Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 3 – Partie 10

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Chapitre 3 : Si vous êtes prêt, il n’y a rien à craindre !

Partie 10

Après m’être séparé de la princesse Hildegard, je m’étais déplacé vers le sud. Finalement, les ruines étaient apparues. Mais on aurait dit des bâtisses abandonnées. Il y avait un tas de murs de pierre qui s’effritaient, et des piliers rocheux ici et là.

J’avais vu ce qui m’avait semblé être des châteaux et des forteresses délabrés, ce qui avait certainement attiré mon attention. Tous leurs murs étaient dans un état de délabrement avancé.

Quand j’avais atterri, un petit oiseau chanteur bleu survola les arbres environnants. C’était l’un des éclaireurs que j’avais envoyé il y a quelque temps.

L’oiseau chanteur vola au-dessus de ma tête et se dirigea vers le centre des ruines en chantant comme s’il me faisait signe de le suivre.

« Hein… Qu’est-ce que c’est ? »

Au milieu des ruines, il y avait un objet inhabituel dont la composition ressemblait à celle des objets précédents que j’avais rencontrés dans les ruines de Babylone… Mais la forme était bizarre.

Le premier était de forme cylindrique, le second avait la forme d’une pyramide… Mais celle-ci ressemblait à une bague. C’était un énorme anneau d’environ quatre mètres de diamètre. Il était juste là, au milieu des ruines.

Les fondations et la moitié inférieure de l’anneau étaient complètement enterrées, il aurait donc été plus approprié d’appeler cela une arche. L’anneau en lui-même mesurait environ 50 centimètres de large… et une épaisseur d’environ 30 centimètres.

J’avais essayé de le traverser, mais il ne s’était rien passé. J’avais essayé d’y toucher, mais rien ne s’était passé non plus.

« C’est quoi ce truc ? »

Je me demandais si, c’était par hasard une chose semblable aux autres endroits que j’avais visités, et que cela n’avait peut-être rien à voir avec Babylone.

Maintenant que j’y pense… Il n’y avait pas quelque chose comme ça dans un film que j’avais vu une fois ? Je me souviens que l’anneau dans ce film était une sorte de portail sous forme de cadran et qui pouvait vous emmener sur d’autres planètes.

J’avais pensé que c’était peut-être la clé, alors j’avais essayé de tourner l’anneau entier comme un cadran. Elle n’avait pas tourné. Je commençais à manquer d’idées.

J’avais fait le tour de l’anneau, en le regardant. Puis j’avais aperçu une pierre rouge logée sur le côté. Qu’est-ce que c’est, une pierre de sort ? J’avais levé les yeux et j’avais vu une pierre de sort bleue logée aussi sur le côté. J’avais utilisé [Vol] pour vérifier la bague sous tous les angles, et j’en avais trouvé encore plus. Vert, brun, jaune et violet. Il y avait six pierres de sorts logées dans ce truc.

Heh, j’avais compris. Donc l’anneau lui-même était une sorte de porte, et je n’avais qu’à la déclencher de la façon habituelle.

J’avais versé de la magie du feu dans la partie du cercle avec la pierre rouge, et l’espace entre les deux côtés jusqu’aux pierres suivantes était devenu rouge. J’avais répété le processus de versement de magie dans chaque pierre, jusqu’à ce que l’anneau entier soit maintenant un bel arc-en-ciel de six couleurs.

Enfin, j’avais déversé ma magie Néant à mes pieds, et les six couleurs s’étaient mélangées avec le septième ajout. J’étais enveloppé de lumière, et tout était devenu blanc.

Quand j’avais ouvert les yeux, je m’étais retrouvé entouré de ce paysage familier de Babylone. Un anneau, un peu comme celle des ruines, était derrière moi.

« Hoh. »

Je pouvais aussi voir un anneau similaire à proximité. Cet endroit semblait pour une raison quelconque plus grand qu’une île standard de Babylone.

J’avais levé les yeux au loin et j’avais vu une énorme tour blanche s’élever bien au-delà des arbres. Au moins, ce n’était pas la Tour Noire.

Hm… Ça voudrait dire que c’est la tour ? J’aurais préféré par contre que cet endroit soit l’entrepôt…

Même si je l’appelais une tour, elle n’avait pas de fenêtres, de décorations ou de protubérances visibles. Et la partie inférieure était gonflée vers l’extérieur, donc ça ressemblait à un Erlenmeyer.

