Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 3 – Partie 11

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Chapitre 3 : Si vous êtes prêt, il n’y a rien à craindre !

Partie 11

Même si on l’appelait la Tour, elle ne faisait que 6 ou 7 étages de haut. Il n’y avait pas non plus beaucoup de fenêtres. Un étrange motif s’élevait le long des côtés, avec des formes géométriques variées. Les murs de couleur blanc craie reflétaient intensément les rayonnements du soleil.

« Laisse-moi t’expliquer. La tour est… Zzzzz… »

« S’il te plaît, réveille-toi. »

… Tu fais déjà la sieste ? Tu viens de manger ! Tu vas grossir, idiote !

Noël ferma les yeux et commença à somnoler profondément, alors Liora reprit là où elle s’était arrêtée.

« En effet, la tour capte le mana de l’atmosphère et en amplifie la quantité accumulée. D’une certaine façon, je te prie de la considérer comme un réacteur magique fonctionnel. Il est effectivement vrai que chacune des îles de Babylone a quelque chose de similaire qui les alimente, mais même toutes les Babylone combinées ne peuvent pas égaler le rendement de la Tour. On pourrait en effet la considérer comme le cœur de Babylone dans son ensemble. »

Donc si Babylone était un vaisseau, la tour en serait le moteur. S’il s’amarre avec le reste des Babylone, elle fournira une tonne de puissance.

Selon Liora, Babylone pourrait voler beaucoup plus vite avec la Tour amarrée. Mais plus important encore, la puissance supplémentaire augmenterait l’efficacité des autres pièces. Nous serions en mesure d’augmenter la vitesse de production des Frame Gears et de l’éther liquide. C’était en fait une trouvaille assez précieuse.

« La Tour est également unique en ce qu’elle nécessite très peu d’entretien. Il faut juste peaufiner la chose de temps en temps, donc c’est un jeu d’enfant… C’est pourquoi je peux faire de longues siestes… Bonne nuit… »

Noël, qui s’appuyait maintenant contre un arbre, ouvrit les yeux pour ajouter cela, puis se rendormit. Hé, mais j’y pense… Est-ce que Babylone se portera bien si le responsable de son moteur est comme ça ? Ou… alors… Il est possible que Noël soit responsable de la tour à cause du peu d’entretien qu’elle nécessite. Elle ne se réveillait pas même après l’avoir secouée un peu, alors j’utilisais [Lévitation] pour l’amener avec nous.

« Wow… Zzzzz… C’est nouveau… Zzzzz… Ça fait du bien… Zzzzz. »

Tais-toi… Si tu dis que tu dors, alors dors !

Liora m’avait conduit ailleurs, et finalement nous étions arrivés devant un château blanc. Il était situé de l’autre côté de l’île, à l’opposé de la tour. C’était un peu plus petit que mon château à Brunhild, mais c’était quand même un château.

On dirait le château du Disneyland de Tokyo… Ce qui, maintenant que j’y pense, ne devrait pas s’appeler Tokyo Disneyland. Il se trouvait à Chiba. Eh bien, peu importe… Il ressemblait au château de Neuschwanstein, en Allemagne.

« Je vais te présenter le Rempart. C’est le système défensif central de Babylone. Il peut repousser les attaques physiques et magiques en déployant un bouclier. Des fonctionnalités telles que le contrôle de la température, le bouclier d’invisibilité, la régulation de l’accès, la détection de l’ennemi et le pilotage de Babylone dans son ensemble sont également présentes ici. »

Hoho… Donc, en termes de navires… Si le rempart était le navire, cette chose en serait le pont.

Néanmoins… Un bouclier qui peut se défendre contre les attaques physiques ? Ça me rappelait un peu ce Blockbracer qui avait fini par être utilisé pendant le coup d’État de Regulus.

« En effet. Le Blockbracer a été créé selon un principe similaire à celui du rempart. »

Ils étaient donc apparentés… C’était en fait plutôt effrayant. Mais si je pouvais détourner l’énergie de la tour vers le rempart, je pourrai mettre en place un bouclier assez puissant. C’était un super contournement.

Oh, maintenant que j’y pensais… Il y avait cette Phase de type Manta que j’avais rencontrée il y a quelque temps. Je me demandais si nous avions des contre-mesures pour ce genre de choses.

« As-tu quelque chose qui puisse intercepter des ennemis volants ? »

« En effet. Les orbes satellitaires devraient très bien se débrouiller. »

« Euh… Les orbes satellitaires ? »

« En effet. Un orbe satellitaire est une arme sphérique d’une vingtaine de centimètres de diamètre. Ils sont faits d’Orichalque et ont des fonctions de vol automatisées, de suivi automatisé. Ils sont de densité variable et possèdent des boucliers miniatures. »

… Huh, c’est plutôt gros. Je suppose qu’ils ont une taille comparable à celle des boules de bowling… non ?

