Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 7 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : Calamité

Partie 4

« Il y a une vingtaine d’années, il y avait un pays appelé Zaram entre Hannock et Yulong… Il a été sauvagement détruit par les forces de Yulong. Il y a eu de nombreux rapports de pillages et de viols pendant cette période. »

Peu importe les circonstances de la guerre, les soldats n’avaient pas besoin d’aller aussi loin !

Selon Tsubaki, Yulong avait un système de castes solide, et votre statut social était déterminé par un détail simple, que vous soyez ou non un Yulongnais d’origine. Leur xénophobie était extrêmement forte et ils considéraient les étrangers comme des êtres inférieurs.

L’esclavage était aussi apparemment courant à Yulong, tout comme à Sandora. Mais ils n’utilisaient pas de colliers. Au lieu de cela, ils marquèrent les esclaves avec des tatouages spéciaux.

« Il est probable que le village de Quint sera complètement ravagé, tout comme Zaram l’était avant… Gh… Milord, je suis désolé de vous parler comme ça, mais… Je vous en supplie ! S’il vous plaît, utilisez votre pouvoir pour sauver mon village ! »

Paolo s’agenouilla de nouveau, s’inclinant et criant vers moi.

« Bien sûr. »

« Milord, je sais… Je sais à quel point c’est impoli, mais je vous en prie, s’il vous plaît! Donnez vos plus honorables considérations pour sauver mon… Attendez… »

Paolo leva la tête, abasourdi.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? J’ai dit que je le ferais, non ? La seule raison pour laquelle je t’ai appelé ici, c’était pour t’aider. »

Le plan initial était d’évacuer la famille de Paolo. Je me suis dit que ce serait un travail assez facile, et je ne m’attendais pas vraiment à ce que le village soit vraiment en danger…

« Je ne sais pas s’ils me croiront même si je leur explique tout ce qui va se passer, alors pourrais-tu venir au village avec moi ? »

« Oui monsieur, bien sûr ! »

J’avais utilisé [Rappel] pour recevoir les souvenirs de Paolo de Quint, et nous nous y étions immédiatement rendu par une [Porte].

Il n’y avait que nous trois. Moi-même, Tsubaki et Paolo.

J’avais ouvert les yeux pour voir un petit village, beau et paisible.

« Est-ce bien le village de Quint ? »

« Oui, oui, c’est… C’est à tous les coups ici que je suis né. Votre magie est incroyable… Pour aller si loin, si vite… »

Paolo avait fait un visage abasourdi devant son entourage, mais il semblait soulagé.

Un jeune homme, qui ressemblait à un fermier, nous avait appelés.

« Paolo ? Hein, c’est toi, Paolo ? »

« Nom d’une vache ! Lent ? Ça fait une éternité, mec ! »

Paolo courut vers le jeune fermier. Ils semblaient être des amis, ou du moins des connaissances.

« C’est quoi cet accoutrement ? Tu l’as volé à un mort ou quoi ? »

« Espèce d’abruti ! Je suis un chevalier de Brunhild, mon frère. Je n’ai rien volé du tout. Je suis un soldat certifié d’un grand-duc ! »

« Whoa, pour de vrai ? »

Paolo avait fièrement agité son pouce vers son armure de Mithril. J’avais remarqué que sa façon de parler avait changé assez rapidement. Il avait l’air beaucoup plus décontracté et confiant en lui-même.

« Pfft. Tu étais célèbre pour ta manière de t’enfuir si rapidement. Tu t’en sors bien dans ton nouveau travail avec ces compétences, wahahaha… »

« Heh, peut-être, peut-être, peut-être… Attends, on n’a pas le temps de plaisanter ! Yulong et Hannock sont en guerre l’un contre l’autre ! »

Le visage de Lent s’était soudainement assombri à la proclamation de Paolo.

« Oui, nous le savons… Tout le monde ici est inquiet. On devrait s’en sortir puisqu’on est loin de la route principale, mais si la capitale tombe et que Yulong prend le pouvoir, nos vies changeront radicalement… »

« Non, ce n’est pas ça ! L’armée de Yulong arrivera d’un moment à l’autre ! Ils seront là avant demain matin ! »

« Qu’est-ce que tu racontes !? C’est impossible ! Il n’y a aucune raison pour eux d’attaquer un petit village comme celui-ci… Nous n’avons presque rien à manger ou à donner. »

C’était comme je m’y attendais. L’armée en route vers le village était une force détachée, probablement dans le cadre d’une stratégie plus vaste. Tandis que les deux forces principales s’affronteraient sur la route, Yulong avait des armées de soutien qui feraient tout le tour… probablement.

