Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 5 – Chapitre 1 – Partie 2

Bannière de Dans un autre monde avec un Smartphone ***

Chapitre 1 : La création d’une festivité

Partie 2

Bien alors... Les inviter était une chose, mais travailler au divertissement en était une autre. Ils avaient dit qu’ils voulaient se détendre et jouer, alors j’avais commencé à y réfléchir et à y travailler. J’avais décidé de créer quelque chose de simple et de raisonnable.

La première chose que j’avais créée était une table de billard. Ce jeu était assez simple, on pouvait en profiter à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.

Ensuite, j’avais installé une piste de bowling. J’avais mis en place un [Programme] de base pour faire retourner la boule de bowling et ramasser les quilles, de sorte que l’automatisation n’était pas particulièrement difficile. Après l’avoir fait, j’avais pensé que cela pourrait être un peu trop intense pour les rois. Après tout, ils commençaient à vieillir.

Ensuite, j’avais créé un jeu de mah-jong automatisé. Il leur faudrait certainement beaucoup de temps pour bien mémoriser les règles, mais j’avais l’impression qu’ils s’en amuseraient beaucoup et qu’ils s’y habitueraient.

Et puis, j’avais créé une série de jeux de divertissement classiques comme le flipper, le hockey de table et le tennis de table. J’avais également fabriqué une série de fauteuils de massage automatisés afin qu’ils puissent soulager certaines tensions.

J’avais fait ça moi-même, mais... j’avais gagné le droit d’essayer en premier, non ? A-Ahh... c’était tellement bon... je m’étais déjà calmé. Je supposais que j’étais plus épuisé que je ne le pensais...

« Touya, Touya ! »

« Hm ? »

J’avais été soudainement tiré de ma rêverie euphorique par Elze, qui était assise à la table de mah-jong. Elle pointait les carreaux devant elle.

« C’est bien ma victoire, non ? »

« Laisse-moi voir ici... Attends, quoi !? Dai suuishi, Tsuiisou, Suuankou et une seule attente... »

« Alors, c’est une victoire en tirant ? Un tsumo, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est un tsumo. C’est un triple, pas un quintuple yakuman. Et puisque tu es le revendeur, tu marques quatre-vingt mille points. » [1]

« QUOI !? »

Lapis, Cécilia et Linze, qui jouaient contre Elze, avaient toutes levé les bras de désespoir.

C’était terrifiant... J’avais fait une note mentale de ne jamais jouer contre Elze.

« Hé, patron... Entre une quinte flush et une quinte, qu’est-ce qui est mieux ? »

« Uhh... une quinte flush, j’en suis presque sûr. »

Sylvie et Belle étaient assises à la table de poker, apprenant les règles.

J’avais fait venir les filles du Lecteur Lunatique pour m’aider à s’occuper des invités, car le château était à court de personnel. Sylvie, Belle et Shea étaient toutes venues nous aider. Sylvie était la serveuse en chef, Belle s’occupait de la réception et Shea était une véritable magicienne en cuisine, nous avions ainsi couvert toutes nos bases.

J’avais demandé à Sylvie et aux autres de jouer aux jeux avec les domestiques de notre maison, car je m’étais dit que c’était le moyen le plus rapide pour eux de comprendre les règles.

« Seigneur s’il vous plaît, enlevez Cesca de la table de billard. Elle ne me laissera pas avoir la queue. »

« Silence ! Je calcule l’angle de réflexion, le niveau d’incidence et la force que je dois appliquer. Et vu la manière dont je m’y applique, gagner devrait être une tâche dérisoire ! »

Cécile s’était exprimée d’un ton inquiet, mais Cesca avait simplement répondu à sa question.

Je l’avais peut-être envoyée au mauvais endroit... Si elle continuait à rentrer les boules sans les rater, ça allait créer une situation de rupture, et Cécile n’aura jamais le temps d’essayer...

J’avais quitté la salle de jeu un moment pour me rendre à la salle à manger et à la cuisine. Créa et Shea travaillaient toutes les deux dur, tandis que Renne leur offrait son aide.

« Ah, monsieur. Votre choix du moment est parfait comme toujours, s’il vous plaît essayez ça. »

Créa m’avait passé un dessert chaud fraîchement cuit, alors j’avais mordu dedans. Ooh, c’était bon !

« Ah, je suis content que tu aies trouvé comment faire une bonne gaufre. C’est vraiment bon. Si tu mets de la crème fouettée dessus, tu peux la rendre encore plus savoureuse. »

« Je vois... Alors on va aussi essayer de le faire ! »

J’avais tenu la gaufre dans ma bouche, je m’étais dirigé vers le réfrigérateur, je m’étais penché et j’avais sorti quelque chose. Bien, ça s’était bien solidifié.

« Qu’est-ce que c’est, patron ? »

Shea inclina la tête et avait exprimé sa confusion en voyant ce que je sortais.

« C’est du pudding. C’est un autre produit auquel tu peux ajouter de la crème et des fruits. C’est vraiment bon. »

Cependant, ce serait plus juste de l’appeler « pudding à la mode » s’il y avait un truc dessus. J’avais pris une assiette et j’avais retourné le pudding, le laissant glisser sur la surface.

