Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 6

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Chapitre 4 : Améliorons le duché

Partie 6

En fin de compte, j’avais été soulagé de pouvoir compter sur le soutien total de la famille de Yae, mais maintenant je devais aller rendre visite à la famille de Linze et d’Elze.

« Honnêtement, cela n’est pas nécessaire... »

Pour une raison quelconque, Elze hésitait. Il semblerait qu’Elze et Linze aient envoyé une lettre qui expliquait en gros la situation. Elles avaient dit qu’elles étaient fiancées au même homme, que cet homme était le dirigeant d’un pays, etc.

Leur oncle, qui était le frère cadet de leur mère, possédait une ferme dans un petit village appelé Colette. Le village se trouvait dans l’Empire Refreese, près de la frontière de Belfast. Elze et Linze y avaient vécu jusqu’à l’âge de douze ans, date à laquelle elles étaient parties en quête d’indépendance. Apparemment, elles ne voulaient pas accabler leur tante et leur oncle avec trop de bouches à nourrir.

Les gens de ce monde étaient certainement indépendants... Dans mon ancien monde, il y avait des gens qui restaient à la charge de leurs parents jusqu’à leurs vingt ans... et certains d’entre eux trouvaient cela normal.

En tout cas, si elles avaient déjà expliqué les circonstances, je voulais au moins aller saluer leur famille. Je leur avais demandé si elles voulaient voler avec moi grâce à [Vol], mais elles avaient dit que c’était trop effrayant. Après tout le mal que je me suis donné pour apprendre ce sort...

Finalement, j’avais juste encaissé le coup, j’avais donc utilisé [Évocation] sur Linze pour voir le village de Colette. Nous nous y étions tous rendus en passant par une [Porte].

Je pouvais voir ce qui semblait être un verger au loin. Des fruits rouges pendaient aux arbres.

La région ressemblait beaucoup à une zone champêtre. Cependant, une grande clôture avait été érigée autour du périmètre.

Je me demandais si des sangliers venaient et détruisaient des récoltes ou quelque chose du genre... Il y avait une grande maison au toit rouge au loin. Elle était très grande, une atmosphère rustique se dégageait de cette vieille maison.

« Cela fait longtemps que nous n’étions pas revenues là... »

« Cela n’a pas du tout changé. »

Nous nous étions dirigés vers la maison au toit rouge, pendant que les deux filles observaient le paysage. La nostalgie leur embrouillant les yeux, je m’étais donc dit que l’on devait être au bon endroit.

Deux personnes surveillaient le champ devant la maison. L’un d’eux, un homme, leva la tête et nous regarda. Il portait le chapeau classique des fermiers.

« Quoi... ? Elze ? Linze !? »

« Yo, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, oncle Joseph ! »

« Ça fait un bail, mon oncle. »

Elze et Linze levèrent les mains pour lui faire signe. L’autre personne qui s’occupait du champ, une jeune femme, avait également levé la tête.

« Elze, Linze !? Je n’en crois pas mes yeux, vous êtes rentrées !? »

Un sourire radieux s’épanouissait sur son visage. Elle avait couru à travers le champ et avait tiré les jumelles vers elle pour un gros câlin. Ses cheveux étaient longs et bruns, tous attachés en tresse. Elle n’avait qu’une vingtaine d’années... Était-ce vraiment leur tante !?

« Heya soeurette. On est à la maison ! »

« On est à la maison, Emma. C’est bon de te revoir. »

« Bon sang, vous n’êtes jamais revenues, même pas une seule fois, même après que vous me l’ayez promis ! »

Elze avait dû se rendre compte que j’avais été laissé pour compte, parce qu’elle s’était séparée de l’étreinte.

« Touya, voici ma sœur. Elle s’appelle Emma. C’est la fille de mon oncle, c’est donc notre cousine. »

Cousine ? Hm, je vois... Elle leur ressemblait un peu... Je me demandais si Elze et Linze allaient lui ressembler en grandissant.

Comme je me perdais dans mes pensées, l’oncle d’Elze et de Linze enleva son chapeau de paille et s’avança. Il avait des yeux de fouine et des cheveux blancs, il avait l’air d’avoir aussi une cinquantaine d’années. Une aura de simple paysan se dégageait de lui, mais ce n’était pas du tout péjoratif.