« Bienvenue dans la Tour de Babylone. Et bienvenue sur mon rempart. »

Soudainement, une voix avait retenti. Surpris, je m’étais retourné frénétiquement. Une fille se tenait là, elle était un peu plus petite que moi. Elle faisait à peu près à la taille de Flora… Mais ses seins étaient loin d’être aussi impressionnants. Elle était plate !

Elle portait une tenue semblable à celle de Cesca quand je l’avais rencontrée pour la première fois. Une grande différence était une jupe à fines rayures. En dessous de ladite jupe se trouvaient deux jambes minces enveloppées dans des collants. Ses cheveux étaient courts, un peu ondulés et très légèrement bleus.

« En effet, je suis la Gynoïde terminale chargée de gérer le rempart. Je m’appelle en effet Preliora. Vous pouvez m’appeler Liora. »

« Le rempart ? Je croyais que c’était la tour. »

Peut-être qu’elle était défectueuse : Je considérais que ceci était vraiment une tour. En la fixant, je lui avais fait connaître ma surprise.

« En effet, c’est la Tour de Babylone. Mais il est également vrai que le rempart est également stationné ici. L’anneau de transfert de la Tour a en effet été détruit par l’explosion d’un volcan il y a environ cinq cent vingt-sept ans. Après cela, moi, la Gynoïde terminale du rempart, j’ai effectivement rencontré la Gynoïde terminale de la Tour il y a environ trois cent soixante-quatorze ans. En effet, c’est notre rencontre fortuite qui nous a amenés à nous amarrer ensemble et à attendre ensemble la personne possédant les attributs appropriés. »

Liora inclina lentement la tête pendant qu’elle parlait. Hm… Alors la tour et le rempart se sont amarrés ensemble, hein… C’est super pratique pour moi ! Deux en un.

« Je prends en effet note du fait que vous êtes effectivement une personne ayant toutes les aptitudes requises pour tous les éléments. Cependant, cela ne veut pas dire que vous êtes la bonne personne. »

« En êtes-vous sûr ? Les filles du jardin, de l’atelier, du laboratoire d’alchimie et du hangar me reconnaissent toutes. »

« S’il est vrai que vous êtes devenu le maître de quatre Babylones, alors… Il n’y a pas de problème en effet. Le rempart est à vous. »

Hein ? C’est si… facile. Tu ne vas pas montrer ta culotte ou me faire toucher ta poitrine ? Tu ne vas pas me balancer une clé à tuyau ? Soudainement, je m’étais souvenu de toutes les bêtises que j’avais faites et je m’étais demandé s’il n’y avait pas une raison à cela.

Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu insatisfait. N-Non, calmes-toi… Tu ne voudrais pas devoir faire face à un procès pour perversion bizarre. C’était mieux comme ça.

« En effet alors. La gynoïde numéro 20, Preliora, va être transférée à vos soins. Prenez bien soin de moi, maître. »

Liora s’inclina devant moi. Numéro 20 ? Je suppose que cela te rend plus vieille que Flora. Ou… plus jeune ? Monica était la numéro 28, donc je n’étais pas sûr des règles. Je supposais cependant que les nombres passent de vingt à vingt-huit.

« En effet, maître. Je vais vous emmener vers le gynoïde terminal de la tour. Par ici, par ici. »

J’avais suivi Liora, j’avais vu quelqu’un dormir à l’ombre d’un arbre.

Pendant une fraction de seconde, je m’étais demandé si elle était blessée ou handicapée, mais elle ne faisait que faire une sieste.

Elle portait un gros ruban semblable à celui de Liora, et le même type d’uniforme que les autres gynoïdes. Elle était beaucoup plus petite que Liora, mais ses seins étaient un peu plus développés. Ils se soulevèrent alors qu’elle ronflait. Elle dormait vraiment profondément.

Ses cheveux couleur améthyste atteignaient presque sa taille et étaient regroupés à deux endroits sur le devant de son corps avec de petits fermoirs.

Et, il y avait autre chose…

« Euh, sa jupe… »

« En effet. Ça ne me dérangerait pas. C’est comme ça qu’elle dort d’habitude. »

Non, ça me dérangeait vraiment ! Sa jupe était complètement retroussée, sa culotte était exposée à mes yeux ! Elle était rayée ! Elle portait une culotte rayée ! La fille avait de la chance que seuls deux gynoïdes vivaient ici, sinon elle se mettrait en danger.

