Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Le premier amour de la princesse chevalière

Partie 4

« À toutes personnes opposées aux fiançailles entre Touya et la princesse Hildegard de Lestia, levez la main maintenant, » avait dit Yumina, mais personne ne leva la main.

« Alors j’accepte volontiers la princesse Hildegard comme une âme sœur. Elle, comme nous, soutiendra consciencieusement Touya, s’efforçant de devenir une bonne épouse et une bonne mère. »

« Merci beaucoup ! Je travaillerai dur. »

Hilde versa une petite larme tandis que les six autres se tenaient autour d’elle et applaudissaient. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait.

Il y avait huit personnes dans la pièce. Moi-même, mes fiancés et la princesse Hildegard. C’était ce qu’elles appelaient une conférence nuptiale, et l’intention était d’approuver mes fiançailles avec Hilde. Bien que, pour une raison quelconque, j’étais assis loin des autres.

« Allez, les filles… Allez-vous vraiment ignorer mon avis ? »

À mon commentaire, Yumina s’était retournée et fronça les sourcils.

« N’aimes-tu pas la princesse Hilde ? »

« Eh bien, non. Je ne vois aucune raison de ne pas l’aimer. »

« Alors la trouves-tu peu attirante ? »

« Bien sûr que non ! Elle est vraiment jolie. »

« Alors sa personnalité n’est-elle pas bonne ? »

« Non. C’est une travailleuse acharnée et elle donne tout pour sa patrie. En toute honnêteté, je suis vraiment impressionné. »

« Dans ce cas y a-t-il un problème avec son héritage ? »

« Non, pas ça non plus. C’est une princesse comme toi et Lu. »

« Alors il n’y a rien à objecter. »

« Argh… »

Yumina termina son interrogatoire et me fit un sourire. Je regardais la princesse Hilde et je la vis rougir profondément tout en regardant le sol. C’était vrai que je n’avais pas de raison de la refuser, mais… J’avais l’impression que si je cédais sur ce point, elles me marcheraient dessus pour toujours. J’avais déjà du mal à tenir tête à l’une d’entre elles individuellement… Alors les sept ensemble ! Je ne serais plus qu’une marionnette que l’on maltraite. La polygamie ressemblait au rêve d’un homme au début, mais j’avais vite compris que si ses épouses unissaient leurs forces, il serait fichu.

« … Est-ce que vous êtes toutes d’accord avec ça ? »

« J’aurais levé la main dans ce cas. »

« En ce qui nous concerne, tu es comme nous. Nous te considérons comme une bonne amie, et nous aimerions t’avoir dans la famille. Nous en sommes toutes venues à aimer Touya à notre façon… »

Elze et Linze rassurèrent Hilde. Je me demandais comment elles pouvaient parler d’elle avec autant de confiance, mais c’était probablement grâce à l’Œil mystique de Yumina. Ça expliquerait tout.

Chaque fois que Yumina utilisait son Œil mystique, elle pouvait lire l’aura d’une personne. Une personne au cœur pur lui semblerait brillante et étincelante, mais une personne aux intentions malveillantes semblerait boueuse et immonde.

Je n’en connais pas tous les détails, mais elle ne pouvait pas lire grand-chose au-delà des intentions superficielles dans leur cœur. Finalement, Yumina m’avait dit qu’elle jugeait en fonction de la couleur qu’elle voyait et de sa propre intuition.

En d’autres termes, elle savait des choses sur les gens d’une manière détournée. Elle pouvait faire la différence entre une mauvaise personne portant un déguisement chevaleresque et une bonne personne qui essayait d’agir brutalement. Yumina avait dû évaluer Hilde de cette façon, ou du moins c’est ce que je pensais, mais…

« C’est définitivement une opportunité pour nous. Yumina et moi sommes des princesses, mais nous ne venons que de l’ouest. Hilde est originaire de l’est, et après l’incident de Yulong, elle est la princesse de la plus grande nation du pays… Relier l’Est à l’Ouest nous conférera une effroyable puissance. »

Lu marmonnait ceci et cela au sujet des rouages politiques. C’était un peu dangereux, honnêtement.

