Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 4 – Partie 3

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Interlude : Une multitude d’amour

Partie 3

« Ah… choo ! »

« Êtes-vous malade, Votre Majesté ? »

En me frottant le nez, je lui avais dit que j’allais bien. Ce n’était probablement pas un rhume ou quelque chose comme ça, mais j’avais ressenti un refroidissement étrange le long de ma colonne vertébrale.

C’est déjà arrivé, n’est-ce pas ? Eh bien, peu importe.

Nous avions ouvert une partie de la forêt pour construire un grand parcours d’obstacles.

C’était à la fois un lieu de jeu pour les enfants et un terrain d’entraînement pour les chevaliers.

Il était divisé en trois secteurs : pour débutant, intermédiaire et avancé. En d’autres termes, « pour les enfants, pour les adultes et pour les chevaliers. »

Il fallait traverser le parcours en entrant par ma droite et en sortant par la gauche. Les trois parcours étaient tous des demi-cercles construits autour d’un seul point. Celui à l’intérieur était celui pour les enfants, celui du milieu était pour les adultes, et celui de l’extérieur pour les chevaliers.

Pour les enfants, il s’agissait d’un simple parcours d’obstacles avec sauts de pierres, de l’escalade à la corde, et le franchissement de billes de bois, etc. En gros, c’était un endroit où ils pouvaient s’entraîner tout en s’amusant.

Le parcours d’obstacles pour adultes était plus difficile, il y avait de l’escalade, des ponts en rondins, un passage de cordes qu’il fallait passer comme Tarzan, etc.

Quant à celui des chevaliers…

« Uahhhhhhhhhh ! »

« Et c’est la deuxième fois que Logan échoue. »

En entendant l’énorme éclaboussure, je compris que quelqu’un était tombé dans l’étang, Lain mit une croix sur le papier qu’elle tenait dans ses mains.

Nous étions en train de tester l’intégralité du parcours. Eh bien, il avait été principalement fait par les chevaliers, qui avaient confiance en leurs capacités physiques.

« Dommage. Il était allé assez loin. »

« Honnêtement, cela arriverait à toutes personnes qui auraient de l’eau versée sur eux alors qu’ils sont suspendus à un mur. »

« J’avais d’abord pensé à utiliser de l’huile. »

« C’est encore pire », marmonna-t-elle.

Est-ce vraiment le cas ? Je pensais qu’il était assez normal d’utiliser de l’huile, surtout sur les dernières pierres du saut de pierre ou sur les murs raides de l’escalade.

J’avais créé beaucoup d’obstacles variés. Il y avait même des zones à graviter, où la gravité était plusieurs fois supérieure à la normale.

En effet, j’avais demandé aux chevaliers d’essayer de passer à travers des barres de singes dans des zones imprégnées de [Gravité]. Cependant, le sort était si fort que peu d’entre eux avaient survécu. Hmm… c’est de l’entraînement, donc je ne sais pas si je devrais l’affaiblir. Ouais, je vais juste le garder comme ça.

« Gwaaah ! »

Et voilà un autre chevalier. Il était sorti de l’étang et avait marmonné quelque chose en revenant au point de départ.

« J’ai compris maintenant ! Je m’en sortirai la prochaine fois… ! »

« Il faut que je m’y mette ! »

« Allons-y ! »

C’était bien de les voir s’enthousiasmer pour ça. Bon, ce n’était pas comme si c’était suffisant pour pouvoir s’en sortir.

« Il y a des pierres qui roulent, des ponts qui pivotent, des haches qui tournent… Es-tu sûr que c’est sans danger ? »

« Je les ai conçus pour que personne ne soit blessé. Les pierres sont assez légères pour ne pas casser d’os, tandis que les haches ne coupent pas du tout. Elles sont juste là pour garder les gens sur leurs gardes. »

Je comprenais pourquoi Lain était inquiet, mais contrairement au parcours pour enfants, celui-ci n’était pas un jeu. Ils s’entraînaient ici, et ils devaient être sérieux à ce sujet. Un peu de tension ne peut pas faire de mal.

« Uhyeeeeeaaaghhhhh ! »

Avec un grand élan, un chevalier venait de tomber de la pente raide. Il bougeait les bras comme s’il nageait dans les airs, mais ce n’était pas suffisant pour le faire atterrir dans la zone de sécurité, et il s’était retrouvé dans l’étang en dessous.

