Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 3 – Partie 1

Bannière de Dans un autre monde avec un Smartphone ***

Chapitre 3 : Dieu veille toujours

Partie 1

« Ah ! J’ai encore perdu ! »

« C’est à moi, seigneur ! C’est mon tour ! »

Les bruits d’enfants jouant remplissaient la rue.

J’avais ramassé le petit putter en fer que le gamin avait envoyé voler. J’avais pensé faire des jouets pour les enfants.

Je leur avais appris à jouer correctement à ce jeu. Ils l’avaient appris assez vite. Il y avait un green de fortune fait d’un seau avec un chiffon pour protéger les côtés où les enfants se livraient des batailles hautes en couleur.

Inutile de dire que j’étais le meilleur, et en peu de temps, les enfants s’étaient fixé comme objectif de me battre. Pour l’instant, ils n’avaient pas encore réussi. Bwahahaha, ce n’était que des idiots, comment pouvaient-ils sous-estimer le talent de mon grand-père qui m’a transmis les meilleures techniques de put.

« Très bien, c’est tout pour aujourd’hui. Tenez, puisque vous avez été sage, je vais vous donner vos propres putters. Maintenant, rentrez chez vous, compris ? »

« Vraiment !? »

« Ouais ! »

« Je serai votre serviteur quand je serai grand, seigneur ! »

Si je pouvais obtenir des serviteurs pour un seul putter, je pourrais probablement engager une armée de domestiques.

J’avais regardé les enfants courir joyeusement à la maison, et j’avais vu une silhouette familière qui se tenait près de moi, du coin de l’œil.

Un vieil homme souriant avec une corpulence robuste et une barbe blanche épaisse. Il avait une paire d’oreilles de renard qui sortaient de sa tête et une queue touffue poussait de son dos.

« Si ce n’est pas Olba. Depuis combien de temps es-tu là ? »

« Depuis bien trop longtemps, maître Touya. Ou alors devrais-je vous appeler Son Altesse, le Grand-Duc de Brunhild ? »

C’était le marchand de Mismede, Olba. Le père d’Olga et d’Arma, et l’oncle de Nikola, un de mes propres chevaliers.

« Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un de votre stature ici, jouant avec des enfants dans la rue. C’était si inhabituel que je ne pouvais m’empêcher de regarder. Cependant... »

Souriant, Olba avait ramassé l’un des putters laissés dans l’arène de fortune.

« C’est un jouet vraiment inhabituel. Je n’avais jamais eu un jouet comme cela avant. Et sa structure est si simple. Seriez-vous prêt à laisser ma société vendre cette création ? »

« Oui, bien sûr. De toute façon, ce n’est pas vraiment quelque chose que j’ai créé, et ce n’est pas comme si les méthodes de fabrication étaient secrètes. Mais si tu le peux, j’aimerais que ton prix soit assez bas pour que les enfants puissent se permettre de l’acheter. »

« Si je maintenais le prix aussi bas, les gens n’auraient aucune raison d’en acheter plus d’un. Dans ce cas... »

C’était vraiment un marchand aguerri. Il calculait déjà comment maximiser ses gains. S’il maintenait le prix bas, il devrait vendre de grandes quantités pour faire du profit. Donc, à moins qu’il ne soit incité à en produire en grande quantité, il n’y avait aucun intérêt à le vendre.

Pour d’autres jouets, on pourrait s’attendre à ce que les gens reviennent plus tard après avoir cassé l’ancien. Cependant, les putters ne se cassaient vraiment pas facilement. Il n’avait pas tort. Dans ce cas...

« Et si je faisais des variétés différentes... Cela ne résoudrait-il pas notre problème en les rendant amusants à collectionner ? Par exemple, je pourrais les faire en différentes couleurs, mettre des écussons des différentes familles sur certains, peut-être même des images de dragons et de chevaliers sur d’autres. Cela ne donnerait-il pas aux enfants le goût de rassembler toutes les sortes ? »

« C’est parfait ! Même s’ils ne cassent pas, les enfants voudront en acheter plusieurs comme ça. Si on profite de ça... c’est génial ! »

Peut-être que je n’aurais pas dû dire en profiter. C’est ce qui avait fait paraître ça sinistre. Mais il était vrai qu’en en faisant un objet de collection, il pouvait en produire autant qu’il le voulait. Eh bien, les enfants seraient probablement heureux d’en avoir un seul, et les adultes qui avaient un intérêt à collectionner auraient suffisamment d’argent pour en acheter plus.