« Ah, je suis content que vous ayez décidé de revenir un peu. Tout le monde va être très heureux. Mais dites-moi qui est ce beau garçon ? » Leur oncle m’avait regardé, puis Linze, puis Elze. Il avait plissé son front.

« Nous t’avons envoyé une lettre, n’est-ce pas ? Voici Mochizuki Touya. C’est notre euh... f-f-f-f-futur ma... huh... !! »

« C’est notre fiancé. »

Les deux filles étaient devenues rouges comme des betteraves lorsqu’elles m’avaient présenté à leur oncle. Bon sang, vous deux... si vous continuez comme ça, vous allez aussi me faire rougir !

« ... Oh. La lettre... c’est vrai. Ce type vient donc du Duché de Brunhild, dont tout le monde parle en ce moment ? »

« En effet. Je suis le grand-duc du Duché de Brunhild. Je m’appelle Mochizuki Touya. Touya est mon prénom. Je suis redevable à Elze et Linze pour leur gentillesse... »

« Qu-Qu-Quoi !? Oh mon Dieu... ! »

Leur oncle était soudainement tombé par terre et s’était prosterné devant moi. C’était quoi ce bordel ? Je n’avais tendu la main que pour faire une poignée de main.

« Ahhhh, bon sang. Tout est en train de se passer exactement comme prévu... ! »

« ... Typique. »

Elze et Linze se regardaient avec des sourires ironiques. Elles poussèrent de petits soupirs. Leur oncle refusait de bouger de sa position prostrée, il avait même l’air de trembler. Je ne savais pas vraiment quoi faire, quand Emma avait soudainement commencé à parler.

« Pops est plutôt mal à l’aise et montrait une faible volonté quand il voit une personne noble. Apparemment, il s’est passé quelque chose quand il était gosse, alors il devient comme ça quand il y a une personne ayant statut supérieur à proximité. »

Quoi, attends... ne le décris pas comme ça ! C’est au-delà de l’inconfort ! Il cachait clairement une sorte d’événement traumatisant ! Sérieusement ! Je m’inquiétais de ce qui était arrivé à ce type quand il était petit !

« Votre Altesse, Sire Mochizuki Touya. Je suis tellement privilégié et encouragé par votre présence dans mon humble demeure. Je suis désolé, je n’ai rien pour vous divertir, mais je vous demande respectueusement de rester indulgent... s’il vous plaît, ne nous punissez pas pour nos transgressions. »

C’était... bizarre. Vraiment très bizarre. Il me prenait pour une bombe à retardement ? J’avais tourné la tête vers Linze et Elze, en les regardant. Elles avaient haussé les épaules et n’avaient rien fait. Ne m’aidez-vous pas, les filles ?

« Hé, papa. Tu l’offenses. Lève-toi maintenant. »

« Je l’offense !? Je suis vraiment désolé, seigneur ! Pardonnez-moi, ayez pitié ! »

Il s’était levé avec une énergie débordante et avait commencé à parler d’une voix agitée. J’avais maintenant compris pourquoi Elze était si réticente à m’amener ici. Ce mec était vraiment un phénomène. J’avais décidé de ne plus le tourmenter et je m’étais éloigné pour parler avec Emma.

« Désolé... Je suis venu ici pour me présenter à la famille, mais est-ce que cela va aller pour lui ? »

« Ne vous en fais pas. Papa est juste comme ça. Tout le monde sera ravi de vous rencontrer, honnêtement. Venez aussi rencontrer maman et les autres. »

Les autres ? J’avais été pris au dépourvu par ce qu’elle m’avait dit, et avant que j’aie pu en comprendre le sens...

« Ils disaient la vérité ! Elze et Linze sont rentrées ! »

« Bon retour parmi nous ! »

« Hourra !! Les jumelles sont de retour ! C’est Linze et Elze ! »

Wôw... Les petits gosses exubérants étaient arrivés en masse et avaient embrassé les jumelles. Un... deux... trois... six petits enfants ! On dirait qu’il y avait deux garçons et quatre filles.

