Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : Améliorons le duché

Partie 4

C’était le jour de la sélection. Les personnes dont les numéros de tickets avaient été signalés par les subordonnés de Tsubaki et les chats n’avaient pas le droit de passer la porte du château. Bien sûr, certaines personnes traînèrent dans les parages, mais la plupart étaient rentrées chez elles de mauvaise humeur, se plaignant à eux-mêmes de ce qu’ils auraient pu faire pour aider le pays. Ainsi, une cinquantaine de personnes avaient été rejetées, ce qui laissait environ neuf cent cinquante personnes. Il n’y avait donc eu qu’un vingtième des candidats de recalé. Ce n’était pas suffisant.

Les candidats s’étaient rassemblés dans le terrain d’entraînement du château. Je me tenais sur la scène construite à la hâte aux côtés de Lain, Norn, Nikola, Baba et Yamagata. Elze, Linze, Yae, Yumina, Lu, et Tsubaki attendaient tous dans les coulisses à côté de la scène.

J’avais utilisé mon sort Néant [Enceinte], ce qui avait fait briller les côté de la scène comme des symboles magiques se dirigeant vers les galeries.

Ces deux symboles magiques, d’une trentaine de centimètres de diamètre, flottaient dans le ciel alors qu’un autre symbole plus petit apparaissait devant ma bouche. Tout ce que je dirais dans celui-ci s’écoulerait dans les plus grosses enceintes avec un volume amplifié.

« Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter à tous la bienvenue dans le Duché de Brunhild. Je suis Mochizuki Touya, le grand-duc. Nous sommes sur le point de procéder à la sélection pour voir qui se joindra à mon ordre de chevalier ducal. Mais laissez-moi être franc avec vous tous, nous ne payons pas beaucoup. En tant que chevaliers, non seulement vous défendrez ce duché, mais vous aurez de nombreux autres rôles à remplir. Comme vous pouvez le voir avec les hommes-bêtes derrière moi, votre race ou votre position sociale ne vous rendra pas service ici. Je ne demande qu’à ceux qui sont d’accord avec ce que j’ai dit de rester ici. »

Je l’avais ainsi déclaré, et les requérants avaient commencé à marmonner entre eux. Finalement, plusieurs d’entre eux étaient sortis par la porte du château. Je ne m’attendais pas à ce que tout le monde restait après ça. S’ils n’étaient pas d’accord avec ce que j’avais dit, j’aurais préféré les voir partir immédiatement.

« Dans ce cas, je veux que vous me montriez tous votre force. S’il vous plaît, sortez par la porte, et faites un tour autour des douves du château. »

Une expression de perplexité était apparue sur les visages de la foule lors de ma dernière déclaration. La distance autour du château était d’environ deux kilomètres. Ils pensaient probablement que la distance était trop petite pour tester la force.

« Peu importe aussi que vous arriviez en premier ou en dernier. J’aimerais que vous le fassiez à votre propre rythme. Ceux qui trouvent cela trop difficile et qui veulent abandonner doivent enlever l’insigne qu’il porte. Vous serez téléporté ici et autorisé à partir. Cela dit, commençons ! »

Au fur et à mesure que les requérants commençaient à déposer leur demande, j’avais lancé ma magie.

« [Gravité]. »

« Argh !? »

Tout le monde s’était effondré au sol sous son nouveau poids.

« J’ai utilisé la magie du poids sur vous tous. Veuillez compléter la course dans ces conditions. Si vous voulez abandonner, faites ce que je vous ai dit tout à l’heure et enlevez votre badge. Vous serez alors téléporté ici. »

Les candidats avaient commencé à se lever un par un, puis ils sortirent lentement par la porte. Ils n’allaient pas tout à fait à la vitesse d’un escargot, mais c’était beaucoup plus lent que la vitesse de marche normale.

Je ne les avais pas rendus trop lourds pour qu’ils ne puissent pas bouger. Ils devraient donc toujours pouvoir marcher correctement, mais il leur faudra une force incroyable. J’avais aussi envoyé les ninjas pour surveiller tout le monde, au cas où quelqu’un tenterait de se faufiler, ou tomberait accidentellement dans les douves.

« Leur position n’a pas d’importance ? »

« Hmm... J’en tiendrai compte, mais ce test n’a pas pour but de voir leur force physique. »

J’avais répondu à la question de Laim. Je serai certainement en mesure de déterminer à quel point ils seront forts dans ce domaine. Mais ce n’était pas ce que je voulais savoir.

