Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 2 – Partie 3

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Chapitre 2 : La mer des arbres et les montagnes enneigées

Partie 3

« Euh, Tsubaki ? Qu’est-ce qui t’amène ? »

« Cela fait un certain temps en effet. »

Les filles avaient dit qu’elles voulaient se laver, alors je m’étais séparé et je m’étais dirigé seul vers la salle d’audience. Tsubaki, une kunoichi d’Eashen, m’attendait pour m’accueillir. Elle s’agenouilla sur le tapis rouge et leva les yeux vers moi. Elle portait un manteau blanc avec une écharpe noire. On dirait qu’elle était épuisée, ce qui indiquait qu’elle avait parcouru un long chemin pour arriver ici. Ses cheveux étaient aussi longs et noirs que jamais, pas de véritables changements.

« Que fais-tu si loin de chez toi ? Tu es en mission ou quoi ? »

Tsubaki était une ninja qui servait sous les ordres de Kousaka Masanohbu, l’un des membres de l’élite des quatre de Takeda. Il serait normal de supposer qu’elle soit en mission, mais il y avait une telle distance entre mon duché et Eashen.

« Non. Mon allégeance au clan Takeda a été officiellement brisée. J’en demande peut-être trop en venant ici, mais j’ai pris la décision de rejoindre votre duché. »

« Quoi ? »

Tsubaki m’avait raconté son histoire. Elle avait dit qu’une fois que le nouveau seigneur de Takeda avait pris le pouvoir, tout avait été un peu chaotique pendant un moment. Malgré cela, elle avait servi consciencieusement jusqu’au jour où Kousaka l’avait convoquée. Il lui avait dit :

« Si les choses continuent comme elles sont maintenant, je n’ai aucun espoir pour le clan Takeda. Tu dois partir avec tes compatriotes et trouver une autre maison digne de servir. »

Tsubaki avait d’abord protesté, mais Kousaka avait fini par la mettre à la porte. Il était si confiant quant à la gravité de la situation.

« Quand était-ce ? »

« Je crois que c’était il y a près de deux mois. Après ça, j’ai commencé un voyage personnel. »

J’en étais surpris. Il semblerait que Kousaka ait fait preuve d’une incroyable clairvoyance, il était capable de prédire cela si longtemps... Cela devait être un type incroyable.

J’avais mentionné à Tsubaki que Baba était venu ici récemment et je lui avais parlé de ses opinions sur la question, elle avait acquiescé de la tête.

« En effet, à cause de cette situation, Kousaka-sama m’a renvoyé... »

« Mais pourquoi moi, plus que quiconque ? Tu n’aurais pas pu t’enfuir chez Tokugawa ou Oda ? »

« Au final, Tokugawa et Oda ne sont que des seigneurs féodaux. Mais vous, Touya-san... Euh, Touya-sama... vous êtes un individu exceptionnel qui pourrait bien devenir le prochain roi de Belfast. Je me suis dirigée vers vous en pensant que vous êtes incomparablement supérieur ! Et maintenant, je découvre que vous êtes déjà devenu chef d’État ! Un grand-duc ! Vous êtes vraiment au-delà de la compréhension des mortels. »

Pendant son voyage à Belfast, elle avait entendu parler de la fondation de mon duché. Ainsi, une fois qu’elle s’était rendu compte que j’en étais le chef et que je vivais ici, elle avait affrété un bateau pour traverser la rivière Grande Gau afin d’obtenir une audience avec moi.

« Il s’est passé beaucoup de choses ici aussi, mais veux-tu vraiment travailler ici ? Ce n’est pas un grand pays comme Belfast. On vient juste de le créer. »

« Bien sûr. Si vous m’acceptez, Touya-sama, je servirais fièrement sous vos ordres. »

Si Kousaka était d’accord, je l’étais aussi. Pour le dire franchement, l’augmentation récente du nombre d’alliés me rendait un peu heureux. Ça m’avait fait espérer que l’élite des quatre de Takeda viendrait et resterait aussi tôt ou tard.

« Très bien, si vous pouvez amener le reste de mon clan dans votre château, je vous en serais reconnaissante... »

« Attends une seconde. Le reste de ton clan ? »

« Bien sûr. J’ai l’intention de faire venir du territoire de Takeda tout mon clan ninja. »

Était-elle sérieuse !? Attends... bien sûr, Kousaka avait dit « pars avec tes compatriotes », mais sérieusement, déplacer tout un clan de ninjas juste comme ça !?

« Euh... combien de personnes y a-t-il exactement dans ton clan ? »

« Si nous incluons les enfants, alors il devrait y avoir soixante-dix personnes. »

« Gh... ! »

N’était-ce pas un peu trop !? Comment comptais-tu déplacer autant de gens sans mon accord !? Et si j’étais mort ou disparu, tu aurais fait quoi !? Je ne voulais vraiment pas faire venir tout le clan de Tsubaki... mais je pouvais difficilement revenir en arrière maintenant.

