Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 5

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Chapitre 4 : Améliorons le duché

Partie 5

À cause de l’augmentation soudaine de nos troupes, j’avais dû créer une seconde caserne. Les hommes et les femmes n’avaient pas non plus besoin de partager un logement. Bien que je leur ai fourni les baraquements pour qu’ils y vivent, je serais aussi d’accord pour qu’ils vivent dans la ville s’ils payaient eux-mêmes.

J’avais aussi suivi les conseils du vieil homme Baba et j’avais construit un centre d’entraînement souterrain.

« Pour l’instant, ces trois-là sont le commandant et les vice-commandants, non ? De quoi auraient-ils l’air aux yeux des débutants s’ils voyaient Yamagata et moi les frapper ? »

Il n’avait pas tort. Tous les trois étaient vraiment forts, mais ils n’étaient toujours pas assez puissants pour tenir une chandelle aux vieillards. Si les nouvelles recrues les voyaient se faire tabasser par Yamagata et sa compagnie, elles pourraient perdre confiance en Lain et considérer les anciens plus aptes à diriger. Ce serait mauvais !

C’était la raison pour laquelle nous avions décidé de créer un centre de formation exclusif pour les membres de l’élite, situé profondément sous terre. Alors qu’ils entraient dans l’endroit, qui n’était en fait qu’un gymnase auquel était attaché un terrain d’entraînement, ils avaient tous regardé autour d’eux les inventions que j’avais placées, ils étaient joyeux. Comme des enfants, ils avaient couru et utilisé le vélo d’appartement, le tapis de course, les haltères, etc. Ils finiraient par souffrir d’une fatigue musculaire extrême s’ils en faisaient trop. Ce n’était pas des jouets !

Maintenant, j’avais quelque chose à faire ce jour-là. Le duché était bien géré, alors j’avais décidé de régler enfin quelques problèmes personnels.

Bien que j’aurais dû le faire depuis longtemps, j’avais décidé qu’aujourd’hui était le jour... Pour dire aux parents des filles à qui j’avais demandé la main que nous étions fiancés.

J’avais déjà réglé le cas de Yumina et Lu, mais je n’en avais pas parlé à la famille de Yae ni à Elze et Linze.

Je connaissais déjà le père et la mère de Yae, mais les parents biologiques d’Elze et de Linze étaient morts. Je savais que leur oncle et leur tante vivaient à Refreese, qu’ils vivaient dans un village agricole et qu’ils élevèrent des jumeaux.

J’avais décidé de rencontrer les parents de Yae en premier. J’avais ouvert un portail et nous nous étions retrouvés tous les deux à Oedo.

« Cela fait longtemps que je ne suis pas allé à Eashen. »

J’avais trouvé cela un peu drôle, car environ la moitié des citoyens de Brunhild étaient des gens natifs d’Eashen. Nous étions passés par la porte du dojo de Kokonoe, et Ayane, leur servante, était venue nous saluer.

J’avais été amené à voir ses parents, Jubei et Nanae. Je leur avais parlé franchement de mes fiançailles. À ma grande surprise, ils n’avaient répondu qu’avec un regard silencieux entre eux deux.

« Tu vois ? C’est comme je l’avais dit. »

« Je suppose que tu avais raison. Et bien je t’en remercie. S’il vous plaît, prenez soin de notre Yae comme vous le ferez pour vos autres mariées, Touya-dono. »

Ils baissèrent la tête devant nous et nous leur avions rendu le geste. J’étais plutôt content de voir que tout se passait bien. Je m’attendais à ce que ça se transforme en une situation du genre « Si tu veux ma fille, bats-toi contre moi ! ».

« Mais, je dois avouer... Je ne m’attendais pas à ce que vous deveniez noble, Touya-dono. Je ne m’attendais pas non plus à ce que ma Yae se marie dans la maison d’un monarque... la vie est certainement pleine de surprises ! »

Jubei avait exprimé honnêtement ses sentiments. Je ressentais à peu près la même chose que lui. Je n’aurais pas pu prévoir ce qui se passe actuellement il y a un an.

