Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : Améliorons le duché

Partie 2

Pour une raison ou une autre [Rétablissement] ne m’avait pas soulagé la nausée. Quand Baba s’était soûlé au saké, j’avais essayé de faire une sorte de test grandeur nature. Ça l’avait tout de suite dessoûlé, ce que j’avais trouvé hilarant. D’un autre côté, je supposais qu’être ivre de saké et étourdi par le mal des transports étaient deux choses différentes. Au fait, le vieux Baba avait commencé à boire de l’alcool juste après qu’il fut dessoûlé.

« Y avait-il d’autres problèmes ? »

« Non, c’était plutôt bien. J’ai cependant eu super froid quand je suis monté très haut... » Maintenant que j’y pensais, je pourrais probablement utiliser [Censure] pour nier le froid. Mais l’atmosphère était beaucoup trop mince là-haut, et ce n’était pas comme si je cherchais à explorer l’espace.

J’avais levé la tête et je m’étais assis correctement, je n’avais pas l’intention de l’utiliser comme oreiller à genoux pour toujours. Hm, ce genre de choses était devenu moins embarrassant dernièrement. En ce moment, nous ressemblions probablement à l’un de ces couples d’amoureux calmes, hein...

« Hé, Touya... Tu crois que tu pourrais utiliser cette magie sur moi ? Est-ce que je pourrais voler ? »

« Non, je ne pense pas que ce soit possible. Je ne peux pas utiliser ma magie de cette façon. Tu ne peux pas utiliser [Accélération] sur Linze, n’est-ce pas ? C’est la même chose. »

« Je suppose que oui... »

Elze poussa un soupir triste. Je crois qu’elle voulait voler avec moi.

« Tu devrais pouvoir voler si je te tiens dans mes bras. »

« A-Ah, c’est... assez embarrassant. »

Elze devint rouge de betterave et regarda nerveusement vers le bas. Donc cela ne te gêne pas que je mette la tête sur tes genoux, et tu es gênée quand je veux te prendre dans les bras ? Je ne comprenais pas ce qu’étaient ses critères !

« Tu pourrais peut-être voler à mes côtés si j’utilisais aussi [Lévitation], mais tu ne pourras pas voler librement dans ce cas. »

J’avais essayé de faire flotter Elze avec un de mes nouveaux sorts. Elle avait été prise par surprise et avait essayé de s’agiter, ce qui était un peu drôle. Après qu’elle se soit calmée, j’avais essayé de la faire léviter. Comme prévu, elle s’était arrêtée à l’endroit où mes bras pouvaient l’atteindre.

« [Vol]. »

J’avais utilisé mon sort de vol après ça. Comme je m’envolais, Elze s’envolait aussi avec moi. J’avais trouvé la solution. Je serais capable de faire voler les gens de haut en bas en fonction de ma propre position dans les airs. Tant que j’y prêtais attention, je pourrais utiliser [Lévitation] pour faire voler les gens à mes côtés.

J’avais pris soin de tout entretenir, et je m’étais envolé vers le balcon du château. Ouais, pas de problème ! Elze tituba et posa sa main sur sa poitrine, poussant un soupir de soulagement.

« C’était effrayant ! Je ne suis toujours pas habituée. Après tout, peut-être que je n’ai pas besoin de voler... »

Heh, c’était amusant. Mais je pouvais comprendre. Ses mouvements étaient hors de son contrôle, et si elle tombait de cette hauteur, elle mourrait à tous les coups.

Cela mis à part, ma mission était terminée. Ce nouveau sort avait changé un peu la donne pour moi. Des créatures comme la Phrase en forme de Manta n’auront plus de supériorité aérienne sur moi.

« Je vais encore voler. »

« OK, ne sois pas malade cette fois. »

Elze m’avait fait signe de partir, et j’avais fait le tour du château plusieurs fois. Après ça, j’avais traversé la route. En regardant la ville d’en haut, il était facile de voir à quel point elle avait été considérablement agrandie. Pour être tout à fait honnête, c’était un spectacle très émouvant.

Pourtant, cela ressemblait plus à un quartier commerçant qu’à une ville entière... Je m’étais posé dans une ruelle, où j’avais remarqué quelques enfants jouant avec des toupies.

« Uwaaah !? Milord !? Quelle surprise ! »

« Vous venez de descendre du ciel !? »

« C’est incroyable ! »

C’était un peu réconfortant de voir les enfants m’admirer. Je ne voulais pas qu’ils me vénèrent trop fort.

« Quoi !? Oserez-vous penser qu’une putain d’excuse suffit ? Après avoir traité un client comme ça !? »

Une voix masculine grossière résonnait de l’autre côté de la rue. J’avais regardé d’où cela venait, et il semblerait qu’il y avait de l’agitation dans un café.

Deux grands hommes se tenaient sur le patio du restaurant. Ils ressemblaient à des militaires. Plus importants encore, ils harcelaient une serveuse.

