Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 3 – Partie 6

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Chapitre 3 : L’élagage

Partie 6

Ah, je comprends un peu… Il est certain que je considère ces filles comme ma famille. Je veux qu’elles soient protégées. Donc ça veut dire que j’en ai fait mes Pupilles sans le savoir ? Huh… Donc je suppose que Karen, et même moi, sommes les Pupilles du Dieu Tout-Puissant.

« Ces filles ne s’éveilleront jamais à leur propre pouvoir divin ou quoi que ce soit d’autre, mais, en raison de ta présence, elles peuvent développer des capacités spéciales. Je suis sûre que si les choses continuent comme ça, elles resteront dans l’histoire comme les humaines les plus fortes. »

« Elles deviendront aussi puissantes !? »

« L’amour de Dieu n’est pas insignifiant, vois-tu ? Les êtres qui sont aimés par le divin deviennent simplement puissants. C’est l’ordre naturel des choses. Le processus s’inversera si jamais tu en viens à les détester. »

Cela n’arrivera pas. Je ne pouvais pas m’imaginer détester l’une de ces filles… Mais je ne savais pas que je les rendais plus puissantes en m’occupant d’elles.

« Pourtant… tu n’es qu’un demi-dieu… Elles sont un peu puissantes pour… Oh… Oh ! »

« Hein ? »

« Oh, je vois… C’est comme ça, alors… ? Je suppose que c’est bon, vois-tu ? »

« … S’il te plaît, arrête de te rassurer. Dis-le-moi, c’est tout. »

J’avais grommelé contre Karen, qui pour une raison quelconque s’était soudainement mise à murmurer à elle-même.

« Ah, eh bien… Ces filles… il semblerait qu’elles soient aussi mes Pupilles. »

« Quoi ? »

« Je te considère comme mon petit frère, Touya. Ainsi, en tant que membre de ta famille, elles font aussi partie de la mienne, et je les aime beaucoup. Mais mon amour pour elles n’est pas aussi fort que le tien, vois-tu ? »

C’était logique. Elle était après tout le dieu de l’amour. J’étais un simple demi-dieu. Les filles avaient aussi une bonne relation avec elle. Ça m’avait fait plaisir de les voir s’entendre avec leur belle-sœur.

« … Quelque chose ne va pas ? »

Linze nous appela, la curiosité l’avait gagné. Tous les applaudissements dans les parages l’empêchaient de nous entendre parler. Même si elle l’avait entendue, elle aurait eu du mal à comprendre.

« Non, tout va bien. »

« Je vérifiais combien Touya t’aime, Linze. »

« C’est… alors !? Je-je, euh… Je-je t’aime aussi… »

« Ehehehe ! C’est vrai, c’est vrai ! Espèce de mignonne ! »

Karen fit un gros câlin à Linze, qui était maintenant rouge comme une betterave.

Ouaip… C’est donc l’amour d’un dieu. Très bien, je comprends pourquoi ce sont aussi ses pupilles.

« Touya, regarde par là. »

« Hm ? »

Je regardais dans la direction que Yumina m’avait indiquée et je vis deux hommes debout au sommet de l’une des souches de l’arène. L’un des hommes était grand, brandissant une grande épée. L’autre était chauve, plus agile et maniait un bâton de bo.

L’homme immense était clairement de la mer des arbres, mais l’autre homme semblait différent. En regardant la couleur de sa peau, il semblait être d’origine orientale. Je me demandais si c’était un assistant comme nous.

Il continuait d’esquiver habilement chaque coup, usant le géant avec aisance. Finalement, il vit sa chance et la saisit, poussant le bâton dans la poitrine de son ennemi. Le géant avait été plaqué au sol en quelques secondes, et le chauve fut déclaré vainqueur. Il s’inclina devant son ennemi et retourna dans la tribu qu’il représentait.

