Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 3 – Partie 5

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Chapitre 3 : Dieu veille toujours

Partie 5

Dès le commencement, leur religion était inhabituelle. Bien qu’elle existait depuis mille ans, elle était restée essentiellement contenue dans leur propre pays. Même si l’on considérait que la magie de ce monde rendait presque impossible la détermination d’un véritable « miracle divin », le fait que leur religion se soit à peine répandue était tout à fait suspect.

Si je devais utiliser la magie de guérison dans mon propre monde, une nouvelle religion pourrait surgir du jour au lendemain. Il y aurait sûrement des détracteurs qui me qualifieraient d’escroc, bien sûr, mais il n’en demeurerait pas moins que j’aurais guéri les blessures d’une personne, ce qui l’amènerait au moins à croire en moi. Cependant, dans ce monde, le plus qu’on puisse obtenir, c’était quelques remerciements, cela ne serait certainement pas considéré comme un miracle divin. C’était la nature de la magie. C’était comme ça que ça se passait ici.

Ils l’appelaient une religion, mais en vivant dans ce pays, vous seriez naturellement entouré et surpassé en nombre par les dévots, et, partout où vous regarderiez, ils ne vous laisseraient pas d’autre choix que de suivre leur exemple. Il ne s’agissait pas de savoir si vous croyiez vraiment en dieu ou non, on avait plutôt à faire ici à une forme de contrôle mental.

Il était important de noter qu’aucun pays n’avait formé une alliance avec Ramissh. Ce pays, ou plutôt le terrain sur lequel le pays reposait devaient sans doute cacher quelque chose.

Si l’on prenait Belfast comme point de comparaison, les gens de Belfast avaient plus placé leur foi dans les fées que dans les dieux. Les gens qui avaient rencontré des fées se trouvaient ici et là, mais personne ne prétendait avoir rencontré un Dieu. Selon le Dieu que je connaissais, les fées étaient comme des serviteurs des dieux, ou quelque chose comme ça.

En tout cas, il était inutile de comparer cette religion à celles de mon ancien monde. Je ne savais même pas si cette planète était ronde comme la Terre.

Comparée aux religions que je connaissais, celle-ci était évidemment différente et terriblement déformée. Il ne me semblait pas qu’elle soit destinée à conduire les gens au salut, ou même simplement à offrir une certaine tranquillité d’esprit. Tout ce qu’ils m’avaient dit, c’est qu’ils haïssaient tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux.

Venir moi-même dans ce pays n’avait fait que renforcer cette impression. Il y avait certainement des choses que ce pays voulait cacher.

« ... Et c’est pour ça que je me suis laissé capturer exprès. »

« Je... vois. »

J’avais expliqué ma stratégie à Kohaku alors que nous étions assis ensemble dans une cellule de la prison souterraine. Je jure que je n’essayais pas seulement de sauver la face. Après mon accès de colère, j’avais été étiqueté comme étant un méchant de manière unilatérale. Naturellement, je serais capable de rassembler des preuves après avoir été capturé. ... C’était à tous les coups mon plan, ouais.

« Dans ce cas... qu’as-tu l’intention de faire maintenant ? »

« ... Qu’est-ce que tu crois que je devrais faire ? »

Kohaku me regardait, les yeux remplis de doute. Je plaisantais, c’était une blague !

« Pour l’instant, la sécurité de Phyllis passe en premier. Après ça, on rassemblera des infos. Allons-y. »

La prison souterraine n’était pas particulièrement grande, ni particulièrement lumineuse. Elle était cependant solide. Les murs de pierre qui nous entouraient avaient tenu bon. Était-ce donc ce genre d’hospitalité que vous vouliez donner à un monarque voisin !? J’avais trouvé tout cela un peu excessif. Je me demandais s’ils allaient me traiter comme si j’étais un mécréant qui s’était fait passer pour le grand-duc de Brunhild.

Si c’était le cas, ils pourraient finir par vouloir sérieusement m’exécuter. Et si quelqu’un de mon pays venait enquêter, il pourrait toujours me cacher ici et leur dire que je n’étais pas présent sur leur territoire.

Ouaip, on ferait mieux de s’évader.