« Il n’avait pas assez d’élan. Ça arrive toujours quand on a peur de la vitesse. »

« … Ce parcours est-il réalisable ? »

« Eh bien, je l’ai terminé. »

« Vous ne devriez pas servir d’échantillonnage, Votre Majesté. »

Lain poussa un long soupir.

Eeeh… ? Les chevaliers continuèrent d’essayer de terminer le parcours jusqu’au soir, jusqu’à ce que Nikola arrive à le terminer, tout déchiré et en lambeaux.

Tu vois ? C’est possible.

Quand il était descendu du but, les chevaliers s’étaient tous précipités vers lui et l’avaient élevé très haut, l’acclamant bruyamment.

« Il l’a fait ! Il l’a vraiment fait ! »

« On a gagné ! »

« Nous avons terminé le parcours du démon ! »

« Vive le vice-capitaine ! »

Hé, qui traites-tu de démon ? C’est malpoli.

Honnêtement, j’étais un peu vexé que quelqu’un puisse être capable de le terminer. J’avais décidé que je devrais peut-être l’améliorer plus tard.

Bon, je devrais le garder comme ça jusqu’à ce que tout le monde soit capable de le faire.

Après l’entraînement, j’étais retourné au château, où les filles étaient toutes sorties pour me saluer, mais…

« Bienvenue, Touya-kun ! »

« Touya'-kun' ? »

Yumina, qui m’appelait toujours « Touya », me parlait maintenant avec un honorifique familier.

« Bienvenue à la maison, Touya-kun. »

« Bravo pour l’entraînement, Touya-kun. »

« Lu ? Linze ? »

Ces deux-là aussi se comportaient bizarrement.

Mon Dieu, elles se comportaient elles aussi de manière étrange. Bien que leur conception soit un peu différente, elles portaient toutes des uniformes d’école… de type marin. Et cela leur convenait aussi très bien.

« Hé, Yae ! Vas-y en première ! »

« S’il vous plaît, attendez ! Je-je ne suis pas habituée à m’habiller comme ça ! La jupe est trop courte ! »

« Je-je ne suis pas habituée non plus à porter des jupes, alors… ! »

Elze, Yae et Hilde se disputaient pour quelque chose derrière le pilier.

Que faites-vous toutes ?

Il semblerait qu’elles aient toutes attrapé le virus de l’uniforme de marin. Est-ce que j’ai raté un épisode dernièrement ?

« Oh ! Touya, tu es de retour ! Aimes-tu notre apparence ? »

« Toi aussi, Sue ? Que se passe-t-il ici ? »

Elle portait également un uniforme de marin. Et pour une raison quelconque, elle avait un jouet semblable à une mitraillette.

C’était mignon, mais dans son cas, c’était comme si elle était faite pour le porter, et ça ressemblait presque à un cosplay. Les autres avaient l’âge approprié, les uniformes semblaient donc également leur convenir.

« Aimes-tu ces vêtements, n’est-ce pas ? Nous ressemblons à ton premier amour, Shoko ! »

« … UH ? »

J’avais l’esprit vide.

Excusez-moi ? Shoko, est-ce que c’était, cette Shoko ? Il n’y avait qu’une seule personne à laquelle elle pouvait se référer, et c’était cette fille plus âgée qui vivait à côté de moi quand j’étais plus jeune.

Et elle a dit « premier amour » ? Comment le sait-elle !?

« On ne peut pas devenir plus vielle que toi, mais on peut au moins lui ressembler… », avait dit Yumina, le visage rouge jusqu’aux oreilles.

Attendez, attendez, attendez ! Est-ce pour ça qu’elles portent ça !? Il est vrai que Shoko était allée dans une école qui utilisait des uniformes de marin, mais… !

« D’accord, attendez… ! Qui vous a parlé de Shoko… ? »

« Karen l’a fait. »

« CETTE IDIOTE ! »

Qu’est-ce que tu leur as dit !? Pourquoi as-tu révélé mon secret comme ça !? Je ne l’ai jamais dit à personne !

« Qu’est-ce qu’elle vous a dit d’autre… ? »

« Quoi d’autre ? Ehm... »

« Comme le fait que tu allais la voir tous les jours. »

« Ou que tu as essayé d’attirer son attention avec des fleurs que tu as cueillies dans le parc. »

« Ou que tu as pleuré quand tu as appris qu’elle déménageait. »

« Oaaaagh… »

J’étais tombé à genoux sur le sol recouvert de tapis. Quel genre de punition est-ce là !? C’était arrivé avant même que je sois à l’école primaire ! Et de telles indiscrétions de jeunesse n’étaient certainement pas si rares ! J’avais aussi entendu dire qu’elle s’était déjà mariée quand j’étais au collège.

