Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Interlude 2 – Partie 1

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Interlude 2 : Une visite de Brunhild

Partie 1

En acquérant le Hangar de Babylone, j’avais enfin mis la main sur les Frame Gears.

Ces robots géants étaient véritablement les machines dont je rêvais. Bien que, aussi excité que je sois, nous ne pouvions pas vraiment les utiliser à cause d’une pénurie de carburant : l’éther liquide.

Outre les Frame Gears, le hangar possédait également des engins tels que des hydravions à grande vitesse, des trains blindés et des machines souterraines polyvalentes.

Toutefois, ils étaient également à court d’éther liquide. Et sans cela ils n’étaient rien de plus que de simples décorations.

Je pourrais transférer une partie de l’éther liquide des Frame Gears, mais ces choses auraient quand même besoin d’un peu d’entretien pour fonctionner. Cela exigerait les mains expertes de Rosetta et Monica, mais comme elles étaient concentrées sur les robots, j’avais remis cela à plus tard.

Les machines souterraines pourraient probablement creuser de très bons tunnels. L’ouverture d’un tunnel dans la cordillère de Melicia, au nord de Brunhild, pourrait faciliter le commerce et la communication entre Regulus et Belfast.

Attendez, cela ne réduirait-il pas le flux de personnes vers ma terre… ? Je devrais d’abord y réfléchir.

Aujourd’hui, j’avais décidé de faire le tour de ma ville-château animée.

J’étais accompagné de Kohaku et Sue. Comme elle ne pouvait pas être avec nous la plupart du temps, je lui donnais la priorité chaque fois qu’elle venait nous rendre visite. Après tout, bien qu’elle soit jeune, Sue était toujours l’une de mes fiancées.

Elle s’était assise sur Kohaku et regarda toutes les maisons en construction.

« Ça commence à ressembler à une vraie ville. »

« Eh bien, tout le monde fait de son mieux. »

La ville du château avait déjà un réseau de routes en pierre, avec des maisons en briques construites autour d’elles.

La plupart des nouveaux habitants étaient soit des commerçants qui voulaient travailler ici, leur famille et leurs employés.

Il y avait aussi les familles de nos chevaliers. Bien que nous ayons installé des casernes de chevaliers dans le château, la plupart de ceux qui y vivaient étaient célibataires, tandis que ceux qui avaient des familles choisissaient de vivre avec les leurs dans la ville.

Bien entendu, c’était moi qui leur avais prêté assez d’argent pour leur permettre de construire les maisons. Quoi qu’il en soit, grâce à l’augmentation du nombre de ces familles, la ville était maintenant remplie de toutes sortes de gens, jeunes et vieux.

La ville en elle-même occupait la zone au sud du château de Brunhild. À l’est, il y avait les terres agricoles, au nord, les terrains d’entraînement, et à l’ouest, nos installations de divertissement.

Jusqu’ici, il n’y avait qu’un terrain de baseball, mais quand même. Pourvu qu’ils aient suffisamment d’argent, même les gens du peuple pouvaient louer l’endroit, et nous y organisions fréquemment des matchs. Et comme le simple fait de regarder était gratuit, les jeux étaient souvent observés par les enfants et autres.

« Touya, Touya ! Ce magasin a tellement de choses que je n’ai jamais vues avant ! »

En voyant les marchandises alignées derrière la vitrine d’un magasin que nous avions croisé, Sue avait fait arrêter Kohaku.

Le bâtiment avait deux étages et c’était l’un des plus grands de la ville. Sur la devanture, il y avait une pancarte indiquant « Compagnie Strand », ce qui signifiait qu’il appartenait au commerçant mismédien Olba.

À travers la fenêtre, j’avais vu des battes de baseball, des balles, des gants, des jouets en peluche, des shogis, des Hula-Hoops, des toupies et bien d’autres produits de divertissement, ce qui me faisait penser que ce magasin ressemblait d’avantage à un empire du jouet qu’à un magasin générique.