« Excusez-moi, Touya-san. Pourriez-vous nous conduire à Brunhild ? Je veux voir où ma fille va passer sa vie. »

« Hm ? Je ne suis pas contre, mais gardez à l’esprit que nous ne sommes pas encore très bien développés. »

Ça ne me dérangeait pas que la mère de Yae s’intéresse à l’endroit où vivra sa fille, alors j’avais accepté. Nous avions attendu que le frère de Yae rentre chez lui et je les avais tous emmenés avec moi. Ayane était aussi venue, car elle n’avait jamais jusqu’alors quitté Eashen.

« Bienvenue, Votre Altesse. »

« Bienvenue à la maison ! »

Cécile et Renne étaient venues nous accueillir à l’entrée du château. La famille de Yae commença à regarder autour d’elle l’intérieur du château, levant haut la tête pour tout regarder.

« C’est la famille de Yae. Ils vont visiter les lieux pendant un moment, alors s’il vous plaît, prenez bien soin d’eux. »

« Oh mon Dieu, la famille de Dame Yae... Par ici, s’il vous plaît. Je vais vous montrer vos chambres. »

Cécile les avait guidés un par un jusqu’à leur chambre. J’avais décidé que nous nous arrêterions pour déjeuner dans la salle à manger, puis que nous les emmènerions faire un tour de la ville. Mais il n’y avait pas grand-chose à voir. Le frère de Yae et son père préférerait probablement visiter nos terrains d’entraînement.

Comme je m’y attendais, ils me l’avaient demandé ! J’y étais allé avec eux deux, tandis que Yae faisait faire le tour de la ville à Ayane et Nanae.

Les nouvelles recrues de mon ordre de chevalier s’entraînaient avec un zèle mortel. J’étais content de le voir, parce que la seule chose que j’avais vue sur le terrain d’entraînement auparavant, c’était Lain et les autres se faire battre à plate couture par des hommes âgés.

Après un bref moment d’observation, Jubei et Jutaro avaient dit qu’ils voulaient participer à la formation. C’était tout à fait naturel, c’était après tout des membres de la famille de Yae, et c’était une folle de l’épée.

J’avais fait signe à Yamagata et je lui avais demandé de faire un match d’entraînement avec Jubei. J’avais pensé qu’un affrontement entre un ancien membre de l’élite des quatre de Takeda et le maître épéiste de la maison Tokugawa serait vraiment quelque chose de beau à voir.

Dès le début de la bataille, tout le monde avait été captivé par la démonstration stupéfiante de leur jeu d’épée. Même Jutaro, qui se tenait juste à côté de moi, était ravi en regardant ces lames dansantes.

J’avais regardé l’affrontement des deux pendant un moment, avant de les rappeler prématurément. De toute façon, il serait préférable pour la fierté des deux hommes que cela se termine par un match nul.

À la fin de la bataille, les chevaliers se mirent à crier autour de Jubei et le supplièrent de leur apprendre le maniement de l’épée. J’avais été ravi de les voir tous si désireux de s’améliorer.

Yamagata attira alors l’attention de Jutaro, qui le défia immédiatement. Après tout, le garçon n’avait pas pu résister à l’opportunité de se mesurer à un ancien membre de l’élite des quatre du clan Takeda.

Il n’était pas au même niveau que son père, mais le frère de Yae avait vraiment livré un combat incroyable contre le vieux Yamagata. Il était définitivement plus fort que Lain et les vice-commandants. Il avait été élevé avec une lame à la main et avait aussi connu la guerre. Si ce n’était pas un talent naturel affiné par l’expérience, qu’est-ce que c’était ?

Ils avaient donc rejoint les recrues chevaliers et commencèrent à s’entraîner, ce qui m’avait laissé un peu de temps libre. J’avais pensé les laisser sous la garde de Yamagata afin de rentrer pour m’occuper d’autres choses, mais j’avais quelques craintes à abandonner ceux qui étaient maintenant devenus mon frère et mon beau-père. J’avais décidé qu’il n’était pas raisonnable de partir immédiatement, alors j’avais attendu un peu.

