Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Interlude 1 – Partie 1

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Interlude 1 : Un mariage à Belfast

Partie 1

« Félicitations ! »

« Félicitations, vous deux ! Je vous souhaite bonne chance ! »

« Tu ferais mieux de ne pas faire pleurer ta nouvelle femme, Lyon ! »

« Que vous soyez bénis et heureux ! »

Les applaudissements remplissaient l’air. Au centre de tout ce raffut se tenait Lyon, un chevalier de Belfast. Un peu gêné, il rayonnait de joie. Il se tenait debout à côté de son ancienne fiancée, Olga, une femme-renarde. Et à partir d’aujourd’hui, elle était devenue sa femme.

Lyon était parée d’un magnifique smoking couleur neige, tandis qu’Olga portait une robe de mariée d’un blanc pur.

J’avais dessiné leurs deux tenues en utilisant des références que j’avais trouvées en ligne. Puis j’avais demandé à Zanac, le marchand de vêtements, de les coudre. Ils avaient tous les deux de belles silhouettes, ils avaient ainsi bien rempli les vêtements. Honnêtement, j’étais un peu jaloux.

Le mariage avait lieu dans la maison des parents de Lyon... en d’autres termes, dans la villa du général Léon. Et plus précisément, dans la cour du domaine Blitz.

Les familles des mariés, tous les chevaliers de Lyon et leurs amis de Mismede s’étaient tous réunis pour les voir se marier.

J’avais ouvert un portail pour inviter les invités de Mismede. Eh bien, je supposais qu’on pouvait dire que c’était un succès.

La nouvelle maison des jeunes mariés était à distance de marche du lieu du mariage. C’était une belle maison, mais un peu trop petite pour tenir une grande cérémonie comme celle-ci. C’était pourquoi le mariage avait lieu dans la villa des parents du marié.

La fête avait pris la forme d’un buffet dans la cour. J’avais assisté à leur mariage non pas en tant que grand-duc de Brunhild, mais en tant qu’ami du couple.

Yumina, Elze, Linze, Yae et Lu étaient avec moi. Lu ne connaissait ni la mariée ni le marié, mais je ne voulais pas qu’elle se sente exclue, alors je l’avais amenée.

Les invités avaient tous bavardé amicalement entre eux. L’un d’eux s’était séparé de la foule et s’était dirigé vers moi.

« Votre Altesse, je vous remercie humblement pour tout ce que vous avez fait pour les mariés. »

« N’en parlons plus. En plus, je ne suis pas ici aujourd’hui en tant que duc, mais en tant qu’ami. »

Le monsieur en costume gris qui s’inclinait devant moi était Olba, le marchand. C’était le père d’Olga. Sa corpulence était aussi robuste que d’habitude, et ses oreilles et sa queue de renard tremblaient légèrement.

Mais ce qui avait retenu mon attention, c’était les deux femmes debout derrière Olba. Il s’agissait toutes les deux des femmes-renardes, et elles avaient l’air d’avoir la trentaine. Bien qu’elle avait des cheveux dorés et non argentés, l’une des dames ressemblait à Olga. Était-elle peut-être... ?

Alors que je me tournais vers eux, Olba leur fit signe d’aller de l’avant.

« Ah, laissez-moi vous présenter à ma famille. Arisa, Irma, voici le grand-duc de Brunhild. »

« Je suis la femme d’Olba Strand, Arisa Strand. C’est un plaisir de faire votre connaissance, Votre Altesse. »

« De même, je suis sa femme, Irma Strand. Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour notre fille. »

C’était donc les femmes d’Olba. J’avais pourtant été surpris d’apprendre qu’il en avait deux !

« Irma est la mère d’Olga et d’Arma. Arisa est la mère de mon fils aîné, Ikusa. »

Irma aux cheveux dorés était donc la mère d’Olga et d’Arma. Pas étonnant qu’elles se ressemblaient tant.

Ainsi, Arisa était la mère du frère aîné d’Olga. Son frère aîné étudiait apparemment le commerce à Roadmare, il n’avait pas pu se rendre au mariage.