« Si ce n’est pas un test de force physique, alors c’est quoi ? »

« Un test de volonté. »

« Leur volonté ? »

Je voulais voir à quel point ils étaient motivés. Quiconque abandonnait immédiatement ne nous serait d’aucune utilité. Ce seront les premiers à abandonner quand les choses deviendront difficiles. Et cela pourrait nous mettre tous en danger.

Après un certain temps, j’avais l’intention d’envoyer des secours à ceux qui n’étaient pas revenus. Mais quiconque abandonnera avant cela sera instantanément disqualifié. Toute personne qui, à ce moment-là, s’efforcerait encore d’atteindre cet objectif serait considérée comme un candidat retenu et passerait à l’étape suivante.

J’étais en train d’expliquer tout cela à Laim quand des gens commencèrent à se téléporter, après avoir abandonné. C’était beaucoup trop tôt ! Mettez-y au moins un peu de bonne volonté !

J’avais retiré [Gravité] d’eux, et j’avais utilisé [Rafraîchissement] pour restaurer leur force avant de les renvoyer rapidement chez eux. Hm, combien en restait-t-il...

On avait commencé avec neuf cent cinquante, mais il n’en restait plus que quatre cent cinquante !? Cela signifiait que la moitié d’entre eux avaient déjà abandonné !

Les premiers à arriver étaient tous des hommes-bêtes et des hommes-démons qui avaient naturellement des corps renforcés, mais ce n’était pas très important ici. Tant qu’une personne avait la force mentale de continuer sans abandonner, elle passait. Quelle que soit la raison pour laquelle ils avaient abandonné qu’ils croient que leur emploi consisterait uniquement à faire du lèche-vitrines ou qu’ils se soient rendu compte de leur propre manque de force, cela ne me concernait pas non plus. J’avais quand même apprécié leurs efforts.

Après un certain temps, j’avais utilisé la magie du rétablissement sur tous ceux qui luttaient encore. J’avais aussi jeté mon sort sur tous ceux qui avaient réussi à passer l’épreuve.

Maintenant, passons au prochain test.

« Ensuite, nous allons passer à l’examen de compétences pratiques. Vous pouvez utiliser les armes que vous préférez. Quiconque parviendra à me vaincre dans les trente minutes qui suivent sera qualifié. J’utiliserai cette épée en bois. Vous pouvez commencer. »

J’avais déclaré le début de l’épreuve et je pris mon épée de bois, mais pas une seule personne n’avait foncé vers moi. Je me disais à quel point c’était bizarre qu’ils ne fassent rien, quand quelqu’un s’était finalement levé timidement.

« Dans quel ordre sommes-nous censés vous attaquer ? »

Ahh, c’était donc ça.

« Ça n’a pas d’importance. Vous pouvez tous m’attaquer en même temps. Donnez tout ce que vous avez, par tous les moyens. »

Ils auraient pu penser que je me moquais d’eux, parce qu’ils commencèrent tous à me charger en même temps, leurs armes fétiches en main.

« [Accélération]. »

J’avais utilisé ma magie accélératrice pour me glisser entre eux, et je commençais à frapper les candidats non protégés avec mon épée. Étant donné le grand nombre de personnes, elles avaient continué à affluer vers moi. Mais j’avais continué à esquiver, et à frapper quand j’en avais l’occasion.

Je m’étais fait un point d’honneur de ne pas attaquer quelqu’un qui maintenait une garde ferme. Au cours de ce test, Baba, Yamagata, Elze et Yae avaient jugé les compétences des participants. S’il était déterminé et qu’ils se situaient au-dessus d’un certain niveau, leur nombre était alors enregistré. Je me sentais mal à l’aise pour les gens que je voyais clairement ne pas être à ce niveau, mais je les frappais quand même. Cela signifiait qu’ils avaient échoué.

Il m’arrivait à l’occasion d’être attaqué, mais [Accélération] rendait ça insignifiante. Finalement, la moitié des gens étaient tombés, et les autres se tenaient encore debout, hors de souffle, autour du champ.

« C’est assez. Fin ! »

Laim avait annoncé la fin du test. Et avec ça, tout le monde s’était effondré au sol. Je m’étais aussi rappelé que j’avais vu quelques personnes que j’avais reconnues pendant la bagarre.

J’avais jeté un coup d’œil sur eux deux, qui était aussi effondré sur le sol. Ha ! Wôw, c’était Rebecca et Logan.

C’étaient les deux aventuriers que j’avais rencontrés dans le désert de Rabbi. Aux dernières nouvelles, ils gardaient encore mon café de lecture à Belfast. Je me demandais ce qui les avait amenés ici. Ils avaient tous les deux remarqué mon regard et m’avaient fait un petit signe de la main. Je voulais leur parler, mais il y avait beaucoup trop de monde. Je ne voudrais pas qu’ils sachent que je connaissais ces candidats. Ils pourraient commencer à penser que j’allais leur accorder un traitement de faveur.

