Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 6 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : Frame Gear

Partie 2

L’emplacement correspondait tout à fait à l’image d’une « île déserte ». C’était évident ce que je voyais depuis ma plate-forme d’observation de Babylone.

J’avais essayé d’utiliser ma magie de recherche pour trouver des gens, mais c’était inutile. Il n’y avait personne de vivant sur cette île. Nous nous étions posés sur une large plage de sable fin. J’avais une bonne vue du ciel. L’oiseau invoqué qui avait trouvé l’île m’avait remarqué, puis s’était posé. Whoa, quel grand oiseau ! Il était grand, avec des plumes brillante couleur émeraude, et il ressemblait à une grue.

« Les ruines sont dans la forêt, pas très loin d’ici. »

Kougyoku, perché sur mon épaule, s’était envolé. J’avais regardé devant moi et je n’avais rien vu d’autre qu’un groupe dense d’arbres. Je n’étais pas trop inquiet, car l’île n’était pas particulièrement grande.

« Touya-dono, il n’y a vraiment personne ici, n’est-ce pas ? »

« Eh bien, à en juger par ma recherche… Il n’y a certainement pas d’humains ici. »

Yae marchait devant, se frayant un chemin à travers les branches et les vignes qui bloquaient le passage. Un manque d’activité humaine aurait pu permettre à des monstres ou à des bêtes magiques de prospérer. Avec cette pensée en tête, nous avancions prudemment. Yae avait soudainement levé la main, ce qui nous avait tous fait rester sur place.

« … Il y a quelque chose d’étrange dans les environs. »

Yae préparait son épée pendant qu’elle parlait. Comme si l’on suivait son exemple, tout le monde préparait ses armes et regardait autour de lui avec des yeux entraînés et méfiants.

… Paula, tu n’as pas à te battre.

J’avais regardé l’ours en peluche animé, qui était inexplicablement en train de faire de l’ombre à l’air. Alors qu’elle retenait mon attention, j’avais senti une présence qui venait de devant nous dans les broussailles.

Une bête démoniaque monstrueuse, semblable à un rhinocéros, sortit lentement de l’ombre. J’avais dit que c’était comme un rhinocéros, mais il avait trois cornes. Dans ce cas, je supposais qu’il serait plus approprié d’appeler ça un tricératops. Il avait une seule corne au milieu du nez et deux cornes plus petites qui sortaient de son front. Il avait quatre grosses pattes et une peau dure qui ressemblait à celle d’un tatou. Ses yeux brillaient d’une couleur rouge sang. Sa poitrine se levait et descendait à un rythme instable. Il n’y avait pas deux façons de le gérer. Ce monstre était hostile.

Avec un grognement soudain, il avait baissé les cornes et il fonça vers nous à une vitesse incroyable.

Avant que je n’aie pu sortir mon Brunhild, Yumina avait réagi rapidement et avait tiré avec son Colt modèle 1860 sur la bête.

La balle qu’elle avait tirée explosa l’œil droit du rhinocéros. C’était un tir incroyable, vu qu’elle n’avait pas eu le temps de viser. La bête avait titubé et sa charge avait ralenti. Sentant sa chance, Linze avait jeté un sort.

« Enlacez-vous donc, glace ! Malédiction gelée : [Liens glacés] ! »

Les pattes du rhinocéros avaient été gelées au sol et son avance avait été complètement arrêtée. Lu sauta vers lui et lui fit quelques entailles au genou. La bête s’était mise à se tendre, essayant de briser la glace par la force brute.

Suivant le mouvement de Lu, Elze sauta et donna au monstre un crochet du droit vicieux, l’étourdissant. Yae, d’un autre côté, avait utilisé sa Touka pour mettre fin à tout cela, se frayant un chemin vers le cou du monstre en un mouvement rapide. Sa tête glissa hors de son corps, décapité.

« W-Whoa… »

Elles l’avaient tué en quelques secondes ! C’était quoi ce travail d’équipe !?