« [Mirage]. »

J’avais créé une image illusoire de Kohaku et de moi-même, et je l’avais placée dans un coin de prison miteux. Après tout, je ne voulais pas qu’ils pensent qu’on s’était échappés.

J’avais envisagé d’utiliser [Porte], mais ils avaient placé une barrière empêchant ce genre de magie. Ce stupide prêtre chauve les avait probablement prévenus. Mais ce n’était pas grave, il y avait après tout d’autres moyens de s’échapper.

« Oh, c’est vrai... mieux vaut se cacher... »

J’avais utilisé [Invisibilité], un sort très pratique qui pouvait rendre Kohaku et moi-même invisibles. On pouvait se voir, mais personne d’autre ne pouvait nous voir.

J’avais ensuite utilisé [modélisation] pour défaire les barreaux de la prison et faire ma grande évasion. Naturellement, j’avais restauré les barres pour qu’elles retrouvent leur aspect d’origine après notre sortie.

J’avais grimpé un escalier étroit et je m’étais retrouvé dans un passage en pierre, bordé de portes. De l’autre côté, il y avait encore plus d’escaliers qui montaient. Nous étions encore dans la section souterraine, donc les gardes étaient sûrement un peu plus loin.

Chaque porte était marquée d’un numéro, celle que je venais de quitter était clairement la cellule numéro quatre.

« Recherche cartographique. Phyllis Rugit. »

« Compris. Recherche terminée. »

Mon smartphone avait projeté une petite carte et m’avait indiqué son emplacement, il me semblait que c’était la cellule numéro huit.

J’avais fermé ma carte. Même si mon Smartphone était caché par ma magie, l’image qu’il avait projetée était bien visible. Ce serait mauvais si quelqu’un s’en rendait compte.

J’avais ouvert la cellule numéro huit et j’avais lentement descendu les escaliers dans le sous-sol.

Au bout d’un moment, les escaliers ne descendirent plus, et j’avais vu Phyllis de l’autre côté de la pièce miteuse. Dieu merci, elle est toujours en vie... Elle n’a pas non plus l’air blessée.

J’avais vite remarqué une autre personne dans la pièce, allongée sur le sol. Elle n’était pas seule.

« Phyllis... Phyllis... »

Je ne voulais pas être trop bruyant, alors je l’avais appelée doucement. Après quelques instants, Phyllis releva lentement la tête.

« ... Qui est là ? À qui appartient cette voix ? »

Phyllis commença à regarder autour d’elle, l’anxiété peinte sur son visage. J’avais oublié que j’étais invisible.

J’avais défait le sort et je m’étais révélé à elle.

« Votre Altesse le grand-duc !? »

J’avais complètement ignoré sa surprise et j’avais ouvert les barreaux avec mon sort. Je m’étais tourné sur le côté et je m’étais glissé dans la cellule avec elle. Attends une seconde, cette prison n’était-elle pas un peu plus grande que la mienne ! Était-ce une forme de discrimination ? Étais-je opprimé ?

« De tous les endroits du monde, pourquoi êtes-vous ici !? »

« Je suis venu t’aider, bien sûr ! Je me sentais un peu responsable de cet ordre d’exécution ! »

« N,Non, Grand-Duc, s’il vous plaît ! Ce n’est pas de votre faute, c’est la mienne... ! »

« Chut, tu fais trop de bruit ! »

J’avais serré ma main sur la bouche de Phyllis.

... C’est... C’est bon ? Les gardes croiront peut-être qu’elle parlait toute seule... J’espère qu’ils ne se méfieront pas... Au moins, je n’entends personne venir...

« Phyllis, qui est cette personne endormie là-bas ? C’est une amie ? »

« Cette personne... ou plutôt... cette femme... est Sa Sainteté le pape, Elias Altra... »

« Pardon !? »

J’avais soudainement exprimé ma surprise, et je m’étais instinctivement couvert la bouche.

Le pape de tout un peuple !? Mais attendez, ça ne pouvait pas être vrai... Et la vieille bique que j’avais rencontrée tout à l’heure avec les yeux perçants !? Cette femme avait l’air complètement différente. J’avais regardé de plus près son visage, et ce n’était effectivement pas la même personne. Elle avait à peu près le même âge, mais le visage de cette femme endormie était beaucoup plus gentil et plus doux.