« Regarde-moi ça ! Il y a une putain de mégot de cigarette dans ma nourriture ! Comment peux-tu espérer que je vais payer pour ça !? »

« Tu ferais mieux de nous dédommager, salope ! Et si on le mangeait !? Et si on avait mal au ventre !? Heureusement qu’on était attentifs, compris !? »

Ces types étaient des ordures. On aurait dit des escrocs. Il ne faisait aucun doute qu’ils mentaient.

J’étais allé dans le restaurant et j’avais parlé à la serveuse.

« Quelque chose ne va pas ici ? »

« Ces deux messieurs disent qu’il y a un mégot de cigarette dans leur nourriture, mais... aucune des personnes travaillant ici ne fume, donc je ne comprends pas ! »

« Vous entendez ça, les gars ? On dirait que vous vous trompez. Êtes-vous sûrs qu’aucun de vous ne l’a laissé tomber dans la nourriture par erreur ? » La serveuse se tenait derrière moi, et j’avais gonflé ma poitrine. Les deux hommes me lancèrent des poignards avec leurs yeux.

« Hein ? Qu’est-ce que ça peut te faire, connard ? Tu nous regardes de haut, morveux ? Qui diable es-tu ? »

« Ouais, petit merdeux. Tu veux un billet de première classe direction le cimetière ? Avance, connard. »

Les deux hommes se rapprochèrent tout en se faisant craquer les articulations. Eh bien. J’allais pouvoir m’amuser un peu.

J’avais touché les hommes sur leurs bras, je les avais poussés et ils tombèrent facilement. Ils s’étaient envolés du restaurant et avaient atterri au milieu de la route.

« Ghuh !! »

« Aghagh !! »

Ils volaient assez facilement, mais c’était parce que j’avais réduit leur poids avec [Gravité]. Ni l’un ni l’autre ne semblaient comprendre ce qui venait de se passer, mais ils m’avaient quand même attaqué. L’un brandissait une hache, l’autre tenait une épée.

« [Glissade]. »

« Augh ! »

« Argh ! »

Les deux hommes s’étaient écroulés. Puis, j’avais utilisé [Gravité] pour les calmer. Ils étaient complètement immobilisés par l’augmentation de leur propre poids corporel, alors je m’étais promené, j’avais souri et je m’étais accroupi près d’eux.

« A-Augh... c-comm... ! »

« J’aimerais vraiment que vous ne causiez pas d’ennuis dans mon pays. Je ne peux pas vraiment négliger ce genre de choses, étant donné que c’est moi qui dirige le royaume ici. Compris ? »

Les deux hommes se regardèrent choqués, leurs expressions changeant en peur. La surprise qui couvrait leurs visages prouvait qu’ils comprenaient qui j’étais. Bah, ces gars sont vraiment chiants. Que devais-je en faire ?

En fait, nous n’avons pas encore de prison ? Je supposais que je devrais profiter de l’occasion pour en créer une.

J’avais sorti plusieurs pièces de fer de [Stockage] et j’avais créé des cellules de prison de taille décente. Après ça, j’avais appliqué quelques enchantements, et un [Programme]. Puis, après les avoir dépouillés de leur équipement, j’avais jeté les deux hommes à l’intérieur.

J’appelais ça une prison, mais c’était juste une boîte en fer avec un mur transparent. Il n’y avait pas de barreaux non plus. Mais je n’étais pas un monstre. Je mettrais des trous d’aération dans le plafond !

Maintenant, commençons la punition ! Dès que la porte s’était refermée, ils avaient commencé à crier et à hurler. Du moins, on aurait dit que c’était ce qu’ils faisaient. J’avais insonorisé la cellule. Ils couraient tous les deux à l’intérieur de la prison, se bouchant les oreilles et hurlant dans ce qui ressemblait à un inconfort extrême. Malgré l’agitation qui y régnait, pas un seul son ne s’était échappé. J’avais après tout enchanté la cellule avec [Silence].

« Seigneur... Qu’est-ce qui se passe là-dedans ? »

« Hmm, juste un petit cours intensif. »

« Euh, du bruit ? »

« Il y a un son qui retentit là-dedans, à la même fréquence que des craies qui grinçaient d’un tableau noir, où qu’une fourchette qu’on grattait contre une assiette. Encore, encore et encore, encore et encore. »

« Oh mon Dieu... »

La serveuse se glissa un peu en arrière, un soupçon de peur obscurcissant ses yeux pendant qu’elle me regardait, et puis le sol. C’est quoi son problème ?

Finalement, les gardes étaient arrivés en courant. Je leur avais donc remis la clé, placé la prison sous bonne garde et leur avais dit de laisser sortir les gars chaque fois qu’ils le jugeaient approprié.

En voyant cette agitation, j’avais réalisé qu’il y avait beaucoup plus à faire dans mon pays. Je dois absolument améliorer les défenses et l’infrastructure de l’ordre public... Je devrais peut-être enfin établir mon ordre de chevalier.

Je m’étais envolé vers le château, en réfléchissant à ma prochaine action.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

    Adepte de la torture à ce que je vois ....

  2. Merci pour le chapitre.

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