« Ce n’était pas du tout un défi, n’est-ce pas. »

« Je suppose… que c’était probablement un monstre de rang Vert… »

« Hmm, je m’interroge là-dessus. Je pense que les armes composées de fragments de Phrase nous ont vraiment donné un avantage ici. Si c’était juste une épée normale, cela aurait été bien plus difficile. C’était sûrement un monstre de rang bleu. »

« Tu as raison, il avait la peau dure. »

« Je suggérerais de le récolter, ou de garder le corps pour plus tard. »

Tout le monde découpait son cadavre avec ses armes. Je n’avais même pas eu l’occasion d’y toucher…

« On dirait un rhinocéros blindé, mais… Je n’ai jamais vu ce genre de bête magique avant. S’agirait-il d’une nouvelle espèce ? »

Tandis que Leen réfléchissait à de telles choses, j’avais attrapé le cadavre et je l’avais jeté dans le [Stockage]. J’avais décidé d’enquêter un peu plus en profondeur plus tard.

Après cela, nous avions continué. Nous avions affronté un serpent à deux têtes, un loup à six pattes et un singe à pattes longues. Les filles tuaient impitoyablement chaque bête sans que j’aie l’occasion de lever le petit doigt, et chaque bête que nous rencontrions faisait faire des commentaires à Leen concernant le caractère inhabituel de chaque spécimen particulier.

Elles semblaient similaires aux espèces connues, mais les petits détails faisaient qu’ils étaient différents. Je me demandais si c’était dû au fait que l’environnement de l’île avait influencé leur évolution, un peu comme les îles Galapagos dans mon monde.

L’île était complètement isolée du monde extérieur, il serait donc logique de supposer que les créatures qui y vivaient développèrent des besoins différents de ceux des habitants des régions plus peuplées.

Cela m’avait un peu inquiété, car cela aurait probablement signifié que les bêtes magiques que nous avions tuées jusque-là étaient des espèces en voie de disparition. Mais, apparemment, la conservation d’espèces comme celle-ci n’était pas considérée comme une priorité majeure dans ce monde. Je ne pouvais pas leur en vouloir. Des bêtes comme celles-ci menaçaient souvent des vies humaines, c’était donc un scénario « soit nous, soit eux ».

Les animaux communs comme les lézards, les oiseaux tropicaux et les rongeurs avaient généralement gardé leurs distances avec nous. J’avais supposé que c’était dû au fait que Kohaku et les autres bêtes célestes étaient avec nous. Leurs effets ne s’étendaient cependant pas aux bêtes magiques.

Tout en continuant, nous avions été attaqués plusieurs fois par d’autres bêtes. Elze et les autres s’en étaient occupés sans problème. Ne vous méprenez pas, j’étais heureux qu’elles puissent prendre soin d’elles et de moi, mais… Je me sentais un peu à l’écart.

« Oh. »

Finalement, nous étions arrivés dans une clairière située au centre de la jungle. Juste là, comme on s’y attendait, se trouvait une pyramide d’obsidienne.

Elle faisait environ huit mètres de haut, et chaque côté faisait environ dix mètres de long. Elle était couverte de vignes et de lierre, comme si elle n’avait pas été touchée depuis de nombreuses années. La structure réelle n’avait cependant pas du tout été endommagée.

« Ouais, je n’ai aucune idée d’où est l’entrée de ce truc… »

Je l’avais contournée, mais je n’arrivais pas à m’en rendre compte à cause de la densité des plantes qui recouvraient la structure. C’était ennuyeux, j’allais devoir m’en occuper…

« Sors, Feu ! Spirale tourbillonnante : [Tempête de flammes] ! »

Un tourbillon de flammes faisait le tour de la pyramide. J’en avais pris le contrôle, en faisant attention à ne pas brûler d’arbres dans les environs. Les vignes avaient été réduites en cendres assez rapidement. Il ne restait plus que la grande pyramide noire.

Je l’avais regardé de près et j’avais remarqué une fine rainure en forme de couture le long de sa surface. J’avais tendu la main pour y glisser un doigt.

« YYYOWCH !! »

C’ÉTAIT CHAUD, AH MERDE ! POURQUOI N’AVAIS-JE PAS ATTENDU !? Je regardais rapidement ma main. Heureusement, elle n’avait pas été brûlée. Je n’étais qu’un parfait idiot…

J’avais versé de l’eau froide sur la pyramide par le haut, et de la vapeur commença à monter rapidement de la structure.

Huh, attends un peu… elle est si chaude que ça ? J’ai de la chance de ne pas avoir été brûlé… Mais attends, pourquoi n’ai-je pas eu une seule marque sur ma peau ? Ma main n’est même pas un peu rouge…

J’avais pensé que c’était probablement lié au fait que techniquement, j’avais le corps d’un dieu enfant.

Welp, peu importe. Mais pour cette fois, je devrais lui être reconnaissant.

