Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 3 – Partie 5

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Chapitre 3 : Si vous êtes prêt, il n’y a rien à craindre !

Partie 5

« Whoa, incroyable ! Cela vole réellement !? »

« Hey, hey… Seigneur ! Est-ce une sorte de magie !? Vraiment !? »

« Non, il n’y a pas du tout de magie. C’est juste un principe physique de base, j’utilise le vent pour le faire voler. »

Je supposais que ce que je faisais était une sorte de magie. J’avais tiré une ficelle dans ma main, ce qui avait permis à mon cerf-volant de s’élever en douceur dans les airs. Les enfants avaient regardé dans le ciel, complètement stupéfaits lorsqu’il naviguait dans les vents.

Au bout d’un moment, j’avais passé le cerf-volant à l’un des enfants, et j’en avais vite fait une tonne de plus pour empêcher leurs yeux envieux d’augmenter de plus en plus.

Ils avaient tous commencé à manipuler leurs cerfs-volants avec une finesse surprenante. Je n’avais même pas eu besoin de leur montrer grand-chose.

Pendant qu’ils jouaient, mes yeux balayaient instinctivement les environs à la recherche d’Olba le marchand. Je m’attendais à ce qu’il apparaisse comme s’il venait de nulle part afin de me demander les droits sur le produit. Mais hélas, il ne l’avait pas fait. Ce n’était pas comme si cela aurait été raisonnable pour lui de surgir de nulle part.

Je m’étais assis à l’ombre d’un arbre et j’avais posé mon cerf-volant, en prenant soin de ne pas emmêler la corde dans les branches. J’avais bougé dans un endroit isolé, loin de la ville, pour ne pas déranger les gens avec mon jeu.

Mec… cela détendait vraiment… Ce serait bien si chaque jour était aussi paisible que celui-ci.

Rosetta et Monica travaillaient dur pour réparer mon chevalier Baron brisé. Elles avaient rejeté mon idée d’en construire un nouveau chaque fois.

Apparemment, si vous continuiez à utiliser le même Frame Gear au combat, son temps de réponse et son affinité magique deviendraient plus accordés et plus aigus. J’avais pensé que ce serait une bonne idée d’accumuler beaucoup d’expérience et de stocker des données dans une image, puis de les porter sur un nouveau Frame Gear à un moment donné dans le futur… Si on réussissait à en faire de nouveaux, bien sûr.

En termes de jeu, ce serait comme… niveler un personnage dans un jeu, puis être capable d’utiliser ses statistiques dans la suite.

Nous n’avions pas beaucoup de personnel de maintenance, alors ce serait probablement la meilleure façon de procéder.

J’avais fait part de mes préoccupations au sujet des limites du personnel de Rosetta, et elle m’avait dit qu’il y avait des robots réparateurs miniatures qui étaient conçus pour réparer de façon autonome les dommages causés aux Frame Gears. Apparemment, il y en avait pas mal, et ils réparaient les Frame Gears en un clin d’œil.

« Des robots comme ça résoudraient tous nos problèmes ! Où sont-ils, alors ? »

« Dans l’entrepôt, monsieur ! »

« Gah ! »

Cette doctoresse Babylone protégeait trop sûrement ses affaires… C’était ennuyeux qu’elle ait mis tant de choses importantes dans cet entrepôt… elle ne semblait pas vraiment du genre méthodique.

Tandis que je boudais distraitement à propos de ce médecin irritant, j’avais entendu une paire de voix me crier dessus.

« Touyaaaaaaa ! »

« T,Touya… ! »

« Hm ? Yumina ? Et Lu aussi ? »

Je m’étais levé du sol et je m’étais dépoussiéré, pour me retrouver immédiatement agressé des deux côtés par leur étreinte.

Les deux filles avaient maintenant été officiellement annoncées comme mes fiancées. Comme notre relation avait été officiellement rendue publique, elles avaient toutes les deux tendance à s’accrocher à moi sans réserve chaque fois qu’elles le pouvaient. J’étais un peu gêné, en toute honnêteté, mais je ne voyais pas non plus la nécessité de gâcher leur plaisir.