« Uhh... eh bien, à propos de ça... Je n’ai aucun problème à accepter ton peuple dans mon pays, mais il n’y a que toi que je peux emmener dans mon château, Tsubaki. »

« Cela ne posera aucun problème. Tous les fiers hommes du clan ninja occupent des emplois standard au quotidien. Ils doivent, après tout, gagner leur vie. »

... Dans ce cas, je suppose que c’était bon. Je me souvenais d’avoir lu quelque chose sur les ninjas d’autrefois. Ils infiltraient d’autres pays en y trouvant des emplois standard et en y menant une vie régulière... Avaient-ils le même genre de méthodes dans ce monde ?

Mon territoire avait une grande étendue d’eau, ainsi qu’une grande forêt, de sorte qu’ils pouvaient certainement trouver un emploi de chasseur ou de pêcheur. La nourriture n’était pas un problème, mais j’aurais probablement besoin de penser à installer d’autres commodités.

J’allais aussi avoir besoin de contacts commerciaux ou quelque chose du genre... Si les gens devaient produire des marchandises, j’aurais besoin de commerçants actifs. Je devrais consulter Zanac ou Olba à ce sujet.

« Il semble que nous ayons acquis beaucoup de nouveaux citoyens aujourd’hui, monsieur. »

« On dirait bien, Laim... »

J’avais souri à mon majordome. Sans plus attendre, j’avais appelé mes trois chevaliers dans la salle du trône et leur avais dit de ne pas s’inquiéter de l’afflux important de ninjas. J’avais simplement décidé de les laisser vivre dans la caserne pour le moment, car je n’avais pas encore d’armée qui y vivait.

Juste au cas où, j’avais demandé à Lain de surveiller les gens qui se comportaient de façon suspecte, mais je ne m’attendais pas à avoir beaucoup d’ennuis. Je ne savais pas si c’était une supposition raciste, mais j’avais l’impression que ses oreilles de lapin seraient sûrement capables de sonner le glas des problèmes au fur et à mesure.

« Maître, vous avez une lettre. »

« Hm ? »

Au moment du départ de Tsubaki, Cesca était arrivée avec une petite lettre en main. J’avais donné à la plupart de mes contacts un petit miroir portatif pour me contacter immédiatement, alors je m’étais demandé qui l’avait envoyé...

J’avais pris la lettre et je l’avais ouverte. Wôw, ce choix du moment est bien pratique pour l’intrigue.

« Qui a envoyé la lettre, monsieur ? », demanda Laim quand j’avais fini de lire. Je lui avais passé la lettre et lui avais dit de jeter un coup d’œil.

« Bonté divine... »

« Oui. On dirait qu’on va bientôt avoir encore plus de résidents. »

L’expéditeur n’était autre que Kousaka Masanohbu lui-même. La lettre était passée par le miroir portatif que j’avais remis à Baba récemment.

C’était un récit formel détaillant le fait que le seigneur du clan Takeda avait royalement merdé. Il avait négligé son peuple, ne parvenant pas à prévenir de nombreux crimes. Les gens avaient fini par faire du grabuge, et de véritables émeutes éclatèrent dans certaines régions. Finalement, l’empereur d’Eashen avait dû intervenir et dissoudre officiellement la maison Takeda. Ses anciens territoires avaient été divisés entre Oda et Tokugawa.

Eh bien, ça n’avait pas pris longtemps. Et il avait fait de telles promesses en ce qui concernait la situation de Kansukay, aussi... Ça craint, ça. Il devait avoir eu beaucoup de pression sur les épaules et beaucoup de choses à faire, mais il aurait vraiment dû garder la tête baissée et faire plus d’efforts. Peut-être qu’il se comportait mal à cause de la pression d’avoir eu un père si célèbre. Ou peut-être qu’il n’était qu’un idiot... En tout cas, il n’était plus rien maintenant. Apparemment, il avait dû se présenter à la capitale et faire face à la justice. Il sera probablement exilé.

La chose la plus importante ici, c’était que l’élite des quatre avait discuté entre eux et avait décidé que leurs services seraient mieux utilisés à Brunhild.

J’étais plus qu’heureux d’avoir des gens aussi talentueux à mes côtés. Je me demandais si je devais consulter Kousaka au sujet de la question commerciale que je m’étais posée plus tôt. Je ne l’avais pas encore rencontré, alors j’étais curieux de savoir quel genre de personne il était.

Eh bien dans ce cas... Je suppose que je devrais aller le rencontrer. Avec cette pensée, j’avais ouvert une [Porte] à Eashen.

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3 commentaires

  1. Bientôt un village de ninjas dans une forêt ?😯 Et qui sera le premier Okage ? 😁

  2. Merci pour le chapitre.

  3. Merci pour le chapitre !

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