Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Interlude 2 – Partie 2

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Interlude 2 : Un rendez-vous amoureux interrompu

Partie 2

En tant que sœur aînée, Elze avait arrêté Linze avant que son explication n’entre dans le territoire des spoilers. C’était donc bien une histoire d’amour, hein ? Si c’était le cas, il se pourrait peut-être que tout le monde aime la voir.

« Alors, vous voulez aller la voir ? »

« Oui ! »

Juste au moment où nous étions sur le point de nous rendre sur le lieu indiqué sur l’affiche, notre chemin avait été bloqué par quatre hommes.

« Yo, mon pote. T’es populaire, hein ? Ça me rend vraiment jaloux, tu vois ce que je veux dire ? »

Un des hommes m’avait parlé avec un sourire vulgaire qui faisait tache sur le visage. Les gars étaient tous habillés comme des aventuriers, mais pas un seul d’entre eux ne semblait avoir sur lui un équipement décent. Au contraire, ils ressemblaient à un groupe de voyous. Ils n’avaient même pas l’air beaucoup plus vieux que moi, bien que dans ce monde, je sois suffisamment vieux pour que je puisse être considéré comme un adulte.

« Avez-vous des choses à me dire ? »

« Non, rien de très important. Tu vois, on n’a pas beaucoup d’argent en ce moment. Puis nous tombons sur un type qui est suivi par une bande de femmes tout enroulées autour de ses bras, et nous nous sommes dit que, vu que tu as un bon cœur, tu pourrais nous donner de l’argent. Comprends-tu ? »

Donc ils décoraient l’extorsion avec de jolis mots. C’était triste de voir de telles ordures humaines rôder dans une si belle ville. L’empereur devait déjà avoir tellement de choses à faire, et maintenant ceci…

« Écoute, mon pote, tu ne trouves pas que c’est un peu honteux d’essayer d’extorquer de l’argent, même à un type comme moi ? Tu es assez vieux pour être responsable de ton propre gagne-pain, alors dégage et trouve-toi un boulot comme tout le monde. »

« Qu’est-ce que tu dis, putain !? Écoute, morveux, comprends-tu ce qui se passe ici !? »

« Nous ne cherchons pas un prêtre, nous cherchons le profit. Maintenant donne ton portefeuille si tu sais ce qui est bon pour toi. »

« Si tu ne nous donnes pas ton portefeuille, on pourrait très bien prendre les filles que tu as avec toi. On s’assurera de prendre bien soin d’elles à ta place. »

Les voyous avaient tous commencé à rire de manière vulgaire.

L’un d’eux avait tendu sa main vers Lu, alors je m’étais dit que je devrais au moins lui donner un bon coup de poing pour le remettre à sa place et faire un pas en avant. Mais avant que je puisse faire quoi que ce soit, deux personnes avaient agi avant moi.

« Gnuogh !? »

« Ahgyaaaagh ! »

Yae avait attrapé le voyou rieur par le poignet et l’avait jeté directement par terre.

Elze avait balayé les jambes d’un autre voyou et l’avait fait voler.

« Qu, qu’est-ce que tu crois que tu fais, salope !? »

« Je ne veux pas perdre mon temps précieux à m’occuper d’ordures humaines comme toi. Veux-tu bien tout de suite dégager de ma vue ? »

« Je suis tout à fait d’accord. Je ne voudrais pas gâcher notre précieuse journée avec des gens comme vous. »

Elze et Yae avaient lancé aux voyous un regard si froid qu’il pourrait geler même l’air.

Quand je jetai un coup d’œil à mes côtés, je remarquai que Lu, Yumina et Linze leur jetaient tous le même regard glacial. L’atmosphère était si tendue que je pouvais à peine bouger. Mon instinct me disait que les filles m’envoyaient même ce message : « N’ose même pas lever la main ici. »

« Chiennes folles, ne vous foutez pas de nous ! Vous feriez mieux d’être prêts maintenant que vous nous avez fait ça ! »

Les deux voyous qui avaient été assommés s’étaient redressés et toute la bande avait sorti des couteaux de leurs poches. À en juger par les sourires dégoûtants sur leurs visages, ils avaient dû penser qu’on serait faciles à tuer.

