Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 3 – Partie 6

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Chapitre 3 : Si vous êtes prêt, il n’y a rien à craindre !

Partie 6

« Wôw… C’est vraiment brillant et doré… »

Loin à l’ouest d’Oedo, j’avais trouvé le golem d’orichalque reposant dans une vallée profonde, blotti entre quelques montagnes géantes.

Il était un peu plus grand qu’un golem en Mithril, et son corps doré reflétait les rayons du soleil quand ils descendaient dans la vallée. Il brillait magnifiquement lorsqu’il se promenait. J’avais su ce que c’était dès que je l’avais vu. La créature avait à peu près la taille d’un Frame Gear.

Il y avait probablement un noyau à l’intérieur, un peu comme un Golem en Mithril.

Son corps robuste et caillouteux possédait deux grands bras. Il avait de minuscules petites jambes et un torse large. Dans l’ensemble, il ressemblait beaucoup à un Golem en Mithril, alors j’avais supposé que le noyau serait au même endroit.

« Tout ce que j’ai à faire, c’est de détruire sa poitrine, ça devrait être assez simple. [Glissade]. »

Avec un grand fracas, une puissante secousse secoua la vallée. Le golem doré s’était écrasé au sol.

« [Gravité]. »

Je n’avais pas perdu de temps à l’épingler au sol avec un sort de soutien. J’avais rapidement utilisé [Stockage] pour extraire un petit fragment de phase. J’y avais versé de la magie, le remodelant en une forme de balle de baseball, tout en augmentant sa résistance jusqu’à ce qu’il soit plus dense que l’orichalque.

« [Porte]. »

J’avais ouvert un portail et j’avais tranquillement lancé la petite balle à travers lui, en appliquant la [Gravité] dans le processus.

Le portail de connexion était juste au-dessus de la poitrine du golem, et en quelques secondes à peine, la minuscule boule de cristal avait traversé le corps du golem et avait touché sa cible. La balle, qui était plusieurs centaines de fois plus lourdes qu’elle n’aurait dû l’être, avait complètement oblitéré le corps du golem. Un fracas monstrueux retentit, et le golem se tut enfin.

C’était mon combo breveté [Glissade], [Gravité] et [Porte]… Peut-être qu’il était un peu surpuissant.

J’avais prudemment approché le corps du golem pour confirmer qu’il était mort. Comme je m’y attendais, son noyau se trouvait dans sa poitrine.

J’avais rouvert mon [Stockage] et j’avais commencé à récolter le cadavre du golem. Mission accomplie ! Mec, c’était simple.

Soudain, un bruit était venu de nulle part, je m’étais tourné pour voir un cerf sortir de la broussaille. J’avais failli être surpris, mais il n’était certainement pas inhabituel de voir un cerf se promener.

Le cerf ne m’avait pas jeté un second coup d’œil, mais il s’était plutôt dirigé vers une rivière voisine. Il ne semblait pas avoir peur des gens.

Un cerf, hein… Je devrais peut-être ramener du gibier à la maison… Non, non, contrôle-toi, Touya. C’était un joli petit cerf qui ne craignait pas l’homme, je ne devrais pas le découper et manger sa chair tendre…

Comme mon attention était concentrée sur le cerf, j’avais soudainement remarqué quelque chose sur la berge de la rivière. Qu’est-ce que c’était… ? J’avais fait un pas en avant pour essayer d’avoir une meilleure vue d’ensemble, et lentement j’avais réalisé ce que c’était. J’avais commencé à courir plus vite. C’était une personne, une personne blessée.

« Hé ! Hé ! Hé là ! Est-ce que ça va !? »

Je m’étais dirigé vers le bord de la rivière. La personne effondrée semblait être une jeune femme.

Elle avait le même âge qu’Elze et Linze. Ses vêtements avaient l’air en lambeaux et déchiré, mais ses cheveux étaient longs, purs et blancs. Elle était couverte d’égratignures, de coupures et de blessures tout le long de son corps. Je m’étais brièvement demandé si elle avait été emportée par le courant de la rivière.

Je l’avais prise dans mes bras et l’avais tirée hors de la rive. Immédiatement, j’avais remarqué quelque chose d’inhabituel au niveau de sa jambe droite. Hein… Est-ce qu’elle était cassée ? Oh… Oh non… J’avais roulé son hakama [1] pour inspecter sa jambe, mais ce que j’avais trouvé… c’est qu’il n’y avait plus rien à partir du genou. Elle avait été déchiquetée et réduit en pâte, comme un morceau de viande crue. J’avais rapidement constaté que sa main droite était dans un état similaire, tranchée au niveau du poignet.