« Ce pays est vraiment un endroit merveilleux. Il y a tellement d’opportunités pour un commerçant ici. Mieux encore, il semble que la plupart des marchands n’ont pas encore découvert ce fait ! »

Ses yeux brillaient de mille feux devant toutes les possibilités de profit. Il semblait qu’il voulait ouvrir une succursale de sa Strand Company ici. En fait, le but initial de sa visite était d’obtenir mon approbation pour cela.

Comme il opérait à l’échelle internationale, leur permettre d’établir une branche ici faciliterait certainement l’importation et l’exportation de marchandises. Il n’y avait aucune raison de ne pas lui donner la permission.

J’avais décidé d’appeler le vieux Naito et Nikola, pour qu’ils m’aident à trouver un endroit convenable pour son magasin. Nikola était plus un garde du corps qu’un marchand, mais j’étais sûr qu’il aimerait avoir l’occasion de parler à son oncle, alors j’ai aussi décidé de l’amener.

J’avais laissé Olba décider comment il allait vendre les putters. Pour la forme, le pays avait droit à dix pour cent de ses bénéfices.

Je ne m’attendais pas à ce que, des années plus tard, mon putter soit un objet très convoité, et que les nobles de tous les pays étaient prêts à payer des sommes monstrueuses pour en obtenir.

◇ ◇ ◇

« Très bien, je peux utiliser la magie pour préserver sa dureté. Ensuite, au cas où cela se briserait, donnons-lui une fonction de restauration. Maintenant, si je le [Programme] pour absorber la magie environnante... »

Récemment, j’avais été occupé à créer des armes en utilisant les cristaux de Phrase que nous avions rassemblés.

Après tout, c’était un matériau qui pouvait convertir la magie en dureté. Plus elle recevait de magie, plus elle devenait dure. Cela avait également augmenté sa capacité de coupe. C’était le secret derrière la finesse des attaques de la Phrase.

J’avais rempli le cristal d’une quantité significative de magie. Cela m’avait permis de reproduire la dureté, son tranchant et même les capacités régénératrices de la Phrase.

« Et c’est comme ça que j’ai créé cette épée. C’est la première du genre. Je vais l’appeler Touka. »

« Touka... » Yae avait sorti l’épée incolore et translucide de son fourreau. La lame cristalline rappelait la glace. La lumière venant de l’extérieur de l’atelier lui donnait un brillant éclat.

« Pour ton information, je lui ai fait absorber automatiquement la magie de l’environnement, principalement celle présente dans l’air, et je ne pense pas qu’elle en manquera. Cependant, si jamais cela se produit, tu devrais t’en rendre compte par la façon dont elle tranche. Remplis-la de magie et tout redeviendra normal. »

Elle en avait testé le tranchant sur un morceau de fer que j’avais préparé, et la lame l’avait coupée comme du papier, même si elle ne l’avait touché que très légèrement. Ce tranchant était à la limite de l’effrayant.

« Ceci devrait pouvoir couper à travers la phrase. Tu as mes remerciements, Touya-dono. »

Après avoir mis Touka dans son fourreau, qui était aussi fait d’un cristal de Phrase, mais peint pour ne pas être translucide, Yae m’avait regardé et m’avait fait un sourire béat. La création en valait plus que la peine.

Cependant, derrière elle, j’avais vu quatre visages très familiers, elles étaient toutes en train de me faire la moue.

« ... J’ai fait des choses pour vous aussi, alors arrêtez de me regarder comme ça. »

En premier lieu, comme Lu maniait des épées doubles, je lui avais donné deux épées courtes. Elles étaient à peu près identiques à Touka.

Je n’avais pas d’armes pour Yumina et Linze, mais je leur ai donné un set de balles en cristal Phrase. Je les ai réglées pour qu’au moment de l’impact, cela crée une [Explosion] derrière elles, ce qui les coinçait dans la cible.

Bien que l’explosion elle-même n’ait pas eu beaucoup d’impact, elle avait plutôt bien fonctionné comme propulseur. J’avais aussi rendu les balles tranchantes et j’avais utilisé la magie pour augmenter encore plus ce côté tranchant. L’idée était basée sur une arme fictive qui utilisait des explosifs pour lancer un pieu métallique à grande vitesse — le bunker à pieux.

Puis c’était au tour des gantelets d’Elze, qui avaient fait bon usage de la dureté des cristaux.

J’avais passé un certain temps à réfléchir à une meilleure concentration de leur pouvoir et j’avais fini par ajouter des attaches en forme de cône aux poings, à la forme brutale. J’avais mis deux cornes pointues, à gauche et à droite, se concentrant sur un seul point. Il était facile d’imaginer à quel point un coup de ce genre serait destructeur...