« Je suppose qu’ils doivent sûrement croire qu’ils pourraient nous intimider s’ils nous attaquaient avec des couteaux. »

« Je suppose que j’aurais dû m’y attendre. Ce n’est véritablement qu’un groupe de petits voyous. »

« C’est l’exemple parfait de ce qu’est une crapule. »

Ces filles ne cachaient rien…

« ORAAH ! »

L’un des hommes que Linze avait appelés un voyou chargea directement sur Elze, le couteau à la main et prêt à la poignarder. Bien sûr, Elze n’était pas sur le point d’être abattue par un petit voyou comme ça. Il y avait un bruit de craquement sec quand Elze brisa la main dans laquelle l’homme tenait le couteau, et dans le même mouvement, elle ramena son talon contre l’arrière de la tête de l’homme.

« Guhhuergh !? »

« Espèce de salope… Guahberagh !? »

Un deuxième homme chargea Elze par l’arrière, avant d’être éliminé d’un seul coup par un coup de pied rotatif d’Elze.

Un autre homme avait attaqué Yae. Elle avait rapidement esquivé le couteau de l’homme, l’avait attrapé par le bras et l’avait claqué contre le mur en un seul mouvement rapide.

Le dernier homme debout avait regardé Yae et Elze comme si son cerveau ne pouvait même pas comprendre ce qui venait de se passer.

« Bande de salauds ! Je me souviendrais de tout ça ! Vous feriez mieux de vous en souvenir ! »

Abandonnant ses compagnons, l’homme s’était enfui avec une telle hâte qu’il trébucha plusieurs fois alors qu’il fuyait.

« Comme si on se serait donné la peine de se souvenir d’un voyou comme ça. »

« Tout, de la façon dont il s’est enfui jusqu’aux mots qu’il nous a laissés, prouve qu’il n’est qu’un simple voyou. »

« Il a eu… tout ce qu’il méritait. »

Elles étaient vraiment en train de se foutre de sa gueule…

« Elze, Yae, ça va ? »

« Comme si j’allais être blessée contre un adversaire de ce niveau. »

« Bonté divine… Il semblerait que des imbéciles comme eux peuvent être trouvés dans n’importe quel pays. », remarqua Yae en observant les trois hommes s’effondrer devant elle.

Il y avait cependant une part de vérité dans ses paroles. En de rares occasions, des voyous comme ça apparaissaient même parfois à Brunhild.

« Vous êtes plutôt forts, hein ? Mais vous feriez mieux d’être prudent. Ils font partie d’un groupe de canailles qui ont revendiqué ce territoire. Leur chef est une canaille tristement célèbre, presque pire que les vrais criminels d’ici. Si vous voulez mon conseil, vous devriez probablement partir d’ici dès que possible. »

Un gentil vieil homme qui avait regardé notre petit conflit nous avait donné cet avertissement. Le fait que ces voyous possédaient leur propre territoire était déjà assez mauvais. Le trouble dans l’opinion publique entraînera le trouble dans tout le pays. La prochaine fois que je verrai Son Altesse Impériale, je devrai lui en dire un mot.

« D’accord, oublions toutes ces bêtises et partons. Je ne voudrais pas rater la pièce. »

Elze m’avait attrapé par le bras et était partie en courant. J’avais eu du mal à égaler son rythme pendant un moment.

« Ne bouge plus, Elze ! C’est à mon tour de prendre le bras de Touya ! »

« C’est mon tour aussi, c’est mon tour ! »

Tout le monde avait commencé à nous pourchasser alors que nous filions en bas de la colline. Lu et Yae se plaignaient, mais elles semblaient quand même s’amuser avec tout ça.

Nous nous étions moqués de nos fausses plaintes et de nos petits arguments pour ne pas troubler l’ordre public, en entrant dans la tente où la troupe de théâtre jouait sa pièce de théâtre.

« C’était plutôt intéressant ! »

« Oui, le jeu et le scénario étaient super. »

« Bakram la Tueuse de Dragons » était une pièce intéressante. Au début, c’était une simple histoire d’amour, mais au fur et à mesure que l’histoire avançait, des intrigues politiques, des rivalités amoureuses et des Dragons firent tous leur apparition. C’était une production captivante qui s’était déroulée en quatre actes.

Mieux encore, ce n’était pas de la fiction. Apparemment, la pièce était basée sur une histoire vraie qui s’était déroulée il y a cent ans. Bien sûr, certaines parties avaient probablement été embellies pour avoir un effet dramatique.