J’avais pensé que la différence rapide de température provoquerait peut-être des cassures ou des fissures à la surface, mais rien ne s’était passé. J’avais posé ma main sur la surface maintenant refroidie de la pyramide, et je tâtais le sillon dans sa longueur. Elle était à peu près à la hauteur des épaules. J’avais tâté le sillon dans sa longueur jusqu’à ce que j’atteigne une partie qui était plus large que les autres côtés. C’était juste assez large pour y mettre ma main.

C’était un peu comme cette Bouche de la Vérité à Rome, n’est-ce pas ? Suis-je censé mettre ma main dedans ?

… Ça n’allait pas me couper la main, n’est-ce pas ? J’avais prudemment tendu mon bras, je glissais ma main dans le trou, et une partie de la rainure avait commencé à briller d’un vert éclatant. Une partie de la pyramide s’était soudainement déplacée et s’était transformée en une forme semblable à une porte. Quoiqu’il n’y avait pas de poignée sur cette porte, cela ressemblait plus à une gravure de porte qu’à une porte elle-même.

« Encore ça, hein. »

J’avais tendu la main vers l’extérieur et j’avais touché la gravure de porte. Comme je m’y attendais, j’avais réussi à passer sans problème. Je m’étais retrouvé dans une pièce mal éclairée avec six piliers entourant un cercle magique. Ouais, c’était ça. C’était un cercle de téléportation vers Babylone.

« Je l’ai trouvé. Je vais me téléporter, d’accord ? »

« Compris. Fais attention, s’il te plaît. »

J’avais envoyé un message à Kohaku et aux autres dehors, puis j’avais commencé à activer les piliers.

Comme une horloge, j’avais activé le sort Néant en dernier, et une spirale de lumière éblouissante m’avait englouti.

Quand la lumière s’était éteinte, je m’étais retrouvé dans une scène familière.

Le ciel était bleu, parsemé de quelques nuages ici et là. L’herbe sur laquelle j’étais maintenant debout était verdoyante, et il y avait des arbres partout. La lumière du soleil brillait dans l’eau qui s’écoulait dans un chenal voisin. J’étais effectivement à bord d’une Babylone.

Je regardais autour de moi et j’avais soudainement remarqué un bâtiment noir à ma droite. Ça semblait s’étirer au lointain. J’avais aussi remarqué ce qui semblait être un bâtiment scolaire à proximité.

Les installations de Babylone étaient-elles aussi larges que l’île elle-même ? J’avais fait un pas en avant, dans l’intention d’enquêter, quand quelqu’un m’avait sauté dessus de derrière un arbre voisin.

« Hiyaaaaaaaaah !! »

L’agresseur m’avait balancé un bâton de métal lourd.

J’avais été pris au dépourvu, mais j’avais tout de même réussi à éviter l’agression de justesse. Pourtant, même à ce moment-là, j’avais pu voir clairement que le bout de cette arme avait laissé une empreinte considérable dans la terre. Je m’étais rapidement concentré sur ce qui m’avait attaqué et… je vis que c’était une gigantesque clé à pipe. Non, non. Je n’avais plus rien à faire ici. Nooooon.

« Écoute, voyageur. Tu as parfaitement réussi à esquiver mon agression. Sache bien que personne n’a jamais été capable de faire ça, jamais, wow ! »

Mon agresseur s’était téléporté d’un endroit à un autre alors qu’elle s’appuyait contre la clé à pipe. Ses cheveux étaient un long et désordonné faisceau de couleur rouge. Ses yeux étaient en forme d’amande, et son sourire effronté ne montrait pas le moindre signe de peur.

« Même si c’est peut-être parce que tu es le seul contre qui j’aie jamais lancé une attaque. »

Elle avait laissé échapper un rire sec à la suite de son propre commentaire. Cette jeune femme était sûrement un gynoïde terminal de Babylone. Elle avait parlé comme un homme plus âgé il y a une minute, puis elle s’était mise à parler d’une manière beaucoup plus féminine. Elle aussi portait une jupe, sa tenue générale était donc semblable à celle de Cesca et des autres.

Mais il y avait autre chose chez elle… Elle était terriblement petite. Elle semblait seulement un peu plus grande que Renne. Rosetta était la plus petite des gynoïdes terminaux de Babylone, mais celle-ci était plus petite qu’elle.

