Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 8

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Chapitre 4 : Améliorons le duché

Partie 8

« Et voilà tout ce que je sais. En sais-tu plus à ce sujet ? »

« Non, je ne peux pas te l’affirmer. Comme je l’ai dit plus tôt, je ne surveille pas toujours tous les endroits. Mais il existe en effet des races qui voyagent à travers les mondes. Naturellement, je n’interfère pas non plus avec ces espèces. Mais ce serait une tout autre histoire si un autre Dieu causait des ennuis ou quelque chose comme ça... »

En sortant de ma rencontre avec Ende, j’avais essayé d’appeler Dieu pour lui demander plus d’informations sur ce que j’avais découvert. Mais comme je m’y attendais, il ne savait rien du tout. Comme d’habitude, les gens de ce monde devraient résoudre leurs propres problèmes.

La situation n’était pas encore désespérée, mais je savais qu’il faudrait que je commence à me préparer si le pire venait à se produire.

J’avais pensé que la façon la plus efficace de traiter la question serait d’utiliser la puissance de Babylone. Le docteur Babylone avait préparé une arme ultime, le Frame Gear, pour l’affrontement final contre les Phrases. J’avais le sentiment que l’arme serait nécessaire si je voulais repousser leur résurgence.

Ce plan d’action ne m’avait laissé que deux méthodes. Je devais soit me procurer les plans à l’entrepôt, soit utiliser le produit lui-même dans le hangar.

De mémoire, les parties de Babylone qui manquaient étaient le hangar, la bibliothèque, l’entrepôt, le rempart, la tour et le laboratoire de recherche. J’avais une chance sur trois d’obtenir celle que je voulais si je les trouvais au hasard.

« Je devrais probablement commencer à accélérer le rythme de mes recherches, hein... »

J’étais retourné au village de Colette tout en réfléchissant à mes prochaines actions.

« Un Frame Gear, monsieur ? »

De retour du village, je m’étais immédiatement rendu à l’atelier pour parler avec Rosetta. Le Docteur avait créé le Frame Gear, j’étais donc certain que Rosetta devait au moins être un peu au courant du sujet.

« Oui, comment ça marche exactement ? »

« N’importe qui peut l’utiliser, monsieur ! La compétence est déterminée à la fois par l’affinité magique du pilote et par son affinité personnelle pour le modèle du Frame Gear, monsieur ! Cela dit, ce serait un vrai défi de le faire bouger parfaitement sans aucune formation ! »

C’était logique... Cela voulait dire que si je pouvais les produire en masse, nous aurions vraiment une belle apparence. Je voulais dire, elle soulevait un bon point à propos de la compétence individuelle des pilotes, mais... nous serions certainement capables de repousser les Phrases si nous avions une armée de robots géants à opposer.

« La production en série des Frame Gears sera difficile, monsieur ! »

« Hein ? Pourquoi ça ? On ne peut pas le copier à l’atelier ? »

« Je ne te cacherais pas que la quantité de matériel nécessaire est assez incroyable. De plus, la création d’un modèle unique et très basique de Frame Gear dans l’atelier prendrait au moins une journée entière. »

Ça craint... Une journée entière pour un robot ? Cela ne fera que trente Frame Gears en un mois. Trente robots géants, c’est beaucoup, ne vous méprenez pas, mais... Selon le Docteur, il y avait des dizaines de milliers de Phrases qui avaient attaqué à l’époque ! Je ne me sentais pas très bien tout d’un coup...

« Combien de robots étaient dans le hangar quand vous avez perdu le contact ? »

« Laisse-moi réfléchir... je dois avouer, monsieur, que je n’étais pas impliquée avec les autres Babylone autant que je l’aurais voulu. Mais, autant que je le sache, il devrait y avoir sept modèles de Frame Gear achevés dans le hangar. »

« Sept, sérieusement ? Comment ont-ils prévu de vaincre la Phrase avec si peu de... ? »

« Nous étions sur le point de commencer la production en série des Frame Gears, monsieur... mais les Phrases ont disparu dès que nous avions établi des plans pour construire un deuxième et un troisième atelier. »

Rosetta prit la parole, la déception était évidente dans sa voix.