« On devrait peut-être inviter une troupe comme ça dans notre pays. »

« Je ne vois aucune raison de m’y opposer. Je suis sûr que tout le monde serait content. »

En bavardant avec enthousiasme, nous nous étions dirigés vers le restaurant qui était récemment devenu le sujet de conversation de la ville de Bern. Selon les sources de Yumina, même la princesse solitaire s’était glissée hors du château avant d’aller y manger. J’espérais vraiment que nous ne tomberions pas sur elle…

Après quelques minutes de marche, Yae et Elze s’approchèrent de moi en me murmurant quelque chose à l’oreille.

« Nous sommes suivis. »

« Je le sais. »

Il y a un moment, j’avais remarqué qu’un groupe nous suivait.

« Il y en a six à droite, cinq à gauche et huit derrière nous… Je crois que c’est tout. »

« C’est un sacré groupe. Quel est leur objectif, d’après vous ? »

J’avais jeté un coup d’œil à ma droite. Les personnages s’étaient instantanément retirés dans l’ombre, mais avant qu’ils ne disparaissent, j’avais clairement distingué l’un des voyous que nous avions croisés plus tôt.

« Je suppose qu’il a amené ses copains pour essayer de nous donner une leçon. »

« Aaah, je vois maintenant. »

Elze poussa un soupir alors qu’elle se rendait compte de la situation. Yae s’était glissée en arrière et avait informé les trois autres de la situation.

« Comme c’est désagréable… »

« Je suppose que certaines personnes n’apprennent jamais. »

« Zut, quelle plaie. »

Je sentais la colère des filles s’enflammer. La chaleur était presque palpable. J’avais compris leur colère. Pour être honnête, j’étais moi-même plutôt frustré. Ils interrompaient mes précieux moments avec mes fiancées.

J’aurais pu tous les verrouiller et les frapper avec [Paralysie], mais ils auraient pu me poursuivre à nouveau. Il vaudrait mieux y mettre fin une fois pour toutes.

« Ce n’est pas si mal de faire de l’exercice avant le dîner, non ? »

« Je doute qu’on arrive à transpirer un peu… Il est évident que ces voyous ne se battront pas correctement. »

J’avais eu cette conversation avec Elze en attirant les voyous dans une ruelle déserte. Le soleil commençait à peine à se coucher et le ciel était d’un rouge ardent.

J’espérais régler les choses avant la tombée de la nuit.

« Ça devrait suffire. »

Nous nous étions arrêtés dans une ruelle vide. Voyant leur chance, les voyous étaient sortis de derrière la couverture des bâtiments voisins. Ils portaient des gourdins grossiers dans leurs mains. Deux, quatre, six… il y en avait plus que je ne le pensais. Il y en avait cependant moins de trente.

« C’est eux, patron ! »

« Oh, voilà de charmantes petites choses, n’est-ce pas ? Ça devrait être amusant. »

Le voyou de tout à l’heure avait ramené un gros gaillard. Il avait un couteau à la main et une longue épée attachée à la taille. Donc ce type était le grand patron de cette petite bande de voyous, hein. Eh bien, peu importe.

C’était bien le chef de ce groupe d’ordures, il avait lui-même une apparence assez malhonnête et un sourire pervers.

« Votre chance a tourné quand vous vous êtes fait de nous vos ennemis, les gars. Oy, toi là. Ouais, toi, le morveux. Si tu laisses tout l’argent que tu as sur toi et que tu nous donnes les femmes, je pourrais même envisager de te laisser partir libre. »

« Crétin. »

J’avais sorti mon fusil Brunhild et j’avais tiré une balle en caoutchouc sur le chef en plein dans la tempe. Frappé par la force de l’attaque soudaine, il était tombé en arrière et s’était effondré au sol, inconscient. Je n’allais pas attendre qu’un ennemi armé d’une arme vienne me charger dessus.

« Patron !? »

« Bande d’enfoirés, qu’est-ce que vous foutez !? Les gars, allez le chercher… »

« Soufflez, vent ! Rafale flamboyante : [Tourbillon] ! »

« Uwoooooooooaaaahhhh ! »

Un coup de vent sortit de nulle part et avait envoyé un certain nombre de voyous voler dans les airs. Comme on pouvait l’attendre de Yumina, elle était toujours aussi douée.