Le caramel jaune suintait lentement, me mettant un peu l’eau à la bouche. J’avais pris une cuillère et j’avais pris une cuillerée de la masse savoureuse que j’avais créée. Hm, c’était un peu épais, mais c’était quand même délicieux !

Shea avait pris une cuillère et l’avait mise dans sa bouche. Elle avait ouvert les yeux avec étonnement et sa bouche bougeait un peu comme un poisson. Je supposais qu’elle aimait ça.

« Hé frangin, j’ai coupé les pommes de terre comme tu me l’as demandé, mais qu’est-ce que je suis censé faire maintenant ? »

Il y avait une pile de bâtonnets de pommes de terre bien coupés sur la planche à découper devant Renne. Je les avais lavés un peu dans l’évier, puis j’avais ajouté de l’huile dans une poêle. Ensuite, j’avais mis un feu moyen et j’avais commencé à faire tomber les bâtonnets de pommes de terre un par un. Une fois qu’ils avaient commencé à flotter, je les avais sortis. Après cela, j’avais augmenté le feu et je les avais fait frire jusqu’à ce qu’ils soient d’un brun croustillant.

J’avais saupoudré du sel frais et je les avais posés sur le côté du ketchup fait maison. Après avoir passé si longtemps sans frites, j’avais ressenti une joie déraisonnable envers quelque chose d’aussi banal.

« Elles sont incroyables, frangin ! Je peux les avoir toutes !? »

« ... Tous ? Tu peux les prendre toutes, mais je ne te conseille pas de tout manger, car tu vas avoir mal au ventre. »

J’avais souri à Renne et je lui avais passé les frites. Elle en avait avalé une poignée avant même que je puisse réagir. Créa et Shea avaient jeté un coup d’œil par-dessus ma tête et s’étaient emparées tout d’un coup d’un tas de choses, comme si c’était une sorte d’ambroisie... Oh, mon dieu, elles vont grossir !

Avec cela, le divertissement à l’intérieur et la nourriture étaient sur la bonne voie. Il ne me restait plus qu’à vérifier le système de défense.

En me rendant sur le terrain d’entraînement, j’avais remarqué que mes trois soldats étaient affalés sur le sol, haletants. Pour une raison quelconque, Yae se moquait d’eux.

Pourtant, ce n’était pas elle qui les avait conduits dans cet état, c’était le vieil homme à la moustache grisonnante, ainsi que cet homme au caractère effrayant qui se tenait à côté d’elle.

Baba et Yamagata, c’étaient deux commandants célèbres du territoire d’Eashen contrôlé par Takeda. Ils étaient deux de l’élite des quatre de Takeda, réputés pour leurs prouesses martiales.

« Hey, gamin. Quelque chose de neuf ? »

« Rien de spécial, je viens juste pour voir comment les choses se passent. »

Comme d’habitude, ce vieil homme, Baba, avait décidé de m’appeler d’une manière que je trouvais agaçante. N’étais-je pas devenu le dirigeant d’un pays maintenant !? Bon sang...

« Hey, Touya. Ces trois montrent un grand potentiel. Ils ont besoin d’un peu de polissage, mais je suis tout à fait sûr qu’ils peuvent briller de mille feux. »

Yamagata me sourit, son épée posée sur ses épaules. Et ce mec m’appelle avec désinvolture Touya. Je vois ce que sa donne.

J’avais spécifiquement appelé ces deux-là pour entraîner mes trois chevaliers. J’avais brièvement envisagé de le demander à Neil ou au frère aîné de Yae, mais comme ils semblaient tous les deux occupés, j’avais décidé de ne pas le faire. Ces deux-là, par contre, n’avaient apparemment que du temps libre.

De ce que j’avais entendu dire, le fils de Takeda avait pris la succession du clan et avait immédiatement chassé tous les conseillers proches liés à son père. Il s’était ensuite lancé dans une campagne étrange et égoïste où il avait juste fait ce qu’il voulait. En dépit de mes conseils, ils s’étaient disputés avec Oda pour une raison quelconque.

Je me demandais si c’était son jeune âge qui le rendait imprudent ou s’il était simplement incompétent. Il était possible que la chute de Takeda soit simplement quelque chose qui s’était produit dans de nombreux mondes...

« Mais quand même, qu’un morveux comme toi puisse diriger tout un pays ? Même s’il est petit, c’est toujours quelque chose de spécial. Eh bien, je suppose que ce n’est pas trop surprenant vu la magie que tu peux créer, mais quand même... »

« Oui, je suis plutôt étonné et un peu envieux. Quand tu compares Touya à notre jeune seigneur... Hmph... »

Yamagata soupira un peu avec mélancolie et murmura en regardant le trio épuisé. Ils avaient l’air de beaucoup s’inquiéter.