Bien sûr, ce n’était pas le cas. L’endroit vendait aussi des articles de tous les jours comme des aiguilles, des vêtements, du tissu, des clous, des marteaux, des couteaux de cuisine, des bougies et des miroirs.

En regardant plus loin, j’avais vu Olba, alors j’avais décidé d’entrer et de lui dire bonjour.

« Bonne journée à vous ! Bienvenue dans le magasin de la compagnie Strand ! »

Une employée aux oreilles de chien nous avait remarqués et nous avait accueillis. Au fait, Kohaku était de retour à sa forme mini habituelle.

« Salutations, Votre Majesté. Votre visite nous honore. Avez-vous des affaires à régler ici ? »

En nous voyant, Olba était aussi venu nous saluer. Sue — qui avait rarement eu l’occasion de visiter de tels magasins — ne faisait que regarder la marchandise de manière distraite.

« Bonjour, Olba. Ce n’est pas quelque chose que j’appellerais “affaires”. Sue m’a forcé à venir à l’intérieur, alors je me suis décidé à entrer pour vous dire bonjour. »

« Eh bien, maintenant. Merci, Lady Sushie. Regardez autour de vous, s’il vous plaît. »

« Avec plaisir ! Merci à vous, Olba ! »

Avec un sourire rayonnant sur son visage, Sue avait commencé à ramasser diverses marchandises pendant que l’employée aux oreilles de chien lui expliquait ce que c’était.

J’allais lui acheter ce qu’elle voulait afin de le lui offrir en cadeau. Mais attendez, cela va probablement énerver les autres filles si je n’offrais que des cadeaux à Sue, alors… Devrais-je en acheter cinq de plus ? Avoir six fiancées demandait beaucoup de considération.

J’avais laissé Sue et Kohaku avec l’employé et j’allais parler à Olba des événements récents.

La succursale principale de la compagnie Strand se trouvait dans la capitale de Mismede, Berge. La raison pour laquelle Olba pouvait venir si facilement dans le lointain pays de Brunhild était qu’il possédait un objet connu sous le nom de « cercle de télé-transportation ».

D’après ce que j’avais entendu dire, c’était une feuille de la taille d’un coussin. C’était une version miniature du cercle utilisé dans les ruines de Babylone. Il permettait de se déplacer d’un point A à un point B en se tenant simplement debout dessus.

Cependant, il avait aussi quelques inconvénients, à commencer par le fait qu’il ne pouvait transférer que ce qui était entièrement sur la feuille, ce qui signifiait qu’on ne pouvait pas transporter de gros objets ni plusieurs personnes à la fois.

Ensuite, il y avait une limite quant au poids des objets transférés et la distance qu’ils pouvaient parcourir. Je n’avais pas demandé de précisions, mais d’après ce que j’avais pu voir, ces restrictions étaient assez strictes.

Le dernier problème, et le plus important, c’était qu’il fallait attendre une journée entière avant de pouvoir être réutilisé.

Malgré tout cela, cependant, ce cercle de télétransportation était un artefact de grande valeur qui appartenait à la famille Strand depuis des générations et qui ne pouvait être utilisé que par le chef actuel de la famille.

Même moi, je n’avais pas eu l’honneur de l’apercevoir. Honnêtement, je pourrais probablement faire des choses similaires, mais je m’en étais abstenu, car les choses pourraient mal tourner si la société le découvrait. Mes miroirs portatifs étaient plus que suffisants.

« Comment ça va ces derniers temps ? »

« Nos bénéfices augmentent rapidement, et ce grâce à vous. Vous êtes comme un dieu de la richesse pour nous, seigneur. On est tellement occupés à Brunhild que j’ai à peine le temps de dormir. »

C’est bon à savoir.

Pendant que nous parlions, j’avais vu des enfants acheter des caramels et des toupies.

Ils ont de beaux sourires.

Laisser tout ça à Olba n’était après tout pas une erreur.