« Attends, c’est Elias Altra !? Alors qui ai-je rencontré plus tôt ? »

« Il est plus probable que vous ayez rencontré une personne complètement différente. Avait-elle l’air d’avoir le même âge, mais avec un regard plus perçant ? »

« Ouais, je suppose que c’est effectivement cela. »

« Alors c’était probablement le cardinal Kyurei... C’est la sœur aînée du cardinal Zeon. »

C’était donc la sœur de cet agaçant moustachu. Hm, mais ça ne collait pas... On aurait dit qu’ils avaient préparé un faux pape et m’avaient donné une fausse audience avec elle ! Pour moi, cela signifiait qu’ils étaient bien complices. Cela commençait à ressembler à une grave conspiration criminelle.

« Désolé, j’ai un peu de mal à suivre ici... Peux-tu tout me raconter depuis le début ? »

Selon Phyllis, après son retour chez elle et son rapport au pape et aux autres, tout avait mal tourné. Les cardinaux étaient furieux contre elle, car elle avait dénié leur Dieu et s’était opposée à leur doctrine. Immédiatement, ils avaient exigé qu’elle soit exécutée. Cependant, le pape lui-même ainsi que quelques autres prêtres s’étaient levés et s’étaient opposés à cela.

Phyllis n’avait pas été entièrement surprise par leur réaction, mais elle avait été étonnée que le pape se range à ses côtés. Quoi qu’il en soit, elle avait de toute façon été arrêtée.

Après quelques jours, le pape fut également jeté dans le donjon, mais dans un état d’affaiblissement sévère.

« Mais pourquoi jetteraient-ils leur propre pape en prison... ? »

« C’est parce que... le secret de cette nation doit être protégé, à tout prix. »

Le pape avait ouvert les yeux et me fixa du regard. Elle semblait s’être réveillée. L’œil gauche du pape était vert, et son œil droit était bleu. Ses yeux étaient hétérochromes, mal assortis. Cela me rappelait les yeux mystiques de Yumina...

« Vous êtes le grand-duc de Brunhild, n’est-ce pas... ? Je m’appelle Elias Altra, c’est un plaisir... »

Le pape elle-même s’était lentement relevée et s’était présentée. Malgré ses mouvements, cependant, elle avait l’air extrêmement faible. J’avais décidé qu’elle aurait besoin d’être guérie.

J’avais lancé [Récupération] et [Rafraîchissement] sur elle, ce qui avait redonné à son corps à une force relative. Après ça, j’avais lancé un [Soin curatif] pour faire bonne mesure.

Pendant que je la guérissais, je me demandais pourquoi elle ne s’était pas elle-même guérie... mais c’était stupide, le fait qu’elle vénérait un dieu de la lumière ne signifiait pas nécessairement qu’elle aurait du talent avec les sorts de Lumière. Je me souvenais bien avoir entendu une personne me dire que l’obscurité et la lumière étaient des attributs assez rares pour lesquels j’avais des affinités.

Si c’était similaire à un RPG fantastique, alors les individus qui avaient la magie de guérison seraient probablement des prêtres qui canalisaient la puissance de Dieu à travers leurs sorts. Ce genre de chose était la base des jeux vidéo, mais j’étais dans un autre monde, pas dans un univers de jeu vidéo. Malgré tout, je n’avais pas pu m’empêcher de penser que si c’était comme ça que ça fonctionnait, la religion se serait répandue beaucoup plus loin et beaucoup plus vite.

« Merci beaucoup pour ça... Je me sens beaucoup mieux. »

« Je suis content. Mais plus important encore, pourquoi avez-vous été amené ici ? Vous avez dit quelque chose sur le secret de ce pays ? »

« ... Hmh... »

Elle était restée silencieuse pendant un moment, avant de me regarder d’un air concentré.

« C’est un secret qui ébranlerait les fondements mêmes du pays dans lequel nous nous trouvons en ce moment, mais il ne semble pas utile de vous le cacher. C’est exactement comme ce que Phyllis l’a dit, Lars, dieu de la lumière, n’existe pas. »

Quoi ? J’avais été complètement décontenancé. Le pape d’une religion venait de renier son propre Dieu. Je regardais l’apparence de Phyllis, qui semblait tout aussi choquée.