En gros, les orbes satellitaires étaient des armes sphériques qui interceptaient les ennemis aéroportés en les percutant à une vitesse incroyable. C’était vraiment une façon efficace de détruire la Phase.

Il y avait vingt-quatre Orbes Satellites au total, et ils étaient tous en orbite autour du rempart à l’état dormant. Dans les situations d’urgence, ils s’activaient et s’enfonçaient sans discernement dans les ennemis qui s’approchaient.

Ils m’avaient fait penser à quelque chose se trouvant dans un vieux dessin animé de mécha. Mais la fonction était un peu différente.

J’avais suivi Liora et j’étais entré dans le château. Le hall d’entrée était absolument magnifique. Il était incroyablement bien entretenu et avait une aura royale. Si je ne savais pas d’où venaient les Babylone, je n’aurais jamais cru qu’ils avaient environ cinq mille ans. Je dirais que l’endroit avait été enchanté par quelque chose comme [Protection] afin de le protéger de l’usure et aux dégâts.

Pourtant, ça ressemblait à un château ordinaire.

C’était plutôt sympa. Mais ce qui avait attiré mon attention, c’était les petites choses qui se déplaçaient sur le sol.

Ils avaient des têtes rondes et des corps cylindriques. Ils avaient des mains et des pieds arrondis avec des membres qui ressemblaient à des soufflets. Qu’est-ce que c’est que ces trucs ? En fait, je savais en quelque sorte ce que c’était. C’était clairement des robots. Ils mesuraient environ deux têtes de haut. J’avais vu quelque chose de semblable dans un vieux dessin animé qui avait été rediffusé une fois. C’était un robot assistant basé sur ces vieilles poupées Karakuri1 de l’époque d’Edo. Ces petits robots ressemblaient un peu à ça… Mais ils n’avaient pas de chignons.

Je ne pensais pas non plus qu’ils étaient aussi grands. Mais ce n’était pas comme si j’avais ce robot avec moi.

Il y en avait presque dix qui s’occupaient de leurs affaires. Il semblerait qu’ils mesuraient une trentaine de centimètres de haut. Ils tenaient dans leurs mains des plumeaux, des balais et des débarbouillettes. Est-ce qu’ils… nettoyaient ?

« Rassemblement. »

Liora avait donné un ordre, et les robots avaient tous titubé tout en faisant un petit salut. Il y en avait neuf au total.

« Désormais, le vénérable Mochizuki Touya sera notre maître. Ne soyez pas grossier avec lui. »

Les mini-robots m’avaient regardé et m’avaient encore salué. Je me demandais si ces choses étaient les petits robots dont Rosetta m’avait parlé plus tôt. Je pensais cependant qu’ils étaient tous dans le dépôt… Mais je m’étais dit qu’il était possible que certains d’entre eux aient aussi été stationnés sur le Rempart.

« Hé… Est-ce que ces choses peuvent aider à maintenir les Frame Gears ? »

« En effet, mais seulement pour des tâches simples. Ils sont incapables d’accomplir une tâche trop complexe ou spécialisée. »

« Ils sont tous là ? »

« Non. Il devrait y en avoir six autres dans le château. En comptant ceux qui sont ici, ça en fait quinze au total. »

Quinze, hein… Eh bien, ça permettra à Monica et Rosetta de se détendre un peu. J’avais demandé si on pouvait en reproduire à l’atelier, mais apparemment ce n’était pas possible. Ils avaient été enchantés par une magie spéciale et exclusive au Docteur Babylone, et programmés avec sa propre séquence. C’était une honte. Apparemment, ils étaient aussi à la bonne taille. S’ils étaient plus grands, leurs fonctions autonomes pourraient aller de travers.

Je leur avais ordonné de continuer à nettoyer pour le moment, et les petits drones avaient continué leur travail.

J’avais transporté Noël, qui flottait encore à mes côtés, dans l’une des pièces du château. Puis je l’avais couchée sur un lit.

La tour et le rempart étaient tous deux partis dans la direction de Brunhild, j’avais ouvert une [Porte] pour rencontrer tout le monde à la maison.

« C’est… assez irréel. Il m’a fallu environ deux cents ans pour programmer Paula avec ce niveau de complexité… »

Leen fixa un mini-bot et le mit sous ses bras, murmurant tout le temps.

Paula, désespérée, leva les bras et s’écrasa jusqu’aux genoux, sa pose signifiant sûrement : « J’ai été vaincue ! » Elle s’était alors mise à mimer en criant vers le ciel, mais il n’y avait évidemment pas de larmes. Merde, Paula… Tu n’es pas si mal non plus, ne t’inquiètes pas.

