Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Interlude 2 – Partie 3

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Interlude 2 : Une visite de Brunhild

Partie 3

« Touya, Touya. À qui appartient ce champ ? »

« En fait, il m’appartient. J’ai payé ces agriculteurs pour le cultiver, alors même si la récolte est un échec, ils n’en souffriront pas. C’est après tout encore au stade expérimental. Si les fermiers peuvent obtenir des récoltes régulières, je prévois de leur vendre la terre pour pas cher. »

Dans ce domaine, nous cultivions secrètement les produits spéciaux que nous obtenions au laboratoire d’alchimie. À première vue, cela ressemblait à des radis normaux, mais il s’agissait en fait d’une sorte de radis super résistants aux changements climatiques et riches en nutriments.

À l’heure actuelle, nous étions en train d’expérimenter leur croissance et de voir combien les récoltes pourraient être importantes. Bien sûr, nous serions de retour à la case départ s’ils avaient mauvais goût.

Flora du laboratoire d’alchimie m’avait dit que je n’avais rien à craindre, mais que je ne pouvais pas être à l’aise avec ça tant que je ne les aurais pas récoltés et mangés.

C’était de vrais OGM, mais on m’avait dit qu’ils étaient sûrs et qu’ils n’avaient pas d’influence négative sur le corps humain. Eh bien, les changements avaient été après tout causés par de la magie.

Les récoltes de ce monde étaient déjà riches en sorcellerie, et l’on pensait généralement qu’elles étaient la cause de la magie des humains.

Il en allait de même pour la viande, et plusieurs personnes croyaient que manger de la viande de bêtes magiques de la grande forêt augmenterait véritablement leur capacité magique.

« Y a-t-il des fruits ? »

« Tu viens de manger un dessert… »

On dirait qu’il restait encore de la place dans le second estomac de Sue.

En fait, nous avions des fruits, mais ce n’était pas des fruits qui poussaient rapidement. Après tout, les pêchers et les pommiers prennent leurs temps. Bien sûr, nous les avions modifiés dans le laboratoire d’alchimie, mais leur vitesse de croissance n’était pas aussi extrême.

Les fraises et les pastèques pourraient pousser plus vite, mais… C’était des légumes, non ? En parlant de ça, même si je me rappelais avoir mangé des fraises, je ne savais pas si ce monde avait des pastèques.

Comme dans mon ancien monde, je m’attendais à ce qu’ils soient de la forme d’un melon, mais ce monde avait des fruits ayant l’apparence des poires, mais qui avaient le goût d’un citron.

Je devrais demander à Flora de faire des fraises.

« Touya, c’est quoi ce marais ? Quelque chose semble pousser là-bas. »

« C’est une rizière. Tu obtiens de ces plantes du riz. Tu en as mangé aussi, tu t’en souviens ? »

« Oh ! Alors ça devient du riz ! »

J’avais laissé les immigrants d’Eashen s’occuper d’environ 80 % des rizières. Ils cultivaient le riz en utilisant les mêmes semences que ceux de leur pays d’origine. Le reste des champs était expérimental, encore une fois axé sur des espèces modifiées dans le laboratoire d’alchimie.

« J’espère qu’ils seront prêts à récolter dans quelques mois. »

« J’ai hâte d’y être ! »

Nous avions traversé la rizière et nous nous étions dirigés vers le terrain d’entraînement au nord du château.

Il y avait une zone d’entraînement dans la cour du château, mais cet endroit était beaucoup plus large. La zone était entourée d’une petite clôture, mais elle était également reliée à un vaste terrain qui s’étendait davantage.

Nous avions besoin de plus d’espace pour nous entraîner avec les Frame Gears et les sorts magiques. Heureusement, j’avais enchanté le terrain pour qu’il se répare automatiquement avec la magie de la terre chaque fois qu’il y avait des trous dans le sol.

« Oh, il y a des gens ici. »

Sur le terrain, quelques recrues étaient occupées à s’entraîner les unes avec les autres. Il y avait quelques groupes jumelés. Certains travaillaient tranquillement ensemble, d’autres simulaient des batailles, d’autres encore couraient en armure complète sur le terrain.

« Gah ! »

« Pas assez bien ! Bougez-vous ! Dans une vraie bataille, on meurt si on fait une pause ! »

Je tournais les yeux en direction des cris aigus et je vis le vieux Yamagata lancer des critiques à l’encontre d’un chevalier tombé sur le terrain d’entraînement. Ils avaient eu une bataille fictive.