J’avais jeté la magie de rétablissement sur tout le monde, et j’avais pris les notes de Baba et des autres.

« Je vais maintenant vous donner les résultats. Ceux dont je vais lire les numéros viendront par ici. Si je ne lis pas votre numéro, je m’excuse, mais vous avez échoué. S’il vous plaît, sortez par les portes du château. Je vais maintenant commencer. Nombres trois, quatorze, vingt et un... »

Il ne restait plus qu’une centaine de personnes. Les gens que j’avais attaqués avaient évidemment échoué, mais ceux qui n’avaient pas essayé de m’attaquer également. C’était leur chance de montrer leurs propres capacités, donc c’était logique.

Pour information, Rebecca et Logan avaient réussi à passer. Et comme ce n’était pas moi qui avais décidé ça, ce n’était pas comme si je leur avais accordé un traitement de faveur.

Nous avions considérablement réduit leur nombre... Maintenant, il devrait y en avoir assez pour la phase d’entretien.

Nous avions emmené les candidats retenus au château et nous nous étions dirigés vers la caserne des chevaliers. Laissant les candidats dans une seule pièce, nous avions commencé à préparer celle qui se trouvait à côté pour les entrevues. Ceux qui devaient mener ces entrevues devaient être moi-même, Laim, Yumina et une autre personne. Je l’avais appelé au duché, car son aide était nécessaire.

« Désolé de vous avoir fait venir ici. Votre aide sera très appréciée. »

« Oh non, ce n’est rien. Je vous dois déjà beaucoup plus que ce que je ne pourrai jamais vous rembourser. »

Son Éminence le Pape me répondit en souriant. J’avais contacté la théocratie Ramissh pour demander de l’aide. Ses gardes, plusieurs paladins sacrés, l’attendaient aussi au fond de la salle. Nous allions réaliser ces interviews en utilisant la capacité du pape à voir à travers les mensonges, et la capacité de Yumina à voir leur vraie nature.

Sa Sainteté était un peu célèbre, alors j’avais utilisé [Mirage] pour dissimuler son apparence. Quand je l’avais fait, elle m’avait demandé de la faire paraître jeune. Puisqu’elle aurait l’air d’une autre personne, je ne pensais pas que ça comptait vraiment... Mais je supposais que le cœur d’une femme pouvait être compliqué et capricieux.

« Très bien, appelez-les par groupe de cinq. »

Nikola avait quitté la pièce, il était revenu avec cinq candidats. Il y avait deux hommes-bêtes et trois humains. Je leur avais demandé de s’asseoir dans les chaises au centre de la pièce.

« Si vous pouviez tous donner vos noms, votre âge et votre lieu de naissance, de gauche à droite. »

Laim et moi avions commencé à poser des questions plutôt inoffensives alors que Yumina vérifiait leur vraie nature.

Chaque fois que nous posions une question, Sa Sainteté serrait ou ouvrait la main gauche. C’était un signal que nous avions mis en place à l’avance. Si elle ouvrait sa main à plat, cela voulait dire qu’ils disaient la vérité. Mais si elle serrait fermement son poing, cela voulait dire qu’ils mentaient. J’avais continué à poser des questions en observant cela.

Le fait de mentir ne vous disqualifiait pas immédiatement. Il y avait des choses dont les gens ne voulaient pas parler, et des choses qui pourraient être dangereuses si elles étaient révélées. Mais je ne pouvais pas faire confiance à quelqu’un qui mentirait sur tout et n’importe quoi.

Cela ne signifiait pas non plus que les gens qui répondaient honnêtement à des questions telles que « Qu’est-ce qui est le plus important, vous ou votre pays ? Qu’est-ce que vous feriez si vous étiez riche ? » étaient automatiquement sélectionnés.

Une fois l’entrevue terminée, nous avions permis aux cinq candidats de quitter la salle avant que Yumina ne commence à parler.

« Nous devrions rejeter les personnes en troisième et cinquième position à partir de la gauche. Je crois qu’ils avaient des intentions malveillantes dans leur esprit. »

« Ils ont en effet dit beaucoup de mensonges. Ils avaient cependant de merveilleux visages impassibles. »

« Visages impassibles... ? Ahh, tu veux dire la technique où tu empêches ton adversaire de lire ton expression pendant les parties de cartes. »

Pour l’instant, nous avions décidé de rayer ces deux personnes de la liste, et Nikola avait appelé les cinq prochaines. On va devoir faire ça vingt fois ? Quelle plaie... !