Huh, donc il y avait des plans pour agrandir l’atelier ? Cela expliquait au moins pourquoi il n’y avait pas beaucoup de Frame Gears. La crise s’était entièrement résolue avant même qu’ils n’aient eu l’occasion de commencer à réagir correctement.

Tout ce que j’avais pu faire en attendant, c’était de rassembler le matériel nécessaire. Alors que je sortais de l’atelier, Cesca et Flora étaient venues du laboratoire d’alchimie. Elles portaient toutes les deux un panier qui contenait plusieurs bouteilles de médicaments.

« C’est quoi des médicaments ? »

« Uhuhuhu... Ce sont des médicaments à usage courant pour le rhume, les maux de tête, les maux d’estomac, et d’autres maux usuels, vois-tu ? Il n’y avait pas beaucoup de médicaments dans le château, alors j’ai fait de la réserve, vois-tu ? »

Flora, toujours vêtue de sa tenue d’infirmière, répondit gaiement.

Je n’ai toujours pas l’habitude de voir ce genre de chose en dehors d’un hôpital...

Donc elle faisait des médicaments. Même avec ma magie réparatrice et des sorts utiles comme [Récupération], il y avait encore des choses que je ne pouvais pas vraiment soulager.

Attendez une seconde...

« Flora, as-tu besoin du laboratoire d’alchimie pour faire des médicaments ? »

« Bien sûr que non. Ce n’est qu’un médicament ordinaire, vois-tu ? Je n’ai pas besoin d’installations aussi complexes pour ça. J’ai utilisé ces installations pour les affiner et augmenter leur puissance, vois-tu ? Je peux encore les faire de manière ordinaire, mais ils seraient moins efficaces et ça me prendrait juste un peu plus de temps. »

Cela signifiait que d’autres personnes devraient pouvoir aussi utiliser les installations du laboratoire d’alchimie... Si nous pouvions produire des médicaments, ce serait alors un autre produit que l’on pourrait mettre à l’exportation.

Maux de tête, problèmes digestifs, sinusite... ce genre de problèmes affectait les gens dans le monde entier. Vendre des remèdes ne nous rendrait probablement pas incroyablement riches, mais cela nous aiderait certainement à gagner un peu plus d’argent. J’avais décidé que nous devrions consacrer des ressources à la récolte des matières premières médicinale, afin qu’elles puissent être raffinées dans Babylone.

J’avais expliqué mon idée à Flora, puis je lui avais demandé d’enseigner à certains subordonnés de Tsubaki comment raffiner les ingrédients et faire de la médecine supérieure. C’était des ninjas, donc ils devraient certainement déjà avoir des connaissances médicales de base, alors j’avais choisi les plus enclins dans le domaine médical et je les avais envoyés au laboratoire d’alchimie. Avec cela, nous étions prêts à commencer la production en série de médicaments raffinés.

J’étais retourné au château avec Cesca et Flora, et j’étais immédiatement allé voir Leen pour pouvoir la consulter sur ce qu’Ende m’avait dit.

Techniquement parlant, Leen n’était que l’ambassadrice de Mismede dans mon pays, mais je considérais ces Phrases comme une question qui transcendait les frontières nationales.

« ... Il y a donc une phrase souveraine... une invasion d’un autre monde... et une barrière protégeant le monde, dis-tu ? »

Leen s’était assise sur sa chaise, laissant échapper un lourd soupir dans sa bouche. Elle avait été clairement surprise. Paula se tenait à côté d’elle, les bras croisés.