En entrant dans le terrain d’entraînement, tout le monde m’avait remarqué et avait arrêté ce qu’il faisait pour s’incliner avec respect. Je leur avais dit d’arrêter et de continuer leurs entraînements. J’aurais aimé qu’ils s’habituent à ce que je me balade.

« Oh, patron. Qu’est-ce que vous voulez ? »

Le vieux Yamagata déambulait, une épée d’entraînement sur son épaule. Il était extrêmement sévère, comme d’habitude.

« Nous étions juste en train de faire le tour de tout le pays. Comment se passe l’entraînement ? »

« Ça se passe bien. Beaucoup de gens différents servent votre armée. Les styles d’entraînement diffèrent, mais c’est bon. Nous sommes tous au moins plus forts que les voyous de la ville. »

Le Duché de Brunhild était pris en sandwich entre Belfast et Régulus, donc être envahi par un autre pays était peu probable.

Sans même parler du fait que j’étais allié aux deux pays. Yumina et Lu étaient aussi mes fiancées. Même si l’invasion n’était pas probable, il serait stupide de négliger l’entraînement.

Avoir des chevaliers faibles à mon service ne serait pas un avantage. Un seul maillon fragile dans la chaîne pourrait tout gâcher. Il valait mieux rester bien entraîné afin d’être à la hauteur.

Le général Léon de Belfast nous avait même proposé de faire un entraînement conjoint avec ses chevaliers, alors les choses semblaient aller dans le bon sens.

« Au fait, où est le vieux Baba? »

« Baba ? Il a emmené quelques gars dans les montagnes. Il a entendu dire qu’il y avait des sangliers sauvages dans la région, alors ils ont fait une partie de chasse. »

« Chasser ? N’est-ce pas un peu dangereux ? »

« Non. La viande sera délicieuse, donc c’est bon. »

Bon sang… Ces types sont insouciants.

Je couvrais l’intégralité des frais de l’ordre des chevaliers du Duché de Brunhild.

En tant que dirigeant du pays, j’étais naturellement le haut commandant.

Directement sous mes ordres se trouvait le commandant Lain. Puis Norn et Nikola agissaient directement sous ses ordres en tant que vice-commandants. Rebecca, le capitaine de la garde, et Logan, le chef de la sécurité, se trouvaient directement sous eux.

L’unité de renseignement et l’unité de reconnaissance opéraient séparément. Ils étaient dirigés respectivement par Tsubaki et le vieux Naito.

Le problème était que je ne savais pas trop où se situaient Yamagata et Baba dans la hiérarchie. Ils étaient officiellement des conseillers de l’ordre des chevaliers, mais ils avaient également formé Lain, les vice-commandants et les chevaliers ordinaires.

Ils se trouvaient tout compte fait donc dans une position un peu étranges.

« Eh bien, je suppose que c’est bien de se débarrasser des risques. »

« Ce n’est pas comme s’il y avait ici de réels dangers. Il y a en fait une tonne de sangliers, de loups et d’ours. C’est mieux que des monstres, bien sûr… Mais c’est dangereux si l’on ne contrôle pas leurs nombres. »

Yamagata bavardait et soulevait quelques points importants, quand tout à coup Kohaku, qui était actuellement dans les bras de Sue, m’envoya un message télépathique.

{Ne vous inquiétez pas, mon seigneur. Tant que nous sommes présents, les bêtes de la terre, de la mer et du ciel ne peuvent terroriser Brunhild.}

C’était exact… J’avais oublié, mais Kohaku, Sango, Kokuyou et Kougyoku étaient des bêtes divines. Ils maîtrisaient parfaitement les animaux de leur espèce respective, et aucune des créatures sous leur commandement ne pouvait donc causer de problèmes ici. Les bêtes magiques étaient exclues.

Grâce à Kohaku, les chiens, les rats et les chats de la ville avaient été mes oreilles à l’intérieur de mes terres. Dans d’autres pays, les oiseaux sous le commandement de Kougyoku étaient mes yeux.

Brunhild avait peu d’eau et certainement pas de mer, alors Kokuyou et Sango n’étaient pas très actifs. Pour cette raison, ils suivaient Sakura pour le moment.

« Après l’entraînement, nous allons tous aller voir Baba pour manger une fondue chinoise à base de sanglier avec lui et les garçons. Vous voulez venir aussi, patron ? »

« Non, ça ira. Mais j’espère que vous vous amuserez bien. »

J’avais souri doucement, mais j’avais décliné l’invitation de Yamagata. Je n’avais pas envie de me saouler avec des mecs plus vieux. Ce serait une expérience trop fatigante.

J’avais utilisé [Stockage] pour sortir deux barils de saké, de la viande, des légumes, un bouquet de fruits et quelques morceaux de chair de crabe sanguin.