Je l’avais bien regardée et j’avais trouvé d’énormes entailles dans son dos. Elle avait été clairement tranchée avec une épée.

Je pensais qu’elle était morte, mais je l’entendais respirer durement. Si je ne l’avais pas rencontrée, elle se serait probablement noyée. Mais survivre aussi longtemps l’avait rendue plus tenace.

J’avais décidé d’arrêter de réfléchir et de commencer à la guérir !

« Viens, Lumière ! Le calme de la déesse : [Mega Guérison] ! »

J’avais jeté mon sort de guérison le plus puissant, et toutes les blessures sur son corps s’étaient refermées en même temps. Ses ecchymoses s’étaient aussi estompées. Sa blessure à la jambe s’était aussi refermée, mais la chair manquante ne s’était pas régénérée. J’avais décidé de lancer [Récupération] pendant que j’y étais. Je ne voulais pas découvrir qu’elle avait été empoisonnée ou quoi que ce soit d’autre.

« … Gh… »

« Hé ! Tu es avec moi ? »

Ses yeux s’ouvrirent lentement, des orbes violets s’élevèrent sur moi.

« … Ah… »

Elle essaya de parler… mais elle ferma rapidement les yeux et s’évanouit à nouveau.

« Je vais l’emmener au laboratoire d’alchimie. Je crois que Flora avait dit qu’il serait possible de régénérer des membres là-bas… J’espère qu’on pourra restaurer sa jambe. »

J’avais bercé la fille dans mes bras, tout en ouvrant une [Porte] vers le laboratoire d’alchimie en même temps.

« Où est la fille ? »

« Elle dort dans une capsule de Lazare dans le labo d’alchimie. Flora et Lu s’occupent d’elle en ce moment. »

J’avais répondu à la question de Linze en m’asseyant sur ma chaise. Je voulais aussi m’occuper d’elle, mais Yumina et Lu m’avaient vite mis dehors. Ce n’est pas comme si je voulais reluquer une fille nue qui se faisait régénérer son corps tout en flottant dans une capsule de liquide régénérant… Franchement.

Apparemment, elle était sur le point de mourir. Flora m’avait dit que si je l’avais trouvée quelques minutes plus tard, elle ne serait plus de ce monde. Peut-être que ce cerf était un guide venant d’en haut…

« Et combien de temps prendra le processus de régénération, Touya-dono ? »

« On dirait que ça va prendre une journée. »

« C’est vraiment incroyable qu’une main et une jambe manquantes puissent repousser en un seul jour… »

Ça l’est vraiment. La technologie de Babylone est une force avec laquelle il faut compter. C’est fou de penser que ça pouvait même faire des trucs comme des clones ou des homuncules… Quand je pense que j’étais en train de regarder quelque chose comme ça en ce moment…

Mes yeux regardaient constamment sur Cesca alors qu’elle me servait une tasse de thé. Ces gynoïdes terminaux étaient composés de parties biologiques et des parties mécaniques, donc cela ressemblait plus à des cyborgs selon moi. Ou peut-être qu’elles étaient plus proches des formes de vie mécaniques, comme ceux de cette vieille émission de télévision ou comme ces types de robots qui pouvaient se transformer en voitures, etc... Hm… Je trouverais étrange qu’elles puissent faire cela.

« … Maître, je peux sentir ta vive excitation me transpercer et me masser la peau. Je comprends, tu m’ordonnes silencieusement de te présenter mon corps afin que tu puisses en faire ce que tu en veux ce soir… »

Je ne pensais pas avoir à m’inquiéter pour elle. C’était une excuse inutile pour une gynoïde.

Elle serra son corps contre le mien, je m’étais levé pour sortir de son étreinte dès le moment où elle commença à se tordre et à se frotter contre moi. J’étais allé à l’atelier. Après tout, je devais remettre mon orichalque durement gagné à Rosetta.

En arrivant, j’avais trouvé Rosetta en train de faire quelques ajustements au nouveau Chevalier. Rosetta était très pratique, elle avait appliqué les dernières mises au point et mises à jour à n’importe quel robot qui était produit et assemblé.

