait plus amusant de laisser tout le monde participer à volonté. J’avais donc préparé un grand lot de lames de patinage amovibles et les avais laissées de côté pour que les gens puissent les utiliser gratuitement, car cela aurait été pénible d’en remettre une paire à chacun.

« Urgh ... Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Je m’étais mis à grogner en m’asseyant sur l’un des bancs du stade. Peu de temps après, ma patinoire s’était lentement mais sûrement remplie de jeunes couples et de couples mariés. Mon terrain de jeu amusant s’était transformé en un point de rencontre pour couples d’amoureux juste sous mon nez.

Les célibataires désespérés par cette vue commencèrent peu à peu à partir, les uns après les autres, leurs patins étant repris par de nouveaux couples arrivés pour rejoindre les autres au-dessus de la glace. C’était un cercle vicieux pour les célibataires.

Parmi ceux-ci, cependant, les héros présents dans les rangs des célibataires solitaires y virent une occasion d’inviter les filles à venir sur la patinoire afin de leur apprendre à patiner.

En ce moment, l’endroit n’était plus qu’un grand lieu pour rencontre amoureuse. Eh bien, les plus jeunes semblaient s’amuser de façon innocente et enfantine, ce n’était donc pas seulement un événement pour les couples.

En regardant de plus près, j’avais remarqué un nombre disproportionné de filles qui ne semblaient pas capables de patiner, inévitablement invitées sur la patinoire par des gars qui avaient déjà complètement maîtrisé les bases et qui leur proposaient de les enseigner. Juste comme ça, ils seraient ensemble pour s’amuser ensemble… En d’autres termes, les gars y voyaient l’occasion parfaite de draguer les filles.

Quand j’y réfléchissais, c’était logique. Sous le couvert d’un noble acte de gentillesse dans l’enseignement du patinage aux filles, les garçons avaient l’excuse parfaite pour donner la main à de jolies filles sans attirer l’attention de leur entourage. En regardant les choses de cette manière, j’avais trouvé ceci plutôt rusé.

Parmi les filles, il y avait aussi celles qui avaient compris cela et qui simulaient très clairement qu’elles étaient incapables de patiner pour attirer des hommes. Eh bien, tant que les deux parties étaient d’accord, je me suis dit que c’était l’une de ces fois où la bonne ligne de conduite était d’éviter d’en parler, car cela ruinerait le plaisir de tous.

« J’avais le sentiment que je te trouverais au cœur de toute cette agitation, Touya. »

« Je ne sais pas ce que je dois ressentir à l’idée d’être ton suspect numéro un chaque fois que des foules se rassemblent pour une raison quelconque, mais je ne peux nier que c’était mon œuvre. »

Alors que Yumina était sortie de nulle part pour me taquiner une fois de plus, j’avais décidé qu’il était plus sage de laisser glisser. Je veux dire, je ne pense pas être à l’origine de tout le vacarme dans ce monde, mais elle a raison cette fois-ci, m’étais-je dit.

Maintenant que j’avais moi-même une partenaire, je ne voyais aucune raison réelle de sauter l’expérience d’un rendez-vous de patinage sur glace moi-même. J’avais donné à Yumina une paire de lames de patin et nous étions allés directement sur la patinoire.

« Tu veux te joindre à moi pour faire du patinage, ma princesse ? »

« … Tu crois que je pourrai le faire ? Ça a l’air plutôt difficile… » demanda nerveusement Yumina.

Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, puisque c’était sa première fois. Pour l’instant, je l’avais emmenée sur la patinoire en lui tenant la main et je lui appris les astuces, une petite étape à la fois.

 

 

Au début, elle ne semblait pas sûre de savoir comment garder son équilibre, mais elle s’était peu à peu habituée à cette nouvelle sensation et elle glissa dans tous les sens avant que je ne m’en rende compte. J’étais prêt à mettre cela sur le compte de la nature naturellement athlétique des gens de ce monde, mais en y réfléchissant de façon plus critique, je m’étais demandé si la raison pour laquelle cela me surprenait toujours était peut-être parce que mon ancien monde avait été un endroit tellement pratique que les gens étaient devenus de plus en plus suffisants au fil des ans.

À cette époque, je n’avais aucun moyen de savoir que les séances de patinage sur glace deviendraient l’une des attractions hivernales standard de mon propre duché de Brunhild.

***

« Tu as trouvé d’autres ruines de Babylone ? Où ça ? »

« Effectivement. Elle est située au milieu du Royaume Démon de Xenoahs, dans une zone montagneuse. »

Kougyoku me rapporta cette information, j’étais alors tombé dans une profonde réflexion.

Le Royaume Démon de Xenoahs… C’était une nation isolée habitée par des démons.

Sous la domination du Seigneur, c’était un pays qui évitait fortement d’interagir avec le monde extérieur. Bien qu’il s’agisse d’une région dangereuse avec de nombreuses défenses naturelles en raison de sa géographie unique, il avait été dit que toutes sortes de races y vivaient en paix. Non seulement des races démoniaques, mais de nombreuses sous-espèces de monstres et de bêtes magiques erraient dans la région en grand nombre. Il y avait toutes sortes de rumeurs dangereuses sur cet endroit.

J’hésitais à charger aveuglément en territoire inconnu, alors j’avais appelé l’un des démons de mon ordre de chevalerie pour voir s’il pouvait me donner des informations utiles sur le lieu.

« Xenoahs, dites-vous ? »

Le garçon que j’avais appelé était un jeune vampire aux yeux rouges, à la peau blanche claire et aux oreilles pointues. Il s’appelait Lushade.