Je me demande si elle est heureuse. Non, attendez, ça n’a pas d’importance pour l’instant. Ce qui compte vraiment, c’est cette réalité embarrassante : mon premier amour a été révélé. Merde, je veux ramper dans un trou et mourir…

« Umm… est-ce que ça nous va mal ? »

« … Non, pas du tout. Vous êtes toutes adorables. »

J’avais levé mon pouce vers Linze, faisant disparaître l’inquiétude sur son visage.

Cela avait probablement été fabriqué à la boutique de Zanac, mais j’étais surpris qu’ils en aient fait autant de versions. Vêtements d’été, vêtements d’hiver… et l’uniforme de marin d’un blanc pur de Yumina devait être assez rare. Y a-t-il des tenues de cosplay parmi les uniformes normaux ? Est-ce que je leur ai vraiment donné tant de modèles… ? Eh bien, je ne fais pas vraiment attention quand je fais mes recherches sur mon smartphone et que j’utilise le [Dessin] sur ce que je trouve.

Gh… J’aime vraiment les voir toutes en uniforme de marin, mais ma stupide sœur mérite une punition sérieuse.

« Touya ? Pourquoi mon gâteau est-il si petit ? »

« Qui sait ? Peut-être que tu t’es conduite comme une mauvaise fille. »

Faisant semblant d’être ignorant, j’avais continué à manger mon propre gâteau. Contrairement aux autres, la part de gâteau de Karen était si petite qu’on se demandait si elle pouvait contenir une fraise.

Bien sûr, c’était moi qui l’avais coupé. Et évidemment, ma propre part était d’autant plus grande que la sienne.

Ressens le ressentiment de ma vie privée endommagée.

Pendant que je mangeais calmement mon gâteau, Karen avait dirigé sa fourchette dans ma direction et l’avait déplacée à la vitesse d’une étoile filante. Elle visait la grosse fraise dans mon assiette.

« Pas question ! »

Avec un son métallique satisfaisant, j’avais utilisé ma propre fourchette pour arrêter la sienne. Apparemment, son gâteau bien mérité n’était pas suffisant, alors elle s’était mise à en prendre plus aux autres.

« Un petit frère devrait être attentionné envers sa sœur aînée, vois-tu !? »

« Une sœur aînée ne devrait pas raconter les secrets de la vie de son petit frère ! »

« Calmez-vous, vous deux. »

Pendant qu’on se regardait dans les yeux, Yumina avait interrompu le combat.

« Nous, les filles, nous partagerons notre gâteau avec toi, Karen, alors viens le manger avec nous. »

« C’est bien approprié venant de toi, Yumina ! »

Merde, elle ne méritait pas ça ! C’était une personne qui continuera à faire des choses stupides jusqu’à ce que quelqu’un la punisse sévèrement. Eh bien, je devrais dire « dieu », plutôt que « personne », mais quand même. J’espérais qu’elle pourrait au moins agir d’une manière méritant le titre. J’aurais peut-être dû la dénoncer à Dieu.

Karen avait mangé le gâteau de Yumina avec l’expression la plus heureuse qu’on puisse imaginer.

« Vous êtes toutes de si bonnes filles. Je pense que je devrais vous confier un petit secret. »

« Un secret ? »

« Le premier livre érotique que Touya ait jamais eu était… »

« ARRÊTE CELA TOUT DE SUITE ! QU’EST-CE QUE TU RACONTES !? TU PEUX ARRÊTER, S’IL TE PLAÎT ? »

J’étais allé derrière elle et j’avais fermé sa bouche.

Putain, c’est agaçant ! Les dieux sont vraiment chiants !

Après cet échange, je lui avais dit que si elle continuait à divulguer mes secrets intimes, elle n’aurait plus de bonbons. Elle avait eu les larmes aux yeux et s’était mise à criée « Pas les bonbons ! » alors je pensais que j’étais en sécurité à cet égard.

Avoir un dieu aussi puéril comme parent, c’est ennuyeux…

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4 commentaires :

  1. J'indique une lettre oubliée :

    « On ne peut pas devenir plus ''vielle'' que toi, mais on peut au moins lui ressembler… », avait dit Yumina, le visage rouge jusqu’aux oreilles.

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