Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : Frame Gear

Partie 4

« Très bien, commençons à creuser. »

Je me tenais debout et je retroussais mes manches. Je creuserais dans la terre avec ma magie. Cela me semblait être la meilleure chose à faire.

Je savais qu’à cet endroit se trouvait la pierre de sort dont j’avais besoin, mais je ne connaissais pas son emplacement exact.

« Ouaip, je suppose que je n’ai pas d’autre choix que de creuser. »

J’avais commencé à creuser dans le sol avec la magie de la Terre. J’avais lancé [Vol], puis j’avais déplacé le sol touché sur le côté avec [Lévitation]. J’avais rencontré plusieurs épaisses couches de pierre en creusant en profondeur, mais j’avais persévéré.

J’avais beaucoup creusé, mais je n’avais toujours pas atteint la pierre de sort. Pour être honnête, je commençais à m’inquiéter un peu. Je ne voulais pas heurter une nappe phréatique.

Finalement, les roches avaient commencé à changer de consistance. Certaines d’entre elles étaient étincelantes, alors j’avais arrêté de creuser et je m’étais approché pour vérifier. J’avais trouvé de petites gemmes rougeâtres mélangées à la pierre et à la terre. Je me demandais si c’était des éclats de pierre de sort. Ça voulait probablement dire que j’étais proche.

Je supposais que j’y arrive… Je dois être un peu plus prudent à partir d’ici…

J’avais commencé à creuser plus lentement, jusqu’à ce que finalement… J’avais déterré une grosse pierre précieuse rouge !

Était-ce ça ? Je ne voulais pas l’endommager, alors j’avais soigneusement commencé à retirer la terre et les pierres qui l’entourent. Peu à peu, la pierre enfouie s’était libérée complètement de ses confins rocheux. Tout compte fait, elle n’était pas trop grande. J’avais fait une recherche qui ne couvrait que toutes les pierres qui avaient un diamètre supérieur à trente centimètres, donc il aurait pu s’agir de n’importe quelle taille supérieure. Il valait mieux qu’elle ne soit pas trop massive, sinon il aurait été plus difficile de la sortir.

J’avais enlevé la pierre de sort à l’aide de la [Lévitation]. En fait, elle était assez grande. Mon évaluation initiale était fausse. Elle mesurait plus de cinquante centimètres de diamètre. Elle avait un éclat et une beauté identique à celle d’une étonnante pierre précieuse.

Attends… ne pourrais-je pas gagner une énorme somme d’argent en trouvant des matériaux précieux comme celui-là ? J’y avais immédiatement réfléchi. Mais je m’étais souvenu de ce que Kousaka m’avait dit, sur le fait de ne pas compter sur mes propres capacités surpuissantes pour apporter de l’argent à mon pays.

Ce n’était pas quelque chose à quoi je voulais penser, mais quand je serais mort, le pays tomberait dans la déchéance s’il ne comptait que sur moi. Il vaudrait mieux éviter de faire de gros profits liés à mes compétences spécifiques, de peur que la population n’en devienne dépendante.

De toute façon, le développement de la nation se passait très bien.

Cependant, je pourrais peut-être utiliser cette méthode pour trouver les matières premières pour un Frame Gear… Ah, mais je pouvais difficilement terminer tout le processus pour extraire le métal du minerai.

Vendre cela nous rapporterait quand même beaucoup d’argent… J’avais rapidement dissipé ce genre de pensée de mon esprit : la puissance du Frame Gear était ma priorité absolue. Je ne pouvais pas être égoïste, et nous avions besoin de la pierre de sort pour faire le travail. Sur ce, j’avais rebouché le trou et j’étais rentré chez moi.

« Et bien, c’est plutôt gros, vois-tu… »

J’avais ramené la pierre de sort au labo d’alchimie, et Flora avait été très surprise. J’avais fini par utiliser [Modélisation] pour la diviser en deux, puisqu’il n’y avait aucune raison de tout utiliser. J’avais décidé que l’autre moitié pourrait être gardée en réserve au cas où l’on se planterait.