Normalement, elles étaient cachées derrière les gantelets, et je les avais fait ressortir quand elle faisait face avec ses poings vers l’avant, une sorte de « mode pulvérisation », pour ainsi dire.

« Juste pour que tu le saches, il est dangereux de l’utiliser en dehors des batailles, alors ne les garde pas dans cet état quand... »

Soudain, j’entendis un crash. Au moment où je le disais, la pierre étalée sur le terrain de l’atelier avait été pulvérisée. Bon sang ! Je savais que tu voudrais les essayer, mais ça allait faire pleurer Rosetta !

« Pas mal. Casser les choses est beaucoup plus facile que d’habitude. »

« C’est parce que je l’ai fait comme ça... Ahh franchement... »

En pensant à l’excuse que je trouverais quand Rosetta verra ce qui s’était passé ici, j’avais entendu le bruit des arbres qui tombaient.

« Un tranchant impressionnant. »

« Incroyable ! Les arbres sont si gros, et pourtant on les coupe comme des radis ! »

Yae et Lu devenaient joyeuses à cause de l’efficacité de leurs lames, j’avais regardé les arbres tombés et j’avais conclu qu’aucune excuse ne pouvait fonctionner maintenant.

Je suppose que je devrais serrer les dents au moment où elle viendra me gronder... Je suis désolé, Rosetta. C’est cependant étrange, comment en est-on arrivé là ? Yumina et Linze, aussi, mettaient les balles dans leur arme à feu, alors je les avais fait arrêter. Je ne pouvais pas laisser les dégâts augmenter. Pourquoi mes femmes veulent-elles tant se battre ? Bon sang de bonsoir.

Après avoir testé les armes, nous étions retournés au château, où nous avions rencontré un Lapis paniqué. S’était-il passé quelque chose ?

« Monsieur... Non... Votre Majesté. Des messagers d’un pays étranger sont arrivés. S’il vous plaît, habillez-vous convenablement et allez à Kousaka. »

Hein ? Des messagers ? C’était une première. Je me demandais de quel pays ils venaient... Mon Duché de Brunhild devenait petit à petit un véritable pays. Naturellement, les relations diplomatiques devraient suivre, mais je n’avais rien fait pour m’y préparer.

Mon pays était entouré à l’est par Regulus et à l’ouest par Belfast. Cela signifiait qu’il n’y avait aucune chance que je sois envahi tant que j’étais en bons termes avec ces deux pays.

Cependant, cela ne voulait pas dire que ce n’était pas une bonne idée de ne pas s’entendre avec d’autres pays. Chaque nation avait ses motivations et ses méthodes, et il y avait toujours la possibilité qu’elle puisse faire quelque chose indirectement.

Pourtant, jusqu’à présent, pas une seule nation n’avait considéré qu’il était utile d’interagir avec mon nouveau pays. Les pays de l’alliance occidentale me connaissaient très bien et j’interagissais souvent avec eux. Cependant, je ne savais pas comment réagir si le messager venait d’un pays que je ne connaissais pas.

« C’est un plaisir que de pouvoir enfin vous rencontrer, Votre Majesté, Grand-Duc de Brunhild. Je suis Nesto Renaud, un messager envoyé ici au nom d’Elias Altra, pape de la théocratie Ramissh. »

« Et je suis Phyllis Rugit. »

« Très bien. »

Je m’étais assis sur le trône dans ma salle du trône. Kousaka, l’ancien membre de l’élite des quatre de Takeda, se tenait à côté de moi et me jetait des regards.

Je sais, je sais. Je dois éviter de dire beaucoup de choses et vous en laisser dire la majeure partie. Après tout, nous ne savions pas ce qu’ils voulaient. Plutôt que de dire quelque chose d’inutile, il valait mieux se taire. « Le silence est d’or », comme on dit. De plus, je n’avais pas une once de « majesté » en moi, il fallait que je sois prévenant pour qu’ils ne me sous-estiment pas.

« Nous vous souhaitons la bienvenue. Maintenant, pourriez-vous nous dire ce que vous avez à faire ici ? »

Kousaka avait parlé aux messagers. La personne devant moi, Nesto, était un homme adulte aux cheveux courts et blonds. Il était vêtu d’une belle robe blanche ornée de broderies dorées. À première vue, il ressemblait à un prêtre. Il semblait avoir plus de 40 ans. Cependant, ses cheveux semblaient un peu bizarres.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

4 commentaires

  1. Il faudra éviter les scènes de ménages avec les fiancés 😂 Ce n'est pas que la vaisselle qui risque de voler avec elles 😇

  2. Merci pour le chapitre.

Laisser un commentaire