Bien qu’étant un vampire, il était un peu excentrique et ne supportait pas vraiment la vue du sang. Selon lui, le sang était plus un aliment de luxe pour les vampires qu’un élément essentiel à leur survie.

C’était un type qui avait détruit à lui seul l’image des vampires que j’avais toujours gardée dans ma tête. D’abord, le soleil ne le dérangeait pas du tout. Il avait beaucoup apprécié les repas préparés avec de l’ail, certains étaient même ses plats préférés. Il savait très bien manier les croix ou les crucifix, et les armes en argent étaient à peu près aussi efficaces sur lui qu’elles le seraient sur à peu près n’importe qui d’autre. Il ne pouvait pas se transformer en chauve-souris, et pour couronner le tout, il ne pouvait même pas supporter la vue du sang.

Mis à part le dégoût excessif de Lushade pour le sang, il semblait que tous les vampires de ce monde étaient à peu près les mêmes que lui. Les gens dont le sang était aspiré par des vampires ne se transformeraient même pas en vampires dans ce monde.

Apparemment, ils étaient encore bénis avec de nombreuses capacités puissantes, telles qu’une vision nocturne incroyable, une force surhumaine, et d’énormes capacités d’autorécupération pour n’en nommer que quelques-unes… Mais en regardant ce jeune homme, j’avais trouvé ça plutôt difficile à imaginer dans ma tête.

Quoi qu’il en soit, j’avais entendu dire que les vampires avaient tendance à avoir un statut social très élevé dans le royaume de Xenoahs, c’était pourquoi j’avais appelé Lushade, en espérant que je pourrais obtenir des informations utiles de lui.

Jusqu’à ce jour, je ne comprenais toujours pas pourquoi quelqu’un d’aussi haut placé socialement était venu jusqu’ici juste pour rejoindre mon Ordre de Chevaliers. Lorsque nous l’avions interviewé pour le poste, j’avais eu l’impression qu’il avait dit quelque chose au sujet de son désir de pouvoir mener sa vie de manière autonome.

« Alors, il n’y a pas d’humains à Xenoahs ? »

« Non, il y en a quelques-uns. Même des demi-humains y vivent. Ce n’est pas parce que Xenoahs ne s’implique pas dans les affaires des autres pays qu’elle s’isole totalement du monde extérieur. C’est juste que c’est un endroit où il est difficile de survivre pour n’importe quelle race. »

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Eh bien, tout d’abord, et ce n’est pas le moins important, le climat y est quelque peu extrême. La température à midi est très élevée, tandis que les nuits peuvent facilement atteindre des températures inférieures à zéro. Sans parler du fait que des bêtes magiques habitent le pays en masse. Il suffit de sortir de la ville pour être quasiment certain d’être attaqué par des paquets entiers de monstres. En plus, il y a le problème de l’approvisionnement alimentaire. Il n’y a pas grand-chose que la plupart des humains mangeraient volontiers s’ils n’avaient pas d’autre choix. Je veux dire, mangeriez-vous volontairement de la gelée de slime ou de la viande d’orc ? »

De la viande d’orc ? Par Orc, il veut dire ces orcs, n’est-ce pas ? Ceux avec des têtes de cochons et des corps humanoïdes ? Tu peux vraiment manger ces trucs ? Je veux dire, allez ! Tu devrais au moins manger du porc ordinaire dans ce cas ! Quant à la gelée de slime… Ouais, non merci. C’est tout simplement dégoûtant. Comme il l’a dit, je peux comprendre pourquoi il est difficile pour des humains ordinaires de s’habituer à leur cuisine locale.

« … Les Orcs ne comptent-ils pas comme race démoniaque ? »

« Bien sûr que non. Ils ne peuvent même pas communiquer avec les mots, vous en souvenez-vous ? Les démons se réfèrent à des races suffisamment intelligentes pour avoir au moins une conversation cohérente. Tout le reste est classé comme bêtes magiques ou monstres. »

Son explication avait du sens.

J’avais demandé à Lushade s’il y avait un peu plus… d’aliments appétissants à choisir. Il me parla alors de la soupe Mini-Wyrm et de chauves-souris géantes grillées, etc. Je sentais mon estomac se retourner rien qu’en entendant ça. Il était impossible que je puisse me résoudre à manger ça, même si tu me payais 100 pièces de platine dans un défi. Pour autant que je sache, cela pouvait être délicieux, mais l’apparence à elle seule me coupait l’appétit.

« Cela dit, il m’a aussi fallu un peu de temps pour m’habituer à la cuisine d’ici. C’est bien maintenant que j’y suis habitué, mais il m’arrive parfois d’avoir envie de retrouver la cuisine de mon pays natal », déclara Lushade en souriant de force.

J’imagine que ce qu’on dit sur le désir ardent de retrouver le goût de son terroir natal est vrai, m’étais-je dit.

Poussant ce discours troublant sur les aliments horribles hors de mon esprit, j’avais rappelé mon objectif principal. S’il y avait déjà des humains vivants dans ce pays, je supposais que je ne me démarquerais pas autant que je le pensais au départ si j’allais y faire un voyage. Je m’étais dit que je pourrais peut-être me faufiler dans le pays assez facilement pour aller enquêter sur ces ruines de Babylone.

Si je me faisais prendre, je pourrais trouver une excuse. Je prétendrais être un noble errant sans le sou. Je n’avais pas l’intention de semer le trouble, et ce n’était pas comme si mon apparence me donnait l’impression d’être quelqu’un de particulièrement important.

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3 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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