Flora avait dit que ça prendrait environ un mois. Après ça, j’étais retourné au hangar.

Je me dirigeais vers le garage contenant le Frame Gear et j’avais constaté que l’obturateur était encore ouvert. Le bouton était cassé. Je le savais…

J’étais entré dans le garage, le chevalier gris se tenait juste là où je l’avais laissé.

« Garde-à-vous ! Voici votre Maître ! »

« Hm ? Maître ? »

J’avais tourné le talon en réponse à la voix derrière moi. Rosetta et Monica étaient là. Rosetta portait sa combinaison de travail habituelle, mais Monica s’était changée en uniforme de camouflage. Elle n’était pas exactement à la bonne taille non plus.

Ce béret sur sa tête l’avait fait passer pour un soldat des forces spéciales… Comme d’habitude, la logique derrière l’esprit d’une gynoïde m’était étrangère.

« Quoi de neuf, vous deux ? »

« Ça fait cinq mille ans, monsieur ! Par conséquent, j’ai pensé qu’il était prudent d’effectuer un petit entretien de routine, monsieur ! Il y a des sorts appliqués au hangar pour que rien ne rouille ou ne se détériore, mais la saleté, les ordures et autres déchets ont tendance à s’empiler, monsieur ! »

« Comme c’est impoli de ta part... Où est cette prétendue poussière ? J’aime bien entretenir le hangar, c’est compris ? »

Monica avait fait la moue en réponse au commentaire de Rosetta. Je t’ai vu fracasser un bouton avec une clé à pipe… Entretiens-tu vraiment bien cet endroit ?

Rosetta s’était penchée pendant un moment, puis m’avait soudainement appelée.

« On ne peut pas activer ça, monsieur ! Mais aimerais-tu quand même t’asseoir dans le cockpit ? »

« Ouais, je pense que j’aimerais essayer. »

Dès que j’avais répondu, Rosetta grimpa dans le Frame Gear. Elle avait grimpé du pied aux genoux, puis à un pied sur le côté. Arrivée à la poitrine, elle avait poussé un petit panneau. Une sorte de sifflement s’était fait entendre, et une trappe thoracique s’était soudainement ouverte. Ooh !

J’avais copié les mouvements de Rosetta et j’avais grimpé vers le cockpit. Monica se tenait déjà à hauteur de mes yeux. Elle avait utilisé un chargeur à plate-forme à proximité. Si vous l’aviez, pourquoi ne l’aviez-vous pas utilisé dès le départ ?

J’avais regardé à l’intérieur. Il y avait un siège en cuir confortable au milieu, avec une manette de commande de chaque côté. Il y avait des jauges que je ne comprenais pas bien, des panneaux et une tonne de commutateurs et de poulies. Le design me paraissait plutôt rétro, je ne pouvais donc pas en comprendre le sens.

J’étais entré et je m’étais assis. C’était en fait assez confortable. Il y avait des pédales sous mes pieds, je pensais que cela allait servir pour le faire marcher.

« Une fois que tu auras compris les bases, tu devrais pouvoir le faire bouger, monsieur ! Après cela, tu apprendras simplement par l’expérience. Donne-moi ton attention pendant vingt minutes ! L’appareil balayera tes ondes cérébrales et s’ajustera en conséquence, monsieur ! Même un bébé peut le faire, monsieur ! »

« Ouais, euh, alors, fondamentalement, les pensées et les expériences du pilote auront un impact sur sa capacité à le piloter ? Si le pilote n’est pas un combattant expérimenté, il ne fera rien de plus que le bouger, d’accord ? »

Donc, même si le pilote devenait habile à manipuler le robot, cela sera limité par ses propres expériences. Dans ce cas, les meilleurs pilotes seraient des soldats ou des chevaliers. J’avais interrogé Rosetta à ce sujet et elle m’avait répondu que cela dépendait du Frame Gear. Apparemment, il y avait des unités qui répondaient mieux aux mages, etc. Il me semblait que je devrais choisir le pilote en fonction de ses caractéristiques individuelles par rapport à l’unité.