« Alors vous avez eu deux femmes ? »

« Hahahaha. Je dirais que ce n’est pas beaucoup, vraiment. Saviez-vous que la plupart de mes connaissances marchandes ont jusqu’à cinq femmes et huit maîtresses ? »

La polygamie semblait tout à fait normale à Mismede. Même s’il semblerait que les épouses étaient classées dans une hiérarchie.

Il semblerait que la polygamie soit également acceptée à Belfast, tant que l’on détenait un grade de baron ou plus. Bien sûr, les maîtresses ne comptaient pas, donc même si vous étiez un roturier, vous pourriez en avoir beaucoup tant que vous aviez les fonds nécessaires pour les soutenir. Ce qui voulait dire que vous devriez être un riche marchand.

D’ailleurs, bien que le père de Lyon soit baron, comme il était le deuxième fils, il n’héritera pas du titre. Donc Olga sera sa seule femme.

Il pourrait encore se prendre des maîtresses, mais le connaissant, je doutais qu’il le fasse. Il était fou d’Olga.

« Maintenant que j’y pense, si vous n’aviez pas aidé à les piéger tous les deux, ça ne serait peut-être jamais arrivé. Je vous remercie de nous avoir donné des liens avec une famille si influente. »

Olba parla sérieusement en regardant sa fille et son gendre divertir joyeusement une foule d’amis. Derrière Olga se tenait sa petite sœur, Arma, portant un panier de fleurs. Arma avait aussi l’air heureuse.

« Oh oui, j’allais oublier. Pour leur cadeau de mariage, j’ai construit une source d’eau chaude dans leur maison. Une fois la cérémonie terminée, vous devriez l’essayer. Elle puise son eau d’une source à Belfast, et cela fait des merveilles pour supprimer la fatigue. »

« Hoho... une source d’eau chaude ? »

« C’est merveilleux ! »

« Prenons un petit bain sur le chemin du retour, chéri ! »

Les femmes d’Olba semblaient plus excitées par la source d’eau chaude que lui. Même une famille riche n’avait pas beaucoup d’occasions de profiter des sources chaudes. C’était doublement le cas pour une famille de Mismede.

Comme Olba était le père de la mariée, il devait encore faire le tour et saluer officiellement tous les autres invités. Après quelques minutes de plus de conversation, il prit congé et commença à faire le tour de la cour.

« Il avait l’air vraiment heureux. »

« C’est le mariage de sa fille, pourquoi ne serait-il pas heureux ? »

En répondant à Yumina, j’avais réfléchi à la façon dont les choses auraient pu être différentes si les parents d’Olga avaient été moins disposés à la laisser partir.

J’aimerais penser que je ne deviendrais pas le genre de père qui dit qu’ils ne laisseraient jamais personne voir sa fille, mais qui sait. Je n’étais pas sûr de ne pas être trop cinglant.

Oh, on dirait que ce sont les parents du marié qui viennent cette fois.

« Hé Seigneur Tou... mes excuses, c’est Votre Altesse maintenant, n’est-ce pas ? Bref, merci pour tout ce que vous avez fait pour notre idiot de fils. »

Le père de Lyon, le général Léon, inclina humblement la tête devant moi.

« Oh s’il te plaît, ne fais pas ça. Je suis ici en tant qu’ami, tu peux juste me parler comme tu l’as toujours fait. »

« Vraiment ? Alors je vais accepter cette offre, mais juste pour aujourd’hui. Je n’aurais jamais imaginé que tu deviendrais un membre de la royauté. Ah, mais si tu avais épousé la princesse, tu aurais aussi pu devenir le roi de Belfast. Je suppose que, quelle que soit ta décision, il était toujours possible que tu puisses devenir un souverain. »

Il était vrai qu’il y avait toujours cette possibilité, mais la situation avait beaucoup changé.

J’avais mon propre pays à diriger, et même si je ne l’avais pas encore rendu public, j’étais fiancé à Yumina.

Et comme il semblerait que la reine de Belfast se soit mise à l’écart depuis un certain temps, il était très possible qu’un véritable successeur naisse bientôt.

Si un fils était né, ils n’auraient plus besoin de moi. Mais, si la nouvelle enfant était une fille, alors le premier enfant mâle de Yumina deviendrait l’héritier de Belfast. Ce qui fera de n’importe quel fils né de mes quatre autres femmes l’héritier de Brunhild.