« Euh… qui es-tu ? »

« Je suis connu sous le nom de Fredmonica. Mais tu peux m’appeler Monica ! Je suis le gynoïde terminal de cette Babylone et tout ça ! Nomme-toi toi-même. »

« Je suis Mochizuki Touya. Touya est mon prénom. Je suis le maître du jardin, de l’atelier et du laboratoire d’alchimie… Ouais, c’est tout. »

« Le jardin… Le domaine de Cesca ! Je vois, tu es propriétaire de plusieurs Babylone. Tu es… très impressionnant. Alors tu dois aussi me montrer si tu as ce qu’il faut ! »

Monica avait saisi la clé à pipe et m’avait encore attaqué. Hé, calme-toi ! N’y a-t-il donc aucune limite ici !?

« [Glissade]. »

« Uwhoa ! » Monica avait soudain glissé en arrière, comme si quelqu’un l’avait poussée, et les deux jambes s’étaient levées en l’air. Oh… jolie culotte.

Monica s’était rapidement relevée et avait baissé sa jupe.

« As-tu regardé mes sous-vêtements ? »

« Hein ? Ahahaha… eh bien, il se peut que tu sois un peu jeune pour porter du noir. »

Oh, maintenant que j’y pense, si elle est identique à Cesca et les autres… alors elle devrait avoir environ cinq mille ans ? Je supposais qu’elle n’était donc plus très jeune. Monica s’était assise par terre, tirant sur sa jupe. Son visage était rouge cramoisi.

Allait-elle bien ? Chaque Gynoïde Terminal que j’avais rencontré jusqu’à présent avait une sorte de perversion bizarre, donc sa réaction me déconcertait. J’avais commencé à ressentir une peur profonde de l’intérieur.

« … Alors tu as aimé, tu ne me laisses aucun autre choix… »

« Hein ? »

« JE VAIS PURGER TES SOUVENIRS ! »

Monica s’était mise à gémir comme une Banshee1 et avait couru vers moi en agitant sa clé à pipe. Hé, c’est dangereux !

« [Bouclier]. »

« Huoh !! »

J’avais formé une barrière invisible devant moi, détournant l’attaque. Monica avait frappé l’avant de la barrière et s’était renversée à cause du recul. Elle était tombée un peu et s’était finalement arrêtée, sa position finale étant celle d’une fille qui s’était écrasée au sol, la tête haute dans les airs. Sa jupe, naturellement, avait été roulée jusqu’en haut, et sa culotte avait été complètement exposée à l’air libre. Tout compte fait, ses sous-vêtements étaient plutôt adultes. Ils étaient noirs et ornés de cordons de dentelle.

Elle avait fini par s’étendre vers l’extérieur, se roula sur le dos et s’allongea comme une étoile de mer. Euh… ta culotte était toujours pleinement visible.

« Le vrai malheur brille sur moi aujourd’hui… Je suis complètement foutue ! »

Elle avait un peu pleuré quand elle avait reconnu sa défaite. Et puis, tout d’un coup… J’avais senti une vague de culpabilité m’envahir. Du point de vue d’une personne de l’extérieur, on aurait l’impression que j’avais intimidé une enfant, que j’avais retourné sa jupe et que je l’avais ensuite fait pleurer. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça !

« Très bien, uwah… tu es accepté comme un individu compatible. Désormais, Fredmonica, gynoïde numéro vingt-huit, s’en remet entièrement à toi, waaah. »

S’il te plaît, arrête de pleurer. Te voir pleurer est terrifiant. Finalement, les larmes avaient cessé. Elle m’avait appelé depuis le sol.

« Maître, aide-moi à me relever. »

J’avais attrapé Monica par la main et je l’avais tirée vers le haut. Elle en avait profité pour m’attraper à l’improviste, elle m’enveloppa dans ses bras et me vola un baiser sur les lèvres.

« Mmmph !? »

Je me suis fait avoir ! J’ai été négligent et elle m’a piégé ! Pourquoi ne puis-je pas apprendre de mes erreurs !? Monica avait séparé ses lèvres des miennes peu de temps après. Un sourire étalé sur son visage, qui avait légèrement rougi.

« Identification terminée. Tes informations génétiques circulent en moi, Maître. Tu es maintenant entré en possession de la totalité du Hangar de Babylone, hourra ! »

« Le hangar de Babylone !? »

Putain de merde, c’était le hangar ! Je l’avais fait ! Bingo, bébé !

Notes

  • 1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Banshee

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