« Je me demandais où tu t’étais enfui… Mais j’ai vu cette chose étrange, et j’ai su que tu devais être ici ! »

Lu montra le cerf-volant du doigt, naviguant toujours librement dans le ciel. C’était assez logique pour moi. Après tout, j’étais plutôt connu comme le gars qui faisait des trucs inhabituels par ici.

« Tu sais, Touya… ce n’est pas gentil à toi de nous laisser derrière pour aller jouer avec les enfants. Ne devrais-tu pas passer un peu plus de temps avec tes femmes ? »

« Dans l’absolu, vous n’êtes pas encore mes femmes, mais… »

« Mais nous le serons bientôt, hein ? C’est mon rêve… d’être heureux en ménage avec toi, Touya… Dans un mariage affectueux et monogame. Ah… enfin, pas monogame. Le point restait toujours d’actualité. »

C’était effectivement le cas. La monogamie et la polygamie n’étaient après tout pas si différentes dans ce monde. Juste au moment où j’avais montré à Lu un sourire ironique, un lourd tumulte de sabots passait. Une caravane marchande passait devant nous à grande vitesse.

Toute une série de chariots nous avait dépassés alors que nous les regardions trotter en direction de Belfast.

Les marchands assis sur les voitures regardaient tous les cerfs-volants qui passaient à côté d’eux. Cela ne me tenait vraiment pas à l’esprit. J’étais plus que certains qu’au moins un de ces types avides essaierait d’imiter mon idée avant longtemps.

« C’est une caravane marchande de Régulus. Hoh, ils ont même une escorte armée derrière eux. »

« Il y en a beaucoup… Je me demande s’ils transportent quelque chose d’important. »

Vu le nombre de gardes, ils transportaient probablement des produits de luxe ou des objets d’art. Une telle sécurité était excessive pour une marchandise régulière. Ce n’était certainement pas une question que j’avais envisagée, puisque j’avais la [Porte]. Je pourrais certainement gagner beaucoup d’argent si j’ouvrais un service de livraison express avec ma [Porte]. Mais je ne pourrais livrer que dans les endroits que j’avais visités.

Ce serait mieux s’ils avaient des camions de livraison, cela serait utile pour toutes sortes de choses. Oh, en fait… un train de marchandises pourrait être plus utile encore…

« Un… train. »

« Touya ? »

Un train… un train ! La construction d’un chemin de fer ne changerait-elle pas tout pour le mieux ? Rosetta pourrait faire un train à vapeur rudimentaire si je lui demandais… Bien que… hm. Peut-être que je m’avance un peu. Serait-il sage d’introduire les trains dans un monde comme celui-ci ? Les gens qui ignorent tout des chemins de fer pourraient finir par jouer sur les voies ferrées… Des bandits de grand chemin et des bandes de voleurs de trains pourraient faire leur apparition… Des pierres et des débris pourraient s’accumuler sur les voies et causer des déraillements, aussi…

Bah, penser à ces questions est une source de tracas. Ce n’est pas comme si je pouvais les résoudre. Chaque fois que je pense à un nouveau concept, je suppose que je devais également tenir compte des risques associés à la sécurité. Mais je supposais que c’était un peu fort de ma part, puisque j’ai introduit les Frame Gears au monde par imprudence.

Hmph… Je suppose que le plan du train est mort avant même d’avoir vu le jour. Ah eh bien…

« Oh, Oh, Oh, Oh !! »

« … Qu’est-ce que tu crois faire ? Pourquoi rêvasses-tu au lieu de faire attention à nous !? »

Pendant que j’étais au pays des rêves en matière de santé et de sécurité, Yumina en avait profité pour me pincer brutalement la joue. C’était totalement déplacé, si vous voulez mon avis.

{Monseigneur, êtes-vous disponible ?}

{Hm ? Kohaku ?}

Alors que je frottais ma joue, un message télépathique s’était propagé directement dans mon cerveau. Yumina m’avait vu m’arrêter sur mes pas et s’était mise à gonfler ses joues. Elle semblait un peu ennuyée, probablement parce qu’elle pensait que je rêvais encore.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Se passe-t-il quelque chose ? »

J’avais répondu de façon audible, afin de leur montrer que je ne faisais pas que de les ignorer.

