Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Interlude 1 – Partie 4

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Interlude 1 : Les assaillants

Partie 4

« La responsabilité de cet incident repose entièrement sur mes épaules. Il n’y a aucune excuse pour ce que tu as traversé, Touya. »

« Pas du tout. Vous avez réussi à traduire en justice un ennemi qui s’était caché pendant longtemps. Tout est bien qui finit bien, Votre Majesté. »

J’essayai d’apaiser le roi, qui s’était incliné devant moi.

Le lendemain de l’incident, j’étais allé avec Yumina au Palais Royal. J’étais curieux de savoir ce qui était arrivé au marquis et à son fils. Naturellement, ils avaient tous deux été sévèrement punis.

« Ne serait-ce pas un gros problème ? Je veux dire, techniquement, c’était quand même un marquis. »

« Pas du tout. Toute l’affaire est réglée. C’était un homme que Yumina n’avait jamais aimé au départ, alors je n’avais de toute façon jamais voulu lui déléguer des fonctions importantes. J’ai maintenant un domaine ouvert à offrir à tous les nobles les plus responsables s’ils rendent un assez grand service. Je considère que c’est une bonne chose. »

Ce qui veut dire qu’il savait depuis le début qu’on ne pouvait pas lui faire confiance depuis que Yumina l’avait observé la première fois avec ses Yeux Mystiques. En fin de compte, elle avait plus raison à son sujet que n’importe lequel d’entre nous.

« Leurs deux âmes ont été couvertes de boue depuis que je les connaissais. J’avais toujours su qu’ils avaient des pensées méprisables en eux, mais je ne pensais pas qu’ils iraient aussi loin... Je les avais pris pour ceux qui participeraient à ces luttes de pouvoir mesquines, et non à de la haute trahison. Il semblerait que je sois encore beaucoup trop naïve à propos du monde. »

Les Yeux Mystiques de Yumina étaient remarquablement aiguisés, mais ils n’étaient pas si omniscients qu’ils pouvaient exactement lui dire quels genres de mauvaises pensées les autres pouvaient avoir. En voyant Yumina avoir l’air toute déprimée, j’avais pris sa main et je lui avais tapoté la tête avant même de m’en rendre compte. Ne sois pas si dur avec toi-même, c’était ce que je voulais te dire.

Le marquis Rygel n’était plus marquis. L’incident avait servi d’exemple à tous les autres nobles et cela avait envoyé le message qu’aucun d’eux, pas même ceux qui avaient des liens de sang, aussi lointains soient-ils, avec la famille royale, ne seraient pardonnés pour leur corruption.

L’ancien marquis Rygel avait été exécuté et son fils, Alexander, avait été envoyé travaillé dans les mines pour le restant de ses jours.

Il s’était avéré que le garçon suivait les traces de son père, car sa propre liste de crimes avait été découverte après cette nuit-là. J’avais entendu dire qu’il avait même utilisé la garde privée de sa famille pour enlever des femmes dans la rue. Naturellement, son père l’avait couvert à chaque fois, laissant son fils faire ce qu’il voulait. Il avait également été prouvé que le vicomte Barrow avait également participé à ces opérations dans le passé.

« Rien qu’à l’idée de savoir que ces canailles avaient une goutte de sang royal dans les veines me donnait envie de vomir. »

« Il a trouvé une trace de sang royal en remontant son arbre généalogique il y a plus de mille ans, n’est-ce pas ? Mais à l’heure actuelle, vous n’êtes littéralement que des étrangers. »

En pensant à protéger les sentiments de Yumina de la même façon, j’avais donné mon opinion. Le fait était que si vous remontiez assez loin dans l’arbre généalogique de deux personnes, vous trouveriez forcément un lien entre les deux. Eh bien, à l’exception de moi, qui venais d’être placé dans ce monde par Dieu un beau jour.

« Dans tous les cas, je crois que cela mettra fin pour l’instant à tout harcèlement de la part d’autres nobles dissidents. Je n’ose penser que quelqu’un soit assez stupide pour suivre l’exemple du marquis. »

« On dirait presque que c’est moi qui suis personnellement responsable d’avoir amené le marquis devant la justice... »

« C’est essentiellement ce que tu as fait, n’est-ce pas ? »

J’avais plutôt cru qu’il avait creusé sa propre tombe. Tout ce que j’avais fait, après tout, c’était d’emmener le roi à sa rencontre.

J’avais pensé que la forme de preuve la plus crédible serait celle qui viendrait directement de la bouche du coupable. Tout ce que j’avais à faire, c’était de l’amener à en parler ouvertement.

Mon plan initial était d’enregistrer les aveux du marquis sur mon smartphone et de les présenter comme preuve plus tard, mais quand le roi avait eu vent de mes plans, il avait insisté pour que je l’emmène pour qu’il puisse voir de ses propres yeux la vérité. J’avais l’impression que je ne m’habituerais probablement jamais aux bouffonneries ridicules de ce roi.

« Et quand tu as frappé ce crétin d’enfant, ça m’a donné des frissons dans la colonne vertébrale. Yumina a de la chance d’avoir rencontré un homme qui prend soin d’elle aussi intensément que toi, mon garçon. »

« Qu’est-ce qu’il a dit ? »

« Pouvons-nous s’il vous plaît laisser tomber ce sujet... ? »

Rien que de penser à cette explosion de rage m’avait fait rougir jusqu’aux oreilles. J’avais complètement laissé la situation me monter à la tête quand c’était arrivé. Yumina avait essayé de me tirer les vers du nez, mais ce que j’avais dit était beaucoup plus vulgaire que tout ce que cette fille avait besoin d’entendre, alors mes lèvres étaient scellées.

« Regard Fiiiiiixe... »

Ne compte même pas essayer ces yeux sur moi cette fois. Je n’en dirai pas un mot.

« Touya, mon garçon. Si tu tiens vraiment autant à ma Yumina, alors je crois que la meilleure façon de t’en sortir serait que tu fasses un enfant avec elle ! Je suis sûr que de toute façon vous y arriverez bientôt tous les deux ! »

« Votre Majesté, s’il vous plaît, abstenez-vous ! »

« Père ! »

Yumina, au visage couleur betterave, criait à pleins poumons, assez fortement pour souffler dans les tympans et faire écho dans tout le château.

Moi aussi, j’étais sans doute rouge comme une tomate, mais là n’était pas la question.

***

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3 commentaires

  1. Le roi est un trop pressé d'être grand-père 🙂

  2. Le roi qui veut un gosse forcé

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