La Babylone que j’avais trouvée n’était pas la bibliothèque que Leen voulait désespérément trouver, mais elle ne semblait pas trop triste parce qu’elle contenait quelque chose qui avait retenu son attention.

« … Donc tu es l’aînée des sœurs, Liora ? »

« Je ne mettrais pas beaucoup d’importance au fait que nous soyons sœurs, mais… En effet. En ce qui concerne la numérotation Babylone, j’ai été créé en premier. »

Liora répondit sèchement à la question de Linze. Noël faisant la sieste seule à l’intérieur du château du Rempart, c’était donc à Liora d’expliquer les détails des deux nouveaux Babylone. Au bout d’un moment, Liora avait commencé à poser ses propres questions, et cela ressemblait un peu plus à une discussion mutuelle qu’à une interrogation.

J’étais très à l’aise à l’intérieur du Rempart. Il y avait beaucoup de meubles qui me rappelaient mon propre château à Brunhild. Selon Liora, le docteur Babylone avait en fait jeté un coup d’œil dans le futur, regardé mon château et copié mes choix esthétiques avant même que je les aie faits.

« Alors… Yumina, Lucia, Yae, Elze, Linze… Vous êtes bien les femmes de mon maître, n’est-ce pas ? »

« Femmes, haha… Eh bien, c’est certainement cela… »

Elze répondit timidement à la question de Liora. Pourquoi a-t-elle demandé ça… ?

« Effectivement, j’en compte cinq. Mais où sont les autres ? »

« … Les autres ? Aha. Tu veux parler de Sue-dono. Elle réside actuellement à Belfast. »

« Cela en fait maintenant six. Mais qu’en est-il des trois autres ? »

« GAAAAAAH !! »

Ma voix m’avait trahi, j’avais dit ensuite des bêtises. La ferme ! La ferme ! La ferme, bon sang ! Ne dis plus rien ! Toutes les filles m’avaient regardé fixement.

« … Pourquoi as-tu crié tout à l’heure !? »

« AUCUNE RAISON ? JUSTE… J’AVAIS ENVIE DE CRIER. C’EST… HAHA… CE N’EST RIEN, LINZE. JE T’EN FAIS LA PROMESSE ! »

DANGER. DANGER. Même moi, je savais que je n’avais pas du tout l’air convaincant. Je sentais leurs regards passer de la confusion au mépris glacial. J’en avais eu des sueurs froides. Les choses étaient soudainement devenues terriblement tendues.

Yumina se retourna et commença à parler à Liora.

« Liora… Qu’est-ce que tu voulais dire quand tu as dit “les trois autres” ? »

« Ah oui. C’est quelque chose que j’ai entendu du Docteur, mais le maître le fera… »

« Non ! Non ! Non ! Nooon ! Temps mort, Liora ! Je crois qu’il est temps que tu ailles faire une sieste avec Noël ? Ne parlons pas de ces choses délicates si vite et sans raison, d’accord ? » ! »

« Yae. Fais-le. »

« Très bien. »

L’ordre tacite de Yumina avait été facilement écouté par Yae, qui m’avait serré les bras dans le dos. Pourquoi êtes-vous si synchronisées !? Et pourquoi travaillez-vous le mieux ensemble quand il s’agit de me torturer !?

« Alors, tu disais ? »

« Ah oui, en effet. La vision d’avenir du Docteur a révélé que le maître aura un total de neuf épouses. C’est pour cette raison que Babylone était fragmentée en neuf morceaux. »

« NEUF !? »

Elles crièrent toutes les cinq en même temps. C’était sorti. Le secret était dévoilé. Tout le monde sauf Leen et Liora criait. Même Paula. Pourquoi paniquait-elle !?

« Si Sue est la sixième, alors… Ça veut dire qu’il y en aura trois de plus ? »

« Je ne sais même pas quoi dire… Je n’ai pas de mots… »

Elze et Lu parlaient lentement, comme si elles étaient sous le choc. Attendez, pourquoi vous énervez-vous !? Je n’ai encore rien fait !

« … Touya. »

« A-Argh ! »

« À genou. »

La voix froide de Linze me transperça le cœur. Je ne pouvais rien faire d’autre que ce qu’on m’avait dit. Je me levai de ma chaise, m’accroupis jusqu’au sol, et je m’inclinai abondamment. Malgré mes pensées, tout le monde m’avait déjà qualifié de pécheur.

Je n’étais pas du tout d’accord. Ce n’était pas moi qui avais fait quoi que ce soit, c’était le futur moi !