« J’ai effectivement vécu très longtemps, mais c’est la première fois que j’entends parler de telles choses... D’habitude, je te demanderais d’arrêter de plaisanter, mais... les preuves ici sont accablantes, alors je dois malheureusement admettre que tu dis la vérité. »

« Eh bien, il y a toujours la possibilité qu’Ende n’a fait que mentir. J’essaie toujours de savoir si c’est le cas. »

« Quoi qu’il en soit, il y aura des gens qui n’y croiront pas, même si c’est vrai... Jusqu’à ce que les Phrases commencent à détruire leurs familles. »

Elle avait raison. Il y en aurait certainement qui, même s’ils reconnaissaient l’existence des Phrases, ne les considéreraient que comme une nouvelle espèce de monstre. Après tout, on n’en avait rencontré que trois. La Phrase en forme de cricket dans les ruines anciennes, la Phrase en forme de Manta dans le désert de Rabbi, et la Phrase en forme d’araignée dans la mer des arbres... Ah, il y avait aussi celui en forme de serpent que Leen et les soldats avaient rencontré à Mismede.

Cependant, il était possible qu’il y eût plus de Phrases dans ce monde, mais qu’Ende avait déjà tuées.

Si nous nous tournions les pouces, nous serions morts au moment où la barrière s’effondrera. Nous devrions nous préparer avant qu’il ne soit trop tard.

Ces préparatifs s’articulaient actuellement autour de la recherche des parties manquantes de Babylone et de la collecte des matières premières nécessaires à la fabrication d’un Frame Gear.

« Nous avons essayé de trouver des informations sur les ruines anciennes. Veux-tu bien allouer plus de ressources à cette recherche ? J’ai trouvé de nombreuses structures, mais la plupart d’entre elles sont simplement des bâtiments abandonnés sans rien de notable à l’intérieur. C’est un peu décourageant d’échouer constamment, comprends-tu ? »

Oups... bien... à la fin, seuls les subordonnés de Leen avaient été envoyés faire ces recherches. Je devrais probablement envoyer des gars faire ça.

Après avoir dit au revoir à Leen, j’étais allé voir Kohaku et les autres bêtes pour leur demander s’il y avait une créature apte à être appelée pour des opérations de reconnaissance.

« Si tu veux mon avis, ça devrait être ceux qui s’envolent dans le ciel, non ? Ils sont très rapides et peuvent aller à de nombreux endroits. »

Kokuyou avait fait une proposition intéressante. Je n’avais pas envisagé d’appeler des oiseaux pour la chasse, mais ils étaient certainement assez polyvalents.

« Maître, il faudra un certain temps pour contracter individuellement chaque oiseau. Puis-je recommander de faire un pacte avec celui qui gouverne toute la race ? »

« Hm. Sango... Tu proposes que notre seigneur convoque celui-là ? »

Kohaku coupa le discours de Sango. Je me demandais à quoi ils faisaient allusion.

« La monarque des flammes. Il est de même nature que nous, c’est un monarque ailé. C’est aussi celle qui contrôle le feu. Si tu convoques la monarque des flammes et que tu réussis à le contracter, tu disposeras de milliers d’oiseaux immédiatement. »

Je vois... Kohaku est le chef des bêtes, Kokuyou et Sango dirigent collectivement les créatures reptiliennes... Ils peuvent invoquer et contrôler des monstres de ce type sans réel problème, et ils le font même assez souvent. Ce pouvoir m’appartient par extension. Bien que le contrôle ne s’étende pas à des bêtes magiques comme les ThunderBears ou les Singes Rois.

Donc, en gros, il fait la même chose qu’eux, mais avec des oiseaux.

« Quel genre de personne est la monarque de flamme ? »

« Malgré son surnom de flammes crépitantes, la monarque des flammes est gentille et calme. De nous tous, c’est celle qui a le plus noble caractère. »

Kohaku avait commencé à me parler en bien de l’oiseau, mais Kokuyou s’avança soudainement avec un sourire sournois.

« En es-tu sûr ? Je suis presque sûr que je suis celui qui a la meilleure personnalité ici, chéri. »

« Tais-toi. Tu es plus rapide à faire bouillir qu’une marmite. »

« Retire ça, idiot ! »

C’était ainsi que Kokuyou avait été porté à ébullition. Quelle comparaison pertinente !