{Maître ! C’est Rosetta, monsieur ! Nous n’avons plus d’Orichalque, monsieur ! La quantité que vous aviez pour la production de Frame Gear est à sec, monsieur !}

J’avais entendu la voix de Rosetta grâce au lien télépathique de Kohaku. Elle avait besoin de plus d’Orichalque. Il semblerait que la quantité qu’Olba avait reçue pour moi était déjà épuisée.

C’était irritant : il me fallait maintenant trouver une autre source.

« Compris. Je vais devoir régler ça. »

{Merci beaucoup, monsieur !}

« S’est-il passé quelque chose, Touya ? »

Lu s’approcha soudainement de moi et me demanda ce qui s’était passé.

« Rosetta m’a demandé un peu plus d’Orichalque. Et je ne sais pas trop où en trouver… »

« Nous pourrions probablement en trouver au marché à minéraux, mais… Je suppose que ce ne sera pas suffisant, n’est-ce pas ? »

« L’orichalque est un métal très rare tel qu’il est… Ce sera certainement très cher à acquérir en gros. »

Ce n’est pas que ce soit un problème d’argent. La mort du Béhémoth auquel je m’étais livré l’autre jour avait fini par me faire gagner une grosse somme. Idéalement, j’aurais aimé épargner ce genre d’argent pour les situations d’urgence. Il nous restait un peu de mithril, peut-être qu’on pourrait… oh… oho…

« Est-ce que l’une de vous sait si un Golem d’orichalque existe ? »

Penser au Mithril me rappelait qu’il existait des golems de Mithril, donc ça ne pouvait pas faire de mal de demander.

« Un Golem d’orichalque ? Je ne peux pas dire que j’ai déjà entendu parler de quelque chose comme ça… »

« Moi non plus. Même si quelque chose comme ça existe, ce ne serait probablement pas une promenade de santé pour se battre… »

Hmph… Je supposais qu’avoir un Golem d" orichalque qui se pavanait quand j’en ai besoin serait un peu trop pratique, hein ? Juste pour en être sûr, j’avais allumé ma carte et j’avais essayé de faire une recherche. Je n’avais jamais vu un Golem d’orichalque auparavant, mais il était facile d’imaginer une telle créature. Cela devrait être un gros monstre rocheux, couvert d’Orichalque scintillant. Je pourrais sûrement reconnaître quelque chose comme ça, donc ce serait facile à chercher.

« Recherche : Golem d’orichalque. »

« Recherche en cours… Recherche terminée. Affichage des résultats. »

Plusieurs épingles étaient tombées sur la carte, les unes après les autres.

« … Donc ils existent. »

« … je suppose que oui. »

Nous avions tous été pris par surprise pendant un court instant. Après tout, le monde était plus vaste que ce que nous en savions. Eh bien, il y avait beaucoup d’endroits que l’humanité n’avait pas encore visités dans ce monde. Des canyons profonds et vastes, de larges vallées qui s’étiraient, de hauts sommets… Il était tout à fait possible qu’ils vécussent dans des endroits que les mains humaines n’avaient jamais touchés.

« D’accord, je vais aller en tuer un. »

« Ah… alors peut-on aussi venir… ? »

« Non, j’y vais tout seul. C’est un endroit où je ne suis jamais allé, alors je vais utiliser le [Vol] pour y aller. »

Dès que j’avais parlé de mon sort de vol, elles avaient arrêté de protester. Elles n’aimaient vraiment pas ce truc. Je les avais renvoyées toutes les deux au château de Brunhild par une [Porte], puis j’avais remis ma carte à l’écran.

« Hm… Je suppose que l’endroit le plus proche où je suis allé est… à Eashen. »

Les golems étaient situés dans les montagnes un peu à l’ouest d’Oedo. Eashen ressemblait à bien des égards au Japon, alors je m’étais demandé s’il avait aussi sa propre version du mont Fuji.

Venir d’Oedo en volant semblait assez simple. Très bien, allons-y.

En m’élançant, j’avais fantasmé à l’idée d’utiliser une grande quantité d’Orichalque pour créer un Frame Gear ayant une armure dorée. Faire un Chevalier d’or aurait cependant pu être un peu trop voyant à mon goût…

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5 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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