« Ne bouge pas, chien. »

« H-Hein ? »

Les filles s’étaient blotties les unes contre les autres et s’étaient dirigées vers le coin le plus éloigné de la pièce, marmonnant quelque chose. Hé maintenant… Je me sens un peu à l’écart ici…

« Heheh... Je me demande quelle punition elles vont te donner… »

« Ne dis pas ça ! »

Leen me murmura ceci à voix basse tout en riant légèrement. La fée ne faisait que fixer la scène qui se déroulait là, avec un méchant sourire sur son visage. Elle était absolument ravie. Paula me tapota doucement sur l’épaule comme pour me réconforter. Au moins, tu es de mon côté, Paula…

Au fur et à mesure que mon lien social avec cet ours en peluche s’était resserré, tout le monde était revenu.

« Eh bien ? Le verdict est-il rendu ? Héhé… Quelle est sa sentence ? »

« Ne dis pas ça, bon sang ! »

Alors que j’essayais d’ignorer les cruelles paroles de Leen, j’attendais patiemment mon destin. J’avais même accepté le fait d’être puni.

Yumina poussa un petit soupir, et commença à me raconter la conclusion à laquelle elles étaient parvenues.

« … En fin de compte, il n’y a pas beaucoup de différence entre six et neuf. On a déjà fait tout ce chemin. Je t’avais déjà dit que tu pouvais avoir autant de maîtresses ou de concubines que tu voulais. Sans parler du fait que ce n’est pas encore arrivé. Te blâmer ne résoudra rien, alors… C’est bon. »

Oh… Oh mon Dieu… Oh, mon Dieu, merci !

J’avais presque cru entendre la voix de Dieu me dire : « Ça n’avait rien à voir avec moi », mais j’étais d’humeur trop soulagé pour m’en soucier.

« … Cependant. »

Lu avait repris là où Yumina s’était arrêtée. Hein ? Je suis innocent, n’est-ce pas ? Libérez-moi ! Libérez-moi ! Linze avait ensuite repris le petit discours, la continuant ainsi :

« … Nous avons réalisé que tu étais au courant depuis un certain temps et que tu avais gardé le silence, Touya. Garder des secrets comme ça… C’est sûrement un problème dans une relation entre un homme et ses femmes, n’est-ce pas ? »

« Par conséquent, nous vous déclarons… »

« Coupable. »

Quoi !? Non ! Mon Dieu, aide-moi ! Aide-moi, mon Dieu ! Emmène-moi, Dieu ! J’avais presque cru entendre la voix de Dieu qui disait : « Je te l’ai dit, ça n’a rien à voir avec moi ! » Dieu, espèce de salaud ! Aide-moi sinon je vais te tuer ! J’avais l’impression que mon pouvoir personnel diminuait avec chaque nouvelle femme que j’obtenais… Que leur puissance combinée était suffisante pour mettre un terme à ma vie. C’était à ce moment-là que j’avais commencé à réfléchir aux avantages de la monogamie. Quel bâtard avait dit qu’avoir un harem était le rêve de tous les hommes !? J’aurais aimé pouvoir l’amener ici et lui montrer la dure réalité.

« Alors… Qu’attendez-vous de moi… ? »

« Nous te pardonnerons… Si tu nous embrasses, une par une. Tes actions nous ont mis notre relation avec toi dans l’embarras, Touya… Tu as la responsabilité de nous faire nous sentir mieux. »

Oh… Oh mon dieu. J’avais déjà embrassé Yumina et Linze, mais… pas les trois autres.

J’avais regardé autour de moi pour voir que Yumina sourirait, Linze rougissait, Lu tenait sa main à son cœur qui battait vite, Yae s’agitait avec son hakama, et Elze agitait ses mains.

En toute honnêteté, j’étais très embarrassé. J’avais pensé que ce serait le meilleur moment pour m’échapper et laisser leur demande insatisfaite, mais je n’avais nulle part où aller.

Alors, avec Leen et Paula qui se moquaient de moi… C’était moi qui l’avais fait. Je les avais embrassées une par une. C’était bizarre.

Mais… après avoir embrassé chacune d’elles… Lu prit une teinte écarlate et s’enfuit, Yae me saisit par le bras et me jeta à travers la pièce en criant… Tandis qu’Elze retira son bras et me roua de coups au niveau de la poitrine, m’envoyant voler en arrière. Ghah !! Même si vous êtes gêné, nul besoin de me tirer comme un tire-bouchon ! Je commençais à craindre que ma vie ne soit en fait menacée si je ne faisais pas des choses romantiques un peu plus régulièrement et si je ne passais pas plus de temps avec mes femmes.

Comme je perdais conscience, je m’étais posé une petite et profonde question dans ma tête. Est-ce de la misère ou de la joie ?

Notes

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