Il était fort, et aussi clairement habile. Il avait peut-être été engagé par l’une des tribus pour gagner le tournoi pour eux. D’ailleurs, cela n’avait aucun rapport, mais essayez de dire « chauve se bagarrant avec un bo » très vite. C’est une sacrée torture pour la langue, non ? Je n’ai pas pu le faire plus de trois fois.

Je continuais à regarder, tout en ayant ces idées stupides dans ma tête, jusqu’à ce que je vois un autre étranger sortir pour représenter cette tribu. J’avais été surpris de voir émerger une femme qui n’avait pas l’air à sa place parmi les gens d’ici.

Ses oreilles étaient pointues comme des couteaux, ses pupilles étaient d’un or pur. Il y avait des traces d’écailles sur sa peau brune. En plus de cela, une large queue sautait par-delà son derrière, et deux cornes incurvées poussèrent de ses cheveux noirs courts. Je n’avais jamais rien vu de tel.

« Elle est du clan du dragon, n’est-ce pas ? », m’avait chuchoté Yumina.

Le Clan du Dragon… C’était probablement le cas. Le Clan du Dragon était l’un des sept clans demi-humains de Mismede.

« Le Clan du Dragon est peu nombreux. Parmi les clans de Mismede, ce sont ceux qui comptent le moins de membres, mais c’est une race noble de guerriers, et on dit qu’ils sont exceptionnellement puissants. C’est la première fois que j’en vois un en chair et en os. »

Je n’en avais pas vu non plus quand on était à Mismede. Apparemment, le clan du Dragon n’aimait pas s’impliquer dans la politique et ne concentrait généralement ses intérêts que sur l’entraînement et l’exercice. Ils n’occupaient pas non plus de postes élevés à Mismede.

Elle portait des gants gris foncé. On aurait dit que c’était une bagarreuse comme Elze.

Au moment où son match commença, elle s’était avancée en un éclair. En quelques secondes, elle était à quelques centimètres de son ennemi brandissant une hache. Sa paume droite avait été projetée. Le mouvement étant presque imperceptible à l’œil nu. Un grondement retentit, et son adversaire fut propulsé hors des limites. Elle n’avait même pas posé sa main sur lui.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel… ? Est-ce une sorte de… libération d’énergie stockée ? Ça n’a pas pu être magique, c’est interdit sur le ring.

Tout comme le chauve, elle s’était inclinée et était retournée dans son camp. Elle avait l’air assez digne. Je me demandais s’il s’agissait d’élèves d’une école de combat qui enseignait le respect envers un ennemi vaincu, comme au kendo ou au judo.

« On dirait que gagner ne sera pas un jeu d’enfant. »

« On dirait bien. »

Nous avions regardé les autres champs de bataille et vîmes divers guerriers à l’allure farouche. Cependant, aucun d’entre eux ne semblait aussi imposant que le chauve et la fille dragon.

« Quoi !? » Karen avait soudain fait un bruit bizarre en regardant une silhouette. Je me demandais ce qu’elle avait vu. Je regardais et je vis deux personnes s’affronter à l’épée. L’un d’eux était clairement un membre d’une tribu de la mer des arbres. L’autre semblait être un étranger venant d’un autre pays. C’était une épéiste, elle tenait une épée dans une main et parait habilement les attaques de son ennemi. Ses cheveux étaient courts et violets, et sa peau était d’un blanc très pâle.

« Pourquoi... Oh… Oh mon Dieu… »

Incroyable. Elle ne bouge pas du tout… Elle bloque même les attaques venant de derrière ! Comment peut-elle faire tout ça !? Plus important encore, comment peut-elle faire tout ça d’une seule main !?

Finalement, son adversaire manqua d’énergie, et elle l’abattit en le frappant à l’épaule. D’un seul coup, il avait été mis à terre. Sa victoire avait été scellée.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel... Elle a gagné sans faire un seul pas ! Ce type n’avait pas non plus l’air d’un bouffon.