Pendant que je m’asseyais sur le banc et que je les regardais s’affronter, Rebecca s’était approchée de moi pour me saluer.

« Vous avez du temps libre, Touya ? Oh, euh... je veux dire, mon seigneur, n’est-ce pas ? »

Elle parlait avec un sourire collé sur son visage. Je ne me souciais pas vraiment de la façon dont elle m’appelait, mais elle devrait absolument essayer d’agir de façon formelle avec moi devant les autres.

« Je ne m’attendais pas du tout à ce que tu viennes ici, Rebecca. Pour quelle raison es-tu venue ici ? »

« J’avais envie de rejoindre un ordre de chevaliers ducaux. Mais une femme a peu ou pas de chance de rejoindre un ordre sans sang noble, où sans amis haut placés. J’avais commencé ma vie d’aventurière afin de perfectionner mes compétences, puis j’avais sauté sur l’occasion quand j’avais vu cet avis d’embauche sans discrimination. »

C’était assez logique pour moi. Il y avait beaucoup de femmes parmi les candidats que j’avais eus. Apparemment, suite à l’invitation de Rebecca, Logan l’avait suivie, mais ils ne savaient pas que j’étais à la tête du pays.

« Mais Will n’est pas venu ? »

« Il est coincé dans l’ordre des chevaliers de Belfast, je crois. Le vice-commandant Neil a pris un réel plaisir en lui. En plus, Wendy habite là-bas, donc il n’y a aucune chance qu’il parte. »

Selon Rebecca, Wendy travaillait toujours au Lecteur Lunatique, Will y occupait donc souvent des postes de garde.

Il était un peu tard pour y réfléchir, mais je n’avais aucune idée de ce qui allait se passer avec ce café. Est-ce que le fait qu’il appartienne au dirigeant d’un pays étranger poserait un problème ? Je ne doutais pas que le roi de Belfast soit d’accord.

Je leur avais fait envoyer des rapports sur les recettes, les dépenses et les bilans mensuels par l’intermédiaire d’un miroir-portail. Je leur avais aussi livré de nouveaux livres tous les mois. Tout était très bien géré et le café semblait très populaire. Je me demandais si je devais envisager d’ouvrir une deuxième succursale à Brunhild.

« Aussi... J’ai une requête à vous adresser, Votre Altesse... »

« Une requête ? »

« Oui, vous voyez... on devrait avoir un équipement qui permettrait de nous identifier comme membres d’un ordre de chevalerie, non ? Comme une armure, un bouclier ou une épée distinctifs. Vous ne pensez pas qu’on devrait avoir quelque chose comme ça ? Quelque chose d’emblématique ? »

Rebecca avait fait sa proposition en rougissant légèrement. Elle avait soulevé un point auquel je n’avais pas pensé, à savoir que nous n’avions rien d’unique ou de distinctif. Les chevaliers de Brunhild seraient plus faciles à reconnaître s’ils avaient un équipement qui les mettait en valeur.

« Hmm... tu marques un point, Rebecca ! Ce serait super pratique si les citoyens pouvaient vous reconnaître comme membre de l’ordre des chevaliers en un coup d’œil. »

« Pour de vrai !? »

Rebecca sourit en applaudissant. On dirait que je l’avais frappée sur la tête. Elle avait cependant l’air trop excitée. Je supposais qu’elle avait toujours rêvé de rejoindre un ordre de chevalier. De plus, un chevalier stéréotypé avait l’air très cool et se distinguait des autres, je m’étais dit qu’elle voulait avoir ce genre d’apparence.

« Hmm... alors essayons. »

« Attendez, tout de suite ? »

J’avais pris un morceau de mithril de mon stockage magique, ignorant complètement le fait que Rebecca était totalement déconcertée.

J’avais utilisé un autre de mes sorts de confiance pour commencer à le façonner correctement. J’avais fait une armure typique des anime et des jeux de fantaisie, car je voulais que cette armure ait un style totalement différent des armures que l’on trouvait communément dans ce monde.