J’avais regardé fixement, abasourdi, pendant qu’Emma riait un peu.

« Ce sont mes frères et sœurs. Du plus vieux au plus jeune, il y avait Sheena, Allen, Kurara et Kirara, Allan et Reno. Ils avaient tous un frère aîné, qui était juste un peu plus jeune que moi, il s’appelle Aaron. Mais il était parti pour la capitale il y a quelque temps. »

Huit enfants, vraiment ? Ce pauvre oncle... Voici donc la raison pour laquelle Elze et Linze avaient décidé de partir si jeunes, elles avaient dû avoir l’impression d’alourdir le fardeau d’une famille déjà très occupée. Rien que de penser aux dépenses alimentaires que cette maison devait faire face me faisait tourner la tête.

À part Allen et Allan, c’était toutes des filles. Kirara et Kurara avaient l’air d’être jumelles aussi. Dans mon monde, on disait qu’une famille avec des jumeaux avait généralement beaucoup de jumeaux. Je me demandais si c’était la même chose dans celui-ci.

J’avais regardé vers la maison, et une grosse femme potelée était sortie en titubant.

« Bon sang... C’est Elze et Linze !? Venez par ici, bande de vauriennes ! »

« Tante Lana ! »

« Oui, c’est nous. On est à la maison, tante Lana. »

Elze et Linze avaient couru vers la femme et lui avaient fait un gros câlin. Apparemment c’était leur tante. C’était une femme ronde et corpulente. Mais elle avait beaucoup de caractère.

Lana avait tapoté sur la tête des jumelles avec un sourire chaleureux, puis elle s’était tournée vers moi.

« Vous devez être Touya, alors. Vous êtes exactement comme les deux vous ont décrit dans leur lettre... vous semblez être véritablement une bonne personne ! Ohoho, ces deux-là ont très bien décrit leur fiancé bien-aimé. »

« Tata Lana ! »

« ... Garde ce que nous avons mentionné dans la lettre secret. »

Toutes les deux étaient devenues rouges comme des betteraves tout en exprimant leur irritation à leur tante. J’étais curieux de savoir ce qu’elles avaient écrit, mais j’avais décidé de ne pas y donner suite. J’avais le sentiment que ça me causerait des ennuis.

« C’est un plaisir de vous rencontrer, je suis Mochizuki Touya. Touya est mon prénom. »

« Je m’appelle Lana. Je suis la tante des jumelles. Vous êtes plutôt humble pour une personne membre de la royauté, n’est-ce pas ? »

« Ahaha... eh bien, je ne peux pas vraiment me permettre de ne pas l’être. De toute façon, cela ne fait pas longtemps que je suis noble. »

Contrairement à son mari, Lana semblait un peu plus confiante. Elle était vraiment sympathique et plutôt bavarde. Je me demandais s’il s’agissait d’un cas d’attraction des contraires.

« J’étais nerveuse quand j’ai appris que les jumelles allaient se marier avec un souverain, mais il semble que mes craintes étaient sans fondement. Je peux voir dans leurs yeux que vous êtes un homme bon. »

« Merci pour votre gentillesse. »

Les mots de Lana me mettaient un peu à l’aise. Juste à ce moment-là, un petit garçon qui semblait avoir environ sept ans (je crois qu’il s’appelait... Allen, ou quelque chose du genre.) s’approcha en titubant et tira sur le tablier de sa mère.

« Maman... est-ce que cet homme est un roi ? »

« En quelque sorte, mon cœur. C’est le grand-duc de Brunhild. Un pays loin d’ici. »

« Waouh... est-il fort ? Peut-il battre les Thunderbears ? »

« ... Thunderbears ? »

Je m’étais rappelé que c’était des bêtes magiques qui lancèrent des éclairs de leurs corps. C’était un monstre généralement attribué aux aventuriers de rang bleu, ils étaient donc deux niveaux plus bas que mon rang Argent.