Après qu’ils se soient calmés tous les deux, j’avais décidé de faire appel à l’Empereur de la Flamme.

J’avais tracé le cercle d’invocation dans la cour et j’avais commencé à concentrer ma magie noire. Finalement, une brume noire avait commencé à se former dans l’air autour de nous. Kohaku et les autres commencèrent à canaliser leur propre magie dans le brouillard. J’avais concentré davantage ma magie, et le brouillard s’était épaissi.

« Toi qui gouvernes les étés brûlants et les flammes rugissantes. Toi qui gouvernes les rives des lacs et les vents du sud. Je t’implore, présente-toi devant moi. »

Une puissance magique énorme commença à remplir le brouillard, et un cylindre de feu rugissant émergea du cercle magique. Le vortex avait balayé tout le brouillard et s’était finalement dispersé pour révéler un énorme oiseau rouge.

Il avait à peu près la taille d’un cheval. De par son apparence, je ne pouvais le décrire que comme un Phoenix. C’était l’Empereur des Flammes.

« Ah, c’est vous les gars. Comme c’est nostalgique, ça fait si longtemps. »

« En effet, empereur des flammes. »

« Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, bébé flamboyant. »

« Une entrée fracassante, comme toujours, Empereur des Flammes. »

La voix de l’Empereur des Flammes sonnait un peu comme celle d’une gentille jeune femme. Elle semblait vraiment calme et royale, sans être distante. Kohaku avait peut-être raison à son sujet.

« C’est toi qui m’as convoqué, mon garçon ? »

« C’est exact. »

« Cet homme est notre seigneur, Mochizuki Touya. »

L’Empereur des Flammes avait fait une certaine expression, qui devrait être l’expression de surprise typique des oiseaux. Mais, après un certain temps passé à me regarder, il avait fermé les yeux.

« Qu’il en soit ainsi. En tant que maître du monarque blanc et du monarque noir, je sais maintenant que tu réussiras certainement n’importe quel défi que je te lancerais. Faisons un contrat. Je deviendrai ta subordonnée, il n’y a pas besoin de te mettre à l’épreuve, car tu as déjà réussi. Mochizuki Touya, mon seigneur... accorde-moi un nom. »

Quoi... ? Ça s’était bien passé. Elle ne voulait rien de moi ? C’était une première. Mais je n’allais certainement pas m’en plaindre. Kohaku avait raison à votre sujet, madame... vous êtes la meilleure du lot en ce qui concerne le caractère.

Je devais quand même lui trouver un nom. J’avais Kohaku, Sango et Kokuyou, et ils portaient tous le nom de pierres précieuses, alors... Je savais ce que je devais faire.

« Kougyoku. C’est le nom que j’ai choisi pour toi. Cela veut dire Rubis, c’est une pierre cramoisie. Qu’en dis-tu ? »

« Kougyoku... Je l’accepterai volontiers, alors. À partir de maintenant, ce sera mon nom. »

Avec un pouf, l’Empereur des Flammes s’était transformée en petit oiseau, de la taille d’un perroquet, et avait atterri sur mon épaule. Cette taille m’était beaucoup plus agréable. Elle n’était pas susceptible de causer de chaos en tant que petit oiseau.

Quoi qu’il en soit, j’avais décidé de faire ce que j’avais prévu de faire au départ.

J’avais emprunté le pouvoir de Kougyoku pour convoquer un millier d’oiseaux en même temps. Ils étaient tous de tailles et d’espèces différentes, mais de toute façon je les avais tous envoyés aux quatre coins du ciel.

Je leur avais ordonné de m’informer par télépathie s’ils rencontraient des ruines, des monuments ou des installations d’apparence douteuse. J’espérais du fond du cœur qu’ils trouveraient quelque chose, et vite.

À partir de maintenant, tout dépendait d’eux. Tout ce qu’il me restait à faire, c’était d’attendre et espérer.

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