« Chacun des cardinaux connaît aussi la vérité. Après mon ascension à la cardinalité et avant même d’être pape, le pape précédent m’avait aussi révélé la vérité. »

Cela signifiait que les plus hauts gradés le savent... mais ils continuent toujours de faire croire aux gens que ce Dieu de Lumière existe... pourquoi ?

Mais il y avait quelque chose de plus important que ça. Bien sûr, Phyllis et moi savions que Lars n’existait pas parce que Dieu lui-même avait vérifié cette information pour nous. Mais comment les cardinaux eux-mêmes savaient-ils avec certitude que le Dieu qu’ils adoraient n’était pas réel ?

« Il y a longtemps, ce territoire était le domaine de bêtes monstrueuses, de démons et d’esprits méchants. Celui qui avait éradiqué ces créatures était un homme connu sous le nom de Ramirez. Mais Ramirez n’était pas un prêtre comme le disent nos écritures. »

« Il n’était pas... ? »

Ramirez n’était-il pas le fondateur de Ramissh ? Qu’est-ce qui se passait ici ?

« Ramirez n’était pas prêtre, c’était un mage. Un mage qui s’était spécialisé dans l’invocation. Sa plus grande affinité était la magie noire. »

« Quoi... !? »

« Les écritures disent que Ramirez a invoqué Lars, dieu de la lumière, pour purger la terre de l’iniquité. Mais la vérité est complètement différente. Ce que Ramirez a invoqué était des esprits méchants, des serviteurs des ténèbres. Après avoir utilisé ce pouvoir pour purger la terre des bêtes, il avait eu une idée et avait commencé à la mettre en marche. »

Dieu avait après tout raison, il avait fait appel à des esprits puissants. Mais ce n’était pas des esprits de lumière, c’étaient des créatures des ténèbres... Ramirez devait être un sacré bon mage pour pouvoir faire appel à ce genre de créatures... Mon attention s’était tournée vers Elias, qui m’expliquait l’idée de cet homme.

« Ramirez pensait construire un royaume sur cette terre nouvellement conquise, en utilisant les pouvoirs des esprits des ténèbres pour manipuler l’esprit des gens qui y vivaient. C’est ainsi qu’avait commencé la foi en Lars. Les esprits des ténèbres qu’il convoqua fusionnèrent en une seule grande bête, et s’immiscèrent dans l’esprit des gens qui furent amenés dans la région. Par cette méthode, leurs pensées avaient été rendues conformes avec celles de Ramirez. Tous les citoyens avaient accepté la doctrine de Ramirez sans poser de questions, et la théocratie Ramissh a été officiellement fondée. »

C’est quoi ce bordel... !? N’était-ce pas juste un lavage de cerveau !? Ou peut-être qu’on pourrait dire que c’était une chose qui ressemblait beaucoup à de l’hypnose... et encore, déformer le cerveau des gens comme ça ? C’était vraiment le bordel.

« Le conditionnement mental de l’esprit des ténèbres était-il aussi fort ? »

« L’influence de l’esprit lui permettait de convaincre les gens à ses idéaux plus facilement, mais ceux qui étaient résistants à la magie finissaient par être moins touchés par celui-ci. C’est pourquoi Lars, dieu de la lumière, a été créé comme une figure de proue de la foi. Il utilise le conditionnement mental, et une idole auquel les gens pourraient aspirer. En utilisant cette combinaison perverse, il a capturé à la fois le cœur et l’esprit de son peuple. »

Ramirez m’avait dégoûté. Je n’étais pas surpris qu’ils soient si désespérés de garder le secret. Toute leur religion s’effondrerait si cela s’échappait. C’était vraiment odieux qu’une religion construite sur les idéaux de lumière ait été créée par un monstre des ténèbres...

