Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 4 – Partie 2

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Interlude : Une multitude d’amour

Partie 2

« … Donc, tu dis que tu as accompagné le roi précédent contre sa volonté, n’est-ce pas ? Ce résumé est-il approprié ? »

« Eh bien, euh… Oui… Je suppose que c’est quelque chose comme ça. »

Hilde fit un sourire forcé en réponse à Yae alors qu’elle buvait son thé.

Un goûter avait été organisé sur la terrasse du château afin d’approfondir leur relation avec Hilde, qui était la dernière fiancée.

Bien sûr, les participantes autres que Hilde étaient Yumina, Elze, Linze, Yae, Sue, et Lu. Leur fiancé Touya était absent.

Les rencontres entre ces dames étaient assez fréquentes. Tout en servant à resserrer les liens, elles discutèrent également de la situation des autres fiancées et échangèrent leurs points de vue sur Touya.

« Touya devient étrangement agressif quand je le laisse seul. »

Telle était la position de Yumina.

« En parlant de ça, est-ce bon pour toi d’être ici ? N’as-tu pas dit que tu avais une position officielle dans l’ordre des chevaliers ? »

« Oui, tu n’as plus besoin de t’en inquiéter. J’ai décidé de faire du remplaçant qui avait été rejeté par mon frère mon propre remplaçant. »

Hilde répondit à la question d’Elze avec un sourire. Elle n’était plus chevalière de Lestia, puisqu’elle avait décidé de servir Brunhild… Ou plutôt, elle avait choisi d’être la chevalière personnelle de Touya.

« D’accord. Hilde peut résider ici bien que j’aimerais aussi vraiment résider ici… »

Sue parla tout en faisant la moue et en caressant Kohaku, qui était assis sur ses genoux. Yumina s’était ensuite adressée à sa cousine.

« Sue, mon oncle serait très contrarié si tu quittais la maison. Reste encore un peu là-bas, d’accord ? Tu peux venir ici quand tu veux, OK ? »

« C’est vrai… mais je finis toujours par penser à Touya quand je suis là-bas. Je suis un peu inquiète, mais je pense que tout se passera bien puisque tu es là, Yumina. Touya est une sorte d’idiot. »

Bien qu’elles pensèrent que ce sentiment était assez dur, tout le monde, sauf Hilde, acquiesça de la tête.

Personne n’avait la moindre idée de ce qu’il ferait si elles le quittaient des yeux une seconde. Il faisait la connaissance de personnes étranges, s’impliquait dans des histoires totalement absurdes, ou construisait quelque chose d’incompréhensible.

Même si ses bouffonneries n’avaient pas fait beaucoup de victimes, Hilde sentait son cœur s’affaiblir de plus en plus chaque fois qu’il la surprenait.

« C’était quand déjà ? Quand a-t-il fait cette boîte bizarre qui lave les vêtements ? »

« Oh… la machine à laver ? Cela a juste froissé tous les vêtements. »

Elze et Linze parlaient d’une étrange machine que Touya avait construite. Selon lui, il avait mal calculé la quantité de magie du vent qui devait produire la meilleure force de rotation. Utiliser trop de magie du vent pour générer la lame magique avait été sa plus grande erreur.

« Récemment, il a fabriqué ce truc bizarre qu’il appelle sèche-cheveux. C’était cependant vraiment une gaffe… »

« Cela crachait le feu à la manière d’un dragon enragé. »

Yae avait poussé un soupir à la suite du souvenir de Lu. Si Touya était là, il invoquerait probablement l’excuse suivante : il était difficile d’équilibrer la magie du vent et du feu.

« Comment quelqu’un peut-il avoir ce genre d’idée ? »

« Eh bien, nous sommes en train de parler de Touya là. »

Elze n’était pas très heureuse de la réaction de Yumina, mais elle était plus ou moins d’accords avec son sentiment.

Toutes les autres personnes autres que Hilde partageaient probablement la même opinion.

« Désolée de vous interrompre, mais en tant que nouveau membre, je vous serais reconnaissante d’écouter ma question. »

« C’est très bien. Qu’est-ce que c’est ? »

Elze avait attrapé une chips de pommes de terre en répondant à Hilde, dont le comportement pouvait être décrit comme rigide. Cette réunion servait également de fête de bienvenue à Hilde. Chacune avait l’intention de répondre à toutes les questions qu’elle pouvait.

« Comment décririez-vous les parents de Touya ? Depuis que je suis devenue sa fiancée, je pense qu’il serait bon de me les présenter… »

« Ah, à propos de ça. »

« La vérité, c’est que nous ne les avons jamais nous-mêmes rencontrés. »

« Vraiment ? Est-ce que ses parents sont décédés… ? »

« Je ne crois pas que ce soit le cas… mais je n’en suis pas si sûre, car Touya ne semble pas vouloir parler de ses problèmes familiaux. »

Il était évident d’après l’expression faciale de Linze qu’elle était troublée. Elle se sentait un peu exclue du fait qu’elle ne connaissait même pas les membres de sa famille malgré ses fiançailles avec lui.

