Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 1 – Partie 5

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Chapitre 1 : Calamité

Partie 5

« Qu’est-ce que c’est que ça !? »

J’avais entendu une voix venant d’en bas. Il n’était pas surprenant qu’ils aient été choqués. Ils avaient été téléportés jusqu’à leur capitale sans aucune explication, puis ils avaient refait un voyage de dix jours pour tenter à nouveau l’invasion… pour ensuite trouver un énorme mur le long de la frontière d’Hannock.

De plus, le drapeau au sommet du mur n’était pas l’élan national d’Hannock, mais la glorieuse servante au bouclier de Brunhild.

L’homme à cheval, probablement le général de Yulong, m’avait crié dessus. J’étais debout sur le mur à côté du drapeau.

« Qu’est-ce que ça veut dire !? »

« Ah, mes chers soldats de Yulong, je me vois au regret de vous informer que votre long voyage va devoir être annulé. Cette terre appartient maintenant au Duché de Brunhild, vous voyez… Je ne peux pas laisser quelqu’un le traverser sans mon autorisation. »

J’avais fait face à l’armée confuse et j’avais projeté une image agrandie de certains papiers pour qu’ils puissent tous le voir.

« Qu’est-ce que… Non, ce n’est pas possible… ! »

C’était un papier approuvant le transfert d’un morceau de territoire d’Hannock à Brunhild. Le territoire s’étendait sur un kilomètre le long de la frontière entre Hannock et Yulong. En d’autres termes, le territoire limitrophe du Yulong n’était plus celui de Hannock, mais une extension du territoire de Brunhild.

Donc si l’armée de Yulong voulait envahir Hannock, ils devraient traverser la terre de Brunhild. Et nous n’avions absolument aucune intention de les laisser passer.

« Oh, juste au cas où vous voudriez vérifier, je vais vous en épargner la peine. Ce mur s’étend sur toute la frontière. »

Je l’avais fait. En utilisant l’atelier, la magie de terre et six jours d’efforts, j’avais reconstruit une certaine « grande muraille » de mon ancien monde. En fait, il était un peu plus haut que celui présent sur Terre.

Le mur mesurait environ un kilomètre de large, il s’étendait sur tout le long de la frontière. C’était à peu près aussi vaste que le territoire Brunhild lui-même, en fait.

« C’est idiot ! On va détruire ton misérable mur ! Chargez, messieurs ! »

Sur ordre de leur général, les soldats de Yulong foncèrent contre le mur.

Wôw, ils le font vraiment… C’est peut-être ma façon de penser, mais ne devriez-vous pas au moins parler à votre empereur avant de déclarer la guerre à un autre pays ? Il est tout aussi possible qu’ils ne me croient pas. Je m’en foutais de toute façon.

L’armée de Yulong s’approcha du mur et commença à l’escalader… Cependant, ils ne purent pas aller bien loin. Dès qu’ils commencèrent à grimper, le sol s’était ouvert et les avait engloutis.

« Whuh !? »

Les soldats qui étaient entrés en contact avec le mur avaient tous commencé à disparaître. Tout le monde derrière eux s’était arrêté de marcher, apparemment surpris.

J’avais mis en place le système suivant : une fois le mur touché, une [Porte] s’ouvrait sous leurs pieds, les renvoyant sains et saufs à Shenghai, en plein cœur du palais royal. Ce n’était pas comme si je leur devais une explication.

Les soldats avaient adopté une approche différente, ils commencèrent à tirer des flèches sur moi. Elles tombèrent toutes en quelques secondes à plat. J’avais enchanté le mur avec de la magie du vent d’une telle manière qu’elle repousserait les flèches entrantes, mais permettrait aux flèches sortantes de passer à travers sans problème.

« Oh, voici un petit avertissement. Vous feriez mieux de ne pas lâcher de sort magique. Toute magie offensive que vous tirerez sur le mur sera téléportée directement dans votre capitale. »

J’avais décidé de leur donner un avertissement, car j’avais vu quelques mages dans la foule lever leur bâton. En écoutant mes paroles, ils avaient baissé leurs armes. Je ne savais pas s’ils me croyaient, mais ils n’allaient pas prendre le risque.

Mais je disais la vérité. N’importe quelle magie lancée sur le mur l’aurait traversé et aurait fini à Shenghai. En plein milieu de la capitale, en plus.

« Maintenant, je vais le dire une fois. Rentrez chez vous. Tout nouvel acte d’agression sera considéré comme une déclaration de guerre officielle. »

J’avais claqué des doigts et une [Porte] s’était ouverte dans le ciel. Dix Chevaliers en tombèrent, atterrissant juste devant le mur avec un impact écrasant. Enfin, deux Chevaliers Barons noirs et un Comte Brillant blanc étaient également descendus du ciel.

Nos vice-commandants, Norn et Nikola, étaient dans les Chevaliers Barons, tandis que Lain était dans le Comte Brillant. Le noir et le blanc étaient identiques sur le plan fonctionnel, mais le Comte Brillant avait juste une peinture différente. Je l’avais peint d’un blanc pur et brillant. Je m’étais dit que ce serait mieux comme ça, puisque le commandant devait avoir l’air unique.

« Qu’est ce que… Non… Quoi !? »

Le général Yulong était tombé de son cheval, qui se débattait et paniquait à cause des secousses soudaines. Le cheval avait quitté son maître et s’était enfui vers les collines.

« Si vous voulez nous engager dans une bataille, alors l’ordre des chevaliers de Brunhild sera votre ennemi. »

À mes mots, tous les Frame Gears avaient dégainé leurs épées et les avaient plongées dans le sol. Cela suffisait pour que toute l’armée ennemie perde complètement le moral.

« Retraite ! Dégagez d’ici ! »

« Mettez-vous à l’abri, ils vont nous écraser ! »

« Uwaaaah ! »

Toute l’armée de Yulong s’était dispersée assez rapidement.

Les gars, si vous voulez être en sécurité, touchez mon mur… Vous serez de retour à Shenghai en quelques secondes, ahahahaha !

Alors que je regardais l’armée en déroute, l’écoutille de la poitrine du Frame Gear noir à mes côtés s’ouvrit. Le vice-commandant Norn s’était penché en avant, attirant mon attention.

« Hé patron… On peut défendre les routes terrestres de cette façon, mais ne peuvent-ils pas envahir Hannock par la mer ? »

« Ce sera très bien aussi. J’ai convoqué dix krakens dans les mers autour d’Hannock comme défense supplémentaire. Je leur ai dit d’attaquer uniquement les vaisseaux de guerre, donc ça devrait aller. »

« Wowee… C’est plutôt méchant… »

Qu’est-ce que tu voulais dire !? C’était juste une précaution de base. Au moins, je n’avais pas à m’inquiéter d’éventuelles attaques aériennes.

Il ne me restait plus qu’à vérifier l’état des choses. J’avais posé l’appât, alors je n’avais plus qu’à attendre. Si les agresseurs de l’autre jour venaient de Yulong, ils utiliseraient ça comme une nouvelle chance. Je m’attendais à de nouveaux mouvements de leur côté assez rapidement.

Il ne restait plus qu’à mettre la touche finale.

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5 commentaires :

  1. Merci pour le mur ! heu... chapitre 🙂

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