Forger une alliance forte avec Lestia serait utile, mais je ne voulais pas le faire uniquement pour des raisons politiques.

« Mais, je veux dire… »

« Touya, tu dois parler pour toi-même. Aie plus confiance en toi et en tes décisions. Comme l’a dit ta sœur, tu es un homme populaire ! »

« … Suis-je vraiment si populaire ? »

« Bien sûr que tu l’es ! Tout le monde ici t’aime énormément ! »

Les mots de Sue rendirent mes joues écarlates. Gah ! Je ne sais pas si je suis heureux ou juste embarrassé… ! Argh… Merde, je préfère ne pas être si mollasson après tant de temps, mais c’est juste comme ça que je suis…

Je regardais la princesse Hilde, et ses yeux nerveux rencontrèrent les miens. J’étais un peu inquiet, car on aurait presque dit qu’elle allait pleurer.

« … Très bien, alors. Si tout le monde est d’accord, c’est bon. »

Tout le monde s’était soudainement rassemblé autour de la princesse Hilde et avait applaudi. En écoutant leurs rires stridents et féminins, je m’étais rappelé une fois de plus que je n’avais aucun pouvoir contre elles. Un malaise s’était installé quand j’avais pensé à mon avenir.

« Hey, Princesse Hilde. Et votre bataille avec l’ancien roi ? »

« Appelle-moi simplement Hilde, s’il te plaît. Désormais, je suis à la fois ta fiancée et ton premier chevalier. »

La princesse Hilde, ou juste Hilde s’était tournée vers moi avec un sourire.

« Très bien, Hilde. Alors, à propos de cette dispute avec l’ancien roi… Y a-t-il une chance que tu puisses le battre ? »

« Si tu veux vraiment savoir le fond de ma pensée, je ne pense pas que cela soit probable… La probabilité que je me batte et l’emporte contre mon grand-père est d’environ un sur dix. »

Ces probabilités étaient sérieusement basses. C’était à peu près ce à quoi je m’attendais. Le vieil homme devait être puissant. Pourtant, une chance sur dix était toujours une chance.

« Et… les fois où j’ai gagné contre lui, je dois dire que ce n’était pas à cause de mes compétences. C’était juste un cas où j’ai eu de la chance… »

« Ha… Donc tu dis que ta victoire était du a de la chance ? »

« Oui… »

Allez, Sue. Ne le dis pas comme ça. Elle a l’air assez déprimée comme ça !

Au contraire, j’avais pensé que son grand-père finirait peut-être par être pris au dépourvu. S’il ne la prenait pas assez au sérieux, elle pourrait l’utiliser à son avantage et en sortir gagnante.

L’arme du duel devait être une épée, et ce ne serait qu’un test de prouesses physiques. Aucune magie ne devait être permise.

« Touya-dono… N’y a-t-il rien que nous puissions faire ? »

« Hm… Eh bien, nous pourrions toujours enchanter l’arme d’Hilde avec une sorte de poison aveuglant, ou faire exploser la poignée de son épée ou quelque chose du genre… Ou peut-être que je pourrais juste enchanter les armes et l’armure d’Hilde pour avoir une tonne d’effets de buff ? »

« Une victoire comme celle-là serait plutôt… creuse, et contraire au code de la chevalerie. »

Je veux dire, je suppose que oui… mais il y a beaucoup de façons de gagner ici. Les règles disaient que la magie ne pouvait pas être utilisée directement pendant le duel, donc techniquement ce n’est pas de la triche ! Heheheheheheh…

« Tu fais encore ta tête de méchant. »

« … Tu es probablement en train de trouver quelque chose de cruel et sournois, n’est-ce pas ? Je ne sais pas si c’est une bonne chose. »

« Je suis un peu inquiète… »

Ne soyez pas méchantes ! Je ne pense à rien de méchant ou de sournois, promis !

Pas cette fois, du moins.

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