Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 3 – Partie 7

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Chapitre 3 : Si vous êtes prêt, il n’y a rien à craindre !

Partie 7

« Je sais que c’est étrange, mais enfin, vu que cela ait était fait par Touya… »

« … Bon sang… Je sais que c’est comme ça, mais on devrait vraiment se considérer comme chanceux… »

« Hm… comment ça ? »

Je m’étais accidentellement retrouvé en train d’écouter une conversation entre l’empereur de Régulus et le roi de Belfast. Ils levaient les yeux vers le Chevalier tout en bavardant entre eux.

« Eh bien, pensez-y de cette façon. Si le garçon était trop ambitieux ou imprudent, il aurait pu facilement effacer n’importe quel pays de la carte. Il possède une puissance militaire effrayante, et aucun d’entre nous ne pourrait vraiment lui résister s’il voulait nous être hostile. »

« Hm, peut-être, mais… Je ne pense pas vraiment qu’il serait du genre à faire un tel revirement. Quel genre de personne faudrait-il être pour s’attendre à une telle chose ? »

L’empereur de Refreese et le Roi-bête de Mismede s’interposèrent également. Il était honnêtement difficile de dire si j’étais loué ou critiqué.

« Touya n’est pas du genre ambitieux et hostile, je peux vous l’assurer. Je sais qu’il est bon et juste, et il est sûrement notre ami et allié. »

Sa Sainteté le pape de Ramisch avait parlé, une expression calme sur son visage. D’une certaine façon, elle était la seule personne dans la pièce à connaître ma vraie nature. Cela étant dit, je n’étais certainement pas le messager sacré qu’elle pensait que j’étais. Aussi malheureux que cela ait pu être, je n’étais pas un ange.

« Cela mis à part, cette chose est incroyable… Peut-il vraiment bouger ? »

« En effet, il en est capable. Il fonctionne de la même façon que les simulateurs de Frame Gear. »

Cloud, roi de Lihnea, regardait le Frame Gear, avec de l’étonnement dans les yeux.

J’avais rassemblé tous les chefs de l’alliance de l’ouest à Brunhild pour leur montrer les Frame Gears. Les gardes du corps chevaleresques que chaque chef d’État amenait avec lui le regardaient avec des expressions étonnées ou choquées. Ce n’était pas trop surprenant, tout bien considéré.

« Alors… à quoi sert ce truc ? »

« Je suppose qu’on pourrait appeler ça une sorte de passe-temps… pour l’instant. Mais formellement, c’est une mesure anti Béhémoth. »

« Ah, les Béhémoths. Effectivement, cette chose pourrait certainement réduire les dégâts causés par ces bêtes. »

Le roi de Belfast hocha la tête avec confiance, comme s’il était d’accord avec son utilisation. Il était bien évident que j’allais les utiliser pour une autre raison que celle-là.

Je ne pouvais pas me permettre de le dire tout de suite aux dirigeants du monde, alors pour l’instant, je ne laisserais que Relisha, la chef de guilde, être au courant au sujet de la Phase. Son réseau de renseignements était assez précieux pour que je la mette dans la confidence. De plus, je ne voyais pas l’intérêt d’impliquer des pays étrangers dans des situations qui pourraient ou non se produire. Sans parler du fait que je n’avais aucune preuve réelle pour l’instant.

J’avais décidé que pour l’instant, la meilleure chose à faire était de se préparer tranquillement, de sorte que la situation devait empirer… Nous serions en mesure de faire face à la situation. J’avais dû réfléchir à ce qui était le mieux pour tout le monde.

Révéler l’existence des Frame Gears au public était une étape nécessaire à cette fin.

« Hm… Touya… Pourrions-nous peut-être faire un tour ? »

« Oui, bien sûr ! C’est une question très importante ! »

Le roi de Belfast et le Roi-bête de Mismede me fixaient, je voyais de la passion dans leurs yeux. Leurs regards troublants se concentraient entièrement sur moi, criant silencieusement : « Allons-y. »

« Eh bien… Je n’y vois pas d’inconvénient, mais… Je crois qu’il vaudrait mieux qu’un garde s’en occupe d’abord, pour assurer la sécurité. N’est-ce pas, Gaspar ? »

« Hm… ? Moi ? »

Le commandant militaire borgne de l’Empire Regulus, Gaspar, me regarda avec une expression curieuse. Tous les gardes d’ici s’étaient après tout entraînés avec les simulateurs de Frame Gear dans la salle de jeux. C’était pour cette raison que je ne pensais pas qu’ils auraient des problèmes avec les Frame Gears.