« D’accord, eh bien… Essayez donc de la réveiller. »

« En effet, je le ferai. Noel. Il est temps de se réveiller. Pamela Noël, réveille-toi. »

Liora secoua doucement la dormeuse par les épaules, mais elle ne bougea pas. Liora avait ensuite placé ses mains sous les aisselles de la fille pour la soulever, mais elle n’avait toujours pas remué.

« … Est-elle comme ça d’habitude ? »

« En effet. Nous, les Gynoïdes terminaux de Babylone, nous partageons les différents aspects de la personnalité du Docteur Babylon. Ces traits de personnalité se manifestent et s’amplifient en nous, devenant le noyau de notre être. Celle-ci… Noël… est en effet l’amplification parfaite des tendances paresseuses, apathiques et procrastinatrices du Docteur. »

Oh, alors c’est comme ça, hein… Leur personnalité était dictée par certains aspects de la personnalité du Docteur, et elles s’étaient développées à partir de ceux-ci. C’était pour cela qu’elles affichent de temps en temps l’attitude de cette méchante perverse…

Liora avait cependant l’air d’aller plutôt bien… Je me demande si elle contenait la seule bonne partie de la personnalité de cette bonne à rien de docteur.

« Maître… Avez-vous peut-être de quoi manger ? »

« Hein ? Je n’ai rien sur moi… Pourquoi ? As-tu faim ? »

« Non, ce n’est pas pour moi. Il sera peut-être nécessaire de fournir de la nourriture à cette fille. »

Quoi ? De la nourriture pour la réveiller ? J’avais sorti des brochettes grillées du [Stockage] et je les avais passées à Liora. Elles étaient encore très chaudes, car je les mettais dans l’espace de rangement immédiatement après les avoir cuites.

Liora les tenait dans sa main gauche, déplaçant sa main droite avec un mouvement d’éventail, faisant flotter l’odeur dans la direction de Noël.

Le nez de la fille endormie avait commencé à trembler, sa tête se cabrant inconsciemment vers l’odeur. Finalement, elle se leva, titubant dans la direction de Liora… Ses yeux étaient encore fermés.

« Réveille-toi, Noël. Tu auras des brochettes à manger si tu te réveilles. »

Comme pour répondre aux paroles de Liora, les yeux de Noël s’étaient ouverts. Ses yeux étaient féroces, rivés sur leur cible. La cible étant bien sûr les brochettes dans la main de Liora.

« … Mmh… J’ai faim… Je n’ai pas eu un bon repas depuis quatre mille neuf cent sept ans… Ça te dérange si je mange un morceau ? »

« Euh… Vas-y… »

Dès qu’elle avait entendu mon approbation, Noël avait arraché la brochette des mains de Liora. Elle s’était immédiatement mise à manger et à avaler le tout en un clin d’œil.

Elle a l’air un peu bizarre, mais bon sang… Si elle n’a vraiment pas mangé depuis près de cinq mille ans, c’est incroyable… Mais Cesca m’a dit qu’elles ne sentaient plus la faim depuis qu’elles avaient été mise dans un sommeil profond. Apparemment, elles tiraient leur énergie de quelques mélanges médicinaux et de la photosynthèse, de sorte qu’elles n’avaient pas vraiment besoin de manger.

« Miam. Ce truc est délicieux. »

« Content que tu le penses. »

Je ne savais pas si c’était en raison de la bonne nourriture ou si elle se sentait juste un petit peu plus à l’aise, mais la fille s’était tournée vers moi.

« C’est quoi ton nom ? »

« Mochizuki Touya. Je viens juste d’être reconnu comme une personne apte à contrôler le rempart, alors j’aimerais que la Tour en fasse autant. »

« … Certaines conditions doivent être remplies pour que vous soyez considéré comme la personne convenable pour la Tour. Si tu remplis ces conditions, alors je t’accepterai. »

Noël s’était levé et m’avait regardé d’un air aiguisé. Je ne peux pas te prendre au sérieux à la vue de la sauce de brochette que tu as sur le visage…

« D’accord, quelles conditions ? »

« De la nourriture délicieuse. Et un lit chaud. Donne-moi ça, et je t’accepterais. »

… C’est… simple. La fille elle-même semble l’être également. Je me demande si tout se passera bien juste avec ça…

« Bien sûr, alors. Je peux arranger ça. »

« D’accord, d’accord. Dans ce cas, je te reconnais. À partir de maintenant, la gynoïde numéro vingt-cinq, Pamela Noël, est à ta charge. Nourris-moi bien, Maître. »

Je vois que ton esprit est dans ton estomac. Mais je ne suis pas du genre à revenir sur mes promesses. J’avais ouvert [Stockage] et j’en sortais d’autres brochettes. Noël, les yeux écarquillés et souriants, les attrapa et les dévora tous.