« Heyo, je t’ai apporté de l’Orichalque. »

« Effectivement, vous avez fait vite, monsieur ! Toutes mes excuses, monsieur ! J’ai arrêté la production en série parce que je pensais que ça prendrait plus de temps, monsieur ! »

J’avais sorti le corps du Golem orichalque de [Stockage], en m’assurant de couper la partie juste en dessous du coude droit afin de le garder pour moi.

Avec cela, la production en série pourrait recommencer.

« Bonté divine, monsieur… ! Ça fait beaucoup d’orichalque ! Il y en a même trop ! »

« Hein ? Vraiment ? »

« Oui monsieur ! Comparés à d’autres matériaux, nous n’avons pas besoin d’autant d’Orichalque ! Peu importe, je suppose qu’en avoir trop est une bonne chose, monsieur ! Nous pouvons probablement produire beaucoup de Frame Gear avec cette quantité, monsieur ! »

Pendant qu’elle parlait, le sol de l’atelier s’était ouvert autour du golem et l’avait avalé en entier.

« Maintenant, cher maître, j’aimerais vous parler du chevalier lourd, le Chevalier. Et plus précisément de son équipement, monsieur. Par défaut, il est équipé d’une épée, mais il possède aussi d’autres composants supplémentaires ! Un bouclier lourd, une masse, un marteau de combat, une lance, une hallebarde et une hache de combat ! Est-ce suffisant, monsieur ? Ou devrais-je vous en donner 20 de plus ? »

« Euh, non. Ça a l’air plutôt bien. Je suppose que combattre la Phase ressemblera plus à un échange de frappe, vu qu’ils sont résistants à la magie et tout. »

Je m’étais dit qu’une stratégie solide consistait simplement à les frapper sans cesse avec le marteau de combat, mais je n’aurais pas été contre des capacités à longue distance. Cela dit, la quantité de poudre nécessaire pour une arme de cette taille était tout simplement irréalisable… Puis, une autre idée m’était venue.

« Pourrais-tu me faire… des armes à distance ? Comme un arc ? »

« Je pourrais, monsieur… mais je doute sincèrement qu’elle puisse faire grand-chose contre la dure carapace d’une phase, avec tout le respect que je vous dois. Ça pourrait marcher si vous vous rapprochez et tirez à fond, monsieur ! Mais cela irait à l’encontre d’une attaque à distance. »

Oh, elle marque un point… je supposais que les attaques de longue portée étaient inutiles. Eh bien, ça craint.

« Que dirais-tu d’une arme de mêlée avec des capacités à longue portée ? Comme une arme avec une grosse boule de fer sur une chaîne qu’on peut brandir. »

« Vous voulez parler d’un fléau d'arme, monsieur ? C’est faisable. »

J’étais presque sûr que les étoiles du matin n’étaient pas si flexibles et ressemblaient plus à des armes de mêlée, mais j’avais laissé tomber. Cela devait fonctionner comme ça dans ce monde.

Après avoir quitté l’atelier, j’étais allé au laboratoire d’alchimie pour voir comment allait la fille Eashen.

Mais, comme le destin l’avait voulu, Lu m’avait refusé l’accès.

« Ses blessures seront probablement guéries d’ici demain, mais… On ne sait pas quand elle reprendra connaissance. »

« Hrmph… ce serait mal si elle était traumatisée ou quelque chose comme ça… »

D’après ces blessures, elle avait été attaquée par quelqu’un. Dans un monde idéal, être si près de la mort ne laisserait pas de cicatrices mentales durables, mais… Je savais que ça ne finirait pas comme ça.

« Ah, Touya. Prends ça. »

Lu m’avait passé un objet. C’était un petit médaillon d’environ dix centimètres de diamètre. Il était fait d’un métal brillant et entouré d’une corde d’argent.

« La fille le portait autour du cou. Cela pourrait nous aider à l’identifier, d’une façon ou d’une autre… »

Le médaillon portait une gravure complexe, qui avait clairement été réalisée par quelqu’un d’extrêmement compétent. L’autre côté était complètement plat et sans décoration. Sur la face avant, je n’avais pas vraiment compris ce que représentait la sculpture, mais elle ressemblait un peu au soleil. Ça ne ressemblait pas du tout à des armoiries de famille.

J’avais décidé de le garder pour le moment.

