Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : Le Duché de Brunhild

Partie 4

« Je ne suis pas un fantôme. Je suis un être magique. Le cadre du portrait est mon vrai corps, et cette forme n’est qu’une projection de ma volonté. »

Un être magique ? Donc c’était une créature faite avec quelque chose comme de la magie ? Elle voulait dire que c’était peut-être identique à un homoncule ou un golem ? Mais pourquoi de toutes les choses existantes fallait-il que ce soit un cadre d’image ?

« Je vois... De toute évidence, quelque chose comme ça pouvait te faire confondre avec un fantôme. Pourquoi as-tu essayé de nous chasser ? »

« C’est parce que des voleurs et des bandits venaient ici, et qu’ils mettaient le bordel. Mon vrai corps est ce cadre, donc s’il devait être endommagé ou détruit, alors je pourrais mourir ! »

Hm, je m’en rappelais, j’avais entendu dire que des voleurs et des bandits avaient plusieurs fois fait de cet endroit leur repère... Elle les avait chassés ou quoi ?

« Alors c’est toi qui as tué chaque nouveau seigneur qui a emménagé ? »

« N-Non, c’est un malentendu ! Je n’ai tué personne, vous entendez !? Le premier seigneur a eu une terrible maladie et est mort dans la nuit. Le deuxième seigneur est tombé de son cheval et est mort d’un accident tragique ! Le troisième seigneur s’est vraiment disputé avec sa femme tarée, et elle l’a poignardé ! C’est vrai ! »

Tandis qu’elle parlait, elle pointait Elze du doigt avec un flair dramatique. Elze avait soudain hurlé tout en faisant quelques pas en arrière.

Les seigneurs féodaux assassinés n’avaient donc pas été assassinés par un fantôme... En fait, ils n’avaient même pas du tout été assassinés !

« Après ça, personne n’est venu ici pendant longtemps. Parfois, des voyous venaient à l’intérieur et commençaient à saccager l’endroit juste pour s’amuser. C’est alors que j’ai commencé à m’inquiéter des dommages causés à mon précieux cadre... »

« Alors tu as revêtu l’apparence d’un esprit vengeur pour protéger ta propre vie. »

La femme du cadre hocha la tête et fit un petit salut.

« Qui a créé quelque chose comme toi ? »

« Un brillant docteur d’une civilisation morte depuis longtemps. C’était une vrai génie, mais certainement un peu décalée et excentrique. »

« ... Attends un peu. »

Docteur, femme, excentrique, et génie... ? Quand tous ces mots-clés s’alignaient, je ne pouvais qu’imaginer le sourire suffisant d’un certain individu...

« ... Quel était le nom de ce docteur ? »

« Docteur Regina Babylon ! »

« Cette salope ! »

Je supposais que le mot salope n’était pas vraiment approprié, mais pourquoi encore elle !? Pourquoi est-ce qu’elle continuait à causer des ennuis, et pourquoi ces ennuis me tombaient toujours dessus !? Qu’est-ce que c’était que cette sorcellerie !? J’en avais assez, bon sang ! Argh...

J’avais décidé qu’il n’était pas sage de paniquer, alors je m’étais calmé et j’avais décidé d’aborder la situation de façon sensée.

« Alors, tu es un artefact que le docteur Babylon a créé, mais pourquoi es-tu ici ? »

« Uhmm, eh bien... pendant très longtemps, j’avais flotté dans le stockage dans le ciel, mais l’administratrice là-haut était super maladroite, et il y a environ trois cents ans elle avait complètement cassé une partie du mur du stockage ! Donc, par accident, moi et quelques autres objets intéressants étions tombés jusqu’au sol. Heureusement, nous étions à basse altitude, j’étais donc tombée sur une montagne enneigée, alors je m’en suis sorti intacte. »

« Attends... parles-tu bien de l’Entrepôt de Babylone !? »

« Oh mon Dieu, tu le savais ? »

J’avais l’impression que beaucoup d’événements anciens se répétaient.

D’abord ce foutu bijou que possédait Kansukay, puis le combo bracelet bloqueur et bracelet draineur que possédait le Général Bazoar, et maintenant ça. Le coupable devait être cette gynoïde administrative qui dirigeait cet endroit. Je vais devoir la trouver et rendre justice.

« Je ne suis qu’un cadre, donc ce n’est pas comme si je pouvais faire grand-chose. J’ai attendu qu’un randonneur me trouve, et de là, j’ai été traitée comme une antiquité. J’ai juste suivi le mouvement, vous voyez ? Pour une raison quelconque, une fois que ce vieux seigneur a mis un portrait de sa femme morte dans mon cadre, j’avais acquis la capacité d’utiliser la magie ! Alors je me promenais en pleine nuit, mais petit à petit ce type devenait complètement fou... »

Oh non... N’importe qui deviendrait fou s’il voyait sa défunte femme se promener tous les soirs, n’est-ce pas ?