« J’espère que je pourrai le faire bouger bientôt. Il faudra du temps pour s’y habituer, mais je veux apprendre les ficelles du métier le plus vite possible. »

J’étais sorti du cockpit du Frame Gear et je m’étais dirigé vers Rosetta. Elle avait un sourire effronté sur son visage.

« J’espérais que tu dirais ça, monsieur ! J’ai fait quelque chose en secret pour toi ! »

Rosetta avait soudain pris la pose. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle faisait. Je m’étais soudainement demandé si ce secret n’était pas la raison pour laquelle elle avait été si souvent enfermée dans l’atelier dernièrement. Rosetta nous avait guidés jusqu’à l’atelier. À l’intérieur, nous avions trouvé deux objets étranges qui ressemblaient à des orbes en forme d’œuf. Ils avaient à peu près la taille d’une petite voiture. Cela ressemblait à des œufs blancs, mais leur conception était clairement mécanique.

« Si tu peux prendre une minute pour m’écouter, monsieur ! Il s’agit d’un simulateur de Frame Gear, et il est à la pointe de la technologie, monsieur ! Je l’appelle module de Frame ! »

De manière fanfaronne, Rosetta m’avait expliqué sa création.

Un module de Frame ? Attends, était-ce un simulateur ? Cela signifiait que je pouvais reproduire l’expérience de contrôle d’un Frame Gear ?

Rosetta avait tapoté le côté de l’un des orbes en forme d’œufs, et le devant de celui-ci s’était ouvert vers le bas. Ce que j’avais vu à l’intérieur était à peu près identique au cockpit du Frame Gear dans le garage du hangar.

« Et ce truc marche ? »

« Oui monsieur ! Il n’est pas alimenté par de l’éther liquide ! Il fonctionne grâce à votre énergie magique, parce qu’il n’a pas besoin de bouger physiquement ! » Ouaip, je suppose que c’est logique.

Apparemment, l’éther liquide à l’intérieur d’un Frame Gear synchronisait la puissance magique contenue dans le fluide avec la puissance magique du pilote. Il faisait en sorte que la machine se déplace en tandem avec les pensées du pilote. Je suppose que cela devait faire du pilote le cerveau du mécanisme, et l’éther liquide était comme les nerfs.

Cela ne s’était pas arrêté là non plus. Le liquide était une sorte de catalyseur pour des réactions magiques incroyables qui actionnaient également le réacteur central de la machine. Rosetta et Flora m’avaient tout expliqué, mais ça m’avait dépassé. Je n’étais pas très scientifique. C’était mieux de dire « un magicien l’a fait » et de continuer ma journée.

Selon les filles, mon pouvoir magique était tel qu’il m’aurait même été possible de déplacer un Frame sans l’éther liquide, mais pour le tester, il aurait fallu construire un modèle unique à partir de zéro. Il y avait en fait un Frame Gear avec cette spécification exacte, mais les plans étaient… vous l’avez deviné, dans l’entrepôt. Pourtant, la perspective de construire mon propre Frame Gear qui ne fonctionnerait qu’avec ma magie seule était séduisante.

Très bien, essayons ce simulateur.

J’avais mis ma tête à l’intérieur et, bien sûr, c’était identique au cockpit du Frame Gear. Rosetta ferma l’écoutille, et une lumière vert pâle remplissait la zone.

« Tu m’entends, monsieur ? »

« Rosetta ? Je te reçois cinq sur cinq. »

« Voici la première chose que tu dois faire, monsieur ! Allume-le ! Touche le centre du panneau central juste en face de toi. »

Devant moi… Ce truc ? J’avais touché un petit panneau de la taille d’un bloc-notes B5, et plusieurs jauges avaient commencé à prendre vie. Il y avait trois grands moniteurs. L’un était devant moi, et deux étaient respectivement à ma gauche et à ma droite. Ils avaient tous commencé à s’allumer en même temps. J’avais été assez impressionné par le fait que les écrans soient tactiles. L’esthétique rétro m’avait déconcerté.