« ... Je comprends que ce soit un secret très important, mais... est-ce que cela signifie que le pape doit être enfermé ? »

« J’ai protégé Phyllis, alors ils ont cru que j’étais peut-être devenue une rebelle et ils avaient menacé de révéler la vérité. Sans parler du fait que Kyurei et Zeon étaient à l’origine en lice pour le titre de pape, et ils ont vu là une occasion de me supplanter, moi et mon poste. On m’a graduellement donné un médicament qui a empoisonné mon corps et affaibli mon esprit. Ils n’ont après tout pas besoin de me tuer pour me remplacer. »

C’était assez logique. Ils n’avaient probablement aucune idée de la raison pour laquelle je venais dans leur pays, et avec l’absence du pape, ils avaient décidé de me piéger avec cette fausse audience... Et avec ce qui s’était passé avec Phyllis, ils étaient aussi probablement méfiants... Mais ils ne l’avaient pas très bien géré.

« Mais, Votre Sainteté... pourquoi avez-vous protégé Phyllis ? Vous n’êtes pas censée être la figure de proue de la religion ? Pourquoi vous tiendriez-vous aux côtés de quelqu’un qui ébranlerait tant la foi ? »

Je n’avais rien compris du tout. Si j’étais pape, quelqu’un comme Phyllis serait considéré comme une hérétique.

« ... J’ai vraiment cru en Lars, dieu de la lumière... c’est pourquoi j’ai rejoint le sacerdoce. J’ai travaillé dur, pour le bien de mon Seigneur. Mais quand je suis devenu cardinal... Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de Dieu. Que mon travail était infructueux. Après cela, j’ai simplement travaillé pour maintenir le mensonge, j’étais un rouage dans la roue, comme tout le monde. Une fois qu’on a appris la vérité, on ne peut plus revenir à la normalité. »

Ça m’avait paru assez dur. J’avais pensé qu’ils auraient de toute façon probablement mis en place des méthodes pour faire taire ceux qui menaçaient de révéler la vérité. Après tout, les morts ne parlaient pas. Et maintenant que j’avais appris ce secret, ils s’occuperaient probablement de moi si je ne faisais pas attention.

« Avant même de m’en rendre compte, j’avais atteint la position de pape. Mais c’était une position vide, mon cœur était déjà flétri. J’étais piégé dans un endroit que je ne pouvais pas abandonner. Puis, Phyllis est venue nous dire ce qu’elle avait vu. Elle est apparue, vraiment convaincue qu’il y avait vraiment un Dieu dehors. »

Après avoir parlé, le pape se tourna vers Phyllis. Elle se tourna ensuite vers moi, sa voix était devenue vigoureuse, un beau sourire peignant son visage.

« Pouvez-vous imaginer l’euphorie que j’ai ressentie à ce moment-là ? Il est vrai que Lars, dieu de la lumière, n’existait pas, mais... il y avait en fait un dieu qui existait. Et il y avait une personne qui l’avait rencontré ! Les paroles qu’elle avait entendues de Dieu, j’avais désespérément besoin d’en savoir plus. C’était la première fois depuis des années que mon cœur battait vraiment à nouveau. »

« Mais pourquoi avez-vous cru Phyllis sans poser de questions ? N’avez-vous jamais douté d’elle ? »

Après le lui avoir demandé, le pape avait montré son œil gauche. Son œil vert pâle devint soudain plus foncé.

« Je possède les Yeux Mystiques de la Sincérité. Je n’ai jamais pu rater un mensonge. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai été élue pape. Quand Phyllis m’a raconté son histoire, je savais que ce n’était pas une menteuse. J’ai appris à ce moment-là que Dieu existait vraiment, et cela m’a rendue si heureuse. À ce moment-là, grâce à la bénédiction de Dieu, j’étais euphorique. J’étais aussi envieuse, car je voulais rencontrer Dieu moi-même... »

Le pape laissa échapper un murmure triste et silencieux. Oh. Oh non. Avant de pouvoir l’arrêter, j’avais réalisé ce qui allait se passer. Je m’étais tourné vers Kohaku. Le tigre était gelé !

« Yoo-hoo ! Quelqu’un voulait-il rencontrer ma petite vieille personne ? »

Des ténèbres, Dieu lui-même était descendu, revêtu d’une lumière éblouissante.

Dieu, s’il te plaît ! Tu es bien trop fantasque !

***

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre.
    Dieu avais pas dit un truc du genre de ne pas trop gelé le temps ?

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