« Tenez, vous les utiliserez sans doute mieux que moi. N’hésitez pas à faire votre fête ici, mais nettoyez après. »

« Ohohoho ! Hé, tout le monde ! Le grand-duc vient de nous faire un cadeau ! Travaillons dur aujourd’hui, et amusons-nous tous bien ce soir ! »

« Woohoo ! »

Tout le monde avait applaudi à l’unisson.

« Wôw… Les adultes sont étranges. »

Surprise, Sue marmonna en regardant tous les joyeux chevaliers rire ensemble. Hé, ne sois pas comme ça. Il existe beaucoup de types de personnes…

Nous nous étions séparés des chevaliers souriants et nous étions allés à notre destination pour la journée. À l’ouest du château.

L’endroit n’avait pas beaucoup été aménagé, alors il était composé en grande partie de plaines vides. Il n’y avait que le stade de baseball que j’avais construit il y a quelque temps.

« C’est bondé… »

Il y avait eu beaucoup d’applaudissements joyeux venant du terrain de baseball. J’avais ouvert le stade à tout le monde, à condition qu’ils puissent payer la location pour jouer. Il y avait des matchs tout le temps, alors je m’assurais de garder des tarifs bas.

Les enfants jouaient sur des terrains gazonnés, tandis que les adultes payaient pour avoir le privilège d’utiliser le stade approprié.

Regarder les matchs était gratuit, donc les joueurs étaient souvent soutenus par leur conjointe et leurs enfants, qui regardaient les matchs avec enthousiasme.

Nous avions également organisé des matchs amicaux avec des membres de l’alliance de l’Ouest.

Malheureusement, notre équipe n’était pas particulièrement impressionnante. Nous n’avions pas beaucoup de joueurs qui avaient ce qu’il fallait.

Le terrain de baseball avait été construit comme une installation de loisirs, mais je voulais construire plus de choses pour divertir mes citoyens. Je voulais que les enfants s’amusent tout en étant en bonne santé, alors j’avais décidé qu’avoir un objectif sportif serait une bonne chose.

Une activité qui entraînait le corps tout en détendant l’esprit était la meilleure. De plus, nous pourrions offrir des versions plus dures de l’activité pour entraîner l’ordre de chevalerie.

Nous étions allés dans les tribunes et nous avions regardé le match. Une équipe en uniforme rouge affrontait une équipe en uniforme blanc. Il y avait quelques personnes qui marchaient dans les stands pour vendre des boissons et du pop-corn aux fans qui les soutenaient.

« Touya… Pop-corn… »

« As-tu encore faim… !? »

On avait déjeuné tout à l’heure. Eh bien, peu importe…

Je lui achetais du pop-corn au caramel et on avait regardé le match pendant un moment. Le match s’était très bien passé et les deux équipes s’étaient montrées très respectueuses l’une de l’autre.

« Touya, tu es vraiment incroyable… »

« Hein ? »

Sue m’avait tenu la main quand nous étions retournés au château, et elle avait murmuré soudainement quelque chose.

« Tout le monde ici est vraiment heureux. On dirait qu’ils profitent de leur vie. Tu es un souverain merveilleux, Touya. »

« Vraiment ? Je ne pense pas que je fais quelque chose de spécial. »

C’était vraiment sympa de voir tout le monde aujourd’hui. D’abord et avant tout, je voulais que mes citoyens mènent une vie pleine et heureuse. D’une certaine façon, les gens de Brunhild étaient toute ma famille.

Au fond de mon cœur, je voulais que les enfants nés à Brunhild grandissent avec un fort sentiment patriotique.

« Je me sens en sécurité ici. Et je pense que cet endroit est très spécial. Tu pourrais t’inquiéter parfois, Touya… Mais je pense que tu fais un travail merveilleux. Tout le monde ici semble être ami avec l’autre, comme s’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. »

« Ahaha... Eh bien, merci. Je fais ce que je peux. »

Cela m’avait rendu heureux. C’était comme elle l’avait dit : tout le monde semblait heureux de faire ce qu’il voulait.

J’avais dû travailler dur pour faire de Brunhild une nation brillante et heureuse.

Nous étions arrivés au château, et les chevaliers de garde avaient ouvert la porte.

« Je suis de retour. »

« Nous sommes de retour ! »

Nous étions retournés avec joie au château. Je retournais dans ma famille. Yumina, Lu, Elze, Linze et Yae. J’étais à la maison.

Le Duché de Brunhild… C’était notre maison. Maintenant, et pour toujours.

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