« Y a-t-il des Thunderbears ici ? »

« Ah, il y a eu quelques observations présumées ces derniers temps. Ils disent que des éclairs s’étaient abattus récemment en pleine nuit dans les montagnes. Les récoltes avaient été endommagées par des incendies occasionnels, alors les villageois de la région avaient mis leur argent en commun et ont lancé une requête à la guilde. »

Je n’avais même pas pensé qu’il y aurait des problèmes, comme des fermes endommagées de façon collatérale. Cela semblait être un problème qui pourrait devenir assez grave s’il n’était pas réglé. Non seulement cela, mais si les monstres étaient suffisamment proches pour endommager les champs, ce ne serait qu’une question de temps avant que les gens ne commencent à être blessé, ou pire. Je me demandais combien il y avait de monstres.

Je m’étais souvenu que des gens disaient que les Thunderbears étaient des animaux solitaires et qu’ils ne se regroupaient pas beaucoup. Il était probable qu’il n’y en ait que quelques-uns et peut-être quelques oursons.

Cependant, j’avais entendu parler d’un type spécial de Thunderbear qui présentait une étrange série d’épines sur le dos, de la tête aux pieds. Il pouvait les utiliser pour commander d’autres Thunderbears.

Si l’une de ces créatures était impliquée, cela pourrait facilement créer un grand groupe de Thunderbears. Dans ce cas, la quête passerait immédiatement au rang rouge, ce qui n’était pas du même niveau que le rang bleu.

« Quand exactement avez-vous soumis la quête à la guilde ? »

« Il y a trois jours. Nous n’avons pas de guilde ici, alors nous avons envoyé la demande à la grande ville la plus proche, Senka. Nous sommes presque sûrs que la quête devrait être disponible dans la guilde d’ici demain à la même heure. »

En supposant que la quête soit reçue et acceptée le lendemain, il faudra encore trois ou quatre jours avant que l’aventurier qui l’a prise n’arrive dans le village. J’avais décidé de frapper pendant que le fer était encore chaud afin d’éviter d’autres calamités. Contacter la guilde par la suite serait sûrement une bonne chose.

« Je vais m’occuper de votre problème avec les Thunderbear. »

« Votre Altesse, vraiment ? Êtes-vous sûr que ça va aller ? »

« Tout ira bien pour moi. Malgré mon apparence, je suis après tout un aventurier du Rang Argent. »

J’avais sorti une petite carte en argent de ma poche et je l’avais montrée à Lana, qui avait l’air vraiment stupéfaite. Naturellement, je n’allais pas non plus prendre l’argent de la récompense au village. J’avais décidé de le vaincre rapidement et de rentrer chez moi.

« Tu veux aussi qu’on vienne ? »

« Non. Elze et toi avez beaucoup de choses à dire avec ton oncle et les autres, alors je vais m’en occuper en solo. »

J’avais décliné l’offre de Linze et je flottais dans les airs avec ma magie de vol. Les enfants m’avaient regardé, haletant d’étonnement et mettant leurs mains devant leur bouche. Je regardais les enfants émerveillés, puis je m’étais tourné vers les montagnes et je m’étais envolé.

Après avoir atterri dans les montagnes, j’avais sorti mon smartphone et j’avais lancé la recherche suivante : Thunderbears. Il y en avait plus que ce à quoi je m’attendais. Il y en avait même trop. C’était plus que ce à quoi on s’attendrait pour un rassemblement régulier, de toute façon. Cela m’avait fait croire sans l’ombre d’un doute qu’un Thunderbears spécial devrait être dans le coin.

Cependant, même si cela était fort probable, il n’y avait aucun moyen d’en être certain. Avec le nombre d’ours ici, le village avait eu la chance de n’être que légèrement endommagé. Les dommages dans les champs du fermier n’avaient pas été aussi graves qu’ils auraient pu l’être, c’était certain. En plus, aucune personne n’avait été attaquée par un ours. La nature sauvage environnante était probablement pleine de petits animaux, de baies et de noix, de sorte que les Thunderbears n’avaient pas besoin de fouiller dans des terres cultivées.

« Très bien, finissons tout cela... »

J’avais verrouillé tous les Thunderbears de la région. Mais j’avais fait une pause. Il n’y aura plus aucun Thunderbears si je les tuais tous avec un sort de masse.

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5 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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