« Cependant… »

« S’est-il passé quelque chose ? »

« Oui. Comment dire... Avoir d’aussi bonnes affaires peut attirer les jaloux. Quelqu’un a répandu de fausses rumeurs à notre sujet. Quelque chose à propos du fait qu’on vous ait soudoyé et que les autres rois nous ont donné un avantage injuste. »

C’était quoi ce bordel ? Ce n’étaient que des rumeurs stupides de la part de gens tout aussi idiots.

C’était à peu près le contraire de la vérité. Une grande partie du succès d’Olba venait de la commercialisation d’objets qui venaient d’être présentés aux rois.

« Eh bien, ce n’est pas vraiment rare. Le plus gros problème de nos jours, ce sont les produits contrefaits. »

« De la contrefaçon, hein ? Les yoyos et les bilboquets ne sont pas vraiment difficiles à faire. »

« Voici l’un des faux bilboquets. Jetez un coup d’œil… »

Olba avait pris un objet sous le comptoir et me l’avait montré. À première vue, cela ressemblait à un bâton et une balle de bilboquets de style japonais tout à fait normal.

Je l’avais pris en main et j’avais essayé de faire entrer la balle dans le grand bâton sur le côté.

J’avais échoué, alors j’avais essayé deux fois de plus, mais j’avais encore échoué.

Quelque chose ne va pas ici. Je ne pouvais pas prétendre que j’étais très doué pour jouer avec les bilboquets, mais je n’étais certainement pas assez mauvais pour ne pas réussir à mettre la boule sur le bâton.

« Ah. Attends, quoi ? »

J’avais ensuite essayé de mettre la balle à la main, mais l’équilibre était rompu et le bord de la coupe était plié. Même quand je l’avais placée là, la balle avait un peu tremblé et était tombée.

Effectivement, c’est dangereux.

« La qualité est vraiment médiocre. C’est clairement sculpté par un amateur, plutôt que par un maître menuisier. Même la corde est mal faite. Regardez. »

Olba avait tiré dessus, et la ficelle s’était détachée sans grand effort de sa part.

Hé, c’est dangereux ! Si cela se produisait lorsqu’un enfant jouait avec, quelqu’un pourrait être blessé !

« C’est vraiment mauvais. C’est une mauvaise affaire. »

« Il en va de même pour les yoyos contrefaits sur le marché. Ce qui est vraiment terrible, c’est qu’ils les rendent mauvais exprès. »

« Eh ? Pourquoi ? »

« Ils croient probablement que les clients les achèteraient à nouveau. C’est la manière de pensée d’un marchand de troisième ordre. »

C’était vraiment stupide. Je veux dire, la réputation d’un commerçant se basait sur la confiance.

N’importe qui ayant la moitié d’un cerveau pourrait dire que de telles tactiques minables amèneraient finalement les clients à les ignorer complètement.

« Bien que l’existence des contrefaçons ne soit pas favorable, je ne crois pas que l’on puisse faire grand-chose contre elles. Après tout, même moi, je ne l’ai appris que de vous, Votre Majesté. Elles sont après tout nées de votre esprit. »

Je suis désolé. Je sais que vous êtes sincère, mais je ne suis qu’un autre faussaire… Merde, ça me fait un peu mal au cœur.

« Cependant, je ne peux pas tolérer qu’un commerçant ne soit pas prévenant envers ses clients. Je crois que la chose la plus importante est de faire en sorte que nos chers clients profitent de leurs achats en toute sécurité. Les marchands qui ne peuvent pas faire ceci ne sont pas dignes de ce titre. Ce ne sont que des escrocs. »

Exactement. Il y avait également beaucoup de marchandises copiées illégalement dans mon monde. Certaines personnes vendaient des faux pour ressembler à de vraies choses tout en les présentant comme leurs propres originaux.

Quelqu’un qui avait confiance en sa propre entreprise ne copierait jamais les logos, dessins ou produits d’autrui.

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2 commentaires :

  1. Un erreur dans la phrase suivante dans le paragraphe sur la visite de la ville

    tandis que ceux qui avaient des familles choisissaient de vivre avec ''les leurs'' dans la ville.

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