Même si elle avait essayé d’obtenir des informations de lui, elle l’avait seulement vu faire un visage troublé, et il avait éludé le sujet. Linze et les autres avaient compris qu’au lieu de ne pas vouloir en parler, il y avait des hésitations qui l’empêchaient d’en parler.

En entendant cela, Hilde s’était soudainement rendu compte de quelque chose. Puisqu’il avait un pouvoir aussi écrasant, il ne serait pas étrange pour lui d’être éloigné de sa famille. Une grande puissance pourrait causer de grands malheurs.

« Il n’a pas la meilleure relation avec… »

« Mauvaise réponse ! Ce n’est pas que sa famille le déteste. La situation est juste un peu compliquée. Expliquer ce qui se passe à vous toutes serait un peu difficile, c’est tout. Attendez qu’il soit prêt à en parler. »

Toutes les personnes présentes, y compris le tigre, avaient été surprises au point de sauter hors de leur siège suite à la voix soudaine.

« C,C,C,Chère sœur Karen !? »

La sœur de Touya, Mochizuki Karen avait pris place à côté de Lu, elle avait pris les chips et avait commencé à s’en bourrer le visage.

« Quand es-tu arrivée ici… ? »

Hilde n’avait pas pu cacher sa surprise devant le fait que Karen était passée complètement inaperçue. Elle était assise à l’arrière et se détendait comme si elle avait été assise là tout le temps, mais rassurez-vous, ce siège était encore vide il y a une seconde à peine.

Hilde pensait qu’elle avait peut-être utilisé la magie de transport. Ça n’aurait pas été bizarre pour elle d’avoir des pouvoirs similaires à ceux de son frère.

Tandis qu’Hilde avait de telles idées en tête, Karen lui envoya un sourire.

« Il n’y a pas de raison de se précipiter, vous savez. Il devrait vous en parler dans peu de temps si vous prenez le temps de le connaître lentement. »

« Je vois… »

« Eh bien, tu veux tout savoir sur la personne que tu aimes ! Je suis au courant de l’histoire d’une demoiselle qui a été frappée par l’A-M -O-U-R. Et c’est là que j’interviens ! Je vais donner un scoop à mes jolies belles-sœurs, voyez-vous ? »

Toutes les oreilles des personnes dans la pièce s’étaient mises à trembler violemment en réponse aux paroles de Karen, à part celles de Kohaku.

Linze déglutit alors qu’elle s’asseyait en face de Karen. Linze ouvrit la bouche.

« Quel genre d’informations ? »

« Hehehehe. Je suis un livre ouvert sur le premier amour de ce garçon qui a eu lieu durant sa petite enfance ! Qu’est-ce que vous en dites ? »

« P,Premier amour !? Touya !? »

Yumina s’était approchée de Karen, elle était clairement entrée dans un état frénétique. On pouvait dire sans risque de se tromper qu’il n’avait jamais dit un seul mot à ce sujet. Eh bien, ça aurait été vraiment déconcertant de l’entendre se vanter de son premier amour à ses fiancées.

Il n’y avait aucun lien de sang entre Touya et Karen. Évidemment, elle n’avait pas vécu avec lui pendant leur petite enfance, et elle ne devrait pas non plus avoir la moindre connaissance de ses souvenirs à ce sujet. Mais à la fin, Karen était la déesse de l’amour.

Il n’y avait rien en matière amoureuse qui n’était pas à la portée de Karen. Elle savait tout de la vie de Touya, du moins sur les aspects romantiques. Elle connaissait les différents types de filles avec lesquelles il avait été jusqu’au premier magazine porno qu’il avait acheté.

Karen regarda autour d’elle chaque personne avec un sourire malicieux sur le visage.

« Voulez-vous en entendre parler ? »

« Absolument ! »

Elles hochèrent toutes la tête avec enthousiasme. C’était ce qui fit paniquer la bête céleste sur les genoux de Sue, qui était infiniment fidèle à son maître. Après tout, la vie privée de Touya était en grand danger.

Kohaku était conscient de son ignorance des sensibilités humaines, mais le tigre savait très bien qu’il devait l’en informer.

Il avait essayé de le contacter par télépathie, mais hélas, ça n’avait pas marché. Déconcerté, Kohaku leva les yeux et vit Karen lui faire un clin d’œil.

Bien qu’il ne sache pas comment elle le faisait, le tigre blanc devint absolument certain que c’était Karen qui l’empêchait de contacter son maître.

« Maître, pardonnez mon impuissance. »

Kohaku ferma les yeux, complètement déprimé.

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