« Enlacez-vous, glace ! Malédiction gelée : [Liens glacés] ! »

« Nuoouh !? Mes pieds sont gelés ? »

Cette fois, Linze avait montré ses talents de magicienne en gelant les chaussures d’un des voyous au sol. Normalement, ce sort devrait geler complètement les jambes, ce qui signifiait que Linze s’était délibérément retenue.

Après le coup de Linze, Elze s’était avancée avec un coup de poing du droit d’une force considérable, envoyant le voyou dans les airs si fort qu’il avait été projeté hors de ses chaussures encore gelées au sol.

« Gnuhuhuoh !? »

« Ouhgack !? »

Apparemment, Lu avait pris l’une des armes de l’ennemi avant même que personne ne s’en aperçoive, et elle frappait les voyous les uns après les autres avec un simple bâton en bois.

« L’adresse de Lu-dono est plutôt impressionnante, c’est vrai. Je suppose que c’est à présent mon tour. »

Yae avait rapidement arraché une canne de bois à l’un des voyous et avait frappé l’un d’eux lourdement sur l’épaule. Avec son arme improvisée, elle continuait d’envoyer tous ceux qui s’approchaient d’elle au sol, face contre terre, avec un grand talent.

Au bout d’une minute, une trentaine de voyous étaient tombés et s’étaient effondrés dans l’allée.

« Eh bien, alors. » En utilisant [Augmentation de puissance], j’avais rassemblé tout le groupe de voyous en un gros tas. J’avais pris un bout de papier et j’avais écrit : « Ces hommes font partie d’un groupe de bandits et de voleurs. J’ai donc pris la liberté de les arrêter. » Et j’avais posé la note sur le chef du groupe.

Après avoir fait cela, j’avais ouvert une [Porte], nous menant au poste de patrouille des Chevaliers de Refreese que j’avais vu près de la tente du théâtre. Je les avais tous trimballés à travers elle. C’était tout ce que j’avais à faire.

« Honnêtement… Maintenant, notre précieux rendez-vous a été complètement gâché. »

Yumina avait gonflé ses joues d’insatisfaction, et j’avais fait de mon mieux pour la calmer. Elle était mignonne quand elle était en colère, mais je voulais quand même que les filles que j’aimais sourient le plus souvent possible.

« Allez Yumina, on pourra aller n’importe où et n’importe quand. Nous allons après tout être ensemble pour le restant de nos vies. On aura plein d’occasions de sortir ensemble. Dans quelques années, on se souviendra peut-être même de ce petit incident comme d’un souvenir amusant. Pour être honnête, je me suis quand même beaucoup amusé avec notre rendez-vous d’aujourd’hui. »

« Touya… »

« Hé, ne le dis pas comme si notre rendez-vous est déjà fini ! On a encore le temps de sortir et de s’amuser encore plus ! »

« Très vrai, en effet. »

« Précisément ! Maintenant, allons tous au restaurant ! »

« J’ai hâte d’y être. »

« Hé, ne me traîne pas comme ça ! Le restaurant ne va pas se lever et s’enfuir, tu sais ! »

Alors que le soleil se couchait sur notre rendez-vous amoureux et que les étoiles dans le ciel brillaient au-dessus de nous, nous avions tous couru ensemble sous le ciel étoilé.

La nourriture du restaurant était délicieuse. C’était si bon que je n’aurais pas pu être plus satisfait. Tout le monde était redevenu joyeux, comme d’habitude. Nous avions réussi à terminer notre rendez-vous sur une note très positive.

De retour au château, j’avais distribué les souvenirs que j’avais achetés pour tout le monde. J’avais pris un bain et j’étais allé dans ma chambre pour me retirer pour la nuit, mais cette pensée avait été interrompue par un certain groupe de cinq filles en pyjama qui avaient fait irruption dans ma chambre, me laissant complètement perdu.

Juste pour info, il ne s’était rien passé d’indécent entre nous. Les cinq s’étaient endormis dans mon lit, me laissant peu de place pour moi, alors je n’avais pas d’autre choix que de dormir cette nuit sur le canapé. Pourtant, tout compte fait, la journée avait été merveilleuse. Je m’étais dit que je ferais aussi de mon mieux demain.

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5 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Avec 5 fiancés dans son lit et ne rien faire d'indécent 😰 Il est vraiment stoïque !

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