Le simulateur m’avait positionné à une hauteur considérable. Je me demandais si Frame Gears me donnerait la même sensation de taille. J’avais regardé autour de moi et j’avais vu une vaste plaine, avec ce qui ressemblait à une forêt au lointain.

« As-tu conçu cet espace toi-même ? »

« Non, monsieur ! Ce que tu vois est une zone simulée basée sur des informations visuelles prises dans tout le pays ! »

Aha, je me demandais pourquoi ça me semblait si familier. Malgré le fait qu’il s’agissait simplement d’une image sur un écran, cela semblait si réel.

« Commençons par marcher ! Garde-à-vous ! Appuie lentement sur la pédale de droite. Alterne ce mouvement avec une pression sur la pédale gauche. La marche ne devrait plus te poser de problème avec ça, monsieur ! »

J’avais fait ce qu’on m’avait dit, et l’unité avait commencé à avancer lentement. Whoa, ça tremblait vraiment !

« Si tu veux bouger, déplace ton centre de gravité. Le Frame Gear se déplacera vers la gauche ou vers la droite en fonction de tes propres mouvements. Si tu veux reculer, relâche l’accélérateur. Si tu veux foncer, appuie à fond sur la pédale, monsieur ! »

Oho? Oh mon Dieu… C’est intéressant… J’avais marché, je m’étais retourné et j’avais fait quelques pas en arrière. Il avait réagi en douceur, comme s’il répondait à mes caprices. Je me demandais s’il lisait déjà mes pensées pour pouvoir bouger plus facilement.

Peu à peu, sous la direction attentive de Rosetta, j’avais compris ce qu’il fallait pour s’accroupir, sauter et mitrailler. J’avais alors commencé à comprendre comment déplacer le haut du corps avec les manches de contrôle. Déplacer les bras vers le haut et vers le bas, les agiter, se retourner, et ainsi de suite.

Au bout d’un certain temps, cela ressemblait presque à un deuxième corps. Si je voulais tourner le cou du Frame Gear, ou bouger ses doigts, ou juste tourner un peu, je le faisais tout simplement en le voulant. Si une personne s’habituait à son Frame Gear, il le bougerait sûrement aussi facilement que son propre corps. On dirait qu’elles n’avaient pas tort quand elles avaient dit que n’importe qui serait capable de le piloter.

Alors que je m’habituais au Frame Gear, au point où je sautillais, sautais et marchais à cloche-pied, un autre mécha était soudainement apparu devant moi.

« Hein ? C’est quoi ce bordel ? »

Il ressemblait beaucoup au Frame Gear gris produit en série que j’avais vu dans le garage du hangar.

« Tu as l’air habitué à ça maintenant, hein ? Pouvons-nous passer rapidement à l’étape suivante ? »

« Hein ? Monica ? »

La voix que j’avais entendue lui appartenait. Ça devait vouloir dire que c’était elle qui était dans la deuxième machine. Il y avait après tout deux orbes. Elle avait dû entrer dans l’autre.

Deux épées simples et grises étaient soudainement tombées devant moi et Monica.

« Maintenant, nous allons essayer de faire une simulation de combat réel. »

Je vois… Donc la vraie raison pour laquelle il y avait deux orbes était pour créer un mode multijoueur, hein ?

J’avais pris l’épée et l’avais fermement saisie.

D’accord, allons-y ! Malgré le fait qu’il s’agissait plutôt d’un jeu VR, j’avais l’impression d’être à l’intérieur d’un vrai Frame Gear. C’était vraiment l’outil de formation idéal.

Cela m’avait rendu d’autant plus impatient d’essayer le vrai…

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