« Quelle est la situation maintenant ? Oda est devenu agressif ou quoi ? »

« Non, dans ce cas, les problèmes ne viennent pas d’Oda, mais de notre seigneur lui-même. Il donne des ordres sur un coup de tête, sans tenir compte des conséquences, et quand les coffres de l’argent s’épuisent, il augmente simplement les impôts. Pour être franc, il n’est pas du tout populaire auprès des gens. Plutôt que de détruire Oda avec facilité, ce sont peut-être eux qui débarquent et nous exterminent. Avec la façon dont les choses se passent, nous sommes considérablement affaiblis. Nous, l’élite des quatre, nous avons essayé de le conseiller, mais il ignore tout ce que nous avons à lui offrir. »

J’avais l’impression que les choses étaient devenues terribles. Même si le fondateur d’une nation était un génie tactique ou un homme bienveillant, ce ne serait pas la première fois qu’un pays serait ruiné par l’attitude stupide de la génération suivante. Schingen ne pourrait probablement pas reposer en paix, après tout.

« Si vous le souhaitez, vous pouvez vous rendre dans mon pays. On vient juste de le bâtir, donc on a vraiment besoin d’un coup de main supplémentaire. »

« Hmph... J’avoue que tu me fais là une offre séduisante, gamin. Mais nous avons encore beaucoup d’obligations envers le Seigneur Takeda, alors... »

« Et bien, Baba-dono, n’es-tu pas un peu raide ? Nous avons été invités ici par bonté d’âme. Je serais très heureux de me joindre à toi, mais l’absence d’une guerre en cours est un peu triste. »

Ce que tu viens dire était une chose dangereuse ! Les fous du combat comme lui sont durs à gérer, même s’il s’entendait bien avec le Roi Bête de Mismede.

« Quels que soient nos sentiments sur la question en ce moment, nous ne pouvons pas te donner de réponse. Il faudrait qu’on rentre chez nous et qu’on en discute avec les deux autres. Même si Takeda est ruiné, je pense qu’on devrait le lui dire droit dans les yeux. »

« Je comprends, alors ne vous inquiétez pas. Je n’insisterai pas pour l’instant. »

« C’est très apprécié. »

Yamagata baissa son épée et porta son attention sur les trois qui étaient encore au sol.

« D’accord, petits acariens ! Comme la dernière fois, je vais vous attaquer tous les trois en même temps ! »

« Oui, monsieur ! »

Les trois soldats tenaient leurs armes avec une vigueur renouvelée alors qu’ils poussaient ce cri. Leur esprit combatif était assez impressionnant, mais je me demandais si c’était suffisant pour se défendre contre son assaut. Peu importe le résultat, c’était quelque chose qu’ils devaient faire seuls.

J’étais retourné au château après avoir jeté un coup d’œil sur le terrain d’entraînement, la grande double porte s’était ouverte pour moi alors que je m’approchais. Puis, alors que je pénétrais dans le hall d’entrée, elles se refermèrent. Cela n’était pas des portes automatiques. La personne qui les avait ouvertes était juste devant moi. Ou plutôt, suspendu devant moi.

C’était une photo accrochée au milieu du palier dans l’escalier juste devant moi.

« Le château est plutôt animé aujourd’hui, Maître. »

Une fille en robe blanche avait sorti le haut de son corps hors du cadre de la peinture et avait fait un commentaire informel. C’était l’artefact du cadre que j’avais récupéré lors du fiasco des fantômes. Quand elle avait réalisé que j’étais l’homme qui contrôlait Babylone, elle avait copié Cesca et avait commencé à m’appeler maître.

J’avais vendu le portait de la femme du seigneur féodal décédé il y a quelque temps, et j’avais placé une image différente dans le cadre en utilisant le produit de la vente. C’était une belle image, alors j’avais décidé de décorer mon château avec.

En conséquence, elle était devenue une fille vers la fin de son adolescence, vêtue d’une belle robe blanche et d’un ruban rose dans ses cheveux. Elle s’appelait Ripple. Apparemment, le château qu’elle habitait auparavant s’appelait Château Ripple, c’était probablement pour cette raison.

« Tout le monde se prépare à accueillir les dirigeants des autres pays. Tu vas aussi aider, Ripple ? »

« Oui ! Je continuerai à chercher tout ce qu’il y a de suspect. Mes yeux sont partout dans cet endroit, après tout. Ahaaaa, la jeune Renne vient de casser une assiette ! »

Je ne le comprenais pas très bien moi-même, mais Ripple avait réussi à reproduire son cadre en utilisant l’atelier, elle était maintenant capable de se déplacer dans les cadres comme elle le voulait. Apparemment, ils ne pouvaient pas copier son âme, il n’y avait donc qu’une seule Ripple. On pouvait la considérer comme un réseau de caméras de sécurité à ce moment-là.

J’avais mis des images de scènes et de paysages dans les nouveaux cadres et je les avais placés partout dans le château. J’avais pris cependant soin de ne pas en mettre dans les quartiers privés. Je supposais qu’on pourrait l’appeler une caméra de surveillance fantôme.

Sur ce, je pensais que tout était en ordre. Tout ce qui restait à faire était de saluer les familles royales entrantes.

Note

  • 1 Désolé je ne joue pas au Mah-jong

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Il y à déjà les bases pour une prochaine aventure avec le beau frère incompétent. Futur réfugié politique ? 😂

  3. Merci pour le chapitre !

Laisser un commentaire