Il y avait une montagne de problèmes auxquels je devais encore réfléchir. Je ne m’étais même pas encore marié. Je ne devrais pas m’inquiéter pour les enfants.

« Père ! Tu ne peux pas parler avec autant de désinvolture au dirigeant d’un pays... »

J’avais entendu une voix de reproche derrière le général. Je m’étais tourné pour voir un grand homme d’une vingtaine d’années portant la même moustache que Léon. Je pensais que j’étais le seul gars dans ce monde à ne pas avoir de moustache. Mais s’il avait appelé Léon père, alors il devrait être...

« Oh oui, c’est la première fois que vous le rencontrerez, Seigneur Touya. Voici Shyon, le grand frère de Lyon. C’est un membre de la première division de l’armée. Même s’il est plus habile à l’épée, c’est un homme pathétique qui a laissé son jeune frère se marier avant lui. »

« C’est un plaisir de faire votre connaissance, Votre Altesse, Grand-Duc de Brunhild. Je m’appelle Shyon Blitz, je suis un soldat de la première division de l’armée. Merci beaucoup d’avoir assisté à la cérémonie de mariage de mon petit frère. »

Shyon s’inclina ensuite devant Yumina, qui était techniquement sa patronne, Lu, la princesse de Regulus, et même Elze et les autres. Il était évident qu’il partageait l’attitude droite de son frère. Ou plutôt, ils l’avaient hérité de leur père.

« J’ai hâte de voir à quoi ressembleront mes petits-enfants. Si j’ai un petit-fils, je vais l’entraîner moi-même. Imaginez ce que quelqu’un ayant du sang d’homme-bête pourrait faire avec ma technique du Poing de feu. Il deviendra à coup sûr le meilleur artiste martial de Belfast ! »

Hé le vieux, retiens-toi avant de passer de parent aimant aux grands-parents aimant. Je me demandais si la famille finirait par s’en sortir.

Bien qu’il soit vrai que leurs enfants auraient du sang d’homme-bête en eux et qu’ils seraient donc plus forts que les humains ordinaires... J’avais l’impression que même si leur premier enfant était une fille, le général Léon essaierait toujours de lui enseigner ses arts martiaux.

« En y pensant, n’as-tu pas aussi établi un ordre de chevalerie à Brunhild ? La prochaine fois que tu en auras l’occasion, pourquoi ne pas faire une séance d’entraînement conjointe entre nos chevaliers et les tiens ? Je suis sûr que ce sera un bon entraînement pour les deux camps. »

« Oui, ça a l’air d’être une bonne idée. Mes unités de chevaleries viennent juste d’être créées, donc ils ne sont pas encore très doués pour coordonner leurs mouvements. Bien que je dirais que leurs forces individuelles soient plutôt élevées. »

« Hmm, c’est vrai que la force ne suffit pas. Mais la coordination entre les troupes n’est pas quelque chose qui peut se forger en un jour. Vous aurez besoin de beaucoup de formation pour cela... Avez-vous essayé les exercices en groupe ? »

« Tu as raison... Je devrais peut-être faire plus de simulation de batailles à grande échelle. Cela pourrait servir quand l’on devra combattre de grands groupes de bandits, donc... »

« Hé, vous deux. Est-ce que vous pourriez parler de politique une autre fois ? Tu réalises que c’est un mariage, pas vrai ? »

Yumina avait interrompu notre conversation. Elle avait l’air d’en avoir marre de nous. Bien que son ennui soit définitivement justifié. Nous n’aurions probablement pas dû parler de bataille et de mort lors d’un mariage. Cela avait plombé l’ambiance...

« En tout cas, je te contacterai plus tard pour les détails. »

« Très bien. Cela semble sage. Maintenant, Votre Altesse. Nous allons prendre congé. »

Le général Léon et Shyon s’étaient maladroitement précipités loin de nous et s’étaient dirigés vers la table des chevaliers.

« Être enthousiaste à propos de ton travail est une bonne chose, mais pourrais-tu au moins l’oublier pendant que nous sommes ici ? »

« Désolé, la conversation est allée dans cette direction. En plus, son idée était intéressante, alors, tu sais... »

Me faisant gronder par Lu, je n’avais pas pu m’empêcher de laisser un sourire contraint couvrir mon visage.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

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