Il n’y avait plus grand-chose à faire, alors j’étais retourné au château. Alors que je me promenais dans les couloirs, Lapis s’était pointée.

Lapis et Cécile servaient ma famille depuis l’époque où nous vivions dans le manoir de Belfast. Ils étaient maintenant des résidents officiels de Brunhild.

Pendant qu’elles nous servaient à Belfast, elles étaient restées avec nous. C’était des espions qui agissaient au nom des services secrets de Belfast. Mais quand mes fiançailles avec Yumina avaient été officiellement annoncées, elles avaient démissionné et étaient devenues nos bonnes à plein temps à Brunhild. Pour l’instant, Lapis était la femme de chambre de Brunhild.

« Votre Altesse, il faut qu’on parle. »

« Hm ? Qu’est-ce qu’il y a ? »

« J’aimerais qu’on augmente le personnel ici. Moi-même, Cécile, Renne et Cesca ne suffisons pas pour bien nettoyer toutes les pièces ainsi que pour divertir tous les invités possibles… »

C’était raisonnable. Je pouvais voir ce qu’elle voulait dire. Il était déraisonnable de s’attendre à ce qu’elles s’occupent de toutes les tâches, du nettoyage à l’accueil des invités, en passant par notre prise en charge. D’après ce que j’avais entendu dire, certains membres des services de renseignements de Tsubaki avaient aidé ici et là, mais ils avaient aussi leur propre travail à faire.

« Bien sûr, alors. Je vais essayer d’embaucher plus de personnel. Combien de personnes voudrais-tu ? »

« Je crois qu’il faudrait embaucher une dizaine de bonnes de plus. Nous avons besoin de domestiques pour nous occuper de la blanchisserie, des appartements des femmes, des servantes pour le salon et la cuisine. Ceux assignés à la cuisine serviront directement sous le chef Créa, et ceux qui travaillent dans le salon serviront directement sous Cécile. »

C’était une forte augmentation de personnel, mais je pensais que c’était justifié.

« Nous n’embaucherons pas non plus par l’entremise de la Guilde des bonnes, mais par le biais de nos relations personnelles. Nous aimerions que vous conduisiez les derniers entretiens, Votre Altesse. De plus, Renne et Cesca seront les servantes chargées de répondre directement à vos besoins. »

Hm… ça ne me dérangeait pas d’avoir Renne, mais… J’étais un peu mal à l’aise à l’idée d’avoir Cesca avec moi. Mais encore une fois, il serait mieux que cette servante gynoïde perverse me serve directement, plutôt qu’elle en vienne à déranger nos invités.

« Je m’occuperai aussi de former le personnel aux techniques essentielles de combat. »

« Attendez, un entraînement au combat !? C’est un truc dont vous avez besoin ? »

« Nous ne saurons jamais où est l’ennemi, Votre Altesse. Une fille faible qui ne peut pas subvenir à ses besoins est un échec en tant que femme de chambre. Une vraie bonne doit être capable de faire face à toutes les situations possibles. »

Lapis inclina la tête, souriant doucement. Les femmes de ménage menaient apparemment une vie dure.

Je m’étais soudain souvenu qu’Angie de Lihnea était aussi une combattante de mêlée talentueuse, alors je m’étais demandé si l’étude des tactiques de combat n’était pas quelque chose que les servantes apprenaient ici.

C’était bien d’avoir des femmes de ménage qui savaient aussi prendre soin d’elles-mêmes, alors j’avais donné mon feu vert.

Je m’interrogeais sur la participation de Renne à de telles choses, alors j’avais demandé juste pour être sûr.

« Renne est déjà bien éduquée par Cécile. Les voyous d’ici ne seront pas de taille contre sa splendide technique au poignard. »

Qu’est-ce que tu lui apprends !? Lui as-tu appris des trucs bizarres pendant que je tournais la tête ? Quel groupe effrayant ils représentaient !

Je soupçonnais sournoisement que les servantes de ce monde étaient vraiment quelque chose.

Notes

1https://fr.wikipedia.org/wiki/Hakama

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5 commentaires :

  1. Merci pour la traduction, mais je pense qu'il faudrait modifié cette phrase :

    Mais survivre aussi longtemps l’avait rendue tenace.

    Par :

    Mais sa ténacité lui a permis de survivre aussi longtemps.

  2. Merci pour le chapitre.

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