« Conduis-nous au chef du village. Son Altesse nous aidera ! »

« Euh, Son Altesse ? »

« Je te l’ai dit, je travaille maintenant pour un pays, le Duché de Brunhild. Cet homme est le grand-duc lui-même ! »

« Euh, salut… »

Paolo avait fait plusieurs mouvements exagérés de la main en me présentant. Cependant, ses actions avaient été trop soudaines, alors j’avais fait un petit signe de tête.

Lent cligna lentement des yeux, puis se tourna vers Paolo avec inquiétude.

« Paolo… Est-ce que ça va ? »

Comme je m’y attendais, il ne m’avait pas cru. J’avais commencé à envisager sérieusement la création d’une couronne que je devrais porter dans de telles occasions.

D’une façon ou d’une autre, nous avions fini par obtenir de Lent qu’il nous conduise au chef du village. Je n’avais pas été trop surpris qu’il ait douté de nous. Cela faisait après tout beaucoup de choses à digérer.

Quand je sortais, je m’habillais généralement en aventurier, car il était plus facile pour moi de passer inaperçu. En plus, porter des vêtements royaux voyants n’était pas vraiment mon truc. Franchement, ce truc m’avait mis mal à l’aise.

Nous avions rencontré le chef du village, mais il ne nous avait pas crus non plus. Il avait accepté le fait que j’étais le chef de Brunhild, mais il n’arrivait pas à croire que l’armée de Yulong se dirigeait par ici.

J’avais utilisé [Lévitation] en même temps que [Vol] pour amener le chef en l’air avec moi. Puis, j’avais volé vers les forces qui s’approchaient.

Nous regardions depuis le ciel, ce qui nous donnait une vue dégagée de l’armée de Yulong qui arrivait. Il y avait beaucoup de soldats. Je parierais qu’il y en avait environ 5000. À leur vue, le chef du village frissonna et gémit. Je ne savais pas si c’était à cause du choc où à cause d’un vertige.

Nous avions atterri, et j’avais utilisé [Porte] pour le renvoyer au village. Je lui avais demandé de parler aux autres villageois pendant que je volais dans les environs.

J’avais sorti ma carte et j’avais noté mes observations. Il y avait la force principale sur la route principale et une unité détachée qui se dirigeait vers le village, mais il y avait aussi une autre unité séparée derrière l’unité principale. J’avais supposé qu’il s’agissait de l’unité de réapprovisionnement, mais elle contenait un grand nombre de soldats.

J’avais regardé les forces d’Hannock, et elles faisaient pâle figure en comparaison. Il n’y avait pas beaucoup de troupes qui ne faisaient pas déjà partie du groupe principal. J’avais fait un zoom arrière sur la carte et j’avais vu une autre force venant de derrière l’armée principale d’Hannock. On aurait dit des renforts venant de la capitale d’Hannock. Selon mes estimations, il leur faudrait environ deux jours pour atteindre les forces principales. Ils semblaient vouloir tenir la ligne de front…

Que devrais-je faire à ce sujet... J’ai besoin d’une cause juste si je veux interférer dans une guerre étrangère. Je préférerais que l’armée de Yulong batte en retraite, mais cela ne mettra pas fin à la guerre. Ils reviendront, c’est tout. Ce serait plus facile s’ils attaquaient Brunhild… Je pourrais alors… Oho, attendez… Oui… C’est exact… ! Il y a certainement ce moyen…

J’étais descendu au sol et j’avais ouvert une [Porte] vers l’Empire Regulus, et plus précisément dans le palais de l’Empereur. Se présenter soudainement devant le roi de Hanock ne serait pas une bonne idée, alors j’avais décidé de me faire présenter par l’empereur de Régulus.

Après avoir appris que l’empereur de Régulus me soutenait, le roi de Hanock accepta ma proposition. Le royaume d’Hannock allait être détruit et il ferait partie de Yulong, alors il avait accepté mon idée farfelue parce que c’était le seul moyen de sauver son peuple.

D’accord, j’ai la signature du roi… Après avoir obtenu ce qu’il fallait, je quittai le château avec l’empereur de Régulus.