Malheureusement, la tribu de l’épéiste n’était vraiment pas à son niveau, et ses alliés perdirent les quelques matches suivants.

« Quoi... Pourquoi ? Pourquoi est-elle ici ? »

« Hm ? »

Karen la connaît ? Nous l’avions vue sortir des Terres des Vœux, mais elle s’était soudainement retournée. Pour une raison quelconque, elle m’avait fait signe de la main et m’avait souri.

Quoi ? Hein ? Est-ce que je la connais ?

« Touya… J’ai besoin de toi un moment. Yumina, je vais t’emprunter ton fiancé un moment, merci. »

« Hm ? Très bien. »

Karen m’avait emmené loin, loin des Terres des Vœux. Et, comme si nous étions attendus, nous étions tombés sur l’épéiste. Elle se tenait à l’ombre d’un arbre, souriante.

« Yo. »

« Ne me dit pas Yo ! Qu’est-ce que tu fais ici !? »

Karen croisa les bras, une expression absolument incrédule sur son visage. L’épéiste répondit avec un rire sec et sans peur.

« Officiellement, je suis là pour t’aider. Officieusement, j’ai pensé que ça pourrait être amusant. »

« Hrmph... »

L’identité de l’épéiste m’était complètement inconnue, mais j’avais eu une idée terrible. Je ne voulais cependant pas que ce soit vrai…

« Karen… Cette fille… Est-elle… ? »

« Oui. Elle est comme moi. C’est le dieu des épées. »

« Le dieu des épées !? »

J’avais raison, et c’était un dieu du combat, rien de moins… Et apparemment, c’était une capricieuse qui venait pour s’amuser. Mais quand même, j’avais vraiment l’impression que les dieux avaient un peu trop de temps libre. Bien que, je suppose que capturer des dieux serviles était techniquement du travail, même si cela ressemblait plus à une excuse commode pour s’amuser…

« Enchanté de te rencontrer. Bien que je t’ai espionné de temps en temps, j’ai donc l’impression de te connaître déjà. C’est cool, mon frère. »

« Euh… Dans ce cas, je suis ravi de te rencontrer. Je m’appelle Mochizuki Touya. »

« Oh, mais euh… Hé, Dieu de l’Amour. Karen, c’est quoi cette histoire de famille ? »

« C’est mon identité ici-bas ! Je suis sa grande sœur, sais-tu ? Mochizuki Karen ! Ça sonne bien, non ? »

Karen gonfla la poitrine et se racla la gorge. Je ne savais pas pourquoi elle jubilait. Puis l’épéiste, ou plutôt… le Dieu de l’épée avait dit quelque chose de complètement excentrique.

« Ça a l’air cool. D’accord, je serai aussi sa sœur. »

« C’est interdit, sais-tu ? Je suis la seule grande sœur ici ! »

Karen commença à rougir et à rire comme une idiote. En réponse, le Dieu de l’épée lui serra les deux mains l’une contre l’autre.

« Je te dis que c’est cool. Je suis sa deuxième sœur, donc ça fait de moi ta petite sœur. Allez, Karen… Grande sœur… »

« Je suis la grande sœur de deux enfants ? »

« Oui, exactement. Je suis ta petite sœur, hein ? »

Karen fit un geste exagéré en tapant du menton. Finalement, elle claqua la langue en nous regardant tous les deux. On aurait dit une pièce de théâtre.

« Très bien alors ! C’est entendu, vois-tu ? »

« Super. Ça fait aussi de moi ta sœur, alors sois gentille avec moi. »

Le Dieu de l’épée, qui était inexplicablement devenue ma seconde sœur, se tourna vers moi et sourit.

Et, juste comme ça, j’avais maintenant un autre membre de ma famille.

Qu’est-ce qui a bien pu de se passer ?

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3 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.
    PS: Si ça continue, il va vidé le monde des dieux.

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