« Incroyable, maître. Je savais que je pouvais te faire confiance. Youpi… »

Après avoir tout mangé, elle s’était mise à lécher la sauce sur ses doigts. Yae aimait beaucoup manger, mais j’étais sûr que cette gynoïde pourrait faire jeu égal avec elle. Elle me faisait penser à un ours juste avant l’hibernation.

Noël s’était soudainement tournée vers moi, m’avait fait un petit signe de tête et s’était approchée, comme si elle avait oublié quelque chose. Avant même que je puisse commencer à lui demander ce qu’elle faisait, elle m’avait volé mes lèvres.

« Mghh !? »

Sa langue avait commencé à envahir ma bouche, elle tourbillonnait et tournoyait autour de la mienne. A-Ah… Ce goût, c’est si sucré… Non, c’est aussi salé ! C’est cette foutue sauce ! Finalement, elle avait séparé ses lèvres des miennes, avait sorti sa langue et s’en était servie pour s’essuyer les lèvres de tout le jus restant.

« Enregistrement terminé. J’ai ton code génétique maintenant, maître. La tour est sous ton commandement… Maintenant, nourris-moi. Nourris-moi davantage. »

« Bon sang… » J’avais porté ma manche à ma bouche pour essuyer la sauce collante que Noël m’avait mise, mais Liora était sortie de nulle part. Elle m’avait saisi fermement par le menton et m’avait volé un baiser de la même manière.

« Mghh !? »

Elle m’avait pris par surprise, je n’avais pas pu me libérer. Elle m’avait complètement saisi de toutes ses forces. Il m’était impossible de résister, la langue de Liora se tortillait, se tordait et vibrait doucement dans ma bouche violée.

Qu’est-ce que… ? En fait, cela faisait du bien… C’était différent, ahhh… Ses mouvements alternant le rugueux et le doux, elle tétait avidement mes lèvres avec une vigueur passionnée.

Ça prend du temps, n’est-ce pas !? Cela faisait déjà un moment que cela durait, alors j’avais essayé de reculer plus fortement, mais elle ne m’avait pas laissé partir. Lentement, j’en étais arrivé au point où j’étais penché vers l’arrière, le bras s’étendant vers le ciel en désespoir de cause. Juste au moment où je pensais que j’allais m’évanouir, ses lèvres avaient libéré les miennes, et j’étais tombé par terre. Dans un certain sens, elle m’avait fait tomber encore plus bas.

« Enregistrement terminé. Les gènes du maître sont en effet conservés. Le rempart est formellement à vous, Maître. »

Liora me sourit tout en inclinant la tête, comme pour me demander si j’allais bien. Comment pourrais-je aller bien après ça !? Elle m’avait presque réuni avec le vieil homme.

« Veuillez accepter mes excuses les plus sincères, maître. Je n’avais jamais embrassé un homme auparavant. »

« … Un homme ? »

« Oui, en effet. Dans un passé lointain, j’étais la préposée de nuit… du docteur Babylone. Si vous le souhaitez, je pourrais assumer le même rôle avec vous, Maître. Je veux bien être pénétré, mais ça me ne me dérange pas d’être pénétrante. »

« QUUOOII !? »

N’est-ce pas un peu explicite !? Est-ce qu’elle a acquis cette technique grâce à son expérience !? Mais qu’est-ce qu’elle veut dire par être pénétrante, comment comptait-elle faire ça !? Comment avait-elle pu me dire ça !? Je te croyais bonne, Liora, mais t’es qu’une bonne à rien bizarre ! Bon sang, tu es la plus effrayante ! Attends, ça voudrait dire que le Docteur était aussi passé par là !? Aimait-elle les nanas ? J’avais la tête complètement hébétée. Je ne savais pas trop comment me sentir. C’est bon. Je vais bien. J’avais repoussé ces mauvaises pensées et je m’étais convaincu que tout allait bien.

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