« Bonté divine, tu as vraiment fait quelque chose d’incroyable… »

« Ce n’est qu’une mesure temporaire. Quand tout le monde sera en sécurité, je m’en débarrasserai. »

L’empereur me parla avec incrédulité, secouant la tête en regardant la paperasse.

« Eh bien, Touya. Honnêtement, ça ne me dérange pas vraiment… Je suis content que cette stupide guerre se termine avant qu’on doive envoyer plus de vivres. »

Je ne savais pas si ça se passerait bien, mais il n’y avait qu’un moyen de le savoir. J’avais décidé d’aller jusqu’au bout de mon plan.

« Comment ça, n’a-t-on pas besoin de s’abriter… ? »

« Effectivement. Je vais chasser tous les soldats Yulong d’Hannock. »

J’avais montré les documents du roi à Paolo, qui m’attendait au village. Il ouvrit grand les yeux. Il était en état de choc en le lisant, bien que je sois sûr qu’il ne pouvait pas tout comprendre.

« C’est… Vous êtes sérieux !? »

« Bien sûr que oui. Tu peux y voir la signature du roi, n’est-ce pas ? Le sceau national d’Hannock y est aussi estampillé. »

Tsubaki avait jeté un coup d’œil par-dessus, elle regarda le document les yeux écarquillés.

« Je suis content d’avoir l’approbation du roi, mais… vu la situation, le pays va bientôt tomber entre les mains de Yulong… », marmonna Tsubaki, qui ne semblait pas bien comprendre le plan. Bon sang, qu’est-ce qu’il pouvait être idiot !

« Hé, Tsubaki. Retourne au château et donne les ordres suivants à Kousaka et à l’ordre de chevalier. Pendant ce temps, je chasserai l’armée Yulong de l’intérieur des terres d’Hannock. »

« Vous allez les chasser… ? »

J’avais ouvert une [Porte] pour renvoyer Tsubaki à Brunhild, ignorant complètement un Paolo totalement sidéré.

Puis, j’étais monté dans les airs avec [Vol] et je décollais. Quelques instants plus tard, j’étais dans la capitale de Yulong, Shenghai.

L’endroit ressemblait un peu à ce que je m’imaginais après avoir vu ces types masqués. C’était dans l’ensemble un décor typiquement oriental. J’avais remarqué un énorme bâtiment que j’avais supposé être le palais royal. Je voyais des tuiles écarlates partout et des murs blanchis à la chaux. Il y avait aussi des feuilles d’or un peu partout. Des sculptures en or d’animaux étaient également enchâssées dans des piliers.

C’était flashy… C’était déraisonnablement brillant, comme l’incarnation même du mauvais goût. Cela avait probablement été fait en utilisant les impôts des gens… Si ce genre de chose était au Japon, je n’avais aucun doute que tout le monde le détesterait. C’était juste une intuition, mais j’avais le sentiment que seule la capitale était aussi belle.

Très bien, je ferais mieux d’y retourner.

J’avais utilisé une [Porte] pour retourner dans le ciel au-dessus d’Hannock, tout en surveillant l’armée Yulong là-bas.

« Carte, Affichage de tous les militaires Yulong présents sur le territoire d’Hannock. »

« Bien reçu. Affichage. »

Avec quelques petits bruits de ping, les points rouges sur ma carte montraient la présence militaire de Yulong à Hannock.

« [Multiplication]. Blocage de la cible. »

« Compris. Cibles verrouillées. »

Naturellement, mes cibles étaient tous les soldats Yulong d’Hannock.

« Invocation d’une [Porte] sous les pieds de chaque soldat Yulong. »

« Compris. Invocation de la [Porte]. »

Avec cela, les points rouges signifiant la présence militaire de Yulong à Hannock commencèrent à s’éteindre, petit à petit.

Les soldats de Yulong commencèrent alors à apparaître les uns après les autres à l’intérieur du palais royal. Et voilà, cher empereur céleste. Profitez bien de vos soldats.

Après m’être assuré que chaque soldat de Yulong était bien parti d’Hannock, j’avais franchi une [Porte] et j’étais arrivé à la frontière entre les deux nations. Le vrai travail était sur le point de commencer…

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5 commentaires :

  1. Efficace et pas cher
    c'est Toya que je préfère
    C'est Toya.

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