« Tu n’as vraiment rien à craindre. J’ai installé une fonction spéciale en cas de circonstances imprévues. Il y a une fonction d’arrêt d’urgence. »

Par mesure de sécurité, j’avais fait installer un arrêt d’urgence sur le Frame Gear. Il était commandé à partir de mon smartphone, sa fonction était de limiter les mouvements d’un Frame Gear. Par exemple, si Gaspar décidait d’utiliser le Frame Gear pour attaquer tout le monde dans les environs… il ne serait plus du tout capable de bouger. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’un homme bon comme lui fasse une telle chose.

Après le succès de l’essai de Gaspar, il y avait eu une petite dispute pour savoir qui monterait le Frame Gear en premier, mais sinon il n’y avait pas grand-chose à craindre. Tous les chefs (à l’exception de Sa Sainteté le pape) avaient eu la chance de piloter le Frame Gear, et… étonnamment, ils avaient tous manié le Frame Gear avec beaucoup de finesse.

J’avais également promis de prêter le Frame Gear aux nations attaquées par les Béhémoths. J’avais également décidé de donner à chaque nation six simulateurs de Frame Gear, afin que les pays puissent former des pilotes. Comme ça, ils n’auraient pas à compter sur moi.

Le raisonnement que je leur avais donné était que chacun des six simulateurs permettrait à leurs chevaliers de se détendre et de s’entraîner.

Le vrai raisonnement était, bien sûr, une préparation discrète à l’invasion potentielle des Phases. S’ils étaient entraînés à la guerre sans le savoir, cela ne leur ferait pas de mal.

Comme Belfast et Régulus avaient tous deux de vastes territoires, il y avait une plus grande probabilité pour qu’un Béhémoth puisse y apparaître. J’avais accepté de leur prêter le Frame Gear en cas de besoin à cause de ça. Ramissh et Mismede bordaient aussi la mer des arbres, il était donc possible qu’un Béhémoth puisse charger à partir de la forêt et qu’il commence à faire des ravages, donc il était assez logique que je m’engage à les aider là aussi.

Gaspar grimpa et monta à bord du Chevalier, après avoir, bien sûr, obtenu la permission de l’empereur.

« Qu’en pensez-vous ? Ce n’est pas trop différent d’un simulateur de Frame Gear ? »

« Oui… Vous avez raison, j’en reconnais les commandes. »

« Alors, je vous en prie. Essayez un peu. »

Je communiquais avec Gaspar par l’intermédiaire d’un module de réception, et j’avais dit à tout le monde autour du Frame Gear de prendre du recul.

J’entendais le ronronnement familier du démarrage, et le lourd équipement du Chevalier avait pris vie.

Lihnea n’était pas vraiment susceptible d’être agressée par un Béhémoth… donc il était peu probable qu’ils n’aient jamais besoin d’obtenir mon soutien à travers les Frame Gears. Mais bon, le pire des scénarios pourrait toujours arriver, alors je m’étais engagé à les protéger également. Après tout, un Béhémoth pourrait toujours surgir de l’océan.

J’avais été heureux d’entendre que tous les pays présents avaient accepté mes conditions avec peu de protestations et qu’ils semblaient tous satisfaits.

J’avais peur qu’ils me demandent de leur fabriquer leurs propres Frame Gears ou qu’ils essaient d’intégrer cette technologie dans leurs armées, mais cela ne semblait pas être le cas.

On m’avait dit que la fille que j’avais sauvée à Eashen s’était enfin réveillée, alors je m’étais dirigé directement vers le laboratoire d’alchimie. Quand j’étais arrivé, elle n’était plus dans la capsule de Lazare, mais dans une chambre du laboratoire. Elle était assise dans son lit, vêtue de vêtements légers, tel un pyjama.

Sa main droite, posée sur la couverture, s’était entièrement régénérée. Je ne pouvais pas voir sa jambe, mais j’avais supposé qu’elle était dans le même état.

J’avais remarqué que ses cheveux, que j’avais d’abord cru être d’un blanc pur, avaient en fait une petite teinte de rouge. Ses cheveux étaient d’un rose très pâle, comme la nuance d’une fleur de cerisier. J’espérais que ce n’était pas un mauvais présage, que ces cheveux n’avaient pas été souillés par le sang ou autre chose.

« … Ah… »

Dès qu’elle posa les yeux sur moi, une petite voix sortie de sa bouche. Elle avait l’air de me reconnaître.

Flora, assise sur une chaise à proximité, vint vers moi et me salua.

« Elle s’est complètement régénérée, n’est-ce pas ? »

« Ah… En quelque sorte… tu sais… »

Flora fronça les sourcils doucement, et sa réponse sonna aussi un peu faux. Je me demandais ce qui n’allait pas.

« Eh bien… la fille a perdu la mémoire, tu sais ? »

« Quoi ? »

D’après Flora, la fille n’avait aucun souvenir de quoi que ce soit jusqu’au moment où je l’avais sauvée. Elle ne se souvenait ni de son nom, ni de l’endroit où elle était née, ni même de la raison pour laquelle elle était si blessée.