« Ahh, je suis épuisé... ! »

Nous avions enfin fini les entretiens, ce qui signifiait que ma tête pouvait s’écraser sur le bureau. Si vous me le demandiez, je vous dirais que se battre contre beaucoup de gens était beaucoup plus facile.

Nous avions fini par avoir affaire à quelques personnes qui avaient menti en souriant comme si de rien n’était. Ça m’avait fait un peu flipper. Pourtant, il semblerait que la capacité de discerner les mensonges de la vérité soit en réalité un fardeau.

« Je fais de mon mieux pour ne pas l’invoquer trop souvent. Parfois, il vaut mieux ne pas savoir. »

Son Éminence avait raison. Si vous passiez votre vie à mettre tout le monde complètement à nu, vous pourriez finir par vous méfier des gens en général. J’espérais qu’elle n’en ferait pas un peu trop. J’avais décidé de l’inviter à dîner plus tard pour m’excuser.

Après avoir exclu les candidats disqualifiés, il me restait soixante-quatre candidats. C’était juste un peu plus que prévu, mais j’étais d’accord pour les accepter tous.

Il y avait trente-sept hommes et vingt-sept femmes. En fait, il y avait plus de femmes que je ne l’avais prévu.

Cependant, c’était probablement parce que les ordres des chevaliers des autres pays ne permettaient pas aux femmes de se joindre à eux. Mon tract avait précisé que le sexe, la croyance ou la race n’avaient pas d’importance, alors, naturellement, quelques dames talentueuses avaient fait leur chemin jusqu’à mon duché.

C’était précisément la raison pour laquelle Rebecca était venue à Brunhild. Logan était aussi venu, disant qu’il cherchait un travail stable. J’avais demandé s’ils avaient l’intention de se marier, mais ils m’avaient tous les deux crié dessus à l’unisson avec surprise. Apparemment, ils sortaient avec quelqu’un d’autre. Tu parles d’une situation embarrassante...

Vingt-deux des candidats étaient des hommes-bêtes et des hommes-démons. Je pouvais comprendre qu’il y ait tant d’hommes-bêtes qui vinrent, parce que mon trio commandant était aussi des hommes-bêtes, mais le nombre d’hommes-démons m’avait définitivement ébranlé.

Les hommes-démons étaient une espèce typiquement bipède et d’apparence semblable à celle des humains. Mais même s’ils étaient généralement considérés comme semi-humains, ils étaient pour la plupart beaucoup plus proches des monstres conventionnels. Les membres de leur race comprenaient des vampires, des lamias, des ogres et des alraunes. Ils étaient tout à fait capables de communiquer et ils étaient tout aussi intelligents que les humains, même s’ils avaient tendance à garder leurs distances avec la race humaine.

Comme on pouvait s’y attendre, il y avait beaucoup de préjugés et de discrimination contre les hommes-démons à travers le monde. Plusieurs pays opprimèrent même activement les membres de leur espèce, dont la théocratie Ramissh avant sa réforme.

Les entretiens avec les hommes-démons étaient particulièrement stricts et approfondis en raison du potentiel de méfiance ou de leur mauvaise volonté envers l’humanité. Mais les cinq qui avaient réussi avaient été approuvés entièrement par les yeux mystiques de Yumina. Sa Sainteté le pape avait également déterminé qu’ils étaient tous honnêtes. Ils souhaitaient tous réellement vivre parmi les humains, alors je les avais acceptés. Il y avait un vampire, un ogre, une alraune et deux lamias.

En passant, le candidat vampire ressemblait à un vampire stéréotypé, mais il semblait que cela ne lui dérangeait pas de ne pas boire de sang. Apparemment, chez les vampires, le sang était perçu comme quelque chose de similaire à la façon dont les humains voyaient l’alcool et les cigarettes. Certains aimaient en prendre, mais d’autres n’y voyaient aucun intérêt, ou bien même le détestaient. Le vampire qui avait rejoint nos rangs avait déclaré qu’il était en fait plutôt mal à l’aise avec le sang. C’était assez choquant, vu que selon mes propres convictions, un vampire avait une faim insatiable.

J’avais commencé à me demander comment mes chevaliers ducaux allaient finir par travailler. Il y avait quelques détails à prendre en compte, comme la disposition des équipes, mais nous avions certainement une pléthore de personnages très divers dans nos rangs. Cela ne me dérangeait pas, cependant, car il me semblerait que les choses seront plus amusantes ainsi.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Un s oublié en début de chapitre :

    J’avais utilisé mon sort Néant [Enceinte], ce qui avait fait briller les côté(s) de la scène comme des symboles magiques se dirigeant vers les galeries.

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