J’avais fait un plastron, un ensemble de protection d’épaule, des jambières et une minerve. J’avais demandé à Rebecca de l’enfiler, puis j’avais ajusté la taille pour l’adapter à sa forme. Je l’avais créé de telle manière à ce que cela lui permette de bouger librement, mais aussi de donner à la tenue un sentiment de féminité. Enfin, j’avais fabriqué un casque avec une visière transparente ayant un large champ de vision.

Je devais m’assurer qu’elle n’entravait pas le mouvement, alors j’avais demandé à Rebecca de faire divers mouvements tout en le portant. C’était du mithril, donc ça ne devrait pas peser bien lourd.

« C’est incroyable ! C’est comme si je portais du tissu ! »

Tandis que Rebecca se blottissait encore un peu plus dans l’armure, j’avais pris un fragment de Phrase et je l’avais transformé en une lame, un bouclier et un fourreau. J’avais ensuite chargé les objets avec une petite quantité de ma magie. J’avais aussi fait en sorte qu’une partie de la structure centrale de l’épée soit en mithril.

La quantité de magie que j’avais déversée dans l’épée et le bouclier les rendait plus résistants que le mithril lui-même. Je m’étais cependant assuré qu’elle n’était pas aussi tranchante que le Touka de Yae. Je ne voulais pas qu’on le vole et qu’on provoque un chaos absolu avec une lame incroyablement tranchante.

J’avais terminé en utilisant un autre de mes sorts fidèle pour réduire le poids de l’équipement. Et, juste comme ça, j’avais créé une épée de cristal et un bouclier.

Il était possible de fabriquer des armures en utilisant aussi des fragments de Phrase, mais elle sera alors transparente, j’avais donc décidé de ne pas le faire. J’avais ajouté des attaches pour que le bouclier soit porté dans le dos, et l’épée à la taille, et tout était terminé.

« Alors, comment est-ce ? »

« C’est vraiment incroyable ! » Rebecca leva triomphalement son bouclier et sortit sa lame. Le scintillement avait rapidement attiré l’attention de presque tout le monde, et nous avions rapidement été encerclés.

J’avais surpris Logan parmi les spectateurs et je l’avais appelé. Je l’avais ensuite utilisé comme modèle tout en prenant connaissance des réactions des autres chevaliers pour créer une variante masculine de l’armure. J’étais ensuite allé à l’atelier et j’avais fabriqué l’armure en série pour que tout le monde puisse la porter.

Seule la forme de la base avait été produite en série. J’avais dû appliquer les enchantements moi-même. Heureusement, j’avais pu tout faire d’un coup.

Je l’avais réglé pour que l’armure s’adapte intelligemment à la taille de la personne qui le porte. J’avais également ajouté un emblème à l’image de Brunhild [1], la jeune fille au bouclier germanique qui avait donné son nom à mon arme et à mon pays. Il était situé sur les boucliers.

J’avais fabriqué des armures spéciales et uniques pour le commandant, les vice-commandants et les capitaines d’escadron. Puis j’avais dû créer des armures sur mesure pour les hommes-démons de mon armée. Le vampire était d’accord pour porter l’armure standard.

C’était leur équipement de service, il serait donc préférable qu’ils ne l’utilisent pas pour s’entraîner. Leurs lames étaient faites de tessons de Phrase, de sorte que leur pouvoir magique finirait par s’épuiser s’ils l’utilisaient à mauvais escient, et ce ne serait pas bon...

J’étais retourné sur le terrain d’entraînement avec les armures avec moi. Tout le monde s’était précipité en avant, désespéré d’être le premier à mettre la main dessus. Ils avaient tous souri et avaient commencé à toucher le métal. Quand ils étaient tous équipés de leur armure assortie, ils avaient vraiment donné l’impression d’être un groupe de chevaliers ducaux.

Plus tard, en raison de leurs épées et de leurs boucliers, les chevaliers de Brunhild seront connus sous le nom de « l’Ordre à la Lame de Cristal ». Mais cette histoire sera pour un autre jour.

1https://en. wikipedia. org/wiki/Brunhild

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4 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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