« Ce n’est pas un effet secondaire de ce traitement régénérant, n’est-ce pas… ? »

« C’est impossible, tu sais !? Peut-être que si c’était son cerveau qui se régénérait… Mais une perte de mémoire due à la repousse d’une main et d’une jambe !? C’est absurde, tu sais ! T’aimerais peut-être tester cela toi-même, tu sais ? Je sais ! Je couperai ta petite bite et je te plongerai dans une capsule de Lazare ! »

« C-Calme-toi ! »

Ne fais pas l’imbécile ! Je n’irai pas si loin juste pour tester ta théorie sur les animaux ! Et si c’était vraiment un effet secondaire, je perdrais aussi la mémoire ! Cela mit à part... Que savait-elle ?

« Tu te souviens de moi ? »

La jeune fille hocha la tête lentement. Donc elle avait encore ses souvenirs de moi en train de la sauver. Tout de suite après, elle avait suivi le traitement de régénération, il était donc beaucoup plus probable que l’attaque sur sa vie elle-même soit la cause de sa perte de mémoire post-traumatique.

« Quel est ton nom ? »

« … je n’en suis pas sûr. »

« Comment as-tu été blessée ? »

« … je ne sais pas. »

Qu’est-ce qui se passait ici… ? J’avais sondé sa mémoire pendant un moment après ça, lui posant des questions sur des choses et d’autres. Sur sa compréhension générale du monde, son bon sens, la lecture, l’écriture, les chiffres et sur Eashen, tout était intact. Elle connaissait également Belfast et Regulus.

Mais tous ses souvenirs personnels avaient disparu. Elle ne connaissait pas son nom, son lieu de naissance, sa date de naissance, ses goûts et ses aversions, ni sa situation familiale. En dernier recours, j’avais essayé de lui appliquer à nouveau [Récupération], mais c’était inutile.

« Hm… Je suis sûr que d’une façon ou d’une autre tu retrouveras tes souvenirs. »

« … Vous… »

« Moi ? »

La fille sur le lit se retourna pour me regarder, ses yeux violets clairs me regardant à travers tout mon être.

« … Qui êtes-vous… ? »

« Ah, je suis Mochizuki Touya. Je suis le grand-duc ici… Ici, c’est le Duché de Brunhild. »

« … Grand-Duc… »

La jeune fille avait montré une expression surprise pendant deux secondes, puis elle était immédiatement revenue à une expression neutre. Elle n’avait pas l’air d’avoir beaucoup de portée émotionnelle.

« … On est à Brunhild ? »

« Oui, c’est exact. Je t’ai amené ici d’une région rocheuse d’Eashen, puisque tes blessures étaient si grandes. »

« Comment… ? »

« J’ai utilisé une magie de transport. »

Ses yeux s’étaient à nouveau élargis pendant deux brèves secondes. Puis l’expression neutre s’installa à nouveau. C’était d’une certaine manière assez drôle.

Il aurait été assez mauvais de révéler l’existence du laboratoire d’alchimie à un étranger, alors j’avais immédiatement utilisé [Porte] pour transférer la chambre à coucher, toutes les personnes et tout ce qui s’y trouvait dans une pièce libre du château.

« Quoi… ? »

La jeune fille regarda soudainement autour d’elle, ses yeux se jetant dans la pièce, tandis que le paysage changeait brusquement. J’avais pensé que ce serait suffisant pour qu’elle me croie au sujet de ma magie de transport.

Sur ce, j’avais décidé qu’elle pouvait rester à Brunhild pour le moment. Avec un peu de chance, elle retrouvera bientôt sa mémoire.

Je pourrais toujours la ramener à Eashen, mais le fait qu’elle n’avait aucun souvenir et le fait qu’elle était probablement visée n’étaient pas de bon augure pour elle. Je n’avais donc pas le choix.

« Ce serait mal si tu n’avais pas de nom, tu sais. Est-ce qu’on devrait t’en donner un en attendant ? »

« Un… Nom… Je serais… d’accord avec celui que vous choisiriez. À vous de décider, Seigneur. »

Hmm… c’était un peu brusque, laisse-moi y réfléchir ici… Je pense a un nom qui a une forte consonance d’Eashen serait mieux qu’un nom traditionnellement occidental… Voyons voir… Aha, j’ai trouvé.

« Hm… Dans ce cas, pourquoi pas Sakura ? »

« Sakura… ? »

« Tes cheveux sont d’un beau rose, alors je t’ai donné le nom des cerisiers en fleurs dans mon pays natal. Si ça ne te plaît pas, j’en trouverai un autre. »

C’était un nom assez simple. Mais de toute façon, la fille secoua la tête.

« Sakura c’est… un joli nom. Merci… »

J’avais remarqué que Sakura, qui semblait plutôt muette sur le plan émotionnel, souriait un tout petit peu.

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4 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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