« Alors finalement, il commença à faire des recherches sur des trucs vraiment bizarres. Et juste au moment où je pensais profiter d’un peu de paix et de tranquillité, l’armée royale était arrivée et l’avait tué ! Après ça, un nouveau seigneur avait emménagé. Je voulais voir quel genre de personne il était, alors je suis allé dans sa chambre au milieu de la nuit. Quand il m’a vu, il s’est soudainement arrêté de bouger et en est mort ! Puis, le seigneur suivant m’a vu alors qu’il montait son cheval. Dès qu’il l’a fait, il a perdu le contrôle et est tombé !! Le seigneur qui est venu après, et bien, sa femme devait être folle. Elle a couru partout en criant qu’il était infidèle, et qu’il cachait une autre femme dans leur maison ! Puis elle l’a poignardé ! »

« Mais ça voulait dire — »

« Elze, ne fais pas ça. »

J’avais coupé la parole à Elze, qui essayait de dire l’évidence. Cette personne dans le cadre était clairement la source de tout et elle ne s’en rendait même pas compte.

Le premier seigneur était devenu fou devant le supposé fantôme de sa défunte femme errant dans ses couloirs. Le second était clairement tombé en état de choc ou avait eu une crise cardiaque lorsqu’il pensait qu’un esprit s’approchait de sa personne frêle et malade. Le troisième avait manifestement paniqué sur son cheval après l’avoir vue et en avait perdu le contrôle. Et la femme du dernier seigneur ici présent avait dû confondre la femme du cadre avec l’amante secrète de son mari.

C’était très désagréable.

« Quelque chose ne va pas ? »

« Non, pas vraiment... Mais maintenant au moins nous connaissons tout de l’histoire, je peux donc ainsi démolir le château sans aucun souci. »

« Attendez, quoi !? Comment pouvez-vous être si méchant ? »

« Au moins, écoute-moi d’abord. Je t’offre un autre logement. Si tu viens avec nous, tu pourras vivre librement et ne pas avoir à t’inquiéter d’être saccagé. Qu’en dis-tu ? »

« Oh, vraiment ? C’est vrai !? J’en serais ravie ! »

Sur ce, les négociations étaient terminées. Je l’avais fait revenir dans la peinture, puis j’avais détaché le cadre du mur. Ce faisant, quelque chose avait frappé ma curiosité, je m’étais demandé pourquoi tous les autres seigneurs avaient gardé le tableau de la femme du premier seigneur. Typiquement, on s’attendrait à ce qu’une peinture comme celle-ci soit enlevée pendant le processus de redécoration.

« Ils voulaient plusieurs fois me jeter dehors, mais il s’avérait que le type qui avait peint ce truc était vraiment célèbre, alors ils l’avaient gardé pour ça ! »

Eh bien, c’était logique. L’œuvre d’art elle-même avait donc une grande valeur. Je me demandais si je ne devais pas enlever la peinture et la vendre. De toute façon, ce n’était pas comme si je voulais garder le portrait de la femme d’un seigneur mort depuis longtemps. Je pourrais mettre une autre peinture dans le cadre et la personne qui vivait dans le cadre se porterait probablement bien.

Nous étions retournés à l’entrée, nous avions retrouvé les autres. Je leur avais expliqué en gros les circonstances et leur avait fait connaître la vérité derrière l’histoire du fantôme. Vestige de l’ancienne civilisation ou pas, cela m’avait causé beaucoup de problèmes. Pourtant, c’était à peine quelque chose que je pouvais changer à ce stade.

Maintenant que le problème avait été réglé, j’avais ouvert un portail et j’avais aspiré tout le château jusqu’à Brunhild. Comme on pouvait s’y attendre, j’étais un peu nerveux à l’idée de déplacer quelque chose d’aussi massif pour la première fois, mais tout s’était très bien passé.

Après cela, j’étais allé à l’atelier et j’avais parlé avec Rosetta. Selon elle, nous n’avions toujours pas assez de matériel. Cependant, il n’en manquait que très peu, juste du bois, du verre et du tissu. Je n’avais pas d’autre choix que d’en assumer moi-même le coût. Le verre serait assez facile à acquérir à partir d’anciennes structures, mais le tissu devra probablement être acheté neuf. Il semblerait que vous ne pouviez recycler et réutiliser le tissu que jusqu’à un certain point.

« D’accord, monsieur ! Apportez le matériel pertinent à l’atelier chaque fois que vous le pouvez ! Ils y seront automatiquement transportés et ajoutés au site de construction sur la base de mes données de projection, monsieur ! Ah, une question, monsieur ! Où devra se trouver le château ? »

J’avais indiqué sur la carte de mon territoire l’endroit où il devrait se trouver. C’était tout à fait naturel, Brunhild ayant un terrain assez plat, il serait donc facile de le déplacer et de pouvoir faire plus tard des travaux d’expansions.

À mon avis, c’était très raisonnable de positionner le château en son milieu. Après tout, nous n’avions pas d’autres plans de construction à l’époque. Si ça causait un problème, je pourrais déplacer le château à nouveau en utilisant une [Porte].

Il faudra trois jours pour terminer la construction du château, je devrais donc me mettre au travail pour trouver les matériaux restants...

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Il y a beaucoup d'autres d'artefacts dangereux dans la nature ? Combien de victimes en trois siècles !

  3. Merci